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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Das Elsässische bald im Kino ?

Posted on janvier 23rd, 2011 by Unsri Heimet !

Quid d’une future production cinématographique uf elsasserditsch à l’instar de ce qui se fait en Suisse alémannique… mr han d’Schäuspieler, mr han d’Autore, mr han scheeni Hintergrende, fallt’s uns noch ‘s Gald und d’Wille !

Le dialecte alsacien fait son cinéma

C’est une première qui se décline en pas moins de sept langues régionales. Le 16 mars, les salles de cinéma françaises projetteront Au Bistrot du coin, de Charles Nemes, doublé en Basque, Breton, Ch’ti, Corse, Occitan, Créole et bien sûr, en Alsacien. L’idée du doublage en dialectes est venue lors du tournage du film. Le comédien Fred Testot et Sébastien Fechner dont la société, Source film, produit le long métrage « ont constaté que le film regorgeait de références multirégionales », explique Charles Nemes. Fred Testot, qui incarne un passionné de l’Ile de Beauté dans un rôle sur mesure, parle alors de faire doubler le film en Corse. « Le débat sur l’identité nationale faisait rage et nous présentions une France où se côtoient de multiples identités… Devant l’enthousiasme qu’a suscité cette idée, c’est devenu un vrai projet », raconte le producteur qui estime qu’il faut être « fou pour se lancer dans une entreprise pareille ».

20 comédiens dialectophones

Car la réalisation des sept versions a tout bonnement doublé le temps de post-production (de six mois à un an) et a nécessité un surcoût de près de 90 000 € par version. En Alsace, le conseil régional a apporté une subvention de 20 000 €. L’Olca (office pour la langue et la culture d’Alsace) a versé 10 000 € et ne cache pas son engouement pour ce projet qui « donne une autre dimension au dialecte », pointe Freddy Staath. Télétota a réuni vingt comédiens de tous âges et dialectophones pour le doublage, une vraie gageure. D’autant que beaucoup de ces comédiens issus de la scène théâtrale ne s’étaient jamais livré à exercice de doublage labial. « C’était difficile mais j’ai adoré faire ça ! », lance Arthur Gander, 24 ans, de la Choucrouterie, qui prête sa voix à Fred Testot. Même constat pour Catherine Kremmel, 27 ans, du Théâtre alsacien de Strasbourg qui double Frédérique Bel : « Il faut juste le temps de comprendre le mécanisme ». Le DVD verra le film doublé dans encore d’autres dialectes. Muticulturelle, la France, on vous dit !

Marie Druart 20 Minuten

Bilinguisme: Une petite Victoire…

Posted on janvier 4th, 2011 by Unsri Heimet !

Alors que la langue allemande en Alsace -sa forme orale Elsasserditsch et sa forme écrite Hochdeutsch- est en constante régression dans le paysage actuel, que les IUFM peinent à former des enseignants bilingues locaux (notés sur des critères français, voir article ci-dessous), voilà que le recrutement de professeurs « étrangers » germanophones (1) au sein de l’Education Nationale semblait impossible, faute de reconnaissance de l’équivalence de leursdiplômes et d’obtention du fameux concours. Mais n’y voyons surtout pas là une ènième basse manœuvre pour ralentir le développement de l’enseignement en Alsace. Non, non, non ! Ce n’était qu’un oubli, une simple maladresse ! Paris ne s’était pas mis en conformité avec une directive européenne datant  d’il y a… 20 ans ! Ce verrou administratif à sauté dernièrement. Une petite victoire de la raison et du pragmatisme. L’absurde chape idéologique jacobine, elle, se fissure tout les jours un peu plus et la prise de conscience ainsi que la volonté d’action se font de plus en plus grandes. Pour notre plus grand bonheur et celle des associations qui œuvrent depuis le début pour la préservation de notre langue (2). Und niemals vergessen… wo e Wille isch, isch e Waj !

Le tribunal reconnaît les diplômes allemands

C’est une première : le tribunal administratif de Strasbourg reconnaît la validité des diplômes de deux enseignantes employées par les écoles bilingues associatives ABCM, passés en Allemagne pour l’une, en Autriche pour l’autre.

Mme R., une enseignante d’origine allemande, avait passé tous ses diplômes dans son pays. Elle avait assuré l’enseignement en langue allemande dans les classes bilingues alsaciennes pendant 14 ans, d’abord dans des écoles publiques du Haut-Rhin, puis dans des classes associatives ABCM. Elle était payée comme agent non titulaire. Alors, en 2007, elle a demandé au recteur d’être intégrée comme « maître contractuel de l’enseignement privé pour exercer les fonctions de professeur des écoles ». Le recteur a refusé.

Même démarche de sa collègue Mme S., qui avait passé ses diplômes en Autriche et enseignait l’allemand depuis sept ans dans une école ABCM. Même refus du recteur « au motif que cette intégration est subordonnée à la réussite d’un concours de recrutement ».

Ces deux professeures ont alors saisi le tribunal administratif de Strasbourg, lui demandant d’annuler la décision du recteur. Elles ont obtenu gain de cause. Un jugement du 14 décembre « annule la décision du recteur, enjoint le recteur de réexaminer la demande de ces deux enseignantes dans un délai de trois mois » et condamne l’État à verser 1000 € à chacune.

« Modifier le mode de recrutement »

Le tribunal s’appuie sur la directive européenne qui prévoit la liberté de circulation des travailleurs et la reconnaissance des diplômes universitaires des pays de l’Union européenne.

« Cette décision obligera le rectorat à restatuer pour ces deux enseignantes, si l’État ne fait pas appel. Elle obligera surtout l’État à modifier le mode de recrutement des enseignants bilingues », explique M e Pierre-Étienne Rosenstiehl, qui a plaidé ce dossier.

Pour l’instant, l’Éducation nationale oblige tous les candidats à l’enseignement bilingue en Alsace, quelle que soit leur formation, à passer un concours dont 80 % des épreuves sont en français et 20 % en allemand. Ce qui représente un obstacle important pour des enseignants de langue allemande.

Pourtant, l’Alsace manque d’enseignants qualifiés pour enseigner en langue allemande alors que les régions limitrophes représentent un vivier important de professeurs. « Après vingt ans d’enseignement bilingue en Alsace, on ne compte que 12 % d’élèves dans cette filière alors que la Corse a réussi, en dix ans, à trouver des maîtres assurant l’enseignement en langue régionale suivi par 40 % des élèves », souligne un défenseur de l’enseignement bilingue qui espère que cette décision ouvre de nouvelles perspectives pour toutes les disciplines. La construction européenne passerait aussi, par exemple, par la titularisation d’un professeur espagnol enseignant sa langue dans un lycée français.

E.S.

Source: L’Alsace

(1) En quoi donc un enseignant allemand, autrichien ou suisse alémanique serait plus étranger que l’enseignant de l’Intérieur parachuté en Alsace qui n’a aucune notion d’allemand  ?

(2) Si nous nous réjouissons de la venue d’enseignants germanophones en Alsace, ces derniers enseigneront le plus souvent en Hochdeutsch., ce qui va de soi. Cependant il ne faut pas négliger la pratique simultanée du « dialecte », l’Elsasserditsch et du Hochdeutsch, principalement en maternelle et au primaire comme cela se pratique dans les écoles ABCM mais malheureusement plus bien rarement dans les sections bilingues de l’EN

Le tribunal reconnaît les diplômes allemand

Du piège de la signalétique dialectale

Posted on août 9th, 2010 by Unsri Heimet !

L’Alsace du 7 août 2010 nous rapporte l’initiative louable engagée par la commune de Kaysersberg. En effet, cette dernière sous la houlette de son maire vert Henry Stoll (1), a réalisé la pose de panneaux d’entrée et sortie d’agglomération uff elsasserditsch. Désormais, personne ne pourra plus ignorer qu’en rentrant dans Kaysersberg, il rentre aussi dans Kaisersbari, ce qui ne manquera pas d’amuser certains touristes (2) et interpeller bon nombre d’Alsaciens sur le sort de notre langue. L’Elsasserditsch s’affiche ou semble s’affirmer petit à petit. Zwar ein bisschen zu spät. Awer besser als nix. Or, si le dialecte s’affiche ici à là, il serait dommage de recourir systématiquement à une signalétique français/alsacien en ignorant soit volontairement ou soit par ignorance la toponymie en allemand écrit (Hochdeutsch). Il convient au passage de rappeler la phrase suivante:

« il n’existe en effet qu’une seule définition scientifiquement correcte de la langue régionale en Alsace, ce sont les dialectes alsaciens dont l’expression écrite est l’allemand ».

Cette définition, émise par l’ancien recteur Pierre Deyon est admise par les linguistes et l’OLCA. Alors pourquoi les élus et association se limitent-ils toujours à l’usage unique du dialecte sur les panneaux ?

Si Kaysersberg est plutôt bien lotie à ce niveau-Kaysersberg ayant conservé sa forme originelle allemande et n’a pas été francisé en Mont-Libre ou Montagne de l’Empereur- nous n’avons aucune objection à ce que la commune puisse se permettre le luxe d’afficher une signalétique en français/allemand/alsacien. Or, il n’en va pas de même pour d’autres communes. Un  premier exemple concret(3), Obernai.  Le nom Obernai est une francisation calqué sur la forme dialectale Owernahn. Or la toponymie historique et  la seule qui donne un sens à la localité est l’allemand Oberehnheim (lieu situé en amont de la rivère Ehn par opp. à Niederehnheim/Niedernai situé en aval). En poussant le vice un peu plus loin, on se demandera pourquoi Schiltigheim ne s’appellerait-elle pas officiellement Chiligue ! Evoquons aussi Mulhouse, qui à l’instar de Kaysersberg avoir apposé un panneau « bilingue ». Mais dans ce cas, il semble que l’association plaques bilingues en charge du projet semble avoir retenu Milhüsa (sous Mulhouse, en petit et en cursif wenn’s belebt). A la trappe donc Mülhausen (i. Elsass) (lit. maisons du moulin cf. légende fondatrice de la ville). Quant à Strasbourg, la très européenne, aussi scandaleux que cela puisse paraître, elle fait aucunement mention du nom historique Strassburg à ses entrées-sorties. Ces exemples illustrent parfaitement le rapport complexe qu’entretiennent les Alsaciens vis-à-vis du Hochdeutsch et cela est fort dommageable pour l’avenir de notre langue séculaire.

Fort dommageable car si nous voulons que la langue alsacienne ait un avenir, autant faut-il comprendre que séparer l’Elsässerditsch de l’allemand standard est un travers mortel dans lequel nous sommes  trop souvent tombés. Ce qu’il faut, c’est impérativement mettre en œuvre  une visibilité générale du Hochdeutsch dans le domaine public; cette visibilité passe, en premier lieu, par la réhabilitation des toponymes historiques en allemand de nos villes et de nos villages. Si cette étape au combien psychologique pour les Alsaciens ne peut être franchie alors il est à craindre que le bilinguisme tant souhaité ne sera jamais effectif. Schluss! Amen! Elsass pourra dire adieu à son destin historique, celui d’un pont entre deux grandes sphères culturelles et linguistiques. Quel gâchis, faute de volonté politique (4). Ne dit-on pas, wo ein Wille ist, ist auch ein Weg ? Ce Weg qu’il reste encore à tracer, ce Weg qu’il ne nous restera plus qu’à suivre…

(1)L’Alsace s’empresse de préciser dans son article qu’ Henry Stoll est « tout sauf un autonomiste » ! Nous voilà rassuré. Mais saluons l’initiative sachant que la DDE à refusé la pose du panneau en elsasserditsch. Elle semble pourtant être plus encline à le faire en Corse, au Pays basque, en Bretagne. Sind wir zu blöd? (2)Paradoxalement lorsque vous pénétrez dans Zurich, aucun panneau ne vous informe qu’ici c’est Züüüüri. Idem pour Munich, qui se dit localement Minga. Il est vrai que le Boiarisch et le Züridütsch ne suivent pas le même déclin que le « dialecte alsacien » et n’ont pas besoin de s’afficher sur les panneaux signalétiques…       (3)Des exemples de déformation de toponymes ne manquent pas en Alsace. Dannemarie/Dammerkirch, Sainte-Marie-aux-Mines/Markirch, Cernay/Sennheim, La Petite-Pierre/Lützelstein, Mulhouse/Mülhausen, Wasselonne/Wasselnheim, Séléstat/Schlettstadt etc (4). Selon H. Stoll «Au conseil général on parle tout le temps d’identité régionale, mais on ne fait pas grand-chose pour»… tout est dit.

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