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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Des Rot un Wiss, pour la Fusion et notre Constitution

Posted on mai 22nd, 2011 by Unsri Heimet !

Rassemblement « Rot un Wiss » place Kleber à l’initiative d’Unser Land, le parti alsacien, pour exiger la tenue d’un référendum sur la fusion des départements/région et commémorer le centenaire de la Constitution du 31 mai 1911.

Les Alsaciens auront-ils le droit à un référendum ?

Posted on mai 21st, 2011 by Klapperstein

Constitution de 1911 : Libérer le passé pour construire l’avenir

Dans quelques jours, nous fêterons le centenaire de la constitution d’Alsace-Lorraine. En effet, le 31 mai 1911, l’Alsace-Lorraine obtenait de l’Empire allemand un statut d’autonomie avancée. Mais plus qu’une avancée politique, ce statut marque une également véritable prise de conscience.  Les Alsaciens réalisent qu’avant d’être Allemands ou Français, ils sont avant tout… Alsaciens. Grâce au statut de 1911, l’Alsace-Lorraine disposait alors d’un parlement élu au suffrage universel, d’un gouvernement, de ministères et de pouvoirs très étendus, largement supérieurs à ceux dont dispose aujourd’hui le Conseil Régional. Selon les termes de Bernard Vogler, professeur émérite à l’Université de Strasbourg et ancien directeur de l’Institut d’histoire d’Alsace la Constitution de 1911 est le régime le plus libéral obtenu par l’Alsace durant toute son histoire .

Toutes ces avancées démocratiques ont été rayées d’un trait de plume à Paris en 1919 et notre parlement est devenu un… théâtre. Il aura fallu toute la pugnacité des élus autonomistes pour sauver le Droit local, dernier témoin de notre souveraineté, auquel les Alsaciens sont si attachés aujourd’hui.

Cette Constitution d’Alsace-Lorraine fait partie de ce passé, que ni nous, ni nos enfants, n’avons eu le droit d’apprendre à l’école. Car, au nom de « l’égalité républicaine », on apprend aux Antillais que leurs ancêtres sont Gaulois et aux Alsaciens qu’ils n’ont pas d’Histoire qui leur soit propre. En effet, vue de Paris, l’histoire de l’Alsace ne peut se concevoir qu’intégrée au sein du « roman national ».

On pourrait objecter qu’a priori, l’histoire joue un rôle secondaire dans notre vie de tous les jours. Mais, précisément, en Alsace l’histoire est un enjeu politique majeur. C’est en « l’oubliant » ou en déformant volontairement des pans entiers de notre histoire que les Alsaciens ont fini par renier leur propre langue et à avoir honte de leur identité. Voilà les origines du fameux « malaise alsacien » qui ronge notre société depuis plusieurs décennies.

Aussi, on ne peut que se réjouir qu’après des décennies d’omerta, l’occasion soit enfin donnée aux historiens, aux élus et aux citoyens de se pencher sur cet aspect de notre histoire. Car aucune société ne peut se construire durablement sur le mensonge. Un jour ou l’autre, la vérité doit apparaître, n’en déplaise à certains nostalgiques du jacobinisme ou aux tenants d’une Alsace « à la Hansi ».

Ces derniers n’ont d’ailleurs pas tardé à se manifester. Dans un catalogue de contrevérités qu’aucun historien sérieux ne saurait cautionner, M. Grossmann, conseiller municipal, a lancé une charge aussi vaine que violente contre cette commémoration de la Constitution de 1911. D’autres suivront certainement. Mais quel avenir ces personnes proposent-elles à nos enfants ? Celui d’une Alsace toujours morcelée en «baronnies républicaines» et où les seules expressions culturelles autorisées seraient le folklorisme et la haine de nos cousins d’Outre-Rhin ?

Cette politique a déjà pratiquement ruiné notre langue et notre culture, et désormais les conséquences sont d’ordre économique. De plus en plus de voix s’élèvent pour mettre enfin un terme à ce désastre. Car, pour avoir un avenir, l’Alsace doit se réconcilier avec son identité et puiser dans ses atouts culturels, linguistiques, géographiques et économiques.

Notre région a besoin de courage et d’un projet politique ambitieux. C’est dans cette optique que nous commémorerons la conquête démocratique et le chemin vers la liberté que représentait la Constitution de 1911.

Certes, on peut objecter que tout n’était pas parfait dans le statut proposé et que le contexte était évidemment très particulier. Mais au-delà des débats d’experts, cet épisode de notre histoire démontre d’abord que les Alsaciens ont su prendre leur destin en main et saisir la chance qui leur était offerte. Aussi, ce débat sur le centenaire de la Constitution de 1911 nous ramène à la situation politique actuelle, à l’heure où l’ensemble de la société alsacienne réclame la création d’une collectivité territoriale unique.

Face à cette opportunité unique, saurons-nous également saisir notre chance ? Les réticences et égoïsmes locaux ou politiciens s’effaceront-ils devant l’intérêt général et le progrès apporté par cette avancée institutionnelle ?

Mais, avant de pouvoir répondre à ces questions, il faudra en régler une autre : les Alsaciens auront-ils le droit à un référendum ou bien les privera-t-on encore de parole ?

Jean-Georges Trouillet                          David Heckel
Président d’Unser Land                         Conseiller général du Bas-Rhin (Unser Land)

Quelle : Unser Land

Conseil d’Alsace : Manifestation pour le Référendum

Un Conseil d’Alsace pour 2014 ?

79% des Alsaciens favorables à un référendum sur la création d’un Conseil Unique d’Alsace

On reparle de la « Fusion »

Conseil d’Alsace : Manisfestation pour le Référendum

Posted on mai 16th, 2011 by Klapperstein

COMMUNIQUE DE PRESSE DUNSER LAND

Oui au référendum, oui à la fusion. Appel à manifester samedi 21 mai à 16h place Kleber à Strasbourg

Unser Land proteste contre l’attitude de certains élus socialistes alsaciens qui s’opposent au projet de fusion des collectivités alsaciennes.

Quand 79% des Alsaciens (sondage CSA du 03 mai 2011) demandent à s’exprimer sur ce sujet, cela signifie que le projet correspond à une véritable attente de la société alsacienne. Aussi, lorsque que MM. Nisand et Oehler déclarent que ce débat est « bien dérisoire, absurde, surréaliste et nombriliste », ce n’est rien d’autre qu’un affront à la démocratie et à la volonté du peuple alsacien.

L’Alsace n’a pas vocation à être une victime collatérale des élections présidentielles de 2012. De quelle tendance politique qu’ils soient, les Alsaciens réclament la fusion. Aussi, il est du devoir de la classe politique alsacienne de donner aux Alsaciens la possibilité de s’exprimer à ce sujet.

Nous regrettons l’attitude nihiliste des opposants à ce projet, qui, soit par intérêt politicien, soit par intérêt personnel, s’opposent à une réforme dictée par le bon sens et appuyée par l’ensemble de la société alsacienne.

Unser Land exige la tenue d’un référendum à l’automne afin de donner aux Alsaciens la possibilité de s’exprimer au sujet de la fusion des collectivités territoriales alsaciennes.

Nous donnons rendez-vous aux Alsaciens samedi 21 mai à 16h place Kleber à Strasbourg pour une manifestation en faveur d’un référendum.

Unsri Heimet appellent bien évidemment  les Alsaciennes et les Alsaciens, indépendamment  des clivages politiques, à venir nombreux à cette manisfestation. Fer d’Demokratie un fer’s Elsass, kommen ihr zahlreich !

Debatten, Veranstaltungen und Heimatfest

Posted on mai 5th, 2011 by Klapperstein

- Samedi 7 mai 2011 de 9h à 11h,  à la Maison de la Région, 1 Place Adrien Zeller in Strossburi.

Séance plénière du Conseil Régional d’Alsace ouverte au public. Quel avenir pour l’Alsace ? Débat sur l’évolution institutionnelle de notre région. Ce débat sera retransmis en direct de 9h à 11h sur France 3 Alsace.

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-   Jeudi 19 et Vendredi 20 mai 2011 à l’hôtel de Région 1, Place Adrien Zeller in Strossburi.

Colloque du centenaire de la constitution du 31 mai 1911 pour l’Alsace-Lorraine, organisé par l’Institut du droit local et l’Université de Strasbourg

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-   Samedi 21 mai à 16h00 place Kleber in Strossburi.

Grande manifestation organisé par Unser Land, pour revendiquer un référendum pour une Alsace unie, dotée d’un Parlement et d’un statut spécifique.

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-   Mardi 31 mai 2011 à partir de 17 heures, avenue de la Marseillaise, au bar du TNS in Strossburi.

Heimatfescht organisé par le Comité du Centenaire de la Constitution d’Alsace-Lorraine

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-   Vendredi 10 juin 2011, au Palais du Rhin, Place de la République in Strossburi. 

Colloque du centenaire de la constitution de 1911 du Reichsland Elsass-Lothringen, organisé par l’ICA, Initiative Citoyenne Alsacienne

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-   Samedi 3 septembre 2011, de 10 heures à 19 heures in Kolmer.

Salon du régionalisme organisé par le Comité du Centenaire de la Constitution d’Alsace-Lorraine

Schnackapolitik oder Volksabstimmung ?

Posted on avril 19th, 2011 by Klapperstein

lLes élus alsaciens pratiquent avec une assiduité et une sérénité confondante la politique de l’escargot. Le référendum sur la fusion des collectivités alsaciennes initialement prévu pour cet automne a en effet été récemment renvoyer aux calendes jacobines et républicaines.

Ricklin, Roos et Rossé étaient des Heimatrechtler. Richert, Buttner et Kennel ne sont quant à eux que des Heimetschnacka.

Et nos Schnackapolitiker semblent être autant contrarié par le principe même de démocratie directe que tétanisé par l’idée de s’opposer au dogme républicain de la départementalisation. Armes Elsass, armes Land. Langt’s den no net ?

Ci-dessous le point de vue d’Unser Land sur la question.

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Lettre ouverte à M. Charles Buttner, Président du Conseil Général du Haut-Rhin

Monsieur le Président,

Voilà maintenant plus de 25 ans que Henri Goetschy, alors Président du Conseil Général du Haut-Rhin (1985), lançait l’idée de fusionner les collectivités alsaciennes, reprenant ainsi l’idée d’un pouvoir régional fort, portée depuis toujours par le mouvement alsacien en général. L’idée a été ensuite reprise par Adrien Zeller et Philippe Richert.

Depuis le projet n’a cessé de faire l’unanimité. Tous les sondages parus depuis plus de 20 ans démontrent que les Alsaciens – plébiscitent cette idée. Par la voix du Conseil Economique et Social d’Alsace (CESA) et aujourd’hui du CESER, le monde économique et social a apporté à plusieurs reprises un soutien franc et massif à la fusion. Quand aux conseillers régionaux et aux conseillers généraux du Bas-Rhin, ils soutiennent également clairement le projet.

Depuis plus d’un quart de siècle, l’Alsace réclame sa réunification et elle n’a que trop attendu. Aujourd’hui, il est temps de réorganiser l’Alsace autour de trois échelons : la collectivité territoriale unique -une région forte dotée de pouvoirs étendus- les pays ou « territoires » et les communes.

Changer les institutions ne dévalorise en rien l’engagement et la qualité du travail effectués jusqu’alors par tous ceux qui se sont investis au sein des structures existantes. Mais tel l’artisan, la meilleure des volontés et des compétences ne peut s’exprimer pleinement qu’avec un outil approprié.

Force est de constater que l’échelon départemental n’est plus approprié. Dès leur origine, les départements ont été une émanation de la pensée jacobine. Créés à la Révolution, ils avaient pour but de quadriller le territoire en cassant les identités historiques, afin de mieux assoir le centralisme parisien. L’actuel millefeuille administratif ne fait qu’amplifier ce principe de « diviser pour régner ». L’Alsace n’a-t-elle pas assez souffert de cette situation ?

La fusion, c’est offrir au citoyen des institutions lisibles, accroitre le pouvoir de décision et l’autonomie fiscale de nos collectivités. A terme, un statut spécifique pour l’Alsace permettra d’officialiser notre langue régionale et d’en assurer nous même l’enseignement. De même, nous disposerons enfin de l’outil nécessaire pour protéger notre Droit Local contre les attaques permanentes dont il est régulièrement la cible.

Tout cela, nous pouvons le faire maintenant. En effet, la réforme des collectivités territoriales, aussi imparfaite soit-elle, offre la possibilité de réunifier l’Alsace autour d’un pouvoir régional fort. Dans ce processus de réunification de l’Alsace, votre responsabilité et celle des conseillers généraux du Haut-Rhin est historique.

Mais avant tout, c’est au peuple d’exprimer sa volonté. Depuis deux siècles, jamais les Alsaciens n’ont été consultés sur la nature de leurs institutions. La loi offre enfin aux Alsaciens l’opportunité unique de s’exprimer. Doit-on encore leur confisquer la parole ?

Aussi, avant de soumettre le projet de fusion au conseil général, nous vous demandons solennellement de consulter la population et d’engager un référendum sur la fusion cet automne.

Dans cette attente, veuillez recevoir, Monsieur le Président, l’expression de nos salutations les plus respectueuses.

Jean-Georges Trouillet,  Président d’Unser Land

Élection de David Heckel

Posted on mars 28th, 2011 by Klapperstein

Nous notons avec satisfaction la victoire imprévue du jeune candidat régionaliste David Heckel dans le canton de Sarre-Union. Nous n’en oublions pas pour autant le caractère parfaitement scandaleux et antidémocratique du mode de scrutin majoritaire, qui est le fer de lance de l’imposture démocratique à la sauce républicaine et française. Imposture qui a notamment eu jusqu’à présent comme effet d’étouffer les aspirations régionalistes et autonomistes du peuple alsacien.


Communiqué de presse: Cantonales – David Heckel bat « Goliath » Schmidt :
Victoire historique pour le mouvement alsacien !

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Ce dimanche 27 mars 2011 restera gravé dans l’histoire politique du mouvement alsacien. L’élection de David Heckel, candidat Unser Land dans le canton de Sarre-Union, est une victoire pour toute l’Alsace. En effet, outre les thèmes spécifiques à l’Alsace bossue, David Heckel a mené une campagne en faveur d’un statut d’autonomie régionale et d’une généralisation du bilinguisme.

Les électeurs du canton de Sarre-Union ne se sont laissé intimider ni par le candidat UMP, ni par les interventions du ministre ou du député. Par leur vote, ils ont décidé d’apporter leur confiance à David Heckel et de soutenir le projet politique d’Unser Land, le parti alsacien.

Face à la crise identitaire, économique et environnementale que subit l’Alsace, il est temps d’apporter des réponses efficaces qui ont fait leurs preuves partout en Europe. En effet, c’est grâce à un statut d’autonomie régionale que des régions comme la Catalogne ou le Tyrol du Sud, ont réussi à conjuguer identité régionale, réussite économique et rayonnement européen.

Seul un statut d’autonomie régionale peut garantir la pérennisation des spécificités alsaciennes (langue, culture, Droit Local, Concordat…), tout en apportant plus démocratie, plus de transparence, plus de cohésion sociale, ainsi qu’une meilleure efficacité des services publics. Enfin, seul un statut d’autonomie régionale permettra de réinscrire l’Alsace dans l’espace rhénan et ainsi de renforcer la vocation européenne de sa capitale, Strasbourg.

En première étape, Unser Land demande la fusion des départements et de la région afin de créer une collectivité territoriale unique, ainsi que la renégociation de la convention passée avec l’Etat au sujet de l’enseignement bilingue.

Grâce à la victoire de David Heckel, ainsi qu’aux scores de ses autres candidats, Unser Land a redonné au mouvement alsacien sa légitimité, sa crédibilité mais également ses valeurs humanistes et démocratiques.

FER’S ELSASS, UNSER LAND !

Source : Unser Land

Vers la catastrophe économique et linguistique ?

Posted on février 19th, 2011 by Unsri Heimet !

Convention linguistique au rabais non respectée, promesses  politiciennes non tenues, baisse du nombre d’ouvertures de classes bilingues. Une fois de plus LA question se pose: au vu des résultats catastrophiques de la politique linguistique en Alsace, devons-nous, Alsaciens, remettre notre destin aux mains de l’Etat français, l’Education Nationale et de ses valets locaux ? Non, bien évidement ! Il ne faut rien attendre de Paris. C’est à NOUS de prendre les problèmes à bras le corps. Notre avenir et la sauvegarde de notre héritage historique, culturel et linguistique ne passera que par le réveil de notre conscience alsacienne. La médiocrité (la vacuité même) politique actuelle en Alsace nous suggère que ce réveil est tout à fait possible… Elsasser,  stehn uf !

1.- Des engagements non tenus.

Les engagements (écrits) du candidat Nicolas Sarkozy en 2007 de mettre dans une loi toutes les 39 dispositions que la France avait acceptées lors de sa signature de la Charte Européenne des langues régionales ou minoritaires n’ont pas été tenus. Un article de principe a été introduit dans la Constitution, mais ces engagements présidentiels n’ont pas été suivis d’effets.
Une majorité d’Alsaciens ont fait confiance au Président Nicolas Sarkozy. En tout cas, c’est une immense déception…
Nous lançons un appel au nouveau ministre alsacien chargé des collectivités territoriales afin qu’il mette en œuvre les engagements du Président Nicolas Sarkozy : en effet l’article 75-1 de la Constitution est dans la partie concernant ces collectivités et personne en Alsace ne comprendrait que Philippe Richert à la fois Président Régional et Ministre des collectivités ne prenne pas en charge à bras le corps et ne mène pas à bon port ce dossier si important de la langue régionale. C’est aux actes que nos dirigeants seront jugés, non aux paroles !

2.- La Convention 2007-2013. Bilan désolant à mi-chemin.

La convention 2007-2013 portant sur les langues vivantes prenant appui sur l’apprentissage de la langue régionale (dans ses deux dimensions) a prévu le doublement des effectifs bilingues dans chaque département en priorité dans le 1er degré.
Ceci aurait supposé depuis 2007, chaque année, l’accueil d’environ 2500 enfants de plus, soit la création d’une centaine de classes de 25 élèves environ. C’est-à-dire 50 classes bilingues par an et par département. Or le rythme d’ouverture annuel des deux dernières années n’est que de 37 classes par département.
En deux mots, cette convention déjà jugée « au rabais » et très minimaliste par une grande partie des responsables politiques, des parents, et les associations n’est réalisée au mieux qu’aux 2/3. Nous constatons de plus en plus que le rythme va encore baisser sans que nos grands élus ne veuillent protester : croient-ils que seules des déclarations suffiront alors que 25 % de nos jeunes sont au chômage contre 2 % dans les pays voisins !
Il est facile de constater une baisse de régime des créations dans le Bas-Rhin qui passe de 8 sites ouverts en 2009 à 3 en 2010 et une dans le Haut-Rhin qui passe de 12 sites ouverts en 2009 à 10 en 2010. Qu’en sera t-il en 2011 et 2012 ?
Si l’Alsace disposait du même rythme de développement que le Pays Basque (Pyrénées Atlantiques) ou la Corse, la situation se présenterait de manière bien plus positive : la Corse est à 40% des élèves bilingues au primaire et le Pays Basque à plus de 50%. Ce rythme de croisière insuffisant dans notre Région amène des questionnements sur la volonté de nos élus face à l’administration scolaire de favoriser un retour au bilinguisme en Alsace : peut-être que pour nos élus la langue régionale n’est toujours pas une véritable priorité ?
Il est difficile d’admettre que l’on trouve assez d’enseignants de Corse, alors que l’on avance depuis plus de 35 ans le manque d’enseignants maîtrisant l’allemand en Alsace. Le quotient de 40% d’enseignants bilingues/an prévu en Corse est strictement respecté dans cette région y compris pour 2011.

La convention alsacienne, bien moins ambitieuse, n’est pas respectée pour 2011 :

- L’absence de CAPES-bivalents en Alsace représente un véritable goulot d’étranglement pour l’enseignement bilingue au secondaire. Les autres régions en disposent !
- Le concours de recrutement spécial de professeurs des écoles (voie langue régionale), à 70% en français, ferme la porte à la plupart des candidats germanophones natifs. Le sommet a été atteint en 2010, 15 postes sur 50 n’ont pas été attribués et ont été transférés sur le concours monolingue. L’Alsace est la Région où ce glissement a été le plus important ces dernières années. Il semble que l’allemand parlé par 100 millions d’Européens soit devenu une langue rare !

La Convention 2007-2013 fortement minimaliste n’est pas respectée. En contrepartie de 3 millions € payés par la Région et les deux Départements, l’Etat s’était engagé à recruter annuellement au moins 50 postes, il n’en a prévu que 25 pour 2011.
Au lieu de protester, nos élus justifient la pénurie !
Depuis 1982, l’Académie de Strasbourg se présente abusivement comme une « académie-pilote » pour l’enseignement de l’allemand.
C’est en Alsace que l’administration tient le moins ses engagements, pourtant c’est ici qu’on a le plus besoin de l’enseignement bilingue français/langue régionale. Les demandes des associations restent sans réponse véritable. Nous pensons que la disparition des dialectes et de l’allemand depuis 65 ans est totalement voulue.
Nous pensons que la politique archaïque issue de l’idéologie totalitaire et centralisatrice n’est pas encore abandonnée dans les rouages de l’état. C’est ce qui contribue au  » mal être  » des régions de France et à leur appauvrissement culturel et économique.

Signé par les 3 Présidents des Associations le jeudi 9 décembre 2010 :

François Schaffner, Culture et Bilinguisme
Gérard Cronenberger, président de l’Aéplal
Henri Scherb, Heimetsproch un Tràdition

Quelle :  Unser Land

Stammtisch Heb’di

Posted on octobre 18th, 2010 by Unsri Heimet !

Dans le cadre de la célébration du centenaire de la constitution alsacienne, Hebdi propose:

L’ALSACE A-T-ELLE LES MOYENS DE SON AUTONOMIE?

Être autonome, c’est être en mesure de subvenir à ses besoins et prendre tout seul des décisions engageants l’avenir. Depuis plus de 300 ans, l’Alsace est administrée soit par Paris, soit par Berlin. Les Alsaciens ne sont-ils pas capables de décider eux-mêmes de leur avenir, de leurs finances, de leur langue, de leurs façons de fonctionner ? Des pays plus petits, comme le Luxembourg, s’en sortent bien; les Lands allemands qui jouissent d’une grande autonomie peuvent être des exemples.

RdV le 28 octobre à 19 heures à Haguenau au restaurant « La Porte de Bitche » 9 route de Bitche

Formulaire et contact: http://www.thierry-hans.com/?page_id=83

Jeder Wäij, bringt mich Heim…

Posted on septembre 13th, 2010 by Klapperstein

Alors que l’affichage bilingue français-Elsasserditsch connait actuellement une timide poussée, des Hurrapatrioten de la municipalité de Colmar ont apporté, à leur manière, leur pierre à l’édifice en rebaptisant l‘Unterer Traenk-Weg en Rue Michel de Montaigne. Par humanisme qu’on imagine volontier rhénan, l’ancien nom du chemin est toutefois conservé sur la nouvelle plaque. En plus petit, certes.

Enfin bon, l’essentiel pour ces braves gens du conseil municipal était sûrement de supprimer l’affichage tristement  monolingue et germanique Unterer Traenk-Weg qui, seul, pouvait laisser penser aux passants égarés dans leurs pensées, par un processus peut-être inconscient, l’espace d’un cours instant, ja,  einen kurzen Augenblick, que les Alsaciens n’aient pas attendu la création de l’Academie Française pour apprendre à lire, à écrire et à donner des noms à leurs rues, zu unseren Gassen un unseren Wege.

Voici pour un peu plus de détails ce que pensent nos amis d’Unser Land de cette nouvelle éclatante avancée de la civilisation sur la barbarie.

LANGUE: à Colmar, l’Unterer Traenkweg froisse les oreilles d’un adjoint au maire

A Colmar, l’Unterer Traenkweg, un chemin perpendiculaire à la route de Rouffach au sud de la ville, à la limite de l’agglomération et des champs, est débaptisé et s’appellera désormais la rue Michel de Montaigne. Ainsi l’a voulu l’adjoint au maire de Colmar -et grand fan du président de la République- Yves Hemedinger, qui a réussi à faire voter cette décision par le conseil de la ville le 21 décembre, au motif, entre autres, que les livreurs (des incultes, sans doute ?) ne sauraient pas prononcer le nom d’origine.

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Los von Paris

Posted on juillet 17th, 2010 by Klapperstein

Nos amis humanistes rhénans (1) d’Unser Land s’insurgent à juste titre dans le texte ci-dessous de la prochaine loi de finances concocté à Paris avec la complicité désormais proverbiale de nos chers, vraiment trop chers élus du peuple alsacien :

OPINION: L’Alsace sommée de partager ses ressources.

Les centristes de l’UMP se sont réunis il y a quelques jours pour parler, entre autre, de la justice fiscale et à la fiscalité locale. Fabienne Keller, sénatrice de Strasbourg, et Philippe Richert, président de la Région Alsace participaient aux débats.

Au titre de l’équité entre les collectivités locales, les centristes de l’UMP veulent introduire dans la prochaine loi de finances, qui sera votée à l’automne, des transferts de richesse des régions et départements « riches » vers les régions et départements « pauvres ». Ainsi, les collectivités à potentiel fiscal élevé (entendez supérieur à la moyenne…) seraient sommés de transférer une partie de leur richesse vers les collectivités au potentiel fiscal inférieur à la moyenne.

L’Alsace serait l’une des quatre seules régions à devoir reverser une partie de ses richesses outre-Vosges, tandis que Bas-Rhin et Haut-Rhin feraient partis des vingt-cinq départements dans ce cas.

Il est affligeant de constater que l’on continue à considérer l’Alsace comme une vache à lait alors même qu’elle est une des régions où le chômage a le plus augmenté suite à la crise économique. Autant nous ne remettons pas en cause le principe de solidarité entre régions, autant il n’est pas acceptable que ce mécanisme soit mis en œuvre dans les conditions actuelles.

Rappelons aujourd’hui, que la région Alsace ne perçoit elle-même que 10% de ses ressources. Le reste doit être quémandé à l’Etat. De ce fait, ce nouveau prélèvement ponctionnera encore plus les dernières miettes dont disposait la région…

Ce n’est pas en appauvrissant l’Alsace et en freinant son développement dans une phase critique comme nous la vivons que le reste de la France s’en portera mieux.

Évidement, en ce qui nous concerne, nous remettons en cause le principe de solidarité entre les régions, tout comme nous remettons en cause  notre appartenance à la République Française, qui n’a jamais rien apporté de positif à l’Alsace. Surtaxer les Alsaciens (2) est d’autant plus injuste et inacceptable que le coût de la vie en Alsace est plus cher que dans le reste de la France, à commencer par le prix du mètre carré. Le smicard alsacien, qui a déjà plus de mal à se loger et à devenir propriétaire que le smicard français, va ainsi être surtaxé, il l’est déjà mais le sera encore plus, au profit des Français en général, des plus humbles mais aussi des plus riches ! C’est inacceptable et ce n’est malheureusement pas nouveau.

C’est notamment pourquoi les Alsaciens doivent arrêter d’élire des marionnettes aux ordres des partis parisiens qui les représentent  si mal , et réclamer un véritable parlement, qui  lui seul pourra véritablement défendre leurs intérêts. C’est possible et c’est indispensable. Par rapport à nos voisins des cantons de Bâle-Ville (Basel-Stadt) et de Bâle-Campagne (Basel-Landschaft), par rapport à nos voisins du Land Baden-Württemberg nous sommes une région aux institutions ridicules, n’ayant aucun pouvoir décisionnel, un peuple sans droit, ein Volk ohne Zukunft. Combien de temps encore les Alsaciens accepterons d’être les dindons de la grande farce républicaine et de la pseudo démocratie française ?

Les aspirations à une meilleure démocratie, à l’autonomie et à l’indépendance sont légitimes et nécessaire. Also los von Betrügerei und los von Paris !

(1) Le terme humanisme est devenu un incontournable de la langue de bois contemporaine. Dans le dernier numéro du très officiel Haut-Rhin Magazine,  Charles Buttner lui-même déclare être un humaniste rhénan convaincu. Wir gratulieren. (2) La Loi des finances 2011 parle de « quelques dizaines de millions d’euros ». Rien que cela. A quand un fond d’urgence de quelques dizaines de millions d’euros pour l’enseignement de notre Muettersproch en Alsace ?

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