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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Tausende Demonstranten in Mülhausen

Posted on décembre 8th, 2014 by Klapperstein

Manifestation contre la réforme territoriale Des milliers à Mulhouse

Nous sommes plus nombreux qu’à Colmar dimanche dernier et nous le serons encore plus dans quelques jours à Strasbourg »… Les militants d’« Elsassland » ont pris la tête d’un cortège coloré et bruyant, avançant parfois dans un brouillard de fumigènes rouges.

Un cortège bruyant et déterminé a traversé le centre-ville de Mulhouse.

Le cortège était impressionnant, avec sa forêt de drapeaux rouge et blanc et son escorte de motards. Plusieurs milliers de défenseurs de « Elsass frei » se sont ainsi retrouvés dans les rues de Mulhouse, une ville que l’on croyait pourtant la moins alsacienne des villes d’Alsace.

Bien sûr, le chiffre du nombre de participants diverge selon que le comptage se fait par la police ou par les organisateurs. Mais, après l’avant-garde d’une cinquantaine de motos, il y avait bien 2 500 manifestants massés derrière les banderoles.

La grosse caisse d’Elsassland a pris la tête du défilé sans jamais manquer un coup de tambour. Du bruit à la hauteur des slogans plutôt violents qui étaient repris en chœur par la foule : « Unis contre Paris », « Révolution, debout le peuple d’Alsace ! » ou encore… « La France m’a tué ».

En effet, les militants les plus durs avaient pris la tête des opérations, reléguant quasiment au dernier rang la dizaine d’élus qui avaient fait le déplacement autour de Charles Buttner, président du conseil général du Haut-Rhin. Le maire de Mulhouse Jean Rottner, pourtant ardent défenseur de la cause de l’Alsace unie, s’était fait remarquer par son absence. Le cortège l’a d’ailleurs fait savoir en s’arrêtant pendant quelques minutes, pile sous les fenêtres de son appartement.
« Non, nous ne sommes pas des autonomistes »

D’une manière générale, la charge contre les politiques était violente, si l’on en croit le commentaire de ce manifestant, Jean-Michel Ritter : « Au moins la moitié des politiques qui sont ici, on aurait aimé ne pas les voir du tout. C’est facile de venir maintenant pour chercher de l’image alors que les hommes politiques nous ont négligés, nous ont trahis. Les trois quarts des personnes n’ont plus confiance dans les politiques qui sont encartés. Nous voulons des politiques sans étiquette. »

Dans les rangs, beaucoup de manifestants avaient déjà fait la manif de Colmar et seront de la prochaine. « Et pourtant, nous ne sommes pas des autonomistes, dites-le bien », se défendaient par exemple ces trois jeunes gens, Claire, Michael et Hélène, venus en famille d’Ensisheim. « Nous sommes là, car nous défendons avec conviction l’alsacien, notre langue maternelle, celle que nous parlons depuis l’enfance et ce n’est pas pour cela que nous n’incarnons pas une Alsace moderne », défendent-ils.

À intervalles réguliers, le cortège qui serpente sans heurt dans la ville s’arrête pour que s’élèvent dans les airs les drapeaux rouge et blanc aux cris de : « On va aller jusqu’à Paris ».

Mais c’est en plein cœur de Mulhouse que la manifestation a vraiment fait sensation, passant dans la foule attirée par le marché de Noël et le premier dimanche d’ouverture des magasins. Beaucoup de ces badauds n’avaient jamais vu un tel déploiement de costumes et coiffes alsaciennes. Si bien que les manifestants ont dû faire œuvre didactique. « Nous ne voulons pas de la grande région Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne. Une région est forte par sa cohérence et non par sa superficie. Mulhousiens, venez avec nous ! », ont-ils appelé.

Même les motards ont été obligés d’enlever le casque pour expliquer qu’ils voulaient « un référendum local ». Car comme l’ajoutait Pascal, venu de Colmar, « c’est l’avis du peuple qui est intéressant et pas celui des élus ».

Quelle : DNA

Unsere Sprache, unser Recht

Posted on mars 5th, 2014 by Klapperstein

Presserundschau Municipales « Promouvoir la langue régionale maintenant »

Les défenseurs de la Charte européenne des langues régionales veulent inciter les candidats à s’engager à mettre en œuvre les mesures de leur ressort.

La « charte régionalisée » , proposée par ICA 2010, l’association présidée par Pierre Klein qui milite pour la ratification de la Charte européenne des langues régionales, n’a été approuvée que par deux conseils municipaux : ceux de Saverne et de Mulhouse, dont les maires ont été salués comme « des précurseurs ». Celui de Saverne, Stéphane Leyenberger, était présent, vendredi soir, lors du débat organisé par ICA et Culture et Bilinguisme, à Strasbourg. Mais Jean Rottner aurait pu signer les propos de son collègue UMP…

Évoquant le débat au sein de son assemblée, Stéphane Leyenberger a balayé les objections relevant du jeu politique. « Il y a eu ensuite un vrai débat qualitatif sur les mesures à mettre en œuvre, avec un budget réaliste. Mais il nous faut rassurer aussi une frange de la population, en rappelant que la pratique de l’alsacien et de l’allemand n’est pas obligatoire » , a-t-il expliqué. Son challenger, le conseiller général Thierry Carbiener, a souligné l’action du Département en faveur des classes bilingues. Sans dire qu’il n’a pas voté la charte…

« Cela demande un effort »

« Il n’y a aucune mise en cause du français, de la langue officielle. Nous ne voulons pas non plus qu’une partie de la population se sente exclue » , a répété Jean-Marie Woehrling, juriste et président de Culture et Bilinguisme, qui veut défendre « la possibilité pour ceux qui le souhaitent d’utiliser la langue régionale ». Simplement, inlassable-ment, lui et Pierre Klein rappel-lent que les élus peuvent mettre en œuvre une partie de la charte européenne, avant sa ratification par la France. « Il faut du courage et sortir des mesures alibi… »

Et quid des autres candidats ? L’UDI François Loos n’a pas eu de difficulté à retenir 30 mesures de la charte régionalisée. « Pour arriver à 35, cela demande un effort » , a-t-il reconnu, voulant privilégier les mesures qui ont « un effet réel ». Son concurrent écologiste Alain Jund – originaire du Sundgau – estime qu’il faut miser sur le transfrontalier « pour retrouver le sens de la langue ». L’adjoint de Strasbourg Michael Schmitt a évoqué la promesse de Roland Ries d’une « Maison des langues et cultures ». Un projet qui « ne date pas d’hier », a soufflé un des présents.

Une « Bubeleschuel »

Militante depuis toujours en faveur du bilinguisme, Andrée Buchmann, candidate écologiste à Schiltigheim, a évoqué la place de la langue régionale dans les médiathèques et le théâtre, en appelant, pour les médias, à « une approche transfrontalière ».

Sa concurrente, Andrée Munchenbach, présidente du parti régionaliste Unser Land, se fait fort, si la liste Kutner était élue, de « rendre accessible l’enseignement bilingue à tous les enfants ». Mais elle a aussi parlé de « Bubeleschuel » pour les plus petits et d’une « académie de théâtre ».

« Dans les écoles, tout est indiqué en français » , a observé Jean-Marie Woehrling, partisan d’une signalétique bilingue, « pour que les enfants apprennent à vivre avec cette langue ».

Puis le débat sur l’alsacien s’est poursuivi… en alsacien ! « Quand on me demande si je comprends, je réplique : ‘‘Et vous, vous parlez catalan ?’’ » , a raconté Richard Sancho, tête de liste de gauche à Bischheim. Pour lui, « la langue est aussi une résistance… »

Quelle : L’Alsace (02/03/2014)

André Nisslé – d’ Lehrstuwa Auflage 2012

Posted on octobre 30th, 2012 by Unsri Heimet !

Das Wörterbuch der elsässischen Mundart von André Nisslé mit 127430 Stichwörtern und Ausdrücken auf 970 Seiten ist erscheinen. Es lohnt sich wirklich ! Schade dass, die Übersetzung von Elsässerdeutsch nach Hochdeutsch komplet weggelassen wurde… UH

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D’r Verlàg 2012 vum « Wärterbüach » esch ärscheena. Dàs « Wärterbüach » bschteet üss ungfohr hundert un sewanazwàntzigtoisigviarhundert Wärter uff ninhundertsewazig Sitta. Vum Frànzescha zum Elsassischa un vum Elsassischa zum Frànzescha, àwer oi d’Schtätt un d’Därfla vum Owerlànd un vum Unterlànd d’Vornamma ewersätzt. Dàss Büach esch em südliga Neederàlamànischa uffgsätzt. As esch ni vorgschlàga fer 25 euros + 10 euros Mettailung àm Porto.

L’édition 2012 du « dictionnaire français alsacien » est parue. Ce livre de mots est composé d’environ 127430 mots sur 970 pages. Du français vers l’alsacien , de l’alsacien vers le français, mais aussi les villes et les villages du Haut-rhin et du Bas-rhin ainsi que les prénoms traduits. Il est écrit en bas alémanique du sud. Il est proposé au prix de 25 euros + 10 euros de participation aux frais d’expédition (le cas échéant).

Er känna s’ni àschàffa àn da folgenda Àdrassa / Vous pouvez vous le procurer des façons suivantes : par téléphone au : 09 75 26 07 13, par e-mail :  j.acpa@wanadoo.fr, par courrier postal : ACPA André Nisslé 1 rue du Saule 68260 Kingersheim, et dans toutes les bonnes librairies de toute l’Alsace

Quelle :  Association Culture et Patrimoine d’Alsace

Zweisprachige Schilder : Mülhausen zeigt wie es geht!

Posted on juin 13th, 2012 by Klapperstein

Die oberelsässische Metropole Mülhausen war vor zwanzig Jahren nach dem Wahlsieg 1989 des gemäßigten Sozialisten Jean-Marie Bockel die erste größere elsässische Stadt, die unter der Leitung von Evelyne Schmitt-Troxler(1) zweisprachige Straßenschilder einführte.

Am 23. März 1991 wurden die ersten zweisprachigen Schilder in der Wildemannsgasse(2) eingeweiht. Es war das erste Mal seit dem Ende des Zweiten Weltkriegs, daß die einheimischen deutschen Straßennamen auch amtlich zum Vorschein kamen. Auch wenn diese Schilder — aus Angst vor der eigenen Sprache! — nicht auf Hochdeutsch sondern uf Milhüserditsch sind, obwohl der Ausschuß ursprünglich eher Schilder auf Hochdeutsch aufbringen wollte. Damals bevorzugte man letztendlich die Mundart, um etwaige „deutsch-feindliche Ressentiments in Teilen der Bevölkerung nicht zu verletzen“. Selbstverständlich klingt „Wildemannsgass“ gleich französischer als „Wildemannsgasse“, oder? Zumindest ist uns beim Milhüserditsch die eigenartige Graphie von Eugen Fallot-Landsmann erspart geblieben(3).
Viele andere Gemeinden folgten dem Vorbild Mülhausens und ließen ihrerseits ebenfalls zweisprachige Straßenschilder anbringen; erst waren es Kleinstädte, die — wie Mülhausen und die Landeshauptstadt Straßburg — soeben von einer roten bzw. rot-grünen Mehrheit erobert wurden. Später kamen auch schwarz- und in Einzelfällen sogar auch neo-gaullistisch regierte Gemeinden hinzu.

Diese Politik birgt freilich weitere Widersprüche in sich: offiziell dient die Zweisprachigkeit einer Annäherung an die BRD und man demonstriere dadurch die Bereitschaft, sich den „fremden“ Bundesdeutschen gegenüber zu öffnen und läßt daher zweisprachige Schilder anbringen, die aber nicht auf Hochdeutsch sondern phonetisch in der Mundart verfaßt sind, als ob die badische Mundart (ist eigentlich das gleiche wie die elsässische!) drüben in Baden Amtsprache, pardon Ámtsproch, wäre und es das Hochdeutsche gar nicht gäbe…
Offiziell hieß es früher, das Elsässische sei kein Deutsch sondern eine eigenständige Sprache. Inzwischen glauben es nur noch viele Elsässer selbst, denen die Sprachbildung fehlt um zu verstehen, was eine Sprache und was ein Dialekt ist und bei denen die amtliche Anerkennung des Deutschen als die Sprache Elsaß-Lothringens durch die französischen Behörden — Rektorat, Regionalrat und Bezirkstage voran — noch nicht angekommen ist. Manche bestreiten dies sogar heftig.
20 Jahre später sind in Mülhausen ca. 109 Straßen — vorwiegend in der Altstadt aber nicht nur — zweisprachig beschildert.

Die oberelsässische Metropole behält auch weiterhin ihre Vorreiterrolle auf dem Gebiet der Zweisprachigkeit und der Deutschsprachigkeit, denn sie ist nun die erste Stadt — wenn nicht die erste Gemeinde überhaupt — in Elsaß-Lothringen, deren Verwaltung sprich Gemeinderat den Mut besitzt, zweisprachige Schilder Französisch/Hochdeutsch anbringen zu lassen. Dies ist ein regelrechter Präzedenzfall und erstmalig seit dem Wiedereinmarsch französischer Soldaten in unsere deutsche Heimat.

Natürlich sind diese neuen Schilder selbstverständlich (noch) nicht flächendeckend in der gesamten Stadt, jedoch so sehr in der Innenstadt verbreitet, daß sie auffallen. Sowas war bis jetzt in ganz Elsaß-Lothringen praktisch undenkbar und viele haben es erst geglaubt, wenn sie die Fotos davon gesehen haben!

Ferner gibt es auch einige Fehler, die darauf deuten ließen, daß nicht die althergebrachten einheimischen deutschen Bezeichnungen von ortskundigen Personen benutzt wurden, sondern, daß man ein x-beliebiges Übersetzungsbüro womöglich sogar im französischen Ausland mit der Übersetzung aus dem Französischen ins Deutsche beauftragt habe, ohne dieses darüber aufzuklären, daß es für all das  Zeug schon deutsche Bezeichnungen gibt, die man nicht unbedingt neu erfinden muß…
So erscheint nun die Barfüssergasse, die seinerzeit im 19. Jahrhundert ins Französische — eigentlich richtig! — als „Rue des Franciscains“ übersetzt wurde, auf dem zweisprachigen Straßenschild (Französisch/Mundart) als „Rue des Franciscains/Barfuessergass“ und auf den neuen Hinweisschilder (Französisch/Hochdeutsch) als „Rue des Franciscains/Franziskaner Straße“. Wie sonst kann man erklären, daß die Barfüssergasse zur Franziskaner Straße (!) wurde, was grammatisch betrachtet auch falsch ist, denn es hieße dann Franziskanerstraße…?

(1)  Tochter des elsässischen Dichters Tony Troxler
(2)  frz. Rue du Sauvage
(3) sonst hätte es wohl „Vîltämånzgôss“ oder ähnlich heißen können…

Quelle :  Neues Elsaß-Lothringen

Congrès pour le Conseil d’Alsace

Posted on novembre 22nd, 2011 by Klapperstein

Ci-dessous le texte officiel qui sera soumis au vote des conseillers généraux et régionaux d’Alsace réunis en Congrès le 1er décembre 2011. La création du Conseil d’Alsace, qui représente une forme (bien que limité) d’autonomie, est un bouleversement institutionnel tout à fait positif pour l’Alsace. Dans le but de contribuer au débat, nous posons cependant quelques questions :

- Les transferts de compétence entre l’Etat français et la nouvelle collectivité alsacienne seront-ils substantiels ou uniquement symboliques ?

- La pseudo décentralisation ayant notamment servit ces dernières années à transférer une partie des déficits de l’état français aux collectivités locales, le nouveau Conseil d’Alsace saura-t-il mettre fin à ces pratiques pour le moins contestables ?

- Comment l’absence de démocratie directe et le scandale du scrutin majoritaire peuvent-ils prendre fin ?

- Quelle est la position la gauche, qui pourrait arriver au pouvoir en 2012, sur le projet de création du Conseil d’Alsace ?

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Nous voulons créer, pour l’Alsace, une collectivité nouvelle : le Conseil d’Alsace. Elle réunira les deux Conseils généraux et le Conseil régional au sein d’une seule et même institution et elle pourra obtenir de l’Etat des transferts complémentaires de responsabilités. Aujourd’hui, c’est un moment fondateur que nous vivons. Il nous engage pour l’avenir et donne à notre région la capacité de mieux relever les défis qui se présentent à elle.

Le monde a changé. L’organisation territoriale qui, longtemps, a permis aux Alsaciens de construire leur développement et de vivre ensemble, arrive en bout de course. Les lignes ont bougé. Depuis 2008, la crise a accéléré les grandes mutations qui affectent le monde et qui touchent aussi notre région.

Les Départements ont été créés à la fin du XVIIIe siècle par l’inspiration révolutionnaire pour organiser les territoires de la République et tourner le dos aux provinces de l’Ancien Régime. Les Régions ont été portées sur les fonds baptismaux à la fin du XXe siècle, quand la France a éprouvé le besoin de se décentraliser après des siècles de centralisation.

Nos collectivités ont montré leur pertinence et leur efficacité. En Alsace, elles se sont toujours inscrites avec volontarisme dans les réformes et initiatives de décentralisation. Elles ont su agir sur chaque territoire, au plus près de nos concitoyens, tout en conduisant des politiques ambitieuses.

Mais demain, qu’en sera-t-il ? L’Alsace pourra-t-elle, longtemps encore, jouer en ordre dispersé ? Dans un monde qui bouge, face à de grandes régions qui, partout en Europe, s’affirment et se développent, nous avons besoin d’une Alsace encore pus  forte pour mieux protéger les Alsaciens, leur garantir un service public de qualité et accroître la compétitivité de l’économie alsacienne, tout en conservant les effets positifs de la proximité.

Le Conseil d’Alsace est pleinement une collectivité créée pour le XXIe siècle.

Notre époque est saisie de doutes et de craintes. Elle porte aussi en elle de grandes promesses et de grands espoirs. Le Conseil d’Alsace doit être pour tous nos concitoyens une espérance partagée.

La crise que nous traversons est d’une ampleur sans précédent. Les conséquences peuvent être très graves. Nous voulons, à notre niveau, prendre en compte les besoins de simplicité et d’efficacité de l’action territoriale et répondre aux attentes de nos concitoyens et de nos territoires. Ceci nous ouvre des perspectives pour l’avenir.

En enclenchant aujourd’hui le processus qui conduira à création de la collectivité nouvelle dont l’Alsace a besoin et que nos concitoyens appellent de leurs vœux, c’est une ambition à la hauteur des enjeux du temps présent que nous donnons à notre région tout entière.

En réunissant en formation de congrès le Conseil général du Bas-Rhin, le Conseil général du Haut-Rhin et le Conseil régional d’Alsace, nous voulons franchir une étape décisive pour l’Alsace et son avenir, en saluant toutes celles et ceux qui s’engagent à nos côtés pour faire aboutir ce projet novateur.

Une question est posée, solennellement, à l’ensemble des élus départementaux et régionaux : souhaitez-vous que le Conseil d’Alsace, nouvelle collectivité territoriale, voie le jour ?

En répondant « oui » à cette question, les élus manifesteront leur volonté de donner à l’Alsace une nouvelle gouvernance, d’être à l’avant-garde de la décentralisation, de mieux prendre en compte les caractères spécifiques de notre région et de rassembler les conditions qui nous permettront de mieux relever ensemble les grands défis de l’avenir.

En répondant « oui » à cette question, les élus répondront à une aspiration profonde de nos concitoyens d’Alsace, qui expriment, chaque fois qu’ils sont interrogés, le désir d’une action publique plus proche d’eux, plus efficace, plus économe en moyens et plus pertinente.

« De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace ! » Le mot de Danton résonne encore jusqu’à nous, comme un appel lancé à tous les élus de la République à ne jamais vivre sur leurs acquis, pas plus qu’à accepter les situations en renonçant à les changer.

La création du Conseil d’Alsace est, en soi, la révolution par l’audace pour tous les Alsaciens. Elle remet en question notre façon de nous organiser, c’est-à-dire de penser notre développement et d’agir collectivement.

De l’audace, il en faudra à chaque membre du Congrès d’Alsace pour inventer la nouvelle collectivité unique alsacienne.

Il nous faudra, dans les prochains temps, réfléchir aux relations futures du Conseil d’Alsace avec l’Etat et aux transferts de compétences nouvelles que nous devons obtenir de lui. Il va de soi que la nouvelle collectivité bénéficiera au minimum de l’intégralité des dotations attribuées par l’Etat aux trois collectivités actuelles. Nous devrons également conduire nos réflexions sur la manière de jouer la carte des complémentarités territoriales avec les grandes agglomérations et avec les intercommunalités.

Toute l’Alsace et toutes ses forces vives sont appelées aujourd’hui, avec leurs élus, à participer aux travaux que nous ouvrons.

Il faudra à tous les élus départementaux et régionaux de l’audace pour répondre aux aspirations légitimes des Alsaciens. Ils n’en manqueront pas.

Car tous, nous avons conscience du caractère extrêmement novateur de la démarche que nous engageons aujourd’hui.

Nous initions une réforme sans précédent des institutions et des modes de gouvernance en Alsace. Depuis longtemps, les Alsaciens sont attachés à la décentralisation. En instituant cette collectivité nouvelle, nous donnons à nos territoires une longueur d’avance sur le reste du pays. Nous affirmons ainsi le caractère précurseur et pionnier de l’Alsace en matière de décentralisation et d’organisation des pouvoirs locaux.

Nous avons également conscience que cette réforme permettra à notre région tout entière de mieux prendre en main son destin, en s’organisant mieux, en s’ouvrant bien davantage sur nos voisins et en prenant mieux en considération l’identité et la culture régionales. Nous sommes Français, attachés aux valeurs de la République. L’Europe nous appelle. Et c’est pour mieux servir cet attachement et cette vocation que nous voulons doter notre région d’une gouvernance innovante et inédite.

Enfin, si nous désirons instituer une nouvelle collectivité alsacienne, fruit de la réunion du Conseil général du Bas-Rhin, du Conseil général du Haut-Rhin et du Conseil régional d’Alsace, c’est que nous voulons donner à nos concitoyens et à nos territoires toutes leurs chances pour l’avenir.

L’Alsace a connu, par le passé, des réussites éblouissantes et des succès éclatants. Sera-t-elle en mesure d’en connaître d’aussi grands dans les dix ou les quinze ans qui viennent ? Assurément oui ! Oui, si dès aujourd’hui elle ose relever les défis, réinventer l’organisation de son territoire, moderniser et rationnaliser l’intervention publique, être plus près de chaque territoire tout en étant plus forte  en Europe et dans le monde.

Instituer le Conseil d’Alsace, c’est choisir l’action collective, en adaptant notre organisation territoriale aux évolutions actuelles et en anticipant le monde de demain. Instituer le Conseil d’Alsace, c’est accepter de relever ensemble les grands défis qui se présentent à nous. C’est avoir de l’audace pour l’Alsace et pour tous les Alsaciens.  Nous voulons mettre l’Alsace en mouvement et le faire ensemble.

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Conseil d’Alsace : tout reste à faire

Posted on juillet 3rd, 2011 by Klapperstein

Qui dit que Richert ne s’entend pas avec les Haut-Rhinois ? Ici au zoo de Mulhouse avec Jean-Marie Bockel, Jo Spiegel et Michèle Striffler. (Légende et photo : L'Alsace)

Ne nous demandez pas ce que Philippe Richert, accompagné de joyeux boutentrains locaux, est aller faire hier au zoo de Mulhouse. Ne nous demandez pas non plus ce que Spiegel raconte de si tordant à ses compères. On pourrait vous répondre qu’il compare en se marrant à pleines dents les manchots  de l’enclos à ses pingouins d’électeurs, ou alors les deux manchots en premier plan à Richert et Buttner, travaillant main dans la main à la création du conseil d’Alsace ! C’est peut-être pour ça que Richert tire un peu la gueule.

Bockel, lui, il rigole un peu, mais en fait il s’en fout, il est juste nostalgique, il voudrait être au zoo de Paris, er wär so gern noch a mol Minischter. Oui,  vous savez bien, à la basse-cour de l’Elysée, où tous les mercredis, une bande de pingouins serviles reçoivent leur ordres du manchot pygmée qui se prend pour un empereur.

Mais ce n’est pas à Paris que doit se jouer l’avenir du conseil d’Alsace unique. C’est en Alsace, où l’opinion publique, largement favorable au conseil d’Alsace, doit taper du poing sur la table pour imposer à ses élus opportunistes et carriéristes les choix qui sont bon pour l’Alsace. Buttner doit notamment comprendre qu’il ne sera pas réélu s’il s’obstine dans ses choix. UH

Conseil unique : Philippe Richert tend la main au Haut-Rhin

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Sans rien céder sur le fond, à savoir la fusion des trois collectivités, le président du conseil régional réoriente sa stratégie.

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Il n’y a pas une semaine sans que Philippe Richert soit à l’écoute des Haut-Rhinois. « Partout, on m’encourage à tenir bon. » Mais cela ne suffit pas. En l’absence de délibération prise par le conseil général, conforme à celles déjà adoptées par la Région et le Bas-Rhin, l’État n’organisera pas de référendum sur le conseil unique en octobre. Ensuite, toute consultation deviendra impossible, à moins de six mois avant la présidentielle.

D’autres auraient renoncé. Richert garde l’objectif, tout en faisant preuve de pragmatisme. « Le conseil d’Alsace doit nous permettre d’être plus efficaces, plus forts plus territorialisés, plus unis », assure le ministre, en considérant qu’ « au regard d’une situation de plus en plus concurrentielle entre territoires, les collectivités locales doivent retrouver des marges de manœuvre financières ». « Sinon, malgré les discours sur la proximité, elles seront amenées à supprimer des politiques », prévient-il.

Le lundi 11 juillet, il défendra son point de vue — « largement partagé par les partis politiques » — devant le conseil général du Haut-Rhin, mais s’efforcera aussi de « répondre aux inquiétudes et attentes exprimées » en son sein. Il proposera de « construire un projet pas à pas, en gardant des spécificités aux deux Départements, à travers des conseils départementaux ».

Concrètement, les présidents de la région et des deux Départements, prépareront « le document du conseil unique », avec comme rédacteur le vice-président de la M2A (Mulhouse Alsace agglomération), Olivier Becht, rompu aux exercices délicats. « Il ne s’agit pas d’opposer, mais de réunir. Une fois les points d’accord actés, nous verrons les points de désaccord un à un. L’essentiel, c’est de ne pas revenir en arrière », observe-t-il, en rappelant la nécessité de « donner une ambition à l’Alsace ». « Je me refuse au rôle de simple exécutant des politiques décidées par l’État », lâche-t-il.

Pour autant, il n’a pas oublié le « groupe projet », associant la société civile — à travers le Céser — les trois agglomérations dont les responsables sont « en phase avec lui » et les intercommunalités, sans oublier les parlementaires. Pressé de toute part, il va mettre en place ce groupe avant fin juillet pour proposer de « réfléchir aux transferts de compétences, notamment une partie législative de type réglementaire concernant les langues régionales, l’orientation, les routes nationales ». Enfin, il réunira ses collègues du conseil régional qui pourront participer, sans exclusive, à la « commission conseil d’Alsace » et « créer un groupe ad hoc pour porter la position de la Région lors des rencontres ».

« Si on veut que le conseil d’Alsace soit mis en place en 2014, il faut organiser le référendum et obtenir le vote d’une loi spécifique avant 2014. Sinon, il ne se passera rien avant 2020 ! » prévient-il, en ajoutant : « Je n’imagine pas qu’on refuse aux Alsaciens le droit de s’exprimer sur un conseil d’Alsace qui constituera une nouvelle étape de la décentralisation… »

Il y a aussi ceux qui souhaitaient aller plus vite. « Le calendrier pour un référendum à l’automne aurait été très contraint » reconnaît-il. Mais il considère aussi — tout en se disant persuadé que la majorité restera à droite — qu’ « aucun gouvernement n’osera s’opposer à la volonté des Alsaciens ». Tous arguments qui font, selon Philippe Richert, qu’ « il est plus raisonnable d’organiser le référendum en 2012, à condition de ne pas revenir sur les étapes ». Il ne « verrait aussi que des avantages » à la réunion d’un « Parlement d’Alsace [NDLR : composé des trois assemblées] qui permettraient aux différents élus de s’exprimer… » Même si la loi les empêche de délibérer de concert.

Quelle : L’Alsace (03/07/2011)

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On reparle de la « Fusion »

Posted on janvier 21st, 2011 by Unsri Heimet !

Fusion des départements et de la Région Alsace ? L’idée n’est pas pour nous déplaire, pas plus qu’à une grande majorité des alsaciens. Mais nous y trompons pas, cette réforme territoriale, sous couvert d’efficacité, de proximité et d’économies budgétaires est aussi une manœuvre qui verrouille un peu plus le déjà maigre espace politique alsacien.

La régression démocratique va en s’accélérant et nous en constatons l’inquiétante évolution depuis les deux dernières élections régionales : suppression de la représentation des petits partis  dès 2004 par la mise en place d’un seuil de deuxième tour  à 10%, et pour 2014 avec  l’application de la réforme territoriale, suppression des conseillers régionaux  et donc des listes, introduction du scrutin uninominal calqué sur les cantonales et seuil de 2ème tour à 12,5% des inscrits.

L’absence de proportionnelle dans la nouvelle assemblée  territoriale d’Alsace  va rendre dans la pratique impossible l’émergence de partis alsaciens indépendants de Paris aussi sûrement qu’elle  va condamner à terme l’existence d’une véritable vie démocratique en dehors de l’illusoire alternance UMP-PS. Le conseil d’Alsace uni sera donc un pseudo parlement sans réel pouvoir et sans réelle légitimité démocratique.

Il semble bien qu’en Alsace rien ne change, la République passe et gagne, la démocratie perd et les Alsaciens payent l’addition. Langt’s den no net ? UH

Majorz vs. Proporz. / Scrutin majoritaire versus scrutin proportionnel

Une imagerie suisse de 1919 qui en dit long sur le futur système majoritaire de la réforme territoriale de 2014…

Le ministre des Collectivités territoriales veut fusionner le conseil régional qu’il préside et les deux conseils généraux d’ici à 2014.

Un serpent de mer s’est glissé dans les eaux du Rhin. Appelez-le union, réunion, fusion ou plus pudiquement «Grenelle de l’Alsace», comme l’a annoncé le ministre des Collectivités territoriales et président UMP du conseil régional Philippe Richert. L’objectif reste le même : doter l’Alsace d’une seule assemblée, d’un seul exécutif, là où aujourd’hui règnent le conseil régional et les conseils généraux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin.

«Mon objectif est de créer un outil plus efficace et de renforcer encore la proximité avec nos concitoyens, explique Richert. Ce projet, qui a été discuté en Alsace à de nombreuses reprises est aujourd’hui rendu possible par les lois Raffarin et la loi sur les collectivités territoriales qui vient d’être adoptée par le Parlement.» Philippe Richert, qui, sur son projet, a reçu le soutien de Nicolas Sarkozy avant d’entrer au gouvernement, veut mettre les bouchées doubles. Car le ministre a en tête un calendrier plutôt serré : mener à bien les débats et les phases expérimentales avant 2012, les référendums locaux, le vote des trois assemblées concernées et celui d’un projet de loi spécifique qui viendrait parachever l’ensemble avant 2014. Pourquoi ? Parce que c’est à cette date que la nouvelle loi territoriale prévoit l’élection des conseillers territoriaux appelés à remplacer les conseillers généraux et régionaux. Un rendez-vous propice pour créer le «conseil d’Alsace uni» qu’il appelle de ses vœux.

Innovations

Le projet n’est pas propre à sa région, souligne Richert. La Corse a déjà mis en place plusieurs innovations institutionnelles qui vont vers un rapprochement de ses différentes collectivités. «Le même processus est enclenché dans les territoires et départements d’outre-mer», souligne-t-il encore. D’autres projets, comme la fusion des deux départements savoyards, celle des deux régions normandes ou le rattachement de la Loire-Atlantique et de Nantes à la Bretagne, pourraient à nouveau être mis sur le devant de la scène.

L’expérience alsacienne est cependant la plus avancée. Au titre des avantages, l’union renforcerait la voix de l’Alsace face à l’État, argue le seul président du conseil régional UMP de métropole, et permettrait une «nouvelle phase de transfert de compétences», en imaginant par exemple que le réseau des routes nationales revienne à la région «au lieu d’être arbitré à Nancy». Quant à la question de la «capitale», Mulhouse et Colmar craignant d’y perdre face à Strasbourg, Richert la contourne en expliquant que la «vision d’une capitale unique n’a plus de sens à l’heure de l’Europe et des nouvelles technologies de communication».

En débat au sein de l’UMP alsacienne – l’ancien président du conseil régional Adrien Zeller n’y était pas favorable -, défendu depuis de nombreuses années par l’extrême droite et les régionalistes, le projet ne convainc pas à gauche où, au mieux, on considère qu’il n’est pas prioritaire. Le voilà cependant inscrit à l’agenda par la force du ministre-président d’Alsace.

Source: Le Figaro

Fachkongress in Mülhausen / Milhüsa : s’ Sproochbàd

Posted on octobre 9th, 2010 by Klapperstein

« Die Gabe eine Sprache zu erlernen, insbesondere seine Muttersprache bzw. Muttersprachen, wird jedem von uns in die Wiege gelegt. Die in Frankreich geborenen Kinder machen hier keine Ausnahme. Sie lernen wie alle anderen Kinder ihre Muttersprache. Das Problem besteht darin dass sie eben nur diese eine Muttersprache erlernen ! »

Jean PETIT, Psycholinguist, Professor an den Universitäten von Reims und Konstanz sowie am Institut für die Regionalsprachen Frankreichs ( I.S.L.R.F.) (ł 2003)

Diese Aussage des Professors Jean Petit hat leider in unserer Region (Elsass und Lothringen) an Aktualität nicht verloren, Noch immer kommen viel zu wenig Kinder in den Genuss einer frühzeitigen zweisprachigen Ausbildung. Diese Feststellung hat uns von A.B.C.M. Zweisprachigkeit und vom Institut für die Regionalsprachen Frankreichs (I.S.L.R.F) dazu bewogen ein Fachkongress zu veranstalten über :

Die Rolle der immersiven Lernmethode für den Erhalt und die Weiterentwicklung der regionalen Sprache

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am Freitag den 22. Oktober 2010 und Samstag den 23. Oktober 2010

im « Centre Sportif Régional Alsace » in Mulhouse

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Der Fachkongress will die Besonderheiten der immersiven Lernmethode, wie sie in anderen Regionen Frankreichs erfolgreich eingesetzt wird, näher bringen und die Zusammenhänge in Bezug auf den Erhalt der regionalen Sprachen Frankreichs aufzuzeigen. Vortragende anderer Regionen Frankreichs und aus dem europäischen Umfeld, werden ihre Erkenntnisse und Erfahrungen beisteuern und den Akzent auf die Zusammenhänge zwischen Entwicklung der Zweisprachigkeit einer Region und dessen Wirtschaftlicher Entwicklung setzen.

A.B.C.M. Zweisprachigkeit

Gegründet 1991, ist die A.B.C.M Zweisprachigkeit Vorreiter auf dem Gebiet des bilingualen Unterrichts im Elsass und in Lothringen. Heute beschäftigen wir über 120 Angestellte an 10 Schulen in denen etwas über 1.100 Kinder im Alter zwischen 3 und 11 Jahren in den Genuss einer frühzeitigen zweisprachigen Ausbildung nach der immersiven Lernmethode kommen. Sie lernen Französisch, Deutsch und den vor Ort üblichen Dialekt auf natürliche, unbewusste und intuitive Weise. Ziel ist das Erreichen einer ausgeglichenen Sprachkompetenz in beiden Sprachen damit diese Kinder gleichermaßen auf französisch und deutsch sprechen, lesen, schreiben und spielen können.

I.S.L.R.F.

Das Institut für die Regionalsprachen Frankreichs wurde 1997 gegründet und ist ein Zusammenschluss von fünf Netzwerken die zweisprachige Schulklassen mit Französisch und einer Regionalsprache betreiben: Diwan für Bretonisch, Seaska für Baskisch, Calandreta für Okzitanisch, Bressola für Katalanisch und A.B.C.M. Zweisprachigkeit für das Elsässerditsch und das Lothringer Platt, Das Institut bildet Lehrkräfte parallel zum offiziellen Ausbildungssystem des französischen Bildungsministeriums aus. Regional sind in diesem Kontext regionale Einheiten wie zum Beispiel Üsbeldung, das Ausbildungszentrum für die A.B.C.M. Zweisprachigkeit Schulen im Elsass und in Lothringen entstanden.

Source : A.B.C.M. Zweiprachigkeit

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