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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Élection de David Heckel

Posted on mars 28th, 2011 by Klapperstein

Nous notons avec satisfaction la victoire imprévue du jeune candidat régionaliste David Heckel dans le canton de Sarre-Union. Nous n’en oublions pas pour autant le caractère parfaitement scandaleux et antidémocratique du mode de scrutin majoritaire, qui est le fer de lance de l’imposture démocratique à la sauce républicaine et française. Imposture qui a notamment eu jusqu’à présent comme effet d’étouffer les aspirations régionalistes et autonomistes du peuple alsacien.


Communiqué de presse: Cantonales – David Heckel bat « Goliath » Schmidt :
Victoire historique pour le mouvement alsacien !

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Ce dimanche 27 mars 2011 restera gravé dans l’histoire politique du mouvement alsacien. L’élection de David Heckel, candidat Unser Land dans le canton de Sarre-Union, est une victoire pour toute l’Alsace. En effet, outre les thèmes spécifiques à l’Alsace bossue, David Heckel a mené une campagne en faveur d’un statut d’autonomie régionale et d’une généralisation du bilinguisme.

Les électeurs du canton de Sarre-Union ne se sont laissé intimider ni par le candidat UMP, ni par les interventions du ministre ou du député. Par leur vote, ils ont décidé d’apporter leur confiance à David Heckel et de soutenir le projet politique d’Unser Land, le parti alsacien.

Face à la crise identitaire, économique et environnementale que subit l’Alsace, il est temps d’apporter des réponses efficaces qui ont fait leurs preuves partout en Europe. En effet, c’est grâce à un statut d’autonomie régionale que des régions comme la Catalogne ou le Tyrol du Sud, ont réussi à conjuguer identité régionale, réussite économique et rayonnement européen.

Seul un statut d’autonomie régionale peut garantir la pérennisation des spécificités alsaciennes (langue, culture, Droit Local, Concordat…), tout en apportant plus démocratie, plus de transparence, plus de cohésion sociale, ainsi qu’une meilleure efficacité des services publics. Enfin, seul un statut d’autonomie régionale permettra de réinscrire l’Alsace dans l’espace rhénan et ainsi de renforcer la vocation européenne de sa capitale, Strasbourg.

En première étape, Unser Land demande la fusion des départements et de la région afin de créer une collectivité territoriale unique, ainsi que la renégociation de la convention passée avec l’Etat au sujet de l’enseignement bilingue.

Grâce à la victoire de David Heckel, ainsi qu’aux scores de ses autres candidats, Unser Land a redonné au mouvement alsacien sa légitimité, sa crédibilité mais également ses valeurs humanistes et démocratiques.

FER’S ELSASS, UNSER LAND !

Source : Unser Land

Vers la catastrophe économique et linguistique ?

Posted on février 19th, 2011 by Unsri Heimet !

Convention linguistique au rabais non respectée, promesses  politiciennes non tenues, baisse du nombre d’ouvertures de classes bilingues. Une fois de plus LA question se pose: au vu des résultats catastrophiques de la politique linguistique en Alsace, devons-nous, Alsaciens, remettre notre destin aux mains de l’Etat français, l’Education Nationale et de ses valets locaux ? Non, bien évidement ! Il ne faut rien attendre de Paris. C’est à NOUS de prendre les problèmes à bras le corps. Notre avenir et la sauvegarde de notre héritage historique, culturel et linguistique ne passera que par le réveil de notre conscience alsacienne. La médiocrité (la vacuité même) politique actuelle en Alsace nous suggère que ce réveil est tout à fait possible… Elsasser,  stehn uf !

1.- Des engagements non tenus.

Les engagements (écrits) du candidat Nicolas Sarkozy en 2007 de mettre dans une loi toutes les 39 dispositions que la France avait acceptées lors de sa signature de la Charte Européenne des langues régionales ou minoritaires n’ont pas été tenus. Un article de principe a été introduit dans la Constitution, mais ces engagements présidentiels n’ont pas été suivis d’effets.
Une majorité d’Alsaciens ont fait confiance au Président Nicolas Sarkozy. En tout cas, c’est une immense déception…
Nous lançons un appel au nouveau ministre alsacien chargé des collectivités territoriales afin qu’il mette en œuvre les engagements du Président Nicolas Sarkozy : en effet l’article 75-1 de la Constitution est dans la partie concernant ces collectivités et personne en Alsace ne comprendrait que Philippe Richert à la fois Président Régional et Ministre des collectivités ne prenne pas en charge à bras le corps et ne mène pas à bon port ce dossier si important de la langue régionale. C’est aux actes que nos dirigeants seront jugés, non aux paroles !

2.- La Convention 2007-2013. Bilan désolant à mi-chemin.

La convention 2007-2013 portant sur les langues vivantes prenant appui sur l’apprentissage de la langue régionale (dans ses deux dimensions) a prévu le doublement des effectifs bilingues dans chaque département en priorité dans le 1er degré.
Ceci aurait supposé depuis 2007, chaque année, l’accueil d’environ 2500 enfants de plus, soit la création d’une centaine de classes de 25 élèves environ. C’est-à-dire 50 classes bilingues par an et par département. Or le rythme d’ouverture annuel des deux dernières années n’est que de 37 classes par département.
En deux mots, cette convention déjà jugée « au rabais » et très minimaliste par une grande partie des responsables politiques, des parents, et les associations n’est réalisée au mieux qu’aux 2/3. Nous constatons de plus en plus que le rythme va encore baisser sans que nos grands élus ne veuillent protester : croient-ils que seules des déclarations suffiront alors que 25 % de nos jeunes sont au chômage contre 2 % dans les pays voisins !
Il est facile de constater une baisse de régime des créations dans le Bas-Rhin qui passe de 8 sites ouverts en 2009 à 3 en 2010 et une dans le Haut-Rhin qui passe de 12 sites ouverts en 2009 à 10 en 2010. Qu’en sera t-il en 2011 et 2012 ?
Si l’Alsace disposait du même rythme de développement que le Pays Basque (Pyrénées Atlantiques) ou la Corse, la situation se présenterait de manière bien plus positive : la Corse est à 40% des élèves bilingues au primaire et le Pays Basque à plus de 50%. Ce rythme de croisière insuffisant dans notre Région amène des questionnements sur la volonté de nos élus face à l’administration scolaire de favoriser un retour au bilinguisme en Alsace : peut-être que pour nos élus la langue régionale n’est toujours pas une véritable priorité ?
Il est difficile d’admettre que l’on trouve assez d’enseignants de Corse, alors que l’on avance depuis plus de 35 ans le manque d’enseignants maîtrisant l’allemand en Alsace. Le quotient de 40% d’enseignants bilingues/an prévu en Corse est strictement respecté dans cette région y compris pour 2011.

La convention alsacienne, bien moins ambitieuse, n’est pas respectée pour 2011 :

- L’absence de CAPES-bivalents en Alsace représente un véritable goulot d’étranglement pour l’enseignement bilingue au secondaire. Les autres régions en disposent !
- Le concours de recrutement spécial de professeurs des écoles (voie langue régionale), à 70% en français, ferme la porte à la plupart des candidats germanophones natifs. Le sommet a été atteint en 2010, 15 postes sur 50 n’ont pas été attribués et ont été transférés sur le concours monolingue. L’Alsace est la Région où ce glissement a été le plus important ces dernières années. Il semble que l’allemand parlé par 100 millions d’Européens soit devenu une langue rare !

La Convention 2007-2013 fortement minimaliste n’est pas respectée. En contrepartie de 3 millions € payés par la Région et les deux Départements, l’Etat s’était engagé à recruter annuellement au moins 50 postes, il n’en a prévu que 25 pour 2011.
Au lieu de protester, nos élus justifient la pénurie !
Depuis 1982, l’Académie de Strasbourg se présente abusivement comme une « académie-pilote » pour l’enseignement de l’allemand.
C’est en Alsace que l’administration tient le moins ses engagements, pourtant c’est ici qu’on a le plus besoin de l’enseignement bilingue français/langue régionale. Les demandes des associations restent sans réponse véritable. Nous pensons que la disparition des dialectes et de l’allemand depuis 65 ans est totalement voulue.
Nous pensons que la politique archaïque issue de l’idéologie totalitaire et centralisatrice n’est pas encore abandonnée dans les rouages de l’état. C’est ce qui contribue au  » mal être  » des régions de France et à leur appauvrissement culturel et économique.

Signé par les 3 Présidents des Associations le jeudi 9 décembre 2010 :

François Schaffner, Culture et Bilinguisme
Gérard Cronenberger, président de l’Aéplal
Henri Scherb, Heimetsproch un Tràdition

Quelle :  Unser Land

Stammtische vom René Schickele Kreis

Posted on janvier 31st, 2011 by Unsri Heimet !

Neu! Zweiter Stammtisch in Colmar!
Nouveau! Deuxième Stammtisch à Colmar !
Culture et Bilinguisme d’Alsace et de Moselle vous invite
Die René-Schickele-Gesellschaft lädt ein
Diesen Mittwoch, 2. Februar, von 18.30 bis 20 Uhr
Ce mercredi, 2 février, de 18h30 à 20h

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à Strasbourg / in Strassburg
L’Alsace de 1871 à 1911
Das Elsass zwischen 1871 und 1911

animé par / moderiert von

Ernest Winstein
Pasteur en retraite, théologicien
Pastor im Ruhestand, Theologe

in ihren Räumen 5 Boulevard de la Victoire in Strassburg
(gegenüber Stadtbad)
dans ses locaux, 5 Boulevard de la Victoire à Strasbourg
( en face des Bains Municipaux ).

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à Colmar / in Colmar
Lokalrecht im Elsass und im Moseldepartement
Droit local en Alsace et Moselle

animé par / moderiert von

Jean-Marie Woehrling

Juriste, Président de l’Institut du Droit Local
Jurist, Präsident des Instituts für Lokalrecht

dans les locaux du Comité Fédéral, 29 rue de la Corneille à Colmar
( près de la Synagoge ).

in den Räumen des Comité Fédéral, 29 rue de la Corneille in Colmar
(Nähe Synagoge).

Bier, Wein und spannende Diskussionen über Kultur, Wirtschaft, Institutionen, Literatur, Neuigkeiten, Oberrhein usw. / Bière, vin, jus et discussions assurés : culture, histoire, économie, institutions, littérature, actualités, Rhin supérieur, etc.

Diskussionssprachen sind ganz nach Belieben Elsässerdeutsch, Hochdeutsch und/oder Französisch / Langues de discussion : allemand dialectal, allemand standard et/ou français au choix de chaque participant

Jeder kann sini Sproch redda !

Venez nombreux ; il y a de la place ; et de plus c’est gratuit – awer net umasunscht.

Das Elsässische bald im Kino ?

Posted on janvier 23rd, 2011 by Unsri Heimet !

Quid d’une future production cinématographique uf elsasserditsch à l’instar de ce qui se fait en Suisse alémannique… mr han d’Schäuspieler, mr han d’Autore, mr han scheeni Hintergrende, fallt’s uns noch ‘s Gald und d’Wille !

Le dialecte alsacien fait son cinéma

C’est une première qui se décline en pas moins de sept langues régionales. Le 16 mars, les salles de cinéma françaises projetteront Au Bistrot du coin, de Charles Nemes, doublé en Basque, Breton, Ch’ti, Corse, Occitan, Créole et bien sûr, en Alsacien. L’idée du doublage en dialectes est venue lors du tournage du film. Le comédien Fred Testot et Sébastien Fechner dont la société, Source film, produit le long métrage « ont constaté que le film regorgeait de références multirégionales », explique Charles Nemes. Fred Testot, qui incarne un passionné de l’Ile de Beauté dans un rôle sur mesure, parle alors de faire doubler le film en Corse. « Le débat sur l’identité nationale faisait rage et nous présentions une France où se côtoient de multiples identités… Devant l’enthousiasme qu’a suscité cette idée, c’est devenu un vrai projet », raconte le producteur qui estime qu’il faut être « fou pour se lancer dans une entreprise pareille ».

20 comédiens dialectophones

Car la réalisation des sept versions a tout bonnement doublé le temps de post-production (de six mois à un an) et a nécessité un surcoût de près de 90 000 € par version. En Alsace, le conseil régional a apporté une subvention de 20 000 €. L’Olca (office pour la langue et la culture d’Alsace) a versé 10 000 € et ne cache pas son engouement pour ce projet qui « donne une autre dimension au dialecte », pointe Freddy Staath. Télétota a réuni vingt comédiens de tous âges et dialectophones pour le doublage, une vraie gageure. D’autant que beaucoup de ces comédiens issus de la scène théâtrale ne s’étaient jamais livré à exercice de doublage labial. « C’était difficile mais j’ai adoré faire ça ! », lance Arthur Gander, 24 ans, de la Choucrouterie, qui prête sa voix à Fred Testot. Même constat pour Catherine Kremmel, 27 ans, du Théâtre alsacien de Strasbourg qui double Frédérique Bel : « Il faut juste le temps de comprendre le mécanisme ». Le DVD verra le film doublé dans encore d’autres dialectes. Muticulturelle, la France, on vous dit !

Marie Druart 20 Minuten

Bilinguisme: Une petite Victoire…

Posted on janvier 4th, 2011 by Unsri Heimet !

Alors que la langue allemande en Alsace -sa forme orale Elsasserditsch et sa forme écrite Hochdeutsch- est en constante régression dans le paysage actuel, que les IUFM peinent à former des enseignants bilingues locaux (notés sur des critères français, voir article ci-dessous), voilà que le recrutement de professeurs « étrangers » germanophones (1) au sein de l’Education Nationale semblait impossible, faute de reconnaissance de l’équivalence de leursdiplômes et d’obtention du fameux concours. Mais n’y voyons surtout pas là une ènième basse manœuvre pour ralentir le développement de l’enseignement en Alsace. Non, non, non ! Ce n’était qu’un oubli, une simple maladresse ! Paris ne s’était pas mis en conformité avec une directive européenne datant  d’il y a… 20 ans ! Ce verrou administratif à sauté dernièrement. Une petite victoire de la raison et du pragmatisme. L’absurde chape idéologique jacobine, elle, se fissure tout les jours un peu plus et la prise de conscience ainsi que la volonté d’action se font de plus en plus grandes. Pour notre plus grand bonheur et celle des associations qui œuvrent depuis le début pour la préservation de notre langue (2). Und niemals vergessen… wo e Wille isch, isch e Waj !

Le tribunal reconnaît les diplômes allemands

C’est une première : le tribunal administratif de Strasbourg reconnaît la validité des diplômes de deux enseignantes employées par les écoles bilingues associatives ABCM, passés en Allemagne pour l’une, en Autriche pour l’autre.

Mme R., une enseignante d’origine allemande, avait passé tous ses diplômes dans son pays. Elle avait assuré l’enseignement en langue allemande dans les classes bilingues alsaciennes pendant 14 ans, d’abord dans des écoles publiques du Haut-Rhin, puis dans des classes associatives ABCM. Elle était payée comme agent non titulaire. Alors, en 2007, elle a demandé au recteur d’être intégrée comme « maître contractuel de l’enseignement privé pour exercer les fonctions de professeur des écoles ». Le recteur a refusé.

Même démarche de sa collègue Mme S., qui avait passé ses diplômes en Autriche et enseignait l’allemand depuis sept ans dans une école ABCM. Même refus du recteur « au motif que cette intégration est subordonnée à la réussite d’un concours de recrutement ».

Ces deux professeures ont alors saisi le tribunal administratif de Strasbourg, lui demandant d’annuler la décision du recteur. Elles ont obtenu gain de cause. Un jugement du 14 décembre « annule la décision du recteur, enjoint le recteur de réexaminer la demande de ces deux enseignantes dans un délai de trois mois » et condamne l’État à verser 1000 € à chacune.

« Modifier le mode de recrutement »

Le tribunal s’appuie sur la directive européenne qui prévoit la liberté de circulation des travailleurs et la reconnaissance des diplômes universitaires des pays de l’Union européenne.

« Cette décision obligera le rectorat à restatuer pour ces deux enseignantes, si l’État ne fait pas appel. Elle obligera surtout l’État à modifier le mode de recrutement des enseignants bilingues », explique M e Pierre-Étienne Rosenstiehl, qui a plaidé ce dossier.

Pour l’instant, l’Éducation nationale oblige tous les candidats à l’enseignement bilingue en Alsace, quelle que soit leur formation, à passer un concours dont 80 % des épreuves sont en français et 20 % en allemand. Ce qui représente un obstacle important pour des enseignants de langue allemande.

Pourtant, l’Alsace manque d’enseignants qualifiés pour enseigner en langue allemande alors que les régions limitrophes représentent un vivier important de professeurs. « Après vingt ans d’enseignement bilingue en Alsace, on ne compte que 12 % d’élèves dans cette filière alors que la Corse a réussi, en dix ans, à trouver des maîtres assurant l’enseignement en langue régionale suivi par 40 % des élèves », souligne un défenseur de l’enseignement bilingue qui espère que cette décision ouvre de nouvelles perspectives pour toutes les disciplines. La construction européenne passerait aussi, par exemple, par la titularisation d’un professeur espagnol enseignant sa langue dans un lycée français.

E.S.

Source: L’Alsace

(1) En quoi donc un enseignant allemand, autrichien ou suisse alémanique serait plus étranger que l’enseignant de l’Intérieur parachuté en Alsace qui n’a aucune notion d’allemand  ?

(2) Si nous nous réjouissons de la venue d’enseignants germanophones en Alsace, ces derniers enseigneront le plus souvent en Hochdeutsch., ce qui va de soi. Cependant il ne faut pas négliger la pratique simultanée du « dialecte », l’Elsasserditsch et du Hochdeutsch, principalement en maternelle et au primaire comme cela se pratique dans les écoles ABCM mais malheureusement plus bien rarement dans les sections bilingues de l’EN

Le tribunal reconnaît les diplômes allemand

Elsasswear…Elsassfrei

Posted on novembre 29th, 2010 by Klapperstein

En surfant sur le site de T-shirts Elsasswear on peut remarquer qu’en deuxième position des meilleurs ventes se trouve le modèle Elsassfrei. Il est précédé du modèle Biersüffer – Echta Elsasser. Ce qui du reste revient à peu près au même !

Elsasswear Rot un Wiss

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Geschichte des Elsässerdeutsch in Kurzfassung

Posted on novembre 27th, 2010 by Klapperstein

Brève histoire de l’allemand dialectal d’Alsace

Par Pierre Klein

L’allemand dialectal d’Alsace constitue un élément de l’identité, de l’histoire et de la culture  alsaciennes. Il s’agit de variantes alsaciennes de dialectes allemands, alémaniques et franciques, servant essentiellement à la communication courante et orale, fonction qu’elles remplissent depuis plus de 1500 ans. L’allemand dialectal d’Alsace est étroitement apparenté à une grande langue de culture, l’allemand standard dans le continuum duquel il s’inscrit et avec lequel il est, comme tout dialecte, en situation de diglossie. Il est à la base du bilinguisme collectif ou populaire français-allemand de la région et le justifie. Cela étant, c’est aussi un morceau d’Europe. Mais la politique linguistique conduite en Alsace, notamment depuis 1945, n’a pas manqué d’induire une certaine résignation quant à la défense et une certaine désaffection quant à l’emploi de la langue allemande, dialectale ou standard. L’allemand dialectal d’Alsace est aujourd’hui en très nette régression.

A l’origine, il y a le germanique. Ce terme est un dérivé de germain qui est lui-même un emprunt au latin germanus, lui-même composé du celte gair (voisin) et de man (peuple). Germains, c’est ainsi que les Celtes appelaient leurs voisins de l’Est. Les populations qui parlaient le germanique se trouvaient, vers l’an 1000 avant J.-C., dans le Nord de l’Europe. Vers 500 av. J.-C., elles atteignaient une ligne allant des Pays-Bas actuels à la future Pologne, en l’occurrence jusqu’à la Vistule. Au début de notre ère, elles se trouvaient dans les vallées de la Moselle et du Rhin, sur le Danube et au-delà de la Vistule. Un ou deux siècles après la chute de l’Empire Romain les déplacements de populations, die Völkerwanderungen, commencent à se stabiliser en Europe de l’Ouest. La frontière linguistique entre langue romane et langue germanique se fixe définitivement entre le IVème et le IXème siècle ap. J.-C. L’Alsace et la Moselle se trouvent alors avec le Luxembourg, une moitié de la Belgique, l’Allemagne, les deux tiers de la Suisse, une petite partie de l’Italie et de la plus grande partie de l’Autriche du côté du germanique.

L’allemand dialectal alsacien est plus précisément issu du germanique de l’Ouest qui se subdivise en germanique de la mer du Nord (Saxons, Angles, Frisons et les Francs saliens), le germanique de l’Elbe (Bavarois, Alamans) et le germanique de la Weser et du Rhin (Francs ripuaires et Hessois). Les dialectes alsaciens sont des dialectes franciques et alémaniques, francique rhénan lorrain dans la région de Sarre-Union, qui se rattache à l’allemand moyen, francique rhénan du Sud dans la région de Wissembourg, le bas alémanique du Nord dans le reste du Bas-Rhin, le bas alémanique du Sud dans une bonne partie du Haut-Rhin et le haut alémanique au Sud d’Altkirch, que l’on rattache tous à l’allemand supérieur. Ces délimitations sont obtenues par ce que les linguistes appellent des isoglosses et des isophones, c’est-à-dire des lignes qui délimitent les dialectes ou les sous-dialectes entre-eux et qui permettent de tracer des cartes linguistiques. Les dialectes alémaniques et franciques se sont établis progressivement dans la région à partir de l’époque romaine, mais surtout depuis le Vème siècle. Ils vont constituer l’outil d’expression orale privilégié des Alsaciens jusqu’au milieu du XXème siècle.

Les dialectes alsaciens ne forment pas un isolat. Ils participent des dialectes franciques et alémaniques et, à ce titre, du continuum allemand, du continuum horizontal des dialectes, comme du continuum vertical des dialectes et de l’allemand standard. Tout ce qui est parlé ou écrit dans cet espace linguistique ou diatopie est par définition de l’allemand, donc aussi l’allemand dialectal alsacien. Les Alsaciens en avaient parfaitement conscience. Ne disaient-ils pas qu’ils parlaient ditsch ou elsasserditsch, c’est-à-dire l’allemand ou l’allemand alsacien, et ne se reconnaissaient-ils pas comme étant ditschsprochig, c’est-à-dire germanophones.

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Christkindelsmärik und Tradition

Posted on novembre 25th, 2010 by Unsri Heimet !

Marché de Noël depuis 1570, le Christkindelsmärik est l’évènement annuel incontournable pour bon nombre d’Alsaciens et de touristes  venus de l’intérieur comme d’ailleurs. 2 millions vont y converger en 1 mois ! Et le « concept » s’exporte même ! Depuis deux ans, au pays du soleil levant. Cependant,  malgré le décor idylique de carte postale et ses illuminations qui ont pu en émerveiller plus d’un, les critiques se font entendre et son image  se retrouve quelque peu écornée. En effet, le Christkindelmärik, victime de son succès, a perdu petit à petit son caractère traditionnel au profit d’une foire attrape-touriste où s’accumulent sur les étalages les produits made in China fabriqués dans les conditions que l’on connait. E Chineser Grepelmärik?! Si bien même que certains semblent lui préférer les Weihnachtsmärkte badois. Face à ce problème d’image, il était  grand temps que la municipalité réagisse et tente de moraliser les activités marchandes place de la Cathédrale (am Münsterplatz). Saluons donc la décision, pour l’instant bien symbolique, du maire de Strasbourg Roland Ries de ne plus permettre la vente de certains produits.

«Cela fait des années que sont vendus sur le marché des produits qui n’y ont pas leur place, constate Roland Ries, le maire de Strasbourg. Le marché n’est pas une foire, encore moins un barnum (…) Il faut conserver l’authenticité qui fait l’attraction du marché.»

Gageons que Roland Ries saura aller au bout de sa logique et redonner au Christkindelsmärik son caractère authentique et singulier en privilégiant les artisans et les produits locaux, à l’instar des marchés moins importants et plus confidentiels (Rappschwihr, Kaysersberg)  mais aussi, comme certains le souhaiteraient, en mettant également en avant la langue alsacienne, unser Elsasserditsch. Car cette tradition séculaire- tout comme l’esprit de Noël en général (nous anticipons quelque peu à quelques jours de l’avent)- ne doit en aucun cas être bradée sur l’autel du mercantilisme et du grotesque.

Wo sin d’alte Zitte ?

Posted on novembre 24th, 2010 by Klapperstein

Das Elsässerdeutsch, unser Elsasserditsch  lebt doch immer noch. Also jetzt geht’s los. Schrankenlos un Grenzeloos. Spirit no limits, rock and roll ’till death. Das verteufelteste Stück des Schlàbbe-Ritter ist da : Fortschritt kannsch nit halte, er bringt ständig immer Nejes fer’s Alte ! Wo sin ? Wo sin ? Wo sin d’alte Zitte ?

Wo sin d’alte Zittejj

Erinnersch dich an d’alte Zitte
Erinnersch dich domols, wo alles andersch isch g’sin
Schaffe, Schnüfe, Läwe, Umwelt, Reise, Dräme
Hit isch alles besser, ass’s friejer isch gsin.
jj
Forschritt kannsch nit halte,
Er bringt ständig immer Nejes fer’s Alte !
Wo sin ? Wo sin ? Wo sin d’alte Zitte ?
jj
In vielem hann m’r's jetzt wohl lichter
Machine bringe’s anne, dass es besser soll gehn
Besser ? dis isch d’Fröj ! De Himmel isch nimm so blöj !
Kenn Luft isch meh so rein un au kenn Umwelt so scheen !

Wenn die Sach so wiedersch gehn soll,
wenn’s jedem isch egal no wurd üs unsere Erd
E grosser Abfallhüffe, in dem Land un Litt versüffe
Wenn nit glich alli uffstehn un duen schätze de Wert !


Liederbrunne

Wird zuviel fürs Elsässerdeutsch unternommen ?

Posted on novembre 22nd, 2010 by Klapperstein

Immer wieder wird behauptet, die Elsässer selbst seien gegen den Gebrauch ihres Dialektes und des Hochdeutschen.

On entend toujours des gens affirmer que les Alsaciens seraient opposés à l’emploi du dialecte alsacien et de l’allemand standard.

Wir erinnern an zwei Umfragen, die in den letzten eineinhalb Jahren von den wahrlich nicht als regionalistisch verdächtigen Dernières Nouvelles d’Alsace durchgeführt worden sind, und deren Ergebnisse wir einem von Heimatsproch und Tradition an den Präsidenten des Regionalrates, Philippe Richert, am 9. Juni 2010 adressierten Brief entnommen haben.

Les résultats de deux sondages récents effectués par un journal qu’on ne peut pas soupçonner de  » tendances régionalistes « , à savoir les D.N.A., ont été adressés par la revue Heimetsproch un Tradition dans son numéro du 9 juin 2010 à M. Philippe Richert, président du Conseil Régional.

1. Am 15. April 2010 (d.h. vor vier Monaten) wurde die Frage « Sind Sie der Meinung, daß ZU VIEL für die Renaissance des Dialekts getan wird? » wie folgt beantwortet:

- Es wird nicht genug unternommen: 57%

- Genau richtig: 25%

- Es wird zuviel unternommen: 15%

- Keine Meinung: 2%

Le 15 avril 2010 ( il y a quatre mois ), à la question : « N’est-on pas en train d’en faire TROP pour la revitalisation du dialecte ? » ont répondu

- on n’en fait pas assez : 57%

- pensent qu’on fait ce qu’il faut : 25%

- on en fait trop : 15%

- sans opinion : 2%.

2. Am 2. März 2009 (d.h. vor 18 Monaten) wurde folgende Frage gestellt: « Handelt es sich um Diskriminierung, wenn man von einem Stellenbewerber verlangt, Elsässisch zu sprechen? ». Antwort:

- NEIN, ich denke nicht: 61%

- JA, ich bin dieser Meinung: 36%

- Keine Meinung: 1%

Die große Mehrheit war also gegen die HALDE, die verbieten lassen wollte, daß Dialektkenntnisse als Einstellungsvoraussetzung gelten können.

Le 2 mars 2009 ( il y a 18 mois ), à la question : « Pensez-vous que demander à un candidat à l’embauche de parler l’alsacien est discriminatoire ? » ont répondu

- NON, je ne le pense pas : 61%

- OUI, je le pense : 36%

- Sans opinion : 1%

La grande majorité donc désapprouvait l’opinion de la HALDE qui prétendait interdire que la  condition préalable à l’obtention d’un emploi soit la connaissance du dialecte alsacien.

Sie, lieber Leser, liebe Leserin sind also nicht allein: Die große Mehrheit der Elsässer (über 80%) ist  der Meinung, es würde nicht genug oder gerade genug für die Wiederbelebung des Dialekts unternommen, und über 60% der Elsässer sind der Meinung, daß es zulässig ist, von einem Stellenbewerber Elsässischkenntnisse zu verlangen.

Vous qui lisez ces informations et qui vous sentez Alsaciens, vous n’êtes donc pas tout seuls : la grande majorité des Alsaciens ( plus de 80% ! ) pense qu’on ne fait pas assez – ou  tout juste assez – pour  soutenir un retour du dialecte, et 60% pensent qu’il est normal d’exiger d’un candidat à un emploi en Alsace qu’il ait des connaissances en dialecte alsacien.

Quelle : Newsletter Zweisprachigkeit n°2

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