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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Vers la ratification de la Charte des langues régionales ?

Posted on novembre 19th, 2012 by Unsri Heimet !

« La France mettra en œuvre le processus de ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, conformément à l’engagement du président de la République », telle est la déclaration du Journal Officiel publiée le 13 novembre 2012, bien qu’aucune date n’ait été fixée pour la ratification.

Une fois ratifiée, la loi obligerai la mise en place en Alsace (et en Moselle) d’un enseignement en allemand de la maternelle à l’université, l’enseignement de l’histoire de l’Alsace, la traduction des textes administratifs et encore la diffusion d’émissions télévisuelles et radiophoniques en Elsasserditsch. Un début de chemin vers un retour à la normalité linguistique (voir dossier Sprachverbot) si la charte est convenablement appliquée.

Mais nous savons aussi que les promesses n’engagent que ceux qui y croient et que les attentes du peuple alsacien n’ont jamais été satisfaites par les différents gouvernements successifs, fussent-ils de droite ou de gauche. C’est pourquoi nous suivrons l’affaire de très près et invitons les Alsaciens à faire valoir leur droit inaliénable à l’accès public et quotidien de notre langue dans sa forme écrite, das Hochdeutsch, comme orale, s’Elsasserditsch vu Wisseburi bis Pfirt.

La langue historique de notre Heimet a trop longtemps souffert de la stigmatisation dégueulasse et calculée de l’après-guerre et a conduit à l’ignorance et au refoulement de ce que nous sommes. Jà, ‘s Elsasserditsch isch d’Zuekunft ! Ohne Sproch, ke Elsasser mehr ! UH


Sprachverbot

Posted on août 21st, 2011 by Klapperstein

En fin 2008, le Pôle Emploi de Guebwiller, suite aux recommandations insistantes de la HALDE*, refuse de publier une annonce d’emploi dans laquelle l’employeur signale souhaiter la connaissance de l’alsacien. Cette énième gifle que porte la République Française au visage de l’Alsace est justifié par la sacré-sainte lutte contre les discriminations, fer de lance du droit de l’hommisme et de l’antiracisme triomphant, qui sont le nouveau catéchisme de la vieille République et de la nouvelle Europe. Ils sont la nouvelle idéologie française et européenne, successeur du poussiéreux jacobinisme de la IIIème République.

Après la première guerre mondiale, les Alsaciens étaient sommés de renoncer à leur langue parce qu’elle était celle de l’ennemi allemand, parce qu’ils se devaient d’abandonner sans conditions leur identité au nom des valeurs du « pays de la liberté », au nom de l’universalisme français, au nom de la France et de son roman national. Aujourd’hui on les force et on leur demande encore abandonner leur langue (oder wàs noch devun ewerig bliibt) au nom des valeurs d’un humanisme dévoyé, au nom d’un universalisme égalitaire devenu enfin mondial.

En Alsace rien n’a changé, les Alsaciens sont toujours coupables d’être eux-mêmes et de vouloir faire vivre leur langue et leur culture, hier stigmatisés comme ennemis du peuple et traitres à la « Grande Nation », aujourd’hui puisque toute forme d’attachement réel à sa nation, sa région ou à sa culture est rendu fortement suspect par l’idéologie prétendument  humaniste qui règne aujourd’hui en France et en Europe.

Et c’est toujours la même logique manichéenne qui est à l’œuvre de la part de la religion d’État du moment, qu’elle soit d’obédience nationaliste, chauvine et raciste comme hier ou internationaliste et antiraciste comme aujourd’hui, pour culpabiliser et combattre des aspirations et des comportements des plus légitimes, comme en l’occurrence parler sa propre langue dans son propre pays !

La (sainte) lutte citoyenne contre les « discriminations » est devenu une des armes rhétorique et judiciaire favorite des États occidentaux pour lutter contre les droits des citoyens et des peuples. Et c’est cette lutte qui est trop souvent illégitime, de par ses objectifs et ses modalités, et non les aspirations et les comportements qui en sont les cibles.

Demander ou souhaiter qu’un candidat à un emploi maîtrise l’Elsasserditsch consiste peut-être à « discriminer » selon le dictionnaire, pour reprendre le vocabulaire idéologique de rigueur, et pourtant cette « discrimination » est l’acte le plus légitime qui soit : Seine eigene Spache in seinem eigenen Land zu sprechen. Affirmer que le fait de « discriminer » serait en soit un délit et une faute morale (pour ne pas dire un péché) est une absurdité, puisque tout choix quel qu’il soit est une discrimination en bonne et du forme. La « lutte contre les discriminations » est donc le plus souvent une imposture rhétorique et une forme aigu de terrorisme intellectuel qui permet de stigmatiser tout et n’importe quoi de façon purement arbitraire. Accepter cette logique aberrante et ce nouvel ordre moral est une défaite à la fois du courage et de la raison.

Et les Alsaciens ont dans cette affaire malheureusement une nouvelle fois, sous le poids de ce nouvel ordre moral arrogant et grotesque, accepté de laisser bafouer leurs droits les plus élémentaires. Par Paris, mais aussi par Bruxelles **. UH

* La HALDE peut paraître être de premier abord une création typiquement française, dans la droite lignée de l’égalitarisme révolutionnaire. Une création des ayatollahs de la République Une et Indivisible. Pourtant la vieille république française, en créant la HALDE, n’a fait qu’appliquer, certes très certainement de bon cœur, la directive européenne 2000/43 du 29 Juin 2000, qui en application de l’article 13 du Traité d’Amsterdam, prescrivait « la transposition dans la législation de chaque État européen de la mise en œuvre du principe d’égalité de traitement entre les personnes ». Ce qui permet, en toute logique, à ce que les bons citoyens français ne soient pas honteusement discriminés en Alsace par ces maudits Alsaciens qui parlent dans leur propre pays une langue…euh…discriminante! C’est merveilleux, non ?
** Constater, pour nous autonomistes alsaciens, que Bruxelles surpasse Paris dans la surenchère égalitaire nous laisse froid dans le dos. Aujourd’hui la HALDE s’appelle Le Défenseur des droits (von d’ Hàsabockàrscha!). En attendant de s’intituler peut-être un jour Les Gardiens du Dogme Universel et de la Vérité. Orwell, relève-toi, ils sont devenus fous !

Pour accéder aux quelques-uns des rares échos de cette affaire, cliquez le lien de notre dossier Sprachverbot Interdiction de l’alsacien

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