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Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Fränzi Waag – Geschichte des Elsass, der elsässische Standpunkt

Posted on août 2nd, 2012 by Unsri Heimet !

Histoire d’Alsace
le point de vue alsacien
François Waag

De la préhistoire à nos jours, l’histoire d’un pays allemand du St Empire romain germanique conquis militairement par Louis XIV en 1648, redevenu allemand en 1871 par le traité international de Francfort, français de 1918 à 1940, etc…

Pendant tout le Moyen Age, l’Alsace morcelée en plusieurs petits états, a connu sa période la plus florissante: Godfried von Strassburg reste un grand nom de la littérature allemande, la première Bible en allemand fut imprimée à Strassburg, etc…

Sur la période allant de 1871 à nos jours, l’auteur se fait un point d’honneur à dévoiler tout ce que l’histoire officielle (Le point de vue français) cache soigneusement. Par exemple, ce fut pendant la période du Reichsland (1871-1918) que l’Alsace fut la plus libre: les Alsaciens ont fini par disposer d’un gouvernement et d’une Assemblée régionale dotés d’une large autonomie qu’ils perdront dès leur annexion par la France en 1918. Ce qui explique l’histoire houleuse de l’entre-deux guerres.

L’occupation nazie, très dure pour les Alsaciens, servira de prétexte idéal pour Paris afin de supprimer toutes traces de germanisme en Alsace. Il faudra attendre 2011 pour que l’Alsace se réveille enfin et projette de s’autogouverner par une Assemblée territoriale unique*.

Trois annexes importantes concernent à la fois les Alsaciens et les Bretons :
- L’assassinat de Jos Youénou, militant nationaliste breton,au Struthof(ancien camp de concentration nazi réouvert par les Français après la Libération).
- Le martyr des enfants alsaciens-lorrains au camp Marguerite (Rennes).
- La déclaration du président de la cour de sûreté de l’état au procès du FLB en 1972.

On trouvera en annexes l’histoire et les visuels
-du blason alsacien (ndlr: le blason alsacien en couverture n’est pas le blason historique !) et son symbolisme
-du drapeau, le Rot und wiss
-de l’hymne alsacien : texte original avec partition + traduction en français
-Une petite histoire de Sainte Odile patronne de l’Alsace.

Enseignant, « Fränzi » Waag est passionné par l’histoire de l’Alsace. Il collabore à plusieurs journaux et a déjà publié deux autres ouvrages dont l’un consacré à la Grande Guerre.

*Pour aller plus loin dans la compréhension de cette revendication, on peut compléter la lecture de cette Histoire d’Alsace par l’ouvrage :

L’Alsace demain
Plaidoyer pour un statut d’autonomie
de Bernard Wittmann (chez le même éditeur)

Dans la même collection :
- Histoire de Bretagne de Jean-Pierre Le Mat (existe également en anglais et en allemand))
- Histoire de Corse de Francescu-Maria Perfettini
- Histoire de Flandre de Eric Vanneufville
- Histoire d’Arménie de Jean V. Guréghian
- Histoire de Wallonie de Yannick Bauthière et Arnaud Pirotte

12€, Poche
Broché
11 x 17 cm
336 pages
Nombreuses photos et cartes en noir et blanc
Dessin de couverture : Gwendal Lazzara
ISBN 978-2-914855-66-2

Ed. Yoran Embanner

Un 11 Novembre ordinaire en Alsace

Posted on novembre 12th, 2010 by Unsri Heimet !

11 novembre 2010. Quelque part en Alsace. Il est 11 heures. Des percussions et des cuivres résonnent au loin. Je sors. Par simple curiosité. Des drapeaux tricolores flottent dans la rue principale. La batterie-fanfare et la section locale des anciens combattants convergent vers le monument aux morts. Je m’y rends. Quelques habitants, âgés pour la plupart, sont là. Le conseil municipal et une poignée d’écoliers aussi.

La cérémonie commence. Un ancien combattant s’avance et lit un texte qu’il semble découvrir. La guerre, l’inhumanité. La Grande Nation, leurs troupes victorieuses, Clemenceau, le soldat inconnu. Puis 39-45, Vichy, le gaullisme. Pour conclure avec l’Europe et le soutien des troupes en Afghanistan, pour la démocratie et les droits de l’Homme, apparemment. Cinq minutes de langue de bois, cinq minutes où tout sonne faux.

Mais place aux enfants, aux enfants de l’école élémentaire. Un poème et une lettre de poilus. Une larme. Moi aussi je suis passé par là. A l’époque notre présence était obligatoire. Musique ! Les drapeaux s’abaissent. Le maire s’avance et dépose une gerbe de fleurs au ruban encore et toujours tricolore au pied du monument. « A nos morts ! » Puis une minute de silence, symbolique. Et hop, une dernière Marseillaise pour la route.  Personne pour la chanter. Böse Leute haben sowieso keine Lieder.

Demi-tour direction l’hôtel de ville, joyeusement et en musique. Un verre de vin nous y attends. La vieille République rince à l’œil. Plus pour longtemps. Le mot du maire. Aussi plat que le précédent. Remise des médailles aux anciens combattants. Ils l’ont bien mérité, ils sont en vie, eux. Un journaliste local dont on retrouvera la prose le lendemain dans le journal au milieu d’autres articles du même acabit. Quelques photos pour la postérité.

Midi. C’est l’heure. Je part enfin. En passant le seuil, un mot me revient sans cesse à l’esprit. Elsass-Lothringen. Alsace-Lorraine. Oui, et l’Alsace-Lorraine  et les Alsaciens-Lorrains dans tout cette histoire ? Je n’ai entendu de la bouche de ces braves Alsaciens que le mot  « France ».  « France, France, France », jusqu’à l’indigestion. Et nos aïeux, ces 250 000 Alsaciens-Lorrains, alors citoyens allemands, qui avaient servi sous l’uniforme impérial Feldgrau ? 30 000 y ont laissé leur vie. Aucune pensée pour ces derniers. 92 ans après, ceux qui sont tombés en Russie, à Verdun, à Ypres, en Crimée, semblent n’avoir jamais existé.  Nix, nada, kein Wort darüber. Quelle honte. Pas une tombe pour ces hommes. Et pas une seule pensée. L’insulte. Wie eine Spucke im Gesicht ! Effacés de la mémoire collective alsacienne au profit d’une mémoire française de substitution qui sonne décidément si faux. Assez de mensonges d’une part et d’amnésie de l’autre. Place à la vérité historique. Alors hommage en ce jour. Hommage à nos 30 000 morts alsaciens-lorrains… et à tout les autres sans exception ! UH

Un témoignage d’époque à lire: Les Deux Felix ou 1914/18 vu par un combattant d’Alsace-Lorraine, ed. Do Bentzinger, présenté par Fränzi Waag et préfacé par Bernard Wittmann. L’itinéraire d’un mosellan mobilisé à 20 ans dans l’armée impériale, combattant sur les deux fronts, blessé, décoré de la croix de fer. Il rentre dans sa  Heimat occupée par les Français qui voient en lui un boche, un traître à la Nation. Un destin commun à la grande majorité des Alsaciens-Lorrains de l’époque revenus certes vivants mais en vaincus.

Jeder Wäij, bringt mich Heim…

Posted on septembre 13th, 2010 by Klapperstein

Alors que l’affichage bilingue français-Elsasserditsch connait actuellement une timide poussée, des Hurrapatrioten de la municipalité de Colmar ont apporté, à leur manière, leur pierre à l’édifice en rebaptisant l‘Unterer Traenk-Weg en Rue Michel de Montaigne. Par humanisme qu’on imagine volontier rhénan, l’ancien nom du chemin est toutefois conservé sur la nouvelle plaque. En plus petit, certes.

Enfin bon, l’essentiel pour ces braves gens du conseil municipal était sûrement de supprimer l’affichage tristement  monolingue et germanique Unterer Traenk-Weg qui, seul, pouvait laisser penser aux passants égarés dans leurs pensées, par un processus peut-être inconscient, l’espace d’un cours instant, ja,  einen kurzen Augenblick, que les Alsaciens n’aient pas attendu la création de l’Academie Française pour apprendre à lire, à écrire et à donner des noms à leurs rues, zu unseren Gassen un unseren Wege.

Voici pour un peu plus de détails ce que pensent nos amis d’Unser Land de cette nouvelle éclatante avancée de la civilisation sur la barbarie. UH

LANGUE: à Colmar, l’Unterer Traenkweg froisse les oreilles d’un adjoint au maire

A Colmar, l’Unterer Traenkweg, un chemin perpendiculaire à la route de Rouffach au sud de la ville, à la limite de l’agglomération et des champs, est débaptisé et s’appellera désormais la rue Michel de Montaigne. Ainsi l’a voulu l’adjoint au maire de Colmar -et grand fan du président de la République- Yves Hemedinger, qui a réussi à faire voter cette décision par le conseil de la ville le 21 décembre, au motif, entre autres, que les livreurs (des incultes, sans doute ?) ne sauraient pas prononcer le nom d’origine.

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