3.0.1" />
Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Dialecte et allemand standard: complémentarité ou concurrence ?

Posted on août 17th, 2016 by Klapperstein

Dialecte et allemand standard: complémentarité ou concurrence ?

par André Weckmann

Il est surprenant, voire inquiétant qu’après vingt années de réflexions, de discussions, d’écrits sur ce thème, par des pédagogues, par des linguistes, par nous-même, les valeurs du dialecte, l’intercompréhension dialectale, les interrogations quant à sa survie, les rapports des dialectes avec la langue standard posent toujours des problèmes en Alsace.

Essayons, pour commencer, de clarifier les choses:

Tout d’abord, un dialecte, notre dialecte, n’est pas un patois. Le patois est en effet la survivance d’un ancien dialecte relégué à un état proche de l’extinction définitive. Il est pratiqué dans des aires très restreintes par des locuteurs situés au bas de l’échelle sociale. Il ne véhicule plus la culture populaire et ne connaît pas de production littéraire. Ce qui n’est pas le cas de notre dialecte alsacien. Nous le verrons plus loin.

Le dialecte, les dialectes? Il s’agit chez nous en effet de deux dialectes, le francique et l’alémanique dans leurs différentes variantes, leurs différents mélanges aussi dans les zones de contact. Nous appelons cet ensemble dialectal: Elsasserditsch, allemand alsacien ou encore, en simplifiant: l’alsacien.

Ces variantes dialectales sont chacune un code d’identification local. C’est ainsi que, dans la plupart des cas, on reconnaît l’origine géographique du locuteur à son parler: wissembourgeoise, d’Alsace Bossue, du Kochersberg, strasbourgeoise, colmarienne, mulhousienne, sundgovienne, etc..

Unter dem Terminus Elsässische Mundart versteht man eigentlich zwei Dialekte: Alemannisch und Fränkisch in verschiedenen Varianten und Mischformen, pfälzisches Rheinfränkisch im äußersten Norden, lothringisches Rheinfränkisch im Krummen Elsaß, Alemannisch, von Nieder- bis Hochalemannisch, im übrigen Elsaß. Es gibt also keine einheitliche elsässische Mundart, deshalb benennen wir das im Elsaß gesprochene dialektale Deutsch: Elsässerdeutsch (Elsässerditsch), das heißt: Deutsch so wie es im Elsaß gesprochen wird.

Ces variantes vivent côte à côte depuis des siècles. Ce sont soeurs et cousines, la parenté est indiscutable. Nous nous comprenons sans problèmes les uns les autres, les inévitables différences ne font pas obstacle. L’intercompréhension alsacienne est une réalité. Les émissions dialectales de France 3 Alsace en font la démonstration: le sundgovien de Guschti Vonville et le strasbourgeois de Christian Hahn sont bien la même langue, même si le vocalisme diffère.

Evidemment, pour qui ne pratique le dialecte qu’épisodiquement et imparfaitement, le francique de Lauterbourg et le haut-alémannique de Ferrette peuvent apparaître comme des idiomes exotiques. Malheureusement, ce sont souvent ces personnes-là qui excellent à semer la confusion dans les esprits. Il est vrai qu’en Alsace, dans ce domaine, n’importe qui dit n’importe quoi.

L’expérience de René Egles, la mienne propre et celle de mes collègues qui ont pratiqué la méthode Im Zwurwelland de restructuration du dialecte avec passage naturel vers le Hochdeutsch a prouvé qu’on peut très bien s’adresser à des enfants parlant un dialecte différent de celui de l’enseignant sans que cela pose des problèmes de compréhension.

Dieses Elsässerditsch wird, trotz der vielen lokalen Verschiedenheiten, von dialektsprachigen Elsässern von Lauterburg bis Basel verstanden. Wer das Gegenteil behauptet, zeugt von einer krassen Unkenntnis unserer Sprachsituation. Wer dann – wie noch kürzlich von sogenannten Intellektuellen zu hören war – die enge Verwandtschaft zwischen Elsässerdeutsch und der Dachsprache Hochdeutsch verneint, der streut wissentlich, gelinde gesagt, eine Unwahrheit aus.

Le dialecte et l’allemand standard: ce sont deux expressions d’une même langue. La première, expression régionale, est plutôt orale et non codifiée, la deuxième est langue officielle de référence à l’intérieur du domaine germanophone, Dachsprache des différents dialectes et langue de grande communication.

On a pensé longtemps que le dialecte pouvait se maintenir plus authentique et plus pur s’il était coupé de l’allemand standard.

C’était une grave erreur, car c’était le confiner dans un passé rural avec un vocabulaire basé sur des techniques devenues obsolètes. En outre, ce code oral confronté à la pression monopolistique de la langue française ne peut résister à cette emprise sémantique et même sa structure grammaticale – qui est en gros identique à la langue standard – s’en trouve attaquée, minée, et finalement détruite. Coupé de la Dachsprache, de son enseignement, de sa pratique, ne fut-ce que par la lecture, le dialecte n’a aucune chance de survie. Car sa sève nourricière, il la tire de l’allemand standard, littéraire, et c’est grâce à lui qu’il a la possibilité de s’adapter à la vie moderne sans se dévoyer dans un code-switching francalsaco, un pidgin-elsässisch qui est l’avant-dernier stade avant sa disparition définitive.

Il ne peut donc y avoir de dialecte vivant sans un Hochdeutsch vivant.

Der Dialekt ist von seiner Dachsprache, Standarddeutsch, abhängig. Beide Ausformungen haben dieselbe grammatische Struktur. Die Unterschiede liegen in der Lautung, teilweise auch im Wortschatz, sie sind aber nicht gravierend. Die Schriftsprache stützt die nicht normierte dialektale Umgangssprache lexikalisch und strukturell ab, die sonst nicht dem Druck der Nationalsprache widerstehen könnte. Man merkt dies am besten bei Dialektsprechern der jüngeren und mittleren Generation, für die Hochdeutsch quasi zu einer Fremdsprache geworden ist: Ihre Ausdrucksfähigkeit in der Mundart ist stark reduziert. Es kann also keine lebendige Mundart ohne die Abstützung durch die Standardsprache geben. Fehlt diese Abstützung, verarmt die Mundart, verkümmert und stirbt schließlich ab.

Il ne peut pas non plus y avoir en Alsace de Hochdeutsch vivant sans un dialecte vivant. Il ne peut pas y avoir de bilinguisme franco-allemand effectif et performant sans la présence d’un dialecte vivant.

Le bilinguisme alsacien n’est possible – Eugène Philipps le dit depuis vingt ans – que si les deux langues ont une existence sociale en Alsace. L’existence sociale de la langue allemande est assurée chez nous par la pratique du dialecte. Même si celui-ci a reculé de façon inquiétante, il marque toujours de sa forte empreinte le paysage linguistique alsacien. Il s’agit donc d’assurer la pérennité de cette présence dialectale. Car si elle disparaissait, l’allemand n’aurait plus aucun ancrage en Alsace.

Im Gegenzug kann es aber auch bei uns keine echte, gelebte deutsch-französische Zweisprachigkeit geben ohne die Mitwirkung des Dialekts. Der Weg vom dialektalen Deutsch zu Standarddeutsch ist doch viel kürzer und einfacher als von Französisch zu Deutsch, das wird ein jeder einsehen. Und eine gelebte Zweisprachigkeit kann es nur dort geben, wo beide Sprachen einen sozialen und kulturellen Status haben. Dies ist immer noch der Fall im Elsaß, trotz des starken sprachlichen Abwanderungstrends. Wenn Elsässerditsch aus unserer Sprachlandschaft verschwinden würde, wäre Deutsch entgültig weg vom Fenster, um das kraß zu formulieren. Und das würde nicht nur die Auslöschung unseres kulturellen Erinnerungsvermögens bedeuten, sondern auch und besonders den Zusammenbruch eines der beiden Stützpfeiler der elsässischen Zweisprachigkeit und somit unserer Fähigkeit, uns im europäischen Raum zurechtzufinden.

Le recul de la pratique dialectale est dû en grande partie à l’influence de l’école sur les réflexes linguistiques familiaux.

En effet, des enfants dialectophones entrant en maternelle – d’où la langue maternelle est exclue – apprennent rapidement le français et désapprennent aussi rapidement leur langue d’origine.

Je cite en exemple trois cas que j’ai eu l’occasion d’observer:

1) La petite A, âgée de 3 ans 1/2, vivant dans un milieu ouvrier dialectophone, commençait à s’exprimer couramment dans sa langue maternelle. Depuis sa scolarisation, ses connaissances en dialecte régressent de jour en jour. Les parents font tout leur possible pour maintenir la pratique dialectale, l’enfant fuit cependant les personnes étrangères au cercle familial s’adressant à elle en dialecte, ce qu’elle ne faisait pas précédemment.

2) La petite B, du même âge que la fillette précédente, semble être perdue pour l’expression dialectale. Cette enfant étant devenue muette à la maison, ses parents ont dû abandonner la pratique du dialecte pour renouer le dialogue avec l’enfant.

3) La petite C, elle aussi fille de parents ouvriers, que j’ai connue dialectophone à l’entrée en classe de maternelle – elle est maintenant en CE – est aujourd’hui entièrement monolingue, ses parents ayant capitulé devant la pression sociologique et pédagogique de l’école.

Im Elsaß dient die Ecole maternelle seit jeher dem Erlernen der französischen Sprache. Der Dialekt wurde konsequent verdrängt. Vom traumatischen Erlebnis, die diese Verdrängung nach sich zog, abgesehen, wurde nun dem Kind offenbar, daß der Schlüssel zur Welt, die es zu entdecken gilt, nur ein frankophoner Schlüssel sein kann, und so wurde der Dialekt in seinem Unterbewußtsein zu einer minderwertigen Sprache degradiert, « e Sproch fer nix ». Das Kleinkind war von da an auf ein Gleis gestellt, das es nicht mehr wird verlassen können: das Gleis der sprachlichen Assimilation. Und die Sprechgewohnheiten, die die Kinder sich in der Schule aneignen, werden erfahrungsgemäß zu Hause nur wenig abgebaut, so daß Kommunikationsschwierigkeiten entstehen und den Eltern keine andere Wahl mehr übrigbleibt, als auch in die Schulsprache umzusteigen. Eltern sind nämlich keine Sprachwissenschaftler, sie wissen nicht, wie eine Sprache lebt und wie sie sterben kann. Ihnen geht es auch nicht primär um Sprache, sondern um Kommunikaton mit den Kindern und gute Zensuren.

Ich habe in der Vergangenheitsform gesprochen, da in den meisten Fällen diese Assimilation bereits vollzogen ist. Sie vollzieht sich aber weiter in ländlichen Gegenden, wo der Dialekt sich noch einigermaßen widerstandsfähig zeigt. Dieser Sprachzerstörung muß nun Einhalt geboten werden, damit unsere zweisprachige Potentialität noch quasi in letzter Minute gerettet werden kann.

On entend souvent dire que la responsabilité de cette déperdition incombe aux parents. C’est une argumentation fallacieuse qui dispense ceux qui l’avancent d’une sérieuse remise en question. On ne peut pas exiger des parents de s’opposer de façon conséquente à la politique linguistique de l’école. L’essentiel pour eux est de maintenir le dialogue avec leurs enfants, ceci dans la langue qui est devenue celle des enfants. Nous l’avons vu dans les exemples cités. Et il n’y aura plus de retour possible, les quelques exceptions confirmant cette règle.

Ceci dit, je n’incrimine pas la bonne foi du personnel enseignant, mais le système qui n’a pas rendu ces personnels conscients du fait qu’en pratiquant un exclusivisme linguistique, la langue d’origine est reléguée aux oubliettes, que les enfants la perçoivent comme une langue inutile, alors que la langue officielle est parée du prestige de langue dominante du groupe et langue exclusive de la socialisation. Des circulaires rectorales ont certes conseillé une « ritualisation de la pratique dialectale », des conseils didactiques et des fiches pédagogiques ont été élaborés à cet effet, mais il ne semble pas que l’information soit toujours arrivée à destination.

Il est urgent de redonner à la langue orale régionale, le dialecte, l’image de marque qui lui revient de droit, pour que l’enfant perçoive intuitivement que cette expression est, elle aussi, une clé permettant la découverte du monde extérieur. Et faut-il le rappeler une fois de plus: la pratique du dialecte est une des deux bases indispensables d’un bilinguisme populaire naturel.

Je sais, les dialectes sont perçus négativement par l’école et la société, pas seulement en Alsace d’ailleurs. On ignore – on veut ignorer – que les linguistes et les ethnologues ont redécouvert les valeurs culturelles des petites entités linguistiques qui fondent la richesse intérieure de l’individu, sa personnalité propre dans cette civilisation du nivellement et de l’uniformisation.

On ignore aussi que, du moins dans l’espace culturel germanophone, des poètes se sont emparés de ces idiomes et en ont fait un outil poétique très performant. La littérature dialectale alsacienne contemporaine a elle aussi conquis ses lettres de noblesse, reconnues surtout à l’étranger. Mais il est vrai que le snobisme ambiant soit l’ignore, soit se plaît à la disqualifier « a priori ».

Nicht nur im Elsaß, auch in Deutschland und sogar in Österreich werden die Dialekte seit Jahrzehnten aus der Schule verbannt: es sei schlechtes Deutsch. Wie viele Dialektbiotope wurden so zerstört. Und dabei ist die Aussagekraft der Mundarten der der Standardsprachen ebenbürtig. Sie sind sogar zu einem modernen lyrischen Medium geworden: Man denke an die Meister der konkreten Poesie, H.C. Artmann, Gerhard Rühm und Ernst Jandl, dann an die Schweizer Dichter Kurt Marti und Eugen Gommringer, die alle, neben ihren hochdeutschen Werken, auch, meist experimentelle, Dialektgedichte verfaßt haben. Und auch das Elsaß hat auf diesem lyrischen Gebiet Bahnbrechendes vorzuweisen.

J’ai demandé, voici une dizaine d’années, que l’alsacien, langue maternelle, devrait être pratiqué à l’école dès la petite maternelle, non pas en tant que langue à apprendre, mais langue à sauvegarder et à structurer grâce à des activités ludiques journalières, ceci partout où le dialecte est encore langue de l’environnement familial, la langue à apprendre étant le français. A l’école élémentaire, on serait passé progressivement du dialecte au hochdeutsch. C’eût été là une démarche naturelle, raisonnable.

En dix ans, la situation a changé complètement. Il n’y a plus de zones exclusivement dialectales. Et nous avons maintenant un petit nombre de maternelles bilingues français-allemand qui sont appelées à se multiplier. Comment faire face à cette situation nouvelle pour maintenir la pratique dialectale là où elle n’a pas complètement disparu, comment y organiser le côte à côte dialecte/allemand standard, comment opérer dans les classes bilingues avec des enfants non-dialectophones?

Dans les zones, surtout rurales, où le dialecte est langue de l’environnement social, même si les petits enfants ne le parlent guère, il faut commencer par une éducation bilingue français/alsacien. Mais, il est absolument indispensable d’associer la famille à cette pédagogie. L’alsacien est, en effet, langue de l’affectif, il faut éviter d’en faire une langue « scolaire ». Je proposerai une démarche possible dans la deuxième partie de mon exposé.

Dans les classes bilingues paritaires (français/allemand standard) avec des enfants non-dialectophones on introduira des éléments littéraires dialectaux dans le cursus allemand: comptines, petites poésies, chants, danses, etc. Il est important que ces enfants soient mis au contact de l’expression alsacienne qu’ils entendent – encore – dans la rue, pour qu’ils ne la perçoivent pas comme un idiome étranger mais qu’ils se rendent compte, intuitivement, qu’il s’agit d’une variante alsacienne orale de la langue qu’ils apprennent – qui, de ce fait aussi, ne sera plus perçue comme une langue totalement étrangère. Les socio-linguistes ne me contrediront pas, au contraire. Ces interventions dialectales pourraient être faites par des intervenants extérieurs, si l’enseignante n’est pas dialectophone.

En conclusion:

- Le dialecte alsacien n’est pas un idiome barbare. Il est l’expression millénaire de notre culture populaire, il véhicule tout un ensemble de connotations et de réflexes transmis par les générations.

- Il a ses lettres de noblesse littéraires.

- Il est la base de notre spécificité alsacienne.

- Il est surtout la voie royale qui conduit à un bilinguisme effectif et performant.

- Ce serait pour notre région une perte considérable s’il venait à disparaître par la faute d’une méconnaissance des fonctionnements et dysfonctionnements linguistiques, de réticences et blocages psychologiques, d’un snobisme bourgeois et petit-bourgeois.

- Il est de notre devoir, à nous autres enseignants tout d’abord, qui maîtrisons l’appareil pédagogique, de tout mettre en oeuvre pour sauver ce patrimoine qui représente pour notre région à la fois un enracinement et une ouverture.

Quelle : Facebook Alsace bilingue

Die Freimaurerei und die Republik

Posted on novembre 9th, 2014 by Klapperstein

La franc-maçonnerie a toujours été l’avant-garde de la République Française et de ses valeurs mensongères et antidémocratiques. Au nom de la sacro-sainte laïcité, qui est censée représenter la neutralité de l’état républicain mais qui en est en fait l’antithèse , les franc-maçons, en tant qu’élites éclairés de la République, œuvrent à imposer au bas peuple un véritable catéchisme républicain, les fameuses valeurs républicaines.

Et tout ce qui fait de l’ombre à la République Française, à la « tradition républicaine »  et aux « valeurs républicaines » est jugé comme étant totalement illégitime, puisque les franc-maçons, qui sacralisent la République, considèrent cette dernière non pas comme un moyen mais comme une fin en soi. Les croyances religieuses autres que les leurs, les identités dites régionales et le fédéralisme, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, la véritable démocratie à travers la démocratie directe, tout cela est considéré comme étant illégitime puisque contraire aux dogmes républicains autoproclamés par eux-mêmes.

Or la démocratie et la liberté des individus et des peuples ne consistent pas a accepter docilement des valeurs imposer par d’autre, mais précisément à choisir et à créer librement ses propres valeurs.

Pour parler simplement, entre le despotisme éclairé des droits de l’homme et des valeurs républicaines au service de l’oligarchie française et une démocratie réelle au service des citoyens français, les franc-maçons ont toujours agit contre le peuple. Ce qui est dans l’ordre des choses, puisque les franc-maçons ne sont rien d’autres que des grands bourgeois qui ont inventé la République et les droits de l’homme pour se protéger du peuple. Ils ont détourné et perverti les idées démocratiques dont l’ascension était irrésistible pour assouvir les intérêts de la classe sociale qui est la leur. UH

___________________________________________________________

Franc-maçonnerie Laïcité Patrick Kessel : « Sortir du concordat en dix ans, tranquillement »

Ancien Grand Maître du Grand Orient de France (1994-1995), président du comité Laïcité & République, Patrick Kessel est venu cette semaine en Alsace insister sur la laïcité – notamment face au statut particulier de l’Alsace-Moselle.

- A vos yeux, la laïcité ne serait pas respectée dans la France contemporaine ?

- Certains pensent que c’est une question passée, réglée. En fait, elle est d’une extrême actualité. Le FN est devenu le premier parti de France. Cette menace d’extrême-droite se développe, avec ses aspects xénophobes et parfois racistes. Or elle se nourrit du communautarisme. Quand on pense qu’on est blanc, rouge, jaune, alsacien, breton, corse, avant d’être français, on remet en cause l’unité républicaine et même l’égalité. C’est donc à un jeu macabre que nous assistons. Pour le combattre, la laïcité doit être revendicative, car elle est indispensable à la paix sociale.

- Quelles sont les urgences alors ?

- Il nous faut étendre vraiment la laïcité dans les services publics : les écoles, les hôpitaux, la magistrature, etc. Elle n’y est pas suffisamment respectée. Et puis il y a deux secteurs qui chauffent. C’est l’entreprise privée. Nous venons de remettre un prix de la laïcité à Jean-Luc Petithuguenin, président de Paprec Group, entreprise de 4 500 personnes qui a mis en place une charte de la laïcité dans l’entreprise. Et c’est l’enseignement supérieur : nous proposons que le voile soit permis sur les campus, mais pas dans les amphis et les salles de TD, lieu de transmission de la connaissance.

- Vous êtes venu à Strasbourg parler aussi du concordat ?

- Franchement, comment peut-on demander à des gosses de nos cités, qui sont français mais ne le savent pas très bien et se définissent autrement, qui sont dans la colère sociale, de rentrer dans l’universalité républicaine quand elle n’est pas appliquée sur l’ensemble du territoire national ? Nous n’abandonnons pas. Nous proposons qu’en dix ans, progressivement, tranquillement, sans provocation, nous sortions de ce concordat. Et nous suggérons deux gestes rapides : la fin de l’obligation d’assister, sauf dispense, à l’enseignement religieux d’Alsace-Moselle, et l’abrogation du délit de blasphème.

- Que vous inspire la réforme territoriale, avec ses projets de grandes régions ?

- Je réponds à titre personnel. Pour moi, je suis attaché au département, qui est un outil d’égalité. Si l’on veut aller vers des formes d’autonomie régionale, c’est un danger. C’est pour cela, par exemple, que je suis opposé à la ratification de la Charte des langues régionales et minoritaires : je n’interdis aucune langue, mais ne veux pas de dérogations à la loi commune.

- Vous êtes membre de l’Observatoire de la laïcité. Où en sont vos travaux ?

- Je reste discret, c’est la règle. Nous auditionnons des ministres et ouvrirons bientôt le dossier de l’Alsace-Moselle, en recevant notamment les associations laïques de la région.

Quelle : DNA

___________________________________________________________

Monsieur Kessel se moque du monde, il ne veux interdire aucune langue, il veux juste que la langue alsacienne sous ses deux formes, l’Elsasserditsch et le Hochdeutsch, meurt « tranquillement ». Parce qu’il sait très bien qu’au XXIème  siècle, la langue d’un peuple minoritaire, sans statut officiel, étouffée par une république monolithique, jalouse et intransigeante, est condamnée à mourir « tranquillement ». On voit là toute la duplicité et escroquerie des « valeurs républicaines ». C’est bien là le vrai visage de la fausse liberté à la sauce française et républicaine.

Cela dit, Patrick Kessel et ses frères devraient s’exprimer publiquement plus souvent, mais il le dit lui-même : « Je reste discret, c’est la règle ». Il dit aussi : « je n’interdis aucune langue », mais pour qui se prend-il, ce brave homme ? Dans un régime censé être démocratique, ce sont les instances judiciaires, législatives et exécutives qui autorisent ou interdisent. Est-il juge, député ou ministre ? Ou alors la formule « je n’interdis aucune langue » est-t-elle révélatrice de l’arrogance et du mépris à peine voilé d’une certaine élite envers le bon peuple ? UH

Elsasserditsch und Hochdeutsch sind gleich

Posted on janvier 31st, 2014 by Klapperstein

Les dialectes allemands ont précédé la langue commune littéraire, standard « Hochdeutsch » qui s’est formée sur des bases dialectales préexistantes. On constate ainsi que dans nos variantes dialectales et dans l’expression standard l’essentiel des structures syntaxiques et une bonne partie du vocabulaire de base sont identiques. Les divergences sont avant tout d’ordre phonétique; par ailleurs, des particularismes régionaux originels ont été conservés dans le lexique dialectal, d’autres, de formation plus récente, ainsi qu’un certain nombre d’emprunts au français y ont été intégrés. Ich geh in de Wald se dit en allemand : Ich gehe in den Wald. Ich lauf im Wald erum se dit: Ich lauf im Wald umher. Hesch Hunger? se dit: Hast du Hunger? Wursch sahn: Du wirst sehen. Do bin i dheim: Hier bin ich daheim/zu Hause. Ich bin hingefallen. Uf de Mür sitzt e Düb. Auf der Mauer sitzt eine Taube. Nejer Win: Neuer Wein.

L’alsacien et l’allemand standard sont donc indéniablement deux expressions d’une même langue. La première, expression régionale, est plutôt orale et non uniformisée, la deuxième est langue officielle de référence à l’intérieur du domaine germanophone. Dachsprache, langue-toit des différents dialectes et langue de grande communication. Ces deux expressions vivent en osmose, l’une soutenant l’autre. »

André Weckmann, Langues d’Alsace

_________________________________________________

L’allemand standard est la forme écrite de l’alsacien, une réalité que tant d’Alsaciens refusent encore de comprendre. La séparation systématique de l’Elsasserditsch et du Hochdeutsch, stratégie savamment entretenue par des décennies de désinformation française, est encore aujourd’hui défendue par les ayatollahs du elsässisches Sprochamt (OLCA) qui dédaignent l’emploi du Hochdeutsch. Ohne das Hochdeutsch gibt es keine Rettung für unsere Muttersprache. Le grand Weckmann, lui, l’avait bien compris. UH

Kleine Lügen über die elsässische Sprache

Posted on janvier 15th, 2014 by Klapperstein

Créé en 1994 à l’initiative de la Région Alsace et essentiellement financé par elle, mais aussi par les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, l’Office pour la Langue et la Culture d’Alsace (OLCA – Elsassisches Sprochàmt), « a pour objet de promouvoir la vitalité de l’identité régionale de l’Alsace, par la mise en valeur de ses patrimoines et spécificités linguistiques et culturels.  » L’OLCA est en fait une  sorte d’administration régionale qui a pour but  principal de promouvoir l’alsacien.

Il a publié à cet effet une petite brochure intitulé   »Petite histoire linguistique de l’Alsace » qui  falsifie l’histoire linguistique de l’Alsace, dans la grande tradition française et républicaine. Nous sommes bien sûr au XXIème siècles et il ne s’agit plus de marteler les fantasmes du grand romancier Michelet ou de l’hystérique oncle Hansi. Les dialectes alsaciens sont bien des parlers germaniques à part entière, et ne sont plus à moitié celtes ou romans. L’angle d’attaque est différent et  un peu plus subtile. Il consiste à expliquer plus ou moins doctement, dans un floue artistique propre à la propagande historique républicaine, que l’alsacien, en fait, n’a pas grand chose à voir avec l’allemand, ce qui est depuis 1945 l’angle d’attaque favori de la propagande française en Alsace. Pas plus, en tous cas, qu’avec le néerlandais ou le suédois ! La petite histoire commence donc ainsi :

’s Elsassische : wàs ìsch dann dìss? L’alsacien : qu’est-ce donc ? L’alsacien est un dialecte germanique, ce qui signifie que parmi les langues indo-européennes, il fait partie du groupe linguistique des langues germaniques, auquel appartient bien sûr l’allemand, mais aussi l’anglais, le néerlandais, les langues scandinaves comme le danois, le suédois, le norvégien.

Le texte poursuit immédiatement sur la présence de mots français dans la langue alsacienne (ouf !) et laisse ainsi le lecteur avec l’étrange impression que l’alsacien de s’apparente pas plus à l’allemand qu’à l’anglais ou au norvégien. Fin de l’introduction. C’est certainement ce que nos journaleux et nos politiciens de service appellent de la pédagogie.

Récapitulons. Introduction de notre  klëni Gschicht : 6 lignes (c’est écrit en gros, pour que les enfants de six ans puissent eux aussi s’instruire) pour sous-entendre que l’alsacien ne s’apparente pas plus à l’allemand qu’à l’anglais ou au danois , 10 lignes pour dire que les Alsaciens disent Bùschùr pour dire bonjour, et pas un mot pour dire que la langue allemande standard contemporaine, le Hochdeusch  est  la forme écrite de l’alsacien, mais toute la construction du texte est là pour sous-entendre le contraire.

On peut se dire que ce n’est là que l’introduction de la petite histoire, un oubli à peine regrettable que la suite du texte comblera aisément, et qu’il faut passer ses nuits à rêver de missiles sol-sol de troisième génération fracassant  dans un élan wagnérien   le socle de la croix de Lorraine du Stauffen  pour s’enflammer pour si peu.

Pourtant la poursuite de la lecture ne fait de confirmer notre première impression. La large place consacrée à une description tendancieuse de la naissance de la langue allemande standard se conclue ainsi: « L’Alsace n’est cependant pas témoin de ce processus de standardisation et n’y participe pas, car le rattachement de la région à la Couronne de France par Louis XIV commence en 1648. L’Alsace se voit alors progressivement séparée du Saint-Empire Romain Germanique et les parlers alsaciens vont connaître une évolution différente de celle des autres parlers germaniques. Ainsi, les dialectes alsaciens parlés actuellement en Alsace ont une histoire singulière par rapport à ceux de l’Allemagne actuelle. »

Or il est complètement faux d’affirmer que l’Alsace ne participe pas au processus de standardisation de la langue allemande. Non seulement elle  y participe  plus qu’un grand nombre de régions  de langue allemande, mais elle y a même un rôle de première importance. En témoigne l’œuvre d’Otfrid von Weißenburg, die Evangeliendichtung (le Livre des Évangiles), poème de quelque 16 000 vers du IXème siècle. Ce livre est écrit en vieux haut allemand et est la première œuvre littéraire dans ce qui deviendra la langue allemande. En témoigne le fait que la première messe donnée en Hochdeutsch a eu lieu à Strasbourg et que la première bible imprimé en Hochdeutsch l’a été à Strasbourg (en 1466, tout comme sa deuxième édition en 1470). En témoigne également « Daß Narrenschyff » du strasbourgeois Sebastian Brant, publié en 1494,  qui a été la plus importante œuvre littéraire de langue allemande jusqu’à la Réforme. Et le premier périodique au monde, « Die Relation », également en Hochdeutsch, a été publié in Strossburi à partir de 1605.

Il s’agit là d’une question symboliquement importante, mais plus important encore est de remarquer que les Alsaciens n’ont cessé de lire et d’écrire exclusivement ou majoritairement en allemand standard jusque dans les années 1945/1970, où le français a progressivement pris la place de l’allemand. Le rapport de « l’allemand des Alsaciens » (Elsasserditsch, Elsässerdeutsch) au Standartdeutsch est donc sensiblement le même (en tout cas jusque dans les années 1945/1970) que celui de « l’allemand des Suisses » ou des dialectes parlés en Allemagne (les parler bas-allemand du nord de l’Allemagne sont d’ailleurs bien plus distant de la langue standard que l’alsacien), même si un petit nombre  d’Alsaciens ont plus ou moins bien maitrisé le français à partir de 1648. Or notre petite brochure conclue précisément le contraire. Comme si l’invasion d’une partie de l’Alsace en 1648 avait coupé les liens naturels entre la langue alsacienne et sa forme écrite. Cette coupure n’aura vraiment lieu qu’autour des années 1970, fruit de la francisation à marche forcée imposée par la République Française au peuple alsacien à partir de 1945, où d’une part la pratique de l’alsacien est petit à petit devenu minoritaire dans la vie sociale, et qu’à peu près simultanément les Alsaciens germanophones, et parmi eux de frénétiques locuteurs, ont adopté le français comme langue de l’écrit, de la culture et du savoir, au détriment de l’allemand standard.

Ce n’est donc pas l’histoire des dialectes alsaciens depuis 1648 qui est singulière du point de vue linguistique comme l’affirme mensongèrement l’OLCA, mais belle et bien l’histoire linguistique et politique de l’Alsace des dernières décennies. UH

Téléchargez la Petite histoire linguistique de l’Alsace (PDF, 945 Ko)

Vers la ratification de la Charte des langues régionales ?

Posted on novembre 19th, 2012 by Unsri Heimet !

« La France mettra en œuvre le processus de ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, conformément à l’engagement du président de la République », telle est la déclaration du Journal Officiel publiée le 13 novembre 2012, bien qu’aucune date n’ait été fixée pour la ratification.

Une fois ratifiée, la loi obligerai la mise en place en Alsace (et en Moselle) d’un enseignement en allemand de la maternelle à l’université, l’enseignement de l’histoire de l’Alsace, la traduction des textes administratifs et encore la diffusion d’émissions télévisuelles et radiophoniques en Elsasserditsch. Un début de chemin vers un retour à la normalité linguistique (voir dossier Sprachverbot) si la charte est convenablement appliquée.

Mais nous savons aussi que les promesses n’engagent que ceux qui y croient et que les attentes du peuple alsacien n’ont jamais été satisfaites par les différents gouvernements successifs, fussent-ils de droite ou de gauche. C’est pourquoi nous suivrons l’affaire de très près et invitons les Alsaciens à faire valoir leur droit inaliénable à l’accès public et quotidien de notre langue dans sa forme écrite, das Hochdeutsch, comme orale, s’Elsasserditsch vu Wisseburi bis Pfirt.

La langue historique de notre Heimet a trop longtemps souffert de la stigmatisation dégueulasse et calculée de l’après-guerre et a conduit à l’ignorance et au refoulement de ce que nous sommes. Jà, ‘s Elsasserditsch isch d’Zuekunft ! Ohne Sproch, ke Elsasser mehr ! UH


La République est une putain

Posted on juin 5th, 2012 by Klapperstein

Die Republik ist eine Hure, oder warum verdient die französische Republik nichts anders als unsere Mißachtung.

Les chiffres de l’étude divulgué le 22 mai par l’OLCA sur l’état de la langue alsacienne sont sans appel. Avec 12% de germanophones chez les 18-29 ans et 3% chez les 3-17 ans notre langue est agonisante, quasiment morte. Et c’est Marianne qui l’a tuée. Marianne, cette grande pourvoyeuse de leçon de morale devant l’Éternel. Marianne, cette putain parée de vertu universelle, qui s’est prostituée et se prostitue sans cesse avec les puissants sur le dos des peuples, qu’ils aient été ou soient vietnamiens, algériens, bretons, alsaciens, corses ou afghans, et même français.

Faut-il rappeler que la République Française est le seul pays d’Europe occidentale, oui le seul pays d’Europe occidentale à n’accorder aucun droits spécifiques aux peuples minoritaires qui sont enfermés et étouffés en son sein ? Faut-il rappeler que les Alsaciens n’ont jamais choisi de devenir citoyens français, mais qu’ils ont bon gré mal gré accepté de l’être dans la mesure où ils n’avaient pas d’autres choix ? Faut-il rappeler que le Hochdeutsch, la forme écrite de notre langue, a été interdite après la deuxième guerre mondiale et était encore partiellement interdite pendant des décennies après la guerre, de manière à faire des Alsaciens des illettrés de leur propre culture ? Faut-il rappeler que toute une génération d’Alsaciennes et d’Alsaciens a été traumatisé et culpabilisé à l’école républicaine par le dénigrement et la répression froide et déterminée de leur langue maternelle ? Rappeler que le français est la seule langue officielle dans un pays où le peuple, jusqu’à une date très récente, n’a jamais eu d’autres langues maternelles que l’Elsasserditsch, c’est à dire l’allemand des Alsaciens ?  Faut-il rappeler qu’aujourd’hui encore la connaissance de l’alsacien ne peut être demandé ni même souhaité par un employeur ? Sous le prétexte que cela serait discriminant(1) ? Alors oui, en 2012, au cœur de l’Europe, la langue alsacienne est interdite dans la sphère publique de son propre pays , unsri Müedersproch esch immer wieder verbota. Alors oui, la République est une putain.

Et les larmes de crocodiles de l’OLCA n’y change rien. L’OLCA, dont le budget est par ailleurs dérisoire(2), die sogennante Elsassisches Sprochàmt, en aillant fortement tendance à oublier que l’allemand est la forme écrite de l’alsacien, œuvre et contribue à faire des Alsaciens germanophones des illettrés de leur propre culture et des ignorants de leur propre passé. Ce qui a pour effet de ringardiser la langue et la culture alsacienne, et de les mettre dans un état d’infériorité par rapport à la langue et la culture française. C’est là la stratégie de la République française depuis 1919 ( et qui a pu prendre toute son ampleur à partir 1945), séparer l’alsacien de l’allemand pour mettre les Alsaciens en position d’infériorité et de dépendance par rapport à la langue française… et à l’État français. La stratégie a si bien fonctionné ( grâce à la contrainte de la loi et au matraquage permanent de l’école et des médias) que de nombreux Alsaciens, et parmi eux des défenseurs zélés de l’Elsasserditsch, ont une réticence plus ou moins forte par rapport au Hochdeutsch, alors qu’historiquement et linguistiquement celui-ci n’appartient pas moins aux Alsaciens qu’aux Suisses ou aux Allemands, bien au contraire(3).

Je parlerai français Je parlerai français Je parlerai français

Marianne à donc presque accompli son œuvre, non seulement les pratiques de l’Elsasserditsch (à l’oral) et du Hochdeutsch (à l’écrit) sont en voie d’extinction, mais en plus un nombre important d’Alsaciens croit que le Hochdeutsch est et a toujours été la langue du voisin, comme un nombre trop important d’Alsaciens croit ,comme le suggère bien perfidement l’OLCA dans les commentaires de son étude, que la déperdition de l’alsacien est du avant tout au manque de volonté des parents à transmettre leur langue à leurs enfants, plutôt qu’à la politique de francisation à marche forcée qu’a imposé et qu’impose encore aujourd’hui le carcan républicain à l’Alsace et aux Alsaciens. Marianne ringardise et culpabilise les Alsaciens pour mieux les soumettre. Marianne ment, trompe et manipule le bon peuple au profit de la classe dirigeante, l’hyperclasse mondialiste française pour qui elle travaille avec tant d’ardeur. Marianne, la République Une et Indivisible , le pays des Droits de l’Homme, l’éthique républicaine, la tradition républicaine , le pacte républicain, und so weiter bis zum Ekel. Also ja, wir haben die Nase voll, et de là à penser que la vertu de Marianne, si elle en avait une, serait inversement proportionnel à la fréquence des différentes activités de son orifice buccal, il n’y a évidemment qu’un petit pas, qu’il appartient à chacun de franchir.

Aber abgesehen davon, nichts ewig ist, vor allem nicht die Lügen einer alten Dirne oder die Missetaten des letzten monolithischen Staats  Europas, sogar nicht die Geduld und die Fügsamkeit des elsässischen Volkes. UH

(1) Sur ce sujet : Sprachverbot / Interdiction de l’alsacien

(2) « Petit rappel historique, en 1990 par exemple, les deux Conseils généraux alsaciens ont adopté à l’unanimité un texte intitulé « le bilinguisme, grande cause régionale ». Une grande cause régionale qui ne reçoit, en tout et pour tout, qu’un millième de notre budget !! » David Heckel, conseiller général du Bas-Rhin.

(3) Lire à ce sujet le premier article de nos archives : Das Elsass, wie es einmal war

Les Alsaciens haben eine Ersatzsprache: Französisch

Posted on avril 4th, 2012 by Klapperstein

Grenzgänger : The Ultimate Martin Graff Chronicles, über eine Kopfmassage bei Oma Caroline

Die Rettung aus der Aphasie

o

Der Schweizer Patrick Tschan a écrit un roman extraordinaire : « Keller fehlt ein Wort. » Je note dans mon Tagebuch: « Den Elsässern fehlt nicht nur ein Wort, mais un dictionnaire, puisqu’ils ont perdu les mots de leur langue maternelle, nachdem sie nach 1945 in einer französischen Wortlawine verschüttet wurden. »

Die Aphasie ist laut Duden « der Verlust des Sprechvermögens infolge einer Erkrankung des Sprechzentrums im Gehirn ». L’aphasie de Ralph Keller hat mit der Tasse begonnen, soudain il ne trouva plus le mot Tasse: « Aber ich habe die Sprache nicht verloren, dachte er. Ich kann in Sprache denken. Ich habe die Fähigkeit zu sprechen verloren. » Wie die Elsässer, die ihre Muttersprache verloren haben.

Bon, il y a une différence avec la situation der Elsässer et celle de Keller. Les Alsaciens haben eine Ersatzsprache: Französisch. Deshalb ist die Aphasie der Elsässer, qui ont perdu leur Muttersprache, nur halb so tragisch. Es fehlt nicht an Sprachtherapeuten im Elsass pour réapprendre aux Alsaciens la langue maternelle. Les plaques de rues bilingues proposent une thérapie assez simple: zweisprachige Straßenschilder. Eguisheim – Partnerstadt von Hinterzarten – vient de les installer: « Dreischlesserstros – Rue des trois Châteaux. » L’opération nennt sich « travail de mémoire ».

L’office pour la langue et la culture d’Alsace, l’OLCA (Elsässisches Sprochàmt) ist sozusagen der offizielle Therapeut pour lutter gegen die Aphasie im Elsass. L’institution startet eine überraschende Operation: « Fer e scheener Hoorschnitt – Autour de la coiffure. »

Unsere Wörter zirkulieren bekanntlich im Gehirn. Notre cerveau est recouvert de cheveux. Nicht ausgeschlossen, dass le coiffeur bei der Kopfmassage schlafende Wortneurone aktiviert. Sind die Figaros vielleicht die Retter der Elsass-Aphasie?

Ma grand-mère a ouvert un salon de coiffure dans la capitale du fromage: Haar-Massage-Salon-Caroline. Der Zulauf ist immens. Les Eroscenter sont interdits en France. Die Männer stehen Schlange bis Colmar. Léon behauptet, er spreche wieder Elsässisch « sidder ass Caroline em di Hoor gschnetta het » – seit Oma ihm die Haare geschnitten hat. « Ihre Kopfmassage ist glatt erotisch », erklärt er dans le micro de Klaus, vom SWR. « Ich fühle mich wie neu geboren. » Les coiffeurs et coiffeuses rebellieren et parlent de concurrence déloyale. Die Reifen des Rolls Royce wurden gestern aufgeschlitzt. Wenn Sie als Deutscher oder Deutsche die französischen Wortfetzen der Schulzeit aktivieren möchten, fahren Sie schnell über den Rhein.Angela Merkel, die Nicolas Sarkozy beim Wahlkampf unterstützen will, hat sich bei Oma angemeldet: « Ich muss meine französischen Wortneurone aktivieren ! » À plus.

__________________________________________________________

Certes, les Alsaciens haben eine Ersatzsprache, Französisch, aber die Elsässer, d’echta Elsasser, haben auch eine Doppelsprache : eine geschriebene Sprache, das Hochdeutsch, und eine gesprochene Sprache, s’ Elsasserditsch, l’allemand d’Alsace, que l’on appelle systematisch par pure commodité citoyenne et républicaine, l’alsacien oder s’ elsässische. Mann müßte wirklich paranoisch sein, um zu denken, que l’on dit toujours « alsacien » et jamais « allemand d’Alsace » unter dem Vorwand que les termes « allemand » oder « Ditsch » poserait un quelconque problème…

ELSASSER HEIMATKALENDER 2012

Posted on décembre 17th, 2011 by Unsri Heimet !

Der neue elsässer Heimatkalender für das Jahr 2012 ist jetzt im Lädel erhältlich

Le nouveau calendrier alsacien 2012 est à présent disponible dans la boutique

Der Heimatkalender ist  auch in den folgenden Verkaufsstellen verfügbar :

CAVEAU LEIBER, 5 rue Principale, BURG-HÜSSERA (HUSSEREN-LES-CHATEAUX)
RESTAURANT « AU PIED DE COCHON/ZUM SAUFÜESS », 47 rue Herzog, WETTOLSHEIM
CHOCOLATERIE RITTER, Z.A Wirrenweg, PFAFFENHEIM
SAVEURS ET TERROIRS, 22 rue des Anémones, WESTHALTEN
Boulangerie GWINNER, 2 rue Soultzmatt, OSENBACH
BUHL’S CAFE, 84 rue du Florival, BUHL
Restaurant « SÜR UN SIESS » , 92, route de Guebwiller, SOULTZ
Restaurant « A LA COURONNE », 84 rue Principale, WUENHEIM
Boulangerie KINDLER, 33 rue d’Or, BERRWILLER
Caveau de l’Engelbourg, 10 rue du Général de Gaulle, THANN
ESPACE BURO, 29 rue du Mar. Foch, MASMENSCHTER ( MASEVAUX)
Wistuwa « ZUM SAUWADALA », 13 rue de l’Arsenal, MILHÜSA
Restaurant « LE PIC-VIT », 8 rue des Bons Enfants, MILHÜSA
Brasserie « ZUM KLAPPERSTEIN », 20 rue Engel Dollfus, MILHÜSA

Douceurs des Régions, 6 place de la Concorde, MILHÜSA
Tabac de l’Illberg, 41 rue Illberg, MILHÜSA
Auberge « A LA KESCHTA », 29 rue de Brunstatt, MILHÜSA
Hôtel Restaurant « AU CYGNE », 1 rue de Mulhouse, RIXHEIM
Quincaillerie DURLIAT, 18 rue de Delle, DAMMERKIRCH (DANNEMARIE)
TABAC MULTISERVICE, 62 rue Principale, ROPPENTZWILLER

Merci vielmol ìn àlli Gschàftlitt un Wirte, wu’ni halfa unsra Heimetkalender zum verkàifa.

Die Gedanken sind frei

Posted on juillet 31st, 2011 by Klapperstein

Die Gedanken sind frei ist ein berümhtes deutsches Volkslied, das im Elsass noch heute ziemlich bekannt ist. Die Elsässer, die noch heute dieses Lied singen, haben doch die Gewohnheit angenommen, französische Strophen hinzuzufügen. Sie finden es sicherlich gut, que c’est plus chic, en français zu singen.

Es sei denn, sie fürchten sich davor, ein Lied vollständig auf Deutsch zu singen, weil es verdächtig sei, weil man Ihnen irgendwelche böse Gedanken unterstellen könnte. Als ob man unter Verdacht stünde, seine eigene Sprache in seinem eignen Land zu singen.

Was uns betrifft, sind die Sachen klar, und es bleibet dabei : die Gedanken sind frei ! UH

________________________________________________________________________________

Die Gedanken sind frei – Im Hubbes sini Kumbel

Die Gedanken sind frei
wer kann sie erraten?
Sie ziehen vorbei
wie nächtliche Schatten.
Kein Mensch kann sie wissen,
kein Jäger erschießen
mit Pulver und Blei:
Die Gedanken sind frei!
jjjjj
Ich denke, was ich will
und was mich beglücket,
doch alles in der Still’
so wie es sich schicket.
Mein Wunsch und Begehren
kann niemand verwehren,
es bleibet dabei:
Die Gedanken sind frei!
fffff

Und sperrt man mich ein
im finsteren Kerker,
das alles sind rein
 vergebliche Werke.
Denn meine Gedanken
zerreißen die Schranken
und Mauern entzwei:
Die Gedanken sind frei!

http://blog.unsri-heimet.eu/wp-content/uploads/2011/06/19-Die-Gedanken-sind-frei.mp3  (pour écouter, clic droit, ouvrir le lien dans un nouvel onglet)

________________________________________________________________________________

o

Geschichte und Bedeutung des Liedes

Um 1780 wurde der Text zum ersten Mal auf Flugblättern veröffentlicht. Im Zeitraum zwischen 1810 und 1820 entstand die Melodie dazu, und das Lied wurde in der Sammlung „Lieder der Brienzer Mädchen“ in Bern gedruckt. Im Jahr 1842 wurde das Lied in „Schlesische Volkslieder“ von Hoffmann von Fallersleben und Ernst Richter veröffentlicht.

Die grundlegende Philosophie ist bereits aus der Antike bekannt(1). Das Kernmotiv des späteren Liedtextes findet sich schon im 13. Jahrhundert unter anderem bei Freidank(2)  und Walther von der Vogelweide(3).

*

Immer wieder war das Lied in Zeiten politischer Unterdrückung oder Gefährdung Ausdruck für die Sehnsucht nach Freiheit und Unabhängigkeit.

Im 19. Jahrhundert wurde das Lied im deutschen Sprachraum zur Einforderung akademischer Freiheit und Meinungsfreiheit nach den Karlsbader Beschlüssen insbesondere von Studentenverbindungen gesungen; es gehört seither verbändeübergreifend zum Kernbestand deren Liedgutes.

Der Vater Sophie Scholls wurde Anfang August 1942 wegen hitlerkritischer Äußerungen inhaftiert. Sophie Scholl stellte sich abends an die Gefängnismauer und spielte ihrem dort einsitzenden Vater auf der Flöte die Melodie vor.

Am 9. September 1948, auf dem Höhepunkt der Berliner Blockade, hielt Ernst Reuter vor über 300.000 Berlinern vor der Ruine des Reichstagsgebäudes seine Rede, in der er an „die Völker der Welt“ appellierte, die Stadt nicht preiszugeben. Nach dieser Rede erklang spontan aus der Menge u. a. das Lied „Die Gedanken sind frei“. Auch in der tagespolitischen Auseinandersetzung gegen staatliche Überwachung und Restriktion wird das Lied häufig gesungen.*

(1) Cicero: Liberae sunt nostrae cogitationes – Unsere Gedanken sind frei (2) Bescheidenheit, 1229 : diu bant mac nieman vinden, diu mîne gedanke binden, man vâhet wîp unde man, gedanken niemen gevâhen kan (3) Lied der Neuen Hohen Minne : joch sint iedoch gedanke frî  – Sind doch Gedanken frei

 

Petition für die Zweisprachigkeit

Posted on juin 24th, 2011 by Klapperstein

Un collectif d’associations, regroupé autour du Comité Fédéral, fer unsri Zukunft, vient de lancer une pétition en ligne contre le projet actuel du rectorat de Strasbourg, qui consiste principalement à expérimenter, dans des classes bilingues, la suppression de la parité 12h d’allemand / 12h de français en ramenant les heures d’allemand de 12 à 8 par semaine. Ce qui représente, de fait, une remise au cause radicale du bilinguisme scolaire en Alsace, basé sur la parité horaire. UH

______________________________________________________________

Pétition : Pour l’avenir des jeunes d’Alsace

Afin de garantir le respect d’un traitement égalitaire de la voie bilingue paritaire sur le territoire régional, la coordination des Associations* demande un moratoire immédiat sur le projet rectoral d’expérimentation tentant à démanteler l’enseignement paritaire de la langue régionale.

Aucun des arguments avancés pour la réduction annoncée des heures d’enseignement en allemand, tant économique que sur la qualité de l’enseignement ou de mixité sociale, ne peut être retenu..

Nous demandons instamment à nos élus de prendre leurs responsabilités pour faire aboutir cette démarche et faire prévaloir le respect des engagements souscrits dans le cadre de la convention quadripartite.

m

Um die Petition « Für die Zukunft der Jugend im Elsass» zu unterschreiben, klicken sie hier

m

Pour signez la pétition « Pour l’avenir des jeunes d’Alsace », cliquez ici

l

l

mlmmmm

mmmmmll

* ABCM, AEPLA, APEPA, Comité fédéral des associations pour la langue régionale, Culture & Bilinguisme, Eltern Alsace, ICA 2010, Heimetsproch un Tradition, Lehrer, Matura, SACBA.

MENU

M'R EMPFHELE

Copyright © 2009 Unsri Heimet. Theme par THAT Agency propulsé par WordPress.