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Unsri Heimet

Unsri Heimet – -do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Le Parlement français supprime définitivement la région Alsace

Posted on décembre 17th, 2014 by Klapperstein

Réforme territoriale Le Parlement adopte définitivement la carte de France à 13 régions

Le Parlement a adopté définitivement par un ultime vote de l’Assemblée la nouvelle carte de France à 13 régions malgré la colère toujours véhémente des UMP alsaciens contre la fusion de leur région avec Champagne-Ardenne et Lorraine.
Cette réforme, qui entrera en vigueur début 2016, a été voulue par François Hollande dans le but de redessiner la France pour plusieurs décennies avec des régions de «taille européenne» et moteurs du développement économique.
Dans un ultime vote, les députés ont adopté le texte par 95 voix pour, 56 contre et 11 abstentions. Le Front de gauche, les radicaux de gauche, les écologistes, l’UMP et l’UDI ont voté majoritairement contre «des regroupements forcés» alors que les socialistes ont voté pour.
Après six mois de débat et trois lectures dans chaque chambre, c’est donc la vision du groupe socialiste à l’Assemblée qui s’est imposée là où le gouvernement avait proposé 14 régions et où le Sénat en voulait 15 au lieu des 22 actuelles.
Si elle n’est pas «parfaite», cette carte «a sa cohérence», s’est félicité le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, qui y voit «un message d’espoir pour ceux qui croient en la nécessité des réformes».
La nouvelle carte fusionne l’Alsace avec la Lorraine et Champagne-Ardenne, le Nord-Pas-de-Calais avec la Picardie, et Midi-Pyrénées avec Languedoc-Roussillon, trois fusions contestées, surtout la première. Les autres regroupements ont été moins polémiques (Poitou-Charentes avec Limousin et Aquitaine, Bourgogne et Franche-Comté, Rhône-Alpes avec Auvergne), voire enthousiastes (les deux Normandie).
Cette réforme suscite toujours une vive opposition en Alsace: à quatre reprises depuis la mi-octobre, des manifestations ont rassemblé plusieurs milliers de personnes, inquiètes pour la préservation de leur identité régionale. Et, selon le quotidien L’Alsace, une quinzaine de communes ont même suivi mardi l’appel du président du conseil général du Haut-Rhin à faire sonner les cloches ou la sirène des pompiers à 18 heures…
«Les socialistes n’ont jamais aimé l’Alsace», a encore tempêté mercredi l’UMP Eric Straumann, provoquant la colère d’Armand Jung (PS), pour qui «personne n’a le monopole de l’Alsace».
Les parlementaires UMP vont déposer dès jeudi un recours devant le Conseil constitutionnel, arguant «qu’on ne peut pas toucher au périmètre d’une collectivité territoriale sans avoir préalablement consulté cette collectivité».
Seule consolation pour les Alsaciens: Strasbourg a déjà été désignée comme le siège de la future préfecture de région alors que pour les autres régions, le «chef-lieu» sera désigné par décret après avis de l’assemblée de la nouvelle région.

Après la carte, la réforme des compétences

Le texte modifie aussi le mécanisme pour permettre à un département de changer de région en abrogeant la condition du référendum local.
Ce «droit d’option» sera permis entre 2016 et 2019. Mais ce changement de région devra obtenir l’aval des deux conseils régionaux concernés, ainsi que du conseil départemental à une majorité des trois cinquièmes.
Ce seuil de 60% a été critiqué comme un «verrou législatif» par les écologistes comme les députés bretons qui, sur tous les bancs, rêvent d’une «réunification de la Bretagne à cinq départements» en y incluant la Loire-Atlantique, actuellement au sein des Pays-de-la-Loire.
Le texte repousse enfin les élections régionales de mars à décembre 2015, les départementales restant fixées en mars.
Mais les parlementaires sont loin d’en avoir fini avec le chantier de la réforme territoriale. Le Sénat a entamé cette semaine le débat sur l’autre volet, celui de la refonte des compétences des régions et des départements, plus technique mais qui promet d’être tout aussi polémique.
Le gouvernement voudrait réserver aux régions le développement économique et aux départements la solidarité sociale et territoriale. La réforme transfèrerait aux régions la gestion des collèges, du transport scolaire, des routes et ports départementaux.
Mais il n’est plus question de supprimer tous les conseils départementaux à l’horizon 2020 comme initialement envisagé par François Hollande.
Le gouvernement veut aussi une restructuration des intercommunalités d’ici fin 2017, avec un seuil minimal qui passerait de 5.000 habitants à 20.000 pour chacune, moyennant de la souplesse en zone peu dense (montagne…).
Au total, le secrétaire d’Etat à la Décentralisation, André Vallini, espère de la réforme territoriale «5 à 10% d’économies en dix ans».

Quelle : L’Alsace

Unsere Verelsässerung geht immer weiter…

Posted on juillet 9th, 2014 by Klapperstein

Ries, Jung et Bies : les socialistes entre cynisme et mauvaise foi

Lors d’une récente interview parue dans la presse quotidienne, MM. Jung et Bies, tous deux Mosellans d’origine, ont, une nouvelle fois, pris fait et cause pour le projet de réforme territoriale qui prévoit la disparition de la région Alsace et sa fusion avec la région Lorraine.

Les deux parlementaires se sont déclarés prêts à siéger tout l’été pour faire aboutir le projet avant décembre. Ils s’inscrivent ainsi dans la fuite en avant engagée par le gouvernement et approuvent de fait son intention de passer en force. Ce même gouvernement a en effet retoqué la proposition du Sénat de soumettre la réforme à référendum.

Ces socialistes, grands donneurs de leçons devant l’Eternel, n’ont même pas le courage d’assumer leurs positions devant les électeurs et préfèrent les couloirs feutrés de l’Assemblée pour effectuer leur sale besogne en toute quiétude. De quoi ont-ils peur, ces élus censés représenter le peuple ?

Mais leur comportement n’est seulement empreint de lâcheté, il s’enrobe d’une mauvaise foi affligeante.

M. Jung chante à qui veut l’entendre que « l’identité, le droit local, le Concordat et les langues régionales ne sont ni concernés, ni menacés par ce projet de région administrative». On croirait un maquignon en train de caresser la bête qu’il emmène à l’abattoir.

Parlons du Droit Local. Il n’y a pas plus tard que 19 jours, M. Roland Ries et ses compères sénateurs socialistes ont torpillé le projet de loi de modernisation du Droit Local. Ce qui devait être un grand aggiornamento du Droit Local a été totalement vidé de sa substance par les sénateurs socialistes, radicaux, écologistes et communistes, qui ont supprimé 7 articles sur 9. On peut s’émouvoir de l’ignorance de la majorité des sénateurs français de l’Intérieur, qui n’ont ni cure ni connaissance de la situation juridique de nos départements, mais on ne peut qu’être révolté par le comportement de ces élus qui, loin de représenter les intérêts alsaciens à Paris, s’inscrivent dans la logique de groupe parisienne et condamnent sans état d’âme notre droit local à l’obsolescence.

Parlons de la « langue régionale » : le Conseil régional de Lorraine, dont les élus deviendraient majoritaires en cas de fusion, manifeste un désintérêt total voire une défiance pour l’enseignement de la langue régionale. La Région Lorraine n’a jamais déboursé un seul euro pour soutenir l’enseignement bilingue dans le département de la Moselle. Et demain, c’est cette même majorité, ces mêmes élus qui dénient ce droit aux habitants de la Moselle qui imposeront leur volonté aux Alsaciens devenus minoritaires. On voit bien que les imprécations du duo tragicomique Jung-Bies ne reposent sur aucune garantie concrète. Les promesses n’engagent que ceux qui les croient.

Quant à l’identité, si l’identité alsacienne n’est pas menacée par la disparition de l’Alsace en tant qu’entité administrative, alors supprimons la France en tant que pays, réduisons l’enseignement du français au même niveau que celui des langues régionales et officialisons une langue étrangère. On verra ce qu’il restera de l’identité française dans 50 ans.

Mais le « mur du çon » est franchi allègrement avec les propos hallucinants de M. Jung : « Je ne veux pas que l’Alsace soit le Tyrol du Sud. J’aime l’Alsace parce qu’elle est unique, c’est pour cela que je ne veux pas la voir folklorisée ».

M. Jung ferait bien un jour d’aller au Sud-Tyrol. Il découvrira une région, devenue la plus riche d’Italie, au taux de chômage deux fois inférieur à celui de l’Alsace (4% contre 9%), bénéficiant d’une véritable autonomie administrative, oû la langue italienne et allemande sont reconnues à parité, où les habitants ont le droit de vivre décemment leur identité et de la transmettre à leurs enfants, bref une eurorégion modèle de 500.000 habitants.

On lui apprendra aussi que le pire cauchemar pour ses heureux habitants, c’est ce qu’ils appellent justement la «Verelsässerung », c’est-à-dire de se retrouver dans notre situation du peuple alsacien : broyé par un Etat centraliste, exproprié de sa langue et de sa culture, trahi par ses élites et dépossédé de toute autonomie administrative.

On lui rappellera aussi que l’Etat français s’apprête à faire subir à l’Alsace, ce que l’Italie à fait subir en 1946 au Sud-Tyrol pour tenter de le faire disparaitre.

Le folklore, c’est bien seule chose qui restera à l’Alsace si on la fusionne avec la Lorraine et son lui dénie ainsi le droit d’exister comme entité politique autonome. Manger de la choucroute, élever des cigognes en cage et parader en nœud affublé d’une cocarde tricolore, voilà la seule expression que cette république peut tolérer. La liberté, l’autonomie politique, c’est bon pour les autres, pas pour les Alsaciens.

M. Ries n’est pas en reste : il a ainsi récemment invoqué l’exemple basque dont l’absence d’institutions n’empêcherait pas l’expression d’une forte identité. Sauf que, justement, les mêmes Basques réclament à cor et à cri la création d’une collectivité territoriale basque qui leur permettrait de pérenniser cette identité. Promise en 1981 par Mitterrand, cette collectivité leur a toujours été refusée par cette république autiste.

Invoquer les exemples basque et sud-tyroliens pour justifier la suppression de la région Alsace, c’est soit du cynisme, soit de l’ignorance crasse.

Dans tous les cas, le projet de réforme territoriale s’inscrit dans une longue tradition. Comme l’a révélé WikiLeaks, lors d’une rencontre le 24 octobre 2005 avec l’ambassadeur américain à Paris, Craig Stappleton, Michel Rocard, ex-premier ministre français socialiste, a avoué que la France est un état hétérogène, une création militaire qui s’est construite en détruisant les cultures bretonnes, occitanes, alsaciennes, corses et flamandes.

Voilà la politique de la France en Alsace depuis 350 ans, et, visiblement, avec la réforme territoriale, elle poursuit son œuvre funeste.

Quelle : Unser Land

Verbundenen Artikel : Keine Verelsässerung für die Südtiroler

Destruction de la culture alsacienne (citation de Michel Rochard à l’ambassadeur américain à Paris, Craig Stappleton)

Zweisprachigkeit : der Betrug geht weiter

Posted on septembre 24th, 2012 by Klapperstein

Pressemitteilung Bilinguisme : l’imposture de l’Education Nationale

Le blocage organisé par l’Education Nationale – soutenue par une décision du Tribunal Administratif – face à la demande de création de sites bilingues dans le RPI (Regroupement Pédagogique Intercommunal) de la Vallée de la Thur est inacceptable. Toutes les conditions étaient réunies: les enfants étaient inscrits en nombre suffisant et depuis longtemps, les municipalités mettaient à disposition les locaux et le matériel nécessaires. Ne manquaient, selon l’étonnant argument retenu par le tribunal, que les « moyens » de l’Education Nationale, autrement dit les enseignants…

Incurie, sabordage et sabotage

Il est impératif de tirer les leçons d’une situation qui se reproduit depuis des décennies et qui risque de se reproduire les années prochaines. Soit l’Education Nationale n’est pas en mesure de remplir ses missions de formation et de recrutement des enseignants du service public. Soit elle mène une politique délibérée de démolition de notre langue et culture alsaciennes, ce qui signifie que les vieux démons du jacobinisme sont toujours au pouvoir. De deux choses l’une: ou elle ne peut pas, ou elle ne veut pas. Et si c’était les deux? Dans tous les cas l’Education Nationale ne respecte pas le contrat passé avec nos trois grandes collectivités, Région, Conseils Généraux 67 et 68 et elle perçoit indûment tous les ans 3 millions d’euros.

L’exemple rapporté dans les DNA du 18 septembre 2012 par le Conseiller Général 68 Jean-Jacques Weber d’une candidate parfaitement bilingue refusée sur la base d’une note «éliminatoire» de 0/20 lors de l’épreuve orale d’allemand du concours de recrutement de professeur des écoles « Voie langue régionale » est sidérant. La jeune femme qui a été ELIMINEE par l’Education Nationale est pourtant titulaire de l’Abibac, d’une licence «Sciences de l’Éducation» et d’un master «Enseignement» et du « Zweiter Staatsexamen » obtenu après un an et demi de pratique dans une école allemande à Binzen et après une formation théorique au « Lehrerseminar » de Lörrach, diplôme qui lui permet d’enseigner la langue allemande en Grund- et Realschule… Son cas ne serait pas isolé.

Eliminerait-on les enseignants les plus capables, pour empêcher le progrès pédagogique et éradiquer définitivement l’allemand en Alsace ?

La duplicité de l’Education Nationale est criante : elle ne respecte pas le contrat pourtant lucratif qu’elle a signé avec les principales représentations élues de la population alsacienne. Elle semble saborder délibérément de l’intérieur le projet de politique linguistique qu’elle est chargée de mettre en œuvre. C’est elle qui mérite un zéro éliminatoire!

Il devient impératif et urgent que l’Education devienne l’affaire de la Région, en tout cas dans ce domaine crucial de l’enseignement linguistique, dont dépend directement l’avenir de nos enfants et de notre économie (8% de chômeurs en Alsace, contre 2 à 4% à Bâle et au Bade-Wurtemberg…)

Nécessité d’une Education Régionale

Sans attendre la création du Conseil d’Alsace, nous demandons aux actuels présidents des 3 collectivités cosignataires de la « Convention pour l’enseignement linguistique » qu’ils se saisissent directement de cette compétence. Qu’ils tirent enfin les conclusions qui s’imposent et fassent cesser ce marché de dupes qui n’a que trop duré :

- Qu’ils bloquent immédiatement le versement de leur généreuse contribution, qu’ils convoquent la Rectrice et les inspecteurs locaux et régionaux et qu’ils soutiennent les maires qui subissent, cette année encore, les refus injustifiés d’ouverture de sites bilingues et les associations qui ont défendu les familles.

- Qu’ils consacrent immédiatement l’argent des collectivité alsaciennes (c’est-à-dire le produit de nos impôts !), indûment encaissé par une Education Nationale qui trahit son contrat, à l’ouverture des classes bilingues attendues, au besoin dans le cadre associatif.

Depuis 1990, familles, associations et élus locaux se battent pour assurer l’avenir de leurs enfants et de l’Alsace. Ils trouvent les enseignants et offrent aux enfants l’immersion dans la langue de leur région que leur refusent les institutions nationales et l’administration de l’Académie de Strasbourg. Il faut créer de nouvelles écoles ABCM-ZWEISPRACHIGKEIT et, comme en 1991, l’institution suivra…

Les discours à Ludwigsburg ne suffisent pas. 50 ans après le Traité d’amitié franco-allemand, il faut passer aux actes. Ca commence en Alsace!

Andrée MUNCHENBACH
Présidente d’Unser Land, le parti alsacien

Quelle : Unser Land

Conseil d’Alsace ?

Posted on septembre 9th, 2012 by Klapperstein

Presserundschau Conseil d’Alsace : Philippe Richert espère organiser le référendum en avril 2013

Interrogé dans la foulée des déclarations de Roland Ries et Jacques Bigot, ainsi que de ses propres déclarations sur radio Dreyeckland, Philippe Richert, président de la Région Alsace, déclare qu’il espère pouvoir soumettre la création du conseil d’Alsace à un référendum en avril 2013.

« Les trois présidents, Guy-Dominique Kennel, Charles Buttner et moi-même sommes toujours d’accord pour faire le Conseil d’Alsace. Le groupe projet reprendra ses réunions et on rédigera le projet de texte qui sera soumis au référendum dont j’espère bien qu’il pourra se dérouler au mois d’avril 2013″, déclare Philippe Richert, président UMP de la Région Alsace, cité sur le blog de Région Alsace, ancien journaliste politique aux DNA.

« Le moment venu, nous donnerons un grand signe d’union, avec une évolution vers la fusion de nos agences économiques (Alsace International, Adira et Cahr), et touristiques (Comité régional et Associations départementales de tourisme). Le dossier avance bien, je suis très optimiste », affirme encore Philippe Richert dans cet article.

Quelle : DNA

Presserundschau Richert: référendum en avril 2013 

Non, Philippe Richert n’est pas découragé, nous certifie-t-il. Il croit toujours au Conseil d’Alsace et à un référendum qu’il imagine pouvoir être organisé en avril 2013.

Les déclarations du président du conseil régional d’Alsace sur Radio Dreyeckland, arrachées en marge d’une conférence de presse sur la rentrée dans les lycées, sont trompeuses. « Vous comprendrez que nous avons un peu de temps », disait Philippe Richert à propos du référendum promis sur le Conseil d’Alsace. Les prochaines élections régionales et départementales devraient en effet être reportées de 2014 à 2015 par le gouvernement et le Conseil d’Alsace ne pourrait voir le jour avant ces élections.

Vers la fusion des agences économiques et touristiques

Pour autant, il ne fallait pas comprendre, explique Philippe Richert, qu’il baisse les bras. La confirmation de Roland Ries et de Jacques Bigot sur leur « accord de principe » avec le projet de Conseil d’Alsace, même si les deux responsables socialistes ont « le sentiment que le projet n’avance pas beaucoup », a été appréciée par Philippe Richert: « Je me réjouis, dit-il, d’apprendre que Roland Ries prend le dossier à bras le corps ». Si les deux dernières réunions du groupe projet sur le Conseil d’Alsace ont été annulées, c’est tout simplement parce que de nombreux participants n’auraient pu être présents en cette période de vacances, explique Philippe Richert.

« Les trois présidents, Guy-Dominique Kennel, Charles Buttner et moi-même sommes toujours d’accord pour faire le Conseil d’Alsace. Le groupe projet reprendra ses réunions et on rédigera le projet de texte qui sera soumis au référendum dont j’espère bien qu’il pourra se dérouler au mois d’avril 2013. Le moment venu, nous donnerons un grand signe d’union, avec une évolution vers la fusion de nos agences économiques (Alsace International, Adira et Cahr), et touristiques (Comité régional et Associations départementales de tourisme). Le dossier avance bien, je suis très optimiste », dit Philippe Richert.

Patience donc ! Le Conseil d’Alsace respire encore. J’aurais été trop défaitiste en écrivant hier qu’il était moribond. Dont acte. C.K.

Quelle : Le Blog-Notes de Claude Keiflin

Brocken für die Zweisprachigkeit

Posted on décembre 16th, 2011 by Klapperstein

« Petit rappel historique, en 1990 par exemple, les deux Conseils généraux alsaciens ont adopté à l’unanimité un texte intitulé « le bilinguisme, grande cause régionale ». Une grande cause régionale qui ne reçoit, en tout et pour tout, qu’un millième de notre budget !! »

David Heckel, conseiller général du Bas-Rhin

Vote du budget du Conseil Général du Bas-Rhin:  interventions de David Heckel

Séance plénière du 12 et 13 décembre 2011 / Conseil Général du Bas-Rhin

Rapport CG/2011/118 : Actions éducatives et de formation en faveur des jeunes

Je souhaiterais intervenir sur la partie « bilinguisme ». Dans cette enveloppe budgétaire, 1 Million d’Euros est versé à l’Education Nationale au titre de la Convention Quadripartite. Cet argent est-il bien employé puisque les objectifs affichés ne sont pas atteints. J’entends avec satisfaction qu’un bilan à mi-parcours va être fait, c’est urgent ! Il me parait souhaitable d’envisager une suspension du paiement, ou à minima de la conditionner à des résultats !

L’Education Nationale n’est peut-être pas le meilleur partenaire en matière de bilinguisme. Raison pour laquelle nous soutenons également la société civile, qui a travers notamment l’Association ABCM, pallie à certains manquements de l’EN. Mais ces associations rencontrent des difficultés et le soutien des pouvoirs publics est insuffisant. Certes l’aide est revalorisée à hauteur de 234 000€ pour les classes ABCM. Cependant l’école de Binderheim par exemple est  menacée car non soutenue par les collectivités qui n’ont pas apporté de garantie bancaire, nécessaire à l’achat d’un terrain.

De plus, comme vous le savez tous, le Rectorat souhaite mettre en place une expérimentation à 8h, une initiative unilatérale qui n’a été ni débattue ni validée par les assemblées alsaciennes. Il serait logique que nous ayons un débat sur ce sujet, et en l’état je ne voterai pas ce rapport.

Vote : Abstention

Rapport CG/2011/120 : Actions culturelles

Ce rapport propose d’attribuer des crédits consacrés au soutien à la pratique du dialecte alsacien et des parlers locaux à hauteur de 108’000€ (dont 70’000€ pour l’OLCA). SI j’approuve bien entendu ces aides, je souhaite également rappeler qu’à de nombreuses reprises, notre assemblée a pris des motions en faveur de la langue régionale. Petit rappel historique, en 1990 par exemple, les deux Conseils généraux alsaciens ont adopté à l’unanimité un texte intitulé « le bilinguisme, grande cause régionale ». Une grande cause régionale qui ne reçoit, en tout et pour tout, qu’un millième de notre budget !! C’est trop peu et ce n’est que de l’accompagnement thérapeutique en ce qui concerne le déclin de l’alsacien.  1,1 Million d’€, cela représente 5 kilomètres de piste cyclables…

Enfin charité bien ordonnée commence par soi-même. Une des rares avancées de ces dernières années a été la mise en place d’un accès à des cours d’alsacien/elsässerditsch pour les agents du Conseil Général intéressés. Notre collectivité avait ainsi décidé de s’auto-appliquer la charte européenne des langues minoritaires, charte que la France refuse toujours de ratifier.

Or ces cours n’ont pas repris à la rentrée en septembre. Apparemment la demande est là, ce n’est pas faute de participants. J’ai déjà posé la question mais je n’ai pas obtenu de réponse à ce jour. S’agit-il d’une volonté d’économie ? Si oui, ce sont des économies bien mal placées à mon avis.

Vote : Abstention

Quelle : Unser Land

Henri Scherb: « Le mépris jacobin, ça suffit ! »

Posted on juin 21st, 2011 by Unsri Heimet !

Même le très modéré et très poli Henri Scherb, président d’Heimetsproch un Tradition, s’insurge devant le mépris de l’Etat français vis à vis de notre culture et  de notre langue. Entre nous, qu’est-ce que le peuple alsacien peut attendre de l’Etat français et de son (ré)Education Nationale, si ce n’est à peu près rien.

C’est pourquoi c’est à nous, Alsaciens, d’exiger un parlement et d’apporter nous-même les réponses aux problèmes créés par Paris. Jedes Volk ist seines eigenen Glückes Schmied ! Nehmen wir also unsere Zunkunft selbst in die Hand ! UH

Le mépris jacobin, ça suffit !

Depuis 1945, il y a eu assez de preuves en Alsace, de la volonté de l’Education Nationale et de l’appareil d’Etat, d’éradiquer notre Langue, notre Histoire et notre Culture Régionales.

Nos élus et responsables devraient enfin le reconnaître et se battre pour notre défense. Tout cela conduit les Alsaciens à la perte de leurs racines et à une totale acculturation.

Il est urgent de demander que les programmes scolaires soient gérés par la Région Alsace pour enfin être à l’abri du centralisme jacobin qui nous étouffe !

Ce qui est de droit et constitutionnel dans les T.O.M. et le Territoire Autonome de Polynésie Française doit aussi l’être en Alsace, au nom de l’Egalité républicaine et du respect de nos Droits élémentaires.

Les Corses et les Basques ont 50% de classes bilingues ! Aucun recteur ne s’aviserait à leur démontrer qu’avec deux tiers (8 heures) de langue on obtient de meilleurs résultats qu’avec trois tiers (12 heures) ! Que nos hauts-fonctionnaires appliquent d’abord cette trouvaille si géniale à leurs propres salaires !

Nos élus et responsables seraient donc si naïfs et si peu pugnaces qu’ils goberaient de telles fadaises! C’est déjà leur faire injure que de leur en parler!

En plus on nous inflige des comptes d’apothicaires pour nos dépenses d’éducation, alors que l’Alsace est la seule région de France à y contribuer par trois millions d’Euros par an ! Quelle injure d’avoir deux langues dans un pays si fier…de n’en posséder qu’une !

NON les Alsaciens ne veulent pas vivre en marge, sur la frontière Est ! Nous ne voulons pas dépendre d’une Education Nationale qui veut nous réduire au plus petit dénominateur commun et qui prétend ainsi …« favoriser la diversité sociale »… et le chômage aussi!

Nous voulons développer nos atouts linguistiques, humains, économiques, géographiques, dignes de l’Humanisme Rhénan de notre Histoire, pour devenir les acteurs actifs de notre avenir au cœur de l’Europe.

Henri Scherb

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