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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Stammtische vom René Schickele Kreis

Posted on janvier 31st, 2011 by Unsri Heimet !

Neu! Zweiter Stammtisch in Colmar!
Nouveau! Deuxième Stammtisch à Colmar !
Culture et Bilinguisme d’Alsace et de Moselle vous invite
Die René-Schickele-Gesellschaft lädt ein
Diesen Mittwoch, 2. Februar, von 18.30 bis 20 Uhr
Ce mercredi, 2 février, de 18h30 à 20h

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à Strasbourg / in Strassburg
L’Alsace de 1871 à 1911
Das Elsass zwischen 1871 und 1911

animé par / moderiert von

Ernest Winstein
Pasteur en retraite, théologicien
Pastor im Ruhestand, Theologe

in ihren Räumen 5 Boulevard de la Victoire in Strassburg
(gegenüber Stadtbad)
dans ses locaux, 5 Boulevard de la Victoire à Strasbourg
( en face des Bains Municipaux ).

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à Colmar / in Colmar
Lokalrecht im Elsass und im Moseldepartement
Droit local en Alsace et Moselle

animé par / moderiert von

Jean-Marie Woehrling

Juriste, Président de l’Institut du Droit Local
Jurist, Präsident des Instituts für Lokalrecht

dans les locaux du Comité Fédéral, 29 rue de la Corneille à Colmar
( près de la Synagoge ).

in den Räumen des Comité Fédéral, 29 rue de la Corneille in Colmar
(Nähe Synagoge).

Bier, Wein und spannende Diskussionen über Kultur, Wirtschaft, Institutionen, Literatur, Neuigkeiten, Oberrhein usw. / Bière, vin, jus et discussions assurés : culture, histoire, économie, institutions, littérature, actualités, Rhin supérieur, etc.

Diskussionssprachen sind ganz nach Belieben Elsässerdeutsch, Hochdeutsch und/oder Französisch / Langues de discussion : allemand dialectal, allemand standard et/ou français au choix de chaque participant

Jeder kann sini Sproch redda !

Venez nombreux ; il y a de la place ; et de plus c’est gratuit – awer net umasunscht.

Bilinguisme: Une petite Victoire…

Posted on janvier 4th, 2011 by Unsri Heimet !

Alors que la langue allemande en Alsace -sa forme orale Elsasserditsch et sa forme écrite Hochdeutsch- est en constante régression dans le paysage actuel, que les IUFM peinent à former des enseignants bilingues locaux (notés sur des critères français, voir article ci-dessous), voilà que le recrutement de professeurs « étrangers » germanophones (1) au sein de l’Education Nationale semblait impossible, faute de reconnaissance de l’équivalence de leursdiplômes et d’obtention du fameux concours. Mais n’y voyons surtout pas là une ènième basse manœuvre pour ralentir le développement de l’enseignement en Alsace. Non, non, non ! Ce n’était qu’un oubli, une simple maladresse ! Paris ne s’était pas mis en conformité avec une directive européenne datant  d’il y a… 20 ans ! Ce verrou administratif à sauté dernièrement. Une petite victoire de la raison et du pragmatisme. L’absurde chape idéologique jacobine, elle, se fissure tout les jours un peu plus et la prise de conscience ainsi que la volonté d’action se font de plus en plus grandes. Pour notre plus grand bonheur et celle des associations qui œuvrent depuis le début pour la préservation de notre langue (2). Und niemals vergessen… wo e Wille isch, isch e Waj !

Le tribunal reconnaît les diplômes allemands

C’est une première : le tribunal administratif de Strasbourg reconnaît la validité des diplômes de deux enseignantes employées par les écoles bilingues associatives ABCM, passés en Allemagne pour l’une, en Autriche pour l’autre.

Mme R., une enseignante d’origine allemande, avait passé tous ses diplômes dans son pays. Elle avait assuré l’enseignement en langue allemande dans les classes bilingues alsaciennes pendant 14 ans, d’abord dans des écoles publiques du Haut-Rhin, puis dans des classes associatives ABCM. Elle était payée comme agent non titulaire. Alors, en 2007, elle a demandé au recteur d’être intégrée comme « maître contractuel de l’enseignement privé pour exercer les fonctions de professeur des écoles ». Le recteur a refusé.

Même démarche de sa collègue Mme S., qui avait passé ses diplômes en Autriche et enseignait l’allemand depuis sept ans dans une école ABCM. Même refus du recteur « au motif que cette intégration est subordonnée à la réussite d’un concours de recrutement ».

Ces deux professeures ont alors saisi le tribunal administratif de Strasbourg, lui demandant d’annuler la décision du recteur. Elles ont obtenu gain de cause. Un jugement du 14 décembre « annule la décision du recteur, enjoint le recteur de réexaminer la demande de ces deux enseignantes dans un délai de trois mois » et condamne l’État à verser 1000 € à chacune.

« Modifier le mode de recrutement »

Le tribunal s’appuie sur la directive européenne qui prévoit la liberté de circulation des travailleurs et la reconnaissance des diplômes universitaires des pays de l’Union européenne.

« Cette décision obligera le rectorat à restatuer pour ces deux enseignantes, si l’État ne fait pas appel. Elle obligera surtout l’État à modifier le mode de recrutement des enseignants bilingues », explique M e Pierre-Étienne Rosenstiehl, qui a plaidé ce dossier.

Pour l’instant, l’Éducation nationale oblige tous les candidats à l’enseignement bilingue en Alsace, quelle que soit leur formation, à passer un concours dont 80 % des épreuves sont en français et 20 % en allemand. Ce qui représente un obstacle important pour des enseignants de langue allemande.

Pourtant, l’Alsace manque d’enseignants qualifiés pour enseigner en langue allemande alors que les régions limitrophes représentent un vivier important de professeurs. « Après vingt ans d’enseignement bilingue en Alsace, on ne compte que 12 % d’élèves dans cette filière alors que la Corse a réussi, en dix ans, à trouver des maîtres assurant l’enseignement en langue régionale suivi par 40 % des élèves », souligne un défenseur de l’enseignement bilingue qui espère que cette décision ouvre de nouvelles perspectives pour toutes les disciplines. La construction européenne passerait aussi, par exemple, par la titularisation d’un professeur espagnol enseignant sa langue dans un lycée français.

E.S.

Source: L’Alsace

(1) En quoi donc un enseignant allemand, autrichien ou suisse alémanique serait plus étranger que l’enseignant de l’Intérieur parachuté en Alsace qui n’a aucune notion d’allemand  ?

(2) Si nous nous réjouissons de la venue d’enseignants germanophones en Alsace, ces derniers enseigneront le plus souvent en Hochdeutsch., ce qui va de soi. Cependant il ne faut pas négliger la pratique simultanée du « dialecte », l’Elsasserditsch et du Hochdeutsch, principalement en maternelle et au primaire comme cela se pratique dans les écoles ABCM mais malheureusement plus bien rarement dans les sections bilingues de l’EN

Le tribunal reconnaît les diplômes allemand

Geschichte des Elsässerdeutsch in Kurzfassung

Posted on novembre 27th, 2010 by Klapperstein

Brève histoire de l’allemand dialectal d’Alsace

Par Pierre Klein

L’allemand dialectal d’Alsace constitue un élément de l’identité, de l’histoire et de la culture  alsaciennes. Il s’agit de variantes alsaciennes de dialectes allemands, alémaniques et franciques, servant essentiellement à la communication courante et orale, fonction qu’elles remplissent depuis plus de 1500 ans. L’allemand dialectal d’Alsace est étroitement apparenté à une grande langue de culture, l’allemand standard dans le continuum duquel il s’inscrit et avec lequel il est, comme tout dialecte, en situation de diglossie. Il est à la base du bilinguisme collectif ou populaire français-allemand de la région et le justifie. Cela étant, c’est aussi un morceau d’Europe. Mais la politique linguistique conduite en Alsace, notamment depuis 1945, n’a pas manqué d’induire une certaine résignation quant à la défense et une certaine désaffection quant à l’emploi de la langue allemande, dialectale ou standard. L’allemand dialectal d’Alsace est aujourd’hui en très nette régression.

A l’origine, il y a le germanique. Ce terme est un dérivé de germain qui est lui-même un emprunt au latin germanus, lui-même composé du celte gair (voisin) et de man (peuple). Germains, c’est ainsi que les Celtes appelaient leurs voisins de l’Est. Les populations qui parlaient le germanique se trouvaient, vers l’an 1000 avant J.-C., dans le Nord de l’Europe. Vers 500 av. J.-C., elles atteignaient une ligne allant des Pays-Bas actuels à la future Pologne, en l’occurrence jusqu’à la Vistule. Au début de notre ère, elles se trouvaient dans les vallées de la Moselle et du Rhin, sur le Danube et au-delà de la Vistule. Un ou deux siècles après la chute de l’Empire Romain les déplacements de populations, die Völkerwanderungen, commencent à se stabiliser en Europe de l’Ouest. La frontière linguistique entre langue romane et langue germanique se fixe définitivement entre le IVème et le IXème siècle ap. J.-C. L’Alsace et la Moselle se trouvent alors avec le Luxembourg, une moitié de la Belgique, l’Allemagne, les deux tiers de la Suisse, une petite partie de l’Italie et de la plus grande partie de l’Autriche du côté du germanique.

L’allemand dialectal alsacien est plus précisément issu du germanique de l’Ouest qui se subdivise en germanique de la mer du Nord (Saxons, Angles, Frisons et les Francs saliens), le germanique de l’Elbe (Bavarois, Alamans) et le germanique de la Weser et du Rhin (Francs ripuaires et Hessois). Les dialectes alsaciens sont des dialectes franciques et alémaniques, francique rhénan lorrain dans la région de Sarre-Union, qui se rattache à l’allemand moyen, francique rhénan du Sud dans la région de Wissembourg, le bas alémanique du Nord dans le reste du Bas-Rhin, le bas alémanique du Sud dans une bonne partie du Haut-Rhin et le haut alémanique au Sud d’Altkirch, que l’on rattache tous à l’allemand supérieur. Ces délimitations sont obtenues par ce que les linguistes appellent des isoglosses et des isophones, c’est-à-dire des lignes qui délimitent les dialectes ou les sous-dialectes entre-eux et qui permettent de tracer des cartes linguistiques. Les dialectes alémaniques et franciques se sont établis progressivement dans la région à partir de l’époque romaine, mais surtout depuis le Vème siècle. Ils vont constituer l’outil d’expression orale privilégié des Alsaciens jusqu’au milieu du XXème siècle.

Les dialectes alsaciens ne forment pas un isolat. Ils participent des dialectes franciques et alémaniques et, à ce titre, du continuum allemand, du continuum horizontal des dialectes, comme du continuum vertical des dialectes et de l’allemand standard. Tout ce qui est parlé ou écrit dans cet espace linguistique ou diatopie est par définition de l’allemand, donc aussi l’allemand dialectal alsacien. Les Alsaciens en avaient parfaitement conscience. Ne disaient-ils pas qu’ils parlaient ditsch ou elsasserditsch, c’est-à-dire l’allemand ou l’allemand alsacien, et ne se reconnaissaient-ils pas comme étant ditschsprochig, c’est-à-dire germanophones.

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Wird zuviel fürs Elsässerdeutsch unternommen ?

Posted on novembre 22nd, 2010 by Klapperstein

Immer wieder wird behauptet, die Elsässer selbst seien gegen den Gebrauch ihres Dialektes und des Hochdeutschen.

On entend toujours des gens affirmer que les Alsaciens seraient opposés à l’emploi du dialecte alsacien et de l’allemand standard.

Wir erinnern an zwei Umfragen, die in den letzten eineinhalb Jahren von den wahrlich nicht als regionalistisch verdächtigen Dernières Nouvelles d’Alsace durchgeführt worden sind, und deren Ergebnisse wir einem von Heimatsproch und Tradition an den Präsidenten des Regionalrates, Philippe Richert, am 9. Juni 2010 adressierten Brief entnommen haben.

Les résultats de deux sondages récents effectués par un journal qu’on ne peut pas soupçonner de  » tendances régionalistes « , à savoir les D.N.A., ont été adressés par la revue Heimetsproch un Tradition dans son numéro du 9 juin 2010 à M. Philippe Richert, président du Conseil Régional.

1. Am 15. April 2010 (d.h. vor vier Monaten) wurde die Frage « Sind Sie der Meinung, daß ZU VIEL für die Renaissance des Dialekts getan wird? » wie folgt beantwortet:

- Es wird nicht genug unternommen: 57%

- Genau richtig: 25%

- Es wird zuviel unternommen: 15%

- Keine Meinung: 2%

Le 15 avril 2010 ( il y a quatre mois ), à la question : « N’est-on pas en train d’en faire TROP pour la revitalisation du dialecte ? » ont répondu

- on n’en fait pas assez : 57%

- pensent qu’on fait ce qu’il faut : 25%

- on en fait trop : 15%

- sans opinion : 2%.

2. Am 2. März 2009 (d.h. vor 18 Monaten) wurde folgende Frage gestellt: « Handelt es sich um Diskriminierung, wenn man von einem Stellenbewerber verlangt, Elsässisch zu sprechen? ». Antwort:

- NEIN, ich denke nicht: 61%

- JA, ich bin dieser Meinung: 36%

- Keine Meinung: 1%

Die große Mehrheit war also gegen die HALDE, die verbieten lassen wollte, daß Dialektkenntnisse als Einstellungsvoraussetzung gelten können.

Le 2 mars 2009 ( il y a 18 mois ), à la question : « Pensez-vous que demander à un candidat à l’embauche de parler l’alsacien est discriminatoire ? » ont répondu

- NON, je ne le pense pas : 61%

- OUI, je le pense : 36%

- Sans opinion : 1%

La grande majorité donc désapprouvait l’opinion de la HALDE qui prétendait interdire que la  condition préalable à l’obtention d’un emploi soit la connaissance du dialecte alsacien.

Sie, lieber Leser, liebe Leserin sind also nicht allein: Die große Mehrheit der Elsässer (über 80%) ist  der Meinung, es würde nicht genug oder gerade genug für die Wiederbelebung des Dialekts unternommen, und über 60% der Elsässer sind der Meinung, daß es zulässig ist, von einem Stellenbewerber Elsässischkenntnisse zu verlangen.

Vous qui lisez ces informations et qui vous sentez Alsaciens, vous n’êtes donc pas tout seuls : la grande majorité des Alsaciens ( plus de 80% ! ) pense qu’on ne fait pas assez – ou  tout juste assez – pour  soutenir un retour du dialecte, et 60% pensent qu’il est normal d’exiger d’un candidat à un emploi en Alsace qu’il ait des connaissances en dialecte alsacien.

Quelle : Newsletter Zweisprachigkeit n°2

Geld macht nicht glücklich – aber Demokratie

Posted on novembre 16th, 2010 by Klapperstein

Je direkter die Demokratie, desto zufriedener die Menschen

ggg

Eine wissenschaftliche Untersuchung, geleitet von Professor Bruno S. Frey, hat zutage gefördert, dass die direkte Demokratie als Regierungs- und Gesellschaftsform dem Menschen am meisten entspricht. Sie schafft nachhaltig Frieden, Freiheit und Gerechtigkeit und bietet den Bürgern die Möglichkeit direkter politischer Mitgestaltung und Einflussnahme. Sie wirkt sich positiv auf das Befinden der Menschen aus und ist für andere Völker attraktiv. Bruno S. Frey ist Professor für Volkswirtschaftslehre an der Universität Zürich und untersucht schon seit Jahren die Zusammenhänge zwischen Wirtschaft, Politik und Ethik. Seine Studien zur direkten Demokratie lassen aufhorchen und verdienen eine breite Diskussion.

Im folgenden Beitrag werden aus der Studie von Professor Frey wichtige Stelle im Originalwortlaut zitiert.

«Die Aussage ‹Geld macht nicht glücklich› stimmt annähernd; dass Demokratie glücklich macht, trifft hingegen völlig zu.» Für Bruno S. Frey ist klar, dass es zur Befriedigung der Grundbedürfnisse ein bestimmtes Einkommen braucht, aber «Geld – im Sinne von höherem Einkommen – macht nicht gerade unglücklich, erhöht jedoch das subjektive Wohlbefinden von Personen nur geringfügig». Tatsächlich fühlt sich derjenige glücklicher, der unter demokratischen Verhältnissen lebt.

«Insbesondere je besser ausgebaut die Möglichkeiten zur direkten Mitwirkung bei politischen Entscheidungen mittels Volksabstimmung sind, desto zufriedener sind die Einwohner.
Dafür sind zwei Gründe massgebend: Zum einen können die politischen Verhältnisse beeinflusst werden. Insbesondere werden die Regierungen veranlasst, diejenigen Güter und Dienstleistungen zur Verfügung zu stellen, die die Leute wirklich möchten. Zum anderen schätzen es die Bürger, am politischen Prozess teilhaben zu können.» Frey stützt seine Aussagen auf sorgfältig durchgeführte empirische Untersuchungen. Er bestätigt mit seinen wissenschaftlichen Ergebnissen Befunde der Psychologie, der Wirtschaftswissenschaften und der Politologie.

Frey ging mit seinen Mitarbeitern noch weiter und untersuchte in der Schweiz die kantonalen Unterschiede bezüglich direktdemokratischer Einflussmöglichkeiten. Auch hier kam er zu einem interessanten Ergebnis: Unterschieden wurde zwischen Kantonen mit ausgeprägten Möglichkeiten direktdemokratischer Beteiligung (Baselland, Glarus, Appenzell Ausserrhoden, Solothurn) und solchen mit geringen Möglichkeiten (Genf, Neuenburg, Tessin, Bern). «Nach Berücksichtigung aller anderen wirtschaftlichen und soziodemographischen Einflüsse zeigt sich, dass Bürger in Kantonen mit stark ausgebauten politischen Rechten deutlich zufriedener sind.»

Eine prosperierende Wirtschaft und auch ein Wirtschaftswachstum sind für die Wohlfahrt der Bevölkerung wichtig. Die Wirtschaft wächst aber um so besser und nachhaltiger, je mehr die Bürger mit direktdemokratischen Mitteln mitbestimmen können. Einmal mehr wird so unterstrichen, dass die direkte Demokratie der Schweiz einen hohen ethischen Wert besitzt. Wir schliessen uns Bruno S. Frey an, wenn er den Schweizerinnen und Schweizern rät, auf ihre direkte Demokratie stolz zu sein.

Quelle : Zeit-Fragen

En sortir c’est s’en sortir*

Posted on novembre 1st, 2010 by Klapperstein

Die Krise offenbart die Schwächen der Region Elsass

Über 22 500 Arbeitsplätze gingen im Laufe von zwei Jahren verloren und die Arbeitslosigkeit stieg auf Rekordniveau. Das Elsass ist eine der am schwersten betroffenen französischen Regionen. Die Arbeitslosigkeit liegt über 8,5%, und das ohne die Teilzeit- oder Kurzarbeitsstellen sowie Wiedereingliederungsmaßnahmen (mesures de retour à l’emploi). Einige Fachleute sprechen von einer Global-Arbeitslosigkeit von rund 11% aller Erwerbsfähigen.

La destruction d’emplois a touché depuis 2008 22 500 postes de travail. Le chomage a atteint des sommets avec une augmentation de 31% en un an. Il dépasse les 8,5%. « L’actuel redémarrage de l’économie allemande, s’il perdure pourrait à nouveau avoir un rôle de locomotive. Déjà dans la région de Haguenau, plusieurs firmes à capitaux allemands voient leurs carnets de commande s’étoffer » .

Les secteurs historiques de l’industrie alsacienne (Haguenau, Wissembourg, Molsheim, Saverne, Sélestat, Mulhouse, Neuf-Brisach etc.) sont parmi les plus gravement touchés. Ceux d’Altkirch et de Thann ont perdu 10% des emplois industriels.

Les cantons suisses germanophones proches embauchent à nouveau des Alsaciens maîtrisant l’allemand de manière opérationnelle. Certes. Mais, c’est le nombre des frontaliers allemands qui s’accroît régulièrement. Ils possèdent des compétences linguistiques supérieures en Hochdeutsch par rapport aux autres candidats à un emploi frontalier.(DNA 22.6 2010)

Si la récession allemande a ralenti les exportations, une autre cause prégnante des difficultés réside dans le manque de maîtrise du Hochdeutsch nécessaire pour entrer en relation avec les clients des pays germanophones, pour travailler dans des entreprises venant de ces pays. Les compétences en allemand ne sont pas seulement nécessaires pour les frontaliers et ceux qui travaillent plus loin dans des pays de langue allemande, mais aussi dans la Région Alsace. Une formation poussée en Hochdeutsch s’impose dans les métiers du bâtiment, de la bouche, de l’artisanat, les emplois dans les PME afin de résorber le chomage des jeunes.

Quelle : Newsletter Zweisprachigkeit

* En sortir c’est s’en sortir est la traduction française d’un vieux proverbe indépendantiste corse d’origine basque colporté sur l’île de beauté par un vieux quartier-maître flamand: lack’schi mi àmàrschi.


Land un Sproch Nr. 175

Posted on août 31st, 2010 by Unsri Heimet !

Au sommaire de ce 175ème Land un Sproch (August – September 2010)

Interview: L’Ecomusée se dévoile

Valeurs du bilinguisme

La Toponymie, noyau dur d’une langue/Zu den zweisprachigen Namen der Strassen und Ortschaften

Ein Gespräch mit Philipp Beyer

Le Komplott-Prozess de Colmar (1929)

Leo Schnug, Hebel und das Elsass, das Summerlied in Ohlungen

Du piège de la signalétique dialectale

Posted on août 9th, 2010 by Unsri Heimet !

L’Alsace du 7 août 2010 nous rapporte l’initiative louable engagée par la commune de Kaysersberg. En effet, cette dernière sous la houlette de son maire vert Henry Stoll (1), a réalisé la pose de panneaux d’entrée et sortie d’agglomération uff elsasserditsch. Désormais, personne ne pourra plus ignorer qu’en rentrant dans Kaysersberg, il rentre aussi dans Kaisersbari, ce qui ne manquera pas d’amuser certains touristes (2) et interpeller bon nombre d’Alsaciens sur le sort de notre langue. L’Elsasserditsch s’affiche ou semble s’affirmer petit à petit. Zwar ein bisschen zu spät. Awer besser als nix. Or, si le dialecte s’affiche ici à là, il serait dommage de recourir systématiquement à une signalétique français/alsacien en ignorant soit volontairement ou soit par ignorance la toponymie en allemand écrit (Hochdeutsch). Il convient au passage de rappeler la phrase suivante:

« il n’existe en effet qu’une seule définition scientifiquement correcte de la langue régionale en Alsace, ce sont les dialectes alsaciens dont l’expression écrite est l’allemand ».

Cette définition, émise par l’ancien recteur Pierre Deyon est admise par les linguistes et l’OLCA. Alors pourquoi les élus et association se limitent-ils toujours à l’usage unique du dialecte sur les panneaux ?

Si Kaysersberg est plutôt bien lotie à ce niveau-Kaysersberg ayant conservé sa forme originelle allemande et n’a pas été francisé en Mont-Libre ou Montagne de l’Empereur- nous n’avons aucune objection à ce que la commune puisse se permettre le luxe d’afficher une signalétique en français/allemand/alsacien. Or, il n’en va pas de même pour d’autres communes. Un  premier exemple concret(3), Obernai.  Le nom Obernai est une francisation calqué sur la forme dialectale Owernahn. Or la toponymie historique et  la seule qui donne un sens à la localité est l’allemand Oberehnheim (lieu situé en amont de la rivère Ehn par opp. à Niederehnheim/Niedernai situé en aval). En poussant le vice un peu plus loin, on se demandera pourquoi Schiltigheim ne s’appellerait-elle pas officiellement Chiligue ! Evoquons aussi Mulhouse, qui à l’instar de Kaysersberg avoir apposé un panneau « bilingue ». Mais dans ce cas, il semble que l’association plaques bilingues en charge du projet semble avoir retenu Milhüsa (sous Mulhouse, en petit et en cursif wenn’s belebt). A la trappe donc Mülhausen (i. Elsass) (lit. maisons du moulin cf. légende fondatrice de la ville). Quant à Strasbourg, la très européenne, aussi scandaleux que cela puisse paraître, elle fait aucunement mention du nom historique Strassburg à ses entrées-sorties. Ces exemples illustrent parfaitement le rapport complexe qu’entretiennent les Alsaciens vis-à-vis du Hochdeutsch et cela est fort dommageable pour l’avenir de notre langue séculaire.

Fort dommageable car si nous voulons que la langue alsacienne ait un avenir, autant faut-il comprendre que séparer l’Elsässerditsch de l’allemand standard est un travers mortel dans lequel nous sommes  trop souvent tombés. Ce qu’il faut, c’est impérativement mettre en œuvre  une visibilité générale du Hochdeutsch dans le domaine public; cette visibilité passe, en premier lieu, par la réhabilitation des toponymes historiques en allemand de nos villes et de nos villages. Si cette étape au combien psychologique pour les Alsaciens ne peut être franchie alors il est à craindre que le bilinguisme tant souhaité ne sera jamais effectif. Schluss! Amen! Elsass pourra dire adieu à son destin historique, celui d’un pont entre deux grandes sphères culturelles et linguistiques. Quel gâchis, faute de volonté politique (4). Ne dit-on pas, wo ein Wille ist, ist auch ein Weg ? Ce Weg qu’il reste encore à tracer, ce Weg qu’il ne nous restera plus qu’à suivre…

(1)L’Alsace s’empresse de préciser dans son article qu’ Henry Stoll est « tout sauf un autonomiste » ! Nous voilà rassuré. Mais saluons l’initiative sachant que la DDE à refusé la pose du panneau en elsasserditsch. Elle semble pourtant être plus encline à le faire en Corse, au Pays basque, en Bretagne. Sind wir zu blöd? (2)Paradoxalement lorsque vous pénétrez dans Zurich, aucun panneau ne vous informe qu’ici c’est Züüüüri. Idem pour Munich, qui se dit localement Minga. Il est vrai que le Boiarisch et le Züridütsch ne suivent pas le même déclin que le « dialecte alsacien » et n’ont pas besoin de s’afficher sur les panneaux signalétiques…       (3)Des exemples de déformation de toponymes ne manquent pas en Alsace. Dannemarie/Dammerkirch, Sainte-Marie-aux-Mines/Markirch, Cernay/Sennheim, La Petite-Pierre/Lützelstein, Mulhouse/Mülhausen, Wasselonne/Wasselnheim, Séléstat/Schlettstadt etc (4). Selon H. Stoll «Au conseil général on parle tout le temps d’identité régionale, mais on ne fait pas grand-chose pour»… tout est dit.

Eismahd

Posted on août 6th, 2010 by Klapperstein

Eismahd – Forseti

Gold in Mittags Licht
Glüht das Ährenfeld und schwingt
Erntereif und kornbesetzt im Sommerwind.
Stolzer Ähren Pracht
Sich zu Boden neigt und harrt,
Von der Hitze Staub bedeckt, der kommend Mahd.

Doch von ferne droht
Hagals Allmacht wolkenschwer,
Zu zerschmettern Jeras Pracht mit Eises Heer.
Erntings bitt´rer Gast
Niederfährt ins Ährendicht.
Hagelkorn mit Urgewalt die Halme bricht.

Hagels Lied verklingt.
Urteil sprach er kalt und weiß.
Zu Boden sinkt der einzeln´ Halm auf sein Geheiß.
Doch im reifen Feld
Dichtgedrängt die Ähren steh´n,
Unbeugsam im festen Bund dem Hagel widerstehen.

;;

Forseti war eine deutsche Neofolk-Band. Zentraler Kopf und das einzige dauerhafte Mitglied der Band war Andreas Ritter, der mit einer oft wechselnden Besetzung drei Alben veröffentlichte.

Thematisch wurden alte Volkslieder, heidnische und mystische Themen oder Gedichte unter anderem von Goethe oder Hesse musikalisch umgesetzt. Einen besonders ausgeprägten Einfluss hatten jedoch die Romantiker auf das Schaffen von Forseti.

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