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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Die demokratische Frage

Posted on juillet 17th, 2011 by Klapperstein

Nous avons posé la question à propos de la création du Conseil d’Alsace et nous la reposons encore au sujet du bilinguisme, fatigués de n’être que des citoyens spectateurs de notre propre destin collectif.

Ja, wo ist sie denn doch, die Demokratie im Elsass ? Où se trouve-t-elle donc, cette démocratie ? Au palais de l’Elysée, uff Pàris ? Dans les labyrinthes de la construction européenne, à Bruxelles ? Dans la salle des Pas Perdus de l’Assemblée Nationale ? Dans le bureau de Christine Lagarde, in New York ? Dans les modes de scrutins majoritaires, qui condamnent les électeurs à choisir une des deux faces d’une même pensée unique ?

Mais peut-être est-elle dans le réacteur n°1 de la centrale de Fessenheim ? Dans le défilé militaire et républicain du 14 juillet ? Sur les drapeaux tricolores ? Dans les frappes chirurgicales de la liberté, en Afghanistan et en Libye ?  Sur le yacht de monsieur Bolloré ? Dans la Rolex du roi du Fouquet’s ? Au Crédit Mutuel, via L’Alsace, les DNA et la Nuée Bleue ? Dans les quelques lignes données à l’opposition de Bas-Rhin Magazine ? Sur le sourire de monsieur Buttner ? Dans un tiroir du bureau de madame le recteur Le Pellec-Müller, uff Strossburi ?

En Suisse, en 1919, suite à une crise politique, nos cousins alamans ont pu obtenir une avancé démocratique importante, à savoir le scrutin proportionnel pour l’élection des députés, grâce à la démocratie directe. En Alsace, en 2011, nous n’avons pas plus de démocratie directe que de scrutin proportionnel, pas plus de presse indépendante que de parlement régional. Langt ‘s ìhr oder langt ‘s ìhr nìt ?

Ci-dessous un article de L’Alsace sur le bilinguisme. Les Alsaciens peuvent bien s’informer, mais en tant que citoyens français, ils n’ont que peu de poids sur le cours des évènements qui les concernent. Sur ce sujet et sur tant d’autres. La France et sa République, une démocratie minimaliste, une démocratie en panne contrôlée et des droits civiques au rabais. (En témoigne le refus scandaleux du Pôle Emploi de Guebwiller en  fin 2008  de publier une annonce d’emploi souhaitant la connaissance de l’alsacien, suite aux recommandations insistantes de la HALDE.) UH

Bilinguisme Un « mémorandum » contre le projet du recteur

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Dénonçant les « méthodes discrétionnaires et unilatérales » de l’Académie de Strasbourg, les opposants au projet du recteur concernant le bilinguisme paritaire ne désarment pas.

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Le Comité fédéral des associations pour la valorisation de la langue régionale et des enseignements bilingues et immersifs en Alsace vient de publier un « mémorandum » dans lequel il maintient fermement son opposition, malgré les explications que celle-ci vient récemment d’apporter, au projet du recteur d’introduire un nouveau modèle, expérimental, d’enseignement de l’allemand en Alsace. Il s’étonne à ce propos « que des élus et des membres du Céser semblent favorables au projet rectoral », dans la mesure où « les arguments développés pour critiquer l’enseignement bilingue à parité horaire » seraient « fallacieux ». Seule explication pour le comité : « Ces personnes [sont] peu au courant des réalités de cet enseignement. »

De fait, pour le comité, le système préconisé par Armande Le Pellec Muller — « un enseignement traditionnel, ‘‘frontal’’ de la langue à raison de huit heures d’allemand par semaine » — « débouchera sur les piètres résultats observés en Moselle ». À terme, craint le comité, il « sonnerait définitivement le glas de l’enseignement bilingue paritaire ainsi que de la véritable maîtrise de l’allemand et des dialectes en Alsace ».

Nul doute, en effet, pour le comité qu’ « il s’agirait d’une première étape en vue de substituer cet enseignement traditionnel et ‘‘frontal’’, non comme il est prétendu au dispositif à trois heures théoriques, mais assez rapidement à l’enseignement bilingue à parité horaire ». En conséquence, le comité demande « le retrait immédiat et total du dispositif rectoral prévu pour la rentrée 2012 » qui ne respecterait pas les dispositions de plusieurs textes et codes, parmi lesquels la convention Etat-Région-Départements 2007-2013.

Le comité rappelle notamment que le projet du recteur « n’a pas été préparé en respectant les règles de procédure légales, réglementaires et conventionnelles », et que « la Commission quadripartite n’a pas qualité pour décider en petit comité d’un dispositif, même prétendument expérimental, non inclus dans la convention : seul un avenant approuvé dans les mêmes termes par les trois assemblées en séances publiques aurait pu en décider ». « Les méthodes employées par l’Académie de Strasbourg à cette occasion ne respectent ni l’Alsace, ni les familles, ni sa langue, ni sa culture, ni ses entreprises, ni ses habitants, estime encore le comité : elles relèvent largement d’une administration usant de méthodes discrétionnaires et unilatérales. »

Dans une deuxième partie, le mémorandum réclame à l’inverse une réactivation des moyens mis à disposition de l’enseignement bilingue paritaire, notamment en collège, parmi lesquels les moyens humains en enseignants germanophones.

Quelle : L’Alsace (17/07/2011)

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République ou Démocratie ?

Posted on décembre 9th, 2010 by Klapperstein

La République française, ce « coup d’Etat permanent » disaient certains, est une démocratie minimaliste. Son centralisme administratif  hypertrophié et ses scrutins électoraux majoritaires brident et pervertissent la souveraineté populaire. A la véritable liberté d’expression, au fédéralisme et à la démocratie directe, les élites parisiennes opposent les sacro-saintes traditions républicaines et le dogme suranné des Droits de l’Homme, avec les résultats peu glorieux que l’on connait. L’éditorial de la fondation Polémia nous livre quelques aspects  fondamentaux de la démocratie « made in France ». A lire. UH

La France, pays le moins démocratique de l’Europe de l’Ouest

En France on parle beaucoup de « république ». Rarement de démocratie. Et pour cause ! La France est le pays le moins démocratique de l’Europe de l’Ouest.

La démocratie c’est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. Cela suppose d’abord la liberté d’expression et la capacité de s’informer librement avant toute prise de décision — ce n’est pas le cas. Cela suppose ensuite une représentation élective des différents courants d’opinion qui soit équitable — ce n’est pas non plus le cas. Cela implique que la loi votée prévale sur les règles imposées d’ailleurs — ce n’est pas davantage le cas. Cela suppose enfin que le peuple puisse se prononcer directement par des référendums sur des sujets nationaux et locaux et que son opinion soit respectée — là encore ce n’est pas le cas.
Explications.

La France lanterne rouge pour la liberté de la presse

Reporters sans frontière publie chaque année un classement des pays selon leur degré de liberté de la presse. La France ne cesse de perdre des places. En 2010, elle se situe au 44e rang mondial derrière la… Papouasie Nouvelle Guinée. A l’exception de l’Italie, tous les pays d’Europe de l’Ouest sont largement devant la France.

Il y a deux explications à cela :
– l’existence en France de lois liberticides créant des délits d’opinion sur le « racisme », « l’homophobie » ou « la mémoire » ; lois d’autant plus dangereuses qu’elles sont interprétées au sens large par les tribunaux et qu’elles prévoient comme peine complémentaire l’inégibilité ; menace qui pèse sur la liberté d’expression des représentants élus du peuple ;
– une grande concentration des médias souvent contrôlés par des groupes d’affaires et des banquiers : Rothschild à Libération, Lazard au Monde, Goldman Sachs au conseil d’administration de Bouygues, propriétaire de TF1, pour ne citer que quelques cas.

Un Parlement croupion

A l’exception de la Grande-Bretagne, la quasi-totalité des pays d’Europe pratiquent le scrutin proportionnel et ont des parlements qui représentent la diversité et la pluralité des courants d’opinion : écologistes, populistes, identitaires, souverainistes, régionalistes notamment sont représentés dans les assemblées politiques.

Rien de tel en France où le scrutin majoritaire a mis en place un duopole UMP/PS c’est-à-dire droite d’affaires versus gauche mondialiste…, à moins que ce ne soit… droite mondialiste contre gauche d’affaires.

En France, depuis trente ans, les réformes de modes de scrutins qui se succèdent limitent les possibilités d’expression des courants non dominants : suppression de la proportionnelle législative en 1988, suppression de la proportionnelle nationale aux européennes de 2004, suppression de la proportionnelle intégrale aux élections régionales en 2004, et suppression annoncée de toute proportionnelle pour les futurs conseillers territoriaux qui remplaceront les conseillers régionaux en 2014.

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Nicolas G. Hayek (1928-2010)

Posted on juillet 10th, 2010 by Unsri Heimet !

Über die Freiheit / de la Liberté

Freiheit und persönliche Freiheit für jedermann sind seit den Anfängen des Landes im 13. Jahrhundert in der Schweizer Seele verankert – lange bevor die Französische Revolution sie in den Vordergrund rückte. Die persönliche Freiheit des Bürgers ist oft wichtiger als die des Staates. Um es deutlicher zu sagen: Der Staat hat dem Bürger zu dienen und nicht der Bürger dem Staat. Sie sind Teil der wesentlichen Grundsätze, welche die Schweizer hoch schätzen. Es ist kein Zufall, dass Voltaire und viele andere in die Schweiz flohen, um frei schreiben und reden zu können.

La liberté et la liberté individuelle pour chacun sont gravées dans l’âme suisse depuis les origines du pays au XIIIe siècle, bien avant que la Révolution française ne les mette au premier plan. La liberté individuelle du citoyen est souvent plus importante que celle de l’Etat. Pour être plus clair: l’Etat doit être au service du citoyen, et non le citoyen au service de l’Etat. La liberté est partie intégrante des principes les plus chers aux Suisses. Ce n’est pas un hasard si Voltaire et bien d’autres ont cherché refuge en Suisse, pour pouvoir écrire et parler librement.

Über die europäische Union /de l’Union Européenne:

L’Union européenne nous est alors plus ou moins apparue comme une lourde machine, un méli-mélo bureaucratique et plus ou moins chaotique et de concepts idéologiques, sociaux, économiques et, pour une part, financiers, pendant que tout le reste était laissé au hasard, à la Providence et aux générations à venir.

Es erschien uns dann als schwerfällige, bürokratische und mehr oder weniger chaotische Mischung von ideologischen, sozialen, wirtschaftlichen und zum Teil finanziellen Konzepten, während alles andere dem Zufall, Gott und künftigen Generationen überlassen wurde.

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Le Pays de la Liberté ?

Posted on mai 8th, 2010 by Unsri Heimet !

En automne 1944 les troupes anglo-américaines pénètrent en Alsace. Les secondant et à leur suite, les Français imposent une nouvelle fois avec brutalité(1) leur domination au peuple alsacien déjà meurtri par la guerre et la dictature nazie. Aujourd’hui combien d’entre nous savent que de janvier 45 à janvier 46 pas moins de 45 000 Alsaciens-lorrains ont été « internés » dans de nombreux camps dont les tristement célèbres camps de concentration de Schirmeck et Natzweiler-Struthof. Les conditions de détention qui y régnaient alors étant très dures, la République Française cache encore honteusement aux Alsaciens les atrocités qui y furent commises en son nom.

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Imagerie révolutionnaire de 1791. Ce célèbre slogan, affiché sur le pont du Rhin à Kehl, sera utilisé après-guerre à l’entrée du camp de Schirmeck

Une histoire détaillée de ces événements reste encore à écrire. Cela permettrait notamment de comprendre dans quel contexte les Alsaciens ont fini par renoncer à leurs revendications autonomistes à partir de 1945, alors que celles-ci étaient très vives dans l’entre-deux-guerres. Un climat proche de la terreur et l’arbitraire qui régnait alors, une dénonciation malveillante pouvant entre autre conduire au Struthof, explique certainement pour beaucoup la résignation alsacienne de l’après-guerre(2). Comme le fait remarquer Bernard Wittmann dans sa trilogie historique Une Histoire de l’Alsace, autrement (3), la mémoire française est étrangement sélective:

Malheureusement, en France on perd assez volontiers la mémoire de ses crimes, si importants soient-ils. Ces « trous de mémoire » sont évidemment sélectifs et entretenus.  Ainsi, avant la visite du Struthof par le général de Gaulle le 23 juillet 1960, on prit la précaution d’enlever à l’entrée l’inscription en français « Centre Pénitencier de Struthof». Au point que plus de cinquante ans après les faits ce sujet « sensible » et toujours tabou n’a jamais fait l’objet d’une étude sérieuse et complète. Aucun chercheur de l’université de Strasbourg/Strassburg n’a encore osé ou voulu se pencher sur la sinistre histoire des camps de concentration du Struthof et de Schirmeck sous administration française. Sans doute parce qu’elle est en contradiction avec l’humanisme dont la France se prétend pétrie. La face cachée de la médaille ! Pourtant, des milliers d’Alsaciens y furent soumis à des traitements inhumains, dégradants, aux pires sévices, allant même jusqu’à la mort, et qui en feront pour toujours des écorchés vifs, des êtres brisés à jamais. Même si on ne peut les comparer avec les camps d’extermination nazis, il n’empêche qu’on y comptera sans doute des centaines de morts, suite aux coups et aux mauvais traitements en tous genres.

Selon Roland Oberlé, « les témoignages concordent : le comportement des gardiens français ne le cédait en rien, en violence et brutalité, à celui de la chiourme nazie. De nombreux collaborateurs, mais aussi des Alsaciens internés à tort ont subi des sévices graves. » Et Bernard Schwengler de constater pour sa part : « Il ne s’agissait certes pas de camps d’extermination, comparables aux camps de concentration allemands mais le sentiment de haine et de vengeance qui animait les vainqueurs de 1945, l’idée qu’ils avaient à punir des « traîtres », des « boches », des « nazis », des « bourreaux » entraîna pour les victimes de ces internements une multiplication de mauvais traitements allant jusqu’à des scènes de torture et des assassinats. »

(1)  Suite à  la première guerre mondiale, pas moins 110 000 à 150 000 alsacien-lorrains seront expulsés manu militari vers l’Allemagne. Un tabou parmi d’autres de l’Histoire de France. A lire également sur ce sujet notre page Epuration ethnique 1918-1919. (2) C’est également ce que semble  dire Bernard Wittmann dans Marianne m’a « tuer » p.152 : « Des milliers d’Alsaciens parfaitement innocents et dont le seul crime était d’avoir combattu la politique d’assimilation d’avant-guerre furent internés là-haut et maltraités durant des mois simplement pour les briser avec le dessein de les dissuader de reprendre la lutte pour l’autonomie. E peinlischi G’schicht wie einfach net an s’Licht komme soll! » (3)  Bernard Wittmann, Une histoire de l’Alsace, autrement…E Gschicht zuem uewerläwe, Tome 3, Editions Rhyn un Mosel

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