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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Bald ein Eugen-Ricklin-Platz in Dammerkirch

Posted on avril 12th, 2015 by Klapperstein

Der Bürgermeister der Kleinstadt Dammerkirch im Sundgau, Paul Mumbach, hat seine Absicht kundgetan, einen Platz der Gemeinde nach dem Namen des einstigen Bürgermeisters Dammerkirchs Eugen Ricklin (1862-1935). Der Sundgauer Löwe, der dem katholischen Zentrum Elsaß-Lothringen (ZEL) angehörte, war 1896-1902 Bürgermeister von Dammerkirch, 1896-1918 Abgeordneter im oberelsässischen Bezirkstag, 1917-1918 sogar dessen Präsident, 1900-1911 Abgeordneter im Landesausschuß für Elsaß-Lothringen und 1911-1919 Abgeordneter und Präsident der II. Kammer (Volksparlament) des elsaß-lothringischen Landtags. 1903-1918 vertrat er den Wahlkreis Altkirch-Thann im Deutschen Reichstag. 1919 wurde er von den französischen Machthabern in Elsaß-Lothringen verhaftet und vertrieben und konnte erst Jahre später ins Elsaß zurück. 1928 wurde er vom Kreis Altkirch – trotz Verhaftung und Einkerkerung im Vorfeld der Wahlen! – als autonomistischer Kandidat der – christlich-demokratischen – Elsässischen Volkspartei in die französische Nationalversammlung und ein paar Monate später für den Kanton Dammerkirch in den oberelsässischen Bezirkstag gewählt.

Daß in Dammerkirch und sonstwo im Sundgau bzw. im ganzen Elsaß noch keine Straße oder ein Platz seinen Namen trägt ist eigentlich eine Anomalie, die nur dadurch zu erklären ist, daß sein Engagement für seine elsaß-lothringische Heimat bis heute manchen Leuten ein Dorn im Auge ist.

Quelle : Hytt Morje

Heimatbund-Petition geht weiter !

Posted on avril 9th, 2015 by Klapperstein

Der Vorstand des Heimatbundes hat gestern bei einer Pressekonferenz in Schlettstadt die beinahe 110.000 gesammelten Unterschriften gegen die Zwangsfusion gezeigt und vom Treffen mit Regionalratspräsident Richert am Vortag berichtet.

Wie erwartet hat es der UMP-Politiker abgelehnt, eine Volksabstimmung über die strittige Frage einzuleiten. «Wir haben von Philippe Richert keine Antwort auf die riesige Masse der Bürger gehört, die gegen die Fusion sind», so Heimatbundobmann Paul Mumbach, «Dieses Gesetz entfernt den Bürger von den Entscheidungsstellen und läßt langfristig die Identitäten verschwinden». «Die Stimme des Volkes soll wahrgenommen werden. Es geht um die Meinungsäußerungsfreiheit. Es geht um ein demokratisches Problem. Wir befinden uns im Widerstand gegen ungerechte Entscheidungen», ergänzt Andrée Münchenbach, die Landesobfrau der elsässisch-autonomistischen Partei Unser Land.

Zuletzt hat der Heimatbund angekündigt, die Sammlung von Unterschriften gegen die Zwangsfusion bis zu den angesetzten Regionalwahlen im kommenden Dezember fortsetzen zu wollen, um die 200.000 zu überschreiten. «Ab diesem Moment wird keine politische Parti sich erlauben können, eine solche Wählermasse nicht zu beachten», so Jean-Michel Ritter.

Quelle : Hytt Morje

Eugène Ricklin et l’Histoire

Posted on juin 6th, 2010 by Klapperstein

Le maire de Dannemarie Paul Mumbach et la conseillère général de Schiltigheim(1) Andrée Munchenbach se sont rendus hier sur la tombe d’Eugène Ricklin. C’est un peu bête à dire, mais deux élus du peuple rendant hommage au « Lion du Sundgau », qui fut le seul président du Landtag, le parlement alsacien-lorrain du Reichsland à partir de 1911, cela représente un petit événement historique(2). Une petite fissure dans la chape de plomb idéologique qui recouvre encore aujourd’hui l’Histoire de l’Alsace. On peut s’en réjouir et nous nous en réjouissons.

Cependant nous ne pouvons pas nous empêcher de faire remarquer amicalement à Andrée Munchenbach que se ne sont pas tant « les années nazis » qui « compliquent » l’Histoire alsacienne(3) que l’instrumentalision malhonnête du nazisme à des fins idéologiques et partisanes. Cette instrumentalision tout à fait douteuse et souvent honteuse fut le fait du chauvinisme jacobin avant et après la deuxième guerre mondiale, comme elle est actuellement le fait de l’humanisme antiraciste, qui en est le prolongement et qui lui succède.

En témoigne l’étonnante déclaration ci-dessous de Paul Mumbach à propos d’Eugène Ricklin, son illustre prédécesseur à la mairie de Dammerkirch, qui semble découvrir stupéfait que Ricklin n’ait rien à voir avec les nazis !

S’il n’y a pas une rue et pas une petite ruelle, pas une école ou un lycée qui porte son nom, c’est  malheureusement avant tout la conséquence logique du fonctionnement de l’Etat français et de l’idéologie républicaine qui l’accompagne. Tout simplement. UH

Voici l’article des DNA auquel nous faisons échos :

Sur la tombe d’E. Ricklin

C’est sans doute une première depuis 1945 : le maire de Dannemarie Paul Mumbach a participé hier après-midi, avec les militants d’Unser Land, à un dépôt de gerbe sur la tombe d’Eugène Ricklin, figure de l’autonomisme alsacien des années 1900-1930. Le geste de Paul Mumbach risque d’être très commenté, tant évoquer la mémoire de son prédécesseur reste délicat. Et visiblement, le maire de Dannemarie avait beaucoup réfléchi avant de déclarer hier devant la tombe d’Eugène Ricklin : « L’an passé lors de cette cérémonie, j’ai eu un coup de fil des renseignements généraux. J’en ai été troublé. J’ai surveillé de loin. Il ne s’est rien passé. Depuis, je me suis documenté. Autant le dire et je le dis très clairement, dans tous les récits historiques de la vie de Ricklin, je n’ai rien trouvé qui ait quelque chose à voir avec les idées et les actions des abjectes nazis ».

« L’image que j’ai de Ricklin est celle d’un Alsacien pur et dur, parfois trop peut-être, mais avant tout un passionné d’Alsace. Cela fait-il de lui un coupable ? Défendre sa région, sa culture régionale, le droit local, est-ce coupable ? Ouvrir et promouvoir des classes bilingues est-ce coupable ? Je ne suis pas historien, mais des écrits des uns et des autres, je retiens l’homme élu démocratiquement, attaché à sa région natale », ajoutera encore le maire de Dannemarie face à une trentaine de militants du parti autonomiste Unser Land (apparenté à gauche, proche d’Europe Ecologie).

Le centenaire de la Constitution de 1911

Des militants eux-mêmes surpris par ce discours. « C’est la première fois que deux personnalités politiques participent à notre rassemblement », commenta d’ailleurs Daniel Willmé, vice-président d’Unser Land. En effet, la conseillère général (écologiste-Modem) de Schiltigheim, Andrée Munchenbach, se trouvait aussi au cimetière. Elle aussi a souhaité la réhabilitation d’Eugène Ricklin. « Les années nazies ont compliqué l’histoire alsacienne. Mais nous ne devons pas oublier ce grand humaniste que fut Eugène Ricklin ». Appelant à la formation d’une seule région et à la généralisation du bilinguisme, l’élue bas-rhinoise espère que 2011 marquera une « reconquête, par les Alsaciens, de leur histoire ».

2011 coïncidera avec le centième anniversaire de la suppression du paragraphe de la dictature plaçant l’Alsace-Moselle sous l’autorité de l’Empereur et l’octroi par le Reich du statut d’état doté d’un parlement élu au suffrage universel, dont le premier et unique président fut précisément Eugène Ricklin.

Né en 1862 à Dannemarie, maire en 1892, député au Reichstag en 1903, ce centriste catholique tenta, dans le flou de novembre 1918, de faire de l’Alsace un état autonome. Accusé de germanophilie par les autorités françaises en 1919, il est expulsé en Allemagne. Il revient aux affaires en 1925 quand le cartel des gauches d’Edouard Herriot remet en question le particularisme linguistique et religieux de l’Alsace. Fondateur de journaux autonomistes, il est emprisonné en 1928 pour complot contre la sécurité de l’Etat mais se porte candidat à la députation pour le compte de l’Union populaire républicaine. Il est élu et sa peine amnistiée lors de la grâce du 14 juillet. Il termine sa carrière comme maire et conseiller général de Dannemarie où il meurt, sans enfant, le 4 septembre 1935.

« Laissons les historiens faire leur travail », a souhaité hier Paul Mumbach.

Julien Steinhauser

(1) Schiltigheim ne s’appelant pas Chiltarie, nous n’avons jamais vraiment compris pourquoi Dammerkirch s’appel aujourd’hui Dannemarie !
(2) Ricklin fit également partie, dans les années vingt, de ces hommes politiques alsaciens qui furent élus maires ou députés du fond des prisons dans lesquels la République Française les avaient jetés. On imagine aisément que de tels parcours laissent sans voix nos représentants actuels.
(3) Les Français n’ont du reste pas attendu Hitler pour être profondément irrité et contrarié par le caractère profondément germanique de la réalité alsacienne, réalité qui allait à l’encontre du fameux grand roman national, et encore moins pour fabuler avec  l’Histoire.

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