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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Richert verhöhnt die Elsässer

Posted on mai 7th, 2015 by Klapperstein

Der amtierende Präsident des elsässischen Regionalrats Philippe Richert hat sich offensichtlich mit der von den Elsässern massiv abgelehnten Zwangsfusion des Elsaß mit Welschlothringen und der Champagne echt gut abgefunden. Eine Gruppierung namens «Les Jeunes avec Richert», die in seinem Namen schon für die kommenden ALCA-Regionalwahlen wirbt, benutzt obiges Bild als Hintergrund ihrer Facebook-Seite. Das Schlagwort «Engage-toi pour ta région!»  klingt apriori bloß wie das übliche nichtssagende Blabla von UMP, SP und Grünen… doch in dem derzeitigen Zusammenhang, wo Zehntausende von Elsässern sich eben eingesetzt haben, damit ihre Region, ihr Land, doch nicht von der Landkarte gestrichen wird, während Richert absolut nichts dagegen getan hat, außer sich für die Präsidentschaft der Großregion zu bewerben… ist es eine Ohrfeige für alle elsässische Patrioten.

Quelle : Hytt Morje

Aliénation des élus et instinct de survie du peuple

Posted on avril 24th, 2015 by Klapperstein

La loi est-elle l’expression de la volonté générale lorsque le plus grand nombre de ceux pour qui elle est faite ne peuvent concourir, en aucune manière, à sa formation ? Non. Maximilien de Robespierre dans : « Discours sur le suffrage universel » du 25 janvier 1790 (bien avant la Terreur).

L’intelligence collective

Quelles que soient les latitudes, certains peuples font preuve de plus de réussite que d’autres. Or, ce qui détermine généralement les performances d’une communauté, c’est l’intelligence collective. Celle-ci résulte de la faculté d’une communauté à valoriser les créativités individuelles, à mobiliser et rassembler les intelligences au service d’objectifs communs. La capacité de mettre en synergie les intelligences individuelles pour créer, innover et inventer, celle de défendre la cohésion et d’ordonner les solidarités au sein de la communauté, le sens du bien commun… sont ainsi autant de marqueurs de l’intelligence collective d’un peuple.

Mais suivant l’angle sous lequel on regarde, l’intelligence collective d’un peuple peut également se juger à la vitalité de son instinct de survie qui lui commande de protéger son originalité et les biens communs qui concourent à forger son identité.

Nos élus en rupture avec l’instinct de survie du peuple

Or la classe politique alsacienne, en renonçant à la lutte contre la dilution du peuple alsacien dans l’ALCA et en capitulant devant les diktats parisiens, semble en rupture avec l’instinct de survie de ses mandants alsaciens quasi unanimement opposés à la fusion. Elle a choisi de faire allégeance à Paris et prône ainsi une politique de collaboration avec les forces politiques exogènes généralement gangrénées par l’idéologie jacobine, une servitude volontaire : « Avec les partis politiques traditionnels, c’est foutu, ils jouent tous dans la même cour : celle du pouvoir, la plus jacobine (…) Les outils les plus pervers du jacobinisme, ce sont les partis politiques », se désole Charles Buttner[1] qui sait de quoi il parle.

Ainsi, citons en exemple Philippe Richert, devenu le chantre de l’ALCA dont il rêve à présent de faire « le cœur de l’Europe (sic) »[2], le sénateur Guy-Dominique Kennel ou le député Antoine Herth qui, tous trois, ne cessent de stigmatiser les opposants à la fusion et les défenseurs de la pétition « Alsace retrouve ta voix ». La virulence de leurs attaques s’accroît d’ailleurs à mesure qu’explose le chiffre des signataires : déjà 115 000 !!! Ces derniers, qui demandent simplement que la population soit consultée sur son sort, n’ont pourtant formulé qu’une revendication élémentaire dans toute démocratie.

Un référendum « est impossible et illusoire. Le processus (de fusion) est en marche et ne peut être stoppé », s’est emporté Philippe Richert[3]… tout en évitant de prendre position sur le fond. Et pour cause : le référendum, il n’en veut pas ! Tenant bien en main ses troupes et vraisemblablement pas avare de promesses, il a su mobiliser ses affidés de l’UMP pour qu’ils serrent les rangs, lui apportent leur soutien et agissent de concert pour barrer le chemin aux opposants à la fusion. L’ancien président du Conseil général du Haut-Rhin, Charles Buttner, qui le dit rompu à « la danse florentine », n’hésite pas à l’accuser « de poursuivre une stratégie de pouvoir, de brillance personnelle »[4].

Quant au sénateur Guy-Dominique Kennel, qui vient de quitter le Conseil général du Bas-Rhin, s’en prenant lui aussi aux opposants à la fusion, il demeure invariablement dans le sillage de son mentor et protecteur Philippe Richert : « À cause de ces manifestations, nous sommes perçus à Paris comme des autonomistes. Pour certains, on est même des Allemands », s’était-il indigné dans L’Alsace[5] soucieux avant tout du jugement de Paris. Pensez donc, des autonomistes ! voire pire encore… des Allemands, une abomination, l’horreur absolue ! Cinglant, Charles Buttner dit de lui qu’ « il a vendu l’Alsace et le Bas-Rhin. Ce n’est pas pour rien que Richert l’a choisi comme son successeur. Kennel allait suivre la marche sans moufter »[6].

De même, avec des arguties juridiques contestables, Antoine Herth est allé jusqu’à traiter de menteurs les promoteurs de la pétition : « Il n’y a qu’un mot pour désigner une telle attitude : le mensonge ! », a-t-il fulminé, ajoutant que c’était de « l’intérêt de l’Alsace (sic) » d’envoyer des élus dans le nouvel exécutif régional de l’ALCA[7]. Comment peut-on affirmer que l’intérêt de l’Alsace réside dans son enterrement ??? Le 11 avril à Sélestat[8], maniant l’ironie, le même a feint de confondre le drapeau historique alsacien rot un wiss avec celui des « Pollacks »(sic).

Le peuple alsacien doit maintenant se battre sur deux fronts

En refusant de se faire l’écho des plaintes des Alsaciens et de relayer leurs demandes, la plupart de nos élus[9], qui se caractérisent généralement par un sentiment d’appartenance évanescent, se font ainsi les complices implicites des fossoyeurs de l’Alsace, de ceux qui veulent sa désintégration. Ils ne sont plus à côté du peuple qui les a élu pour les défendre, mais contre lui. Au lieu de protéger les intérêts vitaux et existentiels des Alsaciens en prenant la tête du combat, ils les trahissent. Ce faisant, ils sont ainsi sortis du champ de l’intelligence collective du peuple qui, depuis les manifestations de 2014 et dans un sursaut salvateur, a renoué avec l’instinct de survie et entrepris de lutter contre l’effacement de l’Alsace.

A l’avenir, pour survivre, il est clair que le peuple alsacien devra se battre sur 2 fronts : contre les jacobins de Paris qui nous gouvernent, mais aussi contre ses propres élus qui, non content de capituler pour assurer leur carrière, se sont en plus retournés contre lui en prêtant main forte au dominant. Face à cette coalition contre nature, le combat s’annonce d’autant plus rude !

Bernard Wittmann – 23.4.2015

[1] Heb’di – mars 2015

[2] Rue89 – Strasbourg 7.2.2015

[3] Site FR3 Alsace – 10.4.2015

[4] Heb’di – mars 2015. Dans l’interview, Ch. Buttner dit espérer « que cette tentative de demander un nouveau référendum aboutisse ».

[5] L’Alsace 5.12.2014

[6] Heb’di – mars 2015

[7] DNA 15.4.2015

[8] Lors de l’AG de l’assoc. Heimetsproch un Tradition.

[9] Parmi les centristes, et même à l’UMP, quelques élus refusent de capituler et continuent de dénoncer la fusion. Ils s’opposent ainsi à la ligne « collaborationniste » de Ph. Richert envers lequel ils se montrent souvent très critiques. C’est d’ailleurs ce qui a valu à Charles Buttner d’avoir été privé du soutien de l’UMP.

Quelle : hewwemi.net

Servitude volontaire ou résistance ?

Posted on avril 13th, 2015 by Klapperstein

Le fossé se creuse entre le président du Conseil Régional et le peuple dont il est censé défendre les intérêts. Au lieu d’entendre l’inquiétude et la demande de démocratie exprimée par les signataires de la pétition « Alsace, retrouve ta voix! », il s’offusque et invoque la Loi pour rejeter le principe d’une consultation populaire sur l’avenir de l’Alsace.
Même si les conditions légales ou administratives, de compétence, de délais ou de quantité, ne sont pas parfaitement remplies, il n’en demeure pas moins que plus de 110 000 électeurs alsaciens ont demandé à s’exprimer sur l’avenir de leur région. Si l’on rajoute les votes exprimés lors des récentes départementales en faveur du parti régional Unser Land, explicitement opposé à la méga-région (15% en moyenne dans les cantons où il était présent), on comprend le malaise du Président du Conseil Régional. Non seulement il est doublé par la base, mais en outre on peut lui reprocher de n’avoir pas pris l’initiative, associé aux deux assemblées départementales, d’organiser lui-même un référendum. La manifestation du 11 octobre place de Bordeaux aurait pu l’annoncer.

Un référendum, malgré l’éventualité d’un recours du Préfet au Tribunal Administratif, aurait renforcé la position théorique de nos élus contre la fusion. Car, à n’en pas douter, cette fois-ci les Alsaciens auraient compris les enjeux qui leur échappaient lors du référendum d’avril 2013.

Malheureusement l’audace politique a manqué. Après une courte résistance, nos grands élus se sont soumis au diktat parisien et acceptent un fonctionnement qui pose pourtant la question de la démocratie en France. Rappelons que la fusion est imposée à l’Alsace sans l’avis favorable d’aucun de ses parlementaires, contre l’avis de 96% de ses Conseillers Régionaux et Généraux , malgré les motions de centaines de conseils municipaux, malgré des manifestations populaires tout au long de l’automne…

Une loi n’est pas gravée dans le marbre: contestée, elle peut ne pas s’appliquer ou être invalidée par une nouvelle loi. C’est d’ailleurs l’engagement pris par le candidat à l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy. La loi portant sur l’écotaxe a fait long feu suite à la résistance des Bonnets rouges bretons…

Une loi qui dessert l’intérêt d’un peuple qu’elle méprise, n’est pas légitime. L’article 35 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1793 le stipulait : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. » Traduit par Brecht, cela donne : Wo das Recht zu Unrecht wird, wird Widerstand zur Pflicht.

Paradoxalement, les élus alsaciens, unanimes à dénoncer une réforme « ahurissante », « insensée », « une connerie », la valident et se mettent sur les rangs pour la suite. Il serait « impossible […] de tout arrêter »? Mais à quoi servent des élus politiques, s’ils capitulent devant la difficulté ? Aucun geste fort, même symbolique ( hormis dans l’enceinte du Conseil Général du Haut-Rhin). Si nos parlementaires ou les conseillers régionaux avaient vraiment donné de la voix , s’ils avaient par exemple démissionné en bloc pour marquer leur rejet d’une loi inique, ils auraient sans doute changé le cours de l’histoire. Ils faisaient preuve de courage et redoraient l’image du politique. Au lieu de quoi ils se complaisent dans les limites du juridiquement « possible » et se rendent complices du système jacobin mortifère.
En même temps ils sont absents aux côtés des manifestants et parmi les pétitionnaires. Elus par une minorité des électeurs inscrits, dans un contexte de forte abstention et de vote FN, ces élus sont-ils encore représentatifs des attentes et des intérêts des Alsaciens ?

Le temps est venu d’un Osterputz politique, avec Unser Land, pour le salut de l’Alsace et pour un renouveau de la démocratie française !

Quelle : Unser Land

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L’Osterputz politique souhaité par Unser Land n’aura selon toute vraisemblance malheureusement pas lieu  lors des élections régionales en décembre prochain étant donné les règles du jeu antidémocratique que nous impose la République Française.

Pour avoir des élus, non seulement Unser Land devra trouver des alliances dans les 8 départements non-alsaciens de la nouvelle méga-région, ce qui est déjà en soi très compliqué, mais le parti autonomiste alsacien ne pourra de toute façon avoir d’élus que si la liste à laquelle il appartiendrait obtenait 10% des voix sur l’ensemble des dix départements constituants la nouvelle région ALCA.

C’est à dire qu’avec 20 % des voix sur les deux départements alsaciens, Unser Land n’aurait aucune chance d’avoir le moindre élu, à moins d’avoir des alliés  outre-vosgiens qui atteindraient près de 6 ou 7% des voix, ce qui est très improbable, même si c’est naturellement tout le mal qu’on leur souhaite.

L’ensemble des modes de scrutins de la République Française forment un système de démocratie minimaliste à forte orientation antidémocratique, et ce particulièrement pour les partis politiques régionalistes. Un tel système politique ne mérite aucunement à nos yeux d’être qualifié de démocratie. UH

Richert: Autonomisten «schüren anti-französische Gefühle»

Posted on avril 12th, 2015 by Klapperstein

Offensichtlich gekränkt davon, von einigen Anhängern eines autonomen Elsaß ordentlich durch den Kakao gezogen zu werden, verwendet Regionalratspräsident Richert (UMP) seine Energie, um allen einzureden, wie aussichtslos es doch sei, weiterhin sich für das Elsaß zu mobilisieren. Untersützt von beiden Vizepräsidenten André Reichardt und Justin Vogel widerholt er seine «Opposition [...] zur Großregion [...] Das Parlament hat gewählt. Senator Reichardt hat die Berufung vor den Verfassungsrat gebracht, die sich auf die Argumentation des Rechtsprofessors Robert Herzog stützte. Die Richter haben die Berufung abgewiesen. Das Gesetz wird durchgeführt.» Als Beweis zeigt er sogar zwei Rechtsgutachten je vom als extrem- jakobinisch bekannten Jean Waline und von einem Professor aus der Pariser Sorbonne.

«Was ist der Grund dieser Petition, außer das Gefühl hochsteigen zu lassen, daß das Elsaß schlecht behandelt wird?» fragt er rethorisch um gleich danach anzuprangern, daß die Autonomisten «anti-französische Gefühle schüren» und sich feierlich zu Frankreich und und zur Republik zu bekennen. «Uns reicht’s!» resümiert Senator Reichardt. Für sie ist das Elsaß nur noch passé; jetzt heißt es im kommenden Dezember die Macht in der künstlichen Region ALCA an sich zu reißen.

Quelle : Hytt Morje

Heimatbund-Petition geht weiter !

Posted on avril 9th, 2015 by Klapperstein

Der Vorstand des Heimatbundes hat gestern bei einer Pressekonferenz in Schlettstadt die beinahe 110.000 gesammelten Unterschriften gegen die Zwangsfusion gezeigt und vom Treffen mit Regionalratspräsident Richert am Vortag berichtet.

Wie erwartet hat es der UMP-Politiker abgelehnt, eine Volksabstimmung über die strittige Frage einzuleiten. «Wir haben von Philippe Richert keine Antwort auf die riesige Masse der Bürger gehört, die gegen die Fusion sind», so Heimatbundobmann Paul Mumbach, «Dieses Gesetz entfernt den Bürger von den Entscheidungsstellen und läßt langfristig die Identitäten verschwinden». «Die Stimme des Volkes soll wahrgenommen werden. Es geht um die Meinungsäußerungsfreiheit. Es geht um ein demokratisches Problem. Wir befinden uns im Widerstand gegen ungerechte Entscheidungen», ergänzt Andrée Münchenbach, die Landesobfrau der elsässisch-autonomistischen Partei Unser Land.

Zuletzt hat der Heimatbund angekündigt, die Sammlung von Unterschriften gegen die Zwangsfusion bis zu den angesetzten Regionalwahlen im kommenden Dezember fortsetzen zu wollen, um die 200.000 zu überschreiten. «Ab diesem Moment wird keine politische Parti sich erlauben können, eine solche Wählermasse nicht zu beachten», so Jean-Michel Ritter.

Quelle : Hytt Morje

Richert rechtfertigt Verzicht auf autonomes Elsaß

Posted on mars 18th, 2015 by Klapperstein

Der UMP-Präsident des elsässischen Regionalrats, Philippe Richert, versucht in einem öffentlichen Brief seinen Verzicht auf ein autonomes Elsaß zu rechtfertigen. «Man muß die Wahrheit reden. Auch wenn die Wirklichkeit einem nicht immer gefällt. [...] Ich werde diese Region [die ALCA ] nicht den antiregional und antieuropäischen [Kräften] überlassen. [...] Ein Volksentscheid würde am Fusionsprozeß der Regionen nichts ändern. [...] Wenn die Mobilisierung für den Elsässischen Landrat stärker gewesen wäre, wenn manche dieses Projekt nicht torpediert hätten, wäre das Elsaß heute ein Vorbild in Frankreich. [...] eine Region kann eine Volksabstimmung nur über ein Thema organisieren, das in ihrer Kompetenz liegt, was in dem Fall nicht der Fall ist [...] der Staat [würde] die Prozedur stoppen. [...] das Vereinigungsprozeß der drei Regionen wäre letztendlich überhaupt nicht unterbrochen, auch im Falle der Zustimmung unserer Mitbürger. [...] Wenn wir [die UMP] unsere Region [die ALCA-Großregion] nicht in die Hand nehmen, werden das andere übernehmen…», so Richert, der im kommenden Dezember als UMP-Spitzenkandidat für die Landtagswahlen in der künstlichen Großregion antreten wird und vor einem durchaus möglichen Wahlsieg der von Florian Philippot angeführten national-jakobinischen Front National beinahe unverblümt warnt.

Quelle : Hytt Morje

Philippe Richert : un judas des temps modernes

Posted on mars 18th, 2015 by Klapperstein

Suite et fin de l’article de Bernard Wittmann : Un judas des temps modernes (la première partie  est ici)

Collusion UMP-PS : L’absence des députés UMP a permis le vote de la loi

Rasséréné, le gouvernement pouvait passer à l’attaque pour imposer, par un vote des députés, la fusion aux Alsaciens. Pour rester crédibles, les élus UMP alsaciens brassèrent beaucoup d’air pour un dernier baroud d’honneur : « Ne tuez pas l’Alsace » pouvait-on lire sur une banderole qu’ils allèrent ensemble déployer à Paris !!! Une formule implorante, pleurnicharde qui n’avait évidemment aucune chance d’intimider Paris qui a toujours traité l’Alsace par le mépris ! Souvenons-nous simplement de ce honteux 26 février 1871 où l’Assemblée nationale avait voté, à une écrasante majorité de 81%, la cession « à perpétuité, en toute souveraineté et propriété » de l’Alsace-Moselle à l’Allemagne. Pour se sauver, la France n’hésita pas alors à sacrifier l’Alsace. Et plus tard, en 1940, quand Hitler procéda à l’annexion de facto de l’Alsace, Vichy ne protesta que très mollement !

C’est ainsi que le 17 décembre 2014, la carte des 13 régions fut définitivement adoptée par 95 voix pour – dont 94 PS -, 56 contre et 11 abstentions. Le sort de l’Alsace était scellé par quelques dizaines de députés socialistes. A cette occasion, on put s’apercevoir de la collusion entre l’UMP et le PS, la plupart des députés UMP n’étant pas venus siéger pour permettre l’adoption du texte par leurs collègues socialistes venus plus nombreux. Petit arrangement entre amis. Cependant, pour la galerie et pour ne pas qu’ils perdent trop la face vis à vis de leurs électeurs alsaciens, on laissa les quelques députés UMP alsaciens présents dans l’hémicycle se livrer à un simulacre de protestation solennelle en séance, sachant qu’ils ne pourraient en rien changer l’issue du scrutin déjà négociée par avance entre l’UMP et le PS ! C’est ainsi qu’on décida de la disparition de l’Alsace sans même que les Alsaciens ne soient consultés : un incroyable déni de démocratie ! Et pendant tout ce temps Philippe Richert était resté silencieux !

Arrivés trop tard dans la bataille, les jeux étant quasiment faits, nos élus UMP rentrèrent à nouveau progressivement dans le rang en ronchonnant… mais tout en commençant à lorgner vers les nouvelles sinécures qu’offrait l’ALCA et que Richert leur faisait déjà miroiter pour emporter leur ralliement.

Et pourtant, tous les recours contre cette fusion n’étaient pas épuisés à ce moment-là et le président de notre Conseil régional ne pouvait être sans le savoir. En effet, selon l’article L.1112-16 du Code Général des Collectivités Territoriales, une pétition signée par 10% des électeurs d’Alsace, soit environ 127 000 électeurs, aurait suffi pour contraindre le Conseil Régional à organiser une consultation par référendum. Or, Philippe Richert n’en a rien fait et s’est tu, sans doute parce qu’il avait déjà fait le choix de l’ALCA. Devant l’inaction de l’exécutif régional, le 5 février 2015, un collectif de citoyens s’intitulant « Alsace retrouve ta voix », s’est alors donné pour mission de réunir les signatures nécessaires. Mais il est hélas bien tard, l’opération devant être clôturée pour le 31 mars.

Richert tourne définitivement la page de l’Alsace

Rompu au grenouillage, ce qui explique sa longévité politique, à partir de là, il se désintéressa de l’Alsace. Sans attendre, il commença par entamer sa campagne électorale en sillonnant l’ALCA pour nouer des contacts avec les élus et entreprendre des consultations « au sommet » avec ses 2 homologues de Lorraine et de Champagne-Ardenne… tout en continuant de fustiger les manifestants alsaciens qui continuaient de s’opposer à la fusion, contrariant par là ses projets personnels ! Le massacre de Charlie Hebdo et l’émotion qui s’empara alors des masses mirent fin aux manifestations.

Malin, pour emporter l’investiture, Philippe Richert organisa encore début février une espèce « d’appel à l’homme providentiel » de la part des 22 parlementaires et grands élus alsaciens de droite. Ceux-ci, y compris ceux qui l’avaient critiqués vertement et traités de « narcisse » peu avant, l’assuraient maintenant de leur « soutien indéfectible », tout en énumérant ses innombrables qualités : « Il a acquis compétence et expérience (…) c’est le candidat naturel et légitime pour diriger la nouvelle région », écriront-ils[3]. Et la manœuvre fut impeccablement menée car quelques jours plus tard, le 5 février 2014, la Commission nationale des investitures de l’UMP lui confiera la responsabilité de conduire la liste UMP aux régionales. Parmi les élus UMP, ceux restés fermement opposés à la réforme territoriale, expliqueront ensuite leur volte-face par cet argument : « Il ne faut pas mettre Richert en difficulté pour ne pas gêner son élection ; c’est aussi risquer de faire le jeu du PS ou du FN ». Tiens donc ! A l’évidence, pour eux, l’intérêt du parti prime sur tout le reste… même sur l’Alsace !

C’est ainsi que, sans aucun état d’âme et sans honte aucune, Philippe Richert tourna la page de l’Alsace pour aller butiner à d’autres fleurs et construire son avenir politique ailleurs… plus près de Paris. A l’instar d’un bateleur de foire, dorénavant il n’aura pas assez de mots pour vanter les « grandes opportunités » et l’avenir radieux que nous offrira l’ALCA : « Notre axe sera de faire de cette grande région, la région experte sur la coopération transfrontalière, nous serons la région « cœur d’Europe », à l’articulation entre les deux piliers de la construction européenne »[4] ! S’il est élu à la présidence, il se fait fort de mener la construction de cette nouvelle région : « Je me sens coresponsable de ce territoire (ALCA), on va le construire avec tous les autres, d’ailleurs il y a des points communs entre nos trois Régions ne serait-ce que dans le domaine des pôles de compétences. Ce qu’il faut, c’est donner à ce grand territoire une lisibilité tant politique qu’administrative et aussi fonctionnelle », déclara-t-il dans l’Ami Hebdo[5]. Moi je Président… ! Le Grand Est a subitement pris sens pour lui, l’Alsace beaucoup moins, c’est déjà du passé. Non, décidemment la Heimet ne lui parle pas à cet homme là, elle ne fait pas vibrer son cœur ! Ce qui lui importe à présent, c’est d’entrer dans l’histoire comme le premier président de l’ALCA… et non d’y rester seulement comme le dernier président de l’Alsace.

Après un tel échec, leur crédibilité est anéantie

Suite à toutes ses trahisons au profit de sa carrière politique, osera-t-il encore venir en Alsace dans quelques mois faire campagne pour nous vendre la méga-région Est ? Son ambition et sa quête de pouvoir sont tellement fortes, qu’il n’est pas exclu qu’il ait le culot de l’envisager. Mais cette fois, il lui faudra faire preuve de beaucoup, d’énormément de talent pour arriver à berner une nouvelle fois les Alsaciens.

Cependant, conscient que son image de traître alsacien pouvait nuire à sa crédibilité pour briguer la présidence de l’ALCA, il a récemment tenté de se reconstruire une image de patriote alsacien : « Je suis profondément attaché à l’Alsace, à ses particularités et à son identité », a-t-il juré dans l’Ami Hebdo.com du 26 février 2015. Et d’en donner une preuve : « J’ai souhaité que soient organisées les premières Assises de la Langue et de la Culture régionales pour en faire reconnaitre l’actualité et en consolider les pratiques ». Or, qu’écrivait en janvier 2015 l’association Culture et bilinguisme dans sa revue Land un Sproch (N° 192) à propos de ces Assises : « Dans une précédente édition, nous avions écrit, au sujet des Assises : « Et la montagne accoucha d’une souris ». Hélas, plus de 6 mois après la fin des Assises, nous en sommes à nous demander si, au terme de ce difficile accouchement, la montagne n’a pas englouti la souris ». On le voit, le constat est sans appel : une opération poudre aux yeux de plus !

Dans sa réponse à l’Ami Hebdo, Philippe Richert déclarait aussi : « Au-delà du droit local, du Concordat et de notre inscription forte dans un environnement transfrontalier à l’échelle du Rhin Supérieur, c’est une certaine culture de travail particulière que nous avons su développer dans notre territoire où, sur les sujets essentiels, l’écoute et le dialogue priment sur la confrontation politique ». Apparemment, à en croire notre président, le droit local, le concordat, ce n’est pas ce qui prime, donc on peut les brader, ce qui compte c’est « une certaine culture de travail particulière » !

Cependant, la droite alsacienne, qui craint une réaction de rejet des électeurs alsaciens écœurés par les échecs et les retournements de Philippe Richert, continue de faire courir le bruit que si l’UMP venait au pouvoir en 2017, elle œuvrerait au retour de la région Alsace : « Votez pour nous si vous voulez que l’Alsace soit ressuscitée », tel est en substance le message !!! Ils n’ont même pas été capables d’empêcher son enterrement et maintenant ils voudraient la ressusciter ! C’est vraiment prendre les Alsaciens pour des idiots ! De même, comment peut-on envisager un seul instant que Philippe Richert, qui se sera donné tant de mal pour accéder à la présidence de l’ALCA, s’il y parvient, acceptera ensuite d’y renoncer en rétropédalant pour se retrouver à la case départ. Impensable !

Et comment un électeur censé peut-il encore faire confiance à un parti dont les leaders ont montré à ce point leur incapacité à défendre notre région et dont les fautes en cascades ont conduit l’Alsace jusqu’à la disparition ? Peut-on imaginer un bilan plus calamiteux ? Cette classe politique n’est décidément plus crédible, ce n’est pas d’elle que viendra l’indispensable renouveau : « Weg mit dem Ballast » disait Jean Keppi ! Une solution pour en sortir : ne plus voter pour un parti stato-national quel qu’il soit, l’Alsace étant le dernier de leurs soucis !!! Unser Land reste ainsi la seule alternative pour ceux qui sont décidés à continuer la lutte pour la renaissance institutionnelle de l’Alsace sous la forme d’une « collectivité territoriale à statut particulier ».

Notre salut viendra de nous-mêmes, de notre capacité à nous prendre en main, à nous organiser pour entrer démocratiquement en résistance et établir des rapports de force pour contraindre Paris à nous rendre justice en rétablissant la région Alsace, supprimée sans consultation des Alsaciens par un intolérable diktat et en violation de la Charte européenne de l’autonomie locale pourtant signée et ratifiée par la France ! Plus que jamais, pour nous extraire du bourbier de l’ALCA, c‘est l’autonomie qu’il nous faut revendiquer.

Bernard Wittmann – 5.3.2015

[3] DNA 5.2.2015

[4] Rue89-Strasbourg du 7.2.2015

[5] Ami Hebdo 13.2.2015

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Un passage de cet article nous a quelque peu choqué : « Souvenons-nous simplement de ce honteux 26 février 1871 où l’Assemblée nationale avait voté, à une écrasante majorité de 81%, la cession « à perpétuité, en toute souveraineté et propriété » de l’Alsace-Moselle à l’Allemagne. Pour se sauver, la France n’hésita pas alors à sacrifier l’Alsace. »

En ce qui nous concerne, ce qui nous pose problème, ce n’est aucunement que France ai accepté sous la contrainte de renoncer à sa main mise sur l’Alsace en 1871, mais qu’elle soit revenue sur sa parole dès qu’elle en a eu l’opportunité ! UH

Un judas des temps modernes

Posted on mars 15th, 2015 by Klapperstein

Il y a les figures historiques de la traîtrise…

Tous les peuples ont hélas leurs judas et à ce niveau le peuple alsacien est même plutôt bien servi. Depuis 1648, date marquant le début de son assujettissement, il a eu son lot de traîtres qui renièrent leurs compatriotes, leur cité, leur culture, leur langue, leur religion… Par vanité, souci de réussite ou en échange de quelques honneurs, titres ou prébendes lucratives, ils ont prêté main forte à l’oppresseur pour asseoir sa domination sur leur peuple. Deux renégats célèbres de Strasbourg sont restés dans l’histoire alsacienne. Il s’agit de deux éminents juristes : Jean-Christophe Güntzer (1636-1695), diplomate et ancien secrétaire de la République libre de Straßburg qui œuvra en sous-main pour livrer la ville au roi de France et Ulrich Obrecht (1646-1701) dont l’historien Rodolphe Reuss a dit qu’il était « plus royaliste que le roi ».

Après la capitulation de la cité devant les troupes françaises, tous deux tournèrent casaque et misèrent sur la royauté. Faisant preuve d’une servilité peu commune, ils s’appliquèrent à briser la résistance des édiles de l’ancienne ville libre d’empire et défendirent, avec un zèle peu commun, les intérêts français contre ceux de leurs propres compatriotes qui luttaient pour préserver leurs libertés et leurs droits. Pour prix de sa trahison, le premier fut nommé syndic royal dès le 9 octobre 1681. Quant au second, nommé au poste de prêteur royal en 1685, il se chargera de la mise au pas des Strasbourgeois et couvrira toutes les mesures royales pour imposer le français et entraver voire interdire l’usage de l’allemand. Pour plaire au roi catholique, il finira même, comme le premier, par abjurer sa religion protestante. A Straßburg, tous deux firent une brillante carrière de « valets » alsaciens du roi.

Par la suite, la bourgeoisie alsacienne coupée des racines populaires viendra alimenter cette galerie de la honte. Très tôt, elle se désolidarisa du peuple pour se ranger du côté de l’oppresseur. Elle se distingua tout particulièrement par son reniement de la langue et de la culture régionales pour adopter celles du dominant, celles du pouvoir politique. Sa collaboration intéressée avec le pouvoir français sur le dos du peuple alsacien permettra à Paris d’asseoir son emprise sur le pays. Citons en exemple l’avocat Colmarien Jean-François Reubell (1747-1807) auquel Mulhouse, ancienne république suisse, dut la perte de sa souveraineté suite à l’odieux blocus économique qu’il organisa pour la contraindre de se plier à l’ordre français ; l’abbé Nicolas Delsor (1847-1927), triste pantin manipulé par Paris, qui organisa le sabordage du Nationalrat initié par le Dr Ricklin pour préserver les acquis du Reichsland pour lesquels les Alsaciens-Mosellans s’étaient battus ; Jacques Peirotes (1869-1935), ancien adhérant du parti social-démocrate allemand et partisan d’une transformation du Reichsland en République neutre dans le cadre de l’Empire allemand, qui, dès novembre 1918, soutint pourtant les Commissions de Triages et l’épuration ethnique et n’aura ensuite de cesse de réclamer l’assimilation totale de l’Alsace…

… et ceux qui, à présent, ont pris leur relève

Ces hommes, qui de leur temps ont fait la honte et le malheur de l’Alsace, ont à présent de dignes successeurs. Philippe Richert est de cette trempe, c’est un judas d’aujourd’hui. A cause des ses choix calamiteux, de son esprit de soumission et de sa volonté de rester toujours dans les bonnes grâces de Paris pour servir son ambition personnelle et sa boulimie de pouvoir, l’Alsace lui doit d’avoir été rayée de la carte des régions de France. En effet, à la tête de la Région, ce narcisse dévoré d’ambition a cumulé les erreurs, les mauvais calculs et les reniements jusqu’à conduire le pays à la disparition. De volte-face en volte-face, ce « derviche tourneur » alsacien a fini par donner le tournis à tous, même aux élus de son propre camp politique. Parions qu’il entrera dans l’histoire comme le fossoyeur de l’Alsace, celui par qui arriva notre malheur.

Capable de nager dans toutes les eaux, le déroulé de ses reculades, trahisons, louvoiements, renonciations et capitulations successifs est sidérant :

Première stupidité de notre président !

Alors qu’il était ministre dans le gouvernement Fillon chargé des collectivités territoriales et de l’application de la réforme territoriale, il n’a pas compris le coup de Jarnac que lui préparaient les jacobins de Paris qui, en fixant des conditions draconiennes de quorums, œuvraient à faire échouer le référendum en faveur de la « Collectivité unique alsacienne ». Les Corses, eux, ont refusé un tel dispositif. Résultat, ils viennent d’obtenir, sans passer par la case référendum, le statut de « Collectivité territoriale unique » : « Entre juillet et la fin de l’année 2012, j’ai passé beaucoup de temps sur le dossier alsacien. À l’époque, l’Alsace (c’est-à-dire Philippe Richert) avait demandé l’organisation d’un référendum, et rien d’autre : nous y avons bien sûr fait droit, mais ce référendum a donné le résultat que vous savez », a expliqué la Ministre de la décentralisation Marylise Lebranchu à l’Assemblée le 20 février 2015.

Le fiasco du référendum !

Vint la campagne en faveur du référendum : elle fut calamiteuse. Effrayé à l’idée de déplaire à Paris et de s’attirer les foudres des jacobins, Philippe Richert refusa de jouer la carte de l’Alsace contre Paris et resta toujours dans le vague sur les possibilités émancipatrices et les nouvelles perspectives qu’offrait cette réforme. Il se contenta d’axer sa campagne sur les « simplifications administratives » et les « économies d’échelles » en moulinant des formules creuses. Jamais il ne prononça le mot d’autonomie ! Du coup, le projet manquant de transparence, il en résulta une certaine incompréhension. Le résultat fut le terrible gâchis que l’on sait[1] ! A Paris, les jacobins à l’affût purent alors sauter sur l’occasion pour imposer la fusion de l’Alsace et de la Lorraine.

Grosse boulette de Philippe Richert !

A peine le projet gouvernemental de fusion avec la Lorraine connu, Philippe Richert, qui quelques mois auparavant avait défendu une « Alsace unie et plus forte », se plia immédiatement aux injonctions de Paris. En catimini, sans en référer à personne, il alla se précipiter dans les bras de son homologue lorrain Jean-Pierre Masseret pour étudier avec lui, « au sommet » bien sûr, le rapprochement de la Lorraine et de l’Alsace. Mais, pas de chance, le journal Le Monde du 22 avril 2014 ébruita l’affaire ! Pris en défaut, le socialiste lorrain Jean-Pierre Masseret le premier se mit à table : « La Lorraine est prête à dépasser les clivages politiques (…) avec Philippe Richert président UMP de la région Alsace, nous sommes prêts à mettre en œuvre des expérimentations », expliqua-t-il. La manœuvre d’approche de Richert fit donc chou blanc et, même dans son camp, on cria à la trahison ! Gêné, il va alors évoquer timidement des « synergies » et des « convergences » entre ces deux régions. Et ce fut un nouveau mauvais message adressé à Paris où le gouvernement interpréta son attitude comme l’acceptation de la fusion avec la Lorraine.

Plus grave encore : la résignation affichée côté alsacien eut alors pour conséquence d’inciter le gouvernement – confronté à l’hostilité des Picards au mariage avec la Champagne-Ardenne – à élargir le projet de fusion initiale de l’Alsace et de la Lorraine à la Champagne-Ardenne dont il ne savait que faire. C’est ainsi que nous devons probablement à l’inconséquence de Philippe Richert cette usine à gaz qu’est la méga région ALCA grande comme près de 2 fois la Belgique et qui finira inévitablement par engloutir l’Alsace (le Conseil régional de l’ALCA comptera 169 élus dont seulement 60 pour l’Alsace).

Autre erreur tactique !

En Alsace, cette méga Région allant de Nogent en Haute-Marne jusqu’au Rhin et de la Belgique aux portes de Paris, fit immédiatement l’unanimité contre elle. Et ce fut une levée de boucliers générale… même de la part des élus UMP qui furent eux aussi vent debout contre ce qui apparaissait à tous comme une aberration… e Schnapsidee von unsere pariser Jakobiner ! D’ailleurs, elle ne permettait ni économie, ni démocratie de proximité ! Le maire de Mulhouse lança même une pétition teintée d’autonomisme – titrée « L’Alsace reprend son destin en main » – demandant que « L’Alsace reste seule » et qui, en quelques semaines, recueillera plus de 60 000 signatures. De leur côté, les deux Conseils départementaux et le Conseil régional votèrent à 96% une motion contre cette fusion et le retour du Conseil unique d’Alsace. Et la colère continuait d’enfler.

Craignant de n’être pas de taille pour jouer le chef d’orchestre dans ce Grand-Est couvrant 57 000 km2, pour garder la main et éviter une révolte de ses troupes, Philippe Richert opéra une nouvelle volte-face : il rejetait cette fois catégoriquement toute idée de fusion ! Ainsi, le 28 août 2014, très offensif, il déclarait dans les DNA : « La fusion Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne est tout simplement inacceptable (…) Le Conseil d’Alsace est la seule réponse possible (…) Si l’Alsace parle d’une voix claire et encore plus forte, le gouvernement ne pourra pas ne pas l’entendre ».

Adoptant une posture de rebelle, le 11 octobre 2014, il organisa une grande manifestation de protestation place de Bordeaux à Strasbourg qui devait marquer la détermination alsacienne. Là, sur la tribune, les tenants de la droite alsacienne se succédèrent en jouant des biscotos : l’Alsace dit non à la fusion, awer jetz langt’s… ! Arriva le tour du président Richert. Avec des airs de tribun courroucé et déterminé, il fit mine de montrer les dents : « Nous croyons à une Alsace ouverte sur le Rhin (…) Le pari est réussi (les Alsaciens) ont dit oui à l’Alsace ! », lança-t-il au micro face aux 10000 manifestants enthousiastes et une forêt de rot un wiss… avant d’entonner la Marseillaise et de clore la manifestation avec un lâcher de ballons tricolores, à l’instar d’une joyeuse fête paroissiale, suscitant l’incompréhension et la désapprobation de beaucoup. Colère… mais quand même génuflexion !

Cette mise en scène grotesque, vu le contexte tendu de contestation voire de fronde, était en réalité destinée à rassurer Paris où l’on comprit dès lors que le président de l’exécutif régional, incapable de se départir de son obséquiosité et de son penchant pour l’obéissance, n’engagera pas la fronde jusqu’au bout et n’entrera pas en résistance. Et ce sera un nouveau flop !

Nouveau retournement de veste !

A partir de là, médusée par le nombre des rot un wiss brandis par la foule et le poids inattendu des autonomistes du parti Unser Land lors de la manifestation du 11 octobre, l’UMP préféra se mettre en retrait et rester dans l’expectative. Cependant, désireuse néanmoins d’exploiter le mécontentement à son profit, en décembre 2014, elle fit savoir, par la voix de Nicolas Sarkozy invité à un meeting à Mulhouse, qu’en cas de retour au pouvoir en 2017, elle annulerait purement et simplement la fusion de l’Alsace avec la Lorraine et la Champagne-Ardenne.

L’indignation ne retombant point et l’UMP ne bougeant toujours pas, c’est à partir des réseaux sociaux que furent alors organisées plusieurs grandes manifestations citoyennes contre la fusion à Strasbourg, Colmar, Mulhouse et Thann. Elles réunirent des milliers de manifestants, pour la plupart jeunes, issus de toutes les couches de la population alsacienne. Les autonomistes, qui y tenaient le haut du pavé, dénonçaient l’aspect antidémocratique de la fusion programmée et réclamaient un référendum !

Placée sous la coupe de Philippe Richert, l’UMP refusa de participer à ces manifestations populaires d’une ampleur rare. Pire, le tandem Richert-Kennel n’aura de cesse de fustiger les manifestants et de dénigrer les autonomistes : « À cause de ces manifestations, nous sommes perçus à Paris comme des autonomistes. Pour certains, on est même des Allemands », dira ce dernier dans « L’Alsace » du 5 décembre 2014, avant d’ajouter : « L’Alsace n’a pas les moyens de son autonomie ». Un discours qui a du ravir Paris.

En savant équilibriste politique, Philippe Richert commença alors par amorcer un nouveau virage vers un abandon de la cause alsacienne… normal, quand on sait que, dès le 11 décembre 2014[2], il était quasiment acquis au sein de l’UMP qu’il serait investi pour prendre la tête de la liste du parti dans la région ALCA aux régionales prévues en décembre 2015 ! Ceci expliquant bien sûr cela !!! fin de la première partie de l’article, à suivre…

Bernard Wittmann

[1] Le oui l’emporta pourtant de 58%. Mais l’imposition d’une participation minimale de 25% des inscrits et l’obligation de la victoire du oui dans les deux départements, firent échouer le référendum.

[2] DNA du 11.12.2014 – « Qui pour prendre la tête de la liste UMP aux prochaines régionales ? »

Quelle : hewwemi.net

Philippe Richert : « Je sais respecter mes engagements ! »

Le président de la Région Alsace, qui avait disparu des écrans radar après la manif du 11 octobre dernier, revient comme tête de liste de l’UMP pour les futures élections régionales.

Petit rappel édifiant de ses déclarations depuis un an :

16 janvier 2014 (France 3 Lorraine) :

Fusion Alsace Lorraine : « un fantasme » pour Philippe Richert

3 juin (Tribune publiée par Philippe Richert) :

« Je suis prêt à travailler sans dogmatisme à un rapprochement de l’Alsace et de la Lorraine. »

27 août (DNA) :

« La fusion Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne est tout simplement inacceptable », car ce territoire, « plus grand que la Belgique ou la Suisse », serait celui d’«une collectivité ingérable ».

Philippe Richert envisage la création d’un « mouvement politique régional » qui dépasse les clivages et pourrait s’appeler « Passion Alsace » ou « Avenir Alsace ».

13 octobre (20 minutes)

Plus que satisfait par le rassemblement du 11 octobre à Strasbourg, le président de la région Philippe Richert a estimé que les sénateurs et députés allaient maintenant « faire leur boulot. »

Et si le mécontentement alsacien n’était pas entendu, « on peut aller plus fort », sourit-il, faisant référence aux agriculteurs qui ont déclaré pouvoir revenir avec dix fois plus de tracteurs en ville la prochaine fois s’il le faut.

« Les gens ne se rendent peut-être pas compte que c’est l’événement politique le plus grave de ces cinquante dernières années que peut connaître l’Alsace, » martèle le patron de la région, « l’Alsace va être diluée, le mot va disparaître des écrans radars. »

13 décembre (L’Alsace) :

À deux reprises hier, devant les maires du Bas-Rhin, puis devant les socio-économiques du Céser Alsace, le président du Conseil régional, Philippe Richert, s’est prononcé contre la réforme territoriale en cours. « Je suis totalement contre cette réforme qui a été adoptée malgré notre opposition. Mais comme républicain, j’appliquerai ce qu’a décidé l’Assemblée nationale. Il faudra voir comment l’Alsace pourra rester ce qu’elle est », a affirmé l’ancien ministre, en dénonçant « un débat purement politique ».

Janvier 2015 (Magazine Région Alsace) :

« Reprenons confiance en la France. Acceptons la réforme, parce que le pays en a besoin. Y compris la réforme territoriale, contre laquelle je me suis élevé. »

15 février (Ami Hebdo) :

Et Philippe Richert de conclure provisoirement mais franchement optimiste : « Une grande Région Alsace-Lorraine-Champagne-Ardennes, ça peut faire sens et on va la construire avec tous les autres. » Et de préciser encore : « Je sais respecter mes engagements. »

Quelle : hewwemi.net

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Non, Messieur Richert, la République Française ne mérite aucunement la confiance du peuple alsacien. Plus jamais. Faire confiance en la France, on a déjà donné. Pas une voix ne doit manquer les 22 et 29 mars aux candidats d’Unser Land. UH

Straßburg: 15.000 Demonstranten gegen Auflösung des Elsaß

Posted on octobre 12th, 2014 by Klapperstein

Um die 15.000 Personen haben gestern nachmittag am Schiltigheimer Platz (place de Bordeaux) in Straßburg gegen die von der französischen Regierung geplante Fusion des Elsaß mit Lothringen und Champagne-Ardennes demonstriert und die Gründung eines einheitlichen Elsässischen Landrats – samt Langtag und Landesregierung – gefordert.

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