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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Le bon sens alémanique

Posted on février 23rd, 2011 by Klapperstein

Depuis quelque temps, l’Union européenne fait face à de grandes difficultés économiques, à des problèmes financiers et monétaires catastrophiques, à un énorme déficit démocratique et elle tente de dissimuler cette situation par de belles paroles. Pourtant, au lieu de balayer devant sa porte ou de faire son devoir, elle annonce maintenant avec arrogance que la voie bilatérale avec la Suisse a atteint ses limites et qu’il faut la reconsidérer, la redéfinir et l’adapter (…).

Empreinte de la vision d’un Etat européen unique gouverné de manière centraliste et dictatoriale, Bruxelles a, pendant des années, pris des décisions qui, par manque de solidarité entre les membres, ont été interprétées et réalisées à de nombreuses reprises selon le bon vouloir des Etats. La population a été consciemment mise à l’écart. Probablement par mauvaise conscience, on a organisé dans certains Etats des référendums sur la Constitution européenne et ensuite sur le Traité de Lisbonne. Les résultats montrent clairement que la grande majorité des Européens ne sont pas d’accord avec la voie adoptée et veulent plus de participation (…).

Dans le monde entier, on apprécie énormément le système démocratique et les droits populaires de la Suisse. Des Etats progressistes reprennent même notre Constitution et nos lois. Pourtant beaucoup rechignent à faire participer le peuple au processus politique. La «perte de pouvoir» de la «classe politique» est insupportable pour beaucoup de politiciens. Le citoyen doit se contenter d’élire ses représentants et doit ensuite accepter tout ce qui a été décidé. Cependant la Suisse montre de manière impressionnante que la politique n’a pas à redouter le peuple. Sa participation conduit plutôt à des solutions raison­nables et équilibrées, à des situations stables et à une économie digne de confiance (…).

Il est important que ce modèle qui a fait ses preuves demeure au centre de notre action, car nous n’avons aucune raison de nous en écarter.
Une politique extérieure suisse efficace doit consister à tout faire pour convaincre d’autres pays de l’importance de la participation populaire dans la recherche de décisions pour un avenir prospère. C’est notre image de marque et notre force. Nous n’avons pas à nous prosterner devant l’UE.

Ernst Schibli, conseiller national, Otelfingen

Source : Horizons et Débats,  Nous n’avons pas à nous prosterner devant l’Union européenne

Démocratie directe

Posted on février 8th, 2011 by Klapperstein

A l’heure où le gouvernement français, gardien de la démocratie, des  droits  de l’ Homme et du grand foutage de gueule universel, et nos braves élus alsaciens sont en train de concocter une réforme des institutions régionales sans que le peuple alsacien n’influence ni même ne sache ce qui se trame dans les palais parisiens, alors que la vie politique alsacienne et française est articulé autour du scrutin majoritaire qui à pour but et pour conséquence de réduire le jeu électoral à une illusion d’alternance droite-gauche, il est grand temps pour les Alsaciens de s’intéresser à un sujet bien évidement tabou et ostracisé comme bien d’autre en France : la démocratie directe.

Rationalité supérieure de la démocratie directe

kkkkkkkkkkkkkkkkkkkkk

Il s’agit de savoir pourquoi la démocratie directe a donné empiriquement de bons résultats partout où elle est appliquée (Suisse, Liechtenstein, USA, Italie, Allemagne).

Cette question a été traitée brillamment par des spécialistes, surtout américains, allemands et suisses. Il s’agit ici de faire connaître aux Français, devant le silence des medias, les arguments développés dans plusieurs universités étrangères et appuyés sur de nombreuses preuves empiriques.

Thomas Cronin, ancien professeur à Princeton et professeur à l’université du Colorado montre que les électeurs sont souvent hors d’état de contrôler leurs élus : « 58% sont incapables de dire s’ils sont d’accord avec ce que leurs représentants ont voté au congrès pendant la dernière législature » ; par contre, une étude sur le Colorado montre que 78% des votants sont bien informés sur les enjeux lors de référendums populaires. De nombreuses études ont été faites sur les sources d’information des votants et ceux-ci sont mieux informés sur les sujets concrets de référendums que sur les programmes électoraux des partis.

Mais d’autres études, notamment de Hans Herbert von Arnim en Allemagne et de John Matsusaka de l’Université de South California à Los Angeles montrent que la démocratie directe permet de meilleures décisions pour quatre raisons essentielles :

-  La démocratie directe permet un contrôle plus grand des citoyens sur leurs délégués en pouvant remettre en cause leurs décisions fréquemment et pas une seule fois tous les 4 à 6 ans lors des réélections. De plus, les lobbies (intérêts particuliers) sont puissants au parlement et influencent gouvernement et parlementaires alors qu’ils ont beaucoup moins d’influence sur le peuple. Enfin, les hauts fonctionnaires rédigent les lois plus que les élus : double délégation par conséquent qui éloigne d’autant les rédacteurs du peuple.

-  Elle permet des décisions plus responsables car le citoyen vote en secret donc en toute liberté alors que le député à l’assemblée vote publiquement et doit rendre compte devant les chefs de son parti politique et les lobbies. Le citoyen vote pour son avenir et celui de ses enfants et non en fonction d’impératifs de carrière à court terme. La démocratie représentative est « court-termiste ».

-  La démocratie directe permet d’utiliser l’information dispersée chez les citoyens et pas la seule information concentrée rassemblée par les experts. C’est le même phénomène en économie où le marché apporte les informations dispersées chez tous les acteurs alors qu’en économie planifiée, il y a perte d’informations car les experts ne peuvent avoir accès aux informations « vécues » (existentielles). Hayek a écrit des pages définitives sur cette question.

-  La démocratie directe permet une meilleure compétition, pas seulement entre les partis. Elle met en compétition les citoyens et les élus, mais surtout en réalité les rédacteurs des ministères et les conseillers juridiques privés. Cette compétition stimule l’innovation. De plus, l’initiative populaire permet d’échapper à la loi d’Anthony Downs (Brookings Institution) qui montre que pour conquérir l’électeur médian, les partis ont tendance à se ressembler de plus en plus. La démocratie directe permet de rétablir la compétition en mettant l’ordre du jour des projets rejetés par les chefs de partis (proposition antifiscale n°13 aux USA ou bien initiative sur les minarets en Suisse par exemple pour prendre des exemples très médiatisés).

En améliorant les processus de délégation et de responsabilisation, en permettant de mieux diffuser l’information et en stimulant la compétition, la démocratie directe permet donc de prendre des décisions plus rationnelles en accord avec les citoyens, contrairement à ce qui est souvent prétendu.

On dit que la démocratie directe est sujette à des mouvements de foule : c’est inexact puisque entre la collecte des signatures et le référendum, il peut se passer trois ans de débats alors qu’un vote d’une Assemblée peut intervenir très vite dans un climat hyper émotif. Ce sont des votes d’assemblées et non des référendums qui ont permis l’accession au pouvoir, puis aux pleins pouvoirs de Hitler ou de Mussolini.

La science économique notamment montre que la démocratie directe associée à la démocratie représentative comme en Suisse conduit à des décisions plus rationnelles qu’une démocratie purement représentative, laquelle délègue beaucoup de ses pouvoirs à des bureaucraties (ministères ou pire encore : « offices et hautes autorités »). En outre, elle permet de redonner la parole au peuple.

Yvan BLOT
Président de Agir pour la Démocratie Directe
Janvier 2011

République ou Démocratie ?

Posted on décembre 9th, 2010 by Klapperstein

La République française, ce « coup d’Etat permanent » disaient certains, est une démocratie minimaliste. Son centralisme administratif  hypertrophié et ses scrutins électoraux majoritaires brident et pervertissent la souveraineté populaire. A la véritable liberté d’expression, au fédéralisme et à la démocratie directe, les élites parisiennes opposent les sacro-saintes traditions républicaines et le dogme suranné des Droits de l’Homme, avec les résultats peu glorieux que l’on connait. L’éditorial de la fondation Polémia nous livre quelques aspects  fondamentaux de la démocratie « made in France ». A lire.

La France, pays le moins démocratique de l’Europe de l’Ouest

En France on parle beaucoup de « république ». Rarement de démocratie. Et pour cause ! La France est le pays le moins démocratique de l’Europe de l’Ouest.

La démocratie c’est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. Cela suppose d’abord la liberté d’expression et la capacité de s’informer librement avant toute prise de décision — ce n’est pas le cas. Cela suppose ensuite une représentation élective des différents courants d’opinion qui soit équitable — ce n’est pas non plus le cas. Cela implique que la loi votée prévale sur les règles imposées d’ailleurs — ce n’est pas davantage le cas. Cela suppose enfin que le peuple puisse se prononcer directement par des référendums sur des sujets nationaux et locaux et que son opinion soit respectée — là encore ce n’est pas le cas.
Explications.

La France lanterne rouge pour la liberté de la presse

Reporters sans frontière publie chaque année un classement des pays selon leur degré de liberté de la presse. La France ne cesse de perdre des places. En 2010, elle se situe au 44e rang mondial derrière la… Papouasie Nouvelle Guinée. A l’exception de l’Italie, tous les pays d’Europe de l’Ouest sont largement devant la France.

Il y a deux explications à cela :
– l’existence en France de lois liberticides créant des délits d’opinion sur le « racisme », « l’homophobie » ou « la mémoire » ; lois d’autant plus dangereuses qu’elles sont interprétées au sens large par les tribunaux et qu’elles prévoient comme peine complémentaire l’inégibilité ; menace qui pèse sur la liberté d’expression des représentants élus du peuple ;
– une grande concentration des médias souvent contrôlés par des groupes d’affaires et des banquiers : Rothschild à Libération, Lazard au Monde, Goldman Sachs au conseil d’administration de Bouygues, propriétaire de TF1, pour ne citer que quelques cas.

Un Parlement croupion

A l’exception de la Grande-Bretagne, la quasi-totalité des pays d’Europe pratiquent le scrutin proportionnel et ont des parlements qui représentent la diversité et la pluralité des courants d’opinion : écologistes, populistes, identitaires, souverainistes, régionalistes notamment sont représentés dans les assemblées politiques.

Rien de tel en France où le scrutin majoritaire a mis en place un duopole UMP/PS c’est-à-dire droite d’affaires versus gauche mondialiste…, à moins que ce ne soit… droite mondialiste contre gauche d’affaires.

En France, depuis trente ans, les réformes de modes de scrutins qui se succèdent limitent les possibilités d’expression des courants non dominants : suppression de la proportionnelle législative en 1988, suppression de la proportionnelle nationale aux européennes de 2004, suppression de la proportionnelle intégrale aux élections régionales en 2004, et suppression annoncée de toute proportionnelle pour les futurs conseillers territoriaux qui remplaceront les conseillers régionaux en 2014.

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Nur noch jeder dritte Elsässer spricht Dialekt

Posted on novembre 18th, 2010 by Unsri Heimet !

Un petit point de vue badois – peut être trop centré sur la question économique et pas assez sur le fait culturel – sur la situation actuelle du bilinguisme en Alsace. Avec un tiers de « dialectophones » plus passivement actifs que totalement actifs, une pratique qui décroît d’années en années, entrepreneurs, associations bilingues continuent de tirer la sonnette d’alarme (déjà enclenchée depuis les années 70). Nous  persistons à penser que seuls nous Alsaciens (mir selbst) sommes capables de sauver notre langue de sa lente agonie. Par conséquent, nous ne devons pas nous bercer d’illusions, l’Etat français, malgré l’inscription des langues dites régionales dans la Constitution et une proposition de loi blablabla, ne sauvera jamais et n’a aucune intention de sauver l’Elsässerditsch. Il n’y a pas de réforme possible ou de renouveau de la pseudo démocratie française. Il s’agit d’une lutte idéologique, une lutte à mort contre notre langue que l’Etat français à engagé depuis maintenant un siècle avec la complicité tacite des barons politiques en place qui tentent aujourd’hui désespérément de réparer le peu qu’il reste à coup de communication. Genug ! Elsässer, réveillez-vous. Wachen ihr gottverdammi uf  ! UH

Verfechter der Zweisprachigkeit sehen große wirtschaftliche Nachteile – auf Hilfe vom Staat können sie dennoch kaum hoffen.

Die Verfechter der Zweisprachigkeit im Elsass lassen nicht locker, auch wenn der Kampf gegen französischen Zentralismus mühsam ist. Die Binsenweisheit, dass deutsche Sprachkenntnisse Jobchancen erhöhen, hat sich in der Grenzregion aber noch längst nicht überall durchgesetzt, wie bei einer dreitägigen Konferenz zur Zweisprachigkeit an diesem Wochenende im elsässischen Schweighouse-sur-Moder deutlich wurde. Rund 60 Experten, Regionalpolitikern und Pädagogen nahmen daran teil.

Im Elsass geht es beim Thema Zweisprachigkeit um mehr als nur die Pflege des alten Dialekts. Es geht auch darum, wie wirtschaftlich interessant die Region bleibt. Die Zweisprachigkeit ist im Elsass eindeutig ein positiver Standortfaktor. Sie erleichtert elsässischen Unternehmen den Zugang zum lukrativen deutschen Markt. « Die Unternehmen kommen zu uns und sagen: Tut etwas für die Zweisprachigkeit », berichtet Patrick Hell von der Innungs- und Handelskammer in Mulhouse. Von 1,8 Millionen Elsässern sprechen nur noch etwa 600 000 Dialekt. Je jünger die Altersgruppe, desto geringer der Anteil der Dialekt-Sprecher.

« Was wir brauchen, ist ein Marshallplan für Deutsch im Elsass », sagt Jean-Claude Hager von der Agentur für Wirtschaftsentwicklung aus Colmar. Denn die Zweisprachigkeit bringt den Elsässern einen weiteren Vorteil: Sie finden leichter im benachbarten Deutschland Arbeit. So sind im Mercedes-Benz-Werk in Wörth am Rhein 2000 der 11 000 Angestellten aus dem Elsass. Doch zunehmend suchten deutsche Unternehmen in Osteuropa oder in der Schweiz nach Handwerkern, bei denen es weniger Sprachbarrieren gibt, sagt der Präsident des Generalrates in Straßburg, Guy-Dominique Kennel.

Woran liegt es, dass in der Region die Regionalsprache vernachlässigt und Deutsch, die Schriftsprache des Elsässischen, an den Schulen mit Englisch nicht Schritt halten kann? « Was uns sehr schadet ist die Einstellung ,Mr kenne Ditsch’ (Wir können Deutsch) », urteilt der emeritierte Germanist der Straßburger Universität, Frédéric Hartweg. « Elsässer glauben, sie hätten es nicht nötig, Deutsch zu lernen. Dabei reicht Elsässerditsch schon für die Lektüre der Bild-Zeitung nicht mehr aus. »

Weil die deutsche Sprache so wichtig auch fürs Wirtschaftsleben ist, hofft der elsässische Verein ABCM-Zweisprachigkeit zusammen mit anderen Schulvereinen auf eine stärkere Unterstützung durch die französische Regierung. Es gibt bereits Fortschritte: Seit Sommer 2008 erkennt die Verfassung die Existenz der Regionalsprachen zumindest an. Aber erst ein Gesetz, das derzeit von einer überparteilichen Arbeitsgruppe vorbereitet wird, würde es den Gebietskörperschaften ermöglichen, Unterrichtsprojekte wie ABCM-Zweisprachigkeit nachhaltig finanziell zu unterstützen.

Quelle: Badische Zeitung

Geld macht nicht glücklich – aber Demokratie

Posted on novembre 16th, 2010 by Klapperstein

Je direkter die Demokratie, desto zufriedener die Menschen

ggg

Eine wissenschaftliche Untersuchung, geleitet von Professor Bruno S. Frey, hat zutage gefördert, dass die direkte Demokratie als Regierungs- und Gesellschaftsform dem Menschen am meisten entspricht. Sie schafft nachhaltig Frieden, Freiheit und Gerechtigkeit und bietet den Bürgern die Möglichkeit direkter politischer Mitgestaltung und Einflussnahme. Sie wirkt sich positiv auf das Befinden der Menschen aus und ist für andere Völker attraktiv. Bruno S. Frey ist Professor für Volkswirtschaftslehre an der Universität Zürich und untersucht schon seit Jahren die Zusammenhänge zwischen Wirtschaft, Politik und Ethik. Seine Studien zur direkten Demokratie lassen aufhorchen und verdienen eine breite Diskussion.

Im folgenden Beitrag werden aus der Studie von Professor Frey wichtige Stelle im Originalwortlaut zitiert.

«Die Aussage ‹Geld macht nicht glücklich› stimmt annähernd; dass Demokratie glücklich macht, trifft hingegen völlig zu.» Für Bruno S. Frey ist klar, dass es zur Befriedigung der Grundbedürfnisse ein bestimmtes Einkommen braucht, aber «Geld – im Sinne von höherem Einkommen – macht nicht gerade unglücklich, erhöht jedoch das subjektive Wohlbefinden von Personen nur geringfügig». Tatsächlich fühlt sich derjenige glücklicher, der unter demokratischen Verhältnissen lebt.

«Insbesondere je besser ausgebaut die Möglichkeiten zur direkten Mitwirkung bei politischen Entscheidungen mittels Volksabstimmung sind, desto zufriedener sind die Einwohner.
Dafür sind zwei Gründe massgebend: Zum einen können die politischen Verhältnisse beeinflusst werden. Insbesondere werden die Regierungen veranlasst, diejenigen Güter und Dienstleistungen zur Verfügung zu stellen, die die Leute wirklich möchten. Zum anderen schätzen es die Bürger, am politischen Prozess teilhaben zu können.» Frey stützt seine Aussagen auf sorgfältig durchgeführte empirische Untersuchungen. Er bestätigt mit seinen wissenschaftlichen Ergebnissen Befunde der Psychologie, der Wirtschaftswissenschaften und der Politologie.

Frey ging mit seinen Mitarbeitern noch weiter und untersuchte in der Schweiz die kantonalen Unterschiede bezüglich direktdemokratischer Einflussmöglichkeiten. Auch hier kam er zu einem interessanten Ergebnis: Unterschieden wurde zwischen Kantonen mit ausgeprägten Möglichkeiten direktdemokratischer Beteiligung (Baselland, Glarus, Appenzell Ausserrhoden, Solothurn) und solchen mit geringen Möglichkeiten (Genf, Neuenburg, Tessin, Bern). «Nach Berücksichtigung aller anderen wirtschaftlichen und soziodemographischen Einflüsse zeigt sich, dass Bürger in Kantonen mit stark ausgebauten politischen Rechten deutlich zufriedener sind.»

Eine prosperierende Wirtschaft und auch ein Wirtschaftswachstum sind für die Wohlfahrt der Bevölkerung wichtig. Die Wirtschaft wächst aber um so besser und nachhaltiger, je mehr die Bürger mit direktdemokratischen Mitteln mitbestimmen können. Einmal mehr wird so unterstrichen, dass die direkte Demokratie der Schweiz einen hohen ethischen Wert besitzt. Wir schliessen uns Bruno S. Frey an, wenn er den Schweizerinnen und Schweizern rät, auf ihre direkte Demokratie stolz zu sein.

Quelle : Zeit-Fragen

Nicolas G. Hayek (1928-2010)

Posted on juillet 10th, 2010 by Unsri Heimet !

Über die Freiheit / de la Liberté

Freiheit und persönliche Freiheit für jedermann sind seit den Anfängen des Landes im 13. Jahrhundert in der Schweizer Seele verankert – lange bevor die Französische Revolution sie in den Vordergrund rückte. Die persönliche Freiheit des Bürgers ist oft wichtiger als die des Staates. Um es deutlicher zu sagen: Der Staat hat dem Bürger zu dienen und nicht der Bürger dem Staat. Sie sind Teil der wesentlichen Grundsätze, welche die Schweizer hoch schätzen. Es ist kein Zufall, dass Voltaire und viele andere in die Schweiz flohen, um frei schreiben und reden zu können.

La liberté et la liberté individuelle pour chacun sont gravées dans l’âme suisse depuis les origines du pays au XIIIe siècle, bien avant que la Révolution française ne les mette au premier plan. La liberté individuelle du citoyen est souvent plus importante que celle de l’Etat. Pour être plus clair: l’Etat doit être au service du citoyen, et non le citoyen au service de l’Etat. La liberté est partie intégrante des principes les plus chers aux Suisses. Ce n’est pas un hasard si Voltaire et bien d’autres ont cherché refuge en Suisse, pour pouvoir écrire et parler librement.

Über die europäische Union /de l’Union Européenne:

L’Union européenne nous est alors plus ou moins apparue comme une lourde machine, un méli-mélo bureaucratique et plus ou moins chaotique et de concepts idéologiques, sociaux, économiques et, pour une part, financiers, pendant que tout le reste était laissé au hasard, à la Providence et aux générations à venir.

Es erschien uns dann als schwerfällige, bürokratische und mehr oder weniger chaotische Mischung von ideologischen, sozialen, wirtschaftlichen und zum Teil finanziellen Konzepten, während alles andere dem Zufall, Gott und künftigen Generationen überlassen wurde.

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La démocratie en question

Posted on juin 13th, 2010 by Klapperstein

Faire de l’Alsace un canton intégré à la confédération helvétique,  en voilà bien une schnàppsidee ! Il est vrai que réunis au Stàmmtisch, autour d’un quart de pinot ou d’un Seidel pour refaire le monde l’espace d’un instant, l’idée peut faire sourire… voire grincer des dents. Quoique. Das Elsass als 27. Kanton ? Mr sin eifàch nit dagega. Or, il s’agit pas là d’une blague de comptoir mais bien d’une proposition suisse… et c’est très officiellement que le conseiller jurassien Dominique Baettig (UDC/SVP) à déposé le 18 mars dernier au Nationalrat (Berne) un texte de loi – cosigné par 28 autres conseillers – allant dans ce sens. Nous notons que les rares médias alsaciens qui ont évoqué l’affaire se sont bien gardés d’approfondir le sujet. Nous vous livrons le contenu de cette motion.

Considérant le manque d’intérêt de la classe politique nationale et européenne dont souffrent certaines régions limitrophes , leur volonté croissante d’obtenir de l’autonomie par rapport à l’Etat central (ou Bruxelles), le Conseil fédéral est chargé de proposer dans les meilleurs délais à l’Assemblée fédérale, un cadre constitutionnel et légal opérationnel, qui permettrait éventuellement, si une majorité de la population en faisait la demande, aux Départements, Provinces et Länder limitrophes [...] qui ont déjà exprimé un tel intérêt démocratique de par le passé, de rejoindre la Confédération helvétique en qualité de nouveaux cantons suisses, avec, à la clé, le Droit d’Initiative et de Référendum, avantages d’un système de démocratie directe. Ces régions limitrophes disposent d’une longue tradition et volonté politique de souveraineté de leurs citoyens, de démocratie de proximité, à échelle humaine [...]. Il s’agit d’un signe politique d’ouverture à l’extension d’un modèle de souveraineté suisse, proactif, plutôt que de laisser l’initiative du grignotage d’adhésion à l’Union européenne, dont les institutions centralisatrices sont coupées des aspirations de ses citoyens.

Au delà de la proposition, il s’agit avant tout d’un cruel constat. Car L’Alsace, bien plus encore que d’autres régions limitrophes, souffre d’un grave déficit démocratique . Et c’est bien là la problématique majeure. Ses libertés politiques et son autonomie ont été au fil de l’Histoire fortement malmené par Paris. Terribles conséquences de l’uniformisation hexagonale pour notre petit pays zwische Rhyn un Vogese qu’être devenu années après années le nain économique et pour tout dire le parent pauvre de l’espace rhénan, après avoir perdu petit à petit son identité propre, sa langue et son âme. Et nous avons évidemment le député-maire du coin, du Dreieckland en l’occurrence, l’inénarrable Jean-Luc Reizer, qui s’empresse d’affirmer que nous sommes « de bons français » (1) et que « nous entendons bien rester citoyens de la République française ». Ben voyons! Noch einer wu sin Bändala verdiennt het.

Et notre motion, qu’est-elle finalement devenue? Elle fut sans grande surprise rejetée le 19 mai dernier par le Conseil Fédéral qui a sagement répondu que:

donner aux régions limitrophes à notre pays la possibilité de rejoindre la Confédération suisse serait un acte politique inamical, que les Etats voisins pourraient considérer, à juste titre, comme provocateur. Elle nuirait donc de manière grave aux relations avec les Etats concernés.

Alors, non, ‘s Elsass ne sera pas, sans doute pas, après le Jura, le 27ème canton suisse. So schlimm isch ‘s nit. Car l’intérêt de cette motion n’est pas tant pour les Alsaciens leur l’intégration dans la Confédération que le développement d’une réel démocratie en Alsace. Car la démocratie n’est dans les faits nullement incarnée par les républicains parisiens et les bureaucrates bruxellois. Derrière l’invocation constante et de la République, des Droits de l’Homme et de l’Europe se cache en fait la mise à mal de la démocratie et des libertés politiques les plus élémentaires qui devraient lui être consubstantielles. Face à l’usurpation démocratique (2) que nous subissons, gardons en nous l’esprit (3) des Confédérés, celui des hommes libres des Waldstätten, à la fois droit et rebelle; il aidera grandement les Alsaciens à retrouver leur fierté et leurs libertés, pour redonner enfin à leur Heimet un destin digne de ce nom.

(1) Jean-Luc Reizer, député-maire à vie d’Altkirch, devrait peut-être aussi rebaptiser Altkirch en Vieille Eglise, témoignant ainsi de ce que les Sundgauviens seraient enfin devenus « de bon français » comme les autres !

(2) Cette usurpation est malheureusement rependue dans presque tous les grands pays occidentaux, où l’absence de démocratie direct et la prédominance toujours plus fréquentes des scrutins majoritaires sur les scrutins proportionnels montrent que ces démocraties sont sur le plan institutionnel en service minimum. Elles sont en fait des oligarchies à caution démocratique. En témoigne l’évolution récente et en cours du scrutin des Régionales en France. Après avoir monter en 2004 la barre  permettant d’être élu de 5% à 10%, le gouvernement est en train de changer ce même scrutin proportionnel en scrutin majoritaire. Ce qui représente deux régressions démocratiques consécutives.

(3) Nous pensons également à celui des paysans révoltés du Bundschuh et des freien Reichstädten de la Décapole, qui en étaient proche.

Motion complète en français und auf deutsch ci-dessous:

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Erfolgsmodell Schweiz

Posted on avril 20th, 2010 by Klapperstein

A l’heure où la construction européenne (qui représentait pour de nombreux alsaciens un échappatoire au jacobinisme et à la grisaille  française) ne cesse de décevoir par son caractère bureaucratique, ultralibéral et antidémocratique, comme en témoigne le contenu du traité constitutionnel de 2005 et la manière dont il a été imposé aux différents  peuples européens, il est peut-être temps pour les Alsaciens attachés à leurs libertés de  tourner leur regard vers le pays du fédéralisme et de la démocratie directe, et ce d’autant plus que l’organisation politique passé de nos frères alamans, l’ancienne Confédération helvétique (alte Eidgenossenschaft 1291-1798), avait de nombreuses similitudes avec la Décapole alsacienne (elsässisches Zehnstädtebund 1354-1679) .

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La Suisse, modèle efficace

Erfolgsmodell SchweizLa maison d’édition Kai Homilius (Berlin) vient de publier il y a quelques se­maines dans sa série COMPACT un livre intitulé «Erfolgsmodell Schweiz. Direkte Demokratie, selbstbestimmte Steuern, Neutralität» [La Suisse, modèle efficace. Démocratie directe, impôts déterminés par les citoyens, neutralité]. Il s’agit d’un véritable antidote aux attaques polémiques contre la Suisse. Il a trois caractéristiques:
Il répond clairement à maintes questions de ceux qui s’intéressent à la Suisse, mais il plaira également à tous les lecteurs suisses et les rassurera.
Il est publié par une maison d’édition allemande en collaboration avec un éditeur allemand et donne la parole à de nombreux Suisses. Il s’agit donc d’une collaboration réussie entre la Suisse et l’Allemagne qui se différencie de manière bienfaisante de la politique allemande de confrontation.
Il donne la parole à des membres du Conseil fédéral aussi bien qu’à de simples citoyens. Chacun a son opinion, mais l’ensemble est assimilable à un concert.
Ceux qui cherchent des réponses sincères aux questions suivantes les trouveront dans ce livre.
•    Qu’entend-on par souveraineté du peuple en Suisse et quelle en est l’histoire? ­Quelles sont les institutions que la ­Suisse a créées en vue de cette souveraineté et ­quelles conditions humaines ont fait que le modèle suisse est efficace?
•    Pourquoi la majorité des Suisses ne veulent-ils pas que leur pays devienne membre de l’UE?
•    Quels sont les fondements théoriques et historiques de la démocratie directe de la Suisse?
•    Pourquoi le système fiscal suisse correspond-il à la volonté populaire?
•    Pourquoi l’armée de milice suisse est-elle un modèle pour la démocratie directe?
•    Pourquoi les communes fonctionnent-elles particulièrement bien?
•    Pourquoi l’aide humanitaire a-t-elle toujours été particulièrement importante en Suisse?
•    Qu’est-ce qui se cachait derrière la cam­pagne de l’or volé des années 1990?
•    Qui la place financière suisse dérange-t-elle et quel est le rôle du capital financier international dans les attaques contre la Suisse?
•    Quelles méthodes manipulatrices de PR ont été utilisées dans la campagne contre la Suisse?

La liberté a toujours été un des biens les plus estimés en Suisse. Le conseiller fédéral Ueli Maurer en témoigne de manière éloquente. Ce n’est pas la liberté au sens néolibéral du «droit du plus fort», mais la liberté d’individus égaux en droits, une liberté dans la responsabilité à l’égard du prochain, une liberté digne. La Suisse est un pays qui vaut la peine qu’on s’y intéresse.

Jürgen Elsässer/Matthias Erne (éd.): Erfolgsmodell Schweiz. Direkte Demokratie, selbstbestimmte Steuern, Neutralität. 2010. ISBN 978-3-89706-416-4. L’ou­vrage contient entre autres des contributions de Cornelio Sommaruga, ancien président de la Croix-Rouge internationale, Nicolas G. Hayek (Swatch Group AG), Rolf Dörig (Swiss Life), Ueli Maurer, conseiller fédéral, Luzi Stamm, conseiller aux Etats, et Walter Suter, ancien ambassadeur de Suisse.

Source : Horizons et débat

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