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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Unser Land demande la démission du recteur d’académie

Posted on juin 22nd, 2011 by Klapperstein
Suite de la polémique actuelle sur le bilinguisme, le communiqué de presse d’Unser Land.

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Communiqué de presse: Unser Land demande la démission du recteur d’académie

Le recteur de l’Académie de Strasbourg, Mme Armande Le Pellec-Muller a annoncé cette semaine «une expérimentation» dans le cursus bilingue paritaire en réduisant le volume d’apprentissage de la langue régionale, l’allemand, de 12h à 8h, ce qui correspond à une baisse de 30% des heures d’enseignement. Mme Le Pellec-Muller a déclaré avec un incroyable cynisme que « ce dispositif apporte de la plus-value à l’apprentissage de l’allemand ».

Cette décision est une provocation envers les Alsaciens. Elle démontre en outre la volonté de l’Etat français de démanteler l’enseignement bilingue en Alsace. Les raisons budgétaires et organisationnelles invoquées ne sont qu’un paravent qui cache les vraies motivations de l’Etat qui sont d’ordre idéologique.

Pour quelle autre raison, l’Etat prendrait-il une décision qui va à l’encontre des recommandations de l’ensemble des acteurs économiques alsaciens?  Faut-il aussi rappeler que des milliers d’emploi ne sont plus pourvus par des Alsaciens frontaliers car les jeunes ne maîtrisent plus la langue de leurs aïeux. Et faut-il encore rappeler que l’allemand sous forme écrite et dialectale est notre langue depuis plus de 1500 ans et que démanteler son apprentissage, c’est couper les Alsaciens de leurs origines ?

L’Etat préfère que les jeunes Alsaciens pointent au chômage, plutôt que de les voir renouer avec leur identité et avec la prospérité économique.

Unser Land constate que MM. Buttner et Richert ont approuvé la décision du rectorat, le premier estimant que la décision de l’Etat «n’est pas une régression». Une fois de plus, les dirigeants UMP ont démontré leur soumission aux diktats de Paris, même quand ils mettent gravement en cause l’avenir de nos enfants. Cela prouve que seul un parti alsacien est en mesure de défendre les intérêts alsaciens.

La décision de Mme Le Pellec-Muller mettant gravement en péril l’avenir économique et l’identité de l’Alsace, Unser Land réclame sa démission immédiate du poste de recteur d’académie.

Unser Land demande que l’enseignement devienne une compétence exclusive de la région. Unser Land réaffirme son attachement à une généralisation du bilinguisme de la maternelle à l’université, avec apprentissage du dialecte et du Hochdeutsch dès la maternelle.

Quelle : Unser Land

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A lire également, sur le site d’Alsace d’Abord Le rectorat et l’enseignement bilingue en Alsace et dans l’Alsace Kennel : « Il n’y a pas de remise en cause », l’affligeant et proverbial double discours de nos Schnackapolitiker de service.

Halte au démantèlement des filières bilingues !

Posted on juin 21st, 2011 by Klapperstein

L’association Culture et Bilinguisme d’Alsace et de Moselle (René Schickele-Gesellschaft) a mis en ligne un dossier bien fourni sur la polémique actuelle :

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Coup de canif dans le paritarisme… Les associations réagissent et demandent l’arrêt du démantèlement des classes bilingues par l’Education nationale
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Ci-dessous la lettre ouverte de Culture et Bilinguisme aux élus alsaciens.

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Courrier aux élus d’Alsace,

Notre association estime nécessaire d’appeler votre attention sur les nouvelles menaces qui pèsent sur l’enseignement de la langue régionale en Alsace.

Le développement de cet enseignement a toujours été difficile, de nombreuses familles intéressées ne pouvant accéder à des classes paritaires et l’Education nationale n’ayant pas pris les mesures nécessaires pour former les enseignants en nombre suffisant, en particulier au niveau secondaire.

Aujourd’hui c’est un risque de démantèlement que la nouvelle politique rectorale fait peser sur l’enseignement de la langue régionale. Non seulement un certain nombre de classes bilingues risquent purement et simplement la fermeture, mais le rectorat veut de surcroît abandonner la pédagogie paritaire. Certes, cette nouvelle politique est présentée comme expérimentale, mais il s’agit bien d’une remise en cause d’ensemble.

Le rectorat ne semble pas comprendre la logique de la pédagogie paritaire qui ne réside pas dans un enseignement frontal de l’allemand mais dans l’utilisation de cette langue dès la maternelle comme langue des activités scolaires et d’enseignement. Tous les exemples internationaux montrent l’efficacité de cette méthode si elle est mise en œuvre correctement, ce qui suppose en particulier une intensité suffisante du bain linguistique, la parité représentant un minimum, et des enseignants capables de combiner la compétence linguistique avec la maîtrise des matières d’enseignement.

C’est avec beaucoup de réticence que l’Education nationale s’est engagée partiellement dans cette voie à partir de 1992 quand elle a été confrontée au succès des classes paritaires associatives. Elle n’a jamais mis en œuvre le paritarisme au niveau secondaire de manière effective. Aujourd’hui l’administration scolaire veut, contre toute logique, développer un modèle consistant à ne maintenir dans les classes bilingues qu’un tiers du temps en allemand et deux tiers du temps en français au lieu de conserver le système paritaire.

Les arguments invoqués pour justifier ces modalités nouvelles sont marqués du sceau de l’incohérence :

- « Diminuer le nombre d’heures en allemand » permettrait d’améliorer l’efficacité de cet enseignement ! Il est évident qu’une réduction supplémentaire de l’exposition à la deuxième langue va encore affaiblir la connaissance de celle-ci alors que beaucoup d’élèves ne la pratiquent que dans le cadre scolaire. En réalité la réforme vise à rétablir l’enseignement frontal de la langue à la place du bain linguistique. On se rapproche de la formule des anciens « sites à 6h d’allemand » qui ont montré leur inefficacité.

« Un enseignement de la langue régionale réduit à un tiers du temps scolaire permettrait d’attirer plus d’enfants dans cette filière ». Mais la réalité est que pour le moment beaucoup de demandes de familles voulant accéder à l’enseignement paritaire ne sont pas satisfaites. Les filières paritaires ne souffrent pas d’une insuffisance de demandes mais, dans certains cas, d’une désaffection due à la médiocrité de la mise en œuvre de cette pédagogie par l’Education nationale et au manque d’offre bilingue dans les collèges de rattachement.

« L’enseignement de la langue régionale coûte trop cher ». En vérité, si l’Education nationale mettait en œuvre correctement cet enseignement, une heure en allemand ne coûterait pas significativement plus cher qu’une heure en français. Ce qui coûte cher, c’est le refus de développer l’enseignement paritaire de manière systématique qui empêche d’optimiser l’organisation de cet enseignement. Dès lors que l’enseignement en allemand est confié à des maîtres spécialisés, il est plus efficace et moins coûteux d’organiser leurs interventions sous forme de mi-temps plutôt que des tiers-temps. Enfin, si l’on parle de coût, il faut aussi évoquer le coût pour la région de la perte des compétences bilingues de bon niveau.

« Il n’y aurait pas assez d’enseignants capables d’enseigner en allemand ». L’Education nationale invoque ainsi sa propre turpitude : elle a disposé de 20 ans pour mettre en place un système de formation et de recrutement d’enseignants germanophones ; or elle est toujours encore dans l’improvisation et le bricolage pour trouver de tels enseignants. Pire : elle refuse d’appliquer les décisions de justice qui lui font obligation de reconnaître les diplômes d’enseignants germanophones étrangers désireux d’être titularisés dans les écoles d’Alsace.

« Réduire le nombre d’heures en allemand permettrait d’augmenter la mixité sociale ». L’Education nationale reprend ainsi à son compte les ragots selon lesquels les classes bilingues paritaires regrouperaient principalement les enfants de catégories privilégiées. Toutes les études montrent que rien n’est plus faux. Par ailleurs, le système du bain linguistique permet l’accès au bilinguisme même à des enfants qui n’ont pas de facilité d’apprentissage. Il est vrai que ces classes étant volontaires, s’y inscrivent les familles qui réfléchissent à l’éducation de leurs enfants. Réduire le nombre d’heures en allemand n’y changera rien.

- « Les élus alsaciens auraient donné leur accord à cette nouvelle politique ». En réalité, si la Commission quadripartite où siègent des élus a été consultée, il n’y a pas eu de véritable information ni de véritable délibération parmi les élus de notre région. Ce que propose le rectorat constitue une nouvelle atteinte à la Convention quadripartitesignée en 2007 qui prévoyait l’extension de l’enseignement paritaire.

Au moment où des responsables économiques multiplient les signaux d’alarme devant le constat que de nombreux emplois sont perdus en raison du manque de compétence en allemand des jeunes générations qui arrivent sur le marché du travail, alors que les filières de formation transfrontalières ne peuvent se développer en raison de l’insuffisante préparation linguistique des étudiants de notre région, le rectorat ne trouve rien de mieux que de baisser davantage la garde avec l’argument dérisoire qu’il faut « sortir de la logique quantitative ».

Tandis que nos parlementaires s’engagent pour une proposition de loi sur les langues régionales désormais reconnues par la Constitution, afin de garantir la transmission effective de ces langues, le rectorat d’Alsace veut revenir à des formes d’enseignement qui ont démontré leur inefficacité.

Notre région aspire à disposer d’un système d’enseignement qui offre à tous les enfants dont les familles le souhaitent un vrai accès au bilinguisme au même titre que de nombreuses autres régions européennes frontalières ou disposant d’une langue régionale. Le rectorat veut nous faire croire que nous serions les seuls à ne pas disposer de moyens suffisants pour cela. C’est tout simplement inacceptable !

Nous demandons à nos élus de réagir avec la plus grande fermeté pour sauvegarder un enseignement efficace de notre langue régionale et donner à nos enfants les mêmes chances que dans d’autres régions bilingues. Nous voulons un enseignement bilingue de qualité et efficace. Ce que propose le rectorat est une régression dramatique.

Nous sommes à votre disposition pour vous apporter des éléments complémentaires d’information et, si vous le souhaitez, vous rencontrer à ce sujet.

Veuillez agréer, Monsieur le Conseiller régional,  l’expression de notre haute considération.

CULTURE et BILINGUISME d’Alsace et de Moselle
René Schickele-Gesellschaft,
le 16 juin 2011

Quelle : Culture et Bilinguisme

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Lire la suite du dossier :

Coup de canif dans le paritarisme… Les associations réagissent et demandent l’arrêt du démantèlement des classes bilingues par l’Education nationale


Le rectorat enfonce un coin dans le bilinguisme

Posted on juin 20th, 2011 by Klapperstein

Les trois articles ci-dessous, tirés du site du journal L’Alsace, fond écho à la polémique née de la volonté du rectorat de Strasbourg de mettre fin à la parité (12h de français / 12h d’allemand) dans les classes bilingues en diminuant significativement de nombres d’heures d’allemand par semaine. Ce qui démontre une fois de plus que l’Education Nationale, premier budget de l’Etat et fer de lance de la grande machinerie étatique française, à une dent particulièrement dure envers le bilinguisme en Alsace. UH

Bilinguisme : Le rectorat enfonce un coin dans le paritarisme

Le recteur a annoncé, pour 2012, le projet expérimental d’un enseignement bilingue avec moins d’allemand que de français.

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Apparemment, tout est parti d’une fuite à l’issue de la dernière réunion du comité quadripartite, qui gère la politique d’enseignement bilingue en Alsace : lors de cette réunion, à laquelle participent notamment des représentants des collectivités territoriales (lesquelles cofinancent, avec l’Éducation nationale, l’enseignement bilingue), le recteur Armande Le Pellec Muller a présenté un projet, dont de nombreux observateurs retiendront surtout qu’il reviendrait sur la sacro-sainte règle de la parité 12 heures en français-12 heures en allemand, dans le premier degré, pour ne plus garder que 8 heures d’allemand.

La part de l’enseignement en allemand au collège serait également réduite, tandis que l’on envisagerait désormais de faire enseigner, par un seul enseignant de primaire, les cours en français et les cours en allemand. Bien sûr, tout ceci ne serait amorcé qu’à petites doses, expérimentales, et à compter de la rentrée 2012 seulement.

Pourtant, l’information a fait l’effet d’une « bombe », tant, jusqu’ici, les partisans du bilinguisme — depuis les associations de parents jusqu’aux responsables de chambres consulaires — étaient bien davantage sur une ligne de « plus d’allemand », pour une meilleure efficacité quand là, on leur demande de croire qu’on pourra faire mieux avec moins.

Mme Le Pellec Muller appuie certes sa démonstration sur quelques constats. Elle rappelle ainsi les déperditions d’effectifs entre la maternelle et le collège, sans parler du lycée où une infime partie de ceux qui ont débuté en maternelle poursuivent jusqu’à l’Abibac ou en section européenne allemand.

Elle réaffirme aussi qu’il est difficile de recruter des professeurs d’allemand, surtout ceux qui sont susceptibles d’enseigner une discipline non linguistique en allemand.

Le recteur estime également (contrairement à tous ses prédécesseurs qui n’ont jamais voulu le reconnaître) que cet enseignement « recrute parmi les classes sociales moyennes et favorisées ». Enfin, et on n’empêchera pas d’aucuns de penser que c’est là le socle fondateur de cette innovation, le recteur rappelle que le bilinguisme coûte cher en termes de postes, dans une période où l’administration est sur le pied de guerre budgétaire.

Lorsque l’on quitte le terrain du constat pour entrer, avec elle, dans celui des propositions, elle suggère que les réformes annoncées contribueraient à augmenter la « diversité sociale » des apprenants et surtout à rendre plus attractive, dans la durée, une filière qui s’épuise au-delà du primaire…

Malgré quelques considérations sur la priorité donnée à l’oral et à la communication pour étayer cette thèse d’un bilinguisme plus « vendeur », au regard de ce qui a été investi depuis la naissance de l’idée même du bilinguisme dans les années 90, il n’est pas sûr que l’argumentaire fasse le poids. Il n’est que de voir les premières réactions (lire ci-contre) pour en juger. Il est vrai que l’expérimentation n’étant programmée que pour 2012, les positions des uns et des autres, et surtout du rectorat (qui aurait toutefois reçu l’aval des politiques du comité quadritpartite), auront bénéficié du temps de l’explication et d’un débat nourri.

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Réactions : Culture et bilinguisme : « La parité est un minimum ! »

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Depuis que la nouvelle de l’expérimentation souhaitée par le rectorat est connue, de nombreuses réactions sont intervenues, le plus souvent pour dénoncer l’initiative.

L’association Culture et bilinguisme d’Alsace et de Moselle, par la voix de son président Jean-Marie Woehrling, évoque le « risque de démantèlement que la nouvelle politique rectorale fait peser sur l’enseignement de la langue régionale ».

Dans une lettre à tous les conseillers généraux et régionaux, l’association déclare : « Le rectorat ne semble pas comprendre la logique de la pédagogie paritaire qui ne réside pas dans un enseignement frontal de l’allemand, mais dans l’utilisation de cette langue dès la maternelle, comme langue des activités scolaires et d’enseignement ».

Pour l’association : « La parité (représente) un minimum ». Culture et bilinguisme réfute par ailleurs tous les arguments avancés par le recteur. Elle reprend notamment celui qui voudrait que « diminuer le nombre d’heures en allemandpermettrait d’améliorer l’efficacité de cet enseignement ! »« Il est évident, estime l’association, qu’une réduction supplémentaire de l’exposition à la deuxième langue va encore affaiblir la connaissance de celle-ci alors que beaucoup d’élèves ne la pratiquent que dans le cadre scolaire ».

L’association constate encore qu’ « au moment où des responsables économiques multiplient les signaux d’alarme devant le constat que de nombreux emplois sont perdus en raison du manque de compétence en allemand des jeunes générations qui arrivent sur le marché du travail, alors que les filières de formation transfrontalières ne peuvent se développer en raison de l’insuffisante préparation linguistique des étudiants de notre région, le rectorat ne trouve rien de mieux que de baisser davantage la garde ».

Les élus écologistes…

De leur côté, les élus écologistes demandent une réaction forte du conseil régional, estimant que « la démarche du rectorat est exécrable : c’est le retour de l’unilatéralisme rectoral, la négation du partenariat avec les collectivités territoriales qui sont uniquement avisées en dernière instance ».

… et Philippe Richert

Philippe Richert leur « répond » dans un communiqué, où il insiste sur le caractère expérimental des mesures envisagées et estime que « si des améliorations sont souhaitables et possibles, il ne faut pas que de nouvelles orientations conduisent à remettre en cause les résultats acquis depuis 2007, dans le cadre de l’application de la Convention quadripartite portant sur la politique régionale des langues vivantes. Elles ne doivent pas non plus affecter l’important et indispensable travail de terrain mené au quotidien par les associations ».

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Eltern dénonce : « Une volonté de remise en cause »

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Claude Froehlicher, président d’Eltern Alsace (qui tient son assemblée générale aujourd’hui), relève, dans le projet du recteur, « une volonté de remise en cause avec des arguments qui se contredisent ». « Le plus frappant, selon lui, est celui des éléments budgétaires » : « Il faudrait comparer les dépenses engendrées par le bilinguisme et le fait d’avoir des milliers de chômeurs en Alsace, au lieu de personnes qui pourraient trouver un emploi outre-Rhin, grâce à leurs compétences en allemand ».

Autre contradiction, selon M.Froehlicher : « On nous dit qu’il faut trouver de nouvelles formes d’organisation, car on a trop de mal à trouver des professeurs germanophones. Or, dans la foulée, le test envisagé consistera à faire enseigner les 8 heures d’allemand et le reste en français, par le même enseignant. Donc, cela veut dire que pour 100 classes, là où on avait, avant, 50 enseignants germanophones, il en faudra 100 : on doublera donc le besoin d’enseignants germanophones… ».

S’agissant de « l’élitisme et du manque de mixité sociale », il prédit que le résultat de la « réforme » sera que « les plus motivés iront vers le privé, où ça coûtera plus cher, tandis que les autres, plus défavorisés, n’auront pas accès au bilinguisme paritaire ».

Quelle : L’Alsace

Die fünf Pfeiler der Zweisprachigkeit

Posted on mai 24th, 2011 by Klapperstein

Le Bilinguisme : Un Atout Éducatif

Par François Weiss

Ah ! si les parents savaient et si les autorités éducatives et politiques voulaient … le bilinguisme précoce ou tardif aurait sa place dans tous les systèmes éducatifs à travers le vaste monde !  Pour s’en convaincre une fois de plus, il suffit de lire l’excellent ouvrage, bien référencé et bien documenté de madame Anémone Geiger-Jallet (1) qui établit  un état des lieux de l’enseignement bilingue dans différents pays et dans différents systèmes d’éducation.

J’aimerais, pour ma part, apporter une contribution à la réflexion et à l’avancement de l’enseignement bilingue pour en présenter les atouts en particulier  aux parents qui hésitent ou qui doutent de l’efficacité de cet enseignement.

J’aimerais leur présenter ce qui peut constituer, à mon avis,  « les cinq piliers » du bilinguisme, à savoir : la précocité, l’intensivité, la continuité, la valorisation et l’interculturalité.

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Vers la catastrophe économique et linguistique ?

Posted on février 19th, 2011 by Unsri Heimet !

Convention linguistique au rabais non respectée, promesses  politiciennes non tenues, baisse du nombre d’ouvertures de classes bilingues. Une fois de plus LA question se pose: au vu des résultats catastrophiques de la politique linguistique en Alsace, devons-nous, Alsaciens, remettre notre destin aux mains de l’Etat français, l’Education Nationale et de ses valets locaux ? Non, bien évidement ! Il ne faut rien attendre de Paris. C’est à NOUS de prendre les problèmes à bras le corps. Notre avenir et la sauvegarde de notre héritage historique, culturel et linguistique ne passera que par le réveil de notre conscience alsacienne. La médiocrité (la vacuité même) politique actuelle en Alsace nous suggère que ce réveil est tout à fait possible… Elsasser,  stehn uf ! UH

1.- Des engagements non tenus.

Les engagements (écrits) du candidat Nicolas Sarkozy en 2007 de mettre dans une loi toutes les 39 dispositions que la France avait acceptées lors de sa signature de la Charte Européenne des langues régionales ou minoritaires n’ont pas été tenus. Un article de principe a été introduit dans la Constitution, mais ces engagements présidentiels n’ont pas été suivis d’effets.
Une majorité d’Alsaciens ont fait confiance au Président Nicolas Sarkozy. En tout cas, c’est une immense déception…
Nous lançons un appel au nouveau ministre alsacien chargé des collectivités territoriales afin qu’il mette en œuvre les engagements du Président Nicolas Sarkozy : en effet l’article 75-1 de la Constitution est dans la partie concernant ces collectivités et personne en Alsace ne comprendrait que Philippe Richert à la fois Président Régional et Ministre des collectivités ne prenne pas en charge à bras le corps et ne mène pas à bon port ce dossier si important de la langue régionale. C’est aux actes que nos dirigeants seront jugés, non aux paroles !

2.- La Convention 2007-2013. Bilan désolant à mi-chemin.

La convention 2007-2013 portant sur les langues vivantes prenant appui sur l’apprentissage de la langue régionale (dans ses deux dimensions) a prévu le doublement des effectifs bilingues dans chaque département en priorité dans le 1er degré.
Ceci aurait supposé depuis 2007, chaque année, l’accueil d’environ 2500 enfants de plus, soit la création d’une centaine de classes de 25 élèves environ. C’est-à-dire 50 classes bilingues par an et par département. Or le rythme d’ouverture annuel des deux dernières années n’est que de 37 classes par département.
En deux mots, cette convention déjà jugée « au rabais » et très minimaliste par une grande partie des responsables politiques, des parents, et les associations n’est réalisée au mieux qu’aux 2/3. Nous constatons de plus en plus que le rythme va encore baisser sans que nos grands élus ne veuillent protester : croient-ils que seules des déclarations suffiront alors que 25 % de nos jeunes sont au chômage contre 2 % dans les pays voisins !
Il est facile de constater une baisse de régime des créations dans le Bas-Rhin qui passe de 8 sites ouverts en 2009 à 3 en 2010 et une dans le Haut-Rhin qui passe de 12 sites ouverts en 2009 à 10 en 2010. Qu’en sera t-il en 2011 et 2012 ?
Si l’Alsace disposait du même rythme de développement que le Pays Basque (Pyrénées Atlantiques) ou la Corse, la situation se présenterait de manière bien plus positive : la Corse est à 40% des élèves bilingues au primaire et le Pays Basque à plus de 50%. Ce rythme de croisière insuffisant dans notre Région amène des questionnements sur la volonté de nos élus face à l’administration scolaire de favoriser un retour au bilinguisme en Alsace : peut-être que pour nos élus la langue régionale n’est toujours pas une véritable priorité ?
Il est difficile d’admettre que l’on trouve assez d’enseignants de Corse, alors que l’on avance depuis plus de 35 ans le manque d’enseignants maîtrisant l’allemand en Alsace. Le quotient de 40% d’enseignants bilingues/an prévu en Corse est strictement respecté dans cette région y compris pour 2011.

La convention alsacienne, bien moins ambitieuse, n’est pas respectée pour 2011 :

- L’absence de CAPES-bivalents en Alsace représente un véritable goulot d’étranglement pour l’enseignement bilingue au secondaire. Les autres régions en disposent !
- Le concours de recrutement spécial de professeurs des écoles (voie langue régionale), à 70% en français, ferme la porte à la plupart des candidats germanophones natifs. Le sommet a été atteint en 2010, 15 postes sur 50 n’ont pas été attribués et ont été transférés sur le concours monolingue. L’Alsace est la Région où ce glissement a été le plus important ces dernières années. Il semble que l’allemand parlé par 100 millions d’Européens soit devenu une langue rare !

La Convention 2007-2013 fortement minimaliste n’est pas respectée. En contrepartie de 3 millions € payés par la Région et les deux Départements, l’Etat s’était engagé à recruter annuellement au moins 50 postes, il n’en a prévu que 25 pour 2011.
Au lieu de protester, nos élus justifient la pénurie !
Depuis 1982, l’Académie de Strasbourg se présente abusivement comme une « académie-pilote » pour l’enseignement de l’allemand.
C’est en Alsace que l’administration tient le moins ses engagements, pourtant c’est ici qu’on a le plus besoin de l’enseignement bilingue français/langue régionale. Les demandes des associations restent sans réponse véritable. Nous pensons que la disparition des dialectes et de l’allemand depuis 65 ans est totalement voulue.
Nous pensons que la politique archaïque issue de l’idéologie totalitaire et centralisatrice n’est pas encore abandonnée dans les rouages de l’état. C’est ce qui contribue au  » mal être  » des régions de France et à leur appauvrissement culturel et économique.

Signé par les 3 Présidents des Associations le jeudi 9 décembre 2010 :

François Schaffner, Culture et Bilinguisme
Gérard Cronenberger, président de l’Aéplal
Henri Scherb, Heimetsproch un Tràdition

Quelle :  Unser Land

Stammtische vom René Schickele Kreis

Posted on janvier 31st, 2011 by Unsri Heimet !

Neu! Zweiter Stammtisch in Colmar!
Nouveau! Deuxième Stammtisch à Colmar !
Culture et Bilinguisme d’Alsace et de Moselle vous invite
Die René-Schickele-Gesellschaft lädt ein
Diesen Mittwoch, 2. Februar, von 18.30 bis 20 Uhr
Ce mercredi, 2 février, de 18h30 à 20h

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à Strasbourg / in Strassburg
L’Alsace de 1871 à 1911
Das Elsass zwischen 1871 und 1911

animé par / moderiert von

Ernest Winstein
Pasteur en retraite, théologicien
Pastor im Ruhestand, Theologe

in ihren Räumen 5 Boulevard de la Victoire in Strassburg
(gegenüber Stadtbad)
dans ses locaux, 5 Boulevard de la Victoire à Strasbourg
( en face des Bains Municipaux ).

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à Colmar / in Colmar
Lokalrecht im Elsass und im Moseldepartement
Droit local en Alsace et Moselle

animé par / moderiert von

Jean-Marie Woehrling

Juriste, Président de l’Institut du Droit Local
Jurist, Präsident des Instituts für Lokalrecht

dans les locaux du Comité Fédéral, 29 rue de la Corneille à Colmar
( près de la Synagoge ).

in den Räumen des Comité Fédéral, 29 rue de la Corneille in Colmar
(Nähe Synagoge).

Bier, Wein und spannende Diskussionen über Kultur, Wirtschaft, Institutionen, Literatur, Neuigkeiten, Oberrhein usw. / Bière, vin, jus et discussions assurés : culture, histoire, économie, institutions, littérature, actualités, Rhin supérieur, etc.

Diskussionssprachen sind ganz nach Belieben Elsässerdeutsch, Hochdeutsch und/oder Französisch / Langues de discussion : allemand dialectal, allemand standard et/ou français au choix de chaque participant

Jeder kann sini Sproch redda !

Venez nombreux ; il y a de la place ; et de plus c’est gratuit – awer net umasunscht.

Bilinguisme: Une petite Victoire…

Posted on janvier 4th, 2011 by Unsri Heimet !

Alors que la langue allemande en Alsace -sa forme orale Elsasserditsch et sa forme écrite Hochdeutsch- est en constante régression dans le paysage actuel, que les IUFM peinent à former des enseignants bilingues locaux (notés sur des critères français, voir article ci-dessous), voilà que le recrutement de professeurs « étrangers » germanophones (1) au sein de l’Education Nationale semblait impossible, faute de reconnaissance de l’équivalence de leursdiplômes et d’obtention du fameux concours. Mais n’y voyons surtout pas là une ènième basse manœuvre pour ralentir le développement de l’enseignement en Alsace. Non, non, non ! Ce n’était qu’un oubli, une simple maladresse ! Paris ne s’était pas mis en conformité avec une directive européenne datant  d’il y a… 20 ans ! Ce verrou administratif à sauté dernièrement. Une petite victoire de la raison et du pragmatisme. L’absurde chape idéologique jacobine, elle, se fissure tout les jours un peu plus et la prise de conscience ainsi que la volonté d’action se font de plus en plus grandes. Pour notre plus grand bonheur et celle des associations qui œuvrent depuis le début pour la préservation de notre langue (2). Und niemals vergessen… wo e Wille isch, isch e Waj ! UH

Le tribunal reconnaît les diplômes allemands

C’est une première : le tribunal administratif de Strasbourg reconnaît la validité des diplômes de deux enseignantes employées par les écoles bilingues associatives ABCM, passés en Allemagne pour l’une, en Autriche pour l’autre.

Mme R., une enseignante d’origine allemande, avait passé tous ses diplômes dans son pays. Elle avait assuré l’enseignement en langue allemande dans les classes bilingues alsaciennes pendant 14 ans, d’abord dans des écoles publiques du Haut-Rhin, puis dans des classes associatives ABCM. Elle était payée comme agent non titulaire. Alors, en 2007, elle a demandé au recteur d’être intégrée comme « maître contractuel de l’enseignement privé pour exercer les fonctions de professeur des écoles ». Le recteur a refusé.

Même démarche de sa collègue Mme S., qui avait passé ses diplômes en Autriche et enseignait l’allemand depuis sept ans dans une école ABCM. Même refus du recteur « au motif que cette intégration est subordonnée à la réussite d’un concours de recrutement ».

Ces deux professeures ont alors saisi le tribunal administratif de Strasbourg, lui demandant d’annuler la décision du recteur. Elles ont obtenu gain de cause. Un jugement du 14 décembre « annule la décision du recteur, enjoint le recteur de réexaminer la demande de ces deux enseignantes dans un délai de trois mois » et condamne l’État à verser 1000 € à chacune.

« Modifier le mode de recrutement »

Le tribunal s’appuie sur la directive européenne qui prévoit la liberté de circulation des travailleurs et la reconnaissance des diplômes universitaires des pays de l’Union européenne.

« Cette décision obligera le rectorat à restatuer pour ces deux enseignantes, si l’État ne fait pas appel. Elle obligera surtout l’État à modifier le mode de recrutement des enseignants bilingues », explique M e Pierre-Étienne Rosenstiehl, qui a plaidé ce dossier.

Pour l’instant, l’Éducation nationale oblige tous les candidats à l’enseignement bilingue en Alsace, quelle que soit leur formation, à passer un concours dont 80 % des épreuves sont en français et 20 % en allemand. Ce qui représente un obstacle important pour des enseignants de langue allemande.

Pourtant, l’Alsace manque d’enseignants qualifiés pour enseigner en langue allemande alors que les régions limitrophes représentent un vivier important de professeurs. « Après vingt ans d’enseignement bilingue en Alsace, on ne compte que 12 % d’élèves dans cette filière alors que la Corse a réussi, en dix ans, à trouver des maîtres assurant l’enseignement en langue régionale suivi par 40 % des élèves », souligne un défenseur de l’enseignement bilingue qui espère que cette décision ouvre de nouvelles perspectives pour toutes les disciplines. La construction européenne passerait aussi, par exemple, par la titularisation d’un professeur espagnol enseignant sa langue dans un lycée français.

E.S.

Source: L’Alsace

(1) En quoi donc un enseignant allemand, autrichien ou suisse alémanique serait plus étranger que l’enseignant de l’Intérieur parachuté en Alsace qui n’a aucune notion d’allemand  ?

(2) Si nous nous réjouissons de la venue d’enseignants germanophones en Alsace, ces derniers enseigneront le plus souvent en Hochdeutsch., ce qui va de soi. Cependant il ne faut pas négliger la pratique simultanée du « dialecte », l’Elsasserditsch et du Hochdeutsch, principalement en maternelle et au primaire comme cela se pratique dans les écoles ABCM mais malheureusement plus bien rarement dans les sections bilingues de l’EN

Le tribunal reconnaît les diplômes allemand

Geschichte des Elsässerdeutsch in Kurzfassung

Posted on novembre 27th, 2010 by Klapperstein

Brève histoire de l’allemand dialectal d’Alsace

Par Pierre Klein

L’allemand dialectal d’Alsace constitue un élément de l’identité, de l’histoire et de la culture  alsaciennes. Il s’agit de variantes alsaciennes de dialectes allemands, alémaniques et franciques, servant essentiellement à la communication courante et orale, fonction qu’elles remplissent depuis plus de 1500 ans. L’allemand dialectal d’Alsace est étroitement apparenté à une grande langue de culture, l’allemand standard dans le continuum duquel il s’inscrit et avec lequel il est, comme tout dialecte, en situation de diglossie. Il est à la base du bilinguisme collectif ou populaire français-allemand de la région et le justifie. Cela étant, c’est aussi un morceau d’Europe. Mais la politique linguistique conduite en Alsace, notamment depuis 1945, n’a pas manqué d’induire une certaine résignation quant à la défense et une certaine désaffection quant à l’emploi de la langue allemande, dialectale ou standard. L’allemand dialectal d’Alsace est aujourd’hui en très nette régression.

A l’origine, il y a le germanique. Ce terme est un dérivé de germain qui est lui-même un emprunt au latin germanus, lui-même composé du celte gair (voisin) et de man (peuple). Germains, c’est ainsi que les Celtes appelaient leurs voisins de l’Est. Les populations qui parlaient le germanique se trouvaient, vers l’an 1000 avant J.-C., dans le Nord de l’Europe. Vers 500 av. J.-C., elles atteignaient une ligne allant des Pays-Bas actuels à la future Pologne, en l’occurrence jusqu’à la Vistule. Au début de notre ère, elles se trouvaient dans les vallées de la Moselle et du Rhin, sur le Danube et au-delà de la Vistule. Un ou deux siècles après la chute de l’Empire Romain les déplacements de populations, die Völkerwanderungen, commencent à se stabiliser en Europe de l’Ouest. La frontière linguistique entre langue romane et langue germanique se fixe définitivement entre le IVème et le IXème siècle ap. J.-C. L’Alsace et la Moselle se trouvent alors avec le Luxembourg, une moitié de la Belgique, l’Allemagne, les deux tiers de la Suisse, une petite partie de l’Italie et de la plus grande partie de l’Autriche du côté du germanique.

L’allemand dialectal alsacien est plus précisément issu du germanique de l’Ouest qui se subdivise en germanique de la mer du Nord (Saxons, Angles, Frisons et les Francs saliens), le germanique de l’Elbe (Bavarois, Alamans) et le germanique de la Weser et du Rhin (Francs ripuaires et Hessois). Les dialectes alsaciens sont des dialectes franciques et alémaniques, francique rhénan lorrain dans la région de Sarre-Union, qui se rattache à l’allemand moyen, francique rhénan du Sud dans la région de Wissembourg, le bas alémanique du Nord dans le reste du Bas-Rhin, le bas alémanique du Sud dans une bonne partie du Haut-Rhin et le haut alémanique au Sud d’Altkirch, que l’on rattache tous à l’allemand supérieur. Ces délimitations sont obtenues par ce que les linguistes appellent des isoglosses et des isophones, c’est-à-dire des lignes qui délimitent les dialectes ou les sous-dialectes entre-eux et qui permettent de tracer des cartes linguistiques. Les dialectes alémaniques et franciques se sont établis progressivement dans la région à partir de l’époque romaine, mais surtout depuis le Vème siècle. Ils vont constituer l’outil d’expression orale privilégié des Alsaciens jusqu’au milieu du XXème siècle.

Les dialectes alsaciens ne forment pas un isolat. Ils participent des dialectes franciques et alémaniques et, à ce titre, du continuum allemand, du continuum horizontal des dialectes, comme du continuum vertical des dialectes et de l’allemand standard. Tout ce qui est parlé ou écrit dans cet espace linguistique ou diatopie est par définition de l’allemand, donc aussi l’allemand dialectal alsacien. Les Alsaciens en avaient parfaitement conscience. Ne disaient-ils pas qu’ils parlaient ditsch ou elsasserditsch, c’est-à-dire l’allemand ou l’allemand alsacien, et ne se reconnaissaient-ils pas comme étant ditschsprochig, c’est-à-dire germanophones.

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Wird zuviel fürs Elsässerdeutsch unternommen ?

Posted on novembre 22nd, 2010 by Klapperstein

Immer wieder wird behauptet, die Elsässer selbst seien gegen den Gebrauch ihres Dialektes und des Hochdeutschen.

On entend toujours des gens affirmer que les Alsaciens seraient opposés à l’emploi du dialecte alsacien et de l’allemand standard.

Wir erinnern an zwei Umfragen, die in den letzten eineinhalb Jahren von den wahrlich nicht als regionalistisch verdächtigen Dernières Nouvelles d’Alsace durchgeführt worden sind, und deren Ergebnisse wir einem von Heimatsproch und Tradition an den Präsidenten des Regionalrates, Philippe Richert, am 9. Juni 2010 adressierten Brief entnommen haben.

Les résultats de deux sondages récents effectués par un journal qu’on ne peut pas soupçonner de  » tendances régionalistes « , à savoir les D.N.A., ont été adressés par la revue Heimetsproch un Tradition dans son numéro du 9 juin 2010 à M. Philippe Richert, président du Conseil Régional.

1. Am 15. April 2010 (d.h. vor vier Monaten) wurde die Frage « Sind Sie der Meinung, daß ZU VIEL für die Renaissance des Dialekts getan wird? » wie folgt beantwortet:

- Es wird nicht genug unternommen: 57%

- Genau richtig: 25%

- Es wird zuviel unternommen: 15%

- Keine Meinung: 2%

Le 15 avril 2010 ( il y a quatre mois ), à la question : « N’est-on pas en train d’en faire TROP pour la revitalisation du dialecte ? » ont répondu

- on n’en fait pas assez : 57%

- pensent qu’on fait ce qu’il faut : 25%

- on en fait trop : 15%

- sans opinion : 2%.

2. Am 2. März 2009 (d.h. vor 18 Monaten) wurde folgende Frage gestellt: « Handelt es sich um Diskriminierung, wenn man von einem Stellenbewerber verlangt, Elsässisch zu sprechen? ». Antwort:

- NEIN, ich denke nicht: 61%

- JA, ich bin dieser Meinung: 36%

- Keine Meinung: 1%

Die große Mehrheit war also gegen die HALDE, die verbieten lassen wollte, daß Dialektkenntnisse als Einstellungsvoraussetzung gelten können.

Le 2 mars 2009 ( il y a 18 mois ), à la question : « Pensez-vous que demander à un candidat à l’embauche de parler l’alsacien est discriminatoire ? » ont répondu

- NON, je ne le pense pas : 61%

- OUI, je le pense : 36%

- Sans opinion : 1%

La grande majorité donc désapprouvait l’opinion de la HALDE qui prétendait interdire que la  condition préalable à l’obtention d’un emploi soit la connaissance du dialecte alsacien.

Sie, lieber Leser, liebe Leserin sind also nicht allein: Die große Mehrheit der Elsässer (über 80%) ist  der Meinung, es würde nicht genug oder gerade genug für die Wiederbelebung des Dialekts unternommen, und über 60% der Elsässer sind der Meinung, daß es zulässig ist, von einem Stellenbewerber Elsässischkenntnisse zu verlangen.

Vous qui lisez ces informations et qui vous sentez Alsaciens, vous n’êtes donc pas tout seuls : la grande majorité des Alsaciens ( plus de 80% ! ) pense qu’on ne fait pas assez – ou  tout juste assez – pour  soutenir un retour du dialecte, et 60% pensent qu’il est normal d’exiger d’un candidat à un emploi en Alsace qu’il ait des connaissances en dialecte alsacien.

Quelle : Newsletter Zweisprachigkeit n°2

Geld macht nicht glücklich – aber Demokratie

Posted on novembre 16th, 2010 by Klapperstein

Je direkter die Demokratie, desto zufriedener die Menschen

ggg

Eine wissenschaftliche Untersuchung, geleitet von Professor Bruno S. Frey, hat zutage gefördert, dass die direkte Demokratie als Regierungs- und Gesellschaftsform dem Menschen am meisten entspricht. Sie schafft nachhaltig Frieden, Freiheit und Gerechtigkeit und bietet den Bürgern die Möglichkeit direkter politischer Mitgestaltung und Einflussnahme. Sie wirkt sich positiv auf das Befinden der Menschen aus und ist für andere Völker attraktiv. Bruno S. Frey ist Professor für Volkswirtschaftslehre an der Universität Zürich und untersucht schon seit Jahren die Zusammenhänge zwischen Wirtschaft, Politik und Ethik. Seine Studien zur direkten Demokratie lassen aufhorchen und verdienen eine breite Diskussion.

Im folgenden Beitrag werden aus der Studie von Professor Frey wichtige Stelle im Originalwortlaut zitiert.

«Die Aussage ‹Geld macht nicht glücklich› stimmt annähernd; dass Demokratie glücklich macht, trifft hingegen völlig zu.» Für Bruno S. Frey ist klar, dass es zur Befriedigung der Grundbedürfnisse ein bestimmtes Einkommen braucht, aber «Geld – im Sinne von höherem Einkommen – macht nicht gerade unglücklich, erhöht jedoch das subjektive Wohlbefinden von Personen nur geringfügig». Tatsächlich fühlt sich derjenige glücklicher, der unter demokratischen Verhältnissen lebt.

«Insbesondere je besser ausgebaut die Möglichkeiten zur direkten Mitwirkung bei politischen Entscheidungen mittels Volksabstimmung sind, desto zufriedener sind die Einwohner.
Dafür sind zwei Gründe massgebend: Zum einen können die politischen Verhältnisse beeinflusst werden. Insbesondere werden die Regierungen veranlasst, diejenigen Güter und Dienstleistungen zur Verfügung zu stellen, die die Leute wirklich möchten. Zum anderen schätzen es die Bürger, am politischen Prozess teilhaben zu können.» Frey stützt seine Aussagen auf sorgfältig durchgeführte empirische Untersuchungen. Er bestätigt mit seinen wissenschaftlichen Ergebnissen Befunde der Psychologie, der Wirtschaftswissenschaften und der Politologie.

Frey ging mit seinen Mitarbeitern noch weiter und untersuchte in der Schweiz die kantonalen Unterschiede bezüglich direktdemokratischer Einflussmöglichkeiten. Auch hier kam er zu einem interessanten Ergebnis: Unterschieden wurde zwischen Kantonen mit ausgeprägten Möglichkeiten direktdemokratischer Beteiligung (Baselland, Glarus, Appenzell Ausserrhoden, Solothurn) und solchen mit geringen Möglichkeiten (Genf, Neuenburg, Tessin, Bern). «Nach Berücksichtigung aller anderen wirtschaftlichen und soziodemographischen Einflüsse zeigt sich, dass Bürger in Kantonen mit stark ausgebauten politischen Rechten deutlich zufriedener sind.»

Eine prosperierende Wirtschaft und auch ein Wirtschaftswachstum sind für die Wohlfahrt der Bevölkerung wichtig. Die Wirtschaft wächst aber um so besser und nachhaltiger, je mehr die Bürger mit direktdemokratischen Mitteln mitbestimmen können. Einmal mehr wird so unterstrichen, dass die direkte Demokratie der Schweiz einen hohen ethischen Wert besitzt. Wir schliessen uns Bruno S. Frey an, wenn er den Schweizerinnen und Schweizern rät, auf ihre direkte Demokratie stolz zu sein.

Quelle : Zeit-Fragen

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