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Unsri Heimet

Unsri Heimet – -do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Tausende Demonstranten in Mülhausen

Posted on décembre 8th, 2014 by Klapperstein

Manifestation contre la réforme territoriale Des milliers à Mulhouse

Nous sommes plus nombreux qu’à Colmar dimanche dernier et nous le serons encore plus dans quelques jours à Strasbourg »… Les militants d’« Elsassland » ont pris la tête d’un cortège coloré et bruyant, avançant parfois dans un brouillard de fumigènes rouges.

Un cortège bruyant et déterminé a traversé le centre-ville de Mulhouse.

Le cortège était impressionnant, avec sa forêt de drapeaux rouge et blanc et son escorte de motards. Plusieurs milliers de défenseurs de « Elsass frei » se sont ainsi retrouvés dans les rues de Mulhouse, une ville que l’on croyait pourtant la moins alsacienne des villes d’Alsace.

Bien sûr, le chiffre du nombre de participants diverge selon que le comptage se fait par la police ou par les organisateurs. Mais, après l’avant-garde d’une cinquantaine de motos, il y avait bien 2 500 manifestants massés derrière les banderoles.

La grosse caisse d’Elsassland a pris la tête du défilé sans jamais manquer un coup de tambour. Du bruit à la hauteur des slogans plutôt violents qui étaient repris en chœur par la foule : « Unis contre Paris », « Révolution, debout le peuple d’Alsace ! » ou encore… « La France m’a tué ».

En effet, les militants les plus durs avaient pris la tête des opérations, reléguant quasiment au dernier rang la dizaine d’élus qui avaient fait le déplacement autour de Charles Buttner, président du conseil général du Haut-Rhin. Le maire de Mulhouse Jean Rottner, pourtant ardent défenseur de la cause de l’Alsace unie, s’était fait remarquer par son absence. Le cortège l’a d’ailleurs fait savoir en s’arrêtant pendant quelques minutes, pile sous les fenêtres de son appartement.
« Non, nous ne sommes pas des autonomistes »

D’une manière générale, la charge contre les politiques était violente, si l’on en croit le commentaire de ce manifestant, Jean-Michel Ritter : « Au moins la moitié des politiques qui sont ici, on aurait aimé ne pas les voir du tout. C’est facile de venir maintenant pour chercher de l’image alors que les hommes politiques nous ont négligés, nous ont trahis. Les trois quarts des personnes n’ont plus confiance dans les politiques qui sont encartés. Nous voulons des politiques sans étiquette. »

Dans les rangs, beaucoup de manifestants avaient déjà fait la manif de Colmar et seront de la prochaine. « Et pourtant, nous ne sommes pas des autonomistes, dites-le bien », se défendaient par exemple ces trois jeunes gens, Claire, Michael et Hélène, venus en famille d’Ensisheim. « Nous sommes là, car nous défendons avec conviction l’alsacien, notre langue maternelle, celle que nous parlons depuis l’enfance et ce n’est pas pour cela que nous n’incarnons pas une Alsace moderne », défendent-ils.

À intervalles réguliers, le cortège qui serpente sans heurt dans la ville s’arrête pour que s’élèvent dans les airs les drapeaux rouge et blanc aux cris de : « On va aller jusqu’à Paris ».

Mais c’est en plein cœur de Mulhouse que la manifestation a vraiment fait sensation, passant dans la foule attirée par le marché de Noël et le premier dimanche d’ouverture des magasins. Beaucoup de ces badauds n’avaient jamais vu un tel déploiement de costumes et coiffes alsaciennes. Si bien que les manifestants ont dû faire œuvre didactique. « Nous ne voulons pas de la grande région Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne. Une région est forte par sa cohérence et non par sa superficie. Mulhousiens, venez avec nous ! », ont-ils appelé.

Même les motards ont été obligés d’enlever le casque pour expliquer qu’ils voulaient « un référendum local ». Car comme l’ajoutait Pascal, venu de Colmar, « c’est l’avis du peuple qui est intéressant et pas celui des élus ».

Quelle : DNA

Wo ein Wille ist, ist ein Weg

Posted on février 22nd, 2014 by Klapperstein

Presserundschau Mülhausen beschließt Sprachencharta

Nach der Stadt Zabern im Unterelsaß hat sich nun Mülhausen durch ein Votum des Stadtrats als erste elsässische Großstadt zur Zweisprachigkeit verpflichtet. Allein die FN-Ratsmitglieder stimmten dagegen.

Quelle : Hytt morje

Zweisprachige Schilder : Mülhausen zeigt wie es geht!

Posted on juin 13th, 2012 by Klapperstein

Die oberelsässische Metropole Mülhausen war vor zwanzig Jahren nach dem Wahlsieg 1989 des gemäßigten Sozialisten Jean-Marie Bockel die erste größere elsässische Stadt, die unter der Leitung von Evelyne Schmitt-Troxler(1) zweisprachige Straßenschilder einführte.

Am 23. März 1991 wurden die ersten zweisprachigen Schilder in der Wildemannsgasse(2) eingeweiht. Es war das erste Mal seit dem Ende des Zweiten Weltkriegs, daß die einheimischen deutschen Straßennamen auch amtlich zum Vorschein kamen. Auch wenn diese Schilder — aus Angst vor der eigenen Sprache! — nicht auf Hochdeutsch sondern uf Milhüserditsch sind, obwohl der Ausschuß ursprünglich eher Schilder auf Hochdeutsch aufbringen wollte. Damals bevorzugte man letztendlich die Mundart, um etwaige „deutsch-feindliche Ressentiments in Teilen der Bevölkerung nicht zu verletzen“. Selbstverständlich klingt „Wildemannsgass“ gleich französischer als „Wildemannsgasse“, oder? Zumindest ist uns beim Milhüserditsch die eigenartige Graphie von Eugen Fallot-Landsmann erspart geblieben(3).
Viele andere Gemeinden folgten dem Vorbild Mülhausens und ließen ihrerseits ebenfalls zweisprachige Straßenschilder anbringen; erst waren es Kleinstädte, die — wie Mülhausen und die Landeshauptstadt Straßburg — soeben von einer roten bzw. rot-grünen Mehrheit erobert wurden. Später kamen auch schwarz- und in Einzelfällen sogar auch neo-gaullistisch regierte Gemeinden hinzu.

Diese Politik birgt freilich weitere Widersprüche in sich: offiziell dient die Zweisprachigkeit einer Annäherung an die BRD und man demonstriere dadurch die Bereitschaft, sich den „fremden“ Bundesdeutschen gegenüber zu öffnen und läßt daher zweisprachige Schilder anbringen, die aber nicht auf Hochdeutsch sondern phonetisch in der Mundart verfaßt sind, als ob die badische Mundart (ist eigentlich das gleiche wie die elsässische!) drüben in Baden Amtsprache, pardon Ámtsproch, wäre und es das Hochdeutsche gar nicht gäbe…
Offiziell hieß es früher, das Elsässische sei kein Deutsch sondern eine eigenständige Sprache. Inzwischen glauben es nur noch viele Elsässer selbst, denen die Sprachbildung fehlt um zu verstehen, was eine Sprache und was ein Dialekt ist und bei denen die amtliche Anerkennung des Deutschen als die Sprache Elsaß-Lothringens durch die französischen Behörden — Rektorat, Regionalrat und Bezirkstage voran — noch nicht angekommen ist. Manche bestreiten dies sogar heftig.
20 Jahre später sind in Mülhausen ca. 109 Straßen — vorwiegend in der Altstadt aber nicht nur — zweisprachig beschildert.

Die oberelsässische Metropole behält auch weiterhin ihre Vorreiterrolle auf dem Gebiet der Zweisprachigkeit und der Deutschsprachigkeit, denn sie ist nun die erste Stadt — wenn nicht die erste Gemeinde überhaupt — in Elsaß-Lothringen, deren Verwaltung sprich Gemeinderat den Mut besitzt, zweisprachige Schilder Französisch/Hochdeutsch anbringen zu lassen. Dies ist ein regelrechter Präzedenzfall und erstmalig seit dem Wiedereinmarsch französischer Soldaten in unsere deutsche Heimat.

Natürlich sind diese neuen Schilder selbstverständlich (noch) nicht flächendeckend in der gesamten Stadt, jedoch so sehr in der Innenstadt verbreitet, daß sie auffallen. Sowas war bis jetzt in ganz Elsaß-Lothringen praktisch undenkbar und viele haben es erst geglaubt, wenn sie die Fotos davon gesehen haben!

Ferner gibt es auch einige Fehler, die darauf deuten ließen, daß nicht die althergebrachten einheimischen deutschen Bezeichnungen von ortskundigen Personen benutzt wurden, sondern, daß man ein x-beliebiges Übersetzungsbüro womöglich sogar im französischen Ausland mit der Übersetzung aus dem Französischen ins Deutsche beauftragt habe, ohne dieses darüber aufzuklären, daß es für all das  Zeug schon deutsche Bezeichnungen gibt, die man nicht unbedingt neu erfinden muß…
So erscheint nun die Barfüssergasse, die seinerzeit im 19. Jahrhundert ins Französische — eigentlich richtig! — als „Rue des Franciscains“ übersetzt wurde, auf dem zweisprachigen Straßenschild (Französisch/Mundart) als „Rue des Franciscains/Barfuessergass“ und auf den neuen Hinweisschilder (Französisch/Hochdeutsch) als „Rue des Franciscains/Franziskaner Straße“. Wie sonst kann man erklären, daß die Barfüssergasse zur Franziskaner Straße (!) wurde, was grammatisch betrachtet auch falsch ist, denn es hieße dann Franziskanerstraße…?

(1)  Tochter des elsässischen Dichters Tony Troxler
(2)  frz. Rue du Sauvage
(3) sonst hätte es wohl „Vîltämånzgôss“ oder ähnlich heißen können…

Quelle :  Neues Elsaß-Lothringen

Congrès pour le Conseil d’Alsace

Posted on novembre 22nd, 2011 by Klapperstein

Ci-dessous le texte officiel qui sera soumis au vote des conseillers généraux et régionaux d’Alsace réunis en Congrès le 1er décembre 2011. La création du Conseil d’Alsace, qui représente une forme (bien que limité) d’autonomie, est un bouleversement institutionnel tout à fait positif pour l’Alsace. Dans le but de contribuer au débat, nous posons cependant quelques questions :

- Les transferts de compétence entre l’Etat français et la nouvelle collectivité alsacienne seront-ils substantiels ou uniquement symboliques ?

- La pseudo décentralisation ayant notamment servit ces dernières années à transférer une partie des déficits de l’état français aux collectivités locales, le nouveau Conseil d’Alsace saura-t-il mettre fin à ces pratiques pour le moins contestables ?

- Comment l’absence de démocratie directe et le scandale du scrutin majoritaire peuvent-ils prendre fin ?

- Quelle est la position la gauche, qui pourrait arriver au pouvoir en 2012, sur le projet de création du Conseil d’Alsace ?

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Nous voulons créer, pour l’Alsace, une collectivité nouvelle : le Conseil d’Alsace. Elle réunira les deux Conseils généraux et le Conseil régional au sein d’une seule et même institution et elle pourra obtenir de l’Etat des transferts complémentaires de responsabilités. Aujourd’hui, c’est un moment fondateur que nous vivons. Il nous engage pour l’avenir et donne à notre région la capacité de mieux relever les défis qui se présentent à elle.

Le monde a changé. L’organisation territoriale qui, longtemps, a permis aux Alsaciens de construire leur développement et de vivre ensemble, arrive en bout de course. Les lignes ont bougé. Depuis 2008, la crise a accéléré les grandes mutations qui affectent le monde et qui touchent aussi notre région.

Les Départements ont été créés à la fin du XVIIIe siècle par l’inspiration révolutionnaire pour organiser les territoires de la République et tourner le dos aux provinces de l’Ancien Régime. Les Régions ont été portées sur les fonds baptismaux à la fin du XXe siècle, quand la France a éprouvé le besoin de se décentraliser après des siècles de centralisation.

Nos collectivités ont montré leur pertinence et leur efficacité. En Alsace, elles se sont toujours inscrites avec volontarisme dans les réformes et initiatives de décentralisation. Elles ont su agir sur chaque territoire, au plus près de nos concitoyens, tout en conduisant des politiques ambitieuses.

Mais demain, qu’en sera-t-il ? L’Alsace pourra-t-elle, longtemps encore, jouer en ordre dispersé ? Dans un monde qui bouge, face à de grandes régions qui, partout en Europe, s’affirment et se développent, nous avons besoin d’une Alsace encore pus  forte pour mieux protéger les Alsaciens, leur garantir un service public de qualité et accroître la compétitivité de l’économie alsacienne, tout en conservant les effets positifs de la proximité.

Le Conseil d’Alsace est pleinement une collectivité créée pour le XXIe siècle.

Notre époque est saisie de doutes et de craintes. Elle porte aussi en elle de grandes promesses et de grands espoirs. Le Conseil d’Alsace doit être pour tous nos concitoyens une espérance partagée.

La crise que nous traversons est d’une ampleur sans précédent. Les conséquences peuvent être très graves. Nous voulons, à notre niveau, prendre en compte les besoins de simplicité et d’efficacité de l’action territoriale et répondre aux attentes de nos concitoyens et de nos territoires. Ceci nous ouvre des perspectives pour l’avenir.

En enclenchant aujourd’hui le processus qui conduira à création de la collectivité nouvelle dont l’Alsace a besoin et que nos concitoyens appellent de leurs vœux, c’est une ambition à la hauteur des enjeux du temps présent que nous donnons à notre région tout entière.

En réunissant en formation de congrès le Conseil général du Bas-Rhin, le Conseil général du Haut-Rhin et le Conseil régional d’Alsace, nous voulons franchir une étape décisive pour l’Alsace et son avenir, en saluant toutes celles et ceux qui s’engagent à nos côtés pour faire aboutir ce projet novateur.

Une question est posée, solennellement, à l’ensemble des élus départementaux et régionaux : souhaitez-vous que le Conseil d’Alsace, nouvelle collectivité territoriale, voie le jour ?

En répondant « oui » à cette question, les élus manifesteront leur volonté de donner à l’Alsace une nouvelle gouvernance, d’être à l’avant-garde de la décentralisation, de mieux prendre en compte les caractères spécifiques de notre région et de rassembler les conditions qui nous permettront de mieux relever ensemble les grands défis de l’avenir.

En répondant « oui » à cette question, les élus répondront à une aspiration profonde de nos concitoyens d’Alsace, qui expriment, chaque fois qu’ils sont interrogés, le désir d’une action publique plus proche d’eux, plus efficace, plus économe en moyens et plus pertinente.

« De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace ! » Le mot de Danton résonne encore jusqu’à nous, comme un appel lancé à tous les élus de la République à ne jamais vivre sur leurs acquis, pas plus qu’à accepter les situations en renonçant à les changer.

La création du Conseil d’Alsace est, en soi, la révolution par l’audace pour tous les Alsaciens. Elle remet en question notre façon de nous organiser, c’est-à-dire de penser notre développement et d’agir collectivement.

De l’audace, il en faudra à chaque membre du Congrès d’Alsace pour inventer la nouvelle collectivité unique alsacienne.

Il nous faudra, dans les prochains temps, réfléchir aux relations futures du Conseil d’Alsace avec l’Etat et aux transferts de compétences nouvelles que nous devons obtenir de lui. Il va de soi que la nouvelle collectivité bénéficiera au minimum de l’intégralité des dotations attribuées par l’Etat aux trois collectivités actuelles. Nous devrons également conduire nos réflexions sur la manière de jouer la carte des complémentarités territoriales avec les grandes agglomérations et avec les intercommunalités.

Toute l’Alsace et toutes ses forces vives sont appelées aujourd’hui, avec leurs élus, à participer aux travaux que nous ouvrons.

Il faudra à tous les élus départementaux et régionaux de l’audace pour répondre aux aspirations légitimes des Alsaciens. Ils n’en manqueront pas.

Car tous, nous avons conscience du caractère extrêmement novateur de la démarche que nous engageons aujourd’hui.

Nous initions une réforme sans précédent des institutions et des modes de gouvernance en Alsace. Depuis longtemps, les Alsaciens sont attachés à la décentralisation. En instituant cette collectivité nouvelle, nous donnons à nos territoires une longueur d’avance sur le reste du pays. Nous affirmons ainsi le caractère précurseur et pionnier de l’Alsace en matière de décentralisation et d’organisation des pouvoirs locaux.

Nous avons également conscience que cette réforme permettra à notre région tout entière de mieux prendre en main son destin, en s’organisant mieux, en s’ouvrant bien davantage sur nos voisins et en prenant mieux en considération l’identité et la culture régionales. Nous sommes Français, attachés aux valeurs de la République. L’Europe nous appelle. Et c’est pour mieux servir cet attachement et cette vocation que nous voulons doter notre région d’une gouvernance innovante et inédite.

Enfin, si nous désirons instituer une nouvelle collectivité alsacienne, fruit de la réunion du Conseil général du Bas-Rhin, du Conseil général du Haut-Rhin et du Conseil régional d’Alsace, c’est que nous voulons donner à nos concitoyens et à nos territoires toutes leurs chances pour l’avenir.

L’Alsace a connu, par le passé, des réussites éblouissantes et des succès éclatants. Sera-t-elle en mesure d’en connaître d’aussi grands dans les dix ou les quinze ans qui viennent ? Assurément oui ! Oui, si dès aujourd’hui elle ose relever les défis, réinventer l’organisation de son territoire, moderniser et rationnaliser l’intervention publique, être plus près de chaque territoire tout en étant plus forte  en Europe et dans le monde.

Instituer le Conseil d’Alsace, c’est choisir l’action collective, en adaptant notre organisation territoriale aux évolutions actuelles et en anticipant le monde de demain. Instituer le Conseil d’Alsace, c’est accepter de relever ensemble les grands défis qui se présentent à nous. C’est avoir de l’audace pour l’Alsace et pour tous les Alsaciens.  Nous voulons mettre l’Alsace en mouvement et le faire ensemble.

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Conseil d’Alsace : tout reste à faire

Posted on juillet 3rd, 2011 by Klapperstein

Qui dit que Richert ne s’entend pas avec les Haut-Rhinois ? Ici au zoo de Mulhouse avec Jean-Marie Bockel, Jo Spiegel et Michèle Striffler. (Légende et photo : L'Alsace)

Ne nous demandez pas ce que Philippe Richert, accompagné de joyeux boutentrains locaux, est aller faire hier au zoo de Mulhouse. Ne nous demandez pas non plus ce que Spiegel raconte de si tordant à ses compères. On pourrait vous répondre qu’il compare en se marrant à pleines dents les manchots  de l’enclos à ses pingouins d’électeurs, ou alors les deux manchots en premier plan à Richert et Buttner, travaillant main dans la main à la création du conseil d’Alsace ! C’est peut-être pour ça que Richert tire un peu la gueule.

Bockel, lui, il rigole un peu, mais en fait il s’en fout, il est juste nostalgique, il voudrait être au zoo de Paris, er wär so gern noch a mol Minischter. Oui,  vous savez bien, à la basse-cour de l’Elysée, où tous les mercredis, une bande de pingouins serviles reçoivent leur ordres du manchot pygmée qui se prend pour un empereur.

Mais ce n’est pas à Paris que doit se jouer l’avenir du conseil d’Alsace unique. C’est en Alsace, où l’opinion publique, largement favorable au conseil d’Alsace, doit taper du poing sur la table pour imposer à ses élus opportunistes et carriéristes les choix qui sont bon pour l’Alsace. Buttner doit notamment comprendre qu’il ne sera pas réélu s’il s’obstine dans ses choix. UH

Conseil unique : Philippe Richert tend la main au Haut-Rhin

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Sans rien céder sur le fond, à savoir la fusion des trois collectivités, le président du conseil régional réoriente sa stratégie.

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Il n’y a pas une semaine sans que Philippe Richert soit à l’écoute des Haut-Rhinois. « Partout, on m’encourage à tenir bon. » Mais cela ne suffit pas. En l’absence de délibération prise par le conseil général, conforme à celles déjà adoptées par la Région et le Bas-Rhin, l’État n’organisera pas de référendum sur le conseil unique en octobre. Ensuite, toute consultation deviendra impossible, à moins de six mois avant la présidentielle.

D’autres auraient renoncé. Richert garde l’objectif, tout en faisant preuve de pragmatisme. « Le conseil d’Alsace doit nous permettre d’être plus efficaces, plus forts plus territorialisés, plus unis », assure le ministre, en considérant qu’ « au regard d’une situation de plus en plus concurrentielle entre territoires, les collectivités locales doivent retrouver des marges de manœuvre financières ». « Sinon, malgré les discours sur la proximité, elles seront amenées à supprimer des politiques », prévient-il.

Le lundi 11 juillet, il défendra son point de vue — « largement partagé par les partis politiques » — devant le conseil général du Haut-Rhin, mais s’efforcera aussi de « répondre aux inquiétudes et attentes exprimées » en son sein. Il proposera de « construire un projet pas à pas, en gardant des spécificités aux deux Départements, à travers des conseils départementaux ».

Concrètement, les présidents de la région et des deux Départements, prépareront « le document du conseil unique », avec comme rédacteur le vice-président de la M2A (Mulhouse Alsace agglomération), Olivier Becht, rompu aux exercices délicats. « Il ne s’agit pas d’opposer, mais de réunir. Une fois les points d’accord actés, nous verrons les points de désaccord un à un. L’essentiel, c’est de ne pas revenir en arrière », observe-t-il, en rappelant la nécessité de « donner une ambition à l’Alsace ». « Je me refuse au rôle de simple exécutant des politiques décidées par l’État », lâche-t-il.

Pour autant, il n’a pas oublié le « groupe projet », associant la société civile — à travers le Céser — les trois agglomérations dont les responsables sont « en phase avec lui » et les intercommunalités, sans oublier les parlementaires. Pressé de toute part, il va mettre en place ce groupe avant fin juillet pour proposer de « réfléchir aux transferts de compétences, notamment une partie législative de type réglementaire concernant les langues régionales, l’orientation, les routes nationales ». Enfin, il réunira ses collègues du conseil régional qui pourront participer, sans exclusive, à la « commission conseil d’Alsace » et « créer un groupe ad hoc pour porter la position de la Région lors des rencontres ».

« Si on veut que le conseil d’Alsace soit mis en place en 2014, il faut organiser le référendum et obtenir le vote d’une loi spécifique avant 2014. Sinon, il ne se passera rien avant 2020 ! » prévient-il, en ajoutant : « Je n’imagine pas qu’on refuse aux Alsaciens le droit de s’exprimer sur un conseil d’Alsace qui constituera une nouvelle étape de la décentralisation… »

Il y a aussi ceux qui souhaitaient aller plus vite. « Le calendrier pour un référendum à l’automne aurait été très contraint » reconnaît-il. Mais il considère aussi — tout en se disant persuadé que la majorité restera à droite — qu’ « aucun gouvernement n’osera s’opposer à la volonté des Alsaciens ». Tous arguments qui font, selon Philippe Richert, qu’ « il est plus raisonnable d’organiser le référendum en 2012, à condition de ne pas revenir sur les étapes ». Il ne « verrait aussi que des avantages » à la réunion d’un « Parlement d’Alsace [NDLR : composé des trois assemblées] qui permettraient aux différents élus de s’exprimer… » Même si la loi les empêche de délibérer de concert.

Quelle : L’Alsace (03/07/2011)

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Un Conseil d’Alsace pour 2014 ?

Politik Kategorie : Alle Artikel

Fachkongress in Mülhausen / Milhüsa : s’ Sproochbàd

Posted on octobre 9th, 2010 by Klapperstein

« Die Gabe eine Sprache zu erlernen, insbesondere seine Muttersprache bzw. Muttersprachen, wird jedem von uns in die Wiege gelegt. Die in Frankreich geborenen Kinder machen hier keine Ausnahme. Sie lernen wie alle anderen Kinder ihre Muttersprache. Das Problem besteht darin dass sie eben nur diese eine Muttersprache erlernen ! »

Jean PETIT, Psycholinguist, Professor an den Universitäten von Reims und Konstanz sowie am Institut für die Regionalsprachen Frankreichs ( I.S.L.R.F.) (ł 2003)

Diese Aussage des Professors Jean Petit hat leider in unserer Region (Elsass und Lothringen) an Aktualität nicht verloren, Noch immer kommen viel zu wenig Kinder in den Genuss einer frühzeitigen zweisprachigen Ausbildung. Diese Feststellung hat uns von A.B.C.M. Zweisprachigkeit und vom Institut für die Regionalsprachen Frankreichs (I.S.L.R.F) dazu bewogen ein Fachkongress zu veranstalten über :

Die Rolle der immersiven Lernmethode für den Erhalt und die Weiterentwicklung der regionalen Sprache

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am Freitag den 22. Oktober 2010 und Samstag den 23. Oktober 2010

im « Centre Sportif Régional Alsace » in Mulhouse

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Der Fachkongress will die Besonderheiten der immersiven Lernmethode, wie sie in anderen Regionen Frankreichs erfolgreich eingesetzt wird, näher bringen und die Zusammenhänge in Bezug auf den Erhalt der regionalen Sprachen Frankreichs aufzuzeigen. Vortragende anderer Regionen Frankreichs und aus dem europäischen Umfeld, werden ihre Erkenntnisse und Erfahrungen beisteuern und den Akzent auf die Zusammenhänge zwischen Entwicklung der Zweisprachigkeit einer Region und dessen Wirtschaftlicher Entwicklung setzen.

A.B.C.M. Zweisprachigkeit

Gegründet 1991, ist die A.B.C.M Zweisprachigkeit Vorreiter auf dem Gebiet des bilingualen Unterrichts im Elsass und in Lothringen. Heute beschäftigen wir über 120 Angestellte an 10 Schulen in denen etwas über 1.100 Kinder im Alter zwischen 3 und 11 Jahren in den Genuss einer frühzeitigen zweisprachigen Ausbildung nach der immersiven Lernmethode kommen. Sie lernen Französisch, Deutsch und den vor Ort üblichen Dialekt auf natürliche, unbewusste und intuitive Weise. Ziel ist das Erreichen einer ausgeglichenen Sprachkompetenz in beiden Sprachen damit diese Kinder gleichermaßen auf französisch und deutsch sprechen, lesen, schreiben und spielen können.

I.S.L.R.F.

Das Institut für die Regionalsprachen Frankreichs wurde 1997 gegründet und ist ein Zusammenschluss von fünf Netzwerken die zweisprachige Schulklassen mit Französisch und einer Regionalsprache betreiben: Diwan für Bretonisch, Seaska für Baskisch, Calandreta für Okzitanisch, Bressola für Katalanisch und A.B.C.M. Zweisprachigkeit für das Elsässerditsch und das Lothringer Platt, Das Institut bildet Lehrkräfte parallel zum offiziellen Ausbildungssystem des französischen Bildungsministeriums aus. Regional sind in diesem Kontext regionale Einheiten wie zum Beispiel Üsbeldung, das Ausbildungszentrum für die A.B.C.M. Zweisprachigkeit Schulen im Elsass und in Lothringen entstanden.

Source : A.B.C.M. Zweiprachigkeit

Du piège de la signalétique dialectale

Posted on août 9th, 2010 by Unsri Heimet !

L’Alsace du 7 août 2010 nous rapporte l’initiative louable engagée par la commune de Kaysersberg. En effet, cette dernière sous la houlette de son maire vert Henry Stoll (1), a réalisé la pose de panneaux d’entrée et sortie d’agglomération uff elsasserditsch. Désormais, personne ne pourra plus ignorer qu’en rentrant dans Kaysersberg, il rentre aussi dans Kaisersbari, ce qui ne manquera pas d’amuser certains touristes (2) et interpeller bon nombre d’Alsaciens sur le sort de notre langue. L’Elsasserditsch s’affiche ou semble s’affirmer petit à petit. Zwar ein bisschen zu spät. Awer besser als nix. Or, si le dialecte s’affiche ici à là, il serait dommage de recourir systématiquement à une signalétique français/alsacien en ignorant soit volontairement ou soit par ignorance la toponymie en allemand écrit (Hochdeutsch). Il convient au passage de rappeler la phrase suivante:

« il n’existe en effet qu’une seule définition scientifiquement correcte de la langue régionale en Alsace, ce sont les dialectes alsaciens dont l’expression écrite est l’allemand ».

Cette définition, émise par l’ancien recteur Pierre Deyon est admise par les linguistes et l’OLCA. Alors pourquoi les élus et association se limitent-ils toujours à l’usage unique du dialecte sur les panneaux ?

Si Kaysersberg est plutôt bien lotie à ce niveau-Kaysersberg ayant conservé sa forme originelle allemande et n’a pas été francisé en Mont-Libre ou Montagne de l’Empereur- nous n’avons aucune objection à ce que la commune puisse se permettre le luxe d’afficher une signalétique en français/allemand/alsacien. Or, il n’en va pas de même pour d’autres communes. Un  premier exemple concret(3), Obernai.  Le nom Obernai est une francisation calqué sur la forme dialectale Owernahn. Or la toponymie historique et  la seule qui donne un sens à la localité est l’allemand Oberehnheim (lieu situé en amont de la rivère Ehn par opp. à Niederehnheim/Niedernai situé en aval). En poussant le vice un peu plus loin, on se demandera pourquoi Schiltigheim ne s’appellerait-elle pas officiellement Chiligue ! Evoquons aussi Mulhouse, qui à l’instar de Kaysersberg avoir apposé un panneau « bilingue ». Mais dans ce cas, il semble que l’association plaques bilingues en charge du projet semble avoir retenu Milhüsa (sous Mulhouse, en petit et en cursif wenn’s belebt). A la trappe donc Mülhausen (i. Elsass) (lit. maisons du moulin cf. légende fondatrice de la ville). Quant à Strasbourg, la très européenne, aussi scandaleux que cela puisse paraître, elle fait aucunement mention du nom historique Strassburg à ses entrées-sorties. Ces exemples illustrent parfaitement le rapport complexe qu’entretiennent les Alsaciens vis-à-vis du Hochdeutsch et cela est fort dommageable pour l’avenir de notre langue séculaire.

Fort dommageable car si nous voulons que la langue alsacienne ait un avenir, autant faut-il comprendre que séparer l’Elsässerditsch de l’allemand standard est un travers mortel dans lequel nous sommes  trop souvent tombés. Ce qu’il faut, c’est impérativement mettre en œuvre  une visibilité générale du Hochdeutsch dans le domaine public; cette visibilité passe, en premier lieu, par la réhabilitation des toponymes historiques en allemand de nos villes et de nos villages. Si cette étape au combien psychologique pour les Alsaciens ne peut être franchie alors il est à craindre que le bilinguisme tant souhaité ne sera jamais effectif. Schluss! Amen! Elsass pourra dire adieu à son destin historique, celui d’un pont entre deux grandes sphères culturelles et linguistiques. Quel gâchis, faute de volonté politique (4). Ne dit-on pas, wo ein Wille ist, ist auch ein Weg ? Ce Weg qu’il reste encore à tracer, ce Weg qu’il ne nous restera plus qu’à suivre…

(1)L’Alsace s’empresse de préciser dans son article qu’ Henry Stoll est « tout sauf un autonomiste » ! Nous voilà rassuré. Mais saluons l’initiative sachant que la DDE à refusé la pose du panneau en elsasserditsch. Elle semble pourtant être plus encline à le faire en Corse, au Pays basque, en Bretagne. Sind wir zu blöd? (2)Paradoxalement lorsque vous pénétrez dans Zurich, aucun panneau ne vous informe qu’ici c’est Züüüüri. Idem pour Munich, qui se dit localement Minga. Il est vrai que le Boiarisch et le Züridütsch ne suivent pas le même déclin que le « dialecte alsacien » et n’ont pas besoin de s’afficher sur les panneaux signalétiques…       (3)Des exemples de déformation de toponymes ne manquent pas en Alsace. Dannemarie/Dammerkirch, Sainte-Marie-aux-Mines/Markirch, Cernay/Sennheim, La Petite-Pierre/Lützelstein, Mulhouse/Mülhausen, Wasselonne/Wasselnheim, Séléstat/Schlettstadt etc (4). Selon H. Stoll «Au conseil général on parle tout le temps d’identité régionale, mais on ne fait pas grand-chose pour»… tout est dit. UH

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