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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Congrès pour le Conseil d’Alsace

Posted on novembre 22nd, 2011 by Klapperstein

Ci-dessous le texte officiel qui sera soumis au vote des conseillers généraux et régionaux d’Alsace réunis en Congrès le 1er décembre 2011. La création du Conseil d’Alsace, qui représente une forme (bien que limité) d’autonomie, est un bouleversement institutionnel tout à fait positif pour l’Alsace. Dans le but de contribuer au débat, nous posons cependant quelques questions :

- Les transferts de compétence entre l’Etat français et la nouvelle collectivité alsacienne seront-ils substantiels ou uniquement symboliques ?

- La pseudo décentralisation ayant notamment servit ces dernières années à transférer une partie des déficits de l’état français aux collectivités locales, le nouveau Conseil d’Alsace saura-t-il mettre fin à ces pratiques pour le moins contestables ?

- Comment l’absence de démocratie directe et le scandale du scrutin majoritaire peuvent-ils prendre fin ?

- Quelle est la position la gauche, qui pourrait arriver au pouvoir en 2012, sur le projet de création du Conseil d’Alsace ?

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Nous voulons créer, pour l’Alsace, une collectivité nouvelle : le Conseil d’Alsace. Elle réunira les deux Conseils généraux et le Conseil régional au sein d’une seule et même institution et elle pourra obtenir de l’Etat des transferts complémentaires de responsabilités. Aujourd’hui, c’est un moment fondateur que nous vivons. Il nous engage pour l’avenir et donne à notre région la capacité de mieux relever les défis qui se présentent à elle.

Le monde a changé. L’organisation territoriale qui, longtemps, a permis aux Alsaciens de construire leur développement et de vivre ensemble, arrive en bout de course. Les lignes ont bougé. Depuis 2008, la crise a accéléré les grandes mutations qui affectent le monde et qui touchent aussi notre région.

Les Départements ont été créés à la fin du XVIIIe siècle par l’inspiration révolutionnaire pour organiser les territoires de la République et tourner le dos aux provinces de l’Ancien Régime. Les Régions ont été portées sur les fonds baptismaux à la fin du XXe siècle, quand la France a éprouvé le besoin de se décentraliser après des siècles de centralisation.

Nos collectivités ont montré leur pertinence et leur efficacité. En Alsace, elles se sont toujours inscrites avec volontarisme dans les réformes et initiatives de décentralisation. Elles ont su agir sur chaque territoire, au plus près de nos concitoyens, tout en conduisant des politiques ambitieuses.

Mais demain, qu’en sera-t-il ? L’Alsace pourra-t-elle, longtemps encore, jouer en ordre dispersé ? Dans un monde qui bouge, face à de grandes régions qui, partout en Europe, s’affirment et se développent, nous avons besoin d’une Alsace encore pus  forte pour mieux protéger les Alsaciens, leur garantir un service public de qualité et accroître la compétitivité de l’économie alsacienne, tout en conservant les effets positifs de la proximité.

Le Conseil d’Alsace est pleinement une collectivité créée pour le XXIe siècle.

Notre époque est saisie de doutes et de craintes. Elle porte aussi en elle de grandes promesses et de grands espoirs. Le Conseil d’Alsace doit être pour tous nos concitoyens une espérance partagée.

La crise que nous traversons est d’une ampleur sans précédent. Les conséquences peuvent être très graves. Nous voulons, à notre niveau, prendre en compte les besoins de simplicité et d’efficacité de l’action territoriale et répondre aux attentes de nos concitoyens et de nos territoires. Ceci nous ouvre des perspectives pour l’avenir.

En enclenchant aujourd’hui le processus qui conduira à création de la collectivité nouvelle dont l’Alsace a besoin et que nos concitoyens appellent de leurs vœux, c’est une ambition à la hauteur des enjeux du temps présent que nous donnons à notre région tout entière.

En réunissant en formation de congrès le Conseil général du Bas-Rhin, le Conseil général du Haut-Rhin et le Conseil régional d’Alsace, nous voulons franchir une étape décisive pour l’Alsace et son avenir, en saluant toutes celles et ceux qui s’engagent à nos côtés pour faire aboutir ce projet novateur.

Une question est posée, solennellement, à l’ensemble des élus départementaux et régionaux : souhaitez-vous que le Conseil d’Alsace, nouvelle collectivité territoriale, voie le jour ?

En répondant « oui » à cette question, les élus manifesteront leur volonté de donner à l’Alsace une nouvelle gouvernance, d’être à l’avant-garde de la décentralisation, de mieux prendre en compte les caractères spécifiques de notre région et de rassembler les conditions qui nous permettront de mieux relever ensemble les grands défis de l’avenir.

En répondant « oui » à cette question, les élus répondront à une aspiration profonde de nos concitoyens d’Alsace, qui expriment, chaque fois qu’ils sont interrogés, le désir d’une action publique plus proche d’eux, plus efficace, plus économe en moyens et plus pertinente.

« De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace ! » Le mot de Danton résonne encore jusqu’à nous, comme un appel lancé à tous les élus de la République à ne jamais vivre sur leurs acquis, pas plus qu’à accepter les situations en renonçant à les changer.

La création du Conseil d’Alsace est, en soi, la révolution par l’audace pour tous les Alsaciens. Elle remet en question notre façon de nous organiser, c’est-à-dire de penser notre développement et d’agir collectivement.

De l’audace, il en faudra à chaque membre du Congrès d’Alsace pour inventer la nouvelle collectivité unique alsacienne.

Il nous faudra, dans les prochains temps, réfléchir aux relations futures du Conseil d’Alsace avec l’Etat et aux transferts de compétences nouvelles que nous devons obtenir de lui. Il va de soi que la nouvelle collectivité bénéficiera au minimum de l’intégralité des dotations attribuées par l’Etat aux trois collectivités actuelles. Nous devrons également conduire nos réflexions sur la manière de jouer la carte des complémentarités territoriales avec les grandes agglomérations et avec les intercommunalités.

Toute l’Alsace et toutes ses forces vives sont appelées aujourd’hui, avec leurs élus, à participer aux travaux que nous ouvrons.

Il faudra à tous les élus départementaux et régionaux de l’audace pour répondre aux aspirations légitimes des Alsaciens. Ils n’en manqueront pas.

Car tous, nous avons conscience du caractère extrêmement novateur de la démarche que nous engageons aujourd’hui.

Nous initions une réforme sans précédent des institutions et des modes de gouvernance en Alsace. Depuis longtemps, les Alsaciens sont attachés à la décentralisation. En instituant cette collectivité nouvelle, nous donnons à nos territoires une longueur d’avance sur le reste du pays. Nous affirmons ainsi le caractère précurseur et pionnier de l’Alsace en matière de décentralisation et d’organisation des pouvoirs locaux.

Nous avons également conscience que cette réforme permettra à notre région tout entière de mieux prendre en main son destin, en s’organisant mieux, en s’ouvrant bien davantage sur nos voisins et en prenant mieux en considération l’identité et la culture régionales. Nous sommes Français, attachés aux valeurs de la République. L’Europe nous appelle. Et c’est pour mieux servir cet attachement et cette vocation que nous voulons doter notre région d’une gouvernance innovante et inédite.

Enfin, si nous désirons instituer une nouvelle collectivité alsacienne, fruit de la réunion du Conseil général du Bas-Rhin, du Conseil général du Haut-Rhin et du Conseil régional d’Alsace, c’est que nous voulons donner à nos concitoyens et à nos territoires toutes leurs chances pour l’avenir.

L’Alsace a connu, par le passé, des réussites éblouissantes et des succès éclatants. Sera-t-elle en mesure d’en connaître d’aussi grands dans les dix ou les quinze ans qui viennent ? Assurément oui ! Oui, si dès aujourd’hui elle ose relever les défis, réinventer l’organisation de son territoire, moderniser et rationnaliser l’intervention publique, être plus près de chaque territoire tout en étant plus forte  en Europe et dans le monde.

Instituer le Conseil d’Alsace, c’est choisir l’action collective, en adaptant notre organisation territoriale aux évolutions actuelles et en anticipant le monde de demain. Instituer le Conseil d’Alsace, c’est accepter de relever ensemble les grands défis qui se présentent à nous. C’est avoir de l’audace pour l’Alsace et pour tous les Alsaciens.  Nous voulons mettre l’Alsace en mouvement et le faire ensemble.

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What a Wonderful World

Posted on novembre 20th, 2011 by Klapperstein

Baisser leurs salaires de 10% pour montrer l’exemple en ces temps de disette budgétaire? Les députés français ont dit non comme leurs confrères grecs. Les élus italiens ont, eux, compris qu’ils devaient monter l’exemple. Quant aux eurodéputés, leurs indemnités déjà mirobolantes ont été revues… à la hausse.

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France: les députés refusent de baisser leur salaires

« Embrassons-nous Folleville ! ». Le salaire est confortable et les avantages divers et variés aux frais de la République en font une belle et confortable rente de situation, en ces temps où il fait si froid dehors !

Ce n’est pas du Labiche, mais le pathétique spectacle donné au Théâtre Palais Bourbon cette semaine par les élus de la Nation qui ont refusé de baisser de 10% leur salaire. La proposition émanait de, Lionnel Luca, député UMP, qui voyait là une occasion de « réconcilier les Français avec leurs élus ».

Mais combien gagne un député français ? Est-il mieux loti que ces confrères européens? Nous avons comparé dans le détail sa rémunération avec celles des élus italiens, grecs, anglais, allemands et les députés européens. Surprise, surprise: les députés grecs et, surtout, les eurodéputés ont vraiment un job en or. Loin, très loin, devant les Allemands.

  • Salaire mensuel net : 5.246,81 € net.
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Auquel il faut à cela ajouter:

  • 6.412 € brut pour les frais divers
  • 9.138 € pour rémunérer ses collaborateurs.
  • Le TGV gratuit en 1ère classe
  • Cinq lignes téléphoniques remboursées
  • Un abonnement Internet haut débit.

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Soit une enveloppe totale de plus de 20.000 €.

Les eurodéputés payés double!

Et les eurodéputés?  Ils se sont voté coup sur coup, début 2010, et derechef, en mars 2011, deux augmentations de 1500 € chacune de leur « dotation mensuelle ». Lors du vote, l’eurodéputé verte allemande, Helga Trüpel avait, en vain, dénoncé ce vote  »tout simplement insensé en période d’austérité et de coupes budgétaires ». Motif invoqué par les députés européens pour justifier cette décision:  »l’augmentation de la charge de travail issue des nouvelles compétences héritées du Traité de Lisbonne (!) ».

Les dépenses des parlementaires européens – salaires, frais de voyage, bureaux et rémunération des assistants représentent environ 25 % du budget annuel de 1,5 milliard d’euros du parlement européen.

  • Salaire mensuel brut: 7.956,87 €. Après déduction de l’impôt européen et de la cotisation d’assurance accidents, le salaire est de 6 200,72 €.
  • Indemnité mensuelle pour frais divers: 4.299 € par mois.
  • Dépenses de personnel : 21 209 € par mois.
  • Les billets d’avion (en classe affaire) ou train (en 1ère classe) pour se rendre à Bruxelles ou Strasbourg sont remboursés.
  • Indemnité forfaitaire de voyage en Europe : 4 243 € par an
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Mais, et cela change tout, les eurodéputés sont payés deux fois:

Une fois pour exercer leur mandat avec leur salaire mensuel, et une autre fois pour faire leur travail de parlementaire:

  • Le Parlement leur verse une indemnité forfaitaire de 304 euros par jour de présence »aux réunions officielles des organes du Parlement dont le député est membre qui sont organisées à l’intérieur de la Communauté européenne ».
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Au total, un eurodéputé présent à la séance plénière mensuelle à Strasbourg et autre réunions de groupe ou de travail à Bruxelles, soit une vingtaine de jours par mois, peut coûter au Parlement européen, hors frais de transport et d’hébergement, plus de 60 000 euros par mois!

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Die demokratische Frage

Posted on juillet 17th, 2011 by Klapperstein

Nous avons posé la question à propos de la création du Conseil d’Alsace et nous la reposons encore au sujet du bilinguisme, fatigués de n’être que des citoyens spectateurs de notre propre destin collectif.

Ja, wo ist sie denn doch, die Demokratie im Elsass ? Où se trouve-t-elle donc, cette démocratie ? Au palais de l’Elysée, uff Pàris ? Dans les labyrinthes de la construction européenne, à Bruxelles ? Dans la salle des Pas Perdus de l’Assemblée Nationale ? Dans le bureau de Christine Lagarde, in New York ? Dans les modes de scrutins majoritaires, qui condamnent les électeurs à choisir une des deux faces d’une même pensée unique ?

Mais peut-être est-elle dans le réacteur n°1 de la centrale de Fessenheim ? Dans le défilé militaire et républicain du 14 juillet ? Sur les drapeaux tricolores ? Dans les frappes chirurgicales de la liberté, en Afghanistan et en Libye ?  Sur le yacht de monsieur Bolloré ? Dans la Rolex du roi du Fouquet’s ? Au Crédit Mutuel, via L’Alsace, les DNA et la Nuée Bleue ? Dans les quelques lignes données à l’opposition de Bas-Rhin Magazine ? Sur le sourire de monsieur Buttner ? Dans un tiroir du bureau de madame le recteur Le Pellec-Müller, uff Strossburi ?

En Suisse, en 1919, suite à une crise politique, nos cousins alamans ont pu obtenir une avancé démocratique importante, à savoir le scrutin proportionnel pour l’élection des députés, grâce à la démocratie directe. En Alsace, en 2011, nous n’avons pas plus de démocratie directe que de scrutin proportionnel, pas plus de presse indépendante que de parlement régional. Langt ‘s ìhr oder langt ‘s ìhr nìt ?

Ci-dessous un article de L’Alsace sur le bilinguisme. Les Alsaciens peuvent bien s’informer, mais en tant que citoyens français, ils n’ont que peu de poids sur le cours des évènements qui les concernent. Sur ce sujet et sur tant d’autres. La France et sa République, une démocratie minimaliste, une démocratie en panne contrôlée et des droits civiques au rabais. (En témoigne le refus scandaleux du Pôle Emploi de Guebwiller en  fin 2008  de publier une annonce d’emploi souhaitant la connaissance de l’alsacien, suite aux recommandations insistantes de la HALDE.)

Bilinguisme Un « mémorandum » contre le projet du recteur

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Dénonçant les « méthodes discrétionnaires et unilatérales » de l’Académie de Strasbourg, les opposants au projet du recteur concernant le bilinguisme paritaire ne désarment pas.

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Le Comité fédéral des associations pour la valorisation de la langue régionale et des enseignements bilingues et immersifs en Alsace vient de publier un « mémorandum » dans lequel il maintient fermement son opposition, malgré les explications que celle-ci vient récemment d’apporter, au projet du recteur d’introduire un nouveau modèle, expérimental, d’enseignement de l’allemand en Alsace. Il s’étonne à ce propos « que des élus et des membres du Céser semblent favorables au projet rectoral », dans la mesure où « les arguments développés pour critiquer l’enseignement bilingue à parité horaire » seraient « fallacieux ». Seule explication pour le comité : « Ces personnes [sont] peu au courant des réalités de cet enseignement. »

De fait, pour le comité, le système préconisé par Armande Le Pellec Muller — « un enseignement traditionnel, ‘‘frontal’’ de la langue à raison de huit heures d’allemand par semaine » — « débouchera sur les piètres résultats observés en Moselle ». À terme, craint le comité, il « sonnerait définitivement le glas de l’enseignement bilingue paritaire ainsi que de la véritable maîtrise de l’allemand et des dialectes en Alsace ».

Nul doute, en effet, pour le comité qu’ « il s’agirait d’une première étape en vue de substituer cet enseignement traditionnel et ‘‘frontal’’, non comme il est prétendu au dispositif à trois heures théoriques, mais assez rapidement à l’enseignement bilingue à parité horaire ». En conséquence, le comité demande « le retrait immédiat et total du dispositif rectoral prévu pour la rentrée 2012 » qui ne respecterait pas les dispositions de plusieurs textes et codes, parmi lesquels la convention Etat-Région-Départements 2007-2013.

Le comité rappelle notamment que le projet du recteur « n’a pas été préparé en respectant les règles de procédure légales, réglementaires et conventionnelles », et que « la Commission quadripartite n’a pas qualité pour décider en petit comité d’un dispositif, même prétendument expérimental, non inclus dans la convention : seul un avenant approuvé dans les mêmes termes par les trois assemblées en séances publiques aurait pu en décider ». « Les méthodes employées par l’Académie de Strasbourg à cette occasion ne respectent ni l’Alsace, ni les familles, ni sa langue, ni sa culture, ni ses entreprises, ni ses habitants, estime encore le comité : elles relèvent largement d’une administration usant de méthodes discrétionnaires et unilatérales. »

Dans une deuxième partie, le mémorandum réclame à l’inverse une réactivation des moyens mis à disposition de l’enseignement bilingue paritaire, notamment en collège, parmi lesquels les moyens humains en enseignants germanophones.

Quelle : L’Alsace (17/07/2011)

Um die Petition « Für die Zukunft der Jugend im Elsass» zu unterschreiben, klicken sie hier

Après s’être exprimées en ordre dispersé, les principales associations qui militent pour l’enseignement de l’allemand et la préservation de l’association ont créé un collectif de fait.


Ce n’est évidemment pas par hasard, ni parce que la tour Europe de la place des Halles se situe près… du rectorat que les associations pour le bilinguisme s’étaient donné rendez-vous hier, au siège strasbourgeois d’Ernst & Young.

D’entrée, Claude Froelicher, président d’Eltern, invitait à y voir l’illustration qu’on n’était pas, ici, entre « gentils illuminés ». L’un des associés de l’importante société de conseil est d’ailleurs venu expliquer que « les sujets de croissance de demain » s’articulent tous autour de connexions du type Bâle-Lörrach et Mulhouse ou Colmar et Freiburg, ou encore Luxembourg-Sarrebrück-Lorraine nord, sur des profils d’acteurs « qui allient une bonne connaissance de la langue et de la culture allemandes ».

Le collectif hier, à Strasbourg : « Une telle mobilisation ne s’est pas produite souvent », a estimé Claude Froelicher, président d’Eltern (debout).

Le ton était donné à une conférence de presse destinée à montrer l’unanimité d’une opposition au projet, fût-il expérimental, du recteur de modifier la structure de l’enseignement bilingue paritaire. « Une telle mobilisation ne s’est pas produite souvent », a constaté le président d’Eltern, dont le site internet proposera dès aujourd’hui (mais les autres suivront) une pétition commune contre « la rupture du pacte [autour de l’enseignement bilingue paritaire], sans aucune concertation, sans qu’aucune association n’ait été présente ». « Il faut, tous, réagir vite et fort et ne pas lâcher le morceau », a jugé Claude Froelicher.

Tous les arguments développés tout au long des tribunes diffusées ces derniers jours (lire notamment L’Alsace des 18, 22 et 23 juin) ont été répétés, avec la force de l’unité. Claude Froelicher a rappelé l’objectif : « Suspension de la mesure, et que le recteur propose un plan de concertation. »

Ce collectif de fait entend aussi maintenir une pression forte sur les élus, à l’instar de Jean-Pierre Woehrling, président de Culture et bilinguisme d’Alsace et de Moselle, qui a estimé : « Autant que l’institution, qui ne prend pas en compte une demande forte de la région, ce sont nos élus qui sont interrogés. C’est à eux de dire que leur signature doit être respectée. » Quant au « conseil unique d’Alsace », sur lesquels ils planchent, Jean-Pierre Woehrling a prévenu que « c’est son examen de passage ».

Rappelant qu’il ne reste d’ores et déjà « que quelques centaines d’enfants dialectophones en petite section de maternelle », Pierre Klein, président d’Initiatives citoyennes alsaciennes (ICA), a élargi le débat en rappelant la nécessité, enfin, d’une loi sur l’enseignement des langues, dans la foulée du débat qui s’annonce sur ce sujet au Sénat. Au chœur alsacien s’était même joint un Breton, André Le Gac, longtemps responsable du dossier de la langue bretonne au conseil général du Finistère, venu en soutien et pour souligner la crainte que ces mesures de réduction de l’enseignement des langues régionales ne participent d’un plan concerté national, l’Alsace étant considérée comme un banc d’essai.

Rappelant les deux prochains rendez-vous importants où le sujet pourrait être abordé, à savoir les réunions du Caen (Conseil académique de l’Éducation nationale) du 28 juin et du 5 juillet, où le recteur recevra les associations « reconnues » de parents d’élèves, Thierry Loth, président de l’Apepa (association des parents d’élèves de l’enseignement public en Alsace) a suggéré qu’ « il serait bon qu’ABCM et Eltern y soient associés et que le recteur profite de l’occasion pour annoncer le retrait » de l’expérimentation décriée. Il s’est d’ailleurs déclaré « assez optimiste » sur le sujet car, estime-t-il, « le recteur a été très mal conseillé et a fait une mauvaise analyse. C’est une personne intelligente qui va revoir sa copie… »

Quelle : L’Alsace

A lire également des DNA : Monde associatif :«Réagir vite et fort»

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Conseil d’Alsace : Le Bas-Rhin dit oui

Posted on juin 22nd, 2011 by Klapperstein

Le conseil général du Bas-Rhin s’est prononcé hier comme prévu pour un conseil d’Alsace unique. Guy-Dominique Kennel, qui par ailleurs c’est montré récemment  bien décevant sur la question du bilinguisme, c’est également prononcé pour l’organisation d’un référendum.

A l’heure actuelle, il est encore bien difficile  d’évaluer les chances d’aboutissement du timide processus de renouveau démocratique en Alsace, qui consiste en la création d’un conseil d’Alsace unique et à sa validation  par le peuple alsacien via un référendum.

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Après le conseil régional, le conseil général du Bas-Rhin s’est déclaré favorable hier, à une large majorité, à la réunion de la Région et des deux Départements.

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La délibération des élus bas-rhinois est légèrement différente de celle adoptée, début juin, par le conseil régional. Mais l’essentiel y est. Par leur vote (35 pour, 8 contre), ils souscrivent, à la fois à une fusion des trois collectivités alsaciennes, et à la consultation des citoyens alsaciens par référendum. Ils prévoient aussi « l’expérimentation du conseil d’Alsace, sans création de nouvelle structure avant le renouvellement de 2014 », et demandent la mise en place, « dans les meilleurs délais », d’un groupe projets, avec la participation des élus des trois collectivités, des trois grandes agglomérations et des communes, et enfin de la société civile, via le Céser-Alsace. « Oubliée » dans la délibération, la participation des parlementaires a été confirmée dans le discours du président Guy-Dominique Kennel.

Avoir de l’audace

Le débat a duré trois heures, avec 22 interventions. « Avancer vers le conseil d’Alsace, c’est oser et avoir de l’audace », a affirmé le président Guy-Dominique Kennel, qui a développé concrètement les grandes lignes d’un « projet politique pour l’Alsace ». S’il a pu s’appuyer sur sa large majorité, renforcée par les deux élus « écologistes et démocrates », le président bas-rhinois n’a pas réussi à convaincre les socialistes qui ont pris une position opposée à celle de leurs camarades du conseil régional. L’introduction d’une dose de proportionnelle ne les a pas convaincus. « Votre conseil unique ne verra jamais le jour », a lancé leur chef de file, Raphaël Nisand, en soulevant les contradictions avec la position du conseil général du Haut-Rhin. « Pourquoi le conseil unique permettrait-il de résoudre ce que les trois présidents de la majorité n’ont pas su faire ? » a renchéri Robert Herrmann, en leur reprochant de n’avoir jamais su regrouper les organismes économiques. Quant à Henri Dreyfus, il estime que « la fusion ne palliera pas la perte de l’autonomie financière ».

Fidèle à la ligne défendue par Europe Écologie-les Verts, Marie-Dominique Dreyssé a estimé que « l’Alsace grandeur nature est possible, si nous savons faire respecter notre volonté par la majorité quelle qu’elle soit ». Les élus de la majorité — centristes, indépendants, UMP — ont décliné les différents arguments en faveur du conseil d’Alsace. « C’est un vote historique », s’est enthousiasmé Laurent Furst, qui peut se prévaloir, comme quatre autres élus, de la « double départementalité ». « Ne gâchons pas la chance qui se présente par peur, conservatisme, manque d’ambition ou pire, calcul politique », a estimé l’élu de Molsheim, tout en attirant l’attention sur la proximité du Haut-Rhin avec la Suisse et sur le besoin de reconnaissance du Centre-Alsace. « Nous n’arrêtons pas de demander aux entreprises d’innover et nous serions incapables de le faire », a plaidé le sénateur Francis Grignon, en citant en exemple les chambres consulaires et les organismes du monde économique.

Démarrer le chantier

Alfred Becker a observé « le côté inhabituel du débat ». « Personne ne nous impose rien. C’est à nous de prendre position pour faire face aux défis de notre époque », s’est enthousiasmé l’élu de Barr, tandis que son collègue de Marckolsheim, Gérard Simler, tout en approuvant « pleinement » la délibération, s’est interrogé sur la manière de renouer avec le conseil général du Haut-Rhin, quitte à revoir les ambitions à la baisse, « pour démarrer le chantier… »

En reprenant la parole, le président Kennel a défendu l’organisation d’un référendum, estimant que « le choix est trop important pour ne pas être soumis aux Alsaciens ». Encore faut-il, en l’état actuel de la législation, que son collègue haut-rhinois — qui réunira son assemblée demain — soumette une délibération analogue à son assemblée. Mais rien n’est encore prévu.


Quelle : L’Alsace

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79% des Alsaciens favorables à un référendum sur la création d’un Conseil Unique d’Alsace

Un Conseil d’Alsace pour 2014 ?

On reparle de la « Fusion »

Politik Kategorie : Alle Artikel

Heimetfescht 2011 : kommen ihr zahlreich !

Posted on mai 29th, 2011 by Klapperstein

Mardi 31 mai 2011 à partir de 17 heures jusqu’à minuit, Avenue de la Marseillaise , au bar du TNS in Strossburi.

Heimatfescht organisé par le Comité du Centenaire de la Constitution d’Alsace-Lorraine.

Au programme : Animation sur le parvis du bar du TNS, fanfare de Holtzheim d’Brichwàgges et le duo Siegried Maginot (rock-folk régional)  tout au long de la soirée.


Des Rot un Wiss, pour la Fusion et notre Constitution

Posted on mai 22nd, 2011 by Unsri Heimet !

Rassemblement « Rot un Wiss » place Kleber à l’initiative d’Unser Land, le parti alsacien, pour exiger la tenue d’un référendum sur la fusion des départements/région et commémorer le centenaire de la Constitution du 31 mai 1911.

Les Alsaciens auront-ils le droit à un référendum ?

Posted on mai 21st, 2011 by Klapperstein

Constitution de 1911 : Libérer le passé pour construire l’avenir

Dans quelques jours, nous fêterons le centenaire de la constitution d’Alsace-Lorraine. En effet, le 31 mai 1911, l’Alsace-Lorraine obtenait de l’Empire allemand un statut d’autonomie avancée. Mais plus qu’une avancée politique, ce statut marque une également véritable prise de conscience.  Les Alsaciens réalisent qu’avant d’être Allemands ou Français, ils sont avant tout… Alsaciens. Grâce au statut de 1911, l’Alsace-Lorraine disposait alors d’un parlement élu au suffrage universel, d’un gouvernement, de ministères et de pouvoirs très étendus, largement supérieurs à ceux dont dispose aujourd’hui le Conseil Régional. Selon les termes de Bernard Vogler, professeur émérite à l’Université de Strasbourg et ancien directeur de l’Institut d’histoire d’Alsace la Constitution de 1911 est le régime le plus libéral obtenu par l’Alsace durant toute son histoire .

Toutes ces avancées démocratiques ont été rayées d’un trait de plume à Paris en 1919 et notre parlement est devenu un… théâtre. Il aura fallu toute la pugnacité des élus autonomistes pour sauver le Droit local, dernier témoin de notre souveraineté, auquel les Alsaciens sont si attachés aujourd’hui.

Cette Constitution d’Alsace-Lorraine fait partie de ce passé, que ni nous, ni nos enfants, n’avons eu le droit d’apprendre à l’école. Car, au nom de « l’égalité républicaine », on apprend aux Antillais que leurs ancêtres sont Gaulois et aux Alsaciens qu’ils n’ont pas d’Histoire qui leur soit propre. En effet, vue de Paris, l’histoire de l’Alsace ne peut se concevoir qu’intégrée au sein du « roman national ».

On pourrait objecter qu’a priori, l’histoire joue un rôle secondaire dans notre vie de tous les jours. Mais, précisément, en Alsace l’histoire est un enjeu politique majeur. C’est en « l’oubliant » ou en déformant volontairement des pans entiers de notre histoire que les Alsaciens ont fini par renier leur propre langue et à avoir honte de leur identité. Voilà les origines du fameux « malaise alsacien » qui ronge notre société depuis plusieurs décennies.

Aussi, on ne peut que se réjouir qu’après des décennies d’omerta, l’occasion soit enfin donnée aux historiens, aux élus et aux citoyens de se pencher sur cet aspect de notre histoire. Car aucune société ne peut se construire durablement sur le mensonge. Un jour ou l’autre, la vérité doit apparaître, n’en déplaise à certains nostalgiques du jacobinisme ou aux tenants d’une Alsace « à la Hansi ».

Ces derniers n’ont d’ailleurs pas tardé à se manifester. Dans un catalogue de contrevérités qu’aucun historien sérieux ne saurait cautionner, M. Grossmann, conseiller municipal, a lancé une charge aussi vaine que violente contre cette commémoration de la Constitution de 1911. D’autres suivront certainement. Mais quel avenir ces personnes proposent-elles à nos enfants ? Celui d’une Alsace toujours morcelée en «baronnies républicaines» et où les seules expressions culturelles autorisées seraient le folklorisme et la haine de nos cousins d’Outre-Rhin ?

Cette politique a déjà pratiquement ruiné notre langue et notre culture, et désormais les conséquences sont d’ordre économique. De plus en plus de voix s’élèvent pour mettre enfin un terme à ce désastre. Car, pour avoir un avenir, l’Alsace doit se réconcilier avec son identité et puiser dans ses atouts culturels, linguistiques, géographiques et économiques.

Notre région a besoin de courage et d’un projet politique ambitieux. C’est dans cette optique que nous commémorerons la conquête démocratique et le chemin vers la liberté que représentait la Constitution de 1911.

Certes, on peut objecter que tout n’était pas parfait dans le statut proposé et que le contexte était évidemment très particulier. Mais au-delà des débats d’experts, cet épisode de notre histoire démontre d’abord que les Alsaciens ont su prendre leur destin en main et saisir la chance qui leur était offerte. Aussi, ce débat sur le centenaire de la Constitution de 1911 nous ramène à la situation politique actuelle, à l’heure où l’ensemble de la société alsacienne réclame la création d’une collectivité territoriale unique.

Face à cette opportunité unique, saurons-nous également saisir notre chance ? Les réticences et égoïsmes locaux ou politiciens s’effaceront-ils devant l’intérêt général et le progrès apporté par cette avancée institutionnelle ?

Mais, avant de pouvoir répondre à ces questions, il faudra en régler une autre : les Alsaciens auront-ils le droit à un référendum ou bien les privera-t-on encore de parole ?

Jean-Georges Trouillet                          David Heckel
Président d’Unser Land                         Conseiller général du Bas-Rhin (Unser Land)

Quelle : Unser Land

Conseil d’Alsace : Manifestation pour le Référendum

Un Conseil d’Alsace pour 2014 ?

79% des Alsaciens favorables à un référendum sur la création d’un Conseil Unique d’Alsace

On reparle de la « Fusion »

Colloque du centenaire de la constitution du 31 mai 1911

Posted on mai 16th, 2011 by Klapperstein

-   Jeudi 19 mai et vendredi 20 mai 2011 à l’hôtel de Région 1, Place Adrien Zeller in Strossburi.

Colloque du centenaire de la constitution du 31 mai 1911 pour l’Alsace-Lorraine, organisé par l’Institut du droit local et l’Université de Strasbourg

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Debatten, Veranstaltungen und Heimatfest

Posted on mai 5th, 2011 by Klapperstein

- Samedi 7 mai 2011 de 9h à 11h,  à la Maison de la Région, 1 Place Adrien Zeller in Strossburi.

Séance plénière du Conseil Régional d’Alsace ouverte au public. Quel avenir pour l’Alsace ? Débat sur l’évolution institutionnelle de notre région. Ce débat sera retransmis en direct de 9h à 11h sur France 3 Alsace.

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-   Jeudi 19 et Vendredi 20 mai 2011 à l’hôtel de Région 1, Place Adrien Zeller in Strossburi.

Colloque du centenaire de la constitution du 31 mai 1911 pour l’Alsace-Lorraine, organisé par l’Institut du droit local et l’Université de Strasbourg

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-   Samedi 21 mai à 16h00 place Kleber in Strossburi.

Grande manifestation organisé par Unser Land, pour revendiquer un référendum pour une Alsace unie, dotée d’un Parlement et d’un statut spécifique.

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-   Mardi 31 mai 2011 à partir de 17 heures, avenue de la Marseillaise, au bar du TNS in Strossburi.

Heimatfescht organisé par le Comité du Centenaire de la Constitution d’Alsace-Lorraine

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-   Vendredi 10 juin 2011, au Palais du Rhin, Place de la République in Strossburi. 

Colloque du centenaire de la constitution de 1911 du Reichsland Elsass-Lothringen, organisé par l’ICA, Initiative Citoyenne Alsacienne

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-   Samedi 3 septembre 2011, de 10 heures à 19 heures in Kolmer.

Salon du régionalisme organisé par le Comité du Centenaire de la Constitution d’Alsace-Lorraine

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