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Unsri Heimet

Unsri Heimet – -do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Aliénation des élus et instinct de survie du peuple

Posted on avril 24th, 2015 by Klapperstein

La loi est-elle l’expression de la volonté générale lorsque le plus grand nombre de ceux pour qui elle est faite ne peuvent concourir, en aucune manière, à sa formation ? Non. Maximilien de Robespierre dans : « Discours sur le suffrage universel » du 25 janvier 1790 (bien avant la Terreur).

L’intelligence collective

Quelles que soient les latitudes, certains peuples font preuve de plus de réussite que d’autres. Or, ce qui détermine généralement les performances d’une communauté, c’est l’intelligence collective. Celle-ci résulte de la faculté d’une communauté à valoriser les créativités individuelles, à mobiliser et rassembler les intelligences au service d’objectifs communs. La capacité de mettre en synergie les intelligences individuelles pour créer, innover et inventer, celle de défendre la cohésion et d’ordonner les solidarités au sein de la communauté, le sens du bien commun… sont ainsi autant de marqueurs de l’intelligence collective d’un peuple.

Mais suivant l’angle sous lequel on regarde, l’intelligence collective d’un peuple peut également se juger à la vitalité de son instinct de survie qui lui commande de protéger son originalité et les biens communs qui concourent à forger son identité.

Nos élus en rupture avec l’instinct de survie du peuple

Or la classe politique alsacienne, en renonçant à la lutte contre la dilution du peuple alsacien dans l’ALCA et en capitulant devant les diktats parisiens, semble en rupture avec l’instinct de survie de ses mandants alsaciens quasi unanimement opposés à la fusion. Elle a choisi de faire allégeance à Paris et prône ainsi une politique de collaboration avec les forces politiques exogènes généralement gangrénées par l’idéologie jacobine, une servitude volontaire : « Avec les partis politiques traditionnels, c’est foutu, ils jouent tous dans la même cour : celle du pouvoir, la plus jacobine (…) Les outils les plus pervers du jacobinisme, ce sont les partis politiques », se désole Charles Buttner[1] qui sait de quoi il parle.

Ainsi, citons en exemple Philippe Richert, devenu le chantre de l’ALCA dont il rêve à présent de faire « le cœur de l’Europe (sic) »[2], le sénateur Guy-Dominique Kennel ou le député Antoine Herth qui, tous trois, ne cessent de stigmatiser les opposants à la fusion et les défenseurs de la pétition « Alsace retrouve ta voix ». La virulence de leurs attaques s’accroît d’ailleurs à mesure qu’explose le chiffre des signataires : déjà 115 000 !!! Ces derniers, qui demandent simplement que la population soit consultée sur son sort, n’ont pourtant formulé qu’une revendication élémentaire dans toute démocratie.

Un référendum « est impossible et illusoire. Le processus (de fusion) est en marche et ne peut être stoppé », s’est emporté Philippe Richert[3]… tout en évitant de prendre position sur le fond. Et pour cause : le référendum, il n’en veut pas ! Tenant bien en main ses troupes et vraisemblablement pas avare de promesses, il a su mobiliser ses affidés de l’UMP pour qu’ils serrent les rangs, lui apportent leur soutien et agissent de concert pour barrer le chemin aux opposants à la fusion. L’ancien président du Conseil général du Haut-Rhin, Charles Buttner, qui le dit rompu à « la danse florentine », n’hésite pas à l’accuser « de poursuivre une stratégie de pouvoir, de brillance personnelle »[4].

Quant au sénateur Guy-Dominique Kennel, qui vient de quitter le Conseil général du Bas-Rhin, s’en prenant lui aussi aux opposants à la fusion, il demeure invariablement dans le sillage de son mentor et protecteur Philippe Richert : « À cause de ces manifestations, nous sommes perçus à Paris comme des autonomistes. Pour certains, on est même des Allemands », s’était-il indigné dans L’Alsace[5] soucieux avant tout du jugement de Paris. Pensez donc, des autonomistes ! voire pire encore… des Allemands, une abomination, l’horreur absolue ! Cinglant, Charles Buttner dit de lui qu’ « il a vendu l’Alsace et le Bas-Rhin. Ce n’est pas pour rien que Richert l’a choisi comme son successeur. Kennel allait suivre la marche sans moufter »[6].

De même, avec des arguties juridiques contestables, Antoine Herth est allé jusqu’à traiter de menteurs les promoteurs de la pétition : « Il n’y a qu’un mot pour désigner une telle attitude : le mensonge ! », a-t-il fulminé, ajoutant que c’était de « l’intérêt de l’Alsace (sic) » d’envoyer des élus dans le nouvel exécutif régional de l’ALCA[7]. Comment peut-on affirmer que l’intérêt de l’Alsace réside dans son enterrement ??? Le 11 avril à Sélestat[8], maniant l’ironie, le même a feint de confondre le drapeau historique alsacien rot un wiss avec celui des « Pollacks »(sic).

Le peuple alsacien doit maintenant se battre sur deux fronts

En refusant de se faire l’écho des plaintes des Alsaciens et de relayer leurs demandes, la plupart de nos élus[9], qui se caractérisent généralement par un sentiment d’appartenance évanescent, se font ainsi les complices implicites des fossoyeurs de l’Alsace, de ceux qui veulent sa désintégration. Ils ne sont plus à côté du peuple qui les a élu pour les défendre, mais contre lui. Au lieu de protéger les intérêts vitaux et existentiels des Alsaciens en prenant la tête du combat, ils les trahissent. Ce faisant, ils sont ainsi sortis du champ de l’intelligence collective du peuple qui, depuis les manifestations de 2014 et dans un sursaut salvateur, a renoué avec l’instinct de survie et entrepris de lutter contre l’effacement de l’Alsace.

A l’avenir, pour survivre, il est clair que le peuple alsacien devra se battre sur 2 fronts : contre les jacobins de Paris qui nous gouvernent, mais aussi contre ses propres élus qui, non content de capituler pour assurer leur carrière, se sont en plus retournés contre lui en prêtant main forte au dominant. Face à cette coalition contre nature, le combat s’annonce d’autant plus rude !

Bernard Wittmann – 23.4.2015

[1] Heb’di – mars 2015

[2] Rue89 – Strasbourg 7.2.2015

[3] Site FR3 Alsace – 10.4.2015

[4] Heb’di – mars 2015. Dans l’interview, Ch. Buttner dit espérer « que cette tentative de demander un nouveau référendum aboutisse ».

[5] L’Alsace 5.12.2014

[6] Heb’di – mars 2015

[7] DNA 15.4.2015

[8] Lors de l’AG de l’assoc. Heimetsproch un Tradition.

[9] Parmi les centristes, et même à l’UMP, quelques élus refusent de capituler et continuent de dénoncer la fusion. Ils s’opposent ainsi à la ligne « collaborationniste » de Ph. Richert envers lequel ils se montrent souvent très critiques. C’est d’ailleurs ce qui a valu à Charles Buttner d’avoir été privé du soutien de l’UMP.

Quelle : hewwemi.net

Offener Brief an die Präsidenten!

Posted on octobre 31st, 2014 by Klapperstein

Interessenvertretung deutschsprachiger Esässer  IDEAG

Offener Brief an die Herren Präsidenten : Charles Buttner, Guy-Dominique Kennel, Phillipe Richert

Sehr geehrte Herren,

in seiner Reaktion auf die Aussage von Premierminister Valls vor dem französischen Senat, der die Schaffung eines vereinigten Elsass ablehnt und unsere Region in einem geographischen Konglomerat namens ALCA ertränken will, appelliert Präsident Buttner an die Einigkeit der elsässischen Gewählten und an die Mobilisierung aller Elsässer gegen das zentralistische Projekt, das das Ende der elsässischen Kultur bedeuten würde.

So lobenswert Ihre Absichten auch sein mögen, möchten wir Sie hiermit in aller Freundschaft vor einer Wiederholung der Irrtümer des 11. Oktober warnen. Das elsässische Volk wird Ihnen nur dann folgen, wenn es in Ihnen entschlossene und zuverlässisge Verteidiger der elsässischen Werte und Bedürfnisse sieht.

Das Elsass kämpft nun ums Überleben, und das Symbol für die Bestimmtheit, mit der wir unsere Werte verteidigen werden, ist unsere historische Fahne „Rot un Wiss“. Solange die Todesgefahr besteht, ist jedes Loyalitätsbekenntnis Paris gegenüber völlig unangebracht und kontraproduktiv, da es von der Pariser Politik als ein Zeichen der Schwäche interpretiert und sofort ausgenutzt wird, wie Manuel Valls es mit seiner Aussage bewiesen hat.

Mit anderen Worten: Eine Demonstration zugunsten des Elsass werden wir nur noch dann unterstützen, wenn die Teilnehmer nicht zum Kniefall vor den Insignien der Republik –Singen der Marseillaise, Beklatschen blau-weiß-roter Luftballons – genötigt werden.

Hören Sie endlich auf, bei jedem Ausdruck elsässischen Stolzes die Tricolore zu hissen, als müssten wir uns für das entschuldigen, was wir sind: Elsässer!

Wir sind Ihre Verbündeten im Kampf gegen die Zwangsfusion – aber nur, wenn Sie diese Aufgabe mit Würde und Stolz übernehmen.

Mit freundlichen Grüßen,

Dirk Meenenga, Präsident

Joseph Schmittbiel, Gründungsmitglied

Kontakt: Meenenga@IDEAG.fr

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Ligue de défense des droits des Alsaciens germanophones  IDEAG

Lettre ouverte à Messieurs les Présidents Charles Buttner, Guy-Dominique Kennel, Philippe Richert

Messieurs,

réagissant à la déclaration du premier ministre Valls au Sénat, qui rejette la création d’une Alsace unifiée et exprime sa volonté de noyer notre région dans un conglomérat nommé ALCA, le président Buttner appelle à « l’union sacrée de tous les élus ainsi qu’à la mobilisation de tous les Alsaciens » contre ce projet centralisateur qui signifierait la fin de la culture alsacienne.

Vos intentions sont certes louables, mais par la présente, nous aimerions en toute amitié vous mettre en garde contre une répétition des erreurs du 11 octobre. Le peuple alsacien ne vous suivra que s’il peut compter sur vous en tant que défenseurs résolus de l’identité alsacienne !

L’Alsace se bat désormais pour sa survie, et le symbole de notre détermination à défendre nos valeurs est notre drapeau historique « Rot un Wiss » (rouge et blanc) ! Tant que la menace de mort plane sur l’Alsace, toute déclaration de loyauté envers Paris est totalement déplacée et contre-productive puisqu’elle est immédiatement interprétée comme un signe de faiblesse et exploitée comme telle, ainsi que Manuel Valls l’a prouvé avec sa déclaration.

En d’autres termes, nous ne participerons plus à une manifestation où les participants se verraient contraints à la génuflexion devant les symboles de la république (chant de la Marseillaise et lâcher de ballons bleu, blanc, rouge).

Cessez enfin de sortir le drapeau tricolore à chaque fois que s’exprime la fierté alsacienne, comme si nous devions nous excuser d’être ce que nous sommes : des Alsaciens !

Nous restons vos alliés dans le combat contre la fusion, mais uniquement si vous assumez vos rôles dans la dignité et la fierté !

Veuillez agréer, Messieurs les Présidents, nos salutations alsaciennes

Dirk Meenenga, Président
Joseph Schmittbiel, Membre fondateur

Contact : Meenenga@IDEAG.fr

Quelle : hewwemi.net

Senatsausschuß für «Restaurierung» des Elsaß

Posted on octobre 21st, 2014 by Klapperstein

Der Sonderausschuß des französischen Senats für die umstrittene Gebietsreform hat heute einer von den elsässischen UMP-Senatoren Catherine Troendlé, René Danesi, Fabienne Keller, Guy-Dominique Kennel und André Reichardt vorgeschlagenen Änderung des ersten Artikels des Gebietsreformgesetzes zugestimmt, der bestimmt, daß das Elsaß als eigenständige Region bestehen bliebe, während Lothringen allein mit Champagne-Ardennes fusionnieren würde.

Der Senat selbst soll ab dem 28. Oktober erneut über das Gesetz debattieren. Sollte die französische Hohe Kammer diesen Vorschlag des Ausschusses annehmen, bedürfte es noch einer – bisher eher ungewissen – Bestätigung durch die Nationalversammlung bzw. einer Umkehr der französischen Regierung, um die von der überwältigenden Mehrheit der Elsässer abgelehnten Zwangsfusion des Elsaß mit Welschlothringen und Champagne-Ardennes doch abwenden zu können.

Quelle : Hytt Morje

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Senatsüesschuß fer « Restaurierung » vum Elsaß

D’r Sonderüesschuß vum französche Senat fer d’umstritteni Gebietsreform het hytt ere vun de elsassische UMP-Senatore Catherine Troendlé, René Danesi, Fabienne Keller, Guy-Dominique Kennel un André Reichardt vorg’schlawene Änderung vum erschte-n Artikel vum Gebietsreformg’setz züeg’stimmt, wo b’stimmt, aß ‘s Elsaß as eigenständigi Region b’stehn bliet, während Lothringe allein mit Champagne-Ardennes fusionniere tät.

D’r Senat selbscht soll ab dem 28. Oktober erneut üewer’s G’setz debattiere. Sott d’französchi Hohi Kammer zalle Vorschlaa vum Üesschuß annemme, tät’s noch ere – bisher ehnder ung’wisse – Bestätigung durich d’Nationalversammlung bzw. ere Umkehr vun d’r französchen Rejierung brüüche, fer die vun d’r überwältigende Mehrheit vun de Elsasser abg’lehnti Zwangsfusion vum Elsaß mit Welschlothringe un Champagne-Ardennes doch abwende züe köenne.

Quelle : Elsasser Zittung

Bezirkstage und Regionalrat fordern Elsässischen Landrat

Posted on septembre 23rd, 2014 by Klapperstein

Die beiden elsässischen Bezirkstage (Unterelsaß und Oberelsaß) und der Regionalrat haben gestern einen gemeinsamen Antrag mit der Unterstützung von Mandataren der Opposition angenommen, der von der französischen Regierung den Verzicht auf die geplante Fusion des Elsaß mit Lothringen und Champagne-Ardenne sowie die Gründung des an den Auflagen des Referendums 2013 gescheiterten einheitlichen Elsässischen Landrats fordert, der dem Elsaß einen Landtag, eines Landesregierung bzw. einen ähnlichen Autonomiestatus wie Korsika geben würde. 57% der elsässischen Wähler hatten vor anderthalb Jahr dafür gestimmt.

Im unterelsässischen Bezirkstag stimmten 36 Abgeordneten dafür – die acht SP-Mandataren enthielten sich. Im oberelsässischen Bezirkstag stimmten 27 Abgeordneten dafür, einer (SP) dagegen und drei enthielten sich. Im Regionalrat stimmten 38 Abgeordnete dafür, drei dagegen und sechs (SP) enthielten sich. Von insgesamt 122 Mandataren votierten 101 (82%) – vor allem UMP- aber auch grüne, SP- und FN-Abgeordnete dafür.

Darüber hinaus trafen sich die Präsidenten der Bezirkstage und des Regionalrats, Guy-Dominique Kennel, Charles Buttner und Philippe Richert, demonstrativ im oberelsässischen St. Pilt, das sich unweit des beide Bezirke trennenden Landgrabens.

Quelle : Hytt Morje

Unsri Bandelajäger in Pàris !

Posted on septembre 17th, 2014 by Klapperstein

Presserundschau Réforme territoriale La pétition pour l’Alsace entre à l’Elysée

Une délégation d’élus de la majorité alsacienne a remis ce matin la pétition pour l’Alsace a un conseiller de François Hollande. Elle compte quelque 54 000 signatures.

Une délégation composée de 15 élus de la majorité alsacienne : députés et sénateurs ; Philippe Richert, président du conseil régional d’Alsace ; Guy-Dominique Kennel, président du conseil général du Bas-Rhin et de Jean Rottner, maire de Mulhouse, a tenté ce matin de se rendre à l’Elysée pour remettre à François Hollande la pétition du maire de Mulhouse demandant la création d’un Conseil d’Alsace en lieu et place de la fusion de l’Alsace avec la Lorraine et Champagne-Ardenne.

La délégation a été stoppée par un barrage de police sur le lieu du rendez-vous, au croisement entre les Champs-Elysées et l’avenue de Marigny, assez loin de l’objectif fixé.

Une délégation d’élus de la majorité alsacienne a remis ce matin la pétition pour l’Alsace a un conseiller de François Hollande. Elle compte quelque 54 000 signatures. Les élus ont déployé une banderole sur laquelle il était inscrit : « Ne tuez pas l’Alsace ».

Une délégation composée de Philippe Richert, Eric Straumann et Jean Rottner a toutefois été reçue par Bernard Rullier, conseiller parlementaire de François Hollande. Les élus lui ont remis la pétition comptant 53 998 signatures.

La publication des photos a immédiatement suscité un vif débat sur les réseaux sociaux entre les socialistes et les représentants de la majorité alsacienne.

Quelle : DNA

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Marianne, psychopathe récidiviste, a déjà tué s’ Elsass il y a bien longtemps, l’Alsace alsacienne de langue et de culture germanique, et veut maintenant encore diluer ces restes, l’Alsace standardisée et francisée, dans une grande région nord-est, au cas où le cadavre bougerait encore.

Il fut un temps où la République gouvernait mal mais se défendait bien, aujourd’hui elle gouverne très mal et se défend aussi de plus en plus mal. Le système corrompu de la République arrive en fin de cycle et réagit n’importe comment, en témoigne le rajout insensé de la Champagne-Ardenne à la fusion des régions Lorraine et Alsace.

C’est maintenant aux Alsaciens de se réveiller et de prendre enfin leur destin en main, en revendiquant et en obtenant un maximum d’autonomie par rapport à Paris.

En attendant notre ligne est claire : Los von Paris, los von diesem Narrenrepublik, ohne Frankreich in die Zukunft… UH

Ich habe die Bittschrift für die Zukunft des Elsass untergeschrieben

Posted on juillet 24th, 2014 by Klapperstein

Webrundschau J’ai signé la pétition pour l’avenir de l’Alsace

J’ai signé la pétition initiée par Jean Rottner appelant les Alsaciens à prendre leur destin en main. Avec l’ensemble des parlementaires UMP d’Alsace, Guy-Dominique Kennel et Philippe Richert nous appelons à la mobilisation des forces vives et de l’ensemble des citoyens d’Alsace afin que le débat parlementaire qui se poursuivra au Sénat et à l’Assemblée Nationale prenne enfin en compte la voix de l’Alsace.

Nous refusons la grande Région Alsace / Lorraine / Champagne-Ardennes et nous refusons que l’Alsace ne soit qu’une variable d’ajustement pour les accords politiciens du Gouvernement et de la majorité socialistes.

C’est pourquoi nous défendons comme alternative une nouvelle gouvernance locale d’une Alsace qui resterait une région à part entière et conserverait son identité et ses spécificités.

Si vous voulez aussi que les Alsaciens et l’Alsace soient respectés et entendus n’hésitez pas à signer cette pétition !

Quelle : fabiennekeller.fr

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Les politiciens alsaciens se rallient doucement mais sûrement à l’idée d’Eric Straumann de réactiver le Conseil d’Alsace, et donc à la pétition de Jean Rottner qui en est le prolongement.

Le succès rapide de la pétition, qui en est actuellement à plus de 32 000 signatures, y est certainement pour beaucoup. Prenons donc effectivement notre destin en main et continuons à signer et à faire signer cette pétition. UH

Je signe la pétition

Ich unterschreibe die Bittschrift

Elsässischer Landrat : Volksabstimmung am 7. April 2013

Posted on novembre 16th, 2012 by Klapperstein

Presserundschau Conseil d’Alsace Les Alsaciens seront consultés par référendum le 7 avril

Les trois présidents, Philippe Richert, Guy-Dominique Kennel et Charles Buttner, présenteront, en fin d’après-midi, le projet qui sera soumis au congrès d’Alsace. En voilà les grandes lignes.

Samedi 24 novembre, les élus des trois assemblées, réunies en congrès à Strasbourg, discuteront du rapport détaillant les grands principes du futur conseil d’Alsace. Ils délibéreront sur la date du référendum. Finalement, c’est la plus proche, le 7 avril, qui a été retenue pour cette consultation historique des Alsaciens. Celle de juin étant trop près des vacances… La question qui sera posée aux électeurs – simple, même si l’application en sera complexe – portera sur la fusion des trois collectivités existantes et la création d’une nouvelle collectivité.

Enfin, c’est le conseil régional – de fait Philippe Richert – qui organisera le référendum. Toutes propositions validées par l’État. Un grand pas si on se reporte à quelques mois en arrière. À propos du chemin parcouru avec les présidents Guy-Dominique Kennel (Bas-Rhin) et Charles Buttner (Haut-Rhin), le président du conseil régional assure : « Avec Guy-Do et Charles, on a grandi ensemble. Ce n’était pas facile. Mais au fur et à mesure, nous avons trouvé des solutions tenant compte des uns et des autres… »

Les trois présidents ont soumis leur projet à leurs groupes majoritaires, cette semaine à Sélestat. Hier, Philippe Richert a rencontré les représentants de son opposition. « Lors de la présentation au groupe majoritaire, tout le monde a applaudi. J’ai eu des mails d’élus qui m’ont dit : ‘‘On y va, on se retrousse les manches !’’ », se félicite Philippe Richert, visiblement confiant. Heureux même, bien que conscient que le plus dur est à venir. Construire la collectivité qui sera élue en 2015. Le rêve qu’il caresse depuis vingt ans, Une vraie révolution copernicienne pour reprendre une expression à la mode…

Les grands principes retenus ? « Il faut faire plus simple, pour que nos concitoyens sachent qui fait quoi », souligne-t-il, en insistant sur le second postulat – qui ne va pas de soi, mais qui s’inscrit dans l’air du temps. « On fera des économies. Nous baisserons le nombre d’élus de 10 à 20 % », annonce l’ancien ministre. Actuellement les trois assemblées comptent 122 élus, soit 49 conseillers régionaux, 44 conseillers généraux du Bas-Rhin et 31 du Haut-Rhin. Le gouvernement Fillon avait proposé de réduire le nombre de conseillers territoriaux à 74. C’est dire qu’il y a de la marge…

Ces conseillers seront désignés, selon la loi électorale en vigueur actuellement, à la fois des conseillers élus dans des cantons et des conseillers élus sur une liste, à la proportionnelle. Mais le mode d’élection est susceptible de changer en cas de modification – plus que probable – de la loi électorale par la gauche. Et les Alsaciens s’y adapteront.

« Nous aurons aussi moins de directeurs, moins de voitures et moins de communication », promet Philippe Richert, le chiffre de 20 % d’économies étant là encore posé comme objectif. En revanche, le personnel chargé de tâches techniques, comme les TOS dans les collèges et les lycées, ne diminuera pas. Après la fusion, l’administration de la nouvelle collectivité comptera entre 8 000 et 9 000 agents, à peine davantage que la Communauté urbaine de Strasbourg.

En plus des compétences actuelles de la Région et des Départements, le conseil unique pourrait obtenir, par un texte de loi spécifique voté par le Parlement, des compétences en matière transfrontalière, de langues régionales, mais aussi la capacité d’avoir l’initiative en matière de lois et d’adaptations des règlements. Dans la foulée, Philippe Richert répète qu’ « il n’y aura pas de nouvel impôt », sauf la fiscalité qui pourrait être transférée par l’État dans le cadre de l’Acte 3 de la décentralisation – et que d’autres Régions réclament.

Autre changement de taille : il y aura bien une séparation du délibératif et de l’exécutif… comme en Corse. Actuellement, la Région Alsace englobe le conseil régional d’Alsace – avec un président qui préside l’assemblée et qui dirige l’exécutif – et le Conseil économique, social et environnemental d’Alsace. Dans la nouvelle configuration, le Céser subsiste.

Mais il y aura une nouvelle collectivité, le « conseil territorial d’Alsace ». Il sera composé d’une assemblée délibérante, avec son président et sa commission permanente élue à la proportionnelle, et d’un exécutif, chargé de mettre en œuvre les différentes politiques. On parlera d’un « conseil exécutif d’Alsace ». Il sera également élu par l’assemblée, mais sur une liste bloquée d’une douzaine de noms, avec un président, deux vice-présidents délégués et des vice-présidents. Pas question de parler de « gouvernement » ou de « ministres » comme dans le Bade-Wurtemberg, Mais cela y ressemble…

Autre question sensible, celle du siège. « Strasbourg est capitale de l’Alsace et le restera. Le siège sera fixé à Strasbourg », assure le président Richert. Mais Colmar ne sera pas oubliée et Mulhouse en sortira renforcée. Concrètement, « l’assemblée d’Alsace siégera à Strasbourg, mais les réunions du conseil exécutif se feront à Colmar ». Il n’est pas tranché si le président de l’exécutif aura son bureau et son cabinet à Colmar. Sans doute aura-t-il deux bureaux… Par ailleurs, les grandes directions seront réparties entre les trois grandes villes où les collectivités disposent d’un certain nombre de bâtiments. Colmar bénéficiera aussi – et ce sera annoncé le 24 novembre – du Pôle attractivité et rayonnement de l’Alsace. Il regroupera l’agence économique, l’agence touristique – toutes deux réorganisées – l’équipe Marque Alsace en liaison avec le Centre d’études japonaises en Alsace et la Maison de l’Alsace à Paris.

Les trois présidents voulaient une nouvelle collectivité, à la fois « stratège et de proximité ». Le second volet se conjugue de deux manières. D’une part deux « conférences départementales » qui permettront aux élus de chaque département de se retrouver. Mais elles seront consultatives… Et d’autre part, des « conseils de territoire de vie », avec les élus d’un même secteur.

Reste le défi à court terme : gagner le référendum, ce qui nécessitera de la pédagogie… Mais aussi mettre en place un projet pour l’Alsace. « On commencera dès après le référendum », promet Philippe Richert qui veut, « à partir de cette innovation institutionnelle, développer et renforcer l’Alsace ». Et de préciser, à propos de son propre avenir : « Je ne serai pas candidat à d’autres échéances. J’ai quitté le Sénat pour me consacrer à l’Alsace. »

Quelle : L’Alsace

La résolution qui sera soumise aux élus à l’occasion du congrès du 24 novembre : Projet-resolution

Verbundenen Artikel : Ja zum elsässischen Landrat / Oui au Conseil d’Alsace

 Elsässischer Landrat : endlich auf dem Weg zur Volksabstimmung

Le Conseil d’Alsace, une chance historique pour l’Alsace

E kleini Revolution

79% des Alsaciens favorables à un référendum sur la création d’un Conseil Unique d’Alsace

Elsässischer Landrat : endlich auf dem Weg zur Volksabstimmung

Posted on octobre 10th, 2012 by Klapperstein

Presserundschau Conseil d’Alsace : en route vers les urnes

Le référendum sur le Conseil d’Alsace, la nouvelle collectivité regroupant la Région et les deux conseils généraux, pourrait se tenir le 7 avril ou le 2 juin 2013.

François Hollande était bien présent hier au groupe projet sur le Conseil d’Alsace qui s’est réuni à Strasbourg. Le discours sur l’Acte III de la décentralisation, qu’il a tenu la veille à la Sorbonne lors des États généraux de la démocratie territoriale, a mis tout le monde d’accord, ou presque.

Du coup, la rencontre n’a donné lieu à aucun débat ni aucune interrogation forte sur le mode de gouvernance de la collectivité unique, ses nouvelles compétences et son mode de scrutin.

Référendum : les conditions de sa réussite 

Le référendum devrait se tenir le 7 avril ou le 2 juin 2013. Mais plusieurs élus ont souligné les conditions de réussite de la consultation populaire. Rappelant qu’il faut mobiliser au moins un quart des électeurs, Jacques Fernique demande à ne « pas agiter des chiffons rouges », comme le droit travail, pour ne « pas provoquer les milieux syndicaux ».

Pour Bernard Fischer, la mobilisation passera par quatre clés : « Plus d’efficacité, moins d’élus, des économies et plus de simplicité ».

Pour Marcel Czaja, premier vice-président du Conseil économique, social et environnemental d’Alsace, il s’agira avant tout de « réconcilier les Alsaciens avec leurs élites économiques, culturelles et politiques ». « Il ne faudrait pas que ce projet apparaisse aux yeux de la population comme celui de quelques élus, pour quelques élus, mais bien pour les Alsaciens ».

Quelles compétences ? 

Le maire de Colmar Gilbert Meyer a exclu d’emblée « une litanie de compétences nouvelles ». Il propose de se concentrer sur celles qui sont « structurantes pour la dynamique régionale » et celles qui apportent « une valeur ajoutée ». Le maire de Rixheim et président délégué de la m2A, Olivier Becht, en retient trois « fondamentales » : l’adaptation de la réglementation aux réalités locales, l’enseignement de l’allemand et la négociation des accords transfrontaliers. Alfred Becker insiste sur le logement et la langue régionale quand Jean-Laurent Vonau y rajoute le droit local.

Quelle gouvernance ?

Philippe Richert s’est chargé de défendre la gouvernance à l’allemande avec une assemblée délibérante et un comité exécutif (voir schéma). Une architecture qui a convaincu Alfred Becker parce qu’elle « correspond à notre mentalité alsacienne : un temps pour la réflexion, un temps pour l’action ».

Soucieux de « simplicité » et « d’efficacité », son collègue Bernard Fischer « doute » en revanche de sa pertinence. « Porte-parole des élus ruraux », Rémy With, 1 er vice-président du conseil général du Haut-Rhin, a insisté sur la nécessité de « respecter les spécificités, les identités et les attentes des territoires ».

Pas de bataille du siège

Si Gilbert Meyer souhaite voir la place de Colmar « reconnue » et éviter une « reproduction du centralisme parisien » ; si Roland Ries n’est pas chaud pour voir « le centralisme strasbourgeois remplacé par le centralisme colmarien », personne hier n’a attisé le débat sur le siège du Conseil d’Alsace.

« Ce serait dévastateur dans l’esprit de nos concitoyens », remarque Alfred Becker. « On nous propose une gouvernance partagée dans laquelle Strasbourg et Colmar, et les autres, s’y retrouvent », observe Brigitte Klinkert.

La gouvernance du futur Conseil d’Alsace serait scindée entre une assemblée délibérante et un comité exécutif, un peu à l’image de ce qui se passe dans les Länder allemands.

Quelle :  DNA  07/10/2012

Verbundenen Artikel : 79% des Alsaciens favorables à un référendum sur la création d’un Conseil Unique d’Alsace 

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 Le Conseil d’Alsace, une chance historique pour l’Alsace


Vers le Conseil d’Alsace

Posted on décembre 1st, 2011 by Klapperstein

Le processus de création du Conseil d’Alsace suit son cours comme prévu. Les questions que nous posons sont toujours les mêmes :

- Les transferts de compétence entre l’Etat français et la nouvelle collectivité alsacienne seront-ils substantiels ou uniquement symboliques ?

- La pseudo décentralisation ayant notamment servit ces dernières années à transférer une partie des déficits de l’état français aux collectivités locales, le nouveau Conseil d’Alsace saura-t-il mettre fin à ces pratiques pour le moins contestables ?

- Comment l’absence de démocratie directe et le scandale du scrutin majoritaire peuvent-ils prendre fin ?

- Quelle est la position la gauche, qui pourrait arriver au pouvoir en 2012, sur le projet de création du Conseil d’Alsace ?

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Alsace : feu vert des conseillers généraux et régionaux à une collectivité unique

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Les conseillers généraux et régionaux alsaciens ont voté jeudi en faveur de la création d’une nouvelle collectivité territoriale unique, le Conseil d’Alsace, une innovation institutionnelle qui devra encore franchir de nombreuses étapes avant de se concrétiser.

Réunis en «congrès» extraordinaire au conseil général du Haut-Rhin à Colmar, les élus se sont prononcés à une très large majorité (101 pour, 1 contre, 19 abstentions, 1 absent) pour la réunion en une seule entité des conseils départementaux et régional, à un horizon fixé à 2014.

Les débats ont pourtant parfois été vifs entre l’opposition socialiste et la majorité de droite, conduite par le président de la région Philippe Richert et ceux des conseils généraux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, Guy-Dominique Kennel et Charles Buttner, tous trois UMP.

Les trois présidents ont élaboré ensemble le projet stratégique joint à la résolution, qui trace à grands traits les contours du futur «Conseil d’Alsace».

Il permettra selon ses promoteurs de gagner en efficacité dans des domaines où les compétences des collectivités actuelles s’entremêlent et d’obtenir de l’Etat de nouveaux transferts de responsabilité, dans l’éducation, les transports ou le développement économique.

«Etre à l’avant-garde de la décentralisation sera une grande avancée pour notre région notamment au regard de sa situation géographique», a plaidé M. Buttner, estimant que l’Alsace, plus petite région de France métropolitaine, «n’était plus aussi dynamique» que dans le passé.

Les socialistes alsaciens, en majorité favorables au principe du Conseil d’Alsace, se sont néanmoins abstenus pour la plupart, contestant un manque de concertation et des «compromis de coins de table» entre les présidents UMP.

«C’est une abstention constructive», a fait valoir Antoine Homé, conseiller régional et porte-parole des socialistes. «C’est un congrès UMP», avaient lancé d’autres représentants PS durant le débat.

Des socialistes sont aussi montés au créneau contre l’organisation «multipolaire» prévue pour le Conseil d’Alsace, avec la répartition envisagée des sièges de l’assemblée et de l’exécutif entre Colmar et Strasbourg.

«Les débats n’ont pas encore commencé qu’ils en sont déjà à livrer la bataille du siège», a rétorqué Philippe Richert, par ailleurs ministre en charge des Collectivités, qui a appelé à dépasser les «contingences politiques».

Parmi les avantages de la collectivité unique, le projet évoque la possibilité qu’aura le Conseil d’Alsace d’obtenir de l’Etat des transferts de compétences sur les programmes scolaires.

La totalité du réseau routier alsacien pourrait entrer dans son giron. Et elle pourrait obtenir des compétences règlementaires dans le droit du travail pour gagner en compétitivité face aux voisins allemands ou suisses.

Les trois collectivités actuelles fusionneraient certaines de leurs agences, comme celle du développement économique ou du tourisme.

Il n’y aurait plus de conseillers généraux et régionaux, mais des conseillers d’Alsace, dont le mode d’élection reste à définir.

De longs travaux de concertation sont désormais prévus, qui impliqueront aussi les communes et la société civile. Un référendum est ensuite envisagé en 2012 tandis que la promulgation d’une loi sera nécessaire pour que le Conseil d’Alsace puisse effectivement voir le jour.

Les élections nationales de 2012 et une éventuelle arrivée au pouvoir de la gauche, très critique vis-à-vis de la réforme territoriale de 2010, pourraient sensiblement changer la donne et le calendrier, ont souligné des élus.

Quelle : L’Alsace

Congrès d’Alsace

Posted on décembre 1st, 2011 by Klapperstein

Le  Congrès d’Alsace à lieu ce matin 1er décembre 2011 à l’Hôtel du Département à Colmar. Il réuni le Conseil Général du Haut-Rhin, le Conseil Régional d’Alsace et le Conseil Général du Bas-Rhin dans le but de créer une nouvelle collectivité : le Conseil d’Alsace

SUIVRE les débats en direct sur internet ICI

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Conseil unique Les enjeux d’un projet pour l’Alsace de demain

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Pour la première fois, les trois assemblées se retrouvent, ce matin à Colmar, pour afficher leur volonté d‘aller vers un conseil d’Alsace.

Un premier accord avait été signé le 22 janvier. Il a été remplacé par un nouveau projet cosigné il y a 15 jours.

Philippe Richert (Région), Guy-Dominique Kennel (Bas-Rhin) et Charles Buttner (Haut-Rhin) présenteront, à leurs collègues réunis à partir de 10 h à Colmar, un texte de 30 pages qui se veut fondateur, sous le titre « Vers une nouvelle collectivité : le conseil d’Alsace ». Cosigné par les trois présidents UMP, après d’âpres négociations, il est assorti d’une « déclaration » (lire ci-contre) qui sera soumise aux 122 élus.

Ce congrès d’Alsace, pour symbolique que soit sa tenue, n’a pas d’existence juridique. Pour valider le point le plus important, c’est-à-dire la demande d’une consultation par référendum sur la fusion du conseil régional et des deux conseils généraux, les assemblées devront chacune voter le texte séparément. Comme l’ont déjà fait le conseil régional, le 7 mai, à la quasi-unanimité des élus, et le conseil général du Bas-Rhin, fin juin, malgré l’opposition de la gauche. Il ne reste que l’assemblée haut-rhinoise, qui n’a jamais été consultée.

Qu’en sera-t-il aujourd’hui ? Opposé à une fusion des assemblées, préconisant une intercollectivité, le président du conseil général du Haut-Rhin, Charles Buttner, se retrouve sur un texte commun, qu’il a en partie inspiré. Cette évolution n’en a pas moins dérouté certains membres de sa garde rapprochée qui seront appelés à voter avec les autres élus de la majorité haut-rhinoise, qui ont toujours soutenu Philippe Richert…

À l’inverse, ce même texte, critiqué par l’opposition de gauche sur la méthode et sur le fond (nos éditions d’hier), « frustre » aussi des élus de la majorité qui regrettent de ne pas avoir été associés à la démarche et trouvent qu’il ne va pas assez loin. Est-ce un projet définitif puisqu’il a été négocié mot à mot et modifié encore la semaine passée ? Ou constitue-t-il une base de discussion à partir de laquelle le fameux « groupe projet » – rassemblant élus de toutes tendances, au-delà des trois assemblées, et société civile – pourra travailler ? Les trois présidents devront s’exprimer clairement sur la latitude laissée à ceux qui voudront s’investir dans le débat.

Sans appuyer là où ça fait mal, on peut rappeler que ce groupe projet devait se réunir au plus tard à la rentrée. Pourquoi n’a-t-il pas été lancé par le président Richert ? Pour ne pas indisposer Charles Buttner qui y était opposé ? Le ministre souhaitait, plus que tout, préserver l’unité de la majorité alsacienne. Certains de ses proches, plus politiques, lui avaient suggéré de lancer le mouvement… Six mois ont été perdus sur le calendrier initial. Le référendum promis pour l’automne aura lieu, si tout va bien, après l’élection présidentielle… Et ce débat est aujourd’hui pollué par des considérations politiciennes. Philippe Richert — et sa casquette de ministre « sarkozyste » ne lui facilite pas la tâche aux yeux des « hollandais » — pourra-t-il retrouver la confiance obtenue début mai ?

Sur le fond, plusieurs propositions ne font pas l’unanimité – et les clivages passent au sein des différents groupes. Il y a la « départementalisation » du conseil unique, avec le maintien de deux conseils territoriaux, alors que de nombreux élus — comme Guy-Dominique Kennel — souhaitaient profiter de cette réforme pour aller vers une territorialisation plus large. À cette première source de divergences, s’ajoute la querelle du siège qui s’annonce aussi épique que celle qui oppose Strasbourg à Bruxelles !

Appuyé par le maire de Colmar, Gilbert Meyer, Charles Buttner revendique l’installation du siège à Colmar, alors que ses collègues avaient signé pour « une organisation multipolaire ». Le sénateur-maire de Strasbourg, Roland Ries, a vivement régi pour défendre la capitale régionale, en rappelant que sa ville est engagée dans un pôle métropolitain avec Mulhouse. On est là encore dans le symbole. Mais est-il raisonnable de se lancer dans des aménagements, alors qu’Adrien Zeller avait fait construire un hémicycle – avec des salles de réunion adéquates — pouvant accueillir confortablement 120 personnes et le public ? N’y a-t-il pas une réflexion à mener sur les grandes directions… sans oublier Mulhouse ?

On peut s’interroger aussi sur la gouvernance. Un président de l’exécutif avec un président de l’assemblée, à l’allemande ? Ou un président, avec un président-délégué qui présiderait l’assemblée ? Cette architecture, qui ne vise pas à garantir des postes aux élus, ni à la majorité en place, concerne l’Alsace de demain et même d’après-demain. Et c’est vrai pour l’ensemble du projet. Il n’est que temps qu’une majorité de « décideurs » alsaciens au sens large se l’approprient. A charge pour eux d’y associer, chacun dans son secteur, ses concitoyens. Notre région le vaut bien.

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La Déclaration

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Le congrès d’Alsace se déclare favorable à la réunion du conseil régional et des deux conseils généraux en une collectivité nouvelle, au sens de l’article L 4 124-1 du Code général des Collectivités locales.

Il demande que de nouvelles compétences soient attribuées au conseil d’Alsace.

Il se déclare favorable à un juste équilibre entre la représentation des territoires au scrutin uninominal départemental et la représentation politique régionale par l’intégration de la proportionnelle au scrutin de liste départementale.

Il mandate un groupe projets pour lui faire des propositions pour un plan stratégique pour l’Alsace.

Il se déclare favorable à la consultation, par voie de référendum, des citoyens alsaciens.

Il demande que le projet de conseil d ‘Alsace soit annexé aux délibérations sollicitant l’organisation du référendum.

Quelle : L’Alsace

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