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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Cocarde tricolore : Weg mit diesem Dreck !

Posted on septembre 4th, 2014 by Klapperstein

La mini BD pour dire non à la Zwangsfusion, c’est bien. Qu’elle soit en Elsasserditsch c’est encore mieux. Mais par pitié, la cocarde tricolore, symbolisant la soumission éternelle de l’Alsace à la République Française et à tous ses méfaits, on n’en peut plus. 6 cocardes en 7 dessins, seul le Hargelofene a été épargné, ce n’est plus de la simple propagande, c’est du lavage de cerveau pratiqué par des cerveaux eux-mêmes malades. Jetzt langt’s. Wir haben die Nase voll. Weg mit diesem Dreck !

Cela étant dit, venant du canard de propagande officiel du Conseil Général du Bas-Rhin et de l’OLCA, tout cela n’a évidemment rien d’étonnant, bien au contraire. Busisness as usual…es läuft alles wie gewohnt… Elsasser, wàch uf ! UH

Elsasserditsch und Hochdeutsch sind gleich

Posted on janvier 31st, 2014 by Klapperstein

Les dialectes allemands ont précédé la langue commune littéraire, standard « Hochdeutsch » qui s’est formée sur des bases dialectales préexistantes. On constate ainsi que dans nos variantes dialectales et dans l’expression standard l’essentiel des structures syntaxiques et une bonne partie du vocabulaire de base sont identiques. Les divergences sont avant tout d’ordre phonétique; par ailleurs, des particularismes régionaux originels ont été conservés dans le lexique dialectal, d’autres, de formation plus récente, ainsi qu’un certain nombre d’emprunts au français y ont été intégrés. Ich geh in de Wald se dit en allemand : Ich gehe in den Wald. Ich lauf im Wald erum se dit: Ich lauf im Wald umher. Hesch Hunger? se dit: Hast du Hunger? Wursch sahn: Du wirst sehen. Do bin i dheim: Hier bin ich daheim/zu Hause. Ich bin hingefallen. Uf de Mür sitzt e Düb. Auf der Mauer sitzt eine Taube. Nejer Win: Neuer Wein.

L’alsacien et l’allemand standard sont donc indéniablement deux expressions d’une même langue. La première, expression régionale, est plutôt orale et non uniformisée, la deuxième est langue officielle de référence à l’intérieur du domaine germanophone. Dachsprache, langue-toit des différents dialectes et langue de grande communication. Ces deux expressions vivent en osmose, l’une soutenant l’autre. »

André Weckmann, Langues d’Alsace

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L’allemand standard est la forme écrite de l’alsacien, une réalité que tant d’Alsaciens refusent encore de comprendre. La séparation systématique de l’Elsasserditsch et du Hochdeutsch, stratégie savamment entretenue par des décennies de désinformation française, est encore aujourd’hui défendue par les ayatollahs du elsässisches Sprochamt (OLCA) qui dédaignent l’emploi du Hochdeutsch. Ohne das Hochdeutsch gibt es keine Rettung für unsere Muttersprache. Le grand Weckmann, lui, l’avait bien compris. UH

«Ùn so wittersch», e nej’s Programm uf Alsace20

Posted on janvier 18th, 2014 by Klapperstein

Presserundschau «Ùn so wittersch», e nej’s Programm uf Alsace20

Dr priváte elsassische Fernsehsender Alsace20 hett e neji Sendung uf Elsasserditsch ingfüehrt: «Ùn so wittersch», wo em Züelüejer u.a. Wortschátz bibringe, üewer kulturelle un ándere Veranstaltunge bzw. Nochrichte im Elsass informiere tüet.

Mit ungfähr 155 Minute pro Wuch, wo sich züe de 18 Zeichetrickfilme vum Stumpele (90 Minute pro Wuch) addiere, tüet Alsace20 in Züekunft fascht 4 Prozant vu siner Sendezitt der ditsche Lándessproch widme. ‘S tät freili e bissele weni erschiene awer im Verglich mit de 3 Minute «Rund um», wo ‘s emol uf France 3 hett gän, isch diss alliwäj e großer Fortschritt.

Quelle : Hytt morje

Kleine Lügen über die elsässische Sprache

Posted on janvier 15th, 2014 by Klapperstein

Créé en 1994 à l’initiative de la Région Alsace et essentiellement financé par elle, mais aussi par les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, l’Office pour la Langue et la Culture d’Alsace (OLCA – Elsassisches Sprochàmt), « a pour objet de promouvoir la vitalité de l’identité régionale de l’Alsace, par la mise en valeur de ses patrimoines et spécificités linguistiques et culturels.  » L’OLCA est en fait une  sorte d’administration régionale qui a pour but  principal de promouvoir l’alsacien.

Il a publié à cet effet une petite brochure intitulé   »Petite histoire linguistique de l’Alsace » qui  falsifie l’histoire linguistique de l’Alsace, dans la grande tradition française et républicaine. Nous sommes bien sûr au XXIème siècles et il ne s’agit plus de marteler les fantasmes du grand romancier Michelet ou de l’hystérique oncle Hansi. Les dialectes alsaciens sont bien des parlers germaniques à part entière, et ne sont plus à moitié celtes ou romans. L’angle d’attaque est différent et  un peu plus subtile. Il consiste à expliquer plus ou moins doctement, dans un floue artistique propre à la propagande historique républicaine, que l’alsacien, en fait, n’a pas grand chose à voir avec l’allemand, ce qui est depuis 1945 l’angle d’attaque favori de la propagande française en Alsace. Pas plus, en tous cas, qu’avec le néerlandais ou le suédois ! La petite histoire commence donc ainsi :

’s Elsassische : wàs ìsch dann dìss? L’alsacien : qu’est-ce donc ? L’alsacien est un dialecte germanique, ce qui signifie que parmi les langues indo-européennes, il fait partie du groupe linguistique des langues germaniques, auquel appartient bien sûr l’allemand, mais aussi l’anglais, le néerlandais, les langues scandinaves comme le danois, le suédois, le norvégien.

Le texte poursuit immédiatement sur la présence de mots français dans la langue alsacienne (ouf !) et laisse ainsi le lecteur avec l’étrange impression que l’alsacien de s’apparente pas plus à l’allemand qu’à l’anglais ou au norvégien. Fin de l’introduction. C’est certainement ce que nos journaleux et nos politiciens de service appellent de la pédagogie.

Récapitulons. Introduction de notre  klëni Gschicht : 6 lignes (c’est écrit en gros, pour que les enfants de six ans puissent eux aussi s’instruire) pour sous-entendre que l’alsacien ne s’apparente pas plus à l’allemand qu’à l’anglais ou au danois , 10 lignes pour dire que les Alsaciens disent Bùschùr pour dire bonjour, et pas un mot pour dire que la langue allemande standard contemporaine, le Hochdeusch  est  la forme écrite de l’alsacien, mais toute la construction du texte est là pour sous-entendre le contraire.

On peut se dire que ce n’est là que l’introduction de la petite histoire, un oubli à peine regrettable que la suite du texte comblera aisément, et qu’il faut passer ses nuits à rêver de missiles sol-sol de troisième génération fracassant  dans un élan wagnérien   le socle de la croix de Lorraine du Stauffen  pour s’enflammer pour si peu.

Pourtant la poursuite de la lecture ne fait de confirmer notre première impression. La large place consacrée à une description tendancieuse de la naissance de la langue allemande standard se conclue ainsi: « L’Alsace n’est cependant pas témoin de ce processus de standardisation et n’y participe pas, car le rattachement de la région à la Couronne de France par Louis XIV commence en 1648. L’Alsace se voit alors progressivement séparée du Saint-Empire Romain Germanique et les parlers alsaciens vont connaître une évolution différente de celle des autres parlers germaniques. Ainsi, les dialectes alsaciens parlés actuellement en Alsace ont une histoire singulière par rapport à ceux de l’Allemagne actuelle. »

Or il est complètement faux d’affirmer que l’Alsace ne participe pas au processus de standardisation de la langue allemande. Non seulement elle  y participe  plus qu’un grand nombre de régions  de langue allemande, mais elle y a même un rôle de première importance. En témoigne l’œuvre d’Otfrid von Weißenburg, die Evangeliendichtung (le Livre des Évangiles), poème de quelque 16 000 vers du IXème siècle. Ce livre est écrit en vieux haut allemand et est la première œuvre littéraire dans ce qui deviendra la langue allemande. En témoigne le fait que la première messe donnée en Hochdeutsch a eu lieu à Strasbourg et que la première bible imprimé en Hochdeutsch l’a été à Strasbourg (en 1466, tout comme sa deuxième édition en 1470). En témoigne également « Daß Narrenschyff » du strasbourgeois Sebastian Brant, publié en 1494,  qui a été la plus importante œuvre littéraire de langue allemande jusqu’à la Réforme. Et le premier périodique au monde, « Die Relation », également en Hochdeutsch, a été publié in Strossburi à partir de 1605.

Il s’agit là d’une question symboliquement importante, mais plus important encore est de remarquer que les Alsaciens n’ont cessé de lire et d’écrire exclusivement ou majoritairement en allemand standard jusque dans les années 1945/1970, où le français a progressivement pris la place de l’allemand. Le rapport de « l’allemand des Alsaciens » (Elsasserditsch, Elsässerdeutsch) au Standartdeutsch est donc sensiblement le même (en tout cas jusque dans les années 1945/1970) que celui de « l’allemand des Suisses » ou des dialectes parlés en Allemagne (les parler bas-allemand du nord de l’Allemagne sont d’ailleurs bien plus distant de la langue standard que l’alsacien), même si un petit nombre  d’Alsaciens ont plus ou moins bien maitrisé le français à partir de 1648. Or notre petite brochure conclue précisément le contraire. Comme si l’invasion d’une partie de l’Alsace en 1648 avait coupé les liens naturels entre la langue alsacienne et sa forme écrite. Cette coupure n’aura vraiment lieu qu’autour des années 1970, fruit de la francisation à marche forcée imposée par la République Française au peuple alsacien à partir de 1945, où d’une part la pratique de l’alsacien est petit à petit devenu minoritaire dans la vie sociale, et qu’à peu près simultanément les Alsaciens germanophones, et parmi eux de frénétiques locuteurs, ont adopté le français comme langue de l’écrit, de la culture et du savoir, au détriment de l’allemand standard.

Ce n’est donc pas l’histoire des dialectes alsaciens depuis 1648 qui est singulière du point de vue linguistique comme l’affirme mensongèrement l’OLCA, mais belle et bien l’histoire linguistique et politique de l’Alsace des dernières décennies. UH

Téléchargez la Petite histoire linguistique de l’Alsace (PDF, 945 Ko)

La République est une putain

Posted on juin 5th, 2012 by Klapperstein

Die Republik ist eine Hure, oder warum verdient die französische Republik nichts anders als unsere Mißachtung.

Les chiffres de l’étude divulgué le 22 mai par l’OLCA sur l’état de la langue alsacienne sont sans appel. Avec 12% de germanophones chez les 18-29 ans et 3% chez les 3-17 ans notre langue est agonisante, quasiment morte. Et c’est Marianne qui l’a tuée. Marianne, cette grande pourvoyeuse de leçon de morale devant l’Éternel. Marianne, cette putain parée de vertu universelle, qui s’est prostituée et se prostitue sans cesse avec les puissants sur le dos des peuples, qu’ils aient été ou soient vietnamiens, algériens, bretons, alsaciens, corses ou afghans, et même français.

Faut-il rappeler que la République Française est le seul pays d’Europe occidentale, oui le seul pays d’Europe occidentale à n’accorder aucun droits spécifiques aux peuples minoritaires qui sont enfermés et étouffés en son sein ? Faut-il rappeler que les Alsaciens n’ont jamais choisi de devenir citoyens français, mais qu’ils ont bon gré mal gré accepté de l’être dans la mesure où ils n’avaient pas d’autres choix ? Faut-il rappeler que le Hochdeutsch, la forme écrite de notre langue, a été interdite après la deuxième guerre mondiale et était encore partiellement interdite pendant des décennies après la guerre, de manière à faire des Alsaciens des illettrés de leur propre culture ? Faut-il rappeler que toute une génération d’Alsaciennes et d’Alsaciens a été traumatisé et culpabilisé à l’école républicaine par le dénigrement et la répression froide et déterminée de leur langue maternelle ? Rappeler que le français est la seule langue officielle dans un pays où le peuple, jusqu’à une date très récente, n’a jamais eu d’autres langues maternelles que l’Elsasserditsch, c’est à dire l’allemand des Alsaciens ?  Faut-il rappeler qu’aujourd’hui encore la connaissance de l’alsacien ne peut être demandé ni même souhaité par un employeur ? Sous le prétexte que cela serait discriminant(1) ? Alors oui, en 2012, au cœur de l’Europe, la langue alsacienne est interdite dans la sphère publique de son propre pays , unsri Müedersproch esch immer wieder verbota. Alors oui, la République est une putain.

Et les larmes de crocodiles de l’OLCA n’y change rien. L’OLCA, dont le budget est par ailleurs dérisoire(2), die sogennante Elsassisches Sprochàmt, en aillant fortement tendance à oublier que l’allemand est la forme écrite de l’alsacien, œuvre et contribue à faire des Alsaciens germanophones des illettrés de leur propre culture et des ignorants de leur propre passé. Ce qui a pour effet de ringardiser la langue et la culture alsacienne, et de les mettre dans un état d’infériorité par rapport à la langue et la culture française. C’est là la stratégie de la République française depuis 1919 ( et qui a pu prendre toute son ampleur à partir 1945), séparer l’alsacien de l’allemand pour mettre les Alsaciens en position d’infériorité et de dépendance par rapport à la langue française… et à l’État français. La stratégie a si bien fonctionné ( grâce à la contrainte de la loi et au matraquage permanent de l’école et des médias) que de nombreux Alsaciens, et parmi eux des défenseurs zélés de l’Elsasserditsch, ont une réticence plus ou moins forte par rapport au Hochdeutsch, alors qu’historiquement et linguistiquement celui-ci n’appartient pas moins aux Alsaciens qu’aux Suisses ou aux Allemands, bien au contraire(3).

Je parlerai français Je parlerai français Je parlerai français

Marianne à donc presque accompli son œuvre, non seulement les pratiques de l’Elsasserditsch (à l’oral) et du Hochdeutsch (à l’écrit) sont en voie d’extinction, mais en plus un nombre important d’Alsaciens croit que le Hochdeutsch est et a toujours été la langue du voisin, comme un nombre trop important d’Alsaciens croit ,comme le suggère bien perfidement l’OLCA dans les commentaires de son étude, que la déperdition de l’alsacien est du avant tout au manque de volonté des parents à transmettre leur langue à leurs enfants, plutôt qu’à la politique de francisation à marche forcée qu’a imposé et qu’impose encore aujourd’hui le carcan républicain à l’Alsace et aux Alsaciens. Marianne ringardise et culpabilise les Alsaciens pour mieux les soumettre. Marianne ment, trompe et manipule le bon peuple au profit de la classe dirigeante, l’hyperclasse mondialiste française pour qui elle travaille avec tant d’ardeur. Marianne, la République Une et Indivisible , le pays des Droits de l’Homme, l’éthique républicaine, la tradition républicaine , le pacte républicain, und so weiter bis zum Ekel. Also ja, wir haben die Nase voll, et de là à penser que la vertu de Marianne, si elle en avait une, serait inversement proportionnel à la fréquence des différentes activités de son orifice buccal, il n’y a évidemment qu’un petit pas, qu’il appartient à chacun de franchir.

Aber abgesehen davon, nichts ewig ist, vor allem nicht die Lügen einer alten Dirne oder die Missetaten des letzten monolithischen Staats  Europas, sogar nicht die Geduld und die Fügsamkeit des elsässischen Volkes. UH

(1) Sur ce sujet : Sprachverbot / Interdiction de l’alsacien

(2) « Petit rappel historique, en 1990 par exemple, les deux Conseils généraux alsaciens ont adopté à l’unanimité un texte intitulé « le bilinguisme, grande cause régionale ». Une grande cause régionale qui ne reçoit, en tout et pour tout, qu’un millième de notre budget !! » David Heckel, conseiller général du Bas-Rhin.

(3) Lire à ce sujet le premier article de nos archives : Das Elsass, wie es einmal war

Unsere Mundart in Zahlen

Posted on juin 4th, 2012 by Klapperstein

Le dialecte en chiffres, d’Müedersproch ìn d’Zàhl, wàs noch ewrig blibt!

Quelques chiffres-clés sur l’Alsace

- Nombre d’habitants en Alsace : 1 837 087 (source INSEE, recensement 2008)
- Densité : 221,9 hab./km² (source INSEE, recensement 2008)
- Superficie : 8280 km²

Pratique de l’alsacien

- Les locuteurs : quelques chiffres de 1900 à 2012

Se déclarent dialectophones en …2012 (6) 43%, 2001 (1) 61%, 1997 (2) 63%, 1946 (3) 90,8%, 1900 (3) 95%

D’après l’enquête OLCA/EDinstitut de 2012, parmi les habitants de la région Alsace :

43% déclarent bien savoir parler l’alsacien (les dialectophones)
33% déclarent savoir parler un peu l’alsacien ou le comprendre un peu (les initiés)
25% déclarent ne pas comprendre l’alsacien (les non initiés)

Habitudes de pratique (des germanophones)

D’après le sondage DNA/ISERCO de 2001 – cf. source (1) – , les habitudes de pratique apparaissent ainsi :

96 % des personnes interrogées pratiquent le dialecte en famille ;
88 % le pratiquent avec certains amis ;
48 % le pratiquent dans le milieu professionnel.
L’étude OLCA/EDinstitut de 2012 détaille les habitudes de pratique avec les membres de la famille. Par ordre décroissant, on parle donc alsacien « toujours ou presque » :

1 avec ses grands-parents (91%) ;
2 avec son père (81%) ;
3 avec sa mère (79%) ;
4 avec son/sa conjoint(e) (69%) ;
5 avec ses enfants (39%).

Cette dernière enquête fait également apparaître que « parmi les dialectophones, ils ne sont que 34% à déclarer utiliser l’alsacien systématiquement, soit environ 200 000 personnes de plus de 18 ans en Alsace ».

- Moyenne d’âge des locuteurs

La proportion de dialectophones croît régulièrement avec l’âge. Ainsi, d’après l’étude OLCA/EDinstitut de 2012, sont dialectophones :

74% des 60 ans et plus ;
54% des 45-59 ans
24% des 30-44 ans
12% des 18-29 ans
3% des 3-17 ans (issu du déclaratif parent)

Répartition géographique

D’après l’enquête « Etude de l’histoire familiale » réalisée par l’INSEE en 1999 – cf. source (5) – « l’alsacien est nettement moins parlé dans les trois grandes agglomérations (Strasbourg, Colmar et Mulhouse), avec moins d’un tiers des adultes. [...] A l’opposé, la pratique du dialecte reste la plus forte dans le nord du Bas-Rhin, avec plus de la moitié des adultes en moyenne pour l’ensemble des zones d’emploi de Saverne-Sarre-Union, Wissembourg et Haguenau-Niederbronn ».

Perception du dialecte 

Selon l’étude OLCA/EDinstitut de 2012, contrairement à certaines idées reçues, parler alsacien n’est pas perçu comme ringard ; 91% des interviewés réfutent cette affirmation.
Le lien identitaire des Alsaciens avec le dialecte est très fort puisque 90% d’entre eux verraient en la disparition du dialecte une perte de l’identité même de la région.
L’alsacien est perçu comme un atout à la fois pour l’apprentissage d’autres langues (84%) mais également pour la vie professionnelle (79%).

Problèmes de la transmission du dialecte

D’après l’étude OLCA/EDinstitut de 2012, la diminution de l’apprentissage du dialecte est à imputer en premier lieu aux parents. En effet, si près de 9 dialectophones sur 10 ont appris l’alsacien avec leurs parents, ils ne sont que 56% à le transmettre à leur tour à leurs enfants.
L’apprentissage est plus favorable dans les familles où les deux parents sont dialectophones avec taux de transmission près de 3 fois supérieur à celui dans les foyers où un seul parent est dialectophone.
Le fait que « le ou la conjointe ne parle pas l’alsacien » est d’ailleurs le premier frein évoqué pour ne pas avoir transmis le dialecte aux enfants.

Etude sur le dialecte alsacien OLCA / EDinstitut de 2012

De 2001 à 2012, des tendances se sont dessinées mais aucune enquête n’avait été menée afin de disposer d’un état des lieux de la langue régionale. L’OLCA a donc commandé une étude auprès de l’institut d’études marketing EDinstitut pour :

établir une photographie précise de la pénétration de la langue
en comprendre les motivations et les freins
analyser les comportements
recenser les acteurs
identifier les différents leviers
mesurer les évolutions
Voici une synthèse des résultats de cette enquête :
Etude sur le dialecte alsacien OLCA / EDinstitut de 2012 (PDF, 1 Mo)

L’étude complète est disponible en consultation dans notre Centre de Documentation et sur demande écrite motivée auprès de l’OLCA.

Sources : Toutes les sources citées sont disponibles dans notre Centre de Documentation

1. Enquête DNA/ISERCO réalisée auprès de 600 personnes représentatives de la population alsacienne. Résultats parus dans les Dernières Nouvelles d’Alsace du 21 septembre 2001 : article « Erosion naturelle » par Claude Keiflin
2. Etude sur le bilinguisme d’Alsace réalisée par MVS pour l’Office Régional du Bilinguisme (ORBI) auprès de 1840 personnes représentatives de la population alsacienne. Avril 1997
3. Le déclin du dialecte alsacien / Marie-Noële Denis, Calvin VELTMAN, avec la collab. de Monique Wach. – Strasbourg : Presses Universitaires de Strasbourg, 1989. – (Publications de la Maison des Sciences de l’homme de Strasbourg ; 5) p. 16
4. Sondage sur « les problèmes de la langue régionale en Alsace et en Moselle ». Réalisé par ISERCO pour le Cercle Schickele auprès d’un échantillon de 300 personnes représentatives de la population alsacienne et mosellane (partie germanophone). Octobre 1989
5. Enquête Etude de l’histoire familiale réalisée par l’INSEE en 1999, Publiée dans la revue « Chiffres pour l’Alsace » n° 12, décembre 2002
6. Etude réalisée pour l’OLCA par EdInstitut sur la base de 801 personnes résidant en Alsace interrogées par téléphone selon la méthode des quotas entre le 1er et le 9 mars 2012 (cf. supra).

Quelle : OLCA, Office pour la Langue et la Culture d’Alsace – Elsassisches Sprochàmt

Das Elsässische bald im Kino ?

Posted on janvier 23rd, 2011 by Unsri Heimet !

Quid d’une future production cinématographique uf elsasserditsch à l’instar de ce qui se fait en Suisse alémannique… mr han d’Schäuspieler, mr han d’Autore, mr han scheeni Hintergrende, fallt’s uns noch ‘s Gald und d’Wille !

Le dialecte alsacien fait son cinéma

C’est une première qui se décline en pas moins de sept langues régionales. Le 16 mars, les salles de cinéma françaises projetteront Au Bistrot du coin, de Charles Nemes, doublé en Basque, Breton, Ch’ti, Corse, Occitan, Créole et bien sûr, en Alsacien. L’idée du doublage en dialectes est venue lors du tournage du film. Le comédien Fred Testot et Sébastien Fechner dont la société, Source film, produit le long métrage « ont constaté que le film regorgeait de références multirégionales », explique Charles Nemes. Fred Testot, qui incarne un passionné de l’Ile de Beauté dans un rôle sur mesure, parle alors de faire doubler le film en Corse. « Le débat sur l’identité nationale faisait rage et nous présentions une France où se côtoient de multiples identités… Devant l’enthousiasme qu’a suscité cette idée, c’est devenu un vrai projet », raconte le producteur qui estime qu’il faut être « fou pour se lancer dans une entreprise pareille ».

20 comédiens dialectophones

Car la réalisation des sept versions a tout bonnement doublé le temps de post-production (de six mois à un an) et a nécessité un surcoût de près de 90 000 € par version. En Alsace, le conseil régional a apporté une subvention de 20 000 €. L’Olca (office pour la langue et la culture d’Alsace) a versé 10 000 € et ne cache pas son engouement pour ce projet qui « donne une autre dimension au dialecte », pointe Freddy Staath. Télétota a réuni vingt comédiens de tous âges et dialectophones pour le doublage, une vraie gageure. D’autant que beaucoup de ces comédiens issus de la scène théâtrale ne s’étaient jamais livré à exercice de doublage labial. « C’était difficile mais j’ai adoré faire ça ! », lance Arthur Gander, 24 ans, de la Choucrouterie, qui prête sa voix à Fred Testot. Même constat pour Catherine Kremmel, 27 ans, du Théâtre alsacien de Strasbourg qui double Frédérique Bel : « Il faut juste le temps de comprendre le mécanisme ». Le DVD verra le film doublé dans encore d’autres dialectes. Muticulturelle, la France, on vous dit !

Marie Druart 20 Minuten

Bilinguisme: Une petite Victoire…

Posted on janvier 4th, 2011 by Unsri Heimet !

Alors que la langue allemande en Alsace -sa forme orale Elsasserditsch et sa forme écrite Hochdeutsch- est en constante régression dans le paysage actuel, que les IUFM peinent à former des enseignants bilingues locaux (notés sur des critères français, voir article ci-dessous), voilà que le recrutement de professeurs « étrangers » germanophones (1) au sein de l’Education Nationale semblait impossible, faute de reconnaissance de l’équivalence de leursdiplômes et d’obtention du fameux concours. Mais n’y voyons surtout pas là une ènième basse manœuvre pour ralentir le développement de l’enseignement en Alsace. Non, non, non ! Ce n’était qu’un oubli, une simple maladresse ! Paris ne s’était pas mis en conformité avec une directive européenne datant  d’il y a… 20 ans ! Ce verrou administratif à sauté dernièrement. Une petite victoire de la raison et du pragmatisme. L’absurde chape idéologique jacobine, elle, se fissure tout les jours un peu plus et la prise de conscience ainsi que la volonté d’action se font de plus en plus grandes. Pour notre plus grand bonheur et celle des associations qui œuvrent depuis le début pour la préservation de notre langue (2). Und niemals vergessen… wo e Wille isch, isch e Waj ! UH

Le tribunal reconnaît les diplômes allemands

C’est une première : le tribunal administratif de Strasbourg reconnaît la validité des diplômes de deux enseignantes employées par les écoles bilingues associatives ABCM, passés en Allemagne pour l’une, en Autriche pour l’autre.

Mme R., une enseignante d’origine allemande, avait passé tous ses diplômes dans son pays. Elle avait assuré l’enseignement en langue allemande dans les classes bilingues alsaciennes pendant 14 ans, d’abord dans des écoles publiques du Haut-Rhin, puis dans des classes associatives ABCM. Elle était payée comme agent non titulaire. Alors, en 2007, elle a demandé au recteur d’être intégrée comme « maître contractuel de l’enseignement privé pour exercer les fonctions de professeur des écoles ». Le recteur a refusé.

Même démarche de sa collègue Mme S., qui avait passé ses diplômes en Autriche et enseignait l’allemand depuis sept ans dans une école ABCM. Même refus du recteur « au motif que cette intégration est subordonnée à la réussite d’un concours de recrutement ».

Ces deux professeures ont alors saisi le tribunal administratif de Strasbourg, lui demandant d’annuler la décision du recteur. Elles ont obtenu gain de cause. Un jugement du 14 décembre « annule la décision du recteur, enjoint le recteur de réexaminer la demande de ces deux enseignantes dans un délai de trois mois » et condamne l’État à verser 1000 € à chacune.

« Modifier le mode de recrutement »

Le tribunal s’appuie sur la directive européenne qui prévoit la liberté de circulation des travailleurs et la reconnaissance des diplômes universitaires des pays de l’Union européenne.

« Cette décision obligera le rectorat à restatuer pour ces deux enseignantes, si l’État ne fait pas appel. Elle obligera surtout l’État à modifier le mode de recrutement des enseignants bilingues », explique M e Pierre-Étienne Rosenstiehl, qui a plaidé ce dossier.

Pour l’instant, l’Éducation nationale oblige tous les candidats à l’enseignement bilingue en Alsace, quelle que soit leur formation, à passer un concours dont 80 % des épreuves sont en français et 20 % en allemand. Ce qui représente un obstacle important pour des enseignants de langue allemande.

Pourtant, l’Alsace manque d’enseignants qualifiés pour enseigner en langue allemande alors que les régions limitrophes représentent un vivier important de professeurs. « Après vingt ans d’enseignement bilingue en Alsace, on ne compte que 12 % d’élèves dans cette filière alors que la Corse a réussi, en dix ans, à trouver des maîtres assurant l’enseignement en langue régionale suivi par 40 % des élèves », souligne un défenseur de l’enseignement bilingue qui espère que cette décision ouvre de nouvelles perspectives pour toutes les disciplines. La construction européenne passerait aussi, par exemple, par la titularisation d’un professeur espagnol enseignant sa langue dans un lycée français.

E.S.

Source: L’Alsace

(1) En quoi donc un enseignant allemand, autrichien ou suisse alémanique serait plus étranger que l’enseignant de l’Intérieur parachuté en Alsace qui n’a aucune notion d’allemand  ?

(2) Si nous nous réjouissons de la venue d’enseignants germanophones en Alsace, ces derniers enseigneront le plus souvent en Hochdeutsch., ce qui va de soi. Cependant il ne faut pas négliger la pratique simultanée du « dialecte », l’Elsasserditsch et du Hochdeutsch, principalement en maternelle et au primaire comme cela se pratique dans les écoles ABCM mais malheureusement plus bien rarement dans les sections bilingues de l’EN

Le tribunal reconnaît les diplômes allemand

Du piège de la signalétique dialectale

Posted on août 9th, 2010 by Unsri Heimet !

L’Alsace du 7 août 2010 nous rapporte l’initiative louable engagée par la commune de Kaysersberg. En effet, cette dernière sous la houlette de son maire vert Henry Stoll (1), a réalisé la pose de panneaux d’entrée et sortie d’agglomération uff elsasserditsch. Désormais, personne ne pourra plus ignorer qu’en rentrant dans Kaysersberg, il rentre aussi dans Kaisersbari, ce qui ne manquera pas d’amuser certains touristes (2) et interpeller bon nombre d’Alsaciens sur le sort de notre langue. L’Elsasserditsch s’affiche ou semble s’affirmer petit à petit. Zwar ein bisschen zu spät. Awer besser als nix. Or, si le dialecte s’affiche ici à là, il serait dommage de recourir systématiquement à une signalétique français/alsacien en ignorant soit volontairement ou soit par ignorance la toponymie en allemand écrit (Hochdeutsch). Il convient au passage de rappeler la phrase suivante:

« il n’existe en effet qu’une seule définition scientifiquement correcte de la langue régionale en Alsace, ce sont les dialectes alsaciens dont l’expression écrite est l’allemand ».

Cette définition, émise par l’ancien recteur Pierre Deyon est admise par les linguistes et l’OLCA. Alors pourquoi les élus et association se limitent-ils toujours à l’usage unique du dialecte sur les panneaux ?

Si Kaysersberg est plutôt bien lotie à ce niveau-Kaysersberg ayant conservé sa forme originelle allemande et n’a pas été francisé en Mont-Libre ou Montagne de l’Empereur- nous n’avons aucune objection à ce que la commune puisse se permettre le luxe d’afficher une signalétique en français/allemand/alsacien. Or, il n’en va pas de même pour d’autres communes. Un  premier exemple concret(3), Obernai.  Le nom Obernai est une francisation calqué sur la forme dialectale Owernahn. Or la toponymie historique et  la seule qui donne un sens à la localité est l’allemand Oberehnheim (lieu situé en amont de la rivère Ehn par opp. à Niederehnheim/Niedernai situé en aval). En poussant le vice un peu plus loin, on se demandera pourquoi Schiltigheim ne s’appellerait-elle pas officiellement Chiligue ! Evoquons aussi Mulhouse, qui à l’instar de Kaysersberg avoir apposé un panneau « bilingue ». Mais dans ce cas, il semble que l’association plaques bilingues en charge du projet semble avoir retenu Milhüsa (sous Mulhouse, en petit et en cursif wenn’s belebt). A la trappe donc Mülhausen (i. Elsass) (lit. maisons du moulin cf. légende fondatrice de la ville). Quant à Strasbourg, la très européenne, aussi scandaleux que cela puisse paraître, elle fait aucunement mention du nom historique Strassburg à ses entrées-sorties. Ces exemples illustrent parfaitement le rapport complexe qu’entretiennent les Alsaciens vis-à-vis du Hochdeutsch et cela est fort dommageable pour l’avenir de notre langue séculaire.

Fort dommageable car si nous voulons que la langue alsacienne ait un avenir, autant faut-il comprendre que séparer l’Elsässerditsch de l’allemand standard est un travers mortel dans lequel nous sommes  trop souvent tombés. Ce qu’il faut, c’est impérativement mettre en œuvre  une visibilité générale du Hochdeutsch dans le domaine public; cette visibilité passe, en premier lieu, par la réhabilitation des toponymes historiques en allemand de nos villes et de nos villages. Si cette étape au combien psychologique pour les Alsaciens ne peut être franchie alors il est à craindre que le bilinguisme tant souhaité ne sera jamais effectif. Schluss! Amen! Elsass pourra dire adieu à son destin historique, celui d’un pont entre deux grandes sphères culturelles et linguistiques. Quel gâchis, faute de volonté politique (4). Ne dit-on pas, wo ein Wille ist, ist auch ein Weg ? Ce Weg qu’il reste encore à tracer, ce Weg qu’il ne nous restera plus qu’à suivre…

(1)L’Alsace s’empresse de préciser dans son article qu’ Henry Stoll est « tout sauf un autonomiste » ! Nous voilà rassuré. Mais saluons l’initiative sachant que la DDE à refusé la pose du panneau en elsasserditsch. Elle semble pourtant être plus encline à le faire en Corse, au Pays basque, en Bretagne. Sind wir zu blöd? (2)Paradoxalement lorsque vous pénétrez dans Zurich, aucun panneau ne vous informe qu’ici c’est Züüüüri. Idem pour Munich, qui se dit localement Minga. Il est vrai que le Boiarisch et le Züridütsch ne suivent pas le même déclin que le « dialecte alsacien » et n’ont pas besoin de s’afficher sur les panneaux signalétiques…       (3)Des exemples de déformation de toponymes ne manquent pas en Alsace. Dannemarie/Dammerkirch, Sainte-Marie-aux-Mines/Markirch, Cernay/Sennheim, La Petite-Pierre/Lützelstein, Mulhouse/Mülhausen, Wasselonne/Wasselnheim, Séléstat/Schlettstadt etc (4). Selon H. Stoll «Au conseil général on parle tout le temps d’identité régionale, mais on ne fait pas grand-chose pour»… tout est dit. UH

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