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Unsri Heimet

Unsri Heimet – -do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Freie Bildungswahl für alle, nicht nur für Reiche

Posted on janvier 4th, 2014 by Klapperstein

Le système du chèque éducation permet de rendre l’enseignement dit privé gratuit au même titre que l’enseignement public.

Cette gratuité est bien sûr toute relative du point de vue du contribuable puisque dans les deux cas l’argent provient de l’impôt.

Les parents désirant inscrire leurs enfants dans un établissement non public, dépendant d’une entreprise privé ou d’une association, se voient alloué pour chaque enfant sous la forme d’un chèque éducation la somme équivalente à celle que l’État dépenserait pour une même inscription dans un établissement publique.

Le libre choix de l’école n’est plus le privilège des plus riches, mais devient  accessible à tous : Freie Bildungswahl für alle, nicht nur für Reiche.

Ce qui change, avec le chèque éducation, c’est que l’État, sous prétexte de redistribuer généreusement l’argent qu’il a collecter aux plus riches pour le redistribuer aux plus pauvres, ne conditionne plus cette généreuse redistribution à sa tutelle et sa mainmise sur l’éducation des enfants des citoyens et qui sont également de futures citoyens.

Le chèque éducation permet donc de concilier remarquablement le principe d’égalité, qui veut qu’en matière d’éducation les disparités sociales soient fortement atténuées par la redistribution de l’impôt, et le principe de liberté, qui veut que des citoyens sensés être libres puissent librement décider de l’éducation donné à leurs enfants, aussi bien au niveau du contenu que de la forme pédagogique.

Parlons clairement, le libre choix de l’école, c’est à dire le système du chèque éducation, est un droit fondamental que tout citoyen d’un pays qui se dit libre et démocratique est en droit d’exiger. Il s’agit d’une question éminemment politique, avant d’être une question d’efficacité pédagogique.

A l’instar de la démocratie directe, l’école libre est un droit civique fondamental et un des fondements d’une véritable démocratie. Si la souveraineté provient vraiment des citoyens, et non de l’État lui-même, c’est aux citoyens eux-mêmes de contrôler et de choisir librement l’éducation de leurs enfants, et non à l’État , à moins de considérer qu’un despotisme éclairé soit nécessaire au bon fonctionnement de la société.

Et c’est justement la pensée dominante et unique actuelle qui fait continuellement l’apologie d’un despotisme éclairé qui ne dit pas son nom en refusant la démocratie directe, en défendant les médias publiques (qui sont à l’instar de l’école publique de véritables organes de propagandes) et en plébiscitant l’école publique obligatoire sous prétexte de redistribuer équitablement l’impôt. Or il ne s’agit que d’un prétexte, le chèque éducation permettant également une juste redistribution de l’impôt, en plus de permettre une plus grande efficacité pédagogique par rapport au système bureaucratique et complètement sclérosé de l’immense administration qu’est l’Éducation Nationale.

En un mot comme en mille, le chèque éducation a trois caractéristiques principales :

–   il représente un droit civique élémentaire, correspond à une vision véritablement démocratique et à une réalité humaine fondamentale  : l’enfant appartient à ses parents, et non à l’État

–   il permet une redistribution sociale de l’impôt comme le système d’éducation publique obligatoire

–   il permet une meilleure instruction et une meilleure éducation à moindre coût

Pour notre part, nous sommes favorables à ce que le chèque éducation soit attribuer exclusivement à des associations, et non à des entreprises privés, de manière à ce que l’argent des impôts soit utilisé dans les meilleurs conditions possibles, dans le plus grand intérêt des contribuables et des élèves.

L’introduction du chèque éducation en Alsace, outre d’amélioré fortement l’efficacité de l’enseignement, donnerait enfin la possibilité aux Alsaciens de se réapproprier leur langue et leur histoire, et contribuerait également à l’établissement d’un véritable esprit démocratique, les citoyens et leurs enfants n’étant plus considéré comme devant être sous la tutelle de l’État, mais c’est au contraire l’État qui serait à juste titre considéré comme propriété des citoyens, comme le veulent la logique démocratique et le bon sens le plus élémentaire.

Ci-dessous 10 articles traitants de la question du chèque éducation et du libre choix de l’école subventionné par les deniers publics. Les sept premiers y sont clairement favorables, les trois suivants franchement hostiles. Ces trois derniers articles montrent bien que les détracteurs du chèque éducation, sous couvert de lutter contre le libéralisme ou l’argent roi, sont indéfectiblement attaché au principe de despotisme éclairé qu’ils nomment vivre ensemble, citoyenneté solidaire, valeurs républicaines et République Française. U.H.

Pour plus d’information, lire la suite de notre dossier sur le chèque éducation

Elsässischer Landrat : Volksabstimmung am 7. April 2013

Posted on novembre 16th, 2012 by Klapperstein

Presserundschau Conseil d’Alsace Les Alsaciens seront consultés par référendum le 7 avril

Les trois présidents, Philippe Richert, Guy-Dominique Kennel et Charles Buttner, présenteront, en fin d’après-midi, le projet qui sera soumis au congrès d’Alsace. En voilà les grandes lignes.

Samedi 24 novembre, les élus des trois assemblées, réunies en congrès à Strasbourg, discuteront du rapport détaillant les grands principes du futur conseil d’Alsace. Ils délibéreront sur la date du référendum. Finalement, c’est la plus proche, le 7 avril, qui a été retenue pour cette consultation historique des Alsaciens. Celle de juin étant trop près des vacances… La question qui sera posée aux électeurs – simple, même si l’application en sera complexe – portera sur la fusion des trois collectivités existantes et la création d’une nouvelle collectivité.

Enfin, c’est le conseil régional – de fait Philippe Richert – qui organisera le référendum. Toutes propositions validées par l’État. Un grand pas si on se reporte à quelques mois en arrière. À propos du chemin parcouru avec les présidents Guy-Dominique Kennel (Bas-Rhin) et Charles Buttner (Haut-Rhin), le président du conseil régional assure : « Avec Guy-Do et Charles, on a grandi ensemble. Ce n’était pas facile. Mais au fur et à mesure, nous avons trouvé des solutions tenant compte des uns et des autres… »

Les trois présidents ont soumis leur projet à leurs groupes majoritaires, cette semaine à Sélestat. Hier, Philippe Richert a rencontré les représentants de son opposition. « Lors de la présentation au groupe majoritaire, tout le monde a applaudi. J’ai eu des mails d’élus qui m’ont dit : ‘‘On y va, on se retrousse les manches !’’ », se félicite Philippe Richert, visiblement confiant. Heureux même, bien que conscient que le plus dur est à venir. Construire la collectivité qui sera élue en 2015. Le rêve qu’il caresse depuis vingt ans, Une vraie révolution copernicienne pour reprendre une expression à la mode…

Les grands principes retenus ? « Il faut faire plus simple, pour que nos concitoyens sachent qui fait quoi », souligne-t-il, en insistant sur le second postulat – qui ne va pas de soi, mais qui s’inscrit dans l’air du temps. « On fera des économies. Nous baisserons le nombre d’élus de 10 à 20 % », annonce l’ancien ministre. Actuellement les trois assemblées comptent 122 élus, soit 49 conseillers régionaux, 44 conseillers généraux du Bas-Rhin et 31 du Haut-Rhin. Le gouvernement Fillon avait proposé de réduire le nombre de conseillers territoriaux à 74. C’est dire qu’il y a de la marge…

Ces conseillers seront désignés, selon la loi électorale en vigueur actuellement, à la fois des conseillers élus dans des cantons et des conseillers élus sur une liste, à la proportionnelle. Mais le mode d’élection est susceptible de changer en cas de modification – plus que probable – de la loi électorale par la gauche. Et les Alsaciens s’y adapteront.

« Nous aurons aussi moins de directeurs, moins de voitures et moins de communication », promet Philippe Richert, le chiffre de 20 % d’économies étant là encore posé comme objectif. En revanche, le personnel chargé de tâches techniques, comme les TOS dans les collèges et les lycées, ne diminuera pas. Après la fusion, l’administration de la nouvelle collectivité comptera entre 8 000 et 9 000 agents, à peine davantage que la Communauté urbaine de Strasbourg.

En plus des compétences actuelles de la Région et des Départements, le conseil unique pourrait obtenir, par un texte de loi spécifique voté par le Parlement, des compétences en matière transfrontalière, de langues régionales, mais aussi la capacité d’avoir l’initiative en matière de lois et d’adaptations des règlements. Dans la foulée, Philippe Richert répète qu’ « il n’y aura pas de nouvel impôt », sauf la fiscalité qui pourrait être transférée par l’État dans le cadre de l’Acte 3 de la décentralisation – et que d’autres Régions réclament.

Autre changement de taille : il y aura bien une séparation du délibératif et de l’exécutif… comme en Corse. Actuellement, la Région Alsace englobe le conseil régional d’Alsace – avec un président qui préside l’assemblée et qui dirige l’exécutif – et le Conseil économique, social et environnemental d’Alsace. Dans la nouvelle configuration, le Céser subsiste.

Mais il y aura une nouvelle collectivité, le « conseil territorial d’Alsace ». Il sera composé d’une assemblée délibérante, avec son président et sa commission permanente élue à la proportionnelle, et d’un exécutif, chargé de mettre en œuvre les différentes politiques. On parlera d’un « conseil exécutif d’Alsace ». Il sera également élu par l’assemblée, mais sur une liste bloquée d’une douzaine de noms, avec un président, deux vice-présidents délégués et des vice-présidents. Pas question de parler de « gouvernement » ou de « ministres » comme dans le Bade-Wurtemberg, Mais cela y ressemble…

Autre question sensible, celle du siège. « Strasbourg est capitale de l’Alsace et le restera. Le siège sera fixé à Strasbourg », assure le président Richert. Mais Colmar ne sera pas oubliée et Mulhouse en sortira renforcée. Concrètement, « l’assemblée d’Alsace siégera à Strasbourg, mais les réunions du conseil exécutif se feront à Colmar ». Il n’est pas tranché si le président de l’exécutif aura son bureau et son cabinet à Colmar. Sans doute aura-t-il deux bureaux… Par ailleurs, les grandes directions seront réparties entre les trois grandes villes où les collectivités disposent d’un certain nombre de bâtiments. Colmar bénéficiera aussi – et ce sera annoncé le 24 novembre – du Pôle attractivité et rayonnement de l’Alsace. Il regroupera l’agence économique, l’agence touristique – toutes deux réorganisées – l’équipe Marque Alsace en liaison avec le Centre d’études japonaises en Alsace et la Maison de l’Alsace à Paris.

Les trois présidents voulaient une nouvelle collectivité, à la fois « stratège et de proximité ». Le second volet se conjugue de deux manières. D’une part deux « conférences départementales » qui permettront aux élus de chaque département de se retrouver. Mais elles seront consultatives… Et d’autre part, des « conseils de territoire de vie », avec les élus d’un même secteur.

Reste le défi à court terme : gagner le référendum, ce qui nécessitera de la pédagogie… Mais aussi mettre en place un projet pour l’Alsace. « On commencera dès après le référendum », promet Philippe Richert qui veut, « à partir de cette innovation institutionnelle, développer et renforcer l’Alsace ». Et de préciser, à propos de son propre avenir : « Je ne serai pas candidat à d’autres échéances. J’ai quitté le Sénat pour me consacrer à l’Alsace. »

Quelle : L’Alsace

La résolution qui sera soumise aux élus à l’occasion du congrès du 24 novembre : Projet-resolution

Verbundenen Artikel : Ja zum elsässischen Landrat / Oui au Conseil d’Alsace

 Elsässischer Landrat : endlich auf dem Weg zur Volksabstimmung

Le Conseil d’Alsace, une chance historique pour l’Alsace

E kleini Revolution

79% des Alsaciens favorables à un référendum sur la création d’un Conseil Unique d’Alsace

Zweisprachigkeit : der Betrug geht weiter

Posted on septembre 24th, 2012 by Klapperstein

Pressemitteilung Bilinguisme : l’imposture de l’Education Nationale

Le blocage organisé par l’Education Nationale – soutenue par une décision du Tribunal Administratif – face à la demande de création de sites bilingues dans le RPI (Regroupement Pédagogique Intercommunal) de la Vallée de la Thur est inacceptable. Toutes les conditions étaient réunies: les enfants étaient inscrits en nombre suffisant et depuis longtemps, les municipalités mettaient à disposition les locaux et le matériel nécessaires. Ne manquaient, selon l’étonnant argument retenu par le tribunal, que les « moyens » de l’Education Nationale, autrement dit les enseignants…

Incurie, sabordage et sabotage

Il est impératif de tirer les leçons d’une situation qui se reproduit depuis des décennies et qui risque de se reproduire les années prochaines. Soit l’Education Nationale n’est pas en mesure de remplir ses missions de formation et de recrutement des enseignants du service public. Soit elle mène une politique délibérée de démolition de notre langue et culture alsaciennes, ce qui signifie que les vieux démons du jacobinisme sont toujours au pouvoir. De deux choses l’une: ou elle ne peut pas, ou elle ne veut pas. Et si c’était les deux? Dans tous les cas l’Education Nationale ne respecte pas le contrat passé avec nos trois grandes collectivités, Région, Conseils Généraux 67 et 68 et elle perçoit indûment tous les ans 3 millions d’euros.

L’exemple rapporté dans les DNA du 18 septembre 2012 par le Conseiller Général 68 Jean-Jacques Weber d’une candidate parfaitement bilingue refusée sur la base d’une note «éliminatoire» de 0/20 lors de l’épreuve orale d’allemand du concours de recrutement de professeur des écoles « Voie langue régionale » est sidérant. La jeune femme qui a été ELIMINEE par l’Education Nationale est pourtant titulaire de l’Abibac, d’une licence «Sciences de l’Éducation» et d’un master «Enseignement» et du « Zweiter Staatsexamen » obtenu après un an et demi de pratique dans une école allemande à Binzen et après une formation théorique au « Lehrerseminar » de Lörrach, diplôme qui lui permet d’enseigner la langue allemande en Grund- et Realschule… Son cas ne serait pas isolé.

Eliminerait-on les enseignants les plus capables, pour empêcher le progrès pédagogique et éradiquer définitivement l’allemand en Alsace ?

La duplicité de l’Education Nationale est criante : elle ne respecte pas le contrat pourtant lucratif qu’elle a signé avec les principales représentations élues de la population alsacienne. Elle semble saborder délibérément de l’intérieur le projet de politique linguistique qu’elle est chargée de mettre en œuvre. C’est elle qui mérite un zéro éliminatoire!

Il devient impératif et urgent que l’Education devienne l’affaire de la Région, en tout cas dans ce domaine crucial de l’enseignement linguistique, dont dépend directement l’avenir de nos enfants et de notre économie (8% de chômeurs en Alsace, contre 2 à 4% à Bâle et au Bade-Wurtemberg…)

Nécessité d’une Education Régionale

Sans attendre la création du Conseil d’Alsace, nous demandons aux actuels présidents des 3 collectivités cosignataires de la « Convention pour l’enseignement linguistique » qu’ils se saisissent directement de cette compétence. Qu’ils tirent enfin les conclusions qui s’imposent et fassent cesser ce marché de dupes qui n’a que trop duré :

- Qu’ils bloquent immédiatement le versement de leur généreuse contribution, qu’ils convoquent la Rectrice et les inspecteurs locaux et régionaux et qu’ils soutiennent les maires qui subissent, cette année encore, les refus injustifiés d’ouverture de sites bilingues et les associations qui ont défendu les familles.

- Qu’ils consacrent immédiatement l’argent des collectivité alsaciennes (c’est-à-dire le produit de nos impôts !), indûment encaissé par une Education Nationale qui trahit son contrat, à l’ouverture des classes bilingues attendues, au besoin dans le cadre associatif.

Depuis 1990, familles, associations et élus locaux se battent pour assurer l’avenir de leurs enfants et de l’Alsace. Ils trouvent les enseignants et offrent aux enfants l’immersion dans la langue de leur région que leur refusent les institutions nationales et l’administration de l’Académie de Strasbourg. Il faut créer de nouvelles écoles ABCM-ZWEISPRACHIGKEIT et, comme en 1991, l’institution suivra…

Les discours à Ludwigsburg ne suffisent pas. 50 ans après le Traité d’amitié franco-allemand, il faut passer aux actes. Ca commence en Alsace!

Andrée MUNCHENBACH
Présidente d’Unser Land, le parti alsacien

Quelle : Unser Land

Ist Deutsch im Elsass eine Fremdsprache ?

Posted on septembre 12th, 2012 by Klapperstein

Presserundschau Drei neue zweisprachige Kindergartenklassen im St. Amarintal

Der mühsame Kampf des Elternvereins APEPA diesen Sommer im St. Amarintal (Oberelsaß) – wir berichteten – hat sich doch schließlich einigermaßen gelohnt: drei Kindergartenklassen durften diesen September im südelsässischen Vogesental öffnen. Zwei in St. Amarin und eine in Moosch. Bisher gab es keine.
In Urbeis und Odern dagegen wurden die von den Eltern gewünschten Klasseneröffnungen von der französischen Schulbehörde (Rektorat) leider nicht genehmigt, obwohl genügend Kinder vorangemeldet worden waren: 21 in Urbeis und 17 in Odern.

José Schruoffeneger, Bürgermeister der Gemeinde Moosch, erklärte etwas unbedarft seine Unterstützung für die neue Klasseneröffnung: « … In der heutigen Welt ist es dringend, daß die Kinder Fremdsprachen lernen und ich freue mich über diese Klasseneröffnung in Moosch ». Anscheinend ist der Herr Bürgermeister mit dem so schön deutsch klingenden Namen schon so akkulturiert, daß er nicht einmal weiß, daß Deutsch im Elsaß keine Fremdsprache ist.

Der St. Amariner Bezirkstagsabgeordnete Jean-Jacques Weber zeigte sich ebenfalls optimistisch und kämpferisch: « Wenn man bedenkt, daß es bisher nichts zwischen Thann und Wildenstein gab, sind diese drei Klasseneröffnungen freilich eine gute Sache. Außer daß zwei Standorte (Urbeis und Odern) nicht berücksichtigt wurden. Das geht nicht… »

Quelle : Neues Elsaß-Lothringen 

André Weckmann (1924-2012)

Posted on août 1st, 2012 by Unsri Heimet !

D’Werfle sin gràd gfàlle un jetzt schynt d’Sunne e bessl weniger. Adje !

_______________

redd wiss
neger
wiss esch scheen
wiss esch nowel
wiss esch gschit
wiss esch franzeesch
franzeesch esch wiss
wiss un chic
elsasser
elsassisch degaje
net
zall esch brimitiv
vülger
pfui!
drum redd wiss
neger
illneger brischneger moderneger
drum redd wiss
wiss wi z bariss
un dunk dini negersproch
en formol
un schank se em müseum
drum redd wiss
neger
dass d wiss wursch
andli
wiss un gschit
wiss un chic
wiss wi z bariss

(aus de Schrej)

Warum, warum, warum, warum ?

Posted on juillet 6th, 2012 by Klapperstein

Pressemitteilung Les parents d’élèves des vallées de la Thur et de la Doller ont décidé d’entrer en résistance!

Pourquoi l’Éducation Nationale refuse-t-elle de reconnaître la demande de près d’une centaine d’enfants inscrits en voie bilingue dans la vallée de Saint Amarin auxquels s’ajoutent plus d’une vingtaine dans la vallée de la Doller ? Le courrier daté du 4 juillet de l’Inspection d’Académie ne répond pas à leurs attentes :
Une seule classe bilingue à Saint Amarin ne suffira jamais à accueillir plus d’une centaine d’enfants déjà inscrits.

Pourquoi faut-il « maintenant que l’école est finie»  et que la plupart des familles sont parties en vacances, reprendre les inscriptions à zéro avec un préavis de moins de 24h ?
Il y a vraiment de quoi s’interroger sur la légitimité des méthodes employées par l’Inspection d’Académie : si on voulait réduire le nombre d’inscrits et empêcher l’ouverture des 5 sites bilingues demandés, on ne s’y prendrait pas autrement.

Les parents d’élèves d’Alsace APEPA, ELTERN ALSACE et UNAAPE-APAHR refusent la décision unilatérale d’un autre âge imposée par le RECTORAT de l’Académie de Strasbourg !
Les parents des vallées sont en colère car cela fait 20 ans qu’ils attendent l’ouverture de ces sites.
Aujourd’hui la confiance est rompue. La limite du tolérable a été dépassée !

Qu’avons-nous constaté durant toute l’année scolaire écoulée ? Rien, aucune étude d’ouverture de nouveaux sites bilingues comme le prévoyait la Convention Quadripartite.
Les parents écrivent et téléphonent mais leurs courriers et leurs appels restent sans réponse de l’administration qui se mure dans un silence et un autisme scandaleux.

Alors qu’il était prévu dans la Convention signée par les plus hautes autorités de l’État et des collectivités alsaciennes, plus de 25 nouveaux sites bilingues par an, l’Éducation Nationale cherche manifestement à étouffer la demande existante.
Pourtant les collectivités injectent chaque année plus d’un million d’euros par département pour développer l’enseignement bilingue. Les moyens financiers sont là !
Par ailleurs, 10 nouveaux enseignants d’allemand « néo-stagiaires»  ont été reçus à l’IUFM de Colmar au concours spécial en ce moins de juin 2012. Les moyens humains sont donc là !

Dans le Bas-Rhin, il y aura 5 ouvertures nouvelles à la rentrée, le Rectorat ne veut ouvrir qu’une seule malheureuse petite classe à la rentrée dans le Haut-Rhin !
C’est inacceptable, tout le monde en conviendra.

Le nombre d’inscrits comptabilisé par l’Éducation Nationale est suffisant pour ouvrir 5 sites :
- à MOOSCH, où il y a plus de 25 enfants inscrits permet enfin l’ouverture de la 3ème classe qui sera bilingue !
- dans le RPI de STORCKENSOHN-URBES-MOLLAU, où il y en a 21 !
- à SAINT AMARIN, il a été comptabilisé 28 enfants !
- à ODEREN, il y en a plus de 20 !
- dans le RPI de KIRCHBERG-WEGSCHEID-SICKERT, il y en a 19 parmi une classe de 32 enfants !

Tous veulent avoir accès à l’enseignement bilingue à parité horaire 12h/12h, dans leur commune de résidence : c’est normal puisqu’ils sont nombreux !
Leur refuser aujourd’hui les 5 ouvertures, c’est bafouer leurs droits les plus élémentaires de l’éducation qu’ils souhaitent pour leurs enfants.

Tout le monde sait que l’on ne peut entrer en classe bilingue qu’à 3, 4 ou 5 ans. Les parents d’élèves dont les enfants sont nés en 2007, savent que c’est leur dernière chance.
Si leurs enfants ne peuvent pas entrer en maternelle bilingue à cette rentrée, ce sera trop tard ensuite.

Les parents d’élèves sont en colère à l’égard des décisions arbitraires prises par le Rectorat : Ils ont décidé de venir demain manifester devant l’école maternelle de Saint-Amarin à 14h00.
Merci de venir nombreux les soutenir !

Thomas GOEPFERT, Vice Président pour le Haut-Rhin (5 juillet 2012)

Quelle : APEPA

Unsere Mundart in Zahlen

Posted on juin 4th, 2012 by Klapperstein

Le dialecte en chiffres, d’Müedersproch ìn d’Zàhl, wàs noch ewrig blibt!

Quelques chiffres-clés sur l’Alsace

- Nombre d’habitants en Alsace : 1 837 087 (source INSEE, recensement 2008)
- Densité : 221,9 hab./km² (source INSEE, recensement 2008)
- Superficie : 8280 km²

Pratique de l’alsacien

- Les locuteurs : quelques chiffres de 1900 à 2012

Se déclarent dialectophones en …2012 (6) 43%, 2001 (1) 61%, 1997 (2) 63%, 1946 (3) 90,8%, 1900 (3) 95%

D’après l’enquête OLCA/EDinstitut de 2012, parmi les habitants de la région Alsace :

43% déclarent bien savoir parler l’alsacien (les dialectophones)
33% déclarent savoir parler un peu l’alsacien ou le comprendre un peu (les initiés)
25% déclarent ne pas comprendre l’alsacien (les non initiés)

Habitudes de pratique (des germanophones)

D’après le sondage DNA/ISERCO de 2001 – cf. source (1) – , les habitudes de pratique apparaissent ainsi :

96 % des personnes interrogées pratiquent le dialecte en famille ;
88 % le pratiquent avec certains amis ;
48 % le pratiquent dans le milieu professionnel.
L’étude OLCA/EDinstitut de 2012 détaille les habitudes de pratique avec les membres de la famille. Par ordre décroissant, on parle donc alsacien « toujours ou presque » :

1 avec ses grands-parents (91%) ;
2 avec son père (81%) ;
3 avec sa mère (79%) ;
4 avec son/sa conjoint(e) (69%) ;
5 avec ses enfants (39%).

Cette dernière enquête fait également apparaître que « parmi les dialectophones, ils ne sont que 34% à déclarer utiliser l’alsacien systématiquement, soit environ 200 000 personnes de plus de 18 ans en Alsace ».

- Moyenne d’âge des locuteurs

La proportion de dialectophones croît régulièrement avec l’âge. Ainsi, d’après l’étude OLCA/EDinstitut de 2012, sont dialectophones :

74% des 60 ans et plus ;
54% des 45-59 ans
24% des 30-44 ans
12% des 18-29 ans
3% des 3-17 ans (issu du déclaratif parent)

Répartition géographique

D’après l’enquête « Etude de l’histoire familiale » réalisée par l’INSEE en 1999 – cf. source (5) – « l’alsacien est nettement moins parlé dans les trois grandes agglomérations (Strasbourg, Colmar et Mulhouse), avec moins d’un tiers des adultes. [...] A l’opposé, la pratique du dialecte reste la plus forte dans le nord du Bas-Rhin, avec plus de la moitié des adultes en moyenne pour l’ensemble des zones d’emploi de Saverne-Sarre-Union, Wissembourg et Haguenau-Niederbronn ».

Perception du dialecte 

Selon l’étude OLCA/EDinstitut de 2012, contrairement à certaines idées reçues, parler alsacien n’est pas perçu comme ringard ; 91% des interviewés réfutent cette affirmation.
Le lien identitaire des Alsaciens avec le dialecte est très fort puisque 90% d’entre eux verraient en la disparition du dialecte une perte de l’identité même de la région.
L’alsacien est perçu comme un atout à la fois pour l’apprentissage d’autres langues (84%) mais également pour la vie professionnelle (79%).

Problèmes de la transmission du dialecte

D’après l’étude OLCA/EDinstitut de 2012, la diminution de l’apprentissage du dialecte est à imputer en premier lieu aux parents. En effet, si près de 9 dialectophones sur 10 ont appris l’alsacien avec leurs parents, ils ne sont que 56% à le transmettre à leur tour à leurs enfants.
L’apprentissage est plus favorable dans les familles où les deux parents sont dialectophones avec taux de transmission près de 3 fois supérieur à celui dans les foyers où un seul parent est dialectophone.
Le fait que « le ou la conjointe ne parle pas l’alsacien » est d’ailleurs le premier frein évoqué pour ne pas avoir transmis le dialecte aux enfants.

Etude sur le dialecte alsacien OLCA / EDinstitut de 2012

De 2001 à 2012, des tendances se sont dessinées mais aucune enquête n’avait été menée afin de disposer d’un état des lieux de la langue régionale. L’OLCA a donc commandé une étude auprès de l’institut d’études marketing EDinstitut pour :

établir une photographie précise de la pénétration de la langue
en comprendre les motivations et les freins
analyser les comportements
recenser les acteurs
identifier les différents leviers
mesurer les évolutions
Voici une synthèse des résultats de cette enquête :
Etude sur le dialecte alsacien OLCA / EDinstitut de 2012 (PDF, 1 Mo)

L’étude complète est disponible en consultation dans notre Centre de Documentation et sur demande écrite motivée auprès de l’OLCA.

Sources : Toutes les sources citées sont disponibles dans notre Centre de Documentation

1. Enquête DNA/ISERCO réalisée auprès de 600 personnes représentatives de la population alsacienne. Résultats parus dans les Dernières Nouvelles d’Alsace du 21 septembre 2001 : article « Erosion naturelle » par Claude Keiflin
2. Etude sur le bilinguisme d’Alsace réalisée par MVS pour l’Office Régional du Bilinguisme (ORBI) auprès de 1840 personnes représentatives de la population alsacienne. Avril 1997
3. Le déclin du dialecte alsacien / Marie-Noële Denis, Calvin VELTMAN, avec la collab. de Monique Wach. – Strasbourg : Presses Universitaires de Strasbourg, 1989. – (Publications de la Maison des Sciences de l’homme de Strasbourg ; 5) p. 16
4. Sondage sur « les problèmes de la langue régionale en Alsace et en Moselle ». Réalisé par ISERCO pour le Cercle Schickele auprès d’un échantillon de 300 personnes représentatives de la population alsacienne et mosellane (partie germanophone). Octobre 1989
5. Enquête Etude de l’histoire familiale réalisée par l’INSEE en 1999, Publiée dans la revue « Chiffres pour l’Alsace » n° 12, décembre 2002
6. Etude réalisée pour l’OLCA par EdInstitut sur la base de 801 personnes résidant en Alsace interrogées par téléphone selon la méthode des quotas entre le 1er et le 9 mars 2012 (cf. supra).

Quelle : OLCA, Office pour la Langue et la Culture d’Alsace – Elsassisches Sprochàmt

Hàsabock un Osterhase

Posted on avril 8th, 2012 by Klapperstein

Grenzgänger : The Ultimate Martin Graff Chronicles, über die Rettung der Regionalsprachen im Nachbarland

Oma Carolines Osterhase

Am vergangenen Sonntag, une semaine vor Ostern, haben die Sprachakrobaten der Republik Demos organisiert.Unter Sprachakrobaten verstehe ich les défenseurs des langues régionales. In Quimper (Bretagne), in Toulouse (Okzitanisch), in Bayonne ( Baskisch), in Ajaccio ( Korsisch), à Perpignan (Katalanisch), à Lille (Flämisch), in der Karibik (Kreolisch) et à Strasbourg (Elsässisch). So unterschiedlich kann auch Frankreich sein. Die Charta des Europarates qui reconnaît les langues et cultures minoritaires hat Frankreich noch nicht unterschrieben. La France befürchtet immer noch die sprachliche Anarchie et n’a pas com-pris la richesse du multilinguisme.

Il est intéressant de connaître die Meinung des candidats à l’élection présidentielle. Fünf Kandidaten sind dagegen: Nicolas Sarkozy (UMP – rechts), Jean-Luc Mélanchon ( Front de gauche – links ) Marine le Pen (Front national – rechts) Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République – rechts) und Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière – links). Quatre candidats sont prêts à signer la charte du Conseil de l’Europe: François Hollande ( Parti socialiste – links) François Baryou (Modem, Zentrum – rechts), Eva Joly ( Les Verts, Europe écologie – links) et Philippe Poutou (NPA, nouveau parti anticapitaliste – links). Wenn man den Prognosen Glauben schenkt ist die Mehrheit der Franzosen dagegen: Sarkozy 30 Prozent. Le Pen 13 Prozent. Mélanchon 15 Prozent. Arthaud 0,50 Prozent – macht 58,5 Prozent. Les candidats pour: Hollande 30 Prozent. Bayrou 13 Prozent. Joly 2 Prozent, Poutou 0,5 Prozent – macht 45,5 Prozent dafür.
La bataille n’est pas gagnée. « Au secours des langues régionales! », titelt Les Dernières Nouvelles d’Alsace. Hört sich positiv an, « Rettet die Regionalsprachen! » In Wirklichkeit eine semantische Luftblase. Im Januar hat die Zeitung die deutsche Ausgabe gekippt. Das Bildungsministerium in Straßburg tente également de réduire l’enseignement de l’allemand dans les écoles bilingues. Acht statt dreizehn Stunden. Die Sprach-Nationalisten haben nicht aufgegeben. Ils ont peur de l’avenir multilingue de la France.

Was schreibt Umberto Eco in « Schüsse mit Empfangsbescheinigungen »? – « Wenn immer mehr zweisprachige Kinder geboren werden, können wir in dreißig Jahren eine europäische Führungsschicht haben. » Ce n’est pas demain la veille, noch ist es nicht so weit. Oma Caroline hat alle acht Kandidaten Ostern nach Soultzeren eingeladen um ihnen Regenbogen, so heißt der König der Hasen auf dem Bauernhof, vorzustellen. Caroline hat es nämlich geschafft, d’élever un lapin multilingue, er spricht nicht nur alle Regionalsprachen Frankreichs, er babbelt auch noch Englisch, Italienisch, Spannisch und sogar Russisch, wenn er genug zu fressen bekommt. Umberto Eco, un ami de longue date de ma grand-mère, wird Regenbogen vorführen. À plus.

Zweisprachigkeit : Sarkozy, Le Pen und Mélenchon sind dagegen

Posted on avril 7th, 2012 by Klapperstein

Presserundschau Frankreich: Kundgebungen zur Verteidigung der Identität der Regionen

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Am vergangenen Samstag versammelten sich Zehntausende von Menschen in vielen Städten Frankreichs zu Kundgebungen für die Verteidigung der Regionalsprachen und bessere Bedingungen für deren Verwendung im Schulunterricht. Manche Demonstrationen waren so groß, dass das Thema durchaus auch auf die bevorstehenden Präsidentenwahlen Einfluss nehmen könnte.

12.000 Bretonen demonstrierten für größere Anerkennung ihrer Kultur und Sprache durch den französischen Staat.

Foto: Novopress « Hep Brezhoneg Breizh ebet! »(Ohne bretonische Sprache gibt es keine Bretagne). Mit diesem Spruch gingen in Quimper unter einer bereits sengenden Frühjahrssonne fast 12.000 Demonstranten auf die Straße. Die Kundgebung wurde angeführt von 15 « Bagadoù » (Bannerträgern). Unter den Teilnehmern waren zahlreiche Vertreter von bretonischen Kulturorganisationen und politischen Parteien aller Couleurs.

Die größte Kundgebung fand in Toulouse, der Hauptstadt Okzitaniens statt, wo fast 30.000 Menschen in den regionalen Farben Rot und Gold aufmarschierten. In Bayonne waren fast 6.000 Basken dem Aufruf der Verbände zur Verteidigung der baskischen Sprache gefolgt. Und in Perpignan wurde – ein Weltrekord in dieser Disziplin – ein von über 7.000 Teilnehmern besuchtes « Lipdub » (eine Art Playback-Musikvideo) veranstaltet, um für die Verteidigung der katalanischen Sprache einzutreten.

Elsässer, Korsen und Savoyer gingen auf die Straße

« Unsri Sproch ist unser Schatz » hieß es im Elsass, wo fast 1000 Menschen in Straßburg für die Verteidigung des elsässischen Dialekts demonstrierten. Ein etwas gedämpfterer Erfolg war einer Veranstaltung in Korsika beschieden, wo etwa 300 eine « Menschenkette » bildeten, um für die korsischen Sprache den Status einer « gleichberechtigten Amtssprache » einzufordern. An die hundert Demonstranten marschierten in Lille auf, um den Unterricht der flämischen Sprache an den Schulen zu verlangen. Und in Annecy standen Lieder und Gedichte in der Sprache Savoyens auf dem Programm, das von lokalen kulturellen Aktivisten veranstaltet wurde.

Sprachencharta wird nicht ratifiziert

Frankreich hat im Jahr 1999 die Europäische Charta der Regional- und Minderheitensprachen unterzeichnet, doch diese wurde nie ratifiziert, da der Verfassungsrat sie als unvereinbar mit Artikel 2 der französischen Verfassung (« Die Sprache der Republik ist das Französische ») bezeichnet hatte. Die Verfassungsreform im Juli 2008, wodurch die Zugehörigkeit der Regionalsprachen zum « Erbe Frankreichs » anerkannt wurde, kann zwar als ein gewisser Fortschritt angesehen werden, führte aber nicht zur Ratifizierung der Charta. Heute, im französischen Präsidentschaftswahlkampf, sprechen sich François Hollande, François Bayrou und Eva Joly für die Ratifizierung aus; Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen und Jean-Luc Mélenchon sind hingegen dagegen.

Quelle : Unzensuriert.at

Zweisprachigkeit

Posted on janvier 30th, 2012 by Klapperstein

Presserundschau Bilinguisme Les associations crient haro sur la… « rectueuse »

Le projet d’expérimentation rectoral de quelques sites bilingues à huit heures de cours par semaine fait bondir les associations alsaciennes.

« C’est une politique insensée et inadmissible : le recteur piétine la volonté des élus qui ont signé la convention entre la Région Alsace, les Départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, et le rectorat voila quelques années », s’enflamme Claude Froehlicher, président de l’association Eltern (parents d’élèves de l’enseignement bilingue). Il évoque là la volonté affichée par Armande Le Pellec Muller, recteur de l’académie de Strasbourg, d’expérimenter trois à cinq sites en Alsace d’enseignement bilingue à huit heures par semaine. Les associations défendant le bilinguisme à l’école escomptaient un tout autre discours de celle que Gérard Cronenberger, maire d’Ingersheim et président de l’Association des Élus du Haut-Rhin pour la promotion de la langue et de la culture alsaciennes (Aeplal), surnomme la… « rectueuse », dans un néologisme un brin violent.

« Immersion totale »

o« Elle ne comprend rien à l’Alsace », entend-on également parmi les élus et représentants d’associations réunis hier, à Ingersheim. « Notre bassin de vie se situe des deux côtés du Rhin. Il faut en tenir compte », estime Jean-Louis Christ, député de la circonscription de Ribeauvillé. « L’avenir de l’Alsace est aux mains d’une fonctionnaire là depuis un an et demi, et qui prétend tout connaître de l’Alsace », peste encore Gérard Cronenberger.

« Elle s’engageait à développer l’enseignement paritaire [douze heures de cours en allemand par semaine]. Douze heures de cours c’est un minimum : au Pays basque et en Bretagne, certains élèves sont en immersion totale, précise Claude Froehlicher. Mais rassurons toutefois les parents : il n’y aura pas destruction des classes paritaires actuelles. »

En revanche, d’après Odile Uhlich-Mallet, adjointe au maire de Colmar, il n’y aura sans doute pas de création de nouveaux sites bilingues à la rentrée 2012 : « À Colmar j’ai fait la demande pour ouvrir deux nouveaux sites, ils m’ont été refusés. » Et pourtant, « j’ai dans mon village une école qui déborde de demandes pour une école bilingue paritaire », rapporte Max Delmont, conseiller général du canton de Huningue.

L’argument invoqué serait l’absence d’enseignants. Faux, répond-on du côté associatif. Jean-Louis Christ, estime pour sa part qu’il « faut modifier le contenu du concours de recrutement ». Il ajoute qu’« on aurait la possibilité de trouver des enseignants allemands volontaires. Mais le syndicat majoritaire dans l’Éducation nationale freine des quatre fers pour les laisser entrer. »

L’heure est à la colère et à l’action. Un premier courrier est parti vers les candidats à l’élection présidentielle, défendant une « République plurielle et démocratique, respectueuse de ses différentes composantes et de l’égale dignité de ses citoyens, dans le respect de leurs langues et de leurs cultures ». Par ailleurs, une manifestation aura lieu le 31 mars à 15 h, place Kléber à Strasbourg, « pour obtenir un statut légal pour toutes les langues régionales, notamment celle d’Alsace et de Moselle, l’allemand sous ses formes standards et dialectales ».

Quelle : L’Alsace

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