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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

40 000 Unterschriften ! En une semaine, plus de 3% des électeurs alsaciens ont déjà signé la pétition !!! Ne relâchons pas la pression. Continuons à faire signer nos entourages, nos amis et nos familles. Prenons effectivement notre destin en main. Nehmen wir unser Schicksal selbst in die Hand! Ich unterschreibe die Bittschrift Je signe la pétition

Et n’oublions pas que le succès de cette pétition révèle à quel point nos droits civiques sont scandaleusement bafoués par la République Française, grande donneuse de leçon de « démocratie » au monde entier : 26 000 Unterschriften : wenn wir in Demokratie wären…

Quelle : Unsri Heimet Facebook

Petition gegen die Zwangsfusion und für den Landrat

Posted on juillet 21st, 2014 by Klapperstein

Indépendamment de ce que l’on pense de Jean Rottner, de son appartenance à l’UMP ou de la responsabilité qui est la sienne (notamment avec Charles Buttner et Gilbert Meyer) dans l’échec du référendum sur le Conseil d’Alsace du 7 avril 2013, il est impératif que tous les Alsaciens aspirants à une véritable démocratie et conscients de leur identité signent et fassent signer cette pétition. Màche mit ! UH

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Arrêtons de subir !

Nous, Alsaciens, devons prendre notre destin en main.

Le Gouvernement a fait adopter, dans la nuit du 17 juillet, par l’Assemblée Nationale, un redécoupage des régions françaises qui ne tient compte ni de la cohérence de territoires, ni des identités de nos populations, ni des engagements pris précédemment envers les élus régionaux. L’Alsace se voit ainsi contrainte de fusionner avec la Lorraine et la Champagne-Ardenne.

Quelle influence restera-t il à Strasbourg ou à Mulhouse dans cet ensemble hétérogène de 5,5 millions d’habitants dont Metz ambitionne déjà d’être la nouvelle capitale régionale ?

Comment espérer préserver le siège du Parlement européen ou le droit local ?

Comment l’Alsace rhénane pourrait-elle conserver son identité dans une région qui s’étendrait jusqu’aux portes de Paris ?

Une telle fusion, enfin, est-elle équitable quand la Bretagne et les Pays de la Loire obtiennent si facilement la possibilité de conserver intact leur périmètre malgré l’évidente cohérence de leur rapprochement ?

A défaut d’avoir pu faire entendre raison au Gouvernement et au Président de la République, nous, Alsaciens, devons désormais prendre notre destin en main !

La loi du 16 décembre 2010 permet, dans un souci de renforcement de la compétitivité des grandes agglomérations, aux départements et aux régions de fusionner. Cette disposition législative ne peut néanmoins être mise en œuvre qu’avec l’accord de toutes les assemblées concernées.

Nous devons donc nous rassembler pour rester acteurs de notre destin.

Elus locaux et citoyens Alsaciens, nous en appelons solennellement aux assemblées du conseil régional et des deux conseils généraux, et plus particulièrement aux élus du Haut-Rhin, pour qu’ils adoptent, dès la rentrée de septembre, une délibération concordante instaurant un Conseil Unique d’Alsace.

Je propose également, bien que cela ne soit plus obligatoire, d’organiser, avant la fin de l’année, un référendum pour que les Alsaciens puissent s’exprimer en toute indépendance sur leur avenir régional.

Si, comme moi, vous estimez que l’avenir de votre région ne doit reposer que sur le consentement des populations qui y vivent, faites entendre votre voix, signez cette pétition et faites la circuler autour de vous.

Jean Rottner, Maire de Mulhouse

Um die Petition zu unterschreiben, klicken sie hier

Je signe la pétition

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Ist der Landrat wieder zurück ?

Posted on juillet 21st, 2014 by Klapperstein

Presserundschau Réforme territoriale Jean Rottner (UMP), maire de Mulhouse, lance une pétition pour une région Alsace et réclame un nouveau référendum

Quelques jours après le débat et le vote de l’Assemblée nationale, en première lecture, pour la création de treize régions en France, dont Champagne-Ardenne-Lorraine-Alsace, le maire de Mulhouse Jean Rottner (UMP) lance une pétition pour une région Alsace seule et un retour au projet de Conseil unique d’Alsace…

Il rejoint, par son intiative sur internet, celle des parlementaires UMP alsaciens qui ont déposé un amendement à l’article 1 de la loi qui définit le périmètre des futures régions. Cet amendement a été rejeté en même temps qu’a été voté en première lecture, tôt vendredi matin, la loi qui crée notamment les 13 futures régions, dont celle, tombée du ciel mardi matin 15 juillet, en réunion du groupe socialiste, Champagne-Ardenne-Lorraine-Alsace.

Le redécoupage prévu dans la future loi « ne tient compte ni de la cohérence des territoires, ni des identités de nos populations, ni des engagements pris précédemment envers les élus régionaux », écrit le maire de Mulhouse dans le texte accompagnant la pétition en ligne.

Dans la foulée, il interroge : « quelle influence restera-t il à Strasbourg ou à Mulhouse dans cet ensemble hétérogène de 5,5 millions d’habitants dont Metz ambitionne déjà d’être la nouvelle capitale régionale ? Comment espérer préserver le siège du Parlement européen ou le droit local ? Comment l’Alsace rhénane pourrait-elle conserver son identité dans une région qui s’étendrait jusqu’aux portes de Paris ? Une telle fusion, enfin, est-elle équitable quand la Bretagne et les Pays de la Loire obtiennent si facilement la possibilité de conserver intact leur périmètre malgré l’évidente cohérence de leur rapprochement ? »

Un vote des conseils et un référendum avant la fin de l’année… pour un retour au Conseil unique d’Alsace

Le maire de Mulhouse veut, par cette pétition, appeler à un vote des deux conseils généraux (et « plus particulièrement celui du Haut-Rhin ») et du conseil régional, dès septembre, ainsi qu’à un référendum, avant la fin de l’année, sur la création d’un Conseil unique d’Alsace.

La création d’un conseil unique, par fusion des deux conseils généraux et du conseil régional d’Alsace, a fait l’objet d’un référendum il y a un peu plus d’un an. A l’échelle de l’Alsace, une majorité d’électeurs s’était prononcé pour la création d’un conseil unique, mais cette proposition avait été rejetée par une majorité dans le Haut-Rhin et le seuil des 25% des inscrits disant « oui » n’avait été dépassé ni dans le Haut-Rhin, ni dans le Bas-Rhin.

La pétition mise en ligne par le maire de Mulhouse est accessible là : www.petition-alsace.fr/

(…) Depuis vendredi matin et le vote à l’Assemblée nationale, tous les parlementaires alsaciens, de gauche comme de droite, Philippe Richert (conseil régional) et Guy-Dominique Kennel (conseil général du Bas-Rhin), le maire de Strasbourg, se sont prononcés contre la création d’une région Champagne-Ardenne-Lorraine-Alsace.

Les députés socialistes et le maire de Strasbourg (PS également) défendent un retour au projet de région Alsace-Lorraine ; ils s’étaient opposés au projet de Conseil unique d’Alsace au printemps 2013. Les parlementaires UMP, UDI se sont prononcés pour un retour au conseil unique. Philippe Richert semble avoir rallié leur cause, sans le dire explicitement et publiquement.

Quelle : DNA

Presserundschau Spanisches Verfassungsgericht erklärt Referendum in Katalonien für verfassungswidrig

Das spanische Verfassungsgericht, das Tribunal Constitucional, hat in einem Urteil das für den 9. November geplante Referendum über die Unabhängigkeit Kataloniens für verfassungswidrig erklärt. Die Regionen Spaniens, so das Gericht, könnten »nicht einseitig ein Referendum über ihr Selbstbestimmungsrecht« beschließen. In einer Zusammenfassung der Urteilsbegründung heißt es, das »Recht« der Katalanen, »ihre Zukunft selbst zu bestimmen«, müsse mit der spanischen Verfassung von 1978 im Einklang stehen, die die Einheit Spaniens festschreibt.

Das Gericht urteilte weiter, eine Erklärung des Regionalparlaments in Barcelona vom Januar dieses Jahres, in der es hieß, Katalonien habe das Recht auf Selbstbestimmung, sei »verfassungswidrig und nichtig«, da nur die Zentralregierung in Madrid und nicht die insgesamt 17 autonomen Regionen Spaniens das Recht hätten, eine entsprechende Volksabstimmung zu
beschließen.

Das Schicksal der Region hängt nun vom Ausgang des Machtkampfes zwischen dem katalanischen Ministerpräsidenten Artur Mas, der ein Referendum zur Unabhängigkeit von Spanien für November versprochen hatte, und dem spanischen Ministerpräsidenten Mariano Rajoy ab, der darauf beharrt, ein solcher Volksentscheid sei illegal. »Niemand kann das gesamte spanische Volk seines Rechtes berauben, über seine Zukunft zu entscheiden«, erklärte Rajoy im Februar im Parlament in Madrid. Daher dürfe das Referendum »nicht stattfinden«.

Rajoy steht auf dem Standpunkt, Katalonien könne nicht mit Schottland verglichen werden, das im September dieses Jahres in einem Referendum über seine Unabhängigkeit von Großbritannien entscheidet, da die spanische Verfassung anders als die britische einen solchen Schritt ausschließe.

In Katalonien sind nach einer Meinungsumfrage im März allerdings 59,6 Prozent der Befragten für eine Unabhängigkeit vom übrigen Spanien und wollen, dass ihre Region »ein neuer Staat Europas« wird.

Katalonien ist eine autonome Gemeinschaft im Nordosten der iberischen Halbinsel. Sie ist mit 32 114 Quadratkilometern etwas kleiner als Nordrhein-Westfalen. Mit ihren 7,57 Millionen Einwohnern erwirtschaftet sie ein Fünftel des Bruttoinlandsprodukts (BIP) Spaniens und ein Viertel des Steueraufkommens des Landes. Nach der Stimmungslage der Mehrheit der Bevölkerung würde es der Region deutlich besser gehen, wenn man sich von Madrid abspaltete.

Die gegenwärtige Situation wird durch die schwere Wirtschaftskrise Spaniens, die die Zentralregierung in Madrid zu drakonischen Sparmaßnahmen zwingt, noch weiter verschärft.

Im Januar hatte das katalanische Regionalparlament eine Petition an die Regierung in Madrid verabschiedet, nach der ihm die Befugnis erteilt werden soll, das Referendum abzuhalten. Über diesen Vorstoß wurde bisher noch nicht entschieden. Sollte er erfolgreich sein, könnte in Katalonien bereits im Oktober ein ähnliches Referendum wie das in Schottland stattfinden, das für September 2014 angesetzt ist.

Quelle : Kopp Online

Le grand malaise démocratique

Posted on novembre 29th, 2013 by Klapperstein

En Allemagne, le programme de la nouvelle coalition gouvernementale (CDU/CSU et SPD) conduite par Angela Merkel vient d’être présenté officiellement. La mise en place de la démocratie directe au niveau fédéral n’en fait pas partie, alors qu’il s’agissait d’un des thèmes de la campagne électorale et que la CSU et le SPD y étaient favorables, comme 84% de la population allemande, d’après le dernier sondage Emnid traitant de cette question. La chancelière fraîchement réélue a simplement dit non. Contre l’avis largement majoritaire du peuple, mais également contre l’avis largement majoritaire de la base de son propre parti.

Au même moment les institutions françaises valident dans un silence assourdissant la mise en place du référendum d’initiative partagée, qui est une parodie grotesque du référendum d’initiative populaire. Tellement grotesque que tous les observateurs s’accordent à dire qu’aucun référendum d’initiative partagée (l’initiative populaire étant partagée avec le parlement) ne verra jamais le jour dans la forme actuelle de la loi. En mars 2011, un sondage de l’Ifop révélait que 72% des Français étaient favorables (et seulement 12% contre) à la mise en place du référendum d’initiative populaire en France.

Dans les deux cas, en France comme en Allemagne, les dirigeants élus ont refusé à leurs électeurs le droit à la démocratie directe.

Pour autant, l’aspiration à la démocratie directe ainsi que sa pratique progresse lentement en Europe et dans le monde. Les Allemands sont de plus en plus massivement favorable à cette modification fondamentale de leurs institutions, et pour la première fois en Allemagne l’introduction de la démocratie directe au niveau fédéral a été un des enjeux des discutions de la coalition gouvernementale. Cela s’explique certainement par le fait que les électeurs allemands pratiquent la démocratie directe au niveau des Länder, et semblent de moins en moins comprendre pourquoi, dans la mesure où ils sont censés être le peuple souverain, les référendums d’initiative populaire ne seraient pas possible au niveau fédéral, là où tout se décide, d’autant plus qu’en 2005, ils ont vu les Français et les Hollandais voter sur l’Union Européenne, sans qu’ils aient eu eux-mêmes droit au chapitre.

Aux États-Unis, la démocratie directe existe également dans 26 des 50 États, et elle y est de plus en plus pratiquée. Et plus de 60% des Américains sont également favorables à l’introduction de la démocratie directe au niveau fédéral.

Les démocraties parlementaires sont et ont toujours été des formes de despotisme éclairé. Les citoyens y sont considérés assez libres et responsables pour élire leurs représentants par des modes de scrutins par ailleurs on ne peut plus contestables, mais ne sont pas considérés assez libres et responsables pour décider directement, en tant que peuple véritablement souverain, des questions politiques les plus importantes, à commencer par les questions d’ordre constitutionnel, qui vont déterminer les règles du jeu démocratique et les droits civiques fondamentaux.

Au cours de l’Histoire, les monarchies absolues se sont transformées en monarchies constitutionnelles, les élections aux scrutins censitaires ont évolué en scrutins au suffrage universel masculin, et accorder le droit de vote aux femmes s’est finalement imposé comme une évidence.

La progression constante de la pratique du référendum d’initiative populaire aux États-Unis, les récents débats sur l’introduction de la démocratie directe au niveau fédéral en Allemagne, ainsi que le haut niveau d’opinion favorable à la démocratie directe aux États-Unis, en France ou en Allemagne, laissent à penser que l’imposture intellectuelle et politique qui consiste à prétendre que la démocratie peut se concevoir sans démocratie directe, sans que le peuple ait véritablement la main sur ses propres affaires et son propre destin, commence sérieusement à battre de l’aile.

Il n’y a jamais eu de véritable démocratie sans démocratie directe et il n’y a pas de véritable démocratie sans démocratie directe, nos voisins suisses le savent depuis longtemps, et de plus en plus de citoyens et de peuples à travers le monde commencent à s’en rendre compte. Es gibt keine echte Demokratie ohne direkte Demokratie. U.H.

Für dumm verkauft werden…

Posted on novembre 25th, 2013 by Klapperstein

Direkte Demokratie französische Art oder wie  wir für dumm verkauft werden.

Le référendum d’initiative partagée, qui est une parodie de référendum d’initiative populaire à la sauce française et républicaine, est sur le point d’être définitivement adopté par les institutions de notre vieille république. Ci-dessous le texte de Roseline Letteron, professeur de droit public à l’Université de Paris-Sorbonne, qui explique clairement en quoi ce non évènement, à l’image selon nous de la démocratie en France, est définitivement grotesque. U.H.

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Adoption du référendum d’initiative populaire, sans initiative populaire

En réalité, les parlementaires n’ont jamais voulu du référendum d’initiative populaire, et le projet leur donne entière satisfaction.

Par Roseline Letteron.

Assemblée NationaleLe 21 novembre 2013, la Commission mixte paritaire a adopté les textes relatifs au référendum d’initiative partagée, une loi organique et une loi ordinaire. Aussitôt adopté, la loi organique a d’ailleurs été transmise au Conseil constitutionnel, puisque ce dernier est obligatoirement saisi de toutes les lois organiques. Il est bien peu probable que le texte soit déclaré non conforme à la Constitution, et il va sans doute bientôt entrer en vigueur. C’est lui qui pose les principes généraux du référendum, la loi ordinaire étant consacrée à la procédure référendaire.

Cinq ans après…

On doit observer la lenteur de la gestation de ces textes qui trouvent leur origine dans la révision constitutionnelle de 2008 qui modifiait la rédaction de l’article 11, en ajoutant : « Un référendum portant sur un objet mentionné au premier alinéa peut être organisé à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales. Cette initiative prend la forme d’une proposition de loi et ne peut avoir pour objet l’abrogation d’une disposition législative promulguée depuis moins d’un an« . Rappelons cependant que cette procédure ne s’applique que dans le champ de l’article 11, ce qui signifie que la consultation populaire doit porter sur l’organisation des pouvoirs publics ou les réformes relatives à la politique économique sociale ou environnementale, ou encore avoir pour objet d’autoriser la ratification d’un traité qui aurait des incidences sur le fonctionnement des institutions.

Cinq années se sont donc déroulées entre la révision constitutionnelle et le vote des lois permettant sa mise en œuvre. Le Président Sarkozy qui se proposait, par cette réforme, de « redonner la parole au peuple français« , n’a rien fait que pour cette prise de parole devienne une réalité. Si deux projets de loi ont bien été déposés en décembre 2010, ils n’ont été adoptés par l’Assemblée nationale en première lecture qu’en janvier 2012. Il a donc fallu attendre l’alternance pour que la procédure législative soit menée à son terme, sans enthousiasme particulier.

En réalité, les parlementaires n’ont jamais voulu du référendum d’initiative populaire, et le projet leur donne entière satisfaction sur ce point. Ce texte rappelle ainsi la fameuse lettre de Joseph Caillaux, écrivant en substance : « J’ai enfoncé l’impôt sur le revenu en ayant l’air de le défendre« .

La réforme apparaît donc purement cosmétique, marquée à la fois par l’étroitesse de son champ d’application, et la possibilité offerte au parlement de contrôler entièrement la procédure.

Un champ d’application restreint

Le domaine des libertés publiques  n’est pas réellement concerné par la nouvelle procédure, sauf dans l’hypothèse où la réforme se traduirait par une modification de nos institutions. Certes, les opposants au mariage pour tous ont allègrement affirmé que la liberté du mariage relèvait de la « politique sociale », oubliant au passage que Nicolas Sarkozy avait oublié de faire voter les lois d’application. Mais cette analyse ne reposait sur aucun argument juridique.

De même, ceux qui souhaiteraient aujourd’hui utiliser ce référendum pour imposer le droit des vote des étrangers aux élections locales seront sans doute déçus. Car le droit de suffrage ne concerne pas les « pouvoirs publics », et pas davantage la politique économique, sociale ou environnementale. Pour empêcher toutes interprétation un peu trop libérale du champ du référendum, l’objet de toute initiative dans ce domaine doit être soumis au Conseil constitutionnel pour être préalablement contrôlé.

Une initiative parlementaire

Contrairement au slogan lancé par l’ancien Président, le nouvel article 11 ne redonne pas la parole au peuple français. Il ne s’agit pas d’un référendum d’initiative populaire, mais plus modestement d’une initiative parlementaire. Le texte doit être présenté par 1/5è des membres du Parlement, soit 185 députés et sénateurs qui déposent une proposition de loi, dans les conditions du droit commun. Le peuple n’intervient qu’ensuite, pour appuyer l’initiative parlementaire. La démocratie directe est donc entièrement absente de l’élaboration du texte, qui demeure la compétence exclusive du parlement.

L’intervention du peuple se réduit à une forme un peu modernisée du droit de pétition, mise en œuvre de telle manière qu’il ne puisse jamais être mis en œuvre. En effet, pour qu’un référendum puisse effectivement avoir lieu, le texte doit recevoir le soutien du dixième de l’électorat, soit environ 4 500 000 électeurs. Un tel chiffre suppose une mobilisation qui, à dire vrai, a bien peu de chances d’être atteinte. Souvenons nous que lors du débat sur le mariage pour tous, ses partisans étaient très fiers de remettre au Conseil économique social et gouvernemental une pétition regroupant 690 000 signatures.

Même si, par l’effet d’une mobilisation peu probable, un projet de texte parvenait à réunir les 4 500 000 signatures indispensables, il ne ferait pas pour autant obligatoirement l’objet d’un référendum. Le texte prévoit que le parlement peut alors reprendre le contrôle de la procédure.

Après avoir contrôlé le nombre de signatures, le Conseil constitutionnel déclare, dans une décision publiée au Journal officiel, que la proposition a le soutien d’un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales. À l’issue d’un délai de six mois après cette publication, le Président de la République la soumet au référendum…. sauf si le parlement en décide autrement.

Cela peut sembler compliqué, mais c’est très simple. Il suffit à la majorité de l’Assemblée et du Sénat d’ »examiner » le texte une fois pour l’enterrer définitivement (art. 9 de la loi organique). Il n’est même pas indispensable de susciter un vote, il suffit de l’inscrire à l’ordre du jour, et d’organiser un débat, un seul. Dans ce cas, la proposition est alors purement et simplement enterrée, oubliée, comme sont enterrés les espoirs des malheureux citoyens qui auraient eu la naïveté de croire que cette réforme avait pour but de « redonner la parole au peuple ».

Bien entendu, l’actuelle majorité s’est trouvée plus ou moins contrainte de mener à son terme une réforme figurant déjà dans la Constitution, depuis la révision de 2008. Et puisque le principe de ce référendum figure dans la Constitution, le Conseil constitutionnel ne pourra évidemment pas le déclarer inconstitutionnel.

Ce référendum d’un genre nouveau, caractérisé surtout par son caractère inapplicable, est pourtant une sorte de monstre juridique qui va certainement empêcher longtemps l’adoption d’une vraie initiative populaire. Plus grave peut-être, il illustre parfaitement une tendance récente à intégrer dans la Constitution des dispositions inutiles, uniquement destinées à assurer une mission conjoncturelle de communication politique. Cette forme de pollution de la Constitution conduit à saper lentement sa crédibilité et la confiance que les citoyens ont à son égard. Ne sont-ils pas les premières victimes d’une procédure dont ils sont finalement exclus ?

Quelle : Contrepoints

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Feu vert du Parlement au referendum d'initiative partagée

La démocratie française en action : Bernard Accoyer à son arrivée le 21 juillet 2008 à Versailles pour la réunion du congrès U.H.

Direkte Demokratie : das Volk will entscheiden

Posted on novembre 19th, 2013 by Klapperstein

Die in Deutschland und Frankreich regierenden Ganoven pfeifen auf das Wort Demokratie. Im Rahmen der aktuellen Koalitionsgesprächen mit der SPD hat die CDU gerade die Einführung der direkten Demokratie auf der Bundesebene abgelehnt, obwohl 84% der Bevölkerung dafür wäre.

In Deutschland ist aber die Sache mit dem demokratischen Unwohl Bestandteil der öffentlichen Debatte, mit der Schwelle bei der Verhältniswahlen oder der Einführung der bundesweiten direkten Demokratie (welche auf Länder Ebene schon vorhanden ist). Frankreich das weder Verhältniswahlen noch Föderalismus kennt stellt sich solche Fragen natürlich nicht.

Damit scheint die Akzeptanz der französischen und damit der elsässischen Bevölkerung dumm verkauft zu werden der wesentliche Unterschied zwischen Frankreich und Deutschland zu sein, wo dumm verkauft zu werden noch eine bestimmte Aufregung erwecken zu scheint. U.H.

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En Allemagne comme en France les bandits qui nous gouvernent se moque du mot démocratie. La CDU, en pour parlé actuellement avec le SPD en vue de former un gouvernement, vient d’annoncer qu’elle refuse d’introduire la démocratie directe au niveau fédéral, alors que 84 % de la population est pour !

En Allemagne, la question du malaise démocratique, pour parler pudiquement, est présente dans le débat publique à travers les questions de la barre d’éligibilité des scrutins proportionnelles et de l’introduction de la démocratie directe, qui existe déjà au niveau des Länder, au niveau fédéral. La France, qui ne connait pas de scrutins proportionnels pour les questions importantes et qui connait encore moins toute forme de fédéralisme, ne se pose pas toutes ces questions.

En fait, la différence entre la France et l’Allemagne, c’est qu’en France, et malheureusement aussi donc en Alsace, en trouve tout à fait normal d’être pris pour des cons, alors qu’en Allemagne, für Dumm verkauft werden semble tout de même susciter un certain émoi. U.H.

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Umfrage: 83 Prozent der Unionswähler wollen Volksentscheid

Eine aktuelle Emnid-Umfrage hat ergeben, dass sich 83 Prozent der Wähler/innen von CDU und CSU für bundesweite Volksentscheide aussprechen. Innerhalb der Gesamtbevölkerung sind 84 Prozent dafür. Auch prominente Staatsrechtler plädieren für direkte Demokratie auf Bundesebene. Von Charlie Rutz

Die Bürger/innen senden erneut ein deutliches Signal an die Politik: Insgesamt 84 Prozent der Bevölkerung sprechen sich in einer aktuellen Emnid-Umfrage für den bundesweiten Volksentscheid aus. Bei den Wähler/innen der Union sind es 83 Prozent! Bei den Wähler/innen der anderen befragten und im Bundestag vertretenen Parteien ergibt sich folgendes Bild: Für direkte Demokratie auf Bundesebene sind 95 Prozent bei der Linkspartei, 88 Prozent bei der SPD und 83 Prozent bei BÜNDNIS 90/DIE GRÜNEN. Unter Nichtwähler/innen befürworten dies 81 Prozent.

In Auftrag gegeben worden war die Umfrage vom Magazin Focus. Die Zahlen zeigen im Vergleich zu vergangenen Umfragen eine klare Steigerung der Zustimmung bei Unionswählern. So hatte eine Forsa-Umfrage von Januar 2012 ergeben, dass 66 Prozent von diesen für bundesweite Volksentscheide sind. Innerhalb der Gesamtbevölkerung liegt die Zustimmungsrate konstant bei über 80 Prozent (siehe letzte Emnid-Umfrage vom März 2013).

„Die Schere zwischen Partei und Wählerschaft ist in Sachen direkter Demokratie bei der CDU offensichtlich. Sie sollte sich bei den Koalitionsverhandlungen mehr am Wählerwillen und weniger an ihren Vorbehalten gegenüber einem Ausbau der Bürgerbeteiligung orientieren. Jetzt ist die Zeit, gemeinsam mit CSU und SPD die Einführung bundesweiter Volksabstimmungen zu verabreden“, so Ralf-Uwe Beck, Bundesvorstandssprecher von Mehr Demokratie.

Prominente Staatsrechtler für bundesweiten Volksentscheid

„Wir brauchen den bundesweiten Volksentscheid. Er würde helfen, den Abstand zwischen denen da oben und den Bürgern zu verringern“, sagte der Verfassungsrechtler Hans Herbert von Arnim der „Welt am Sonntag“. Außerdem betonte er, dass die Gefahr des Missbrauchs heute nicht mehr bestehe. Aus seiner Sicht entspreche es nicht mehr dem Stand der demokratischen Entwicklung, die Bürger/innen nur alle vier Jahre zur Bundestagswahl abstimmen zu lassen.

Die Berliner Staatsrechtler Otmar Jung und Christian Pestalozza fordern ebenfalls eine Änderung des Grundgesetzes. „Das Volk sollte zumindest die Möglichkeit haben, über Grundgesetzänderungen abzustimmen“, sagte Pestalozza gegenüber dem Focus. „Das ist Usus in den Bundesländern sowie in vielen Staaten der Welt und gehört zur guten demokratischen Tradition.“ Die Angst der Politik vor den Bürgern sei nicht gerechtfertigt. „In Bayern hat die Bevölkerung bisher alle Verfassungsänderungen mitgetragen. Die Bürger sind heute gut informiert.“

Otmar Jung hält die Einführung von bundesweiten Volksentscheiden für zwingend: „Das ist ein Schritt, der kommen wird, wie einmal das allgemeine Wahlrecht und das Frauenwahlrecht kamen. Und wer wollte das noch infrage stellen.“ Bedenken, das Volk würde wichtige Beschlüsse unterlaufen, teilt Jung nicht. „Wenn eine Änderung der europäischen Verträge nicht zu vermitteln ist, dann sollte man es in einer Demokratie auch nicht machen.“ (Quelle: Focus Online)

Volksentscheid-Gesetzentwurf von Mehr Demokratie

Mehr Demokratie fordert seit langem die Einführung der dreistufigen Volksgesetzgebung sowie fakultativer und obligatorischer Referenden auf Bundesebene. Dazu haben wir einen eigenen Gesetzentwurf ausgearbeitet.

Unser Volksentscheid-Gesetzentwurf sieht die Änderung des Grundgesetzes vor und wurde im Jahr 2013 in einer Mitgliederurabstimmung beschlossen. Außerdem wurde ein Ausführungsgesetz (Bundesabstimmungsgesetz) erarbeitet. Damit schlägt Mehr Demokratie zugleich vor, wie der Volksentscheid konkret ausgestaltet werden soll.

Das Instrument soll fair geregelt sein und von den Bürger/innen auch genutzt werden können. Gleichzeitig soll der Dialog zwischen den Bürger/innen und dem Bundestag befördert werden. In den hier vorgelegten, vollständig überarbeiteten Vorschlag sind vor allem Erfahrungen aus der Schweiz und den USA sowie aus der Praxis der direkten Demokratie in den deutschen Bundesländern eingeflossen.

Quelle : Mehr Demokratie (17.11.2013)

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CDU rückt von Plänen zu bundesweiten Volksabstimmungen ab

Sorgt für Aufregung bei den Koalitionsgesprächen: Manuela Schwesig (SPD)

BERLIN. Mehrere CDU-Politikerhaben sich von Plänen für die Einführung bundesweiter Volksentscheide distanziert. „Wir sind gegen solche bundesweiten Volksabstimmungen. Wir werden dem Vorschlag nicht zustimmen. Demzufolge wird die nächste Koalition dies auch nicht einführen“, sagte der stellvertertende Vorsitzende der Unionsfraktion im Bundestag, Günter Krings (CDU).

Nach Angaben der Nachrichtenagentur Reuters hat auch Bundeskanzlerin Angela Merkel (CDU) der Idee von Volksabstimmungen eine Abfuhr erteilt. Hintergrund ist ein Arbeitspapier von Bundesinnenminister Hans-Peter Friedrich (CSU) und dem innenpolitischen Sprecher der SPD-Bundestagsfraktion, Thomas Oppermann.

Arbeitspapier war nicht für die Öffentlichkeit bestimmt

Dieses sah unter anderem vor, daß die Bürger„bei europapolitischen Entscheidungen von besonderer Tragweite direkt befragt werden“. Dies gelte vor allem „für die Aufnahme neuer Mitgliedsstaaten, wenn wichtige Kompetenzen nach Brüssel abwandern sollen oder wenn es um finanzielle Leistungen Deutschlands auf EU-Ebene geht“.

Auch sollen Volksabstimmungen über alle vom Bundestag beschlossenen Gesetze sollten zugelassen werden, vorausgesetzt, daß innerhalb eines halben Jahres nach dem Gesetzesbeschluß eine Million Unterschriften für eine Volksbefragung gesammelt würden.

Zentrales Wahlversprechen

Bei Gesetzen, die der Zustimmung des Bundesrates bedürfen, müssen die Referenden zudem „in so vielen Ländern Erfolg haben, wie es einer Bundesratsmehrheit entspricht“. Die Einführung bundesweiter Volksentscheide war ein zentrales Wahlversprechen sowohl von der SPD als auch von der CSU.

Unterdessen sind die Verhandlungen in der Arbeitsgruppe Familie, Frauen und Gleichstellung am Montag zum Erliegen gekommen. Der Streit entzündete sich an der Gleichstellung homosexueller Lebensgemeinschaften mit der Ehe. Die SPD fordert unter anderem das volle Adoptionsrecht für gleichgeschlechtliche Paare. Die Union lehnt dies ab. Die Verhandlungsführerin der SPD in der Arbeitsgruppe, Manuela Schwesig, stellte daraufhin nach einem Bericht der Welt sogar die Koalition infrage.

Quelle : Junge Freiheit (12.11.2013)

Autopsie eines verpassten Treffens mit Geschichte

Posted on avril 9th, 2013 by Klapperstein

Autopsie d’un rendez-vous manqué avec l’Histoire

Ce dimanche 7 avril 2013, l’Alsace a raté un rendez-vous avec l’Histoire par la faute d’une trop forte abstention dans toute l’Alsace et du Non du Haut-Rhin.

Le contexte électoral

Les électeurs français ont votés non au référendum de 2005 sur l’Europe, ce qui n’a pas empêché les bandits qui nous gouvernent de ratifié le traité de Lisbonne en 2008, qui est un copié-collé de la dite constitution européenne refusé par les électeurs 3 ans plus tôt. La crise de l’UMP Copé-Fillon, les affaires politiquo-financiaires en général et en particulier la déflagration Cahuzac, en complément du marasme économique qui s’accentue depuis plusieurs années, ont entaché profondément et à juste titre la confiance des électeurs envers la classe politique.

Le type de référendum

Il existe trois types de référendum. Les référendums d’initiatives populaires, initiés directement par les électeurs pour adopter ou refuser une loi, les référendums obligatoires, qui obligent les gouvernements à soumettre au vote populaire des modifications constitutionnels ou des traités internationaux, et enfin les référendums plébiscites, qui sont initiés par les gouvernements alors que rien ne les obligent de par les institutions à faire appel au peuple, ce qui leur donnent, que ce soit le but recherché ou non, une forte connotation plébiscitaire. La Suisse, qui est le pays de la démocratie directe, ne pratique pas le référendum plébiscite, alors que la France, qui est le pays du droit de l’hommisme, ne connait que des référendums de type plébiscite.

Le référendum du 7 avril était non seulement un référendum de type plébiscite, mais en plus le Oui aurait constitué une sorte de chèque en blanc, dans la mesure où les Alsaciens n’ont pu voter que sur un principe, celui de la fusion, et non sur un texte de loi précis, puisque seul l’assemblée nationale est habilité en France à adopter une loi. Les cantons suisses et les Länder allemands, possédant un parlement et une constitution, peuvent eux-mêmes modifier leur lois et leurs constitutions, ce qui n’est bien évidemment pas le cas des régions françaises étouffés par le centralisme républicain.

Les véritables enjeux du référendum

La création d’une Collectivité Territoriale Alsacienne consistait en une modernisation et une simplification des institutions politiques alsaciennes par la fusion des trois collectivités territoriales existante en une. On peut penser elle n’aurait pas changer grand chose au système actuel, et les débats sur les économies réels ou supposées, engendrées par les nouvelles institutions et la querelles sur la siège de l’exécutif (Colmar ou Strasbourg) ont en réalité été essentiellement des faux débats. Pourtant les vrais enjeux étaient ailleurs.

Pour les autonomistes et tous les Alsaciens attachés à leur identité et ayant conscience d’être d’une façon ou d’une autre une minorité nationale malmenée par la République Française, la création du Conseil d’Alsace représentait l’occasion d’être enfin unis et plus fort face à Paris et représentait aussi l’affirmation d’une identité alsacienne forte et fière jusqu’ici niée à travers l’Histoire par la France et la République.

Pour les souverainistes et les nationalistes français, la création du Conseil d’Alsace, de par l’affirmation implicite de la réalité identitaire alsacienne, entrait en contraction avec l’image idyllique et fausse de roman national français qui est la base de leur vision du monde, et leur était donc intolérable. Pour la gauche dite anticapitaliste la création du Conseil d’Alsace représentait, dans leur vision idéologique et religieuse de la République, une entrave intolérable à la sacro-sainte unicité de la République.

Pour un grand nombres élus UMP, par essence carriériste, le oui au référendum était une raison d’inquiétude pour la simple et bonne raison qu’ils risquaient de perdre leurs places dans les chamboulements à venir (qui de plus allaient être arbitrés par les socialistes), d’autant plus qu’il était prévu une réduction de 10 à 20% des élus. Pour les carriéristes du PS, le oui au référendum ayant de fait un caractère plébiscitaire en faveur de l’UMP, le jeu politicien les poussaient à être pour le moins réservés, sans parler du poids de l’idéologie centralisatrice et républicaine de leur parti.

Le double échec du référendum : la trop forte abstention dans toute l’Alsace et le Non du Haut-Rhin

La trop forte abstention dans le Bas-Rhin et dans le Haut-Rhin

L’abstention est énorme, 64,04% pour l’ensemble de l’Alsace (64,89 dans le Haut-Rhin et 62,82 dans le Bas-Rhin). Elle s’explique par la forte défiance (parfaitement justifiée) des électeurs alsaciens envers la classe politique, et est accentuée par le caractère plébiscitaire du référendum qui a eu lieu précisément au moment où éclate une crise politique sans précédant dans la 5ème République (l’emballement de l’affaire Cahuzac). On est là dans le pire des scénarios possible.

Elle s’explique également par le caractère régional du référendum. D’une part les régions ont très peu de pouvoir en France, et la création du Conseil d’Alsace était malheureusement loin de changer fondamentalement la donne, et d’autre part les électeurs alsaciens étant immergés dans une vie médiatique quasi exclusivement française, la visibilité médiatique du référendum était très faible. Même pour les élections municipales, cantonales ou régionales, la visibilité médiatique est en contraste beaucoup plus forte, les Alsaciens, votant en même temps que les autres citoyens français, sont alors connecté au battage médiatique français.

Cette dernière constatation met en lumière la grande difficulté et le piège que représente la nécessité pour le oui de passer la barre de 25% des inscrits pour les référendums (de type plébiscites) régionaux (système mis en place par la réforme constitutionnelle de 2008).

La troisième cause de l’abstention massive du 7 avril est l’attitude souvent ambigu des politiques alsaciens officiellement engagé pour le oui, qui, que se soit au PS ou à l’UMP, avait à peu près tous de bonnes raisons, souvent très différentes selon les intérêts des uns et des autres, de peu s’impliquer dans la campagne. En plus du ras le bol général et du caractère régional et plébiscitaire du référendum, l’attitude réservé et hésitante des partisans du oui a elle aussi eu son rôle dans l’abstention massive de dimanche.

En résumé, le système politique français impose à l’Alsace une vie politique régional dépouillé de pouvoir réel, le caractère centralisé de la société française ne permet mécaniquement qu’une très faible visibilité médiatique à l’actualité politique alsacienne (surtout pour les plus jeunes) et là-dessus, dans un contexte de marasme économique et de forte défiance des électeurs envers la classe politique, le système pseudo démocratique français impose comme condition sine qua non à la validation du référendum que le oui dépasse les 25% des inscrits dans chaque département.  Le degré de démocratie de la République Française doit être jugé à ses fruits.

Le Non du Haut-Rhin

Tout d’abord, précisons que l’Alsace à tout de même voté Oui à 57,65 %. Le Bas-Rhin à 67,53% mais le Haut-Rhin seulement à 44,26%. Le 67% du Bas-Rhin et le 44% du Haut-Rhin ont tout les deux été limité et réduit par les mêmes raisons qui ont créés une très forte abstention. Mais ses raisons n’expliquent pas ou très peu la différence de 23% des oui dans les deux départements. Comment expliquer une telle différence ? Il y a essentiellement deux raisons : la première est que l’Ump a peu fait campagne dans le Haut-Rhin, Buttner, président du Conseil Général et voulant préserver son poste, a toujours été très ambigu et Meyer, le maire de Colmar, a clairement pris position pour le Non. La faible campagne de l’Ump a en fait consisté en un timide oui-mais, ce qui dans le contexte actuel a eu des conséquence dramatique pour le oui.

La deuxième raison est que le chauvinisme et les peurs des haut-rhinois, et particulièrement des colmariens, sont fortement rentré en résonance avec les arguments pour le moins démagogiques des tenants du Non ainsi qu’avec le climat délétère actuel. Mais pourquoi les arguments terre à terre et racoleur du non ont tellement porté dans le Haut-Rhin et si peu dans le Bas-Rhin ? La réponse tient principalement à la nature des arguments nonistes : «  Le Haut-Rhin se ferait manger par le Bas-Rhin et des sous-préfectures ou la préfecture de Colmar seraient peut-être ou probablement fermées. » Difficile en effet d’expliquer à un strasbourgeois que la préfecture de Strasbourg allait fermée et que son département allait se faire absorber par son voisin, nettement plus petit en taille et en habitants.

L’antagonisme Haut-Rhin/Bas-Rhin est certes ancestral, mais il est aussi et surtout  artificiel, artificiellement entretenu et exacerbé par la République dans le but de diviser pour mieux règner. Il est plus le fruit de 95 ans de présence française que de 1500 ans d’Histoire. Les haut-rhinois, minoritaires en Alsace par rapport au bas-rhinois, ont manifestement trouvé là un bien mauvais moyen d’exprimer leur mécontentement, que celui-ci ait été quelque peu fondé ou non.

Conclusion

Cette victoire du non dans le Haut-Rhin et la forte abstention dans toute l’Alsace témoigne in fine du manque d’attachement d’un certain nombre d’Alsaciens à leur Elsässertum et des grandes difficultés qu’ont les Alsaciens à défendre leurs droits, leurs libertés et leur identité commune face au rouleau compresseur du système républicain français. Cet échec du référendum sur le Conseil d’Alsace témoigne également du fatalisme et de la résignation des électeurs, qu’ils soient Alsaciens ou non, face au processus électoral en général.

Il faut pourtant comprendre que ce n’est pas à proprement parler la démocratie qui est responsable des problèmes actuels, mais bien la pseudo démocratie à la sauce républicaine, et que le référendum qui vient de tourner au fiasco devant nos yeux était un référendum plébiscite à la sauce française dans un cadre désespérément français, et s’il faut désespérer de quelque chose, c’est bien de la France et de sa République, et non d’autres choses. Wir haben zwar einen Wahlkampf verloren, aber  der Kampf geht immer weiter. U.H.

Autopsie d’un rendez-vous manqué avec l’Histoire

Posted on avril 9th, 2013 by Klapperstein

Résultat du référendum sur la création du Conseil d’Alsace

Basse-Alsace: Oui à 67,53 %. Haute-Alsace: Non à 55,74 %. Total en Alsace: Oui à 57,65 %.

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EIN JA FÜR DAS ELSASS

Posted on avril 5th, 2013 by Unsri Heimet !

Le 7 avril, il est impératif qu’au moins 25% des inscrits votent OUI pour que le référendum soit validé. Le principal danger est donc l’abstention. C’est pourquoi il est important non seulement d’aller voter dimanche, mais aussi d’inciter sa famille et son entourage à aller voter OUI. Chaque voix compte. Jede Stimme zählt.

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