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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Le bilinguisme et le conseil d’Alsace défendus par nos élus ?

Posted on juin 26th, 2011 by Klapperstein

La Schnackapolitik de nos élus ne se jugeant pas à l’éclat de la coquille ou à la vigueur du verbe mais belle et bien à la vitesse et l’orientation que prend le mollusque dans sa course folle vers la défense du bilinguisme et la création d’un conseil unique d’Alsace capable de redonner enfin la parole au peuple alsacien, nous ne pouvons que, tels les sages stoïciens d’une époque lointaine, suspendre notre jugement et rester dans une expectative teinté de pessimisme.

S’il existe en effet de nombreux signes positifs quant au projet de création du conseil d’Alsace, la volonté affichée de Buttner et de ses alliés de faire capoter le projet reste inquiétante. Et le mode de scrutin qui s’annonce, à savoir un scrutin majoritaire peut-être accomodé d’un peu de proportionnel, est loin d’être satisfaisant. Et en ce qui concerne le bilinguisme, il faut bien dire là aussi que même le maintien du statu-quo serait clairement insuffisant à la préservation de nos emplois et de notre langue. UH

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Après le tollé soulevé par les propositions du rectorat, le conseil régional a pris fait et cause, hier, pour l’enseignement bilingue paritaire.

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« Le bilinguisme à parité a fait ses preuves », a rappelé, d’emblée, le président du conseil régional et ministre, Philippe Richert, en se disant « un peu surpris de la rapidité de certaines propositions ». « On n’engage pas un tel débat sans un minimum de précautions », a-t-il observé concernant la méthode.

Avis au recteur… D’autant qu’il a rappelé que les lointains prédécesseurs d’Armelle Le Pellec-Muller s’étaient engagés fortement en faveur de l’enseignement français-allemand à parité. Pour marquer la solennité de leur prise de position, trois des quatre groupes de l’assemblée (Majorité alsacienne, PS et démocrates, Europe Écologie-Les Verts) ont présenté une motion commune intitulée « Menaces sur l’enseignement bilingue paritaire ». Le conseil régional appelle, dans ce texte, « les élus d’Alsace à prendre toutes les mesures pour que l’enseignement bilingue paritaire continue à se développer avec efficacité », à tous les niveaux de la scolarité. « La voie paritaire est le minimum pour l’apprentissage de l’allemand », a affirmé avec force le vice-président Justin Vogel, président de l’Office pour la langue et la culture d’Alsace, l’écologiste Andrée Buchmann s’inscrivant en faux contre l’assertion selon laquelle «ces classes ne seraient  pas  démocratiques».

Cette motion a été adoptée à l’unanimité, le FN « ne participant pas au vote, car n’ayant pas été associé à la motion », selon son chef de file, Patrick Binder. Philippe Richert a évoqué aussi la proposition de loi sur les langues régionales, qu’il suit comme ministre en charge des Collectivités, et qui devrait être présentée au Parlement et adoptée d’ « ici la fin de la session ».

L’autre sujet qui fait débat en Alsace a été relancé par le porte-parole du groupe PS et démocrates, Antoine Homé. Le Haut-Rhinois a interpellé Philippe Richert sur « la cacophonie autour du conseil d’Alsace », déplorant que « chacun des présidents des trois grandes collectivités y aille de son projet ». « Nous sommes bien loin de la résolution adoptée le 7 mai par le conseil régional et du groupe projets censé associer l’ensemble des élus pour enclencher le vrai débat de fond », a ajouté l’élu PS.

Dans sa réponse, très détaillée, Philippe Richert a relevé avec satisfaction que « la délibération adoptée mardi par le Département du Bas-Rhin est conforme, y compris par la référence à la proportionnelle, à celle adoptée par la Région ». Dès lors, il souhaite « associer l’ensemble des conseillers régionaux à une commission conseil unique — qu’il va créer avant juillet — pour réfléchir aux compétences nouvelles, moyens spécifiques, débats avec les autres collectivités »… Un groupe plus restreint jouera le rôle de « task-force ». Quant au « groupe projets », il « n’imagine pas de ne pas le mettre en place », avec les représentants des autres collectivités et des parlementaires. On ignore cependant quand…

Enfin, il rencontrera les élus haut-rhinois le 11 juillet pour « débattre directement avec eux » ( L’Alsace d’hier). « Ce que j’espère, c’est que chacun a le souci de réfléchir à l’avenir et à l’intérêt de l’Alsace, en priorité par rapport à d’autres objectifs », a-t-il conclu, en assurant à ses collègues qui en douteraient que « son enthousiasme est intact ».

Quelle : L’Alsace

A lire également, toujours dans L’Alsace, les tensions au sein de l’UMP sur la création du conseil d’Alsace :Conseil unique : L’UMP d’Alsace s’engage pour la fusion

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Sondage exclusif CSA/Menscom

Un sondage publié hier par CSA/Menscom révèle que 60% des Alsaciens sont favorables à la création d’un conseil unique d’Alsace (23% contre, 17% sans opinion*) et que 79% des Alsaciens souhaitent pouvoir ce prononcer sur ce sujet par référendum. Chez les jeunes de moins de 30 ans, ce dernier chiffre monte même à 84% !

A la question « Certains pays, comme la Suisse, font un usage fréquent du référendum d’initiative populaire, parce que les conditions exigées sont sensiblement plus accessibles qu’en France**. Souhaiteriez-vous que la France s’inspire de cet exemple et rende le référendum d’initiative populaire plus facile à provoquer par les électeurs ? » 72% des Alsaciens sondés ont répondu « oui », ce qui exprime clairement le déficit et le malaise démocratique dont souffre la France et l’Alsace.

Ce sondage  atteste simplement de ce que l’introduction de la démocratie directe en Alsace sur le modèle de nos voisins suisses  et la création d’un conseil d’Alsace unique sont des impératifs démocratiques qui ont été jusqu’à présent ignorés et bafoués par la belle et immaculée République Française et par nos Schnackapolitiker de service. Wie lang noch ? UH

Sondage exclusif CSA/Menscom

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60 % des Alsaciens sont favorables à la création d’un conseil unique d’Alsace : tel est l’un des principaux résultats du sondage exclusif CSA/Menscom réalisé par téléphone les 19 et 20 avril 2011 auprès d’un échantillon représentatif (méthode des quotas) de 808 habitants de la région Alsace.

A quatre jours de la séance plénière, ouverte au public, organisée par le Conseil régional d’Alsace sur l’évolution institutionnelle de la région, et près de dix ans après la dernière étude entièrement consacrée à cette question (sondage Iserco/DNA en 2002), l’enquête CSA/Menscom apporte, en interrogeant sur le projet de création d’un conseil unique d’Alsace, une contribution à l’un des débats majeurs pour l’avenir de l’Alsace.

L’Alsace pourrait être en effet – si le projet fait consensus et à la condition de la tenue d’un référendum dont le résultat serait positif – l’une des premières régions françaises à mettre en œuvre larticle 29 de la loi du 16 décembre 2010 qui autorise désormais la fusion de la région et des départements qui la composent dans une unique collectivité territoriale.

Le pourcentage d’Alsaciens défavorables au conseil unique est historiquement bas

Le sondage CSA/Menscom questionne les Alsaciens sur quatre points : la notoriété du projet de création d’un conseil unique d’Alsace qui regrouperait les Conseils généraux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin et le Conseil régional d’Alsace, la position (très favorable, plutôt favorable, plutôt pas favorable, pas du tout favorable) sur le projet, les raisons de chaque position et enfin le souhait (ou non) que les habitants de la région puissent se prononcer sur ce sujet par référendum.

Parmi les principaux enseignements , le sondage CSA/Menscom montre que 55 % des Alsaciens ont entendu parler du projet de création d’un conseil unique d’Alsace, contre 45 % qui disent ne pas en avoir entendu parler.

Ce taux de notoriété (55 %) apparaît relativement important compte tenu de la complexité du sujet (qui se rapporte au fonctionnement des collectivités, à leurs rôles respectifs, à une perception largement partagée sur le « mille-feuille » administratif, etc.). De plus, le projet de conseil unique d’Alsace n’est pas une idée neuve, ce qui explique aussi ce résultat : il occupe régulièrement les débats dans la région depuis, au moins, les années 1970. En revanche, le pourcentage des Alsaciens qui n’ont pas entendu parler du projet (45 %) éclaire aussi sur l’enjeu de pédagogie ; si les habitants de la région sont appelés à voter lors d’un référendum, il est nécessaire qu’ils puissent y participer munis de toute l’information.

Le pourcentage d’Alsaciens se disant défavorables au conseil unique d’Alsace est par ailleurs, avec 23 %, historiquement bas. Il se rapproche des valeurs datant du début des années 1990. Les résultats des études précédentes oscillaient en effet entre 33 % (Ipsos/Logica Business Consulting mars 2011), 31 % (Iserco/DNA 2002) et 24 % (Iserco/DNA 1994).

60 % des Alsaciens sont favorables au conseil unique d’Alsace (17 % ne se prononcent pas), confirmant en cela une position majoritaire, déjà exprimée et jamais remise en cause depuis plus de 15 ans (Iserco/DNA 1994 : 70 % favorables, Iserco/DNA 2002 : 56 %, Ipsos/Logica Business Consulting mars 2011 : 67 %). Parmi les principales raisons évoquées par les partisans du conseil unique se comptent la réduction des dépenses publiques (qui devance largement les autres raisons avec 56 %) et le fait que la structure unique serait plus efficace que les structures, ou collectivités, actuelles (38 %). Les personnes opposées évoquent, entre autres,  une moindre efficacité de la structure unique (36 %), un risque de centralisation à Strasbourg (32 %) ou d’éloignement des élus par rapport à la population (32 %).

Enfin, à 79 %, les Alsaciens souhaitent pouvoir se prononcer sur le sujet par référendum, contre 18 % qui ne le souhaitent pas (3 % ne se prononcent pas). Ce résultat est supérieur de 9 points par rapport à la position des Français sur le sujet : en mars 2009, 70 % d’entre eux indiquaient leur souhait d’un référendum dans le cadre de la réforme territoriale en préparation, que ce vote porte sur l’avenir de leur région ou sur l’avenir de leur département (Baromètre LH2-nouvelObs.com, 9 mars 2009).

Véronique Bernard et Nicolas Camous

-  Résultats détaillés
-  Le plus Menscom 1 : un référendum très attendu

Source/Quelle: : www.menscom.com

* Ce qui équivaudrait lors d’un vote sur la fusion des deux conseils généraux et du conseil régional à 72% de oui et 28% de non, en tenant compte des 17% qui ne s’exprimeraient pas.

** C’est effectivement le moins que l’on puisse dire !

Schnackapolitik oder Volksabstimmung ?

Posted on avril 19th, 2011 by Klapperstein

lLes élus alsaciens pratiquent avec une assiduité et une sérénité confondante la politique de l’escargot. Le référendum sur la fusion des collectivités alsaciennes initialement prévu pour cet automne a en effet été récemment renvoyer aux calendes jacobines et républicaines.

Ricklin, Roos et Rossé étaient des Heimatrechtler. Richert, Buttner et Kennel ne sont quant à eux que des Heimetschnacka.

Et nos Schnackapolitiker semblent être autant contrarié par le principe même de démocratie directe que tétanisé par l’idée de s’opposer au dogme républicain de la départementalisation. Armes Elsass, armes Land. Langt’s den no net ? UH

Ci-dessous le point de vue d’Unser Land sur la question.

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Lettre ouverte à M. Charles Buttner, Président du Conseil Général du Haut-Rhin

Monsieur le Président,

Voilà maintenant plus de 25 ans que Henri Goetschy, alors Président du Conseil Général du Haut-Rhin (1985), lançait l’idée de fusionner les collectivités alsaciennes, reprenant ainsi l’idée d’un pouvoir régional fort, portée depuis toujours par le mouvement alsacien en général. L’idée a été ensuite reprise par Adrien Zeller et Philippe Richert.

Depuis le projet n’a cessé de faire l’unanimité. Tous les sondages parus depuis plus de 20 ans démontrent que les Alsaciens – plébiscitent cette idée. Par la voix du Conseil Economique et Social d’Alsace (CESA) et aujourd’hui du CESER, le monde économique et social a apporté à plusieurs reprises un soutien franc et massif à la fusion. Quand aux conseillers régionaux et aux conseillers généraux du Bas-Rhin, ils soutiennent également clairement le projet.

Depuis plus d’un quart de siècle, l’Alsace réclame sa réunification et elle n’a que trop attendu. Aujourd’hui, il est temps de réorganiser l’Alsace autour de trois échelons : la collectivité territoriale unique -une région forte dotée de pouvoirs étendus- les pays ou « territoires » et les communes.

Changer les institutions ne dévalorise en rien l’engagement et la qualité du travail effectués jusqu’alors par tous ceux qui se sont investis au sein des structures existantes. Mais tel l’artisan, la meilleure des volontés et des compétences ne peut s’exprimer pleinement qu’avec un outil approprié.

Force est de constater que l’échelon départemental n’est plus approprié. Dès leur origine, les départements ont été une émanation de la pensée jacobine. Créés à la Révolution, ils avaient pour but de quadriller le territoire en cassant les identités historiques, afin de mieux assoir le centralisme parisien. L’actuel millefeuille administratif ne fait qu’amplifier ce principe de « diviser pour régner ». L’Alsace n’a-t-elle pas assez souffert de cette situation ?

La fusion, c’est offrir au citoyen des institutions lisibles, accroitre le pouvoir de décision et l’autonomie fiscale de nos collectivités. A terme, un statut spécifique pour l’Alsace permettra d’officialiser notre langue régionale et d’en assurer nous même l’enseignement. De même, nous disposerons enfin de l’outil nécessaire pour protéger notre Droit Local contre les attaques permanentes dont il est régulièrement la cible.

Tout cela, nous pouvons le faire maintenant. En effet, la réforme des collectivités territoriales, aussi imparfaite soit-elle, offre la possibilité de réunifier l’Alsace autour d’un pouvoir régional fort. Dans ce processus de réunification de l’Alsace, votre responsabilité et celle des conseillers généraux du Haut-Rhin est historique.

Mais avant tout, c’est au peuple d’exprimer sa volonté. Depuis deux siècles, jamais les Alsaciens n’ont été consultés sur la nature de leurs institutions. La loi offre enfin aux Alsaciens l’opportunité unique de s’exprimer. Doit-on encore leur confisquer la parole ?

Aussi, avant de soumettre le projet de fusion au conseil général, nous vous demandons solennellement de consulter la population et d’engager un référendum sur la fusion cet automne.

Dans cette attente, veuillez recevoir, Monsieur le Président, l’expression de nos salutations les plus respectueuses.

Jean-Georges Trouillet,  Président d’Unser Land

Fusion: ce n’est jamais le moment !

Posted on avril 10th, 2011 by Unsri Heimet !

‘s isch noch nit d’Zit ! Pas encore de référendum sur la Fusion (ou encore Union, intercollectivité, on ne sait plus trop !) nous dit-on. Les Alsaciens, majoritairement favorable à la fusion région/départements, apprécieront la détermination et la rapidité de leur ô combien douée classe politique. Rappelons que l’idée de fusion, qui n’a rien de très révolutionnaire, a été suggérée par l’ancien sénateur Henry Goetschy dès 1985… 25 ans plus tard, l’eau de l’Ill ayant coulée sous les ponts, l’Alsace traine toujours des pieds sur ce dossier. Pathétiques élus alsaciens frappés de nanisme et d’escargotisme ! Enfin, on a les élus que l’on mérite… UH

Sans doute pas de référendum cette année

Philippe Richert, président du Conseil régional d’Alsace, Charles Buttner, président du conseil général du Haut-Rhin et Guy-Dominique Kennel, son homologue du Bas-Rhin s’étaient entendus, le 22 janvier 2011, pour expérimenter une intercollectivité, correspondant à l’union des 2 conseils généraux et du conseil régional.

Un communiqué commun détaillait la méthode de travail ainsi qu’un calendrier : dans un premier temps, après les cantonales, la création d’un groupe de travail avec les 3 collectivités et les 3 grandes villes d’Alsace, Strasbourg, Colmar et Mulhouse. Ce groupe de travail est en train de préparer un référendum consultatif qui doit d’abord être validé par le Conseil d’Etat et qui devait avoir lieu à l’automne 2011. Ce référendum n’aura sans doute pas lieu cette année, trop compliqué à organiser selon le président Richert, alors que se profilent les élections présidentielles. Il sera sûrement reporté après ces élections.

Le conseil régional débattra en séance plénière, le 7 mai prochain, sur le principe d’un conseil unique d’Alsace.

Source/Quelle: FR3

Ci-dessous, en photo, nos 3 Super-Fleischschnacka se serrant la pince. A gauche Charles B., à droite Philippe R. et au centre Guy-Dominique K. A déguster sans modération !


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