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Unsri Heimet

Unsri Heimet – -do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Servitude volontaire ou résistance ?

Posted on avril 13th, 2015 by Klapperstein

Le fossé se creuse entre le président du Conseil Régional et le peuple dont il est censé défendre les intérêts. Au lieu d’entendre l’inquiétude et la demande de démocratie exprimée par les signataires de la pétition « Alsace, retrouve ta voix! », il s’offusque et invoque la Loi pour rejeter le principe d’une consultation populaire sur l’avenir de l’Alsace.
Même si les conditions légales ou administratives, de compétence, de délais ou de quantité, ne sont pas parfaitement remplies, il n’en demeure pas moins que plus de 110 000 électeurs alsaciens ont demandé à s’exprimer sur l’avenir de leur région. Si l’on rajoute les votes exprimés lors des récentes départementales en faveur du parti régional Unser Land, explicitement opposé à la méga-région (15% en moyenne dans les cantons où il était présent), on comprend le malaise du Président du Conseil Régional. Non seulement il est doublé par la base, mais en outre on peut lui reprocher de n’avoir pas pris l’initiative, associé aux deux assemblées départementales, d’organiser lui-même un référendum. La manifestation du 11 octobre place de Bordeaux aurait pu l’annoncer.

Un référendum, malgré l’éventualité d’un recours du Préfet au Tribunal Administratif, aurait renforcé la position théorique de nos élus contre la fusion. Car, à n’en pas douter, cette fois-ci les Alsaciens auraient compris les enjeux qui leur échappaient lors du référendum d’avril 2013.

Malheureusement l’audace politique a manqué. Après une courte résistance, nos grands élus se sont soumis au diktat parisien et acceptent un fonctionnement qui pose pourtant la question de la démocratie en France. Rappelons que la fusion est imposée à l’Alsace sans l’avis favorable d’aucun de ses parlementaires, contre l’avis de 96% de ses Conseillers Régionaux et Généraux , malgré les motions de centaines de conseils municipaux, malgré des manifestations populaires tout au long de l’automne…

Une loi n’est pas gravée dans le marbre: contestée, elle peut ne pas s’appliquer ou être invalidée par une nouvelle loi. C’est d’ailleurs l’engagement pris par le candidat à l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy. La loi portant sur l’écotaxe a fait long feu suite à la résistance des Bonnets rouges bretons…

Une loi qui dessert l’intérêt d’un peuple qu’elle méprise, n’est pas légitime. L’article 35 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1793 le stipulait : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. » Traduit par Brecht, cela donne : Wo das Recht zu Unrecht wird, wird Widerstand zur Pflicht.

Paradoxalement, les élus alsaciens, unanimes à dénoncer une réforme « ahurissante », « insensée », « une connerie », la valident et se mettent sur les rangs pour la suite. Il serait « impossible […] de tout arrêter »? Mais à quoi servent des élus politiques, s’ils capitulent devant la difficulté ? Aucun geste fort, même symbolique ( hormis dans l’enceinte du Conseil Général du Haut-Rhin). Si nos parlementaires ou les conseillers régionaux avaient vraiment donné de la voix , s’ils avaient par exemple démissionné en bloc pour marquer leur rejet d’une loi inique, ils auraient sans doute changé le cours de l’histoire. Ils faisaient preuve de courage et redoraient l’image du politique. Au lieu de quoi ils se complaisent dans les limites du juridiquement « possible » et se rendent complices du système jacobin mortifère.
En même temps ils sont absents aux côtés des manifestants et parmi les pétitionnaires. Elus par une minorité des électeurs inscrits, dans un contexte de forte abstention et de vote FN, ces élus sont-ils encore représentatifs des attentes et des intérêts des Alsaciens ?

Le temps est venu d’un Osterputz politique, avec Unser Land, pour le salut de l’Alsace et pour un renouveau de la démocratie française !

Quelle : Unser Land

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L’Osterputz politique souhaité par Unser Land n’aura selon toute vraisemblance malheureusement pas lieu  lors des élections régionales en décembre prochain étant donné les règles du jeu antidémocratique que nous impose la République Française.

Pour avoir des élus, non seulement Unser Land devra trouver des alliances dans les 8 départements non-alsaciens de la nouvelle méga-région, ce qui est déjà en soi très compliqué, mais le parti autonomiste alsacien ne pourra de toute façon avoir d’élus que si la liste à laquelle il appartiendrait obtenait 10% des voix sur l’ensemble des dix départements constituants la nouvelle région ALCA.

C’est à dire qu’avec 20 % des voix sur les deux départements alsaciens, Unser Land n’aurait aucune chance d’avoir le moindre élu, à moins d’avoir des alliés  outre-vosgiens qui atteindraient près de 6 ou 7% des voix, ce qui est très improbable, même si c’est naturellement tout le mal qu’on leur souhaite.

L’ensemble des modes de scrutins de la République Française forment un système de démocratie minimaliste à forte orientation antidémocratique, et ce particulièrement pour les partis politiques régionalistes. Un tel système politique ne mérite aucunement à nos yeux d’être qualifié de démocratie. UH

Le droit local alsacien-mosellan

Posted on septembre 18th, 2014 by Klapperstein

Eh oui, le droit local lui-même n’est pas géré par les Alsaciens, mais est administré directement depuis les palais parisiens, ce qui est par ailleurs parfaitement conforme à l’esprit centraliste et antidémocratique de la République Française. Et nos braves élus alsaciens ne semblent pas s’en être émus jusqu’à présent plus que cela, les « valeurs » de la République n’étant apparemment pas négociables, en tout cas pas par eux.

Mais grâce à Hollande et toute sa fine équipe de gaffeurs en chef, les choses sont peut-être en train de changer en profondeur. Aber Hand aufs Herz, die französische Republik, was für eine erbärmliche Staatsform. UH

Schaffen wir dann einen Freistaat Elsass

Posted on juillet 18th, 2014 by Klapperstein

La création de nouvelles grandes régions françaises par les politicards français (qui sont dans leur grande majorité à la fois républicains et européistes) et autres Bandelajäger alsaciens correspond à deux impératifs distincts : créer des sortes de départements à l’échelle de l’Union Européenne et poursuivre la destruction des identités dites « régionales » qui survivent tant bien que mal au sein de la République Française.

La République Française et l’Union Européenne, toutes deux fondées sur le droit-de-l’hommisme, sont intrinsèquement hostiles aux identités des peuples et aux véritables principes démocratiques, les uns comme les autres étant jugés (par ailleurs à justes titre) comme étant « contraires aux principes des droits de l’homme ».

C’est donc en toute logique que la République et l’Union travaillent main dans la main à l’effacement de l’Alsace en tant qu’entité politique et communauté de destin.

Que cela face plaisir ou non les faits sont têtus et la République Française comme l’Union Européenne, en sortir c’est s’en sortir. Los von Paris, los von Brüssel und schaffen wir dann einen Freistaat Elsass.

Et que nous soyons mariés de force avec la Lorraine, la Champagne-Ardenne ou l’Auvergne ne change pas fondamentalement les données du problème.

Ce qui signifie que quoi qu’il arrive ces prochain jours, concrètement, nous devons pour commencer revendiquer la création d’un Conseil d’Alsace aux compétences les plus élargies possible. Zunächst einmal… UH

Die demokratische Frage

Posted on juillet 17th, 2011 by Klapperstein

Nous avons posé la question à propos de la création du Conseil d’Alsace et nous la reposons encore au sujet du bilinguisme, fatigués de n’être que des citoyens spectateurs de notre propre destin collectif.

Ja, wo ist sie denn doch, die Demokratie im Elsass ? Où se trouve-t-elle donc, cette démocratie ? Au palais de l’Elysée, uff Pàris ? Dans les labyrinthes de la construction européenne, à Bruxelles ? Dans la salle des Pas Perdus de l’Assemblée Nationale ? Dans le bureau de Christine Lagarde, in New York ? Dans les modes de scrutins majoritaires, qui condamnent les électeurs à choisir une des deux faces d’une même pensée unique ?

Mais peut-être est-elle dans le réacteur n°1 de la centrale de Fessenheim ? Dans le défilé militaire et républicain du 14 juillet ? Sur les drapeaux tricolores ? Dans les frappes chirurgicales de la liberté, en Afghanistan et en Libye ?  Sur le yacht de monsieur Bolloré ? Dans la Rolex du roi du Fouquet’s ? Au Crédit Mutuel, via L’Alsace, les DNA et la Nuée Bleue ? Dans les quelques lignes données à l’opposition de Bas-Rhin Magazine ? Sur le sourire de monsieur Buttner ? Dans un tiroir du bureau de madame le recteur Le Pellec-Müller, uff Strossburi ?

En Suisse, en 1919, suite à une crise politique, nos cousins alamans ont pu obtenir une avancé démocratique importante, à savoir le scrutin proportionnel pour l’élection des députés, grâce à la démocratie directe. En Alsace, en 2011, nous n’avons pas plus de démocratie directe que de scrutin proportionnel, pas plus de presse indépendante que de parlement régional. Langt ‘s ìhr oder langt ‘s ìhr nìt ?

Ci-dessous un article de L’Alsace sur le bilinguisme. Les Alsaciens peuvent bien s’informer, mais en tant que citoyens français, ils n’ont que peu de poids sur le cours des évènements qui les concernent. Sur ce sujet et sur tant d’autres. La France et sa République, une démocratie minimaliste, une démocratie en panne contrôlée et des droits civiques au rabais. (En témoigne le refus scandaleux du Pôle Emploi de Guebwiller en  fin 2008  de publier une annonce d’emploi souhaitant la connaissance de l’alsacien, suite aux recommandations insistantes de la HALDE.) UH

Bilinguisme Un « mémorandum » contre le projet du recteur

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Dénonçant les « méthodes discrétionnaires et unilatérales » de l’Académie de Strasbourg, les opposants au projet du recteur concernant le bilinguisme paritaire ne désarment pas.

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Le Comité fédéral des associations pour la valorisation de la langue régionale et des enseignements bilingues et immersifs en Alsace vient de publier un « mémorandum » dans lequel il maintient fermement son opposition, malgré les explications que celle-ci vient récemment d’apporter, au projet du recteur d’introduire un nouveau modèle, expérimental, d’enseignement de l’allemand en Alsace. Il s’étonne à ce propos « que des élus et des membres du Céser semblent favorables au projet rectoral », dans la mesure où « les arguments développés pour critiquer l’enseignement bilingue à parité horaire » seraient « fallacieux ». Seule explication pour le comité : « Ces personnes [sont] peu au courant des réalités de cet enseignement. »

De fait, pour le comité, le système préconisé par Armande Le Pellec Muller — « un enseignement traditionnel, ‘‘frontal’’ de la langue à raison de huit heures d’allemand par semaine » — « débouchera sur les piètres résultats observés en Moselle ». À terme, craint le comité, il « sonnerait définitivement le glas de l’enseignement bilingue paritaire ainsi que de la véritable maîtrise de l’allemand et des dialectes en Alsace ».

Nul doute, en effet, pour le comité qu’ « il s’agirait d’une première étape en vue de substituer cet enseignement traditionnel et ‘‘frontal’’, non comme il est prétendu au dispositif à trois heures théoriques, mais assez rapidement à l’enseignement bilingue à parité horaire ». En conséquence, le comité demande « le retrait immédiat et total du dispositif rectoral prévu pour la rentrée 2012 » qui ne respecterait pas les dispositions de plusieurs textes et codes, parmi lesquels la convention Etat-Région-Départements 2007-2013.

Le comité rappelle notamment que le projet du recteur « n’a pas été préparé en respectant les règles de procédure légales, réglementaires et conventionnelles », et que « la Commission quadripartite n’a pas qualité pour décider en petit comité d’un dispositif, même prétendument expérimental, non inclus dans la convention : seul un avenant approuvé dans les mêmes termes par les trois assemblées en séances publiques aurait pu en décider ». « Les méthodes employées par l’Académie de Strasbourg à cette occasion ne respectent ni l’Alsace, ni les familles, ni sa langue, ni sa culture, ni ses entreprises, ni ses habitants, estime encore le comité : elles relèvent largement d’une administration usant de méthodes discrétionnaires et unilatérales. »

Dans une deuxième partie, le mémorandum réclame à l’inverse une réactivation des moyens mis à disposition de l’enseignement bilingue paritaire, notamment en collège, parmi lesquels les moyens humains en enseignants germanophones.

Quelle : L’Alsace (17/07/2011)

Um die Petition « Für die Zukunft der Jugend im Elsass» zu unterschreiben, klicken sie hier

République ou Démocratie ?

Posted on décembre 9th, 2010 by Klapperstein

La République française, ce « coup d’Etat permanent » disaient certains, est une démocratie minimaliste. Son centralisme administratif  hypertrophié et ses scrutins électoraux majoritaires brident et pervertissent la souveraineté populaire. A la véritable liberté d’expression, au fédéralisme et à la démocratie directe, les élites parisiennes opposent les sacro-saintes traditions républicaines et le dogme suranné des Droits de l’Homme, avec les résultats peu glorieux que l’on connait. L’éditorial de la fondation Polémia nous livre quelques aspects  fondamentaux de la démocratie « made in France ». A lire. UH

La France, pays le moins démocratique de l’Europe de l’Ouest

En France on parle beaucoup de « république ». Rarement de démocratie. Et pour cause ! La France est le pays le moins démocratique de l’Europe de l’Ouest.

La démocratie c’est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. Cela suppose d’abord la liberté d’expression et la capacité de s’informer librement avant toute prise de décision — ce n’est pas le cas. Cela suppose ensuite une représentation élective des différents courants d’opinion qui soit équitable — ce n’est pas non plus le cas. Cela implique que la loi votée prévale sur les règles imposées d’ailleurs — ce n’est pas davantage le cas. Cela suppose enfin que le peuple puisse se prononcer directement par des référendums sur des sujets nationaux et locaux et que son opinion soit respectée — là encore ce n’est pas le cas.
Explications.

La France lanterne rouge pour la liberté de la presse

Reporters sans frontière publie chaque année un classement des pays selon leur degré de liberté de la presse. La France ne cesse de perdre des places. En 2010, elle se situe au 44e rang mondial derrière la… Papouasie Nouvelle Guinée. A l’exception de l’Italie, tous les pays d’Europe de l’Ouest sont largement devant la France.

Il y a deux explications à cela :
– l’existence en France de lois liberticides créant des délits d’opinion sur le « racisme », « l’homophobie » ou « la mémoire » ; lois d’autant plus dangereuses qu’elles sont interprétées au sens large par les tribunaux et qu’elles prévoient comme peine complémentaire l’inégibilité ; menace qui pèse sur la liberté d’expression des représentants élus du peuple ;
– une grande concentration des médias souvent contrôlés par des groupes d’affaires et des banquiers : Rothschild à Libération, Lazard au Monde, Goldman Sachs au conseil d’administration de Bouygues, propriétaire de TF1, pour ne citer que quelques cas.

Un Parlement croupion

A l’exception de la Grande-Bretagne, la quasi-totalité des pays d’Europe pratiquent le scrutin proportionnel et ont des parlements qui représentent la diversité et la pluralité des courants d’opinion : écologistes, populistes, identitaires, souverainistes, régionalistes notamment sont représentés dans les assemblées politiques.

Rien de tel en France où le scrutin majoritaire a mis en place un duopole UMP/PS c’est-à-dire droite d’affaires versus gauche mondialiste…, à moins que ce ne soit… droite mondialiste contre gauche d’affaires.

En France, depuis trente ans, les réformes de modes de scrutins qui se succèdent limitent les possibilités d’expression des courants non dominants : suppression de la proportionnelle législative en 1988, suppression de la proportionnelle nationale aux européennes de 2004, suppression de la proportionnelle intégrale aux élections régionales en 2004, et suppression annoncée de toute proportionnelle pour les futurs conseillers territoriaux qui remplaceront les conseillers régionaux en 2014.

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