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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Martinstag, der andere 11 November

Posted on novembre 11th, 2012 by Klapperstein

Unterstehend finden Sie vier Artikel aus der Zeitung L‘Alsace die uns erinnern, dass der 11. November nicht nur die Gelegenheit für die französischen Behörden und ihre Adjudanten auf elsässischem Land ihren unverschämten Hurrapatriotsmus auszudrücken, sondern dass der Tag des Heiligen Martin mit seinen traditionellen Lanternenumzügen ist. UH

Ci-dessous quatre articles tirés de L’Alsace.fr qui nous rappellent que le 11 novembre n’est pas seulement l’occasion pour les autorités françaises et leurs secondant de fêter effrontément leur chauvinisme en terre alsacienne, mais qu’il est aussi le jour de la Saint-Martin et de ses traditionnels défilés aux lanternes. 

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Màrtini

Le 11 novembre, on célèbre saint Martin, cet officier romain, né en Hongrie, devenu évêque de Tours, « Bìschof », et connu pour le partage de son manteau de soldat avec un pauvre, geste devenu le symbole de l’amour du prochain, « Nachschtaliawa ».

Ce jour est appelé Màrtini en Alsace, comme d’ailleurs en Bavière et en Autriche, et Martinstag en allemand.

En France, Martin est le nom de famille, Fàmìlianàmma, le plus répandu et dans de nombreuses communes, plus de 25 rien que dans le Haut-Rhin, on célèbre à la fois la fête patronale, dr Pàtronstàg, dans les églises et l’armistice, Wàffastìll-stànd, de 1918, devant les monuments aux morts, d Dankmäler, occasion rêvée de chanter successivement, le Grosser Gott wir loben dich et la Marseillaise.

Défilé et lanternes

Les coutumes, liées à cette date, sont encore très vivaces de l’autre côté du Rhin. L’une d’entre elles, dr Martinszug, le défilé de la Saint-Martin, en vogue aussi au Pays des chtis, repointe le bout de son nez en Alsace, sous forme de Làtarnlafascht, fête des lanternes. Les enfants déambulent dans les rues avec des lampions, en chantant des Màrtiniliadle, et en récoltant des friandises, parfois escorté par un cavalier au manteau rouge, monté sur un cheval blanc, a Schìmmel, incarnant dr Màrtiniritt, la chevauchée de notre héros du jour.

Parmi les spécialités gastronomiques, signalons d Màrtinigàns, l’oie de la Saint-Martin et dr Weckmànn, représentant un évêque, sosie du Manala/Männele, alsacien, à l’origine réservé à saint Nicolas, dr Sàntiklàuis.

Et n’oublions pas que ce jour du 11/11 à 11 h 11 précises, démarrent chez nos voisins les festivités de carnaval, Karneval, Fàsnàcht, Fastnacht ou Fasching, certes très timidement en attendant l’épiphanie, Drèikeenigfascht.

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Réveil carnavalesque le 11/11

« Le 11, rappelle Gérard Leser, est le chiffre de la folie carnavalesque. » Il correspondrait à un commandement secret, le onzième, qui permet, pour un temps limité, « l’inversion des normes sociales ». Aussi, dans certains coins d’Allemagne, le jour de la Saint-Martin, « le 11/11, à 11 h 11, l’esprit du carnaval est réveillé ». En ce début de l’ancien carême de Noël, certains se déguisent l’espace d’une journée, en avant-goût de la véritable folie qui surviendra, elle, au début du carême de Pâques.

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Saint-Martin Les défilés traditionnels se multiplient, dans le sillage du bilinguisme

Das letzte Jahr in Schlettstat, auf Initiative des Vereines Schlettstadter Sterickle

Alors que toute trace de la Saint-Martin avait été effacée par la commémoration de l’armistice de 1918, des processions aux lampions apparaissent depuis quelques années dans la région.

La commune de Saint-Martin, du côté de Villé, ne fêtera pas son saint patron ce dimanche. « Il y aura les cérémonies du 11 Novembre, avec une messe en l’église Saint-Martin, un dépôt de gerbe au monument aux morts, un pot en l’honneur des anciens combattants, mais pas de fête de la Saint-Martin, explique André Clad, le maire de cette commune bas-rhinoise de 354 habitants. Je n’ai pas le souvenir d’une tradition particulière dans le village, il n’y a rien dans les archives à ce sujet, et pas de demande de la part des habitants. »

Sans doute trop liée à l’héritage germanique pour survivre aux côtés de la commémoration de l’armistice de 1918, la fête de la Saint-Martin connaît néanmoins un regain d’intérêt en Alsace, depuis quelques années, dans le sillage du bilinguisme. On peut y voir un de ces tours ironiques de l’Histoire, l’illustration d’une réconciliation désormais complète, ou simplement le symbole du temps qui passe.

Dans sa dernière lettre d’information, Eltern Alsace, l’association des parents de l’enseignement bilingue, recense ainsi, de manière non exhaustive, des défilés aux lanternes à Rixheim, Riedisheim, Molsheim, Brumath (vendredi 16 dans ces quatre cas) et Huttenheim (samedi 17), organisés par ses soins ou par d’autres associations locales.

Elle cite aussi Village-Neuf, où le défilé avait lieu hier soir, à l’initiative de l’association Graine de Bilingue, pour la dixième année consécutive. « C’est un événement qui a pris une ampleur croissante, témoigne son président, Jérôme Giovannoni. Beaucoup de familles de la commune sont mixtes, allemandes ou suisses, la fête a donc pris facilement. Quelle que soit la météo, nous rassemblons entre 100 et 150 personnes, dont environ un tiers d’enfants, de la maternelle à l’école élémentaire. »

La fabrication des lanternes et l’apprentissage des chants traditionnels (notamment le fameux « Laterne, Laterne ») se font dans le cadre scolaire, en accord avec les enseignants, ou lors d’ateliers bilingues, organisés depuis deux ans par l’association.

Le défilé s’achève par la scène du légionnaire romain (à pied, le cheval ayant été remercié pour raison de sécurité) déchirant sa toge pour la partager avec un mendiant, racontée en allemand et en français, avant une collation.

Originaire du sud de la France, Jérôme Giovannoni a lui-même découvert la fête de la Saint-Martin en arrivant en Alsace il y a cinq ans. « C’est l’occasion de jeter des ponts entre les deux rives du Rhin, de partager une même tradition rhénane, des valeurs, de façon sympathique, estime-t-il. D’autres associations se joignent à nous pour organiser le défilé, et on voit même des gens de Weil am Rhein qui viennent le voir. »

L’an dernier, Schlettstadter Sterickle, l’association des parents d’élèves des sites bilingues de Sélestat, avait également organisé un défilé de la Saint-Martin, le 8.

On notera que la commémoration de l’armistice conserve la préséance à la date du 11 novembre, la Saint-Martin étant célébrée un peu avant ou un peu après.

Nota bene : parallèlement aux manifestations organisées par les associations de promotion du bilinguisme, on peut citer, entre autres, la promenade aux lampions dans la colline du Bollenberg, à Westhalten (prévue hier), celle organisée par le Cercle d’Histoire(s) de Wangen (aujourd’hui à 18 h), le défilé de l’Association Saint Martin en Val d’Argent, à Rombach-le-Franc (mardi 13)…

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Traditionnellement, le vrai début de l’hiver

Avant d’évoquer la fin de la Première Guerre mondiale, le 11 novembre était une fête populaire majeure. Dans le monde rural, la Saint-Martin marquait un moment charnière : la véritable entrée dans le monde hivernal.

Le 11 novembre, c’est quoi ? Les écoliers comme leurs parents répondent : « La fin de la Première guerre », et ils ont évidemment raison. Avant cette guerre, on répondait de façon tout aussi pertinente : « La Saint-Martin ». Et la Saint-Martin, ce n’était pas rien, en particulier dans l’Est. « L’Armistice a pris le dessus sur la fête traditionnelle, remarque l’historien folkloriste alsacien Gérard Leser. Je me suis d’ailleurs toujours demandé si ça n’avait pas été fait intentionnellement… »

L’esprit de la Saint-Martin a été résumé en quelques vers, au XVI e, par le Strasbourgeois Johann Fischart dans son Die Geschichtsklitterung, adaptation du Gargantua de Rabelais : « O Martin, o Martin, écrit le satiriste, Der Korb musst verbrennt sein, Das Geld aus den Taschen, Den Wein in die Flaschen, Die Gans vom Spiess, Da sauf und friss ! » Ce qui donne, en bon français : « Ô Martin, ô Martin, la corbeille doit être brûlée, l’argent doit sortir des poches, le vin doit entrer dans les bouteilles, l’oie doit être ôtée dans la broche, alors bois et bouffe ! »

La Saint-Martin est une date charnière. Cette fête du saint-soldat, qui divisa son manteau pour vêtir un pauvre, marque, note Gérard Leser, une autre séparation : « Celle entre l’automne et l’hiver, au sens paysan. C’est la fin des récoltes, d’où l’allusion de Fischart à la corbeille brûlée. Les veillées vont débuter, on rentre dans les maisons, l’activité ralentit… »

C’est aussi le moment où il faut régler ses dettes ( « L’argent doit sortir des poches ») : on devait payer ce jour-là les redevances et impôts aux seigneurs et abbayes, et solder son crédit chez les artisans. « On disait ainsi de Martin qu’il était ‘‘ein harter Mann’’, un homme dur. »

Mais puisque c’était une fête, elle avait ses bons côtés. On goûtait au vin en train de se faire et on faisait bombance ( « Alors bois et bouffe ! ») avant de débuter l’autre carême, celui de Noël, aujourd’hui oublié ( « Avec les siècles, il s’est réduit à quatre semaines, donnant naissance au temps de l’Avent »). Entre le 11 novembre et la Saint-Nicolas, on tuait le cochon. On faisait aussi un sort à l’animal symbole de la Saint-Martin : l’oie (Martinsgàns), alors juste grasse. D’elle comme du cochon, on tirait beaucoup d’avantages : de la viande, certes, mais aussi de la graisse pour cuisiner… ou soigner ( « Enfant, on m’a guéri d’une bronchite avec de la graisse d’oie »), du duvet pour dormir ou encore des plumes pour écrire.

« Dans la mythologie germanique, poursuit Gérard Leser, l’oie est l’un des animaux favoris de Frau Holle, patronne du monde d’en dessous. Encore aujourd’hui en Alsace, quand il neige légèrement, on dit : ‘‘Die Frau Holl rupft die Gans’’, dame Holle plume les oies… »

Enfin, selon la tradition, le 11 novembre est la date où l’ours (présent dans la région jusqu’au XVIII e) débute son hibernation, dont il s’extirpera le 2 février, jour de la Chandeleur. Le paysan suivait un peu son exemple, en débutant une période de repos relatif. « Alors qu’aujourd’hui on fait le contraire !, remarque Gérard Leser. On se repose en été, au summum de notre forme, et on travaille durement en hiver, pour arriver épuisés aux mois de janvier et février… »

EN SAVOIR PLUS On peut trouver des précisions sur la Saint-Martin dans les deux ouvrages suivants de Gérard Leser : Noël, Wihnachta en Alsace (éditions du Donon, 2007), et A la quête de l’Alsace profonde (avec Marguerite Doerflinger, Saep éditions, 1986).

Quelle : L’Alsace

Verbundenen Artikel : Les baïonnettes connaissent la vérité

Un 11 Novembre ordinaire en Alsace

Presserundschau Saint-Amarin Classes bilingues Les parents exigent cinq sites

Hier, en parallèle des nouvelles inscriptions d’enfants en classe bilingue (qui se poursuivent ce matin de 10 h à 12 h), les parents ont manifesté devant la maternelle de Saint-Amarin pour demander l’ouverture de quatre autres classes.

 « Vous valez chacun quatre parents et quatre fois plus d’enfants », a clamé Thomas Goepfert, vice-président Apepa pour le Haut-Rhin, l’association de parents d’élèves. Hier, en début d’après-midi, une trentaine de parents Apepa, Eltern Alsace et UNAAPE-APAHR ainsi qu’une dizaine d’enfants se sont retrouvés avec ballons et pancartes pour demander l’ouverture de plusieurs classes bilingues.

Deuxième inscription

En effet, l’Inspection d’Académie a annoncé, dans un courrier daté du 4 juillet et reçu le 5, l’ouverture d’un site à Saint-Amarin et a déjà trouvé une institutrice. La lettre demandait en outre aux parents d’inscrire leur enfant vendredi et samedi afin de « connaître les effectifs réels et de prévoir le nombre de classes nécessaires ».

« C’est un ultimatum, nous sommes dans une partie de poker menteur, s’est exclamé à plusieurs reprises Thomas Goepfert, tous les parents ont déjà rempli des talons d’inscription. J’en ai apporté 78, sans compter les parents qui sont allés directement à l’Inspection d’Académie, environ une quarantaine. Aujourd’hui, l’Éducation Nationale a trop de talons et décide de recommencer les inscriptions ! »

Pour un papa, ouvrir une seule classe ne suffit pas. « Avec une seule maternelle bilingue sur la vallée, il n’y aura pas de pérénisation en primaire et jamais il n’y aura de classe au collège, c’est mathématique. Sans compter les déménagements. Depuis mars, nous avons des réunions, mais nous savons que l’Inspection d’Académie a les deux pieds sur le frein et les deux mains sur le frein à main ! »

Hier, certains parents hésitaient à inscrire leurs enfants à Saint-Amarin. « Je n’ai pas envie de faire les trajets tous les jours », affirmait cette maman du fond de la vallée. L’autre enjeu de taille serait la fermeture de certaines classes si les enfants venaient à suivre l’enseignement bilingue à Saint-Amarin. A ce sujet, concernant sa commune tout du moins, le maire d’Oderen, Francis Allonas, s’est voulu rassurant : «Si un enfant n’est pas pris en la classe bilingue, il sera toujours temps de l’inscrire à Oderen à la rentrée».

Au tribunal en référé 

De son côté, le maire de Saint-Amarin, Charles Wehrlen, a affirmé : «Il y a de la place pour deux classes bilingues à Saint-Amarin.» Mais « dans une vallée aux axes surchargés, pourquoi faire venir les enfants à Saint-Amarin », s’interroge encore Thomas Goepfert, comptant 110 inscrits dans les cinq communes (voir encadré).

Étaient aussi présents le conseiller général Jean-Jacques Weber (ci-contre) et le sénateur honoraire du Haut-Rhin Henri Goetschy. Lequel a déclaré : « L’Éducation Nationale agit contre l’épanouissement des enfants. Ayez du courage, vous faites votre devoir.»

« Un avocat est en train de se saisir du dossier. Si nécessaire nous irons au tribunal administratif en référé. Nous avons deux mois. Et s’il le faut, nous irons au ministère », a averti Thomas Goepfert.

DNA par Véronique Kohler, (07/07/2012)

L’Apepa assure que le nombre d’inscrits comptabilisé par l’Éducation Nationale est suffisant pour ouvrir cinq sites (minimum requis : 15 enfants) :❏ à Moosch, où il y a plus de 25 enfants inscrits ce qui permet d’ouvrir enfin la troisième classe qui sera bilingue.❏  dans le RPI de Storckensohn-Urbès-Mollau, où il y en a 21.❏ à Saint-Amarin, il a été comptabilisé 28 enfants.❏ à Oderen, il y en a plus de 20.❏ dans le RPI de Kirchberg-Wegscheid-Sickert, il y en a 19 parmi une classe de 32 enfants !

Quelle : APEPA

Warum, warum, warum, warum ?

Posted on juillet 6th, 2012 by Klapperstein

Pressemitteilung Les parents d’élèves des vallées de la Thur et de la Doller ont décidé d’entrer en résistance!

Pourquoi l’Éducation Nationale refuse-t-elle de reconnaître la demande de près d’une centaine d’enfants inscrits en voie bilingue dans la vallée de Saint Amarin auxquels s’ajoutent plus d’une vingtaine dans la vallée de la Doller ? Le courrier daté du 4 juillet de l’Inspection d’Académie ne répond pas à leurs attentes :
Une seule classe bilingue à Saint Amarin ne suffira jamais à accueillir plus d’une centaine d’enfants déjà inscrits.

Pourquoi faut-il « maintenant que l’école est finie»  et que la plupart des familles sont parties en vacances, reprendre les inscriptions à zéro avec un préavis de moins de 24h ?
Il y a vraiment de quoi s’interroger sur la légitimité des méthodes employées par l’Inspection d’Académie : si on voulait réduire le nombre d’inscrits et empêcher l’ouverture des 5 sites bilingues demandés, on ne s’y prendrait pas autrement.

Les parents d’élèves d’Alsace APEPA, ELTERN ALSACE et UNAAPE-APAHR refusent la décision unilatérale d’un autre âge imposée par le RECTORAT de l’Académie de Strasbourg !
Les parents des vallées sont en colère car cela fait 20 ans qu’ils attendent l’ouverture de ces sites.
Aujourd’hui la confiance est rompue. La limite du tolérable a été dépassée !

Qu’avons-nous constaté durant toute l’année scolaire écoulée ? Rien, aucune étude d’ouverture de nouveaux sites bilingues comme le prévoyait la Convention Quadripartite.
Les parents écrivent et téléphonent mais leurs courriers et leurs appels restent sans réponse de l’administration qui se mure dans un silence et un autisme scandaleux.

Alors qu’il était prévu dans la Convention signée par les plus hautes autorités de l’État et des collectivités alsaciennes, plus de 25 nouveaux sites bilingues par an, l’Éducation Nationale cherche manifestement à étouffer la demande existante.
Pourtant les collectivités injectent chaque année plus d’un million d’euros par département pour développer l’enseignement bilingue. Les moyens financiers sont là !
Par ailleurs, 10 nouveaux enseignants d’allemand « néo-stagiaires»  ont été reçus à l’IUFM de Colmar au concours spécial en ce moins de juin 2012. Les moyens humains sont donc là !

Dans le Bas-Rhin, il y aura 5 ouvertures nouvelles à la rentrée, le Rectorat ne veut ouvrir qu’une seule malheureuse petite classe à la rentrée dans le Haut-Rhin !
C’est inacceptable, tout le monde en conviendra.

Le nombre d’inscrits comptabilisé par l’Éducation Nationale est suffisant pour ouvrir 5 sites :
- à MOOSCH, où il y a plus de 25 enfants inscrits permet enfin l’ouverture de la 3ème classe qui sera bilingue !
- dans le RPI de STORCKENSOHN-URBES-MOLLAU, où il y en a 21 !
- à SAINT AMARIN, il a été comptabilisé 28 enfants !
- à ODEREN, il y en a plus de 20 !
- dans le RPI de KIRCHBERG-WEGSCHEID-SICKERT, il y en a 19 parmi une classe de 32 enfants !

Tous veulent avoir accès à l’enseignement bilingue à parité horaire 12h/12h, dans leur commune de résidence : c’est normal puisqu’ils sont nombreux !
Leur refuser aujourd’hui les 5 ouvertures, c’est bafouer leurs droits les plus élémentaires de l’éducation qu’ils souhaitent pour leurs enfants.

Tout le monde sait que l’on ne peut entrer en classe bilingue qu’à 3, 4 ou 5 ans. Les parents d’élèves dont les enfants sont nés en 2007, savent que c’est leur dernière chance.
Si leurs enfants ne peuvent pas entrer en maternelle bilingue à cette rentrée, ce sera trop tard ensuite.

Les parents d’élèves sont en colère à l’égard des décisions arbitraires prises par le Rectorat : Ils ont décidé de venir demain manifester devant l’école maternelle de Saint-Amarin à 14h00.
Merci de venir nombreux les soutenir !

Thomas GOEPFERT, Vice Président pour le Haut-Rhin (5 juillet 2012)

Quelle : APEPA

Petition für die Zweisprachigkeit

Posted on juin 24th, 2011 by Klapperstein

Un collectif d’associations, regroupé autour du Comité Fédéral, fer unsri Zukunft, vient de lancer une pétition en ligne contre le projet actuel du rectorat de Strasbourg, qui consiste principalement à expérimenter, dans des classes bilingues, la suppression de la parité 12h d’allemand / 12h de français en ramenant les heures d’allemand de 12 à 8 par semaine. Ce qui représente, de fait, une remise au cause radicale du bilinguisme scolaire en Alsace, basé sur la parité horaire. UH

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Pétition : Pour l’avenir des jeunes d’Alsace

Afin de garantir le respect d’un traitement égalitaire de la voie bilingue paritaire sur le territoire régional, la coordination des Associations* demande un moratoire immédiat sur le projet rectoral d’expérimentation tentant à démanteler l’enseignement paritaire de la langue régionale.

Aucun des arguments avancés pour la réduction annoncée des heures d’enseignement en allemand, tant économique que sur la qualité de l’enseignement ou de mixité sociale, ne peut être retenu..

Nous demandons instamment à nos élus de prendre leurs responsabilités pour faire aboutir cette démarche et faire prévaloir le respect des engagements souscrits dans le cadre de la convention quadripartite.

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Um die Petition « Für die Zukunft der Jugend im Elsass» zu unterschreiben, klicken sie hier

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Pour signez la pétition « Pour l’avenir des jeunes d’Alsace », cliquez ici

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* ABCM, AEPLA, APEPA, Comité fédéral des associations pour la langue régionale, Culture & Bilinguisme, Eltern Alsace, ICA 2010, Heimetsproch un Tradition, Lehrer, Matura, SACBA.

Le rectorat enfonce un coin dans le bilinguisme

Posted on juin 20th, 2011 by Klapperstein

Les trois articles ci-dessous, tirés du site du journal L’Alsace, fond écho à la polémique née de la volonté du rectorat de Strasbourg de mettre fin à la parité (12h de français / 12h d’allemand) dans les classes bilingues en diminuant significativement de nombres d’heures d’allemand par semaine. Ce qui démontre une fois de plus que l’Education Nationale, premier budget de l’Etat et fer de lance de la grande machinerie étatique française, à une dent particulièrement dure envers le bilinguisme en Alsace. UH

Bilinguisme : Le rectorat enfonce un coin dans le paritarisme

Le recteur a annoncé, pour 2012, le projet expérimental d’un enseignement bilingue avec moins d’allemand que de français.

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Apparemment, tout est parti d’une fuite à l’issue de la dernière réunion du comité quadripartite, qui gère la politique d’enseignement bilingue en Alsace : lors de cette réunion, à laquelle participent notamment des représentants des collectivités territoriales (lesquelles cofinancent, avec l’Éducation nationale, l’enseignement bilingue), le recteur Armande Le Pellec Muller a présenté un projet, dont de nombreux observateurs retiendront surtout qu’il reviendrait sur la sacro-sainte règle de la parité 12 heures en français-12 heures en allemand, dans le premier degré, pour ne plus garder que 8 heures d’allemand.

La part de l’enseignement en allemand au collège serait également réduite, tandis que l’on envisagerait désormais de faire enseigner, par un seul enseignant de primaire, les cours en français et les cours en allemand. Bien sûr, tout ceci ne serait amorcé qu’à petites doses, expérimentales, et à compter de la rentrée 2012 seulement.

Pourtant, l’information a fait l’effet d’une « bombe », tant, jusqu’ici, les partisans du bilinguisme — depuis les associations de parents jusqu’aux responsables de chambres consulaires — étaient bien davantage sur une ligne de « plus d’allemand », pour une meilleure efficacité quand là, on leur demande de croire qu’on pourra faire mieux avec moins.

Mme Le Pellec Muller appuie certes sa démonstration sur quelques constats. Elle rappelle ainsi les déperditions d’effectifs entre la maternelle et le collège, sans parler du lycée où une infime partie de ceux qui ont débuté en maternelle poursuivent jusqu’à l’Abibac ou en section européenne allemand.

Elle réaffirme aussi qu’il est difficile de recruter des professeurs d’allemand, surtout ceux qui sont susceptibles d’enseigner une discipline non linguistique en allemand.

Le recteur estime également (contrairement à tous ses prédécesseurs qui n’ont jamais voulu le reconnaître) que cet enseignement « recrute parmi les classes sociales moyennes et favorisées ». Enfin, et on n’empêchera pas d’aucuns de penser que c’est là le socle fondateur de cette innovation, le recteur rappelle que le bilinguisme coûte cher en termes de postes, dans une période où l’administration est sur le pied de guerre budgétaire.

Lorsque l’on quitte le terrain du constat pour entrer, avec elle, dans celui des propositions, elle suggère que les réformes annoncées contribueraient à augmenter la « diversité sociale » des apprenants et surtout à rendre plus attractive, dans la durée, une filière qui s’épuise au-delà du primaire…

Malgré quelques considérations sur la priorité donnée à l’oral et à la communication pour étayer cette thèse d’un bilinguisme plus « vendeur », au regard de ce qui a été investi depuis la naissance de l’idée même du bilinguisme dans les années 90, il n’est pas sûr que l’argumentaire fasse le poids. Il n’est que de voir les premières réactions (lire ci-contre) pour en juger. Il est vrai que l’expérimentation n’étant programmée que pour 2012, les positions des uns et des autres, et surtout du rectorat (qui aurait toutefois reçu l’aval des politiques du comité quadritpartite), auront bénéficié du temps de l’explication et d’un débat nourri.

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Réactions : Culture et bilinguisme : « La parité est un minimum ! »

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Depuis que la nouvelle de l’expérimentation souhaitée par le rectorat est connue, de nombreuses réactions sont intervenues, le plus souvent pour dénoncer l’initiative.

L’association Culture et bilinguisme d’Alsace et de Moselle, par la voix de son président Jean-Marie Woehrling, évoque le « risque de démantèlement que la nouvelle politique rectorale fait peser sur l’enseignement de la langue régionale ».

Dans une lettre à tous les conseillers généraux et régionaux, l’association déclare : « Le rectorat ne semble pas comprendre la logique de la pédagogie paritaire qui ne réside pas dans un enseignement frontal de l’allemand, mais dans l’utilisation de cette langue dès la maternelle, comme langue des activités scolaires et d’enseignement ».

Pour l’association : « La parité (représente) un minimum ». Culture et bilinguisme réfute par ailleurs tous les arguments avancés par le recteur. Elle reprend notamment celui qui voudrait que « diminuer le nombre d’heures en allemandpermettrait d’améliorer l’efficacité de cet enseignement ! »« Il est évident, estime l’association, qu’une réduction supplémentaire de l’exposition à la deuxième langue va encore affaiblir la connaissance de celle-ci alors que beaucoup d’élèves ne la pratiquent que dans le cadre scolaire ».

L’association constate encore qu’ « au moment où des responsables économiques multiplient les signaux d’alarme devant le constat que de nombreux emplois sont perdus en raison du manque de compétence en allemand des jeunes générations qui arrivent sur le marché du travail, alors que les filières de formation transfrontalières ne peuvent se développer en raison de l’insuffisante préparation linguistique des étudiants de notre région, le rectorat ne trouve rien de mieux que de baisser davantage la garde ».

Les élus écologistes…

De leur côté, les élus écologistes demandent une réaction forte du conseil régional, estimant que « la démarche du rectorat est exécrable : c’est le retour de l’unilatéralisme rectoral, la négation du partenariat avec les collectivités territoriales qui sont uniquement avisées en dernière instance ».

… et Philippe Richert

Philippe Richert leur « répond » dans un communiqué, où il insiste sur le caractère expérimental des mesures envisagées et estime que « si des améliorations sont souhaitables et possibles, il ne faut pas que de nouvelles orientations conduisent à remettre en cause les résultats acquis depuis 2007, dans le cadre de l’application de la Convention quadripartite portant sur la politique régionale des langues vivantes. Elles ne doivent pas non plus affecter l’important et indispensable travail de terrain mené au quotidien par les associations ».

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Eltern dénonce : « Une volonté de remise en cause »

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Claude Froehlicher, président d’Eltern Alsace (qui tient son assemblée générale aujourd’hui), relève, dans le projet du recteur, « une volonté de remise en cause avec des arguments qui se contredisent ». « Le plus frappant, selon lui, est celui des éléments budgétaires » : « Il faudrait comparer les dépenses engendrées par le bilinguisme et le fait d’avoir des milliers de chômeurs en Alsace, au lieu de personnes qui pourraient trouver un emploi outre-Rhin, grâce à leurs compétences en allemand ».

Autre contradiction, selon M.Froehlicher : « On nous dit qu’il faut trouver de nouvelles formes d’organisation, car on a trop de mal à trouver des professeurs germanophones. Or, dans la foulée, le test envisagé consistera à faire enseigner les 8 heures d’allemand et le reste en français, par le même enseignant. Donc, cela veut dire que pour 100 classes, là où on avait, avant, 50 enseignants germanophones, il en faudra 100 : on doublera donc le besoin d’enseignants germanophones… ».

S’agissant de « l’élitisme et du manque de mixité sociale », il prédit que le résultat de la « réforme » sera que « les plus motivés iront vers le privé, où ça coûtera plus cher, tandis que les autres, plus défavorisés, n’auront pas accès au bilinguisme paritaire ».

Quelle : L’Alsace

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