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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Ci-dessous la lettre ouverte qu’Henri Goetschy a adressé au premier ministre Jean-Marc Ayrault, publié sur le site d’information breton 7Seizh. Il s’agit en fait d’un véritable coup de gueule de l’ancien président du Conseil Général du Haut-Rhin contre le gouvernement français et la  vieille République du même nom.

Nous regrettons que Monsieur Goetschy ait malheureusement attendu de ne plus être en fonction pour tenir enfin tête à l’arrogance française et à l’arbitraire républicain (mais peut-être était-il aussi pour cela bien seul ?). Nous notons également qu’Henri Goetschy n’a visiblement pas trouvé de structure alsacienne pour publier son coup de gueule, et qu’aucun site ni média ou parti alsacien ne l’a jusqu’ici relayé (il date du 2 octobre !).

Nous remercions toutefois chaleureusement Henri Goetschy pour ses prises de positions actuelles et avertissons les lecteurs : Hewen’n ejch fescht ! UH

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Monsieur le Premier Ministre,

Voulez-vous vraiment donner le plein épanouissement à nos enfants ou continuer le linguicide et le génocide culturel par l’assassinat des langues régionales ?

Rappel : Mars 1981, à Lorient, votre maître à tous, François Mitterrand, a déclaré en tant que futur président de la république :

« Il faut que la France cesse d’être le dernier pays d’Europe à refuser à ses composantes les droits les plus élémentaires qu’elle a elle-même signée »

Je vous serais donc très reconnaissant de nous indiquer quelles sont vos projets en matière de linguicide et de génocide culturel autant pour la France que pour ses composantes d’Alsace, de Lorraine (Moselle), du Pays Basque, de Bretagne , de Catalogne , de Corse , de Flandres , d’Occitanie et aussi des îles d’Outre-mer où l’on parle le Créole !

Nous espérions pourtant que vous appliquerez à la France et tout particulièrement à ses provinces notamment à la ville de Strasbourg, capitale de l’Europe unie, ce qu’on appelle les droits fondamentaux. Précisons que la république française les a signé mais ne les a pas ratifiés ! Cette ambiguité n’est pas à son honneur et traduit un non-respect de ses engagements. De surcroît, elle apparaît bien seule dans l’Europe unie à persister dans la voie de l’assassinat des langues régionales.

Vous comprendrez que nous, Alsaciens, en sommes profondément vexés et honteux. De plus , en face de nos voisins Hollandais, Belges, Luxembourgeois, Allemands, Suisses et autres anciens régnants historiques Autrichiens, auquels s’ajoutent ces 200 millions de compatriotes de l’Europe, nous avons honte d’appartenir au dernier pays d’Europe a exercer un linguicide et un génocide culturel.

Mon expérience et ma volonté m’amène a refuser que la France reste le dernier pays d’Europe à pratiquer cet assassinat ! De la même manière, je ne puis accepter que notre Alsace-Lorraine soit traitée comme une proie corvéable et exploitable à merci et maltraitée dans son âme ou, comme l’a dit M. François Mitterrand « assassinée par les siens »

Je suis donc à votre disposition, je viendrai chez vous la corde au cou pour que satisfaire votre plaisir et jouissance d’avoir tué ma langue. Ce sera un bel exemple, et quel exemple ! Vous pourrez vous réjouir doublement d’avoir eu ma langue et la tête d’un Alsacien. Ensuite, vous pourrez poursuivre votre besogne en Bretagne, au Pays Basque, chez les Flamands ou en Occitanie, chez les frères de Mistral, cet Occitan qui fut salué par le monde entier et tellement ignoré en France …

Et L’Europe donc ? Nous sommes quand même 27 pays ! Si respecter nos droits linguistiques n’est pas envisageable par nos présidents et nos ministres, prêtez nous donc à un autre pays ! La Finlande par exemple. Ce pays est délicieux et se préoccupe, lui, de ses enfants. Et puis, vous qui méprisez tant ce pays, sachez que c’est tout de même celui classé le premier d’Europe en matière d’apprentissage des langues ! Là-bas, les enfants parlent facilement quatre langues. Je vous incite à y aller, à voir et à essayer de comprendre et de mettre en place leur système scolaire chez nous.

Enfin, M. le Ministre en tant que président-fondateur et vice-président du Haut-Conseil national des langues régionales de France, ancien président du Conseil Général du Haut-Rhin, sénateur honoraire et en tant qu’Alsacien je m’offusque du sort réservé aux minorités et particulièrement à l’Alsace. Combien de tentatives de linguicide depuis déjà depuis plus de deux siècles et trois guerres ? Ce n’est pas ce que l’Alsace-Lorraine méritait ni ce dont elle rêvait ou était en droit de bénéficier ! Monsieur le ministre si vous connaissiez l’Histoire vous sauriez que nous ne sommes que la victime permanente de vos tempéraments belliqueux et batailleurs. Et nous en sont doublement les victimes car même les « livres d’histoire » de l’Education Nationale ne sont pas conformes à la vérité à notre sujet.

Henri Goetschy

Quelle : 7Seizh

Die demokratische Frage

Posted on juillet 17th, 2011 by Klapperstein

Nous avons posé la question à propos de la création du Conseil d’Alsace et nous la reposons encore au sujet du bilinguisme, fatigués de n’être que des citoyens spectateurs de notre propre destin collectif.

Ja, wo ist sie denn doch, die Demokratie im Elsass ? Où se trouve-t-elle donc, cette démocratie ? Au palais de l’Elysée, uff Pàris ? Dans les labyrinthes de la construction européenne, à Bruxelles ? Dans la salle des Pas Perdus de l’Assemblée Nationale ? Dans le bureau de Christine Lagarde, in New York ? Dans les modes de scrutins majoritaires, qui condamnent les électeurs à choisir une des deux faces d’une même pensée unique ?

Mais peut-être est-elle dans le réacteur n°1 de la centrale de Fessenheim ? Dans le défilé militaire et républicain du 14 juillet ? Sur les drapeaux tricolores ? Dans les frappes chirurgicales de la liberté, en Afghanistan et en Libye ?  Sur le yacht de monsieur Bolloré ? Dans la Rolex du roi du Fouquet’s ? Au Crédit Mutuel, via L’Alsace, les DNA et la Nuée Bleue ? Dans les quelques lignes données à l’opposition de Bas-Rhin Magazine ? Sur le sourire de monsieur Buttner ? Dans un tiroir du bureau de madame le recteur Le Pellec-Müller, uff Strossburi ?

En Suisse, en 1919, suite à une crise politique, nos cousins alamans ont pu obtenir une avancé démocratique importante, à savoir le scrutin proportionnel pour l’élection des députés, grâce à la démocratie directe. En Alsace, en 2011, nous n’avons pas plus de démocratie directe que de scrutin proportionnel, pas plus de presse indépendante que de parlement régional. Langt ‘s ìhr oder langt ‘s ìhr nìt ?

Ci-dessous un article de L’Alsace sur le bilinguisme. Les Alsaciens peuvent bien s’informer, mais en tant que citoyens français, ils n’ont que peu de poids sur le cours des évènements qui les concernent. Sur ce sujet et sur tant d’autres. La France et sa République, une démocratie minimaliste, une démocratie en panne contrôlée et des droits civiques au rabais. (En témoigne le refus scandaleux du Pôle Emploi de Guebwiller en  fin 2008  de publier une annonce d’emploi souhaitant la connaissance de l’alsacien, suite aux recommandations insistantes de la HALDE.) UH

Bilinguisme Un « mémorandum » contre le projet du recteur

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Dénonçant les « méthodes discrétionnaires et unilatérales » de l’Académie de Strasbourg, les opposants au projet du recteur concernant le bilinguisme paritaire ne désarment pas.

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Le Comité fédéral des associations pour la valorisation de la langue régionale et des enseignements bilingues et immersifs en Alsace vient de publier un « mémorandum » dans lequel il maintient fermement son opposition, malgré les explications que celle-ci vient récemment d’apporter, au projet du recteur d’introduire un nouveau modèle, expérimental, d’enseignement de l’allemand en Alsace. Il s’étonne à ce propos « que des élus et des membres du Céser semblent favorables au projet rectoral », dans la mesure où « les arguments développés pour critiquer l’enseignement bilingue à parité horaire » seraient « fallacieux ». Seule explication pour le comité : « Ces personnes [sont] peu au courant des réalités de cet enseignement. »

De fait, pour le comité, le système préconisé par Armande Le Pellec Muller — « un enseignement traditionnel, ‘‘frontal’’ de la langue à raison de huit heures d’allemand par semaine » — « débouchera sur les piètres résultats observés en Moselle ». À terme, craint le comité, il « sonnerait définitivement le glas de l’enseignement bilingue paritaire ainsi que de la véritable maîtrise de l’allemand et des dialectes en Alsace ».

Nul doute, en effet, pour le comité qu’ « il s’agirait d’une première étape en vue de substituer cet enseignement traditionnel et ‘‘frontal’’, non comme il est prétendu au dispositif à trois heures théoriques, mais assez rapidement à l’enseignement bilingue à parité horaire ». En conséquence, le comité demande « le retrait immédiat et total du dispositif rectoral prévu pour la rentrée 2012 » qui ne respecterait pas les dispositions de plusieurs textes et codes, parmi lesquels la convention Etat-Région-Départements 2007-2013.

Le comité rappelle notamment que le projet du recteur « n’a pas été préparé en respectant les règles de procédure légales, réglementaires et conventionnelles », et que « la Commission quadripartite n’a pas qualité pour décider en petit comité d’un dispositif, même prétendument expérimental, non inclus dans la convention : seul un avenant approuvé dans les mêmes termes par les trois assemblées en séances publiques aurait pu en décider ». « Les méthodes employées par l’Académie de Strasbourg à cette occasion ne respectent ni l’Alsace, ni les familles, ni sa langue, ni sa culture, ni ses entreprises, ni ses habitants, estime encore le comité : elles relèvent largement d’une administration usant de méthodes discrétionnaires et unilatérales. »

Dans une deuxième partie, le mémorandum réclame à l’inverse une réactivation des moyens mis à disposition de l’enseignement bilingue paritaire, notamment en collège, parmi lesquels les moyens humains en enseignants germanophones.

Quelle : L’Alsace (17/07/2011)

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