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Unsri Heimet

Unsri Heimet – -do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Zwangsfusion: auch Südtirol bedroht?

Posted on décembre 19th, 2014 by Klapperstein

Fast zeitgleich mit der letzten Abstimmung der französischen Nationalversammlung, die gestern die Zwangsfusion des Elsaß mit Welschlothringen und der Champagne und somit das Ende der Autonomie des Elsaß beschloß, schlägt nun der Südtiroler Landtagsabgeordnete Sven Knell (Süd-Tiroler Freiheit) Alarm. Demnach liegt ein Gesetzentwurf der regierenden Demokratischen Partei (PD) kurz vor der Abstimmung im italienischen Parlament, der die Anzahl der itanienischen Regionen von heute 20 auf nur noch 12 reduzieren würde.

Der heutigen Region Trentino-Südtirol, die aus dem deutschsprachigen Südtirol und dem italienischen Welschtirol (Trient) besteht – die beide zusammen 1918 von Italien zwangsannektiert wurden – und derzeit über eine weitgehende Autonomie verfügt, droht somit eine Zwangsfusion mit dem Friaul und Venetien in eine Großregion «Trivenetien», einen künstlichen Konstrukt, den es schon mal unter dem faschistischen Regime gab und der zum Ziel hatte, die deutsche Sprache aus Südtirol auszurotten und die Südtiroler zu assimilieren.

«Die Großregion Triveneto wurde vom Faschismus geschaffen, um Süd-Tirol im oberitalienischen Raum zur bedeutungslosen Minderheit zu degradieren. Daß die Wiederauferstehung des Triveneto nun abermals angedacht wird, ist auch die direkte Folge der fehlgeleitenden Kulturpolitik der Süd-Tiroler Landesregierung», so Knoll.

Quelle : Hytt Morje

Südtirol – Elsass, Histoires croisées…

Posted on juillet 9th, 2014 by Klapperstein

Suite aux propos consternants et mensongés du député alsacien Armand Jung : « Je ne veux pas que l’Alsace soit le Tyrol du Sud. J’aime l’Alsace parce qu’elle est unique, c’est pour cela que je ne veux pas la voir folklorisée », nous publions ci-dessous un commentaire du livre de Bernard Wittmann  « Südtirol – Alsace/Elsass, Histoires croisées… « paru en décembre 2009.

Cela étant, le problème  principal d’Armand Jung n’est certainement pas sa méconnaissance de l’Histoire, mais simplement sa détermination à servir l’idéologie républicaine de l’oligarchie française au détriment des intérêts du peuple alsacien. UH

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Südtirol – Alsace/Elsass, Histoires croisées…

C’est le nom du dernier ouvrage de Bernard Wittmann, paru aux Editions Nord Alsace (ENA). Le sous-titre donne le ton : « La volonté de s’émanciper au Südtirol, l’Alsace et les illusions perdues ».

L’idée de départ est de brosser un portrait croisé de ces deux régions germanophones et de leurs destins respectifs à partir de 1919, date à laquelle elles ont été annexées par deux pays latins centralisés, la France pour l’Alsace, l’Italie pour le Südtirol.

Le livre débute par un bref rappel sur l’histoire de ces deux régions, dont on découvre qu’elles avaient, au Moyen-âge, plus de points en commun que l’on pourrait croire. Leur appartenance au Saint Empire Romain Germanique est certes bien connue, mais qui savait que le Sundgau et le Südtirol ont été gouvernées pendant plus de trois siècles (de 1363 à 1648) par la lignée tyrolienne des Habsbourg ? Alors que le Tyrol restera uni jusqu’en 1919, l’Alsace, elle, sera annexée en plusieurs étapes par la France et deviendra une pomme de discorde entre la France et l’Allemagne, ses deux voisins.

Convergences et divergences

Un point clé du destin tyrolien est le rôle joué par ses partis politiques, en particulier la Südtiroler Volkspartei (SVP). Dès sa création en 1945, ce parti démocrate-chrétien a pris le flambeau de la défense des Tyroliens du Sud, de leurs droits linguistiques et de leur volonté d’émancipation. Parti uniquement régional, la SVP a su fédérer derrière elle toute la population, qui, en retour, lui a assuré un règne politique sans partage dans le Südtirol depuis sa création.

Pendant ce temps, l’Alsace suit le chemin inverse : après 1945, les démocrates-chrétiens, qui avaient porté avant-guerre le flambeau de l’autonomisme, se dissolvent dans les partis nationaux français. Par leur servilité envers Paris et les Gaullistes, ils collaborent à la destruction culturelle et politique de l’Alsace, tout en essayant de sauver les apparences.

Alors qu’au Südirol, la cohésion entre le peuple et ses élites a permis une véritable marche vers l’émancipation, la situation est toute autre en Alsace. Entre Vosges et Rhin existe un véritable fossé entre le peuple et la bourgeoisie. En effet, depuis la Révolution, la majorité de la (haute-)bourgeoisie alsacienne a choisi en majorité le camp de Paris. Et à des moments clés de l’histoire (à l’issue de chaque guerre notamment) elle a trahi les intérêts du peuple alsacien pour quelques médailles ou par mercantilisme.

Une longue marche

Malgré tout, la marche du Südtirol vers son émancipation n’a pas été un long fleuve tranquille, loin de là ! Les Tyroliens ont du tout d’abord affronter le fascisme italien avant se retrouver pris en étau entre Mussolini et Hitler. Après la seconde guerre mondiale, Rome lâche un peu de lest et adopte une attitude plus constructive vis-à-vis du Südtirol. Notons qu’au même moment l’orgueilleuse France accentue sa répression contre les minorités nationales en métropole et dans les colonies.

Néanmoins, malgré la pression internationale, les promesses italiennes sont vagues et rarement suivies d’effet. Aussi, dans les années 1960, les habitants du Südtirol, excédés, prennent les armes. Jusqu’en 1980, les attentats du B.A.S. (Befreiungs-Ausschuss-Südtirol), qui ne font la plupart du temps que des dégâts matériels, mettent Rome sous pression. Ce n’est que dans les années 1970 que sera progressivement mis en place un statut d’autonomie qui mettra d’ailleurs près de vingt années à se concrétiser.

Savoir ce que l’on veut et le dire haut et fort

Un autre élément important explique la réussite du Südtirol : c’est la permanence depuis 80 ans d’une revendication claire et sans concession, à savoir le retour du Südtirol au sein de la « mère patrie » autrichienne. Il en a résulté une opposition frontale avec le pouvoir central italien, lequel a progressivement lâché du lest, en espérant affaiblir la revendication rattachiste.

Cette opposition a abouti à une autonomie politique croissante. Selon Bernard Wittmann, le niveau d’autonomie atteint semble aujourd’hui satisfaire la majorité de la population et s’avère être un bon compromis.

Mais, ne l’oublions jamais, l’autonomie n’est pas un statut stable et figé. Ce n’est que la résultante à un instant précis de l’opposition entre un pouvoir centralisateur et des forces émancipatrices. Si l’une ou l’autre force s’affaiblit ou revoit unilatéralement ses prétentions à la baisse, l’équilibre se déplace automatiquement.

Il est intéressant de noter que, dans la quasi-totalité des cas, les « régions » européennes qui ont obtenu un statut d’autonomie, le doivent à la présence d’un mouvement indépendantiste ou rattachiste. Est-ce la condition nécessaire pour qu’un état centralisé daigne modifier sa façon de fonctionner ? En France, les exemples corses et ultramarins semblent confirmer cette hypothèse.

En Alsace, depuis 150 ans, différents mots d’ordre se sont succédé et ont cohabité avec des fortunes diverses : régionalisme, autonomisme, rattachement à l’Allemagne ou la France (selon la période), ou indépendantisme. Où serions-nous aujourd’hui si la revendication alsacienne était portée depuis 80 ans par un seul mouvement indépendantiste fort et structuré ? La question mérite d’être posée.

« Mir welle bliewe was mir sin »

En choisissant de comparer l’Alsace et le Südtirol, Bernard Wittmann ignorait nullement les différences de contexte entre les deux régions. Il a en fait démontré avec brio ce que l’Alsace aurait pu (pourrait) obtenir aujourd’hui si elle avait pu (pouvait) compter sur une société alsacienne unie derrière des revendications claires.

Assurément, l’Alsace, région riche coincée entre deux nations belliqueuses, ne bénéficiait (bénéficie) pas des meilleures cartes pour assurer aisément son épanouissement politique. La tâche était (est) certes difficile mais pas impossible. Aussi, cette brillante étude sur le Südtirol pourrait être utilement complétée par l’étude d’un autre cas, très intéressant pour l’Alsace : le Luxembourg.

Arrivé à l’indépendance un peu par hasard, ce pays, « grand » comme la moitié du Bas-Rhin, a su faire face tant bien que mal aux ambitions de ses voisins. Le Luxembourg a lui aussi connu la dictature militaire allemande pendant les deux guerres mondiales. Il a connu une industrialisation effrénée suivie d’importantes mutations sociétales. Il en a néanmoins gardé son identité culturelle, sa langue et son indépendance. Il a su développer ses infrastructures en coopérant avec ses voisins et œuvrer pleinement à la construction européenne, non comme spectateur alibi mais comme acteur.

Si proche de nous historiquement, culturellement et géographiquement, le Luxembourg mériterait bien que l’on s’intéresse de plus près à son destin modèle…

Quelle : Unser Land

Unsere Verelsässerung geht immer weiter…

Posted on juillet 9th, 2014 by Klapperstein

Ries, Jung et Bies : les socialistes entre cynisme et mauvaise foi

Lors d’une récente interview parue dans la presse quotidienne, MM. Jung et Bies, tous deux Mosellans d’origine, ont, une nouvelle fois, pris fait et cause pour le projet de réforme territoriale qui prévoit la disparition de la région Alsace et sa fusion avec la région Lorraine.

Les deux parlementaires se sont déclarés prêts à siéger tout l’été pour faire aboutir le projet avant décembre. Ils s’inscrivent ainsi dans la fuite en avant engagée par le gouvernement et approuvent de fait son intention de passer en force. Ce même gouvernement a en effet retoqué la proposition du Sénat de soumettre la réforme à référendum.

Ces socialistes, grands donneurs de leçons devant l’Eternel, n’ont même pas le courage d’assumer leurs positions devant les électeurs et préfèrent les couloirs feutrés de l’Assemblée pour effectuer leur sale besogne en toute quiétude. De quoi ont-ils peur, ces élus censés représenter le peuple ?

Mais leur comportement n’est seulement empreint de lâcheté, il s’enrobe d’une mauvaise foi affligeante.

M. Jung chante à qui veut l’entendre que « l’identité, le droit local, le Concordat et les langues régionales ne sont ni concernés, ni menacés par ce projet de région administrative». On croirait un maquignon en train de caresser la bête qu’il emmène à l’abattoir.

Parlons du Droit Local. Il n’y a pas plus tard que 19 jours, M. Roland Ries et ses compères sénateurs socialistes ont torpillé le projet de loi de modernisation du Droit Local. Ce qui devait être un grand aggiornamento du Droit Local a été totalement vidé de sa substance par les sénateurs socialistes, radicaux, écologistes et communistes, qui ont supprimé 7 articles sur 9. On peut s’émouvoir de l’ignorance de la majorité des sénateurs français de l’Intérieur, qui n’ont ni cure ni connaissance de la situation juridique de nos départements, mais on ne peut qu’être révolté par le comportement de ces élus qui, loin de représenter les intérêts alsaciens à Paris, s’inscrivent dans la logique de groupe parisienne et condamnent sans état d’âme notre droit local à l’obsolescence.

Parlons de la « langue régionale » : le Conseil régional de Lorraine, dont les élus deviendraient majoritaires en cas de fusion, manifeste un désintérêt total voire une défiance pour l’enseignement de la langue régionale. La Région Lorraine n’a jamais déboursé un seul euro pour soutenir l’enseignement bilingue dans le département de la Moselle. Et demain, c’est cette même majorité, ces mêmes élus qui dénient ce droit aux habitants de la Moselle qui imposeront leur volonté aux Alsaciens devenus minoritaires. On voit bien que les imprécations du duo tragicomique Jung-Bies ne reposent sur aucune garantie concrète. Les promesses n’engagent que ceux qui les croient.

Quant à l’identité, si l’identité alsacienne n’est pas menacée par la disparition de l’Alsace en tant qu’entité administrative, alors supprimons la France en tant que pays, réduisons l’enseignement du français au même niveau que celui des langues régionales et officialisons une langue étrangère. On verra ce qu’il restera de l’identité française dans 50 ans.

Mais le « mur du çon » est franchi allègrement avec les propos hallucinants de M. Jung : « Je ne veux pas que l’Alsace soit le Tyrol du Sud. J’aime l’Alsace parce qu’elle est unique, c’est pour cela que je ne veux pas la voir folklorisée ».

M. Jung ferait bien un jour d’aller au Sud-Tyrol. Il découvrira une région, devenue la plus riche d’Italie, au taux de chômage deux fois inférieur à celui de l’Alsace (4% contre 9%), bénéficiant d’une véritable autonomie administrative, oû la langue italienne et allemande sont reconnues à parité, où les habitants ont le droit de vivre décemment leur identité et de la transmettre à leurs enfants, bref une eurorégion modèle de 500.000 habitants.

On lui apprendra aussi que le pire cauchemar pour ses heureux habitants, c’est ce qu’ils appellent justement la «Verelsässerung », c’est-à-dire de se retrouver dans notre situation du peuple alsacien : broyé par un Etat centraliste, exproprié de sa langue et de sa culture, trahi par ses élites et dépossédé de toute autonomie administrative.

On lui rappellera aussi que l’Etat français s’apprête à faire subir à l’Alsace, ce que l’Italie à fait subir en 1946 au Sud-Tyrol pour tenter de le faire disparaitre.

Le folklore, c’est bien seule chose qui restera à l’Alsace si on la fusionne avec la Lorraine et son lui dénie ainsi le droit d’exister comme entité politique autonome. Manger de la choucroute, élever des cigognes en cage et parader en nœud affublé d’une cocarde tricolore, voilà la seule expression que cette république peut tolérer. La liberté, l’autonomie politique, c’est bon pour les autres, pas pour les Alsaciens.

M. Ries n’est pas en reste : il a ainsi récemment invoqué l’exemple basque dont l’absence d’institutions n’empêcherait pas l’expression d’une forte identité. Sauf que, justement, les mêmes Basques réclament à cor et à cri la création d’une collectivité territoriale basque qui leur permettrait de pérenniser cette identité. Promise en 1981 par Mitterrand, cette collectivité leur a toujours été refusée par cette république autiste.

Invoquer les exemples basque et sud-tyroliens pour justifier la suppression de la région Alsace, c’est soit du cynisme, soit de l’ignorance crasse.

Dans tous les cas, le projet de réforme territoriale s’inscrit dans une longue tradition. Comme l’a révélé WikiLeaks, lors d’une rencontre le 24 octobre 2005 avec l’ambassadeur américain à Paris, Craig Stappleton, Michel Rocard, ex-premier ministre français socialiste, a avoué que la France est un état hétérogène, une création militaire qui s’est construite en détruisant les cultures bretonnes, occitanes, alsaciennes, corses et flamandes.

Voilà la politique de la France en Alsace depuis 350 ans, et, visiblement, avec la réforme territoriale, elle poursuit son œuvre funeste.

Quelle : Unser Land

Verbundenen Artikel : Keine Verelsässerung für die Südtiroler

Destruction de la culture alsacienne (citation de Michel Rochard à l’ambassadeur américain à Paris, Craig Stappleton)

Ohne Rom in die Zukunft

Posted on mai 3rd, 2012 by Klapperstein

Presserundschau „Ohne Rom in die Zukunft“ : 6000 demonstrierten für Südtirols Freiheit

Um die 6000 Südtiroler nahmen am 14. April an einem „Freiheitsmarsch“ unter dem Motto „Ohne Rom in die Zukunft“ teil.

Angesichts der Bestrebungen Roms, die Südtiroler Autonomierechte immer mehr zu beschneiden, wird der Ruf nach einer Unabhängigkeit von Italien südlich des Brenners in den letzten Monaten lauter. So organisierten der Südtiroler Schützenbund am 14. April einen „Freiheits-marsch“ in der Landeshauptstadt Bozen, an dem sich um die 6000 Teilnehmer (aus ganz Tirol) beteiligten.

In der „Freiheitsrede“, die der Landeskommandant des Schützenbundes, Elmar Thaler, in Anwesenheit von LAbg. Sven Knoll, LAbg. Eva Klotz (beide „Süd-Ti-roler Freiheit“) und des FP-Südtirol-Sprechers Werner Neubauer hielt, hieß es u. a.: „93 Jahre nach der gewaltsamen Abtrennung unserer Heimat vom Vaterland Österreich wollen wir uns die Forderung unserer Vorfahren zu eigen machen und der Welt zurufen: Es ist unser Wunsch und Wille, daß unser Heimatland Südtirol, das aus sprachlichen, kulturellen und historischen Gesichtspunkten nicht dem italienischem Kulturraum angehört, über seine Zukunft selbst entscheidet. Durch einen internationalen Pakt über wirtschaftliche, soziale und kulturelle Rechte, (…) ist das Recht auf Selbstbestimmung eindeutig festgeschrieben. (…) Wir fordern deshalb die Unabhängigkeit und Freiheit und den Südtiroler Landtag dazu auf, alles notwendige in die Wege zu leiten“

So deutlich wurde diese Forderung der deutschen Südtiroler in den letzten Jahrzehnten nur selten öffentlich ausgesprochen.

„So wie im Sommer 1989 echte Grenzen in Deutschland fielen, werden auch die Grenzen, die heute noch Tirol spalten, fallen. Ohne einen Schuß, ohne einen Bürgerkrieg“, so Thaler weiter, „Wir sind zusammengekommen, um nach Jahrzehnten der Abhängigkeit von einem fremden Staat friedlich und im Geiste europäischer Einigkeit, die nächsten Schritte für eine erfolgreiche und sichere Zukunft unseres Landes einzufordern“

Gundwin Volkmann

Quelle :  Neues Elsaß-Lothringen

Südtirol will sich von Rom freikaufen

Posted on octobre 23rd, 2011 by Klapperstein

Südtirol will einen drohenden Bankrott Italiens nutzen und sich von Rom die Vollautonomie erkaufen.

Die südtiroller Milchkuh ist nicht zufrieden

Raus aus dem Saftladen » – Das ist es was Thomas Widmann, Vizeobmann der Südtiroler Volkspartei (SVP) will. Gemeint ist die Vollautonomie Südtirols, beim Staat sollen nur mehr Kernkompetenzen wie Währungs- und Außenpolitik bleiben. Und für Wittmann ist jetzt die Gunst der Stunde gekommen. Der Landesrat will den drohenden italienischen Staatsbankrott nutzen und Rom die Vollautonomie « abkaufen ». Der Moment sei günstig, Zuständigkeiten wie Steuerhoheit, Gerichtsbarkeit und Landespolizei zu übernehmen: « Wir rechnen aus, was diese Dienste kosten, und legen auf zehn Jahre noch etwas drauf: Dann aber sind wir raus aus diesem Saftladen », zitierte die Südtiroler Tageszeitung Dolomiten den Vizeobmann in ihrer Samstagsausgabe.

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Les Peuples minoritaires face aux Etats centralisateurs

Posted on novembre 17th, 2010 by Unsri Heimet !

Dans l’introduction du livre collectif Contre les Etats – les Régions d’Europe publié en 1970, qui brosse le portrait d’une vingtaine de peuples d’Europe sans Etat (Vlaanderen, Corsica, Elsass, Südtirol, uzw), le penseur fédéraliste Guy Maurice Héraud expose les différentes aliénations pouvant être subies par un peuple minoritaire. Chaque Alsacien conscient de sa personnalité pourra effectivement se retrouver dans chacun des points évoqués et par ailleurs comprendre la politique mise en place par Paris pour venir à bout de notre identité. Une analyse toujours d’actualité, qui reste indispensable pour cibler les maux nous concernant et mettre en place une politique forte qui puisse servir efficacement les intérêts de notre petit pays situé entre Vosges et Rhin et tant malmené par la France et l’Histoire. UH

L’antagonisme ethnique engendre au détriment des minorités la gamme complète des aliénations :

1. Aliénation démocratique : la minorité ethnique est électoralement dominée et mise dans l’impossibilité de faire jamais triompher ses vues ou prévaloir ses intérêts. C’est là l’objet des griefs des Jurassiens à l’égard de la constitution bernoise.

2. Aliénation administrative : l’autonomie administrative (du type de la Vallée d’Aoste n’est qu’un pis-aller). L’ordre étatique continue en effet de peser lourdement sur la Région (livrée à l’immigration, aux cantonnements de l’armée, à la surveillance sans relâche des polices). Et le gouvernement peut, par le biais de la tutelle, vider l’autonomie du plus clair de son contenu.

Voulant mettre tous les atouts entre leurs mains, les Etats qui font face à une minorité jugée trop puissance, trahissent régulièrement leur promesses d’autonomie. Il y a là une loi ethnique véritable, confirmée par de nombreux précédents : c’est la Pologne qui refuse d’instituer l’autonomie galicienne solennellement acceptée au traité de Riga ; c’est la Lituanie qui annexe le territoire libre de Memel ; c’est l’Irak qui n’a jamais respecté un seul de ses périodiques engagements envers les Kurdes ; c’est Prague qui, à peine l’Etat constitué, impose aux Slovaques la république unitaire – et Belgrade en fit autant pour ses Slovènes, Croates et Macédoniens ; c’est Madrid qui refuse aux Basques la République autonome inscrite dans la constitution de 1931 et ne l’institue qu’in extremis, en 1936, sous la contrainte des évènements ; c’est Rome qui, en 1948, triche avec le traité de Paris et noie l’autonomie tyrolienne dans la Région Trentino-Alto-Adige ; c’est Djakarta qui abolit les Etats-Unis d’Indonésie au profit d’une république unitaire, etc.

3. Aliénation démographique : génocide physique et biologique, expulsions, immigration dirigée, interdiction de faire barrage à l’immigration naturelle et impossibilité d’assimiler les immigrants faute de souveraineté linguistique, exode des autochtones privés d’emploi ; dans le meilleur des cas, l’ethnie menacée ne peut se donner une législation nataliste appropriée (la Wallonie).

4. Aliénation économique : la planification, la politique des investissements, la décentralisation économique ne sont pas faites pour l’ethnie minoritaire, mais souvent dirigées contre elle. Si la minorité est mieux favorisée par la nature, ou plus douée, elle voit sa richesse disparaître, par ponctions fiscales, dans les caisses de l’Etat (Euzkadi et Catalogne dans l’Etat espagnol).

Le pouvoir aux mains de l’ethnie dominante s’efforce de détruire les entreprises possédées par les minoritaires (politique de Prague envers les industriels sudètes entre les deux-guerres, prolétarisation des entrepreneurs et propriétaires allemands et hongrois dans l’actuelle Roumanie, etc.)

5. Aliénation sociale : les peuples voient leurs élites écrémées. Car il n’est pas d’ascension sociale sans assimilation, de fait et de cœur, à l’ethnie dominante. La bourgeoisie – tels les « notables » dans les colonies : le phénomène du « glaouisme » – trahit son peuple ; jadis ce fut la noblesse : la Bretagne et l’Occitanie se sont francisées à partir des ordres privilégiés. Le Canada français, comme hier encore la Flandre belge, constitue un exemple de déclassement social massif du peuple soumis.

6. Aliénation linguistique et culturelle : l’école, la caserne, la presse, la radio, la télévision, le film, l’administration ; la rue sont de puissants instruments d’assimilation linguistique et culturelle.

« Une langue qu’on n’enseigne pas est une langue qu’on tue », disait Camille Jullian. Or il ne suffit pas d’enseigner une langue, il faut encore que ce soit efficacement. Pour se maintenir, la langue ethnique doit être utilisée à l’école comme une langue vivante c’est-à-dire servir pour l’enseignement d’une grande partie au moins des autres matières.

7. Aliénation morale : par le jeu des mythes installés, le peuple sujet devient l’instrument de sa propre destruction. M. Frédéric Hoffet a donné, pour l’Alsace, un tableau des complexes engendrés par l’aliénation morale. Le docteur Noël Bothorel, dans sa thèse de doctorat, a décrit les misères physiologiques, psychologiques et sociales qui naissent à la rupture des traditions et de la perte de la langue. Des ethnologues attribuent à l’aliénation ethnique la tristesse, l’abattement, le désespoir des Indiens d’Amérique.

Keine Verelsässerung für die Südtiroler

Posted on novembre 7th, 2010 by Klapperstein

Die Südtiroler haben ihr Schicksal selbst in die Hand genommen – eine elsässische Studienreise über die Alpen


Warum fahren die Elsässer so gern nach Tirol, und besonders nach… Südtirol? Weil es in Italien liegt? Weil es billiger ist? Oder ganz einfach, weil sie dort in ihrer Sprache begrüßt, empfangen und bedient werden? Weil sie dort reden können « wie ihne d’r Schnààwel gwàchsa isch »? Sicher auch, weil sie dort eine Region vorfinden, die mit Erfolg selbst über ihr Schicksal entscheidet.

Im vergangenen Juni hat eine kleine Delegation von Elsässern unter Leitung der Generalrätin Andrée Munchenbach aus Schiltigheim und dem Roeschwooger Bürgermeister Michel Lorentz eine Studienreise nach Bozen, der Hauptstadt der Autonomen Provinz Südtirol unternommen. Man wollte dort in Erfahrung bringen, was man von diesen 500 000 deutschsprachigen Italienern lernen und auf elsässische Verhältnisse übertragen kann.

Die Autonome Provinz Südtirol verfügt über ein besonderes Statut, das der römischen Zentralregierung in einem langen und zähen Ringen abgetrotzt worden ist. In diesem ist festgelegt, dass die Provinz über einen eigenen Landtag (ein Regionalparlament) verfügt, welcher gesetzgebende Kompetenz hat.

Die Provinz ist finanziell hervorragend ausgestattet: 90 Prozent der im Land vereinnahmten Steuern werden von Rom an die Provinz zurücküberwiesen. Zum Vergleich: bei einer Einwohnerzahl von 500 000 verfügt das Land über einen Haushalt in Höhe von 5,3 Milliarden Euro – insgesamt also doppelt soviel wie die Budgets der beiden Generalräte und des Regionalrates zusammen. Pro Einwohner kann Südtirol also fast zehnmal soviel Geld ausgeben wie die elsässischen General- und Regionalräte zusammen! Ausschließlich die Landesregierung entscheidet über die Verwendung dieser Gelder.

Das komplette Bildungswesen ist in der Zuständigkeit der Landesregierung. Für jede Sprachgruppe gibt es eigene Schulen, in denen zunächst die Muttersprache und dann die Sprache der anderen Bevölkerungsgruppe unterrichtet wird. Demzufolge sind alle Menschen zwei- oder dreisprachig.

Die Arbeitslosenquote liegt bei nur 2% und liegt damit deutlich niedriger als im Rest Italiens oder im Elsass (über 8%) .

Die Delegation wurde auch von Landeshauptmann (le Premier Ministre de la Région) Luis Durnwalder im Landtag empfangen. Gespräche wurden mit einigen Volksvertretern (élus) sowie mit dem Leiter des deutschen Schulamtes geführt. In der Europäischen Akademie für Mehrsprachigkeit und Minderheiten EURAC, die im Rahmen von Interreg für die Région Alsace eine Studie über “Die Sprachen im Elsass” herausgegeben hat, informierte man sich über die Lage sprachlicher Minderheiten in anderen europäischen Ländern.

Wir hoffen, daß bald eine offizielle Delegation der drei elsässischen Gebietskörperschaften (mit Vertretern aller Parteien, Elternvereinigungen und Gewerkschaften) dieses erste Kennenlernen vor Ort vertieft, damit das Elsass endlich auch auf den Weg zur “geistigen Autonomie” gelangt.

Die Studienreise kam mit Unterstützung des Straßburger Historikers Bernard Wittmann zustande, der ein persönlicher Freund von Landesobmann Luis Durnwalder ist. Wer sich ausführlicher über die Situation und die Errungenschaften in Südtirol informieren möchte, dem sei das in diesem Jahr erschienene Buch Bernard Wittmanns ”De 1919 à nos jours : Südtirol/Elsass: histoires croisées et destins opposés“ wärmstens empfohlen.

Quelle : Newsletter Zweisprachigkeit n° 1

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Verelsässerung n.f. – 1961 Terme d’origine sudtirolienne.  Action  pour un peuple, par la contrainte d’un Etat centralisé et/ou fasciste, de perdre tout ou une partie de son identité  culturelle, de sa mémoire  et de sa langue, ainsi que les droits et libertés politiques  qui y sont liés. syn. aliénation collective; déculturation; linguicide; ethnocide // verelsässern v.. Transformer un peuple  en en altérant profondément ses mœurs, sa langue, son histoire et son organisation politique //Sich verelsässern se méprendre, s’obstiner dans l’erreur Fig. et Fam se détériorer fortement; partir en vrille

Stammtisch Heb’di

Posted on octobre 18th, 2010 by Unsri Heimet !

Dans le cadre de la célébration du centenaire de la constitution alsacienne, Hebdi propose:

L’ALSACE A-T-ELLE LES MOYENS DE SON AUTONOMIE?

Être autonome, c’est être en mesure de subvenir à ses besoins et prendre tout seul des décisions engageants l’avenir. Depuis plus de 300 ans, l’Alsace est administrée soit par Paris, soit par Berlin. Les Alsaciens ne sont-ils pas capables de décider eux-mêmes de leur avenir, de leurs finances, de leur langue, de leurs façons de fonctionner ? Des pays plus petits, comme le Luxembourg, s’en sortent bien; les Lands allemands qui jouissent d’une grande autonomie peuvent être des exemples.

RdV le 28 octobre à 19 heures à Haguenau au restaurant « La Porte de Bitche » 9 route de Bitche

Formulaire et contact: http://www.thierry-hans.com/?page_id=83

Feuernacht

Posted on juin 11th, 2010 by Klapperstein

In der Nacht vom 11. auf den 12. Juni 1961 wurden in Südtirol 37 Strommasten gesprengt. Wie dieses Ereignis in dem folgenden Lied erwähnt wird, wurde dieser Tag  Feuernacht genannt. Die Feuernacht bildete den Höhepunkt der Anschläge des Befreiungsausschuss Südtirols.

Wenn Sie sich für die Geschichte Südtirols  interessieren, können Sie  in unserem Lädeledas letzte Buch von Bernard Wittmann « Südtirol – Elsass,  Histoire croisées » erwerben. UH

Feuernacht

46 glaubt Tirol, es sei soweit,
Süd-Tirol würde vom Besatzer befreit.
Doch da hatten wir uns alle schwer geirrt,
unsre Heimat wurde immer mehr italianisiert.
57 auf Schloss Sigmundskron,
verlangte unser Volk das Los von Rom.
Die Freiheit, die haben wir bis heute nicht bekommen,
Süd-Tirol wurde in die Knie gezwungen.

61 stürzten Masten in unserem Land,
Feuernacht wird dieser Tag von nun an genannt.
Starke Männer, sie waren zu Allem bereit,
Für den Widerstand war es höchste Zeit.
Für die lang ersehnte Freiheit.

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