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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Zweisprachigkeit

Posted on janvier 30th, 2012 by Klapperstein

Presserundschau Bilinguisme Les associations crient haro sur la… « rectueuse »

Le projet d’expérimentation rectoral de quelques sites bilingues à huit heures de cours par semaine fait bondir les associations alsaciennes.

« C’est une politique insensée et inadmissible : le recteur piétine la volonté des élus qui ont signé la convention entre la Région Alsace, les Départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, et le rectorat voila quelques années », s’enflamme Claude Froehlicher, président de l’association Eltern (parents d’élèves de l’enseignement bilingue). Il évoque là la volonté affichée par Armande Le Pellec Muller, recteur de l’académie de Strasbourg, d’expérimenter trois à cinq sites en Alsace d’enseignement bilingue à huit heures par semaine. Les associations défendant le bilinguisme à l’école escomptaient un tout autre discours de celle que Gérard Cronenberger, maire d’Ingersheim et président de l’Association des Élus du Haut-Rhin pour la promotion de la langue et de la culture alsaciennes (Aeplal), surnomme la… « rectueuse », dans un néologisme un brin violent.

« Immersion totale »

o« Elle ne comprend rien à l’Alsace », entend-on également parmi les élus et représentants d’associations réunis hier, à Ingersheim. « Notre bassin de vie se situe des deux côtés du Rhin. Il faut en tenir compte », estime Jean-Louis Christ, député de la circonscription de Ribeauvillé. « L’avenir de l’Alsace est aux mains d’une fonctionnaire là depuis un an et demi, et qui prétend tout connaître de l’Alsace », peste encore Gérard Cronenberger.

« Elle s’engageait à développer l’enseignement paritaire [douze heures de cours en allemand par semaine]. Douze heures de cours c’est un minimum : au Pays basque et en Bretagne, certains élèves sont en immersion totale, précise Claude Froehlicher. Mais rassurons toutefois les parents : il n’y aura pas destruction des classes paritaires actuelles. »

En revanche, d’après Odile Uhlich-Mallet, adjointe au maire de Colmar, il n’y aura sans doute pas de création de nouveaux sites bilingues à la rentrée 2012 : « À Colmar j’ai fait la demande pour ouvrir deux nouveaux sites, ils m’ont été refusés. » Et pourtant, « j’ai dans mon village une école qui déborde de demandes pour une école bilingue paritaire », rapporte Max Delmont, conseiller général du canton de Huningue.

L’argument invoqué serait l’absence d’enseignants. Faux, répond-on du côté associatif. Jean-Louis Christ, estime pour sa part qu’il « faut modifier le contenu du concours de recrutement ». Il ajoute qu’« on aurait la possibilité de trouver des enseignants allemands volontaires. Mais le syndicat majoritaire dans l’Éducation nationale freine des quatre fers pour les laisser entrer. »

L’heure est à la colère et à l’action. Un premier courrier est parti vers les candidats à l’élection présidentielle, défendant une « République plurielle et démocratique, respectueuse de ses différentes composantes et de l’égale dignité de ses citoyens, dans le respect de leurs langues et de leurs cultures ». Par ailleurs, une manifestation aura lieu le 31 mars à 15 h, place Kléber à Strasbourg, « pour obtenir un statut légal pour toutes les langues régionales, notamment celle d’Alsace et de Moselle, l’allemand sous ses formes standards et dialectales ».

Quelle : L’Alsace

Gebrochene Versprechen zum Schulbeginn

Posted on novembre 3rd, 2010 by Klapperstein

Ci-dessous le compte-rendu de la conférence de presse donnée le 3 septembre par l’Association des élus d’Alsace pour la promotion de la langue alsacienne, l’Aéplal, et par Culture et Bilinguisme (René Schickele-Gesellschaft). Il en ressort que de plus en plus d’Alsaciens, et parmi eux des politiques, expriment ouvertement leur mécontentement et leur indignation vis à vis d’une administration et d’un gouvernement français qui ne méritent décidément rien d’autre que notre désapprobation et notre mépris. UH

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Pressekonferenz : Gebrochene Versprechen zum Schulbeginn

Conférence de Presse : Une rentrée très inégale


1.- Promesses non tenues

Gemeinsam wird alles Lüge

Les engagements écrits du candidat Nicolas Sarkozy en 2007 de mettre en pratique par une loi les 39 dispositions que la France avait acceptées lors de sa signature de la Charte Européenne des langues régionales ou minoritaires n’ont pas été tenus.

Si un article de principe, aussi important soit-il, a été introduit dans la Constitution, on ne peut pas affirmer que ces engagements présidentiels  ont été suivis d’effets. Une majorité d’Alsaciens ont fait confiance au candidat, puis au Président Nicolas Sarkozy. Pour eux, l’adage « A Mann a Wort/Ein Mann ein Wort » garde toute sa valeur et une promesse non tenue est reçue comme une gifle. Peut-être le Président n’arrive-t-il pas à se faire entendre par son gouvernement. En tout cas, c’est une immense déception. Ce n’est pas ainsi que l’on réhabilitera l’image du monde politique. Bien au contraire. Il reste  moins de deux ans pour présenter, faire voter  et appliquer, par des administrations traditionnellement rétives, un projet de loi sérieux.

Nous lançons un appel au Président Nicolas Sarkozy afin qu’il mette en oeuvre ses engagements auxquels nous avons cru.

2.- La Convention 2007-2013. Bilan de rentrée

La convention 2007-2013 sur l’apprentissage des langues vivantes sur la base de la langue régionale dans ses deux dimensions a prévu le doublement des effectifs bilingues dans chaque département en priorité dans le 1er degré.

Ceci aurait supposé depuis 2007, chaque année, l’accueil d’environ 2500 enfants de plus, soit la création d’une centaine de classes de 25 élèves environ. C’est-à-dire 50  classes bilingues par an et par département. Or le rythme d’ouverture annuel des deux dernières années n’est que de 37 classes par département.  En deux mots, cette convention déjà jugée « au rabais » par une partie des responsables politiques, des parents, par les associations n’est réalisée au mieux qu’aux 2/3.

Si la rentrée 2010 des classes bilingues apparaît malgré tout globalement comme plus satisfaisante par rapport à un passé récent, il est facile de constater une forte baisse de régime des créations dans le Bas-Rhin qui passe de  8 sites ouverts en 2009 à 3 en 2010 et une certaine stabilisation dans le Haut-Rhin qui passe de 12 sites ouverts en 2009 à 10 en 2010.  C’est justement dans le Bas-Rhin, notamment dans sa partie septentrionale  que le nombre de jeunes germanophones/dialectophones n’est pas –encore- négligeable.

Observons que si l’Alsace disposait du même rythme de développement que le Pays Basque (Pyrénées Atlantiques) ou la Corse, la situation se présenterait de manière plus positive : la Corse est à 40% des élèves bilingues au primaire et le Pays Basque à 50%. Ce rythme de croisière insuffisant dans notre Région amène des questionnements sur la volonté de l’administration scolaire de favoriser un retour au bilinguisme en Alsace : peut-être que vu de Paris une Alsace en voie de paupérisation rapide de sa jeunesse du fait de la perte de la langue régionale n’est pas une priorité ?

3.- Recrutement et formation à l’horizon 2011 : Le problème du recrutement relève de la mauvaise volonté de l’Etat en Alsace.

Le quotient de 40% d’enseignants bilingues/an prévu en Corse est strictement respecté dans cette région.

Mais la convention alsacienne, bien moins ambitieuse au demeurant, n’est pas respectée pour 2011.

  • Il est difficile d’admettre que l’on trouve assez d’enseignants de et en corse, alors que l’on avance depuis plus de 35 ans le manque d’enseignants maîtrisant l’allemand standard ou Hochdeutsch en Alsace.
  • L’absence de CAPES-bivalents en Alsace, alors que d’autres Régions en bénéficient, représente un véritable goulot d’étranglement pour l’enseignement bilingue au secondaire. Les demandes pressantes des collectivités territoriales et des associations restent sans réponse. Le rectorat et le ministère jouent la montre et le découragement !
  • Le concours de recrutement spécial de professeurs des  écoles  (voie langue régionale) qui se déroule à 70% en français ferme la porte à la plupart des candidats germanophones natifs.  Le résultat: chaque année systématiquement depuis plusieurs sessions tous les postes  prévus ne sont pas attribués aux candidats à l’enseignement bilingue et sont reportés sur le concours monolingue. L’excuse avancée se situerait dans le mauvais niveau en allemand des candidats. Le sommet a été atteint en 2010, 15 postes sur 50 pour ce concours spécial (enseignement bilingue) n’ont pas été attribués et ont été transférés sur le concours monolingue.

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Renseignements pris : L’Alsace est la Région où ce glissement a été le plus important et le plus systématique ces dernières années. Il semble que, contrairement à la langue  basque ou corse, l’allemand standard/Hochdeutsch, parlé par 100 millions d’Européens soit devenu une langue rare  en Alsace. Serait-elle moins bien enseignée que le basque ou le corse depuis 40 ans ? Et à qui la faute ? S’agit-il d’une organisation programmée de la pénurie ?

4.- Pour clore ce tableau

  • Le centre de Formation aux Enseignements Bilingues (CFEB), installé à Guebwiller, a été transféré à Colmar. Il va disparaître, dilué au sein de l’IUFM, dont l’avenir est lui-même incertain dans le cadre des universités françaises. Ce centre avait été désigné comme « établissement-pilote», tête de réseau en France. Au-delà des difficultés humaines, un outil essentiel sera cassé. Résultat : l’objectif de créer un corps d’enseignants pour la voie bilingue ne sera plus atteint.
  • La Convention 2003-2013 n’est absolument pas respectée comme nous les craignions lors de sa signature. En contrepartie de 3 millions € payés par la région et les deux Départements, le Recteur s’était engagé à recruter annuellement au moins 50 postes, il n’en a prévu que 25 pour 2011. En conséquence, la Région et les Départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin se retrouvent les dindons de la farce. Se laisseront-ils faire ?

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Depuis 1982, l’Académie de Strasbourg se présente comme une « académie-pilote »pour l’enseignement des langues vivantes en particulier de l’allemand standard/Hochdeutsch. Or, le manque d’enseignants en allemand est dramatique pour notre Région située dans l’espace rhénan et dans la banane bleue de l’Europe.

C’est en Alsace que l’administration tient le moins ses engagements, c’est ici, en Alsace, qu’on a le plus besoin de l’enseignement bilingue français-allemand/langue régionale. Ce  mépris envers tous les Alsaciens et leurs enfants compromet l’avenir et la richesse de la Région.

D’aucuns pensent que l’échec cuisant de l’enseignement de l‘allemand depuis 35 ans est voulu. L’administration cherche-t-elle absolument à leur donner raison ?

Source : Newsletter Zweisprachigkeit


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