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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Des Rot un Wiss, pour la Fusion et notre Constitution

Posted on mai 22nd, 2011 by Unsri Heimet !

Rassemblement « Rot un Wiss » place Kleber à l’initiative d’Unser Land, le parti alsacien, pour exiger la tenue d’un référendum sur la fusion des départements/région et commémorer le centenaire de la Constitution du 31 mai 1911.

Les Alsaciens auront-ils le droit à un référendum ?

Posted on mai 21st, 2011 by Klapperstein

Constitution de 1911 : Libérer le passé pour construire l’avenir

Dans quelques jours, nous fêterons le centenaire de la constitution d’Alsace-Lorraine. En effet, le 31 mai 1911, l’Alsace-Lorraine obtenait de l’Empire allemand un statut d’autonomie avancée. Mais plus qu’une avancée politique, ce statut marque une également véritable prise de conscience.  Les Alsaciens réalisent qu’avant d’être Allemands ou Français, ils sont avant tout… Alsaciens. Grâce au statut de 1911, l’Alsace-Lorraine disposait alors d’un parlement élu au suffrage universel, d’un gouvernement, de ministères et de pouvoirs très étendus, largement supérieurs à ceux dont dispose aujourd’hui le Conseil Régional. Selon les termes de Bernard Vogler, professeur émérite à l’Université de Strasbourg et ancien directeur de l’Institut d’histoire d’Alsace la Constitution de 1911 est le régime le plus libéral obtenu par l’Alsace durant toute son histoire .

Toutes ces avancées démocratiques ont été rayées d’un trait de plume à Paris en 1919 et notre parlement est devenu un… théâtre. Il aura fallu toute la pugnacité des élus autonomistes pour sauver le Droit local, dernier témoin de notre souveraineté, auquel les Alsaciens sont si attachés aujourd’hui.

Cette Constitution d’Alsace-Lorraine fait partie de ce passé, que ni nous, ni nos enfants, n’avons eu le droit d’apprendre à l’école. Car, au nom de « l’égalité républicaine », on apprend aux Antillais que leurs ancêtres sont Gaulois et aux Alsaciens qu’ils n’ont pas d’Histoire qui leur soit propre. En effet, vue de Paris, l’histoire de l’Alsace ne peut se concevoir qu’intégrée au sein du « roman national ».

On pourrait objecter qu’a priori, l’histoire joue un rôle secondaire dans notre vie de tous les jours. Mais, précisément, en Alsace l’histoire est un enjeu politique majeur. C’est en « l’oubliant » ou en déformant volontairement des pans entiers de notre histoire que les Alsaciens ont fini par renier leur propre langue et à avoir honte de leur identité. Voilà les origines du fameux « malaise alsacien » qui ronge notre société depuis plusieurs décennies.

Aussi, on ne peut que se réjouir qu’après des décennies d’omerta, l’occasion soit enfin donnée aux historiens, aux élus et aux citoyens de se pencher sur cet aspect de notre histoire. Car aucune société ne peut se construire durablement sur le mensonge. Un jour ou l’autre, la vérité doit apparaître, n’en déplaise à certains nostalgiques du jacobinisme ou aux tenants d’une Alsace « à la Hansi ».

Ces derniers n’ont d’ailleurs pas tardé à se manifester. Dans un catalogue de contrevérités qu’aucun historien sérieux ne saurait cautionner, M. Grossmann, conseiller municipal, a lancé une charge aussi vaine que violente contre cette commémoration de la Constitution de 1911. D’autres suivront certainement. Mais quel avenir ces personnes proposent-elles à nos enfants ? Celui d’une Alsace toujours morcelée en «baronnies républicaines» et où les seules expressions culturelles autorisées seraient le folklorisme et la haine de nos cousins d’Outre-Rhin ?

Cette politique a déjà pratiquement ruiné notre langue et notre culture, et désormais les conséquences sont d’ordre économique. De plus en plus de voix s’élèvent pour mettre enfin un terme à ce désastre. Car, pour avoir un avenir, l’Alsace doit se réconcilier avec son identité et puiser dans ses atouts culturels, linguistiques, géographiques et économiques.

Notre région a besoin de courage et d’un projet politique ambitieux. C’est dans cette optique que nous commémorerons la conquête démocratique et le chemin vers la liberté que représentait la Constitution de 1911.

Certes, on peut objecter que tout n’était pas parfait dans le statut proposé et que le contexte était évidemment très particulier. Mais au-delà des débats d’experts, cet épisode de notre histoire démontre d’abord que les Alsaciens ont su prendre leur destin en main et saisir la chance qui leur était offerte. Aussi, ce débat sur le centenaire de la Constitution de 1911 nous ramène à la situation politique actuelle, à l’heure où l’ensemble de la société alsacienne réclame la création d’une collectivité territoriale unique.

Face à cette opportunité unique, saurons-nous également saisir notre chance ? Les réticences et égoïsmes locaux ou politiciens s’effaceront-ils devant l’intérêt général et le progrès apporté par cette avancée institutionnelle ?

Mais, avant de pouvoir répondre à ces questions, il faudra en régler une autre : les Alsaciens auront-ils le droit à un référendum ou bien les privera-t-on encore de parole ?

Jean-Georges Trouillet                          David Heckel
Président d’Unser Land                         Conseiller général du Bas-Rhin (Unser Land)

Quelle : Unser Land

Conseil d’Alsace : Manifestation pour le Référendum

Un Conseil d’Alsace pour 2014 ?

79% des Alsaciens favorables à un référendum sur la création d’un Conseil Unique d’Alsace

On reparle de la « Fusion »

Conseil d’Alsace : Manisfestation pour le Référendum

Posted on mai 16th, 2011 by Klapperstein

COMMUNIQUE DE PRESSE DUNSER LAND

Oui au référendum, oui à la fusion. Appel à manifester samedi 21 mai à 16h place Kleber à Strasbourg

Unser Land proteste contre l’attitude de certains élus socialistes alsaciens qui s’opposent au projet de fusion des collectivités alsaciennes.

Quand 79% des Alsaciens (sondage CSA du 03 mai 2011) demandent à s’exprimer sur ce sujet, cela signifie que le projet correspond à une véritable attente de la société alsacienne. Aussi, lorsque que MM. Nisand et Oehler déclarent que ce débat est « bien dérisoire, absurde, surréaliste et nombriliste », ce n’est rien d’autre qu’un affront à la démocratie et à la volonté du peuple alsacien.

L’Alsace n’a pas vocation à être une victime collatérale des élections présidentielles de 2012. De quelle tendance politique qu’ils soient, les Alsaciens réclament la fusion. Aussi, il est du devoir de la classe politique alsacienne de donner aux Alsaciens la possibilité de s’exprimer à ce sujet.

Nous regrettons l’attitude nihiliste des opposants à ce projet, qui, soit par intérêt politicien, soit par intérêt personnel, s’opposent à une réforme dictée par le bon sens et appuyée par l’ensemble de la société alsacienne.

Unser Land exige la tenue d’un référendum à l’automne afin de donner aux Alsaciens la possibilité de s’exprimer au sujet de la fusion des collectivités territoriales alsaciennes.

Nous donnons rendez-vous aux Alsaciens samedi 21 mai à 16h place Kleber à Strasbourg pour une manifestation en faveur d’un référendum.

Unsri Heimet appellent bien évidemment  les Alsaciennes et les Alsaciens, indépendamment  des clivages politiques, à venir nombreux à cette manisfestation. Fer d’Demokratie un fer’s Elsass, kommen ihr zahlreich !

Scotland : Percée Nationaliste

Posted on mai 8th, 2011 by Unsri Heimet !

Les indépendantistes du Scottish National Party (SNP) totalisent 65 sièges et obtiennent la majorité absolue. Ils pourront gouverner seul. C’est un désastre pour les Libéraux démocrates (Libdem). Ainsi, le Premier ministre sortant est réélu et a la porte ouverte pour approuver la loi sur le référendum pour l’indépendance.
Le Parti National Écossais (SNP) du premier ministre d’Écosse, l’indépendantiste Alex Salmond, a obtenu la majorité absolue aux élections parlementaires écossaises. Le SNP totalise 65 sièges, exactement le seuil pour obtenir la majorité absolue. Les travaillistes les suivent de loin avec 29 sièges.

Les autres partis restent hors de la course. Ainsi, les conservateurs obtiennent 9 sièges, les libéraux démocrates 4 et les vers 1. Ces résultats sont encore partiels. Le SNP a crû face aux partis unionistes.

Le SNP (qui jusqu’à maintenant gouvernait avec les Verts, aussi indépendantistes) disposera pour la première fois de la majorité absolue au Parlement d’Holyrood. Le SNP pourra choisir entre gouverner en solo ou le faire avec les écologistes. Les pourcentages de vote sont totalement favorables au parti de Salmond, qui a obtenu 45 % des voix. L’élection a été un désastre surtout pour le Parti libéral démocrate, qui voit sa représentation à Holyrood réduite à la plus simple expression.

Salmond a dit pendant la campagne électorale qui convoquerait un référendum sur l’indépendance s’il obtenait la majorité absolue.

Article traduit du catalan : MónDivers.cat est partenaire d’Eurominority.eu

Debatten, Veranstaltungen und Heimatfest

Posted on mai 5th, 2011 by Klapperstein

- Samedi 7 mai 2011 de 9h à 11h,  à la Maison de la Région, 1 Place Adrien Zeller in Strossburi.

Séance plénière du Conseil Régional d’Alsace ouverte au public. Quel avenir pour l’Alsace ? Débat sur l’évolution institutionnelle de notre région. Ce débat sera retransmis en direct de 9h à 11h sur France 3 Alsace.

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-   Jeudi 19 et Vendredi 20 mai 2011 à l’hôtel de Région 1, Place Adrien Zeller in Strossburi.

Colloque du centenaire de la constitution du 31 mai 1911 pour l’Alsace-Lorraine, organisé par l’Institut du droit local et l’Université de Strasbourg

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-   Samedi 21 mai à 16h00 place Kleber in Strossburi.

Grande manifestation organisé par Unser Land, pour revendiquer un référendum pour une Alsace unie, dotée d’un Parlement et d’un statut spécifique.

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-   Mardi 31 mai 2011 à partir de 17 heures, avenue de la Marseillaise, au bar du TNS in Strossburi.

Heimatfescht organisé par le Comité du Centenaire de la Constitution d’Alsace-Lorraine

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-   Vendredi 10 juin 2011, au Palais du Rhin, Place de la République in Strossburi. 

Colloque du centenaire de la constitution de 1911 du Reichsland Elsass-Lothringen, organisé par l’ICA, Initiative Citoyenne Alsacienne

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-   Samedi 3 septembre 2011, de 10 heures à 19 heures in Kolmer.

Salon du régionalisme organisé par le Comité du Centenaire de la Constitution d’Alsace-Lorraine

Sondage exclusif CSA/Menscom

Un sondage publié hier par CSA/Menscom révèle que 60% des Alsaciens sont favorables à la création d’un conseil unique d’Alsace (23% contre, 17% sans opinion*) et que 79% des Alsaciens souhaitent pouvoir ce prononcer sur ce sujet par référendum. Chez les jeunes de moins de 30 ans, ce dernier chiffre monte même à 84% !

A la question « Certains pays, comme la Suisse, font un usage fréquent du référendum d’initiative populaire, parce que les conditions exigées sont sensiblement plus accessibles qu’en France**. Souhaiteriez-vous que la France s’inspire de cet exemple et rende le référendum d’initiative populaire plus facile à provoquer par les électeurs ? » 72% des Alsaciens sondés ont répondu « oui », ce qui exprime clairement le déficit et le malaise démocratique dont souffre la France et l’Alsace.

Ce sondage  atteste simplement de ce que l’introduction de la démocratie directe en Alsace sur le modèle de nos voisins suisses  et la création d’un conseil d’Alsace unique sont des impératifs démocratiques qui ont été jusqu’à présent ignorés et bafoués par la belle et immaculée République Française et par nos Schnackapolitiker de service. Wie lang noch ?

Sondage exclusif CSA/Menscom

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60 % des Alsaciens sont favorables à la création d’un conseil unique d’Alsace : tel est l’un des principaux résultats du sondage exclusif CSA/Menscom réalisé par téléphone les 19 et 20 avril 2011 auprès d’un échantillon représentatif (méthode des quotas) de 808 habitants de la région Alsace.

A quatre jours de la séance plénière, ouverte au public, organisée par le Conseil régional d’Alsace sur l’évolution institutionnelle de la région, et près de dix ans après la dernière étude entièrement consacrée à cette question (sondage Iserco/DNA en 2002), l’enquête CSA/Menscom apporte, en interrogeant sur le projet de création d’un conseil unique d’Alsace, une contribution à l’un des débats majeurs pour l’avenir de l’Alsace.

L’Alsace pourrait être en effet – si le projet fait consensus et à la condition de la tenue d’un référendum dont le résultat serait positif – l’une des premières régions françaises à mettre en œuvre larticle 29 de la loi du 16 décembre 2010 qui autorise désormais la fusion de la région et des départements qui la composent dans une unique collectivité territoriale.

Le pourcentage d’Alsaciens défavorables au conseil unique est historiquement bas

Le sondage CSA/Menscom questionne les Alsaciens sur quatre points : la notoriété du projet de création d’un conseil unique d’Alsace qui regrouperait les Conseils généraux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin et le Conseil régional d’Alsace, la position (très favorable, plutôt favorable, plutôt pas favorable, pas du tout favorable) sur le projet, les raisons de chaque position et enfin le souhait (ou non) que les habitants de la région puissent se prononcer sur ce sujet par référendum.

Parmi les principaux enseignements , le sondage CSA/Menscom montre que 55 % des Alsaciens ont entendu parler du projet de création d’un conseil unique d’Alsace, contre 45 % qui disent ne pas en avoir entendu parler.

Ce taux de notoriété (55 %) apparaît relativement important compte tenu de la complexité du sujet (qui se rapporte au fonctionnement des collectivités, à leurs rôles respectifs, à une perception largement partagée sur le « mille-feuille » administratif, etc.). De plus, le projet de conseil unique d’Alsace n’est pas une idée neuve, ce qui explique aussi ce résultat : il occupe régulièrement les débats dans la région depuis, au moins, les années 1970. En revanche, le pourcentage des Alsaciens qui n’ont pas entendu parler du projet (45 %) éclaire aussi sur l’enjeu de pédagogie ; si les habitants de la région sont appelés à voter lors d’un référendum, il est nécessaire qu’ils puissent y participer munis de toute l’information.

Le pourcentage d’Alsaciens se disant défavorables au conseil unique d’Alsace est par ailleurs, avec 23 %, historiquement bas. Il se rapproche des valeurs datant du début des années 1990. Les résultats des études précédentes oscillaient en effet entre 33 % (Ipsos/Logica Business Consulting mars 2011), 31 % (Iserco/DNA 2002) et 24 % (Iserco/DNA 1994).

60 % des Alsaciens sont favorables au conseil unique d’Alsace (17 % ne se prononcent pas), confirmant en cela une position majoritaire, déjà exprimée et jamais remise en cause depuis plus de 15 ans (Iserco/DNA 1994 : 70 % favorables, Iserco/DNA 2002 : 56 %, Ipsos/Logica Business Consulting mars 2011 : 67 %). Parmi les principales raisons évoquées par les partisans du conseil unique se comptent la réduction des dépenses publiques (qui devance largement les autres raisons avec 56 %) et le fait que la structure unique serait plus efficace que les structures, ou collectivités, actuelles (38 %). Les personnes opposées évoquent, entre autres,  une moindre efficacité de la structure unique (36 %), un risque de centralisation à Strasbourg (32 %) ou d’éloignement des élus par rapport à la population (32 %).

Enfin, à 79 %, les Alsaciens souhaitent pouvoir se prononcer sur le sujet par référendum, contre 18 % qui ne le souhaitent pas (3 % ne se prononcent pas). Ce résultat est supérieur de 9 points par rapport à la position des Français sur le sujet : en mars 2009, 70 % d’entre eux indiquaient leur souhait d’un référendum dans le cadre de la réforme territoriale en préparation, que ce vote porte sur l’avenir de leur région ou sur l’avenir de leur département (Baromètre LH2-nouvelObs.com, 9 mars 2009).

Véronique Bernard et Nicolas Camous

-  Résultats détaillés
-  Le plus Menscom 1 : un référendum très attendu

Source/Quelle: : www.menscom.com

* Ce qui équivaudrait lors d’un vote sur la fusion des deux conseils généraux et du conseil régional à 72% de oui et 28% de non, en tenant compte des 17% qui ne s’exprimeraient pas.

** C’est effectivement le moins que l’on puisse dire !

Schnackapolitik oder Volksabstimmung ?

Posted on avril 19th, 2011 by Klapperstein

lLes élus alsaciens pratiquent avec une assiduité et une sérénité confondante la politique de l’escargot. Le référendum sur la fusion des collectivités alsaciennes initialement prévu pour cet automne a en effet été récemment renvoyer aux calendes jacobines et républicaines.

Ricklin, Roos et Rossé étaient des Heimatrechtler. Richert, Buttner et Kennel ne sont quant à eux que des Heimetschnacka.

Et nos Schnackapolitiker semblent être autant contrarié par le principe même de démocratie directe que tétanisé par l’idée de s’opposer au dogme républicain de la départementalisation. Armes Elsass, armes Land. Langt’s den no net ?

Ci-dessous le point de vue d’Unser Land sur la question.

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Lettre ouverte à M. Charles Buttner, Président du Conseil Général du Haut-Rhin

Monsieur le Président,

Voilà maintenant plus de 25 ans que Henri Goetschy, alors Président du Conseil Général du Haut-Rhin (1985), lançait l’idée de fusionner les collectivités alsaciennes, reprenant ainsi l’idée d’un pouvoir régional fort, portée depuis toujours par le mouvement alsacien en général. L’idée a été ensuite reprise par Adrien Zeller et Philippe Richert.

Depuis le projet n’a cessé de faire l’unanimité. Tous les sondages parus depuis plus de 20 ans démontrent que les Alsaciens – plébiscitent cette idée. Par la voix du Conseil Economique et Social d’Alsace (CESA) et aujourd’hui du CESER, le monde économique et social a apporté à plusieurs reprises un soutien franc et massif à la fusion. Quand aux conseillers régionaux et aux conseillers généraux du Bas-Rhin, ils soutiennent également clairement le projet.

Depuis plus d’un quart de siècle, l’Alsace réclame sa réunification et elle n’a que trop attendu. Aujourd’hui, il est temps de réorganiser l’Alsace autour de trois échelons : la collectivité territoriale unique -une région forte dotée de pouvoirs étendus- les pays ou « territoires » et les communes.

Changer les institutions ne dévalorise en rien l’engagement et la qualité du travail effectués jusqu’alors par tous ceux qui se sont investis au sein des structures existantes. Mais tel l’artisan, la meilleure des volontés et des compétences ne peut s’exprimer pleinement qu’avec un outil approprié.

Force est de constater que l’échelon départemental n’est plus approprié. Dès leur origine, les départements ont été une émanation de la pensée jacobine. Créés à la Révolution, ils avaient pour but de quadriller le territoire en cassant les identités historiques, afin de mieux assoir le centralisme parisien. L’actuel millefeuille administratif ne fait qu’amplifier ce principe de « diviser pour régner ». L’Alsace n’a-t-elle pas assez souffert de cette situation ?

La fusion, c’est offrir au citoyen des institutions lisibles, accroitre le pouvoir de décision et l’autonomie fiscale de nos collectivités. A terme, un statut spécifique pour l’Alsace permettra d’officialiser notre langue régionale et d’en assurer nous même l’enseignement. De même, nous disposerons enfin de l’outil nécessaire pour protéger notre Droit Local contre les attaques permanentes dont il est régulièrement la cible.

Tout cela, nous pouvons le faire maintenant. En effet, la réforme des collectivités territoriales, aussi imparfaite soit-elle, offre la possibilité de réunifier l’Alsace autour d’un pouvoir régional fort. Dans ce processus de réunification de l’Alsace, votre responsabilité et celle des conseillers généraux du Haut-Rhin est historique.

Mais avant tout, c’est au peuple d’exprimer sa volonté. Depuis deux siècles, jamais les Alsaciens n’ont été consultés sur la nature de leurs institutions. La loi offre enfin aux Alsaciens l’opportunité unique de s’exprimer. Doit-on encore leur confisquer la parole ?

Aussi, avant de soumettre le projet de fusion au conseil général, nous vous demandons solennellement de consulter la population et d’engager un référendum sur la fusion cet automne.

Dans cette attente, veuillez recevoir, Monsieur le Président, l’expression de nos salutations les plus respectueuses.

Jean-Georges Trouillet,  Président d’Unser Land

Fusion: ce n’est jamais le moment !

Posted on avril 10th, 2011 by Unsri Heimet !

‘s isch noch nit d’Zit ! Pas encore de référendum sur la Fusion (ou encore Union, intercollectivité, on ne sait plus trop !) nous dit-on. Les Alsaciens, majoritairement favorable à la fusion région/départements, apprécieront la détermination et la rapidité de leur ô combien douée classe politique. Rappelons que l’idée de fusion, qui n’a rien de très révolutionnaire, a été suggérée par l’ancien sénateur Henry Goetschy dès 1985… 25 ans plus tard, l’eau de l’Ill ayant coulée sous les ponts, l’Alsace traine toujours des pieds sur ce dossier. Pathétiques élus alsaciens frappés de nanisme et d’escargotisme ! Enfin, on a les élus que l’on mérite…

Sans doute pas de référendum cette année

Philippe Richert, président du Conseil régional d’Alsace, Charles Buttner, président du conseil général du Haut-Rhin et Guy-Dominique Kennel, son homologue du Bas-Rhin s’étaient entendus, le 22 janvier 2011, pour expérimenter une intercollectivité, correspondant à l’union des 2 conseils généraux et du conseil régional.

Un communiqué commun détaillait la méthode de travail ainsi qu’un calendrier : dans un premier temps, après les cantonales, la création d’un groupe de travail avec les 3 collectivités et les 3 grandes villes d’Alsace, Strasbourg, Colmar et Mulhouse. Ce groupe de travail est en train de préparer un référendum consultatif qui doit d’abord être validé par le Conseil d’Etat et qui devait avoir lieu à l’automne 2011. Ce référendum n’aura sans doute pas lieu cette année, trop compliqué à organiser selon le président Richert, alors que se profilent les élections présidentielles. Il sera sûrement reporté après ces élections.

Le conseil régional débattra en séance plénière, le 7 mai prochain, sur le principe d’un conseil unique d’Alsace.

Source/Quelle: FR3

Ci-dessous, en photo, nos 3 Super-Fleischschnacka se serrant la pince. A gauche Charles B., à droite Philippe R. et au centre Guy-Dominique K. A déguster sans modération !


Würde die « direkte Democratie » Kriege verhindern ?

Posted on avril 7th, 2011 by Klapperstein

Violentes explosionsLa France est actuellement engagée militairement en Afghanistan, en Libye et en Côte-d’Ivoire dans des guerres néo-coloniales dont on n’ose dire le nom. L’opinion publique française, manipulé par des médias appartenant à l’État français et à des multinationales, semble approuver bon gré mal gré que l’on viole les souverainetés des États et que l’on tue des enfants par dizaines ou par milliers au nom des droits de l’homme, de l’intérêt supérieur des grandes multinationales et des grandes puissances occidentales. C’est dans ce contexte d’hystérie médiatique, de manipulation des masses et d’humanisme devenu impérialiste et belliqueux que nous relayons la question que posait Siegfried Eder il y a quelques mois dans la revue suisse Zeit-Fragen : Würde die « direkte Democratie » Kriege verhindern ?

von Siegfried Eder, Bündnis «Neutrales Freies Österreich»

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Würde die «direkte Demokratie» Kriege verhindern? Das wäre eine gute Sache, das muss doch jeder zugeben, und wir werden sehen, wie das geht. Aber zuvor müssen wir klären, was mit der «direkten Demokratie» gemeint ist, denn in vielen Gemeinden und Ländern Europas ist sie kaum bekannt.
In den ersten Jahren des 21. Jahrhunderts wurde zwar in einigen österreichischen Ländern und in Südtirol vermehrt von dieser Demokratieform gesprochen und geschrieben. Es kam dabei allerdings immer wieder zu Verwechslungen und Verdrehungen.
So wurde zum Beispiel in den Ländern Salzburg und Kärnten ein «direkter Draht» zu den Kandidaten für die Wahl zum Landesparlament hergestellt, über welchen Bürgerinnen und Bürger* mit ihnen Verbindung aufnehmen und sie «befragen» konnten. Das ist jedoch keineswegs direkte Demokratie, sondern eine Verdrehung/Pervertierung.
Auch in Zeitungen setzen Journalisten und Leserbriefschreiber wieder die Wörter «Volksbefragung» mit «Volksabstimmung» gleich. Nicht anders war es bei der Diskussion um das geplante Schubhaft-Zentrum in Vordernberg im Land Steiermark. Im Radio hörte man von Volksabstimmung − und im selben Atemzug von Volks- bzw. Bürgerbefragung. Im Internet war zu lesen, der Bürgermeister wittere «die Jahrhundertchance für Vordernberg, sollten die Bürger jedoch Einwände haben, können sie diese ab Freitag am Gemeindeamt deponieren». − Auch das ist keine direkte Demokratie mit verbindlichen Abstimmungen des Volkes.
Und wer vom Vorarlberg bis ins Burgenland Exekutiv-Politiker fragt, wird zur Antwort bekommen, dass in Österreich «sehr wohl Elemente der direkten Demokratie» vorhanden seien, wie z. B. Volksbegehren, Volksbefragung, Petition, eventuell Umfragen. − Doch die sind alle zahnlos, denn sowohl Gesetzgeber wie Regierungen sind nicht daran gebunden; also wieder keine direkte Demokratie.

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Réflexions sur la démocratie directe

Posted on mars 25th, 2011 by Klapperstein

La démocratie directe existe en Suisse au niveau fédéral, cantonal et communal. Elle favorise une prospérité économique et garantie des droits civiques aux citoyens suisses que les habitants du monde entier sont en droit de jalouser. Elle se trouve être en fait le socle de la souveraineté populaire et le garant d’un fonctionnement véritablement démocratique de la confédération helvétique.

La démocratie directe existe également aux États-Unis et en Allemagne, mais de façon beaucoup plus limité, puisqu’elle est absente dans ces deux pays du niveau fédérale, qui est par définition le niveau institutionnel le plus important. Et ce n’est un hasard si la démocratie directe est absente (1) en France et en Alsace, puisque celle-ci est fortement liée au fédéralisme, aussi bien d’un point de vue théorique que dans la pratique. C’est entre autre ce qui ressort du débat entre Yvon Blot et Alain Cotta que nous vous proposons ci-dessous.

Et si les Alsaciens désirent se défendre et s’émanciper de ce qu’il faut bien appeler les bandits, les bien-pensants et les carriéristes qui prétendent les représenter et qui les gouvernent effrontément , c’est à eux d’exiger par tous les moyens possible la démocratie directe, les scrutins proportionnelles et le fédéralisme, qui sont indissociables des véritables pratiques démocratiques, c’est à dire du gouvernement du peuple par le peuple.

(1) En fait pas complètement, puisque les citoyens français ont pu voté par référendum en 2005 sur la Constitution européenne. Mais le vote n’a pas été conforme aux aspirations et aux attentes des « élites » françaises, qui sont du reste autant républicaines qu’européistes, l’un ne semblant pas empêcher l’autre, bien au contraire. Et c’est en toute décontraction que les escrocs qui nous gouvernent ont donc adopté le traité constitutionnel européen qui avait été clairement refusé par les électeurs en en changeant le nom et deux ou trois détails. C’est ce que signifie le mot démocratie pour ces gens là.

Yvon Blot, ancien député, haut fonctionnaire, et Alain Cotta, économiste, auteur du Règnes des oligarchies, débattent sur la démocratie directe et sont amené presque mécaniquement à décrire avec beaucoup de perspicacité le système oligarchique français.

Source de la vidéo : Enquête et débat

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