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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Double langage de nos élus sur le bilinguisme ?

Posted on juin 29th, 2011 by Klapperstein

Ci-dessous le point de vue de Jacques Cordonnier sur la polémique actuelle. Il met en avant la responsabilité de messieurs Richert, Kennel et Buttner qui ne se sont pas opposés à la réforme proposé par la rectrice, alors qu’en tant que représentants des collectivités locales en partenariat avec l’Education Nationale sur le bilinguisme, ils auraient pu et du s’y opposer.

Le relatif changement de ton de nos Schnackapolitiker de service n’étant très probablement du qu’à l’ampleur (bien que relative) de la polémique actuelle, nous ne pouvons que réitérer notre demande de signer et de faire signer la pétition en cours contre le projet de suppression de la parité horaire dans les classes bilingues.

Pour signez la pétition « Pour l’avenir des jeunes d’Alsace », cliquez ici

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Polémique sur le bilinguisme : double langage et double jeu ?

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La polémique sur l’enseignement bilingue, commencée le 16 juin dernier par un article publié dans les DNA, n’est pas près de s’éteindre. Armande Le Pellec Muller, recteur de l’académie de Strasbourg, est l’objet d’un flot de critiques convergentes depuis qu’elle a rendu publiques les changements des modalités de l’enseignement bilingue français-allemand en Alsace. Or la rectrice n’est responsable de rien, ou presque. Madame le Pellec Muller est une fonctionnaire, certainement de bon niveau, qui exécute des décisions prises dans les bureaux du ministère à Paris. Il lui a été demandé de tailler dans les budgets, elle taille donc dans les budgets. Et notamment dans celui consacré à l’enseignement bilingue à parité horaire. Mais il y a un hic ! L’enseignement bilingue est organisé dans le cadre d’une convention passée en 2007 entre l’État, le Conseil régional d’Alsace, les deux Conseils généraux.

La rectrice, mauvaise cible pour ceux qui ont mauvaise conscience

Si les mots ont encore un sens, une convention est un document contractuel qui engage toutes les parties prenantes, et ceci d’autant plus que la convention de 2007 a prévu le versement annuel de 3 millions d’euros par les collectivités alsaciennes, c’est-à-dire par les contribuables alsaciens. Mme le Pellec Muller n’a pas décidé toute seule de casser l’accord de 2007. Elle a pu revenir sur les termes de la convention parce qu’elle avait l’accord des présidents des collectivités. Ceci est très clairement rapporté dans l’article du 16 juin.

Il est stupide de reprocher à Mme le Pellec Muller d’être jacobine, car si elle ne l’était pas, elle ne serait pas rectrice, au service de la plus grande administration de l’État.

Ne pas hésiter à saisir le Tribunal administratif s’il le faut

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Ceux qui dans cette affaire n’ont pas rempli leur mission, ce sont les présidents des collectivités :Philippe Richert, Charles Buttner et Guy-Dominique Kennel. Leur mandat était de défendre l’enseignement bilingue paritaire, de s’opposer aux options du rectorat et de poursuivre l’État au Tribunal administratif en cas de besoin.

Pourquoi donc toutes les associations pour le bilinguisme, la presse, les experts  et les commentateurs s’acharnent-ils sur la rectrice ? Pourquoi veulent-ils à tout prix épargner les vrais responsables que sont MM. Richert, Buttner et Kennel ?

Certainement touche-t-on là au coeur des scléroses psychologiques structurelles de l’Alsace. Il faut relire Psychanalyse de l’Alsace, de Frédéric Hoffet.

On frise ici le double jeu

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Mais les trois présidents n’avaient pas prévu un telle mobilisation en faveur de l’enseignement bilingue paritaire. On assiste donc aujourd’hui à un splendide retournement de veste. Il est consternant de voirMM. Richert, Buttner et Kennel rejoindre la cohorte des détracteurs de Mme Le Pellec Muller, eux qui lui avaient donné leur accord il y a quelques jours à peine.

Charles Buttner, président du Conseil général du Haut-Rhin, Guy-Dominique Kennel, président du Conseil général du Bas-Rhin, Philippe Richert, président du Conseil régional d'Alsace. Il semble que les trois présidents n'aient pas consulté les élus de leurs assemblées pour approuver les initiatives du rectorat.

Quelle : Alsace d’Abord

Le bilinguisme et le conseil d’Alsace défendus par nos élus ?

Posted on juin 26th, 2011 by Klapperstein

La Schnackapolitik de nos élus ne se jugeant pas à l’éclat de la coquille ou à la vigueur du verbe mais belle et bien à la vitesse et l’orientation que prend le mollusque dans sa course folle vers la défense du bilinguisme et la création d’un conseil unique d’Alsace capable de redonner enfin la parole au peuple alsacien, nous ne pouvons que, tels les sages stoïciens d’une époque lointaine, suspendre notre jugement et rester dans une expectative teinté de pessimisme.

S’il existe en effet de nombreux signes positifs quant au projet de création du conseil d’Alsace, la volonté affichée de Buttner et de ses alliés de faire capoter le projet reste inquiétante. Et le mode de scrutin qui s’annonce, à savoir un scrutin majoritaire peut-être accomodé d’un peu de proportionnel, est loin d’être satisfaisant. Et en ce qui concerne le bilinguisme, il faut bien dire là aussi que même le maintien du statu-quo serait clairement insuffisant à la préservation de nos emplois et de notre langue.

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Après le tollé soulevé par les propositions du rectorat, le conseil régional a pris fait et cause, hier, pour l’enseignement bilingue paritaire.

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« Le bilinguisme à parité a fait ses preuves », a rappelé, d’emblée, le président du conseil régional et ministre, Philippe Richert, en se disant « un peu surpris de la rapidité de certaines propositions ». « On n’engage pas un tel débat sans un minimum de précautions », a-t-il observé concernant la méthode.

Avis au recteur… D’autant qu’il a rappelé que les lointains prédécesseurs d’Armelle Le Pellec-Muller s’étaient engagés fortement en faveur de l’enseignement français-allemand à parité. Pour marquer la solennité de leur prise de position, trois des quatre groupes de l’assemblée (Majorité alsacienne, PS et démocrates, Europe Écologie-Les Verts) ont présenté une motion commune intitulée « Menaces sur l’enseignement bilingue paritaire ». Le conseil régional appelle, dans ce texte, « les élus d’Alsace à prendre toutes les mesures pour que l’enseignement bilingue paritaire continue à se développer avec efficacité », à tous les niveaux de la scolarité. « La voie paritaire est le minimum pour l’apprentissage de l’allemand », a affirmé avec force le vice-président Justin Vogel, président de l’Office pour la langue et la culture d’Alsace, l’écologiste Andrée Buchmann s’inscrivant en faux contre l’assertion selon laquelle «ces classes ne seraient  pas  démocratiques».

Cette motion a été adoptée à l’unanimité, le FN « ne participant pas au vote, car n’ayant pas été associé à la motion », selon son chef de file, Patrick Binder. Philippe Richert a évoqué aussi la proposition de loi sur les langues régionales, qu’il suit comme ministre en charge des Collectivités, et qui devrait être présentée au Parlement et adoptée d’ « ici la fin de la session ».

L’autre sujet qui fait débat en Alsace a été relancé par le porte-parole du groupe PS et démocrates, Antoine Homé. Le Haut-Rhinois a interpellé Philippe Richert sur « la cacophonie autour du conseil d’Alsace », déplorant que « chacun des présidents des trois grandes collectivités y aille de son projet ». « Nous sommes bien loin de la résolution adoptée le 7 mai par le conseil régional et du groupe projets censé associer l’ensemble des élus pour enclencher le vrai débat de fond », a ajouté l’élu PS.

Dans sa réponse, très détaillée, Philippe Richert a relevé avec satisfaction que « la délibération adoptée mardi par le Département du Bas-Rhin est conforme, y compris par la référence à la proportionnelle, à celle adoptée par la Région ». Dès lors, il souhaite « associer l’ensemble des conseillers régionaux à une commission conseil unique — qu’il va créer avant juillet — pour réfléchir aux compétences nouvelles, moyens spécifiques, débats avec les autres collectivités »… Un groupe plus restreint jouera le rôle de « task-force ». Quant au « groupe projets », il « n’imagine pas de ne pas le mettre en place », avec les représentants des autres collectivités et des parlementaires. On ignore cependant quand…

Enfin, il rencontrera les élus haut-rhinois le 11 juillet pour « débattre directement avec eux » ( L’Alsace d’hier). « Ce que j’espère, c’est que chacun a le souci de réfléchir à l’avenir et à l’intérêt de l’Alsace, en priorité par rapport à d’autres objectifs », a-t-il conclu, en assurant à ses collègues qui en douteraient que « son enthousiasme est intact ».

Quelle : L’Alsace

A lire également, toujours dans L’Alsace, les tensions au sein de l’UMP sur la création du conseil d’Alsace : Conseil unique : L’UMP d’Alsace s’engage pour la fusion

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Petition für die Zweisprachigkeit

Posted on juin 24th, 2011 by Klapperstein

Un collectif d’associations, regroupé autour du Comité Fédéral, fer unsri Zukunft, vient de lancer une pétition en ligne contre le projet actuel du rectorat de Strasbourg, qui consiste principalement à expérimenter, dans des classes bilingues, la suppression de la parité 12h d’allemand / 12h de français en ramenant les heures d’allemand de 12 à 8 par semaine. Ce qui représente, de fait, une remise au cause radicale du bilinguisme scolaire en Alsace, basé sur la parité horaire.

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Pétition : Pour l’avenir des jeunes d’Alsace

Afin de garantir le respect d’un traitement égalitaire de la voie bilingue paritaire sur le territoire régional, la coordination des Associations* demande un moratoire immédiat sur le projet rectoral d’expérimentation tentant à démanteler l’enseignement paritaire de la langue régionale.

Aucun des arguments avancés pour la réduction annoncée des heures d’enseignement en allemand, tant économique que sur la qualité de l’enseignement ou de mixité sociale, ne peut être retenu..

Nous demandons instamment à nos élus de prendre leurs responsabilités pour faire aboutir cette démarche et faire prévaloir le respect des engagements souscrits dans le cadre de la convention quadripartite.

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* ABCM, AEPLA, APEPA, Comité fédéral des associations pour la langue régionale, Culture & Bilinguisme, Eltern Alsace, ICA 2010, Heimetsproch un Tradition, Lehrer, Matura, SACBA.

Après s’être exprimées en ordre dispersé, les principales associations qui militent pour l’enseignement de l’allemand et la préservation de l’association ont créé un collectif de fait.


Ce n’est évidemment pas par hasard, ni parce que la tour Europe de la place des Halles se situe près… du rectorat que les associations pour le bilinguisme s’étaient donné rendez-vous hier, au siège strasbourgeois d’Ernst & Young.

D’entrée, Claude Froelicher, président d’Eltern, invitait à y voir l’illustration qu’on n’était pas, ici, entre « gentils illuminés ». L’un des associés de l’importante société de conseil est d’ailleurs venu expliquer que « les sujets de croissance de demain » s’articulent tous autour de connexions du type Bâle-Lörrach et Mulhouse ou Colmar et Freiburg, ou encore Luxembourg-Sarrebrück-Lorraine nord, sur des profils d’acteurs « qui allient une bonne connaissance de la langue et de la culture allemandes ».

Le collectif hier, à Strasbourg : « Une telle mobilisation ne s’est pas produite souvent », a estimé Claude Froelicher, président d’Eltern (debout).

Le ton était donné à une conférence de presse destinée à montrer l’unanimité d’une opposition au projet, fût-il expérimental, du recteur de modifier la structure de l’enseignement bilingue paritaire. « Une telle mobilisation ne s’est pas produite souvent », a constaté le président d’Eltern, dont le site internet proposera dès aujourd’hui (mais les autres suivront) une pétition commune contre « la rupture du pacte [autour de l’enseignement bilingue paritaire], sans aucune concertation, sans qu’aucune association n’ait été présente ». « Il faut, tous, réagir vite et fort et ne pas lâcher le morceau », a jugé Claude Froelicher.

Tous les arguments développés tout au long des tribunes diffusées ces derniers jours (lire notamment L’Alsace des 18, 22 et 23 juin) ont été répétés, avec la force de l’unité. Claude Froelicher a rappelé l’objectif : « Suspension de la mesure, et que le recteur propose un plan de concertation. »

Ce collectif de fait entend aussi maintenir une pression forte sur les élus, à l’instar de Jean-Pierre Woehrling, président de Culture et bilinguisme d’Alsace et de Moselle, qui a estimé : « Autant que l’institution, qui ne prend pas en compte une demande forte de la région, ce sont nos élus qui sont interrogés. C’est à eux de dire que leur signature doit être respectée. » Quant au « conseil unique d’Alsace », sur lesquels ils planchent, Jean-Pierre Woehrling a prévenu que « c’est son examen de passage ».

Rappelant qu’il ne reste d’ores et déjà « que quelques centaines d’enfants dialectophones en petite section de maternelle », Pierre Klein, président d’Initiatives citoyennes alsaciennes (ICA), a élargi le débat en rappelant la nécessité, enfin, d’une loi sur l’enseignement des langues, dans la foulée du débat qui s’annonce sur ce sujet au Sénat. Au chœur alsacien s’était même joint un Breton, André Le Gac, longtemps responsable du dossier de la langue bretonne au conseil général du Finistère, venu en soutien et pour souligner la crainte que ces mesures de réduction de l’enseignement des langues régionales ne participent d’un plan concerté national, l’Alsace étant considérée comme un banc d’essai.

Rappelant les deux prochains rendez-vous importants où le sujet pourrait être abordé, à savoir les réunions du Caen (Conseil académique de l’Éducation nationale) du 28 juin et du 5 juillet, où le recteur recevra les associations « reconnues » de parents d’élèves, Thierry Loth, président de l’Apepa (association des parents d’élèves de l’enseignement public en Alsace) a suggéré qu’ « il serait bon qu’ABCM et Eltern y soient associés et que le recteur profite de l’occasion pour annoncer le retrait » de l’expérimentation décriée. Il s’est d’ailleurs déclaré « assez optimiste » sur le sujet car, estime-t-il, « le recteur a été très mal conseillé et a fait une mauvaise analyse. C’est une personne intelligente qui va revoir sa copie… »

Quelle : L’Alsace

A lire également des DNA : Monde associatif :«Réagir vite et fort»

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Unser Land demande la démission du recteur d’académie

Posted on juin 22nd, 2011 by Klapperstein
Suite de la polémique actuelle sur le bilinguisme, le communiqué de presse d’Unser Land.

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Communiqué de presse: Unser Land demande la démission du recteur d’académie

Le recteur de l’Académie de Strasbourg, Mme Armande Le Pellec-Muller a annoncé cette semaine «une expérimentation» dans le cursus bilingue paritaire en réduisant le volume d’apprentissage de la langue régionale, l’allemand, de 12h à 8h, ce qui correspond à une baisse de 30% des heures d’enseignement. Mme Le Pellec-Muller a déclaré avec un incroyable cynisme que « ce dispositif apporte de la plus-value à l’apprentissage de l’allemand ».

Cette décision est une provocation envers les Alsaciens. Elle démontre en outre la volonté de l’Etat français de démanteler l’enseignement bilingue en Alsace. Les raisons budgétaires et organisationnelles invoquées ne sont qu’un paravent qui cache les vraies motivations de l’Etat qui sont d’ordre idéologique.

Pour quelle autre raison, l’Etat prendrait-il une décision qui va à l’encontre des recommandations de l’ensemble des acteurs économiques alsaciens?  Faut-il aussi rappeler que des milliers d’emploi ne sont plus pourvus par des Alsaciens frontaliers car les jeunes ne maîtrisent plus la langue de leurs aïeux. Et faut-il encore rappeler que l’allemand sous forme écrite et dialectale est notre langue depuis plus de 1500 ans et que démanteler son apprentissage, c’est couper les Alsaciens de leurs origines ?

L’Etat préfère que les jeunes Alsaciens pointent au chômage, plutôt que de les voir renouer avec leur identité et avec la prospérité économique.

Unser Land constate que MM. Buttner et Richert ont approuvé la décision du rectorat, le premier estimant que la décision de l’Etat «n’est pas une régression». Une fois de plus, les dirigeants UMP ont démontré leur soumission aux diktats de Paris, même quand ils mettent gravement en cause l’avenir de nos enfants. Cela prouve que seul un parti alsacien est en mesure de défendre les intérêts alsaciens.

La décision de Mme Le Pellec-Muller mettant gravement en péril l’avenir économique et l’identité de l’Alsace, Unser Land réclame sa démission immédiate du poste de recteur d’académie.

Unser Land demande que l’enseignement devienne une compétence exclusive de la région. Unser Land réaffirme son attachement à une généralisation du bilinguisme de la maternelle à l’université, avec apprentissage du dialecte et du Hochdeutsch dès la maternelle.

Quelle : Unser Land

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A lire également, sur le site d’Alsace d’Abord Le rectorat et l’enseignement bilingue en Alsace et dans l’Alsace Kennel : « Il n’y a pas de remise en cause », l’affligeant et proverbial double discours de nos Schnackapolitiker de service.

Henri Scherb: « Le mépris jacobin, ça suffit ! »

Posted on juin 21st, 2011 by Unsri Heimet !

Même le très modéré et très poli Henri Scherb, président d’Heimetsproch un Tradition, s’insurge devant le mépris de l’Etat français vis à vis de notre culture et  de notre langue. Entre nous, qu’est-ce que le peuple alsacien peut attendre de l’Etat français et de son (ré)Education Nationale, si ce n’est à peu près rien.

C’est pourquoi c’est à nous, Alsaciens, d’exiger un parlement et d’apporter nous-même les réponses aux problèmes créés par Paris. Jedes Volk ist seines eigenen Glückes Schmied ! Nehmen wir also unsere Zunkunft selbst in die Hand !

Le mépris jacobin, ça suffit !

Depuis 1945, il y a eu assez de preuves en Alsace, de la volonté de l’Education Nationale et de l’appareil d’Etat, d’éradiquer notre Langue, notre Histoire et notre Culture Régionales.

Nos élus et responsables devraient enfin le reconnaître et se battre pour notre défense. Tout cela conduit les Alsaciens à la perte de leurs racines et à une totale acculturation.

Il est urgent de demander que les programmes scolaires soient gérés par la Région Alsace pour enfin être à l’abri du centralisme jacobin qui nous étouffe !

Ce qui est de droit et constitutionnel dans les T.O.M. et le Territoire Autonome de Polynésie Française doit aussi l’être en Alsace, au nom de l’Egalité républicaine et du respect de nos Droits élémentaires.

Les Corses et les Basques ont 50% de classes bilingues ! Aucun recteur ne s’aviserait à leur démontrer qu’avec deux tiers (8 heures) de langue on obtient de meilleurs résultats qu’avec trois tiers (12 heures) ! Que nos hauts-fonctionnaires appliquent d’abord cette trouvaille si géniale à leurs propres salaires !

Nos élus et responsables seraient donc si naïfs et si peu pugnaces qu’ils goberaient de telles fadaises! C’est déjà leur faire injure que de leur en parler!

En plus on nous inflige des comptes d’apothicaires pour nos dépenses d’éducation, alors que l’Alsace est la seule région de France à y contribuer par trois millions d’Euros par an ! Quelle injure d’avoir deux langues dans un pays si fier…de n’en posséder qu’une !

NON les Alsaciens ne veulent pas vivre en marge, sur la frontière Est ! Nous ne voulons pas dépendre d’une Education Nationale qui veut nous réduire au plus petit dénominateur commun et qui prétend ainsi …« favoriser la diversité sociale »… et le chômage aussi!

Nous voulons développer nos atouts linguistiques, humains, économiques, géographiques, dignes de l’Humanisme Rhénan de notre Histoire, pour devenir les acteurs actifs de notre avenir au cœur de l’Europe.

Henri Scherb

Halte au démantèlement des filières bilingues !

Posted on juin 21st, 2011 by Klapperstein

L’association Culture et Bilinguisme d’Alsace et de Moselle (René Schickele-Gesellschaft) a mis en ligne un dossier bien fourni sur la polémique actuelle :

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Coup de canif dans le paritarisme… Les associations réagissent et demandent l’arrêt du démantèlement des classes bilingues par l’Education nationale
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Ci-dessous la lettre ouverte de Culture et Bilinguisme aux élus alsaciens.

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Courrier aux élus d’Alsace,

Notre association estime nécessaire d’appeler votre attention sur les nouvelles menaces qui pèsent sur l’enseignement de la langue régionale en Alsace.

Le développement de cet enseignement a toujours été difficile, de nombreuses familles intéressées ne pouvant accéder à des classes paritaires et l’Education nationale n’ayant pas pris les mesures nécessaires pour former les enseignants en nombre suffisant, en particulier au niveau secondaire.

Aujourd’hui c’est un risque de démantèlement que la nouvelle politique rectorale fait peser sur l’enseignement de la langue régionale. Non seulement un certain nombre de classes bilingues risquent purement et simplement la fermeture, mais le rectorat veut de surcroît abandonner la pédagogie paritaire. Certes, cette nouvelle politique est présentée comme expérimentale, mais il s’agit bien d’une remise en cause d’ensemble.

Le rectorat ne semble pas comprendre la logique de la pédagogie paritaire qui ne réside pas dans un enseignement frontal de l’allemand mais dans l’utilisation de cette langue dès la maternelle comme langue des activités scolaires et d’enseignement. Tous les exemples internationaux montrent l’efficacité de cette méthode si elle est mise en œuvre correctement, ce qui suppose en particulier une intensité suffisante du bain linguistique, la parité représentant un minimum, et des enseignants capables de combiner la compétence linguistique avec la maîtrise des matières d’enseignement.

C’est avec beaucoup de réticence que l’Education nationale s’est engagée partiellement dans cette voie à partir de 1992 quand elle a été confrontée au succès des classes paritaires associatives. Elle n’a jamais mis en œuvre le paritarisme au niveau secondaire de manière effective. Aujourd’hui l’administration scolaire veut, contre toute logique, développer un modèle consistant à ne maintenir dans les classes bilingues qu’un tiers du temps en allemand et deux tiers du temps en français au lieu de conserver le système paritaire.

Les arguments invoqués pour justifier ces modalités nouvelles sont marqués du sceau de l’incohérence :

- « Diminuer le nombre d’heures en allemand » permettrait d’améliorer l’efficacité de cet enseignement ! Il est évident qu’une réduction supplémentaire de l’exposition à la deuxième langue va encore affaiblir la connaissance de celle-ci alors que beaucoup d’élèves ne la pratiquent que dans le cadre scolaire. En réalité la réforme vise à rétablir l’enseignement frontal de la langue à la place du bain linguistique. On se rapproche de la formule des anciens « sites à 6h d’allemand » qui ont montré leur inefficacité.

« Un enseignement de la langue régionale réduit à un tiers du temps scolaire permettrait d’attirer plus d’enfants dans cette filière ». Mais la réalité est que pour le moment beaucoup de demandes de familles voulant accéder à l’enseignement paritaire ne sont pas satisfaites. Les filières paritaires ne souffrent pas d’une insuffisance de demandes mais, dans certains cas, d’une désaffection due à la médiocrité de la mise en œuvre de cette pédagogie par l’Education nationale et au manque d’offre bilingue dans les collèges de rattachement.

« L’enseignement de la langue régionale coûte trop cher ». En vérité, si l’Education nationale mettait en œuvre correctement cet enseignement, une heure en allemand ne coûterait pas significativement plus cher qu’une heure en français. Ce qui coûte cher, c’est le refus de développer l’enseignement paritaire de manière systématique qui empêche d’optimiser l’organisation de cet enseignement. Dès lors que l’enseignement en allemand est confié à des maîtres spécialisés, il est plus efficace et moins coûteux d’organiser leurs interventions sous forme de mi-temps plutôt que des tiers-temps. Enfin, si l’on parle de coût, il faut aussi évoquer le coût pour la région de la perte des compétences bilingues de bon niveau.

« Il n’y aurait pas assez d’enseignants capables d’enseigner en allemand ». L’Education nationale invoque ainsi sa propre turpitude : elle a disposé de 20 ans pour mettre en place un système de formation et de recrutement d’enseignants germanophones ; or elle est toujours encore dans l’improvisation et le bricolage pour trouver de tels enseignants. Pire : elle refuse d’appliquer les décisions de justice qui lui font obligation de reconnaître les diplômes d’enseignants germanophones étrangers désireux d’être titularisés dans les écoles d’Alsace.

« Réduire le nombre d’heures en allemand permettrait d’augmenter la mixité sociale ». L’Education nationale reprend ainsi à son compte les ragots selon lesquels les classes bilingues paritaires regrouperaient principalement les enfants de catégories privilégiées. Toutes les études montrent que rien n’est plus faux. Par ailleurs, le système du bain linguistique permet l’accès au bilinguisme même à des enfants qui n’ont pas de facilité d’apprentissage. Il est vrai que ces classes étant volontaires, s’y inscrivent les familles qui réfléchissent à l’éducation de leurs enfants. Réduire le nombre d’heures en allemand n’y changera rien.

- « Les élus alsaciens auraient donné leur accord à cette nouvelle politique ». En réalité, si la Commission quadripartite où siègent des élus a été consultée, il n’y a pas eu de véritable information ni de véritable délibération parmi les élus de notre région. Ce que propose le rectorat constitue une nouvelle atteinte à la Convention quadripartitesignée en 2007 qui prévoyait l’extension de l’enseignement paritaire.

Au moment où des responsables économiques multiplient les signaux d’alarme devant le constat que de nombreux emplois sont perdus en raison du manque de compétence en allemand des jeunes générations qui arrivent sur le marché du travail, alors que les filières de formation transfrontalières ne peuvent se développer en raison de l’insuffisante préparation linguistique des étudiants de notre région, le rectorat ne trouve rien de mieux que de baisser davantage la garde avec l’argument dérisoire qu’il faut « sortir de la logique quantitative ».

Tandis que nos parlementaires s’engagent pour une proposition de loi sur les langues régionales désormais reconnues par la Constitution, afin de garantir la transmission effective de ces langues, le rectorat d’Alsace veut revenir à des formes d’enseignement qui ont démontré leur inefficacité.

Notre région aspire à disposer d’un système d’enseignement qui offre à tous les enfants dont les familles le souhaitent un vrai accès au bilinguisme au même titre que de nombreuses autres régions européennes frontalières ou disposant d’une langue régionale. Le rectorat veut nous faire croire que nous serions les seuls à ne pas disposer de moyens suffisants pour cela. C’est tout simplement inacceptable !

Nous demandons à nos élus de réagir avec la plus grande fermeté pour sauvegarder un enseignement efficace de notre langue régionale et donner à nos enfants les mêmes chances que dans d’autres régions bilingues. Nous voulons un enseignement bilingue de qualité et efficace. Ce que propose le rectorat est une régression dramatique.

Nous sommes à votre disposition pour vous apporter des éléments complémentaires d’information et, si vous le souhaitez, vous rencontrer à ce sujet.

Veuillez agréer, Monsieur le Conseiller régional,  l’expression de notre haute considération.

CULTURE et BILINGUISME d’Alsace et de Moselle
René Schickele-Gesellschaft,
le 16 juin 2011

Quelle : Culture et Bilinguisme

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Lire la suite du dossier :

Coup de canif dans le paritarisme… Les associations réagissent et demandent l’arrêt du démantèlement des classes bilingues par l’Education nationale


Le rectorat enfonce un coin dans le bilinguisme

Posted on juin 20th, 2011 by Klapperstein

Les trois articles ci-dessous, tirés du site du journal L’Alsace, fond écho à la polémique née de la volonté du rectorat de Strasbourg de mettre fin à la parité (12h de français / 12h d’allemand) dans les classes bilingues en diminuant significativement de nombres d’heures d’allemand par semaine. Ce qui démontre une fois de plus que l’Education Nationale, premier budget de l’Etat et fer de lance de la grande machinerie étatique française, à une dent particulièrement dure envers le bilinguisme en Alsace.

Bilinguisme : Le rectorat enfonce un coin dans le paritarisme

Le recteur a annoncé, pour 2012, le projet expérimental d’un enseignement bilingue avec moins d’allemand que de français.

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Apparemment, tout est parti d’une fuite à l’issue de la dernière réunion du comité quadripartite, qui gère la politique d’enseignement bilingue en Alsace : lors de cette réunion, à laquelle participent notamment des représentants des collectivités territoriales (lesquelles cofinancent, avec l’Éducation nationale, l’enseignement bilingue), le recteur Armande Le Pellec Muller a présenté un projet, dont de nombreux observateurs retiendront surtout qu’il reviendrait sur la sacro-sainte règle de la parité 12 heures en français-12 heures en allemand, dans le premier degré, pour ne plus garder que 8 heures d’allemand.

La part de l’enseignement en allemand au collège serait également réduite, tandis que l’on envisagerait désormais de faire enseigner, par un seul enseignant de primaire, les cours en français et les cours en allemand. Bien sûr, tout ceci ne serait amorcé qu’à petites doses, expérimentales, et à compter de la rentrée 2012 seulement.

Pourtant, l’information a fait l’effet d’une « bombe », tant, jusqu’ici, les partisans du bilinguisme — depuis les associations de parents jusqu’aux responsables de chambres consulaires — étaient bien davantage sur une ligne de « plus d’allemand », pour une meilleure efficacité quand là, on leur demande de croire qu’on pourra faire mieux avec moins.

Mme Le Pellec Muller appuie certes sa démonstration sur quelques constats. Elle rappelle ainsi les déperditions d’effectifs entre la maternelle et le collège, sans parler du lycée où une infime partie de ceux qui ont débuté en maternelle poursuivent jusqu’à l’Abibac ou en section européenne allemand.

Elle réaffirme aussi qu’il est difficile de recruter des professeurs d’allemand, surtout ceux qui sont susceptibles d’enseigner une discipline non linguistique en allemand.

Le recteur estime également (contrairement à tous ses prédécesseurs qui n’ont jamais voulu le reconnaître) que cet enseignement « recrute parmi les classes sociales moyennes et favorisées ». Enfin, et on n’empêchera pas d’aucuns de penser que c’est là le socle fondateur de cette innovation, le recteur rappelle que le bilinguisme coûte cher en termes de postes, dans une période où l’administration est sur le pied de guerre budgétaire.

Lorsque l’on quitte le terrain du constat pour entrer, avec elle, dans celui des propositions, elle suggère que les réformes annoncées contribueraient à augmenter la « diversité sociale » des apprenants et surtout à rendre plus attractive, dans la durée, une filière qui s’épuise au-delà du primaire…

Malgré quelques considérations sur la priorité donnée à l’oral et à la communication pour étayer cette thèse d’un bilinguisme plus « vendeur », au regard de ce qui a été investi depuis la naissance de l’idée même du bilinguisme dans les années 90, il n’est pas sûr que l’argumentaire fasse le poids. Il n’est que de voir les premières réactions (lire ci-contre) pour en juger. Il est vrai que l’expérimentation n’étant programmée que pour 2012, les positions des uns et des autres, et surtout du rectorat (qui aurait toutefois reçu l’aval des politiques du comité quadritpartite), auront bénéficié du temps de l’explication et d’un débat nourri.

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Réactions : Culture et bilinguisme : « La parité est un minimum ! »

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Depuis que la nouvelle de l’expérimentation souhaitée par le rectorat est connue, de nombreuses réactions sont intervenues, le plus souvent pour dénoncer l’initiative.

L’association Culture et bilinguisme d’Alsace et de Moselle, par la voix de son président Jean-Marie Woehrling, évoque le « risque de démantèlement que la nouvelle politique rectorale fait peser sur l’enseignement de la langue régionale ».

Dans une lettre à tous les conseillers généraux et régionaux, l’association déclare : « Le rectorat ne semble pas comprendre la logique de la pédagogie paritaire qui ne réside pas dans un enseignement frontal de l’allemand, mais dans l’utilisation de cette langue dès la maternelle, comme langue des activités scolaires et d’enseignement ».

Pour l’association : « La parité (représente) un minimum ». Culture et bilinguisme réfute par ailleurs tous les arguments avancés par le recteur. Elle reprend notamment celui qui voudrait que « diminuer le nombre d’heures en allemandpermettrait d’améliorer l’efficacité de cet enseignement ! »« Il est évident, estime l’association, qu’une réduction supplémentaire de l’exposition à la deuxième langue va encore affaiblir la connaissance de celle-ci alors que beaucoup d’élèves ne la pratiquent que dans le cadre scolaire ».

L’association constate encore qu’ « au moment où des responsables économiques multiplient les signaux d’alarme devant le constat que de nombreux emplois sont perdus en raison du manque de compétence en allemand des jeunes générations qui arrivent sur le marché du travail, alors que les filières de formation transfrontalières ne peuvent se développer en raison de l’insuffisante préparation linguistique des étudiants de notre région, le rectorat ne trouve rien de mieux que de baisser davantage la garde ».

Les élus écologistes…

De leur côté, les élus écologistes demandent une réaction forte du conseil régional, estimant que « la démarche du rectorat est exécrable : c’est le retour de l’unilatéralisme rectoral, la négation du partenariat avec les collectivités territoriales qui sont uniquement avisées en dernière instance ».

… et Philippe Richert

Philippe Richert leur « répond » dans un communiqué, où il insiste sur le caractère expérimental des mesures envisagées et estime que « si des améliorations sont souhaitables et possibles, il ne faut pas que de nouvelles orientations conduisent à remettre en cause les résultats acquis depuis 2007, dans le cadre de l’application de la Convention quadripartite portant sur la politique régionale des langues vivantes. Elles ne doivent pas non plus affecter l’important et indispensable travail de terrain mené au quotidien par les associations ».

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Eltern dénonce : « Une volonté de remise en cause »

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Claude Froehlicher, président d’Eltern Alsace (qui tient son assemblée générale aujourd’hui), relève, dans le projet du recteur, « une volonté de remise en cause avec des arguments qui se contredisent ». « Le plus frappant, selon lui, est celui des éléments budgétaires » : « Il faudrait comparer les dépenses engendrées par le bilinguisme et le fait d’avoir des milliers de chômeurs en Alsace, au lieu de personnes qui pourraient trouver un emploi outre-Rhin, grâce à leurs compétences en allemand ».

Autre contradiction, selon M.Froehlicher : « On nous dit qu’il faut trouver de nouvelles formes d’organisation, car on a trop de mal à trouver des professeurs germanophones. Or, dans la foulée, le test envisagé consistera à faire enseigner les 8 heures d’allemand et le reste en français, par le même enseignant. Donc, cela veut dire que pour 100 classes, là où on avait, avant, 50 enseignants germanophones, il en faudra 100 : on doublera donc le besoin d’enseignants germanophones… ».

S’agissant de « l’élitisme et du manque de mixité sociale », il prédit que le résultat de la « réforme » sera que « les plus motivés iront vers le privé, où ça coûtera plus cher, tandis que les autres, plus défavorisés, n’auront pas accès au bilinguisme paritaire ».

Quelle : L’Alsace

Warum, warum, warum, warum… Sin ihr nit stolz uf des Richtum ?

Posted on juin 10th, 2011 by Klapperstein

Warum – Isabelle

Mir han schun manchi gsait : warum ?
O Maidel sej doch nit so dumm !
Warum singsch dü in dere Sproch ?
So redt m’r nit mit 19 Johr !

Warum, warum, warum…
Sin ihr nit stolz uf des Richtum ?
lllllll
Elsassisch, des isch mini Muedersproch,
An ihre henk ich ganz Hüt un Hoor,
Franzöesch un Englisch singe alli Lit,
Ohne ze wisse was es als beditt !
lllllll
Un ich hab sie dann g’fröjt : warum ?
Sin ihr nit stolz uf des Richtum ?
Des isch doch uns’re Dialekt,
mir müen ‘ne ehre mit Reschpekt !
llllllll
Sie saawe mini Sproch wär gar nit gfitzt,
Grad guet füer flueche un füer blöedi Witz,
Doch hôer mol richtig zue, wie schöen se klingt,
Wenn dini Mueder dir e Liedel singt.
lll
Warum, warum, warum…
Sin ihr nit stolz uf des Richtum ?
l
Wie meh awer dass m’r mich fröje duet,
Wie kräftiger un gröesser, miner Muet,
Mit dere Flamm wo in m’r brennt
Zind i Sternle an noch vor’m End,
Des Fier wo still glunzt in de Nacht
Un mit Schmerze uf…e Funke wart !

www.isabellegrussenmeyer.net
kkkk
Die CDs der Liedermacherin Isabelle Grussenmeyer sind auf der Website Liederbrunne verfügbar.
llll


Die fünf Pfeiler der Zweisprachigkeit

Posted on mai 24th, 2011 by Klapperstein

Le Bilinguisme : Un Atout Éducatif

Par François Weiss

Ah ! si les parents savaient et si les autorités éducatives et politiques voulaient … le bilinguisme précoce ou tardif aurait sa place dans tous les systèmes éducatifs à travers le vaste monde !  Pour s’en convaincre une fois de plus, il suffit de lire l’excellent ouvrage, bien référencé et bien documenté de madame Anémone Geiger-Jallet (1) qui établit  un état des lieux de l’enseignement bilingue dans différents pays et dans différents systèmes d’éducation.

J’aimerais, pour ma part, apporter une contribution à la réflexion et à l’avancement de l’enseignement bilingue pour en présenter les atouts en particulier  aux parents qui hésitent ou qui doutent de l’efficacité de cet enseignement.

J’aimerais leur présenter ce qui peut constituer, à mon avis,  « les cinq piliers » du bilinguisme, à savoir : la précocité, l’intensivité, la continuité, la valorisation et l’interculturalité.

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