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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Der Bauernkrieg

Posted on juin 23rd, 2012 by Klapperstein

Die Bauern wollten Freie sein,
Das nahm ein schlecht Gelingen!
Schenkt rothen Wein, o schenket ein,
Dann will ich das Lied euch singen.

Die Bauern wollten Freie sein,
Sie thäten zusammen sich raffen
Sie sagten’s der Stadt in’s Gesicht hinein,
Den Herren und den Pfaffen.

Den Bundschuh haben sie aufgericht’t –
„Ach Gott, was ist das für ein Wesen,
Wir können vor den Edeln nicht,
Noch vor den Pfaffen genesen!“

Und haben sich zusammengethan,
Das nahm ein schlecht Gelingen!
Es zog mit seinen Rotten heran
Der Herzog von Lotharingen.

Zu Lupstein war die erste That,
Da fielen viertausend Bauren;
Drauf sechzehntausend durch Verrath
Zu Zabern vor den Mauren.

Zu Dambach, wo die Kapelle steht,
Daliegen sechtausend begraben,
Und wo der Wind zu Ensen weht
Die Henker gerichtet haben.

Drauf baute man wieder im ganzen Land
Die zerstörten Klöster und Schlösser.
O Bauernstand, du armer Stand!
Nun drückten sie dich erst besser.

O Ittel Jörg, du freier Muth,
Du wackerer Schultheiss von Rosen!
„Zu Strassburg, ach, da ist dein Blut,
Dein theures Blut geflossen!“

Es gehen vom Bauernkreig sofort
Im Elsass die blutigen Sagen:
Darum die Bauern alle dort
So rothes Brusttuch tragen.

Ach! Wie das Brusttuch euer roth,
So habt ihr die Freiheit geliebet!
Und wie das Herzbluth euer roth,
So habt ihr sie geliebet.

bbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbKarl Candidus

*

Der Bauernkrieg fing 1525 an; es fielen bei 25.000 Bauern in diesem Kriege; die vorzüglichsten Niederlagen die sie erlitten, sind im Gedichte selbst angegeben. Ittel Jörg von Rosheim wurde den 23. Juni 1525 zu Strassburg hingerichtet.

Der bitterste Feind der Bauern war der treulose Herzog Anton von Lothringen, der, nachdem er den besiegten Bauern bei Zabern freien Abzug versprochen hatte, um eines geringen Fehlers willen, 16.000 derselben niederhauen liess; dazu noch viele wehrlose Bürger, Weiber und Jungfrauen zum Teil tödten, zum Teil fortzuführen gebot.

Un 11 Novembre ordinaire en Alsace

Posted on novembre 12th, 2010 by Unsri Heimet !

11 novembre 2010. Quelque part en Alsace. Il est 11 heures. Des percussions et des cuivres résonnent au loin. Je sors. Par simple curiosité. Des drapeaux tricolores flottent dans la rue principale. La batterie-fanfare et la section locale des anciens combattants convergent vers le monument aux morts. Je m’y rends. Quelques habitants, âgés pour la plupart, sont là. Le conseil municipal et une poignée d’écoliers aussi.

La cérémonie commence. Un ancien combattant s’avance et lit un texte qu’il semble découvrir. La guerre, l’inhumanité. La Grande Nation, leurs troupes victorieuses, Clemenceau, le soldat inconnu. Puis 39-45, Vichy, le gaullisme. Pour conclure avec l’Europe et le soutien des troupes en Afghanistan, pour la démocratie et les droits de l’Homme, apparemment. Cinq minutes de langue de bois, cinq minutes où tout sonne faux.

Mais place aux enfants, aux enfants de l’école élémentaire. Un poème et une lettre de poilus. Une larme. Moi aussi je suis passé par là. A l’époque notre présence était obligatoire. Musique ! Les drapeaux s’abaissent. Le maire s’avance et dépose une gerbe de fleurs au ruban encore et toujours tricolore au pied du monument. « A nos morts ! » Puis une minute de silence, symbolique. Et hop, une dernière Marseillaise pour la route.  Personne pour la chanter. Böse Leute haben sowieso keine Lieder.

Demi-tour direction l’hôtel de ville, joyeusement et en musique. Un verre de vin nous y attends. La vieille République rince à l’œil. Plus pour longtemps. Le mot du maire. Aussi plat que le précédent. Remise des médailles aux anciens combattants. Ils l’ont bien mérité, ils sont en vie, eux. Un journaliste local dont on retrouvera la prose le lendemain dans le journal au milieu d’autres articles du même acabit. Quelques photos pour la postérité.

Midi. C’est l’heure. Je part enfin. En passant le seuil, un mot me revient sans cesse à l’esprit. Elsass-Lothringen. Alsace-Lorraine. Oui, et l’Alsace-Lorraine  et les Alsaciens-Lorrains dans tout cette histoire ? Je n’ai entendu de la bouche de ces braves Alsaciens que le mot  « France ».  « France, France, France », jusqu’à l’indigestion. Et nos aïeux, ces 250 000 Alsaciens-Lorrains, alors citoyens allemands, qui avaient servi sous l’uniforme impérial Feldgrau ? 30 000 y ont laissé leur vie. Aucune pensée pour ces derniers. 92 ans après, ceux qui sont tombés en Russie, à Verdun, à Ypres, en Crimée, semblent n’avoir jamais existé.  Nix, nada, kein Wort darüber. Quelle honte. Pas une tombe pour ces hommes. Et pas une seule pensée. L’insulte. Wie eine Spucke im Gesicht ! Effacés de la mémoire collective alsacienne au profit d’une mémoire française de substitution qui sonne décidément si faux. Assez de mensonges d’une part et d’amnésie de l’autre. Place à la vérité historique. Alors hommage en ce jour. Hommage à nos 30 000 morts alsaciens-lorrains… et à tout les autres sans exception ! UH

Un témoignage d’époque à lire: Les Deux Felix ou 1914/18 vu par un combattant d’Alsace-Lorraine, ed. Do Bentzinger, présenté par Fränzi Waag et préfacé par Bernard Wittmann. L’itinéraire d’un mosellan mobilisé à 20 ans dans l’armée impériale, combattant sur les deux fronts, blessé, décoré de la croix de fer. Il rentre dans sa  Heimat occupée par les Français qui voient en lui un boche, un traître à la Nation. Un destin commun à la grande majorité des Alsaciens-Lorrains de l’époque revenus certes vivants mais en vaincus.

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