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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Odilia, Schutzpatronin des Elsass

Posted on décembre 13th, 2010 by Unsri Heimet !

Odilia, Tochter Attichs’ (Athalrich, Ethilro) Herzogs im Elsaß und dessen Gattin Bereswinde, Tante des Bischofs zu Autun Leodegarius, wurde blind geboren, der rauhe rücksichtslose Vater hatte einen erstgeborenen Sohn und Erben erwartet. Im wilden Zorn verstieß er die Tochter, denn er meinte sich entehrt. Odilia wurde zuerst einer Amme anvertraut, sodann ward sie in das Kloster Palma (Beaume-les-Dames bei Besançon) zur Erziehung gethan. Hier erlangte sie ihr Gesicht wieder und gewann den Sinn für klösterliches Leben. Odilia wuchs heran, da wurde sie von einem ihrer Brüder, Hugo, ohne des Vaters Wissen, bewogen zurückzukehren in das väterliche Haus. Von der Höhe des Berges (Hohenburg), wo Mich zu Zeiten seinen Aufenthalt hatte, sah der Herzog eine Menschengruppe den Berg herankommen. Auf die an den Sohn gerichtete Frage, wer die Nahenden seien, gestand Hugo, daß es die Schwester sei, die nach so langer Verbannung in das väterliche Haus zurückkehre und zwar durch seine Mitwirkung. Da entbrannte Herzog Attich in grimmigem Zorn über das was er Hugos Ungehorsam nannte und der wilde Mann schlug den Sohn so, daß er kurze Zeit darauf starb.

Durch diesen furchtbaren Ausbruch aber ward Herzog Attichs stolzer Sinn gebrochen, sein hartes Herz ward plötzlich erweicht, Reue und Schmerz über den verübten Frevel öffneten von jetzt an sein Vaterherz sanfteren Gefühlen. Von jetzt an nahm Attich seine Tochter Odilia mit Wohlwollen auf und ihren klösterlich frommen Sinn anerkennend, willigte er nicht blos ein, daß sie sich nicht verheirathe, sondern er räumte ihr auch den obern Theil des Berges, wo sein Schloß Hohenburg gelegen und der von Riesenmauern aus uralter keltischer Vorzeit umgeben ist, willig ein, um daselbst eine Andachtsstätte, ein Kloster zu errichten. Dieses geschah (nach Grandidier) um das Jahr 680.

Allen Glanz des väterlichen Fürstenhofes, alle Vortheile und Genüsse, die ihr vornehmer Stand gewähren konnten, verschmähend, brachte Odilia ihr Leben in dieser Wald- und Bergeinöde zu, fern von dem Getümmel der Welt, denn Kriege waren damals noch die Hauptbeschäftigung der halbwilden Bewohner unseres Landes. Sie sammelte um sich her eine Anzahl, es waren 130, gleichgesinnter Frauen aus adeligen Familien, welche dem Beispiel der Fürstentochter folgend und nach der Weise der Zeit ein gottgeweihtes Leben führen wollten. Odilia ward die erste Aebtissin dieser einsamen Klostergemeinde. Herzog Attich hatte durch Abtretung eines bedeutenden Theils seines reichen Besitztums für den Unterhalt dieses Klosters gesorgt.

Odilia beschäftigte sich indessen nicht blos mit klösterlichen Betrachtungen, sondern die unermüdete Frau wurde durch ihre Wohlthätigkeit ein Segen für die ganze Umgegend; bald waren es Kranke oder Arme in den nahgelegenen Dorfschaften, bald fremde Pilger, die ihre helfende Liebe in Anspruch nahmen. Der Ruf ihrer Wohlthätigkeit verbreitete sich bald weit umher. Da die mühsame Ersteigung des hohen Klosterberges ein nicht geringes Hinderniß für die Hülfesuchenden war, so ließ Odilia, um das Jahr 700, am Fuß des Berges in einem freundlichen Wiesenthale, zuerst ein Hospital mit einer kleinen Kirche, dann ein Kloster erbauen, das seiner Lage wegen, in Beziehung auf Hohenburg, den Namen Niedermünster erhielt. Odilia besuchte täglich bis in ihr hohes Alter diese neue Anstalt und übergab ihr genau die Hälfte der zu Hohenburg gehörigen Güter, um jeden Anlaß zur Eifersucht zwischen beiden Klöstern zu vermeiden.

Während 40 Jahren wirkte Odilia auf Hohenburg in Glauben und unermüdeter Liebe. Der 13. December 720 wird als ihr Todestag angegeben.

Aus dem evangelischen Kalender

Du piège de la signalétique dialectale

Posted on août 9th, 2010 by Unsri Heimet !

L’Alsace du 7 août 2010 nous rapporte l’initiative louable engagée par la commune de Kaysersberg. En effet, cette dernière sous la houlette de son maire vert Henry Stoll (1), a réalisé la pose de panneaux d’entrée et sortie d’agglomération uff elsasserditsch. Désormais, personne ne pourra plus ignorer qu’en rentrant dans Kaysersberg, il rentre aussi dans Kaisersbari, ce qui ne manquera pas d’amuser certains touristes (2) et interpeller bon nombre d’Alsaciens sur le sort de notre langue. L’Elsasserditsch s’affiche ou semble s’affirmer petit à petit. Zwar ein bisschen zu spät. Awer besser als nix. Or, si le dialecte s’affiche ici à là, il serait dommage de recourir systématiquement à une signalétique français/alsacien en ignorant soit volontairement ou soit par ignorance la toponymie en allemand écrit (Hochdeutsch). Il convient au passage de rappeler la phrase suivante:

« il n’existe en effet qu’une seule définition scientifiquement correcte de la langue régionale en Alsace, ce sont les dialectes alsaciens dont l’expression écrite est l’allemand ».

Cette définition, émise par l’ancien recteur Pierre Deyon est admise par les linguistes et l’OLCA. Alors pourquoi les élus et association se limitent-ils toujours à l’usage unique du dialecte sur les panneaux ?

Si Kaysersberg est plutôt bien lotie à ce niveau-Kaysersberg ayant conservé sa forme originelle allemande et n’a pas été francisé en Mont-Libre ou Montagne de l’Empereur- nous n’avons aucune objection à ce que la commune puisse se permettre le luxe d’afficher une signalétique en français/allemand/alsacien. Or, il n’en va pas de même pour d’autres communes. Un  premier exemple concret(3), Obernai.  Le nom Obernai est une francisation calqué sur la forme dialectale Owernahn. Or la toponymie historique et  la seule qui donne un sens à la localité est l’allemand Oberehnheim (lieu situé en amont de la rivère Ehn par opp. à Niederehnheim/Niedernai situé en aval). En poussant le vice un peu plus loin, on se demandera pourquoi Schiltigheim ne s’appellerait-elle pas officiellement Chiligue ! Evoquons aussi Mulhouse, qui à l’instar de Kaysersberg avoir apposé un panneau « bilingue ». Mais dans ce cas, il semble que l’association plaques bilingues en charge du projet semble avoir retenu Milhüsa (sous Mulhouse, en petit et en cursif wenn’s belebt). A la trappe donc Mülhausen (i. Elsass) (lit. maisons du moulin cf. légende fondatrice de la ville). Quant à Strasbourg, la très européenne, aussi scandaleux que cela puisse paraître, elle fait aucunement mention du nom historique Strassburg à ses entrées-sorties. Ces exemples illustrent parfaitement le rapport complexe qu’entretiennent les Alsaciens vis-à-vis du Hochdeutsch et cela est fort dommageable pour l’avenir de notre langue séculaire.

Fort dommageable car si nous voulons que la langue alsacienne ait un avenir, autant faut-il comprendre que séparer l’Elsässerditsch de l’allemand standard est un travers mortel dans lequel nous sommes  trop souvent tombés. Ce qu’il faut, c’est impérativement mettre en œuvre  une visibilité générale du Hochdeutsch dans le domaine public; cette visibilité passe, en premier lieu, par la réhabilitation des toponymes historiques en allemand de nos villes et de nos villages. Si cette étape au combien psychologique pour les Alsaciens ne peut être franchie alors il est à craindre que le bilinguisme tant souhaité ne sera jamais effectif. Schluss! Amen! Elsass pourra dire adieu à son destin historique, celui d’un pont entre deux grandes sphères culturelles et linguistiques. Quel gâchis, faute de volonté politique (4). Ne dit-on pas, wo ein Wille ist, ist auch ein Weg ? Ce Weg qu’il reste encore à tracer, ce Weg qu’il ne nous restera plus qu’à suivre…

(1)L’Alsace s’empresse de préciser dans son article qu’ Henry Stoll est « tout sauf un autonomiste » ! Nous voilà rassuré. Mais saluons l’initiative sachant que la DDE à refusé la pose du panneau en elsasserditsch. Elle semble pourtant être plus encline à le faire en Corse, au Pays basque, en Bretagne. Sind wir zu blöd? (2)Paradoxalement lorsque vous pénétrez dans Zurich, aucun panneau ne vous informe qu’ici c’est Züüüüri. Idem pour Munich, qui se dit localement Minga. Il est vrai que le Boiarisch et le Züridütsch ne suivent pas le même déclin que le « dialecte alsacien » et n’ont pas besoin de s’afficher sur les panneaux signalétiques…       (3)Des exemples de déformation de toponymes ne manquent pas en Alsace. Dannemarie/Dammerkirch, Sainte-Marie-aux-Mines/Markirch, Cernay/Sennheim, La Petite-Pierre/Lützelstein, Mulhouse/Mülhausen, Wasselonne/Wasselnheim, Séléstat/Schlettstadt etc (4). Selon H. Stoll «Au conseil général on parle tout le temps d’identité régionale, mais on ne fait pas grand-chose pour»… tout est dit.

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