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Unsri Heimet

Unsri Heimet – -do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

40 000 Unterschriften ! En une semaine, plus de 3% des électeurs alsaciens ont déjà signé la pétition !!! Ne relâchons pas la pression. Continuons à faire signer nos entourages, nos amis et nos familles. Prenons effectivement notre destin en main. Nehmen wir unser Schicksal selbst in die Hand! Ich unterschreibe die Bittschrift Je signe la pétition

Et n’oublions pas que le succès de cette pétition révèle à quel point nos droits civiques sont scandaleusement bafoués par la République Française, grande donneuse de leçon de « démocratie » au monde entier : 26 000 Unterschriften : wenn wir in Demokratie wären…

Quelle : Unsri Heimet Facebook

Le grand malaise démocratique

Posted on novembre 29th, 2013 by Klapperstein

En Allemagne, le programme de la nouvelle coalition gouvernementale (CDU/CSU et SPD) conduite par Angela Merkel vient d’être présenté officiellement. La mise en place de la démocratie directe au niveau fédéral n’en fait pas partie, alors qu’il s’agissait d’un des thèmes de la campagne électorale et que la CSU et le SPD y étaient favorables, comme 84% de la population allemande, d’après le dernier sondage Emnid traitant de cette question. La chancelière fraîchement réélue a simplement dit non. Contre l’avis largement majoritaire du peuple, mais également contre l’avis largement majoritaire de la base de son propre parti.

Au même moment les institutions françaises valident dans un silence assourdissant la mise en place du référendum d’initiative partagée, qui est une parodie grotesque du référendum d’initiative populaire. Tellement grotesque que tous les observateurs s’accordent à dire qu’aucun référendum d’initiative partagée (l’initiative populaire étant partagée avec le parlement) ne verra jamais le jour dans la forme actuelle de la loi. En mars 2011, un sondage de l’Ifop révélait que 72% des Français étaient favorables (et seulement 12% contre) à la mise en place du référendum d’initiative populaire en France.

Dans les deux cas, en France comme en Allemagne, les dirigeants élus ont refusé à leurs électeurs le droit à la démocratie directe.

Pour autant, l’aspiration à la démocratie directe ainsi que sa pratique progresse lentement en Europe et dans le monde. Les Allemands sont de plus en plus massivement favorable à cette modification fondamentale de leurs institutions, et pour la première fois en Allemagne l’introduction de la démocratie directe au niveau fédéral a été un des enjeux des discutions de la coalition gouvernementale. Cela s’explique certainement par le fait que les électeurs allemands pratiquent la démocratie directe au niveau des Länder, et semblent de moins en moins comprendre pourquoi, dans la mesure où ils sont censés être le peuple souverain, les référendums d’initiative populaire ne seraient pas possible au niveau fédéral, là où tout se décide, d’autant plus qu’en 2005, ils ont vu les Français et les Hollandais voter sur l’Union Européenne, sans qu’ils aient eu eux-mêmes droit au chapitre.

Aux États-Unis, la démocratie directe existe également dans 26 des 50 États, et elle y est de plus en plus pratiquée. Et plus de 60% des Américains sont également favorables à l’introduction de la démocratie directe au niveau fédéral.

Les démocraties parlementaires sont et ont toujours été des formes de despotisme éclairé. Les citoyens y sont considérés assez libres et responsables pour élire leurs représentants par des modes de scrutins par ailleurs on ne peut plus contestables, mais ne sont pas considérés assez libres et responsables pour décider directement, en tant que peuple véritablement souverain, des questions politiques les plus importantes, à commencer par les questions d’ordre constitutionnel, qui vont déterminer les règles du jeu démocratique et les droits civiques fondamentaux.

Au cours de l’Histoire, les monarchies absolues se sont transformées en monarchies constitutionnelles, les élections aux scrutins censitaires ont évolué en scrutins au suffrage universel masculin, et accorder le droit de vote aux femmes s’est finalement imposé comme une évidence.

La progression constante de la pratique du référendum d’initiative populaire aux États-Unis, les récents débats sur l’introduction de la démocratie directe au niveau fédéral en Allemagne, ainsi que le haut niveau d’opinion favorable à la démocratie directe aux États-Unis, en France ou en Allemagne, laissent à penser que l’imposture intellectuelle et politique qui consiste à prétendre que la démocratie peut se concevoir sans démocratie directe, sans que le peuple ait véritablement la main sur ses propres affaires et son propre destin, commence sérieusement à battre de l’aile.

Il n’y a jamais eu de véritable démocratie sans démocratie directe et il n’y a pas de véritable démocratie sans démocratie directe, nos voisins suisses le savent depuis longtemps, et de plus en plus de citoyens et de peuples à travers le monde commencent à s’en rendre compte. Es gibt keine echte Demokratie ohne direkte Demokratie. U.H.

Autopsie eines verpassten Treffens mit Geschichte

Posted on avril 9th, 2013 by Klapperstein

Autopsie d’un rendez-vous manqué avec l’Histoire

Ce dimanche 7 avril 2013, l’Alsace a raté un rendez-vous avec l’Histoire par la faute d’une trop forte abstention dans toute l’Alsace et du Non du Haut-Rhin.

Le contexte électoral

Les électeurs français ont votés non au référendum de 2005 sur l’Europe, ce qui n’a pas empêché les bandits qui nous gouvernent de ratifié le traité de Lisbonne en 2008, qui est un copié-collé de la dite constitution européenne refusé par les électeurs 3 ans plus tôt. La crise de l’UMP Copé-Fillon, les affaires politiquo-financiaires en général et en particulier la déflagration Cahuzac, en complément du marasme économique qui s’accentue depuis plusieurs années, ont entaché profondément et à juste titre la confiance des électeurs envers la classe politique.

Le type de référendum

Il existe trois types de référendum. Les référendums d’initiatives populaires, initiés directement par les électeurs pour adopter ou refuser une loi, les référendums obligatoires, qui obligent les gouvernements à soumettre au vote populaire des modifications constitutionnels ou des traités internationaux, et enfin les référendums plébiscites, qui sont initiés par les gouvernements alors que rien ne les obligent de par les institutions à faire appel au peuple, ce qui leur donnent, que ce soit le but recherché ou non, une forte connotation plébiscitaire. La Suisse, qui est le pays de la démocratie directe, ne pratique pas le référendum plébiscite, alors que la France, qui est le pays du droit de l’hommisme, ne connait que des référendums de type plébiscite.

Le référendum du 7 avril était non seulement un référendum de type plébiscite, mais en plus le Oui aurait constitué une sorte de chèque en blanc, dans la mesure où les Alsaciens n’ont pu voter que sur un principe, celui de la fusion, et non sur un texte de loi précis, puisque seul l’assemblée nationale est habilité en France à adopter une loi. Les cantons suisses et les Länder allemands, possédant un parlement et une constitution, peuvent eux-mêmes modifier leur lois et leurs constitutions, ce qui n’est bien évidemment pas le cas des régions françaises étouffés par le centralisme républicain.

Les véritables enjeux du référendum

La création d’une Collectivité Territoriale Alsacienne consistait en une modernisation et une simplification des institutions politiques alsaciennes par la fusion des trois collectivités territoriales existante en une. On peut penser elle n’aurait pas changer grand chose au système actuel, et les débats sur les économies réels ou supposées, engendrées par les nouvelles institutions et la querelles sur la siège de l’exécutif (Colmar ou Strasbourg) ont en réalité été essentiellement des faux débats. Pourtant les vrais enjeux étaient ailleurs.

Pour les autonomistes et tous les Alsaciens attachés à leur identité et ayant conscience d’être d’une façon ou d’une autre une minorité nationale malmenée par la République Française, la création du Conseil d’Alsace représentait l’occasion d’être enfin unis et plus fort face à Paris et représentait aussi l’affirmation d’une identité alsacienne forte et fière jusqu’ici niée à travers l’Histoire par la France et la République.

Pour les souverainistes et les nationalistes français, la création du Conseil d’Alsace, de par l’affirmation implicite de la réalité identitaire alsacienne, entrait en contraction avec l’image idyllique et fausse de roman national français qui est la base de leur vision du monde, et leur était donc intolérable. Pour la gauche dite anticapitaliste la création du Conseil d’Alsace représentait, dans leur vision idéologique et religieuse de la République, une entrave intolérable à la sacro-sainte unicité de la République.

Pour un grand nombres élus UMP, par essence carriériste, le oui au référendum était une raison d’inquiétude pour la simple et bonne raison qu’ils risquaient de perdre leurs places dans les chamboulements à venir (qui de plus allaient être arbitrés par les socialistes), d’autant plus qu’il était prévu une réduction de 10 à 20% des élus. Pour les carriéristes du PS, le oui au référendum ayant de fait un caractère plébiscitaire en faveur de l’UMP, le jeu politicien les poussaient à être pour le moins réservés, sans parler du poids de l’idéologie centralisatrice et républicaine de leur parti.

Le double échec du référendum : la trop forte abstention dans toute l’Alsace et le Non du Haut-Rhin

La trop forte abstention dans le Bas-Rhin et dans le Haut-Rhin

L’abstention est énorme, 64,04% pour l’ensemble de l’Alsace (64,89 dans le Haut-Rhin et 62,82 dans le Bas-Rhin). Elle s’explique par la forte défiance (parfaitement justifiée) des électeurs alsaciens envers la classe politique, et est accentuée par le caractère plébiscitaire du référendum qui a eu lieu précisément au moment où éclate une crise politique sans précédant dans la 5ème République (l’emballement de l’affaire Cahuzac). On est là dans le pire des scénarios possible.

Elle s’explique également par le caractère régional du référendum. D’une part les régions ont très peu de pouvoir en France, et la création du Conseil d’Alsace était malheureusement loin de changer fondamentalement la donne, et d’autre part les électeurs alsaciens étant immergés dans une vie médiatique quasi exclusivement française, la visibilité médiatique du référendum était très faible. Même pour les élections municipales, cantonales ou régionales, la visibilité médiatique est en contraste beaucoup plus forte, les Alsaciens, votant en même temps que les autres citoyens français, sont alors connecté au battage médiatique français.

Cette dernière constatation met en lumière la grande difficulté et le piège que représente la nécessité pour le oui de passer la barre de 25% des inscrits pour les référendums (de type plébiscites) régionaux (système mis en place par la réforme constitutionnelle de 2008).

La troisième cause de l’abstention massive du 7 avril est l’attitude souvent ambigu des politiques alsaciens officiellement engagé pour le oui, qui, que se soit au PS ou à l’UMP, avait à peu près tous de bonnes raisons, souvent très différentes selon les intérêts des uns et des autres, de peu s’impliquer dans la campagne. En plus du ras le bol général et du caractère régional et plébiscitaire du référendum, l’attitude réservé et hésitante des partisans du oui a elle aussi eu son rôle dans l’abstention massive de dimanche.

En résumé, le système politique français impose à l’Alsace une vie politique régional dépouillé de pouvoir réel, le caractère centralisé de la société française ne permet mécaniquement qu’une très faible visibilité médiatique à l’actualité politique alsacienne (surtout pour les plus jeunes) et là-dessus, dans un contexte de marasme économique et de forte défiance des électeurs envers la classe politique, le système pseudo démocratique français impose comme condition sine qua non à la validation du référendum que le oui dépasse les 25% des inscrits dans chaque département.  Le degré de démocratie de la République Française doit être jugé à ses fruits.

Le Non du Haut-Rhin

Tout d’abord, précisons que l’Alsace à tout de même voté Oui à 57,65 %. Le Bas-Rhin à 67,53% mais le Haut-Rhin seulement à 44,26%. Le 67% du Bas-Rhin et le 44% du Haut-Rhin ont tout les deux été limité et réduit par les mêmes raisons qui ont créés une très forte abstention. Mais ses raisons n’expliquent pas ou très peu la différence de 23% des oui dans les deux départements. Comment expliquer une telle différence ? Il y a essentiellement deux raisons : la première est que l’Ump a peu fait campagne dans le Haut-Rhin, Buttner, président du Conseil Général et voulant préserver son poste, a toujours été très ambigu et Meyer, le maire de Colmar, a clairement pris position pour le Non. La faible campagne de l’Ump a en fait consisté en un timide oui-mais, ce qui dans le contexte actuel a eu des conséquence dramatique pour le oui.

La deuxième raison est que le chauvinisme et les peurs des haut-rhinois, et particulièrement des colmariens, sont fortement rentré en résonance avec les arguments pour le moins démagogiques des tenants du Non ainsi qu’avec le climat délétère actuel. Mais pourquoi les arguments terre à terre et racoleur du non ont tellement porté dans le Haut-Rhin et si peu dans le Bas-Rhin ? La réponse tient principalement à la nature des arguments nonistes : «  Le Haut-Rhin se ferait manger par le Bas-Rhin et des sous-préfectures ou la préfecture de Colmar seraient peut-être ou probablement fermées. » Difficile en effet d’expliquer à un strasbourgeois que la préfecture de Strasbourg allait fermée et que son département allait se faire absorber par son voisin, nettement plus petit en taille et en habitants.

L’antagonisme Haut-Rhin/Bas-Rhin est certes ancestral, mais il est aussi et surtout  artificiel, artificiellement entretenu et exacerbé par la République dans le but de diviser pour mieux règner. Il est plus le fruit de 95 ans de présence française que de 1500 ans d’Histoire. Les haut-rhinois, minoritaires en Alsace par rapport au bas-rhinois, ont manifestement trouvé là un bien mauvais moyen d’exprimer leur mécontentement, que celui-ci ait été quelque peu fondé ou non.

Conclusion

Cette victoire du non dans le Haut-Rhin et la forte abstention dans toute l’Alsace témoigne in fine du manque d’attachement d’un certain nombre d’Alsaciens à leur Elsässertum et des grandes difficultés qu’ont les Alsaciens à défendre leurs droits, leurs libertés et leur identité commune face au rouleau compresseur du système républicain français. Cet échec du référendum sur le Conseil d’Alsace témoigne également du fatalisme et de la résignation des électeurs, qu’ils soient Alsaciens ou non, face au processus électoral en général.

Il faut pourtant comprendre que ce n’est pas à proprement parler la démocratie qui est responsable des problèmes actuels, mais bien la pseudo démocratie à la sauce républicaine, et que le référendum qui vient de tourner au fiasco devant nos yeux était un référendum plébiscite à la sauce française dans un cadre désespérément français, et s’il faut désespérer de quelque chose, c’est bien de la France et de sa République, et non d’autres choses. Wir haben zwar einen Wahlkampf verloren, aber  der Kampf geht immer weiter. U.H.

Das schweizer Volk zeigt den Weg !

Posted on mars 7th, 2013 by Unsri Heimet !

Les citoyens suisses ont approuvé dimanche à 67,9% l’initiative populaire interdisant les parachutes dorés. Les citoyens français ne peuvent pas en faire de même. Le Pays des Droits de l’Homme n’est pas le pays de la démocratie, il est le pays de l’imposture et de la pseudo démocratie. Si les Alsaciens se mobilisent suffisamment le 7 avril pour permettre la création du Conseil d’Alsace, nous demanderons l’introduction du référendum d’initiative populaire im Elsassland. Ja zur direkten Demokratie! Es gibt keine echte Demokratie ohne direkte Demokratie!

Salaires indécents : les populistes suisses en marche

C’est au-delà de la gauche, au-delà de la droite. Une simple question de décence et de dignité. Doublée d’une belle leçon de politique que nos voisins suisses nous ont administrée dimanche dernier. Ainsi, un référendum d’initiative populaire – il faut réunir au moins 100 000 signatures pour qu’il ait valeur constitutionnelle et soit suivi d’un projet de loi – permettra-t-il d’en finir avec les « rémunérations abusives », « parachutes dorés » et autres « retraites chapeau » des dirigeants du CAC 40 local.

Qu’un PDG ayant développé telle ou telle société touche primes substantielles et autres avantages en nature, pourquoi pas ; la chose est bien légitime. Mais que d’autres, maladroits ou malchanceux, voire tout bonnement incompétents, puissent se remplir les poches après avoir vidé les caisses de l’entreprise dont ils avaient la charge, voilà qui ne passe pas là-bas. D’ailleurs, le résultat du vote est sans appel : 67,9 %.

Ce referendum, initié par le sénateur Thomas Minder – issu de l’UDC, mouvement que l’on peu qualifier de « droite populiste » –, a fait grincer quelques dents dans les médias français, lesquels n’ont évidemment pas grand-chose à refuser à ces PDG, en même temps annonceurs les maintenant sous perpétuelle perfusion.

Sans surprise, et le contraire eut été étonnant, Marine Le Pen a été la première à reprendre la balle au bond, regrettant qu’une telle initiative ne puisse être pour l’instant mise en œuvre chez nous.

Il est à craindre que nous ayons encore à attendre. Car ceux qui, à longueur de journée, nous abreuvent de « valeurs démocratiques » et de « démocratisation » à tous les étages, sont précisément les mêmes qui refusent d’en appeler au vote de leurs concitoyens, que ce soit à propos du « mariage pour tous », de l’euro ou de la construction européenne.

La démocratie est assurément une belle chose. Mais sans le peuple, elle est manifestement encore plus belle à leurs yeux ; comme une sorte de phare censé tous nous illuminer. Mais qui brillerait comme un miroir de bordel…
Nicolas Gauthier, le 4 mars 2013   Quelle: Boulevard Voltaire

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