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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Die Freimaurerei und die Republik

Posted on novembre 9th, 2014 by Klapperstein

La franc-maçonnerie a toujours été l’avant-garde de la République Française et de ses valeurs mensongères et antidémocratiques. Au nom de la sacro-sainte laïcité, qui est censée représenter la neutralité de l’état républicain mais qui en est en fait l’antithèse , les franc-maçons, en tant qu’élites éclairés de la République, œuvrent à imposer au bas peuple un véritable catéchisme républicain, les fameuses valeurs républicaines.

Et tout ce qui fait de l’ombre à la République Française, à la « tradition républicaine »  et aux « valeurs républicaines » est jugé comme étant totalement illégitime, puisque les franc-maçons, qui sacralisent la République, considèrent cette dernière non pas comme un moyen mais comme une fin en soi. Les croyances religieuses autres que les leurs, les identités dites régionales et le fédéralisme, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, la véritable démocratie à travers la démocratie directe, tout cela est considéré comme étant illégitime puisque contraire aux dogmes républicains autoproclamés par eux-mêmes.

Or la démocratie et la liberté des individus et des peuples ne consistent pas a accepter docilement des valeurs imposer par d’autre, mais précisément à choisir et à créer librement ses propres valeurs.

Pour parler simplement, entre le despotisme éclairé des droits de l’homme et des valeurs républicaines au service de l’oligarchie française et une démocratie réelle au service des citoyens français, les franc-maçons ont toujours agit contre le peuple. Ce qui est dans l’ordre des choses, puisque les franc-maçons ne sont rien d’autres que des grands bourgeois qui ont inventé la République et les droits de l’homme pour se protéger du peuple. Ils ont détourné et perverti les idées démocratiques dont l’ascension était irrésistible pour assouvir les intérêts de la classe sociale qui est la leur. UH

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Franc-maçonnerie Laïcité Patrick Kessel : « Sortir du concordat en dix ans, tranquillement »

Ancien Grand Maître du Grand Orient de France (1994-1995), président du comité Laïcité & République, Patrick Kessel est venu cette semaine en Alsace insister sur la laïcité – notamment face au statut particulier de l’Alsace-Moselle.

- A vos yeux, la laïcité ne serait pas respectée dans la France contemporaine ?

- Certains pensent que c’est une question passée, réglée. En fait, elle est d’une extrême actualité. Le FN est devenu le premier parti de France. Cette menace d’extrême-droite se développe, avec ses aspects xénophobes et parfois racistes. Or elle se nourrit du communautarisme. Quand on pense qu’on est blanc, rouge, jaune, alsacien, breton, corse, avant d’être français, on remet en cause l’unité républicaine et même l’égalité. C’est donc à un jeu macabre que nous assistons. Pour le combattre, la laïcité doit être revendicative, car elle est indispensable à la paix sociale.

- Quelles sont les urgences alors ?

- Il nous faut étendre vraiment la laïcité dans les services publics : les écoles, les hôpitaux, la magistrature, etc. Elle n’y est pas suffisamment respectée. Et puis il y a deux secteurs qui chauffent. C’est l’entreprise privée. Nous venons de remettre un prix de la laïcité à Jean-Luc Petithuguenin, président de Paprec Group, entreprise de 4 500 personnes qui a mis en place une charte de la laïcité dans l’entreprise. Et c’est l’enseignement supérieur : nous proposons que le voile soit permis sur les campus, mais pas dans les amphis et les salles de TD, lieu de transmission de la connaissance.

- Vous êtes venu à Strasbourg parler aussi du concordat ?

- Franchement, comment peut-on demander à des gosses de nos cités, qui sont français mais ne le savent pas très bien et se définissent autrement, qui sont dans la colère sociale, de rentrer dans l’universalité républicaine quand elle n’est pas appliquée sur l’ensemble du territoire national ? Nous n’abandonnons pas. Nous proposons qu’en dix ans, progressivement, tranquillement, sans provocation, nous sortions de ce concordat. Et nous suggérons deux gestes rapides : la fin de l’obligation d’assister, sauf dispense, à l’enseignement religieux d’Alsace-Moselle, et l’abrogation du délit de blasphème.

- Que vous inspire la réforme territoriale, avec ses projets de grandes régions ?

- Je réponds à titre personnel. Pour moi, je suis attaché au département, qui est un outil d’égalité. Si l’on veut aller vers des formes d’autonomie régionale, c’est un danger. C’est pour cela, par exemple, que je suis opposé à la ratification de la Charte des langues régionales et minoritaires : je n’interdis aucune langue, mais ne veux pas de dérogations à la loi commune.

- Vous êtes membre de l’Observatoire de la laïcité. Où en sont vos travaux ?

- Je reste discret, c’est la règle. Nous auditionnons des ministres et ouvrirons bientôt le dossier de l’Alsace-Moselle, en recevant notamment les associations laïques de la région.

Quelle : DNA

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Monsieur Kessel se moque du monde, il ne veux interdire aucune langue, il veux juste que la langue alsacienne sous ses deux formes, l’Elsasserditsch et le Hochdeutsch, meurt « tranquillement ». Parce qu’il sait très bien qu’au XXIème  siècle, la langue d’un peuple minoritaire, sans statut officiel, étouffée par une république monolithique, jalouse et intransigeante, est condamnée à mourir « tranquillement ». On voit là toute la duplicité et escroquerie des « valeurs républicaines ». C’est bien là le vrai visage de la fausse liberté à la sauce française et républicaine.

Cela dit, Patrick Kessel et ses frères devraient s’exprimer publiquement plus souvent, mais il le dit lui-même : « Je reste discret, c’est la règle ». Il dit aussi : « je n’interdis aucune langue », mais pour qui se prend-il, ce brave homme ? Dans un régime censé être démocratique, ce sont les instances judiciaires, législatives et exécutives qui autorisent ou interdisent. Est-il juge, député ou ministre ? Ou alors la formule « je n’interdis aucune langue » est-t-elle révélatrice de l’arrogance et du mépris à peine voilé d’une certaine élite envers le bon peuple ? UH

Les Peuples minoritaires face aux Etats centralisateurs

Posted on novembre 17th, 2010 by Unsri Heimet !

Dans l’introduction du livre collectif Contre les Etats – les Régions d’Europe publié en 1970, qui brosse le portrait d’une vingtaine de peuples d’Europe sans Etat (Vlaanderen, Corsica, Elsass, Südtirol, uzw), le penseur fédéraliste Guy Maurice Héraud expose les différentes aliénations pouvant être subies par un peuple minoritaire. Chaque Alsacien conscient de sa personnalité pourra effectivement se retrouver dans chacun des points évoqués et par ailleurs comprendre la politique mise en place par Paris pour venir à bout de notre identité. Une analyse toujours d’actualité, qui reste indispensable pour cibler les maux nous concernant et mettre en place une politique forte qui puisse servir efficacement les intérêts de notre petit pays situé entre Vosges et Rhin et tant malmené par la France et l’Histoire. UH

L’antagonisme ethnique engendre au détriment des minorités la gamme complète des aliénations :

1. Aliénation démocratique : la minorité ethnique est électoralement dominée et mise dans l’impossibilité de faire jamais triompher ses vues ou prévaloir ses intérêts. C’est là l’objet des griefs des Jurassiens à l’égard de la constitution bernoise.

2. Aliénation administrative : l’autonomie administrative (du type de la Vallée d’Aoste n’est qu’un pis-aller). L’ordre étatique continue en effet de peser lourdement sur la Région (livrée à l’immigration, aux cantonnements de l’armée, à la surveillance sans relâche des polices). Et le gouvernement peut, par le biais de la tutelle, vider l’autonomie du plus clair de son contenu.

Voulant mettre tous les atouts entre leurs mains, les Etats qui font face à une minorité jugée trop puissance, trahissent régulièrement leur promesses d’autonomie. Il y a là une loi ethnique véritable, confirmée par de nombreux précédents : c’est la Pologne qui refuse d’instituer l’autonomie galicienne solennellement acceptée au traité de Riga ; c’est la Lituanie qui annexe le territoire libre de Memel ; c’est l’Irak qui n’a jamais respecté un seul de ses périodiques engagements envers les Kurdes ; c’est Prague qui, à peine l’Etat constitué, impose aux Slovaques la république unitaire – et Belgrade en fit autant pour ses Slovènes, Croates et Macédoniens ; c’est Madrid qui refuse aux Basques la République autonome inscrite dans la constitution de 1931 et ne l’institue qu’in extremis, en 1936, sous la contrainte des évènements ; c’est Rome qui, en 1948, triche avec le traité de Paris et noie l’autonomie tyrolienne dans la Région Trentino-Alto-Adige ; c’est Djakarta qui abolit les Etats-Unis d’Indonésie au profit d’une république unitaire, etc.

3. Aliénation démographique : génocide physique et biologique, expulsions, immigration dirigée, interdiction de faire barrage à l’immigration naturelle et impossibilité d’assimiler les immigrants faute de souveraineté linguistique, exode des autochtones privés d’emploi ; dans le meilleur des cas, l’ethnie menacée ne peut se donner une législation nataliste appropriée (la Wallonie).

4. Aliénation économique : la planification, la politique des investissements, la décentralisation économique ne sont pas faites pour l’ethnie minoritaire, mais souvent dirigées contre elle. Si la minorité est mieux favorisée par la nature, ou plus douée, elle voit sa richesse disparaître, par ponctions fiscales, dans les caisses de l’Etat (Euzkadi et Catalogne dans l’Etat espagnol).

Le pouvoir aux mains de l’ethnie dominante s’efforce de détruire les entreprises possédées par les minoritaires (politique de Prague envers les industriels sudètes entre les deux-guerres, prolétarisation des entrepreneurs et propriétaires allemands et hongrois dans l’actuelle Roumanie, etc.)

5. Aliénation sociale : les peuples voient leurs élites écrémées. Car il n’est pas d’ascension sociale sans assimilation, de fait et de cœur, à l’ethnie dominante. La bourgeoisie – tels les « notables » dans les colonies : le phénomène du « glaouisme » – trahit son peuple ; jadis ce fut la noblesse : la Bretagne et l’Occitanie se sont francisées à partir des ordres privilégiés. Le Canada français, comme hier encore la Flandre belge, constitue un exemple de déclassement social massif du peuple soumis.

6. Aliénation linguistique et culturelle : l’école, la caserne, la presse, la radio, la télévision, le film, l’administration ; la rue sont de puissants instruments d’assimilation linguistique et culturelle.

« Une langue qu’on n’enseigne pas est une langue qu’on tue », disait Camille Jullian. Or il ne suffit pas d’enseigner une langue, il faut encore que ce soit efficacement. Pour se maintenir, la langue ethnique doit être utilisée à l’école comme une langue vivante c’est-à-dire servir pour l’enseignement d’une grande partie au moins des autres matières.

7. Aliénation morale : par le jeu des mythes installés, le peuple sujet devient l’instrument de sa propre destruction. M. Frédéric Hoffet a donné, pour l’Alsace, un tableau des complexes engendrés par l’aliénation morale. Le docteur Noël Bothorel, dans sa thèse de doctorat, a décrit les misères physiologiques, psychologiques et sociales qui naissent à la rupture des traditions et de la perte de la langue. Des ethnologues attribuent à l’aliénation ethnique la tristesse, l’abattement, le désespoir des Indiens d’Amérique.

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