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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

August 1291: Entstehung der schweizerischen Eidgenossenschaft

Posted on août 1st, 2011 by Klapperstein

Wir wollen sein ein einzig Volk von Brüdern,
in keiner Not uns trennen und Gefahr.
Wir wollen frei sein, wie die Väter waren,
eher den Tod, als in der Knechtschaft leben.
Wir wollen trauen auf den höchsten Gott
und uns nicht fürchten vor der Macht der Menschen.

Scheenschter Oberstàrn

Posted on juillet 4th, 2011 by Klapperstein

Scheenschter Oberstàrn

Scheenschter Oberstàrn
O Wie sih-n-ï so gàrn
Wenn î dî vowitem seh
Mecht î doch nur eis mit dir geh
Scheenschtî hîl nitt so sehr
Ich bi verliebt mitt dir
lll
Scheenschtes Reesele rot
Will dî liebe bis in d’r Tod
Will dî liebe üs Hàrzensgrund
Will dî liebe Tag un Stund
Scheenschtî…
lll
Scheenschtes Veyele dî Duft
Stigt in Chopf so starch zieht’r dur d’ Luft
‘S Maiegleckle d’r Zittelbascht
Hai vertribe vom Winter d’ Lascht
Scheenschtî…
lll
Liebschter dir gheert mî Hàrz
D’ Zitt isch do wo Leid un Schmàrz
Wie Aprile Schnee tien vergoh
D’ Frielig Sunne isch widder do
Liebschter ha dî so gàrn
Nimm mî in d’ Arm mi Aügestàrn.

Die CDs von Pierre Specker Band sind auf der Website Liederbrunne verfügbar.

Réflexions sur la démocratie directe

Posted on mars 25th, 2011 by Klapperstein

La démocratie directe existe en Suisse au niveau fédéral, cantonal et communal. Elle favorise une prospérité économique et garantie des droits civiques aux citoyens suisses que les habitants du monde entier sont en droit de jalouser. Elle se trouve être en fait le socle de la souveraineté populaire et le garant d’un fonctionnement véritablement démocratique de la confédération helvétique.

La démocratie directe existe également aux États-Unis et en Allemagne, mais de façon beaucoup plus limité, puisqu’elle est absente dans ces deux pays du niveau fédérale, qui est par définition le niveau institutionnel le plus important. Et ce n’est un hasard si la démocratie directe est absente (1) en France et en Alsace, puisque celle-ci est fortement liée au fédéralisme, aussi bien d’un point de vue théorique que dans la pratique. C’est entre autre ce qui ressort du débat entre Yvon Blot et Alain Cotta que nous vous proposons ci-dessous.

Et si les Alsaciens désirent se défendre et s’émanciper de ce qu’il faut bien appeler les bandits, les bien-pensants et les carriéristes qui prétendent les représenter et qui les gouvernent effrontément , c’est à eux d’exiger par tous les moyens possible la démocratie directe, les scrutins proportionnelles et le fédéralisme, qui sont indissociables des véritables pratiques démocratiques, c’est à dire du gouvernement du peuple par le peuple.

(1) En fait pas complètement, puisque les citoyens français ont pu voté par référendum en 2005 sur la Constitution européenne. Mais le vote n’a pas été conforme aux aspirations et aux attentes des « élites » françaises, qui sont du reste autant républicaines qu’européistes, l’un ne semblant pas empêcher l’autre, bien au contraire. Et c’est en toute décontraction que les escrocs qui nous gouvernent ont donc adopté le traité constitutionnel européen qui avait été clairement refusé par les électeurs en en changeant le nom et deux ou trois détails. C’est ce que signifie le mot démocratie pour ces gens là.

Yvon Blot, ancien député, haut fonctionnaire, et Alain Cotta, économiste, auteur du Règnes des oligarchies, débattent sur la démocratie directe et sont amené presque mécaniquement à décrire avec beaucoup de perspicacité le système oligarchique français.

Source de la vidéo : Enquête et débat

Le bon sens alémanique

Posted on février 23rd, 2011 by Klapperstein

Depuis quelque temps, l’Union européenne fait face à de grandes difficultés économiques, à des problèmes financiers et monétaires catastrophiques, à un énorme déficit démocratique et elle tente de dissimuler cette situation par de belles paroles. Pourtant, au lieu de balayer devant sa porte ou de faire son devoir, elle annonce maintenant avec arrogance que la voie bilatérale avec la Suisse a atteint ses limites et qu’il faut la reconsidérer, la redéfinir et l’adapter (…).

Empreinte de la vision d’un Etat européen unique gouverné de manière centraliste et dictatoriale, Bruxelles a, pendant des années, pris des décisions qui, par manque de solidarité entre les membres, ont été interprétées et réalisées à de nombreuses reprises selon le bon vouloir des Etats. La population a été consciemment mise à l’écart. Probablement par mauvaise conscience, on a organisé dans certains Etats des référendums sur la Constitution européenne et ensuite sur le Traité de Lisbonne. Les résultats montrent clairement que la grande majorité des Européens ne sont pas d’accord avec la voie adoptée et veulent plus de participation (…).

Dans le monde entier, on apprécie énormément le système démocratique et les droits populaires de la Suisse. Des Etats progressistes reprennent même notre Constitution et nos lois. Pourtant beaucoup rechignent à faire participer le peuple au processus politique. La «perte de pouvoir» de la «classe politique» est insupportable pour beaucoup de politiciens. Le citoyen doit se contenter d’élire ses représentants et doit ensuite accepter tout ce qui a été décidé. Cependant la Suisse montre de manière impressionnante que la politique n’a pas à redouter le peuple. Sa participation conduit plutôt à des solutions raison­nables et équilibrées, à des situations stables et à une économie digne de confiance (…).

Il est important que ce modèle qui a fait ses preuves demeure au centre de notre action, car nous n’avons aucune raison de nous en écarter.
Une politique extérieure suisse efficace doit consister à tout faire pour convaincre d’autres pays de l’importance de la participation populaire dans la recherche de décisions pour un avenir prospère. C’est notre image de marque et notre force. Nous n’avons pas à nous prosterner devant l’UE.

Ernst Schibli, conseiller national, Otelfingen

Source : Horizons et Débats,  Nous n’avons pas à nous prosterner devant l’Union européenne

Vers la catastrophe économique et linguistique ?

Posted on février 19th, 2011 by Unsri Heimet !

Convention linguistique au rabais non respectée, promesses  politiciennes non tenues, baisse du nombre d’ouvertures de classes bilingues. Une fois de plus LA question se pose: au vu des résultats catastrophiques de la politique linguistique en Alsace, devons-nous, Alsaciens, remettre notre destin aux mains de l’Etat français, l’Education Nationale et de ses valets locaux ? Non, bien évidement ! Il ne faut rien attendre de Paris. C’est à NOUS de prendre les problèmes à bras le corps. Notre avenir et la sauvegarde de notre héritage historique, culturel et linguistique ne passera que par le réveil de notre conscience alsacienne. La médiocrité (la vacuité même) politique actuelle en Alsace nous suggère que ce réveil est tout à fait possible… Elsasser,  stehn uf !

1.- Des engagements non tenus.

Les engagements (écrits) du candidat Nicolas Sarkozy en 2007 de mettre dans une loi toutes les 39 dispositions que la France avait acceptées lors de sa signature de la Charte Européenne des langues régionales ou minoritaires n’ont pas été tenus. Un article de principe a été introduit dans la Constitution, mais ces engagements présidentiels n’ont pas été suivis d’effets.
Une majorité d’Alsaciens ont fait confiance au Président Nicolas Sarkozy. En tout cas, c’est une immense déception…
Nous lançons un appel au nouveau ministre alsacien chargé des collectivités territoriales afin qu’il mette en œuvre les engagements du Président Nicolas Sarkozy : en effet l’article 75-1 de la Constitution est dans la partie concernant ces collectivités et personne en Alsace ne comprendrait que Philippe Richert à la fois Président Régional et Ministre des collectivités ne prenne pas en charge à bras le corps et ne mène pas à bon port ce dossier si important de la langue régionale. C’est aux actes que nos dirigeants seront jugés, non aux paroles !

2.- La Convention 2007-2013. Bilan désolant à mi-chemin.

La convention 2007-2013 portant sur les langues vivantes prenant appui sur l’apprentissage de la langue régionale (dans ses deux dimensions) a prévu le doublement des effectifs bilingues dans chaque département en priorité dans le 1er degré.
Ceci aurait supposé depuis 2007, chaque année, l’accueil d’environ 2500 enfants de plus, soit la création d’une centaine de classes de 25 élèves environ. C’est-à-dire 50 classes bilingues par an et par département. Or le rythme d’ouverture annuel des deux dernières années n’est que de 37 classes par département.
En deux mots, cette convention déjà jugée « au rabais » et très minimaliste par une grande partie des responsables politiques, des parents, et les associations n’est réalisée au mieux qu’aux 2/3. Nous constatons de plus en plus que le rythme va encore baisser sans que nos grands élus ne veuillent protester : croient-ils que seules des déclarations suffiront alors que 25 % de nos jeunes sont au chômage contre 2 % dans les pays voisins !
Il est facile de constater une baisse de régime des créations dans le Bas-Rhin qui passe de 8 sites ouverts en 2009 à 3 en 2010 et une dans le Haut-Rhin qui passe de 12 sites ouverts en 2009 à 10 en 2010. Qu’en sera t-il en 2011 et 2012 ?
Si l’Alsace disposait du même rythme de développement que le Pays Basque (Pyrénées Atlantiques) ou la Corse, la situation se présenterait de manière bien plus positive : la Corse est à 40% des élèves bilingues au primaire et le Pays Basque à plus de 50%. Ce rythme de croisière insuffisant dans notre Région amène des questionnements sur la volonté de nos élus face à l’administration scolaire de favoriser un retour au bilinguisme en Alsace : peut-être que pour nos élus la langue régionale n’est toujours pas une véritable priorité ?
Il est difficile d’admettre que l’on trouve assez d’enseignants de Corse, alors que l’on avance depuis plus de 35 ans le manque d’enseignants maîtrisant l’allemand en Alsace. Le quotient de 40% d’enseignants bilingues/an prévu en Corse est strictement respecté dans cette région y compris pour 2011.

La convention alsacienne, bien moins ambitieuse, n’est pas respectée pour 2011 :

- L’absence de CAPES-bivalents en Alsace représente un véritable goulot d’étranglement pour l’enseignement bilingue au secondaire. Les autres régions en disposent !
- Le concours de recrutement spécial de professeurs des écoles (voie langue régionale), à 70% en français, ferme la porte à la plupart des candidats germanophones natifs. Le sommet a été atteint en 2010, 15 postes sur 50 n’ont pas été attribués et ont été transférés sur le concours monolingue. L’Alsace est la Région où ce glissement a été le plus important ces dernières années. Il semble que l’allemand parlé par 100 millions d’Européens soit devenu une langue rare !

La Convention 2007-2013 fortement minimaliste n’est pas respectée. En contrepartie de 3 millions € payés par la Région et les deux Départements, l’Etat s’était engagé à recruter annuellement au moins 50 postes, il n’en a prévu que 25 pour 2011.
Au lieu de protester, nos élus justifient la pénurie !
Depuis 1982, l’Académie de Strasbourg se présente abusivement comme une « académie-pilote » pour l’enseignement de l’allemand.
C’est en Alsace que l’administration tient le moins ses engagements, pourtant c’est ici qu’on a le plus besoin de l’enseignement bilingue français/langue régionale. Les demandes des associations restent sans réponse véritable. Nous pensons que la disparition des dialectes et de l’allemand depuis 65 ans est totalement voulue.
Nous pensons que la politique archaïque issue de l’idéologie totalitaire et centralisatrice n’est pas encore abandonnée dans les rouages de l’état. C’est ce qui contribue au  » mal être  » des régions de France et à leur appauvrissement culturel et économique.

Signé par les 3 Présidents des Associations le jeudi 9 décembre 2010 :

François Schaffner, Culture et Bilinguisme
Gérard Cronenberger, président de l’Aéplal
Henri Scherb, Heimetsproch un Tràdition

Quelle :  Unser Land

Démocratie directe

Posted on février 8th, 2011 by Klapperstein

A l’heure où le gouvernement français, gardien de la démocratie, des  droits  de l’ Homme et du grand foutage de gueule universel, et nos braves élus alsaciens sont en train de concocter une réforme des institutions régionales sans que le peuple alsacien n’influence ni même ne sache ce qui se trame dans les palais parisiens, alors que la vie politique alsacienne et française est articulé autour du scrutin majoritaire qui à pour but et pour conséquence de réduire le jeu électoral à une illusion d’alternance droite-gauche, il est grand temps pour les Alsaciens de s’intéresser à un sujet bien évidement tabou et ostracisé comme bien d’autre en France : la démocratie directe.

Rationalité supérieure de la démocratie directe

kkkkkkkkkkkkkkkkkkkkk

Il s’agit de savoir pourquoi la démocratie directe a donné empiriquement de bons résultats partout où elle est appliquée (Suisse, Liechtenstein, USA, Italie, Allemagne).

Cette question a été traitée brillamment par des spécialistes, surtout américains, allemands et suisses. Il s’agit ici de faire connaître aux Français, devant le silence des medias, les arguments développés dans plusieurs universités étrangères et appuyés sur de nombreuses preuves empiriques.

Thomas Cronin, ancien professeur à Princeton et professeur à l’université du Colorado montre que les électeurs sont souvent hors d’état de contrôler leurs élus : « 58% sont incapables de dire s’ils sont d’accord avec ce que leurs représentants ont voté au congrès pendant la dernière législature » ; par contre, une étude sur le Colorado montre que 78% des votants sont bien informés sur les enjeux lors de référendums populaires. De nombreuses études ont été faites sur les sources d’information des votants et ceux-ci sont mieux informés sur les sujets concrets de référendums que sur les programmes électoraux des partis.

Mais d’autres études, notamment de Hans Herbert von Arnim en Allemagne et de John Matsusaka de l’Université de South California à Los Angeles montrent que la démocratie directe permet de meilleures décisions pour quatre raisons essentielles :

-  La démocratie directe permet un contrôle plus grand des citoyens sur leurs délégués en pouvant remettre en cause leurs décisions fréquemment et pas une seule fois tous les 4 à 6 ans lors des réélections. De plus, les lobbies (intérêts particuliers) sont puissants au parlement et influencent gouvernement et parlementaires alors qu’ils ont beaucoup moins d’influence sur le peuple. Enfin, les hauts fonctionnaires rédigent les lois plus que les élus : double délégation par conséquent qui éloigne d’autant les rédacteurs du peuple.

-  Elle permet des décisions plus responsables car le citoyen vote en secret donc en toute liberté alors que le député à l’assemblée vote publiquement et doit rendre compte devant les chefs de son parti politique et les lobbies. Le citoyen vote pour son avenir et celui de ses enfants et non en fonction d’impératifs de carrière à court terme. La démocratie représentative est « court-termiste ».

-  La démocratie directe permet d’utiliser l’information dispersée chez les citoyens et pas la seule information concentrée rassemblée par les experts. C’est le même phénomène en économie où le marché apporte les informations dispersées chez tous les acteurs alors qu’en économie planifiée, il y a perte d’informations car les experts ne peuvent avoir accès aux informations « vécues » (existentielles). Hayek a écrit des pages définitives sur cette question.

-  La démocratie directe permet une meilleure compétition, pas seulement entre les partis. Elle met en compétition les citoyens et les élus, mais surtout en réalité les rédacteurs des ministères et les conseillers juridiques privés. Cette compétition stimule l’innovation. De plus, l’initiative populaire permet d’échapper à la loi d’Anthony Downs (Brookings Institution) qui montre que pour conquérir l’électeur médian, les partis ont tendance à se ressembler de plus en plus. La démocratie directe permet de rétablir la compétition en mettant l’ordre du jour des projets rejetés par les chefs de partis (proposition antifiscale n°13 aux USA ou bien initiative sur les minarets en Suisse par exemple pour prendre des exemples très médiatisés).

En améliorant les processus de délégation et de responsabilisation, en permettant de mieux diffuser l’information et en stimulant la compétition, la démocratie directe permet donc de prendre des décisions plus rationnelles en accord avec les citoyens, contrairement à ce qui est souvent prétendu.

On dit que la démocratie directe est sujette à des mouvements de foule : c’est inexact puisque entre la collecte des signatures et le référendum, il peut se passer trois ans de débats alors qu’un vote d’une Assemblée peut intervenir très vite dans un climat hyper émotif. Ce sont des votes d’assemblées et non des référendums qui ont permis l’accession au pouvoir, puis aux pleins pouvoirs de Hitler ou de Mussolini.

La science économique notamment montre que la démocratie directe associée à la démocratie représentative comme en Suisse conduit à des décisions plus rationnelles qu’une démocratie purement représentative, laquelle délègue beaucoup de ses pouvoirs à des bureaucraties (ministères ou pire encore : « offices et hautes autorités »). En outre, elle permet de redonner la parole au peuple.

Yvan BLOT
Président de Agir pour la Démocratie Directe
Janvier 2011

Bilinguisme: Une petite Victoire…

Posted on janvier 4th, 2011 by Unsri Heimet !

Alors que la langue allemande en Alsace -sa forme orale Elsasserditsch et sa forme écrite Hochdeutsch- est en constante régression dans le paysage actuel, que les IUFM peinent à former des enseignants bilingues locaux (notés sur des critères français, voir article ci-dessous), voilà que le recrutement de professeurs « étrangers » germanophones (1) au sein de l’Education Nationale semblait impossible, faute de reconnaissance de l’équivalence de leursdiplômes et d’obtention du fameux concours. Mais n’y voyons surtout pas là une ènième basse manœuvre pour ralentir le développement de l’enseignement en Alsace. Non, non, non ! Ce n’était qu’un oubli, une simple maladresse ! Paris ne s’était pas mis en conformité avec une directive européenne datant  d’il y a… 20 ans ! Ce verrou administratif à sauté dernièrement. Une petite victoire de la raison et du pragmatisme. L’absurde chape idéologique jacobine, elle, se fissure tout les jours un peu plus et la prise de conscience ainsi que la volonté d’action se font de plus en plus grandes. Pour notre plus grand bonheur et celle des associations qui œuvrent depuis le début pour la préservation de notre langue (2). Und niemals vergessen… wo e Wille isch, isch e Waj !

Le tribunal reconnaît les diplômes allemands

C’est une première : le tribunal administratif de Strasbourg reconnaît la validité des diplômes de deux enseignantes employées par les écoles bilingues associatives ABCM, passés en Allemagne pour l’une, en Autriche pour l’autre.

Mme R., une enseignante d’origine allemande, avait passé tous ses diplômes dans son pays. Elle avait assuré l’enseignement en langue allemande dans les classes bilingues alsaciennes pendant 14 ans, d’abord dans des écoles publiques du Haut-Rhin, puis dans des classes associatives ABCM. Elle était payée comme agent non titulaire. Alors, en 2007, elle a demandé au recteur d’être intégrée comme « maître contractuel de l’enseignement privé pour exercer les fonctions de professeur des écoles ». Le recteur a refusé.

Même démarche de sa collègue Mme S., qui avait passé ses diplômes en Autriche et enseignait l’allemand depuis sept ans dans une école ABCM. Même refus du recteur « au motif que cette intégration est subordonnée à la réussite d’un concours de recrutement ».

Ces deux professeures ont alors saisi le tribunal administratif de Strasbourg, lui demandant d’annuler la décision du recteur. Elles ont obtenu gain de cause. Un jugement du 14 décembre « annule la décision du recteur, enjoint le recteur de réexaminer la demande de ces deux enseignantes dans un délai de trois mois » et condamne l’État à verser 1000 € à chacune.

« Modifier le mode de recrutement »

Le tribunal s’appuie sur la directive européenne qui prévoit la liberté de circulation des travailleurs et la reconnaissance des diplômes universitaires des pays de l’Union européenne.

« Cette décision obligera le rectorat à restatuer pour ces deux enseignantes, si l’État ne fait pas appel. Elle obligera surtout l’État à modifier le mode de recrutement des enseignants bilingues », explique M e Pierre-Étienne Rosenstiehl, qui a plaidé ce dossier.

Pour l’instant, l’Éducation nationale oblige tous les candidats à l’enseignement bilingue en Alsace, quelle que soit leur formation, à passer un concours dont 80 % des épreuves sont en français et 20 % en allemand. Ce qui représente un obstacle important pour des enseignants de langue allemande.

Pourtant, l’Alsace manque d’enseignants qualifiés pour enseigner en langue allemande alors que les régions limitrophes représentent un vivier important de professeurs. « Après vingt ans d’enseignement bilingue en Alsace, on ne compte que 12 % d’élèves dans cette filière alors que la Corse a réussi, en dix ans, à trouver des maîtres assurant l’enseignement en langue régionale suivi par 40 % des élèves », souligne un défenseur de l’enseignement bilingue qui espère que cette décision ouvre de nouvelles perspectives pour toutes les disciplines. La construction européenne passerait aussi, par exemple, par la titularisation d’un professeur espagnol enseignant sa langue dans un lycée français.

E.S.

Source: L’Alsace

(1) En quoi donc un enseignant allemand, autrichien ou suisse alémanique serait plus étranger que l’enseignant de l’Intérieur parachuté en Alsace qui n’a aucune notion d’allemand  ?

(2) Si nous nous réjouissons de la venue d’enseignants germanophones en Alsace, ces derniers enseigneront le plus souvent en Hochdeutsch., ce qui va de soi. Cependant il ne faut pas négliger la pratique simultanée du « dialecte », l’Elsasserditsch et du Hochdeutsch, principalement en maternelle et au primaire comme cela se pratique dans les écoles ABCM mais malheureusement plus bien rarement dans les sections bilingues de l’EN

Le tribunal reconnaît les diplômes allemand

Odilia, Schutzpatronin des Elsass

Posted on décembre 13th, 2010 by Unsri Heimet !

Odilia, Tochter Attichs’ (Athalrich, Ethilro) Herzogs im Elsaß und dessen Gattin Bereswinde, Tante des Bischofs zu Autun Leodegarius, wurde blind geboren, der rauhe rücksichtslose Vater hatte einen erstgeborenen Sohn und Erben erwartet. Im wilden Zorn verstieß er die Tochter, denn er meinte sich entehrt. Odilia wurde zuerst einer Amme anvertraut, sodann ward sie in das Kloster Palma (Beaume-les-Dames bei Besançon) zur Erziehung gethan. Hier erlangte sie ihr Gesicht wieder und gewann den Sinn für klösterliches Leben. Odilia wuchs heran, da wurde sie von einem ihrer Brüder, Hugo, ohne des Vaters Wissen, bewogen zurückzukehren in das väterliche Haus. Von der Höhe des Berges (Hohenburg), wo Mich zu Zeiten seinen Aufenthalt hatte, sah der Herzog eine Menschengruppe den Berg herankommen. Auf die an den Sohn gerichtete Frage, wer die Nahenden seien, gestand Hugo, daß es die Schwester sei, die nach so langer Verbannung in das väterliche Haus zurückkehre und zwar durch seine Mitwirkung. Da entbrannte Herzog Attich in grimmigem Zorn über das was er Hugos Ungehorsam nannte und der wilde Mann schlug den Sohn so, daß er kurze Zeit darauf starb.

Durch diesen furchtbaren Ausbruch aber ward Herzog Attichs stolzer Sinn gebrochen, sein hartes Herz ward plötzlich erweicht, Reue und Schmerz über den verübten Frevel öffneten von jetzt an sein Vaterherz sanfteren Gefühlen. Von jetzt an nahm Attich seine Tochter Odilia mit Wohlwollen auf und ihren klösterlich frommen Sinn anerkennend, willigte er nicht blos ein, daß sie sich nicht verheirathe, sondern er räumte ihr auch den obern Theil des Berges, wo sein Schloß Hohenburg gelegen und der von Riesenmauern aus uralter keltischer Vorzeit umgeben ist, willig ein, um daselbst eine Andachtsstätte, ein Kloster zu errichten. Dieses geschah (nach Grandidier) um das Jahr 680.

Allen Glanz des väterlichen Fürstenhofes, alle Vortheile und Genüsse, die ihr vornehmer Stand gewähren konnten, verschmähend, brachte Odilia ihr Leben in dieser Wald- und Bergeinöde zu, fern von dem Getümmel der Welt, denn Kriege waren damals noch die Hauptbeschäftigung der halbwilden Bewohner unseres Landes. Sie sammelte um sich her eine Anzahl, es waren 130, gleichgesinnter Frauen aus adeligen Familien, welche dem Beispiel der Fürstentochter folgend und nach der Weise der Zeit ein gottgeweihtes Leben führen wollten. Odilia ward die erste Aebtissin dieser einsamen Klostergemeinde. Herzog Attich hatte durch Abtretung eines bedeutenden Theils seines reichen Besitztums für den Unterhalt dieses Klosters gesorgt.

Odilia beschäftigte sich indessen nicht blos mit klösterlichen Betrachtungen, sondern die unermüdete Frau wurde durch ihre Wohlthätigkeit ein Segen für die ganze Umgegend; bald waren es Kranke oder Arme in den nahgelegenen Dorfschaften, bald fremde Pilger, die ihre helfende Liebe in Anspruch nahmen. Der Ruf ihrer Wohlthätigkeit verbreitete sich bald weit umher. Da die mühsame Ersteigung des hohen Klosterberges ein nicht geringes Hinderniß für die Hülfesuchenden war, so ließ Odilia, um das Jahr 700, am Fuß des Berges in einem freundlichen Wiesenthale, zuerst ein Hospital mit einer kleinen Kirche, dann ein Kloster erbauen, das seiner Lage wegen, in Beziehung auf Hohenburg, den Namen Niedermünster erhielt. Odilia besuchte täglich bis in ihr hohes Alter diese neue Anstalt und übergab ihr genau die Hälfte der zu Hohenburg gehörigen Güter, um jeden Anlaß zur Eifersucht zwischen beiden Klöstern zu vermeiden.

Während 40 Jahren wirkte Odilia auf Hohenburg in Glauben und unermüdeter Liebe. Der 13. December 720 wird als ihr Todestag angegeben.

Aus dem evangelischen Kalender

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