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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Sonntag, 23.November : fer’s Elsàss, noch a mol alli ùf Strossburi

Posted on novembre 20th, 2014 by Klapperstein

Les manifestations spontanés de hier après-midi ont mobilisés plus de 200 Alsaciens à Mulhouse, Colmar et Strasbourg. Nous devons être et nous serons beaucoup plus nombreux dimanche à Strasbourg. Face aux évènements actuels, les Alsaciens perçoivent de mieux en mieux le véritable visage de la République Française. Le réveil identitaire alsacien ne fait que commencer. Màche mit ! Et surtout n’oubliez pas de rigoler. Quoi qu’il arrive, on va bien se marrer !

Unser Land se déclare indépendantiste !

Posted on octobre 30th, 2014 by Klapperstein

Pressemitteilung – Unser Land : Le bras d’honneur de Valls

Pour quitter la crise sociale, économique, identitaire et politique dans laquelle elle se trouve, la France avait besoin d’une profonde réforme territoriale, permettant de transformer cet Etat centralisé et technocratique en un pays fédéral bâtissant sa richesse sur la diversité des peuples qui la composent. La France aurait ainsi rejoint les démocraties avancées et prospères comme la Suisse, la Finlande ou l’Allemagne.

Car après tout, pourquoi ne pas créer des régions dans lesquelles les citoyens se reconnaissent ?

A tous ceux qui se posent (encore) cette question légitime, le gouvernement vient de rappeler que, depuis la Révolution, le vrai projet de la France n’est pas celui de reconnaitre les peuples qui composent l’hexagone, mais de les détruire méthodiquement.

La France ne veut pas créer de région Savoie. Malgré les promesses réitérées depuis 1981, elle refuse de créer une collectivité territoriale au Pays Basque. Elle fait fi des manifestations regroupant chaque année plusieurs dizaines de milliers de Bretons et s’obstine à maintenir la partition de la Bretagne ordonnée en 1941 par Pétain. Elle reste également sourde aux aspirations des Occitans et des Catalans. Seuls les Corses ont pu arracher un statut spécifique à force de plasticages et de revendications indépendantistes.

A ce jour, avec la Corse, seule l’Alsace dispose d’institutions correspondant à son territoire. Le gouvernement est en train de saisir le prétexte de la réforme territoriale pour y mettre fin.

Dans son discours, M. Valls reconnait la nécessité d’une différentiation des territoires. Le fait qu’il ouvre cette possibilité pour les considérations liés à la ruralité mais qu’il la ferme pour celles liées à l’identité confirme, s’il le fallait, que ce sont les dogmes jacobins qui inspirent cette réforme.

M. Valls balaie ainsi de la main les aspirations légitimes du peuple alsacien à disposer de ses propres institutions et y oppose « le peuple français » et « la République une et indivisible », n’hésitant pas à donner des leçons de patriotisme. A ce titre, nous rappelons que l’Alsace n’a aucune de leçon a recevoir de la part d’un Etat qui l’a vendue en 1871 et lâchement abandonnée en 1940.

Par ses provocations et son attitude autiste, M. Valls est en train de commettre une lourde erreur. Alors que ses prédécesseurs se contentaient habilement de laisser l’Alsace mourir à petit feu, M. Valls préfère adresser aux Alsaciens un bras d’honneur. Cela aura au moins le mérite d’ouvrir les yeux de nos concitoyens sur la réalité de la politique française en Alsace.

L’avenir de la région Alsace est maintenant aux mains de l’assemblée nationale et sera le jouet des oppositions politiciennes. Nous n’attendons rien de ce simulacre de démocratie.

Si la France est incapable de respecter la volonté de l’écrasante majorité des Alsaciens et de ses élus, alors nous n’avons plus rien à faire dans ce pays. Il est temps de quitter cette dictature pour bâtir notre pays, l’Alsace. A nous maintenant de construire un projet de société et de conquérir notre liberté.

Quelle : Unser Land

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Face à l’arrogance et l’intransigeance du gouvernement Valls sur la réforme territoriale, Unser Land adopte enfin un discours indépendantiste.

Nous leur disons donc bienvenue au club, aux membres d’Unser Land ainsi qu’à tous les Alsaciens qui ouvrent de plus en plus les yeux sur ce qu’est la République Française et son idéologie mensongère.

Nous considérons en effet que la machine républicaine qui nie depuis toujours notre existence en tant que peuple n’est aucunement réformable ou amadouable. Nous considérons que les valeurs républicaines sont parfaitement incompatibles avec le respect de notre identité et de nos droits civiques,  et parfaitement incompatibles avec des valeurs véritablement démocratiques.

C’est pourquoi nous souhaitons ardemment nous séparer de Paris et de sa république prédatrice et antidémocratique. Die Freiheit beginnt, wo Frankreich aufhört ! Also los von Paris, ohne Frankreich in die Zukunft ! UH

Wachen wir endlich auf, und denn wird alles möglich sein !

Posted on septembre 10th, 2014 by Klapperstein

Réveillons-nous enfin, et tout deviendra possible

Le collectif  « Non à la fusion des régions Alsace et Lorraine » vient annuler la manifestation du 20 septembre pour rejoindre l’appel des principaux élus alsaciens à manifester le 11 octobre. On peut regretter l’annulation d’une manifestation qui aurait eu une dimension autonomiste évidente, et qui aurait servi d’échauffement à la grande manifestation du 11 octobre, mais l’important n’est pas là.

L’important est que les intérêts des politicards alsaciens, nos Schackapolitiker de services, soient aujourd’hui convergeant sur la question régionale avec ceux du peuple alsacien. L’important est que nos Bandelajäger émérites soient aujourd’hui contraints par les circonstances de défendre un point de vue régionaliste (c’est à dire concrètement la création d’un nouveau Conseil d’Alsace) qui va aussi dans le sens de revendications véritablement autonomistes.

Les élus alsaciens (qui sont par ailleurs élus par la grâce de modes de scrutin fondamentalement antidémocratiques Link), vont maintenant œuvrer, par intérêts carriéristes, à la création d’un nouveau Conseil d’Alsace, et le degré « d’autonomie » de cette nouvelle collectivité territoriale dépendra pour beaucoup de la mobilisation des Alsaciens à ne plus se laisser traire Link, tondre Link et clouer le bec Link par la République Française des palais parisiens et des bandits qui y logent.

Concrètement, les Alsaciens doivent se mobiliser pour signer et faire signer la pétition Link de Jean Rottner, afficher leurs couleurs sur leur voiture Link, leur maison et leur appartement Link , et venir manifester en masse le 11 octobre avec leur Rot un Wiss et autre Wàpppenfahne.

Nehmen wir unser Schicksal selbst in die Hand ! Wir, Elsässer, sind unseres eigenen Schicksal Schmied. Wachen wir endlich auf, und denn wird alles möglich sein ! UH

Hey, Hollande ! Finger weg von unserem Elsass !!

Schaffen wir dann einen Freistaat Elsass

Posted on juillet 18th, 2014 by Klapperstein

La création de nouvelles grandes régions françaises par les politicards français (qui sont dans leur grande majorité à la fois républicains et européistes) et autres Bandelajäger alsaciens correspond à deux impératifs distincts : créer des sortes de départements à l’échelle de l’Union Européenne et poursuivre la destruction des identités dites « régionales » qui survivent tant bien que mal au sein de la République Française.

La République Française et l’Union Européenne, toutes deux fondées sur le droit-de-l’hommisme, sont intrinsèquement hostiles aux identités des peuples et aux véritables principes démocratiques, les uns comme les autres étant jugés (par ailleurs à justes titre) comme étant « contraires aux principes des droits de l’homme ».

C’est donc en toute logique que la République et l’Union travaillent main dans la main à l’effacement de l’Alsace en tant qu’entité politique et communauté de destin.

Que cela face plaisir ou non les faits sont têtus et la République Française comme l’Union Européenne, en sortir c’est s’en sortir. Los von Paris, los von Brüssel und schaffen wir dann einen Freistaat Elsass.

Et que nous soyons mariés de force avec la Lorraine, la Champagne-Ardenne ou l’Auvergne ne change pas fondamentalement les données du problème.

Ce qui signifie que quoi qu’il arrive ces prochain jours, concrètement, nous devons pour commencer revendiquer la création d’un Conseil d’Alsace aux compétences les plus élargies possible. Zunächst einmal… UH

Für dumm verkauft werden…

Posted on novembre 25th, 2013 by Klapperstein

Direkte Demokratie französische Art oder wie  wir für dumm verkauft werden.

Le référendum d’initiative partagée, qui est une parodie de référendum d’initiative populaire à la sauce française et républicaine, est sur le point d’être définitivement adopté par les institutions de notre vieille république. Ci-dessous le texte de Roseline Letteron, professeur de droit public à l’Université de Paris-Sorbonne, qui explique clairement en quoi ce non évènement, à l’image selon nous de la démocratie en France, est définitivement grotesque. U.H.

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Adoption du référendum d’initiative populaire, sans initiative populaire

En réalité, les parlementaires n’ont jamais voulu du référendum d’initiative populaire, et le projet leur donne entière satisfaction.

Par Roseline Letteron.

Assemblée NationaleLe 21 novembre 2013, la Commission mixte paritaire a adopté les textes relatifs au référendum d’initiative partagée, une loi organique et une loi ordinaire. Aussitôt adopté, la loi organique a d’ailleurs été transmise au Conseil constitutionnel, puisque ce dernier est obligatoirement saisi de toutes les lois organiques. Il est bien peu probable que le texte soit déclaré non conforme à la Constitution, et il va sans doute bientôt entrer en vigueur. C’est lui qui pose les principes généraux du référendum, la loi ordinaire étant consacrée à la procédure référendaire.

Cinq ans après…

On doit observer la lenteur de la gestation de ces textes qui trouvent leur origine dans la révision constitutionnelle de 2008 qui modifiait la rédaction de l’article 11, en ajoutant : « Un référendum portant sur un objet mentionné au premier alinéa peut être organisé à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales. Cette initiative prend la forme d’une proposition de loi et ne peut avoir pour objet l’abrogation d’une disposition législative promulguée depuis moins d’un an« . Rappelons cependant que cette procédure ne s’applique que dans le champ de l’article 11, ce qui signifie que la consultation populaire doit porter sur l’organisation des pouvoirs publics ou les réformes relatives à la politique économique sociale ou environnementale, ou encore avoir pour objet d’autoriser la ratification d’un traité qui aurait des incidences sur le fonctionnement des institutions.

Cinq années se sont donc déroulées entre la révision constitutionnelle et le vote des lois permettant sa mise en œuvre. Le Président Sarkozy qui se proposait, par cette réforme, de « redonner la parole au peuple français« , n’a rien fait que pour cette prise de parole devienne une réalité. Si deux projets de loi ont bien été déposés en décembre 2010, ils n’ont été adoptés par l’Assemblée nationale en première lecture qu’en janvier 2012. Il a donc fallu attendre l’alternance pour que la procédure législative soit menée à son terme, sans enthousiasme particulier.

En réalité, les parlementaires n’ont jamais voulu du référendum d’initiative populaire, et le projet leur donne entière satisfaction sur ce point. Ce texte rappelle ainsi la fameuse lettre de Joseph Caillaux, écrivant en substance : « J’ai enfoncé l’impôt sur le revenu en ayant l’air de le défendre« .

La réforme apparaît donc purement cosmétique, marquée à la fois par l’étroitesse de son champ d’application, et la possibilité offerte au parlement de contrôler entièrement la procédure.

Un champ d’application restreint

Le domaine des libertés publiques  n’est pas réellement concerné par la nouvelle procédure, sauf dans l’hypothèse où la réforme se traduirait par une modification de nos institutions. Certes, les opposants au mariage pour tous ont allègrement affirmé que la liberté du mariage relèvait de la « politique sociale », oubliant au passage que Nicolas Sarkozy avait oublié de faire voter les lois d’application. Mais cette analyse ne reposait sur aucun argument juridique.

De même, ceux qui souhaiteraient aujourd’hui utiliser ce référendum pour imposer le droit des vote des étrangers aux élections locales seront sans doute déçus. Car le droit de suffrage ne concerne pas les « pouvoirs publics », et pas davantage la politique économique, sociale ou environnementale. Pour empêcher toutes interprétation un peu trop libérale du champ du référendum, l’objet de toute initiative dans ce domaine doit être soumis au Conseil constitutionnel pour être préalablement contrôlé.

Une initiative parlementaire

Contrairement au slogan lancé par l’ancien Président, le nouvel article 11 ne redonne pas la parole au peuple français. Il ne s’agit pas d’un référendum d’initiative populaire, mais plus modestement d’une initiative parlementaire. Le texte doit être présenté par 1/5è des membres du Parlement, soit 185 députés et sénateurs qui déposent une proposition de loi, dans les conditions du droit commun. Le peuple n’intervient qu’ensuite, pour appuyer l’initiative parlementaire. La démocratie directe est donc entièrement absente de l’élaboration du texte, qui demeure la compétence exclusive du parlement.

L’intervention du peuple se réduit à une forme un peu modernisée du droit de pétition, mise en œuvre de telle manière qu’il ne puisse jamais être mis en œuvre. En effet, pour qu’un référendum puisse effectivement avoir lieu, le texte doit recevoir le soutien du dixième de l’électorat, soit environ 4 500 000 électeurs. Un tel chiffre suppose une mobilisation qui, à dire vrai, a bien peu de chances d’être atteinte. Souvenons nous que lors du débat sur le mariage pour tous, ses partisans étaient très fiers de remettre au Conseil économique social et gouvernemental une pétition regroupant 690 000 signatures.

Même si, par l’effet d’une mobilisation peu probable, un projet de texte parvenait à réunir les 4 500 000 signatures indispensables, il ne ferait pas pour autant obligatoirement l’objet d’un référendum. Le texte prévoit que le parlement peut alors reprendre le contrôle de la procédure.

Après avoir contrôlé le nombre de signatures, le Conseil constitutionnel déclare, dans une décision publiée au Journal officiel, que la proposition a le soutien d’un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales. À l’issue d’un délai de six mois après cette publication, le Président de la République la soumet au référendum…. sauf si le parlement en décide autrement.

Cela peut sembler compliqué, mais c’est très simple. Il suffit à la majorité de l’Assemblée et du Sénat d’ »examiner » le texte une fois pour l’enterrer définitivement (art. 9 de la loi organique). Il n’est même pas indispensable de susciter un vote, il suffit de l’inscrire à l’ordre du jour, et d’organiser un débat, un seul. Dans ce cas, la proposition est alors purement et simplement enterrée, oubliée, comme sont enterrés les espoirs des malheureux citoyens qui auraient eu la naïveté de croire que cette réforme avait pour but de « redonner la parole au peuple ».

Bien entendu, l’actuelle majorité s’est trouvée plus ou moins contrainte de mener à son terme une réforme figurant déjà dans la Constitution, depuis la révision de 2008. Et puisque le principe de ce référendum figure dans la Constitution, le Conseil constitutionnel ne pourra évidemment pas le déclarer inconstitutionnel.

Ce référendum d’un genre nouveau, caractérisé surtout par son caractère inapplicable, est pourtant une sorte de monstre juridique qui va certainement empêcher longtemps l’adoption d’une vraie initiative populaire. Plus grave peut-être, il illustre parfaitement une tendance récente à intégrer dans la Constitution des dispositions inutiles, uniquement destinées à assurer une mission conjoncturelle de communication politique. Cette forme de pollution de la Constitution conduit à saper lentement sa crédibilité et la confiance que les citoyens ont à son égard. Ne sont-ils pas les premières victimes d’une procédure dont ils sont finalement exclus ?

Quelle : Contrepoints

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Feu vert du Parlement au referendum d'initiative partagée

La démocratie française en action : Bernard Accoyer à son arrivée le 21 juillet 2008 à Versailles pour la réunion du congrès U.H.

Langt’s denn immer noh nit…

Posted on mai 25th, 2012 by Klapperstein

 Webrundschau  Courrier à M. Richert : Annonces dans les TER Alsace

Schiltigheim, 24.05.2012

Betreff / Objet: Annonces dans les TER Alsace

Suppléante de Denis LIEB pour l’élection législative dans la circonscription de Saverne, j’utilise plusieurs fois par semaine, avec mon vélo, les trains régionaux sur les lignes Strasbourg-Saverne ou Strasbourg-Sarrebruck.

Dans certaines gares mes oreilles – et probablement celles de nombreux autres usagers – sont blessées lorsque défilent les messages sonores annonçant la direction ou les différents arrêts des trains. En effet ces annonces, à l’évidence enregistrées dans un studio parisien, écorchent de façon grossière certains de nos toponymes.

Je ne peux que vous inviter à vous rendre compte par vous-même de la manière dont sont annoncées les gares de Vendenheim, de Diemeringen, de Wingen-sur-Moder, d’Ingwiller ou encore de Tieffenbach-Struth. De quoi inspirer un sketch !

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Oschterhas

Posted on avril 23rd, 2011 by Unsri Heimet !

OSCHTERHÀS

Verdàmmi la Fràce
Besch kè Oschter Hàs
nur a Àngscht Hàs
a rechtiga Walscha Hàs

Besch fer uns kè Chàce
Dù fàlscha Hàs
Hesch sogàr a làngi Nààs
Dù krumma Hàs

Màch di doch ùss’em Gràs
Hèsch jo fer uns nur Hàs
Àlso uss’em Elsàss
Ùss’em Elsàss dù Hàs

Profasser Hàsagixer


Vers la catastrophe économique et linguistique ?

Posted on février 19th, 2011 by Unsri Heimet !

Convention linguistique au rabais non respectée, promesses  politiciennes non tenues, baisse du nombre d’ouvertures de classes bilingues. Une fois de plus LA question se pose: au vu des résultats catastrophiques de la politique linguistique en Alsace, devons-nous, Alsaciens, remettre notre destin aux mains de l’Etat français, l’Education Nationale et de ses valets locaux ? Non, bien évidement ! Il ne faut rien attendre de Paris. C’est à NOUS de prendre les problèmes à bras le corps. Notre avenir et la sauvegarde de notre héritage historique, culturel et linguistique ne passera que par le réveil de notre conscience alsacienne. La médiocrité (la vacuité même) politique actuelle en Alsace nous suggère que ce réveil est tout à fait possible… Elsasser,  stehn uf ! UH

1.- Des engagements non tenus.

Les engagements (écrits) du candidat Nicolas Sarkozy en 2007 de mettre dans une loi toutes les 39 dispositions que la France avait acceptées lors de sa signature de la Charte Européenne des langues régionales ou minoritaires n’ont pas été tenus. Un article de principe a été introduit dans la Constitution, mais ces engagements présidentiels n’ont pas été suivis d’effets.
Une majorité d’Alsaciens ont fait confiance au Président Nicolas Sarkozy. En tout cas, c’est une immense déception…
Nous lançons un appel au nouveau ministre alsacien chargé des collectivités territoriales afin qu’il mette en œuvre les engagements du Président Nicolas Sarkozy : en effet l’article 75-1 de la Constitution est dans la partie concernant ces collectivités et personne en Alsace ne comprendrait que Philippe Richert à la fois Président Régional et Ministre des collectivités ne prenne pas en charge à bras le corps et ne mène pas à bon port ce dossier si important de la langue régionale. C’est aux actes que nos dirigeants seront jugés, non aux paroles !

2.- La Convention 2007-2013. Bilan désolant à mi-chemin.

La convention 2007-2013 portant sur les langues vivantes prenant appui sur l’apprentissage de la langue régionale (dans ses deux dimensions) a prévu le doublement des effectifs bilingues dans chaque département en priorité dans le 1er degré.
Ceci aurait supposé depuis 2007, chaque année, l’accueil d’environ 2500 enfants de plus, soit la création d’une centaine de classes de 25 élèves environ. C’est-à-dire 50 classes bilingues par an et par département. Or le rythme d’ouverture annuel des deux dernières années n’est que de 37 classes par département.
En deux mots, cette convention déjà jugée « au rabais » et très minimaliste par une grande partie des responsables politiques, des parents, et les associations n’est réalisée au mieux qu’aux 2/3. Nous constatons de plus en plus que le rythme va encore baisser sans que nos grands élus ne veuillent protester : croient-ils que seules des déclarations suffiront alors que 25 % de nos jeunes sont au chômage contre 2 % dans les pays voisins !
Il est facile de constater une baisse de régime des créations dans le Bas-Rhin qui passe de 8 sites ouverts en 2009 à 3 en 2010 et une dans le Haut-Rhin qui passe de 12 sites ouverts en 2009 à 10 en 2010. Qu’en sera t-il en 2011 et 2012 ?
Si l’Alsace disposait du même rythme de développement que le Pays Basque (Pyrénées Atlantiques) ou la Corse, la situation se présenterait de manière bien plus positive : la Corse est à 40% des élèves bilingues au primaire et le Pays Basque à plus de 50%. Ce rythme de croisière insuffisant dans notre Région amène des questionnements sur la volonté de nos élus face à l’administration scolaire de favoriser un retour au bilinguisme en Alsace : peut-être que pour nos élus la langue régionale n’est toujours pas une véritable priorité ?
Il est difficile d’admettre que l’on trouve assez d’enseignants de Corse, alors que l’on avance depuis plus de 35 ans le manque d’enseignants maîtrisant l’allemand en Alsace. Le quotient de 40% d’enseignants bilingues/an prévu en Corse est strictement respecté dans cette région y compris pour 2011.

La convention alsacienne, bien moins ambitieuse, n’est pas respectée pour 2011 :

- L’absence de CAPES-bivalents en Alsace représente un véritable goulot d’étranglement pour l’enseignement bilingue au secondaire. Les autres régions en disposent !
- Le concours de recrutement spécial de professeurs des écoles (voie langue régionale), à 70% en français, ferme la porte à la plupart des candidats germanophones natifs. Le sommet a été atteint en 2010, 15 postes sur 50 n’ont pas été attribués et ont été transférés sur le concours monolingue. L’Alsace est la Région où ce glissement a été le plus important ces dernières années. Il semble que l’allemand parlé par 100 millions d’Européens soit devenu une langue rare !

La Convention 2007-2013 fortement minimaliste n’est pas respectée. En contrepartie de 3 millions € payés par la Région et les deux Départements, l’Etat s’était engagé à recruter annuellement au moins 50 postes, il n’en a prévu que 25 pour 2011.
Au lieu de protester, nos élus justifient la pénurie !
Depuis 1982, l’Académie de Strasbourg se présente abusivement comme une « académie-pilote » pour l’enseignement de l’allemand.
C’est en Alsace que l’administration tient le moins ses engagements, pourtant c’est ici qu’on a le plus besoin de l’enseignement bilingue français/langue régionale. Les demandes des associations restent sans réponse véritable. Nous pensons que la disparition des dialectes et de l’allemand depuis 65 ans est totalement voulue.
Nous pensons que la politique archaïque issue de l’idéologie totalitaire et centralisatrice n’est pas encore abandonnée dans les rouages de l’état. C’est ce qui contribue au  » mal être  » des régions de France et à leur appauvrissement culturel et économique.

Signé par les 3 Présidents des Associations le jeudi 9 décembre 2010 :

François Schaffner, Culture et Bilinguisme
Gérard Cronenberger, président de l’Aéplal
Henri Scherb, Heimetsproch un Tràdition

Quelle :  Unser Land

On reparle de la « Fusion »

Posted on janvier 21st, 2011 by Unsri Heimet !

Fusion des départements et de la Région Alsace ? L’idée n’est pas pour nous déplaire, pas plus qu’à une grande majorité des alsaciens. Mais nous y trompons pas, cette réforme territoriale, sous couvert d’efficacité, de proximité et d’économies budgétaires est aussi une manœuvre qui verrouille un peu plus le déjà maigre espace politique alsacien.

La régression démocratique va en s’accélérant et nous en constatons l’inquiétante évolution depuis les deux dernières élections régionales : suppression de la représentation des petits partis  dès 2004 par la mise en place d’un seuil de deuxième tour  à 10%, et pour 2014 avec  l’application de la réforme territoriale, suppression des conseillers régionaux  et donc des listes, introduction du scrutin uninominal calqué sur les cantonales et seuil de 2ème tour à 12,5% des inscrits.

L’absence de proportionnelle dans la nouvelle assemblée  territoriale d’Alsace  va rendre dans la pratique impossible l’émergence de partis alsaciens indépendants de Paris aussi sûrement qu’elle  va condamner à terme l’existence d’une véritable vie démocratique en dehors de l’illusoire alternance UMP-PS. Le conseil d’Alsace uni sera donc un pseudo parlement sans réel pouvoir et sans réelle légitimité démocratique.

Il semble bien qu’en Alsace rien ne change, la République passe et gagne, la démocratie perd et les Alsaciens payent l’addition. Langt’s den no net ? UH

Majorz vs. Proporz. / Scrutin majoritaire versus scrutin proportionnel

Une imagerie suisse de 1919 qui en dit long sur le futur système majoritaire de la réforme territoriale de 2014…

Le ministre des Collectivités territoriales veut fusionner le conseil régional qu’il préside et les deux conseils généraux d’ici à 2014.

Un serpent de mer s’est glissé dans les eaux du Rhin. Appelez-le union, réunion, fusion ou plus pudiquement «Grenelle de l’Alsace», comme l’a annoncé le ministre des Collectivités territoriales et président UMP du conseil régional Philippe Richert. L’objectif reste le même : doter l’Alsace d’une seule assemblée, d’un seul exécutif, là où aujourd’hui règnent le conseil régional et les conseils généraux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin.

«Mon objectif est de créer un outil plus efficace et de renforcer encore la proximité avec nos concitoyens, explique Richert. Ce projet, qui a été discuté en Alsace à de nombreuses reprises est aujourd’hui rendu possible par les lois Raffarin et la loi sur les collectivités territoriales qui vient d’être adoptée par le Parlement.» Philippe Richert, qui, sur son projet, a reçu le soutien de Nicolas Sarkozy avant d’entrer au gouvernement, veut mettre les bouchées doubles. Car le ministre a en tête un calendrier plutôt serré : mener à bien les débats et les phases expérimentales avant 2012, les référendums locaux, le vote des trois assemblées concernées et celui d’un projet de loi spécifique qui viendrait parachever l’ensemble avant 2014. Pourquoi ? Parce que c’est à cette date que la nouvelle loi territoriale prévoit l’élection des conseillers territoriaux appelés à remplacer les conseillers généraux et régionaux. Un rendez-vous propice pour créer le «conseil d’Alsace uni» qu’il appelle de ses vœux.

Innovations

Le projet n’est pas propre à sa région, souligne Richert. La Corse a déjà mis en place plusieurs innovations institutionnelles qui vont vers un rapprochement de ses différentes collectivités. «Le même processus est enclenché dans les territoires et départements d’outre-mer», souligne-t-il encore. D’autres projets, comme la fusion des deux départements savoyards, celle des deux régions normandes ou le rattachement de la Loire-Atlantique et de Nantes à la Bretagne, pourraient à nouveau être mis sur le devant de la scène.

L’expérience alsacienne est cependant la plus avancée. Au titre des avantages, l’union renforcerait la voix de l’Alsace face à l’État, argue le seul président du conseil régional UMP de métropole, et permettrait une «nouvelle phase de transfert de compétences», en imaginant par exemple que le réseau des routes nationales revienne à la région «au lieu d’être arbitré à Nancy». Quant à la question de la «capitale», Mulhouse et Colmar craignant d’y perdre face à Strasbourg, Richert la contourne en expliquant que la «vision d’une capitale unique n’a plus de sens à l’heure de l’Europe et des nouvelles technologies de communication».

En débat au sein de l’UMP alsacienne – l’ancien président du conseil régional Adrien Zeller n’y était pas favorable -, défendu depuis de nombreuses années par l’extrême droite et les régionalistes, le projet ne convainc pas à gauche où, au mieux, on considère qu’il n’est pas prioritaire. Le voilà cependant inscrit à l’agenda par la force du ministre-président d’Alsace.

Source: Le Figaro

En sortir c’est s’en sortir*

Posted on novembre 1st, 2010 by Klapperstein

Die Krise offenbart die Schwächen der Region Elsass

Über 22 500 Arbeitsplätze gingen im Laufe von zwei Jahren verloren und die Arbeitslosigkeit stieg auf Rekordniveau. Das Elsass ist eine der am schwersten betroffenen französischen Regionen. Die Arbeitslosigkeit liegt über 8,5%, und das ohne die Teilzeit- oder Kurzarbeitsstellen sowie Wiedereingliederungsmaßnahmen (mesures de retour à l’emploi). Einige Fachleute sprechen von einer Global-Arbeitslosigkeit von rund 11% aller Erwerbsfähigen.

La destruction d’emplois a touché depuis 2008 22 500 postes de travail. Le chomage a atteint des sommets avec une augmentation de 31% en un an. Il dépasse les 8,5%. « L’actuel redémarrage de l’économie allemande, s’il perdure pourrait à nouveau avoir un rôle de locomotive. Déjà dans la région de Haguenau, plusieurs firmes à capitaux allemands voient leurs carnets de commande s’étoffer » .

Les secteurs historiques de l’industrie alsacienne (Haguenau, Wissembourg, Molsheim, Saverne, Sélestat, Mulhouse, Neuf-Brisach etc.) sont parmi les plus gravement touchés. Ceux d’Altkirch et de Thann ont perdu 10% des emplois industriels.

Les cantons suisses germanophones proches embauchent à nouveau des Alsaciens maîtrisant l’allemand de manière opérationnelle. Certes. Mais, c’est le nombre des frontaliers allemands qui s’accroît régulièrement. Ils possèdent des compétences linguistiques supérieures en Hochdeutsch par rapport aux autres candidats à un emploi frontalier.(DNA 22.6 2010)

Si la récession allemande a ralenti les exportations, une autre cause prégnante des difficultés réside dans le manque de maîtrise du Hochdeutsch nécessaire pour entrer en relation avec les clients des pays germanophones, pour travailler dans des entreprises venant de ces pays. Les compétences en allemand ne sont pas seulement nécessaires pour les frontaliers et ceux qui travaillent plus loin dans des pays de langue allemande, mais aussi dans la Région Alsace. Une formation poussée en Hochdeutsch s’impose dans les métiers du bâtiment, de la bouche, de l’artisanat, les emplois dans les PME afin de résorber le chomage des jeunes.

Quelle :Newsletter Zweisprachigkeit

* En sortir c’est s’en sortir est la traduction française d’un vieux proverbe indépendantiste corse d’origine basque colporté sur l’île de beauté par un vieux quartier-maître flamand: lack’schi mi àmàrschi.


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