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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Dialecte et allemand standard: complémentarité ou concurrence ?

Posted on août 17th, 2016 by Klapperstein

Dialecte et allemand standard: complémentarité ou concurrence ?

par André Weckmann

Il est surprenant, voire inquiétant qu’après vingt années de réflexions, de discussions, d’écrits sur ce thème, par des pédagogues, par des linguistes, par nous-même, les valeurs du dialecte, l’intercompréhension dialectale, les interrogations quant à sa survie, les rapports des dialectes avec la langue standard posent toujours des problèmes en Alsace.

Essayons, pour commencer, de clarifier les choses:

Tout d’abord, un dialecte, notre dialecte, n’est pas un patois. Le patois est en effet la survivance d’un ancien dialecte relégué à un état proche de l’extinction définitive. Il est pratiqué dans des aires très restreintes par des locuteurs situés au bas de l’échelle sociale. Il ne véhicule plus la culture populaire et ne connaît pas de production littéraire. Ce qui n’est pas le cas de notre dialecte alsacien. Nous le verrons plus loin.

Le dialecte, les dialectes? Il s’agit chez nous en effet de deux dialectes, le francique et l’alémanique dans leurs différentes variantes, leurs différents mélanges aussi dans les zones de contact. Nous appelons cet ensemble dialectal: Elsasserditsch, allemand alsacien ou encore, en simplifiant: l’alsacien.

Ces variantes dialectales sont chacune un code d’identification local. C’est ainsi que, dans la plupart des cas, on reconnaît l’origine géographique du locuteur à son parler: wissembourgeoise, d’Alsace Bossue, du Kochersberg, strasbourgeoise, colmarienne, mulhousienne, sundgovienne, etc..

Unter dem Terminus Elsässische Mundart versteht man eigentlich zwei Dialekte: Alemannisch und Fränkisch in verschiedenen Varianten und Mischformen, pfälzisches Rheinfränkisch im äußersten Norden, lothringisches Rheinfränkisch im Krummen Elsaß, Alemannisch, von Nieder- bis Hochalemannisch, im übrigen Elsaß. Es gibt also keine einheitliche elsässische Mundart, deshalb benennen wir das im Elsaß gesprochene dialektale Deutsch: Elsässerdeutsch (Elsässerditsch), das heißt: Deutsch so wie es im Elsaß gesprochen wird.

Ces variantes vivent côte à côte depuis des siècles. Ce sont soeurs et cousines, la parenté est indiscutable. Nous nous comprenons sans problèmes les uns les autres, les inévitables différences ne font pas obstacle. L’intercompréhension alsacienne est une réalité. Les émissions dialectales de France 3 Alsace en font la démonstration: le sundgovien de Guschti Vonville et le strasbourgeois de Christian Hahn sont bien la même langue, même si le vocalisme diffère.

Evidemment, pour qui ne pratique le dialecte qu’épisodiquement et imparfaitement, le francique de Lauterbourg et le haut-alémannique de Ferrette peuvent apparaître comme des idiomes exotiques. Malheureusement, ce sont souvent ces personnes-là qui excellent à semer la confusion dans les esprits. Il est vrai qu’en Alsace, dans ce domaine, n’importe qui dit n’importe quoi.

L’expérience de René Egles, la mienne propre et celle de mes collègues qui ont pratiqué la méthode Im Zwurwelland de restructuration du dialecte avec passage naturel vers le Hochdeutsch a prouvé qu’on peut très bien s’adresser à des enfants parlant un dialecte différent de celui de l’enseignant sans que cela pose des problèmes de compréhension.

Dieses Elsässerditsch wird, trotz der vielen lokalen Verschiedenheiten, von dialektsprachigen Elsässern von Lauterburg bis Basel verstanden. Wer das Gegenteil behauptet, zeugt von einer krassen Unkenntnis unserer Sprachsituation. Wer dann – wie noch kürzlich von sogenannten Intellektuellen zu hören war – die enge Verwandtschaft zwischen Elsässerdeutsch und der Dachsprache Hochdeutsch verneint, der streut wissentlich, gelinde gesagt, eine Unwahrheit aus.

Le dialecte et l’allemand standard: ce sont deux expressions d’une même langue. La première, expression régionale, est plutôt orale et non codifiée, la deuxième est langue officielle de référence à l’intérieur du domaine germanophone, Dachsprache des différents dialectes et langue de grande communication.

On a pensé longtemps que le dialecte pouvait se maintenir plus authentique et plus pur s’il était coupé de l’allemand standard.

C’était une grave erreur, car c’était le confiner dans un passé rural avec un vocabulaire basé sur des techniques devenues obsolètes. En outre, ce code oral confronté à la pression monopolistique de la langue française ne peut résister à cette emprise sémantique et même sa structure grammaticale – qui est en gros identique à la langue standard – s’en trouve attaquée, minée, et finalement détruite. Coupé de la Dachsprache, de son enseignement, de sa pratique, ne fut-ce que par la lecture, le dialecte n’a aucune chance de survie. Car sa sève nourricière, il la tire de l’allemand standard, littéraire, et c’est grâce à lui qu’il a la possibilité de s’adapter à la vie moderne sans se dévoyer dans un code-switching francalsaco, un pidgin-elsässisch qui est l’avant-dernier stade avant sa disparition définitive.

Il ne peut donc y avoir de dialecte vivant sans un Hochdeutsch vivant.

Der Dialekt ist von seiner Dachsprache, Standarddeutsch, abhängig. Beide Ausformungen haben dieselbe grammatische Struktur. Die Unterschiede liegen in der Lautung, teilweise auch im Wortschatz, sie sind aber nicht gravierend. Die Schriftsprache stützt die nicht normierte dialektale Umgangssprache lexikalisch und strukturell ab, die sonst nicht dem Druck der Nationalsprache widerstehen könnte. Man merkt dies am besten bei Dialektsprechern der jüngeren und mittleren Generation, für die Hochdeutsch quasi zu einer Fremdsprache geworden ist: Ihre Ausdrucksfähigkeit in der Mundart ist stark reduziert. Es kann also keine lebendige Mundart ohne die Abstützung durch die Standardsprache geben. Fehlt diese Abstützung, verarmt die Mundart, verkümmert und stirbt schließlich ab.

Il ne peut pas non plus y avoir en Alsace de Hochdeutsch vivant sans un dialecte vivant. Il ne peut pas y avoir de bilinguisme franco-allemand effectif et performant sans la présence d’un dialecte vivant.

Le bilinguisme alsacien n’est possible – Eugène Philipps le dit depuis vingt ans – que si les deux langues ont une existence sociale en Alsace. L’existence sociale de la langue allemande est assurée chez nous par la pratique du dialecte. Même si celui-ci a reculé de façon inquiétante, il marque toujours de sa forte empreinte le paysage linguistique alsacien. Il s’agit donc d’assurer la pérennité de cette présence dialectale. Car si elle disparaissait, l’allemand n’aurait plus aucun ancrage en Alsace.

Im Gegenzug kann es aber auch bei uns keine echte, gelebte deutsch-französische Zweisprachigkeit geben ohne die Mitwirkung des Dialekts. Der Weg vom dialektalen Deutsch zu Standarddeutsch ist doch viel kürzer und einfacher als von Französisch zu Deutsch, das wird ein jeder einsehen. Und eine gelebte Zweisprachigkeit kann es nur dort geben, wo beide Sprachen einen sozialen und kulturellen Status haben. Dies ist immer noch der Fall im Elsaß, trotz des starken sprachlichen Abwanderungstrends. Wenn Elsässerditsch aus unserer Sprachlandschaft verschwinden würde, wäre Deutsch entgültig weg vom Fenster, um das kraß zu formulieren. Und das würde nicht nur die Auslöschung unseres kulturellen Erinnerungsvermögens bedeuten, sondern auch und besonders den Zusammenbruch eines der beiden Stützpfeiler der elsässischen Zweisprachigkeit und somit unserer Fähigkeit, uns im europäischen Raum zurechtzufinden.

Le recul de la pratique dialectale est dû en grande partie à l’influence de l’école sur les réflexes linguistiques familiaux.

En effet, des enfants dialectophones entrant en maternelle – d’où la langue maternelle est exclue – apprennent rapidement le français et désapprennent aussi rapidement leur langue d’origine.

Je cite en exemple trois cas que j’ai eu l’occasion d’observer:

1) La petite A, âgée de 3 ans 1/2, vivant dans un milieu ouvrier dialectophone, commençait à s’exprimer couramment dans sa langue maternelle. Depuis sa scolarisation, ses connaissances en dialecte régressent de jour en jour. Les parents font tout leur possible pour maintenir la pratique dialectale, l’enfant fuit cependant les personnes étrangères au cercle familial s’adressant à elle en dialecte, ce qu’elle ne faisait pas précédemment.

2) La petite B, du même âge que la fillette précédente, semble être perdue pour l’expression dialectale. Cette enfant étant devenue muette à la maison, ses parents ont dû abandonner la pratique du dialecte pour renouer le dialogue avec l’enfant.

3) La petite C, elle aussi fille de parents ouvriers, que j’ai connue dialectophone à l’entrée en classe de maternelle – elle est maintenant en CE – est aujourd’hui entièrement monolingue, ses parents ayant capitulé devant la pression sociologique et pédagogique de l’école.

Im Elsaß dient die Ecole maternelle seit jeher dem Erlernen der französischen Sprache. Der Dialekt wurde konsequent verdrängt. Vom traumatischen Erlebnis, die diese Verdrängung nach sich zog, abgesehen, wurde nun dem Kind offenbar, daß der Schlüssel zur Welt, die es zu entdecken gilt, nur ein frankophoner Schlüssel sein kann, und so wurde der Dialekt in seinem Unterbewußtsein zu einer minderwertigen Sprache degradiert, « e Sproch fer nix ». Das Kleinkind war von da an auf ein Gleis gestellt, das es nicht mehr wird verlassen können: das Gleis der sprachlichen Assimilation. Und die Sprechgewohnheiten, die die Kinder sich in der Schule aneignen, werden erfahrungsgemäß zu Hause nur wenig abgebaut, so daß Kommunikationsschwierigkeiten entstehen und den Eltern keine andere Wahl mehr übrigbleibt, als auch in die Schulsprache umzusteigen. Eltern sind nämlich keine Sprachwissenschaftler, sie wissen nicht, wie eine Sprache lebt und wie sie sterben kann. Ihnen geht es auch nicht primär um Sprache, sondern um Kommunikaton mit den Kindern und gute Zensuren.

Ich habe in der Vergangenheitsform gesprochen, da in den meisten Fällen diese Assimilation bereits vollzogen ist. Sie vollzieht sich aber weiter in ländlichen Gegenden, wo der Dialekt sich noch einigermaßen widerstandsfähig zeigt. Dieser Sprachzerstörung muß nun Einhalt geboten werden, damit unsere zweisprachige Potentialität noch quasi in letzter Minute gerettet werden kann.

On entend souvent dire que la responsabilité de cette déperdition incombe aux parents. C’est une argumentation fallacieuse qui dispense ceux qui l’avancent d’une sérieuse remise en question. On ne peut pas exiger des parents de s’opposer de façon conséquente à la politique linguistique de l’école. L’essentiel pour eux est de maintenir le dialogue avec leurs enfants, ceci dans la langue qui est devenue celle des enfants. Nous l’avons vu dans les exemples cités. Et il n’y aura plus de retour possible, les quelques exceptions confirmant cette règle.

Ceci dit, je n’incrimine pas la bonne foi du personnel enseignant, mais le système qui n’a pas rendu ces personnels conscients du fait qu’en pratiquant un exclusivisme linguistique, la langue d’origine est reléguée aux oubliettes, que les enfants la perçoivent comme une langue inutile, alors que la langue officielle est parée du prestige de langue dominante du groupe et langue exclusive de la socialisation. Des circulaires rectorales ont certes conseillé une « ritualisation de la pratique dialectale », des conseils didactiques et des fiches pédagogiques ont été élaborés à cet effet, mais il ne semble pas que l’information soit toujours arrivée à destination.

Il est urgent de redonner à la langue orale régionale, le dialecte, l’image de marque qui lui revient de droit, pour que l’enfant perçoive intuitivement que cette expression est, elle aussi, une clé permettant la découverte du monde extérieur. Et faut-il le rappeler une fois de plus: la pratique du dialecte est une des deux bases indispensables d’un bilinguisme populaire naturel.

Je sais, les dialectes sont perçus négativement par l’école et la société, pas seulement en Alsace d’ailleurs. On ignore – on veut ignorer – que les linguistes et les ethnologues ont redécouvert les valeurs culturelles des petites entités linguistiques qui fondent la richesse intérieure de l’individu, sa personnalité propre dans cette civilisation du nivellement et de l’uniformisation.

On ignore aussi que, du moins dans l’espace culturel germanophone, des poètes se sont emparés de ces idiomes et en ont fait un outil poétique très performant. La littérature dialectale alsacienne contemporaine a elle aussi conquis ses lettres de noblesse, reconnues surtout à l’étranger. Mais il est vrai que le snobisme ambiant soit l’ignore, soit se plaît à la disqualifier « a priori ».

Nicht nur im Elsaß, auch in Deutschland und sogar in Österreich werden die Dialekte seit Jahrzehnten aus der Schule verbannt: es sei schlechtes Deutsch. Wie viele Dialektbiotope wurden so zerstört. Und dabei ist die Aussagekraft der Mundarten der der Standardsprachen ebenbürtig. Sie sind sogar zu einem modernen lyrischen Medium geworden: Man denke an die Meister der konkreten Poesie, H.C. Artmann, Gerhard Rühm und Ernst Jandl, dann an die Schweizer Dichter Kurt Marti und Eugen Gommringer, die alle, neben ihren hochdeutschen Werken, auch, meist experimentelle, Dialektgedichte verfaßt haben. Und auch das Elsaß hat auf diesem lyrischen Gebiet Bahnbrechendes vorzuweisen.

J’ai demandé, voici une dizaine d’années, que l’alsacien, langue maternelle, devrait être pratiqué à l’école dès la petite maternelle, non pas en tant que langue à apprendre, mais langue à sauvegarder et à structurer grâce à des activités ludiques journalières, ceci partout où le dialecte est encore langue de l’environnement familial, la langue à apprendre étant le français. A l’école élémentaire, on serait passé progressivement du dialecte au hochdeutsch. C’eût été là une démarche naturelle, raisonnable.

En dix ans, la situation a changé complètement. Il n’y a plus de zones exclusivement dialectales. Et nous avons maintenant un petit nombre de maternelles bilingues français-allemand qui sont appelées à se multiplier. Comment faire face à cette situation nouvelle pour maintenir la pratique dialectale là où elle n’a pas complètement disparu, comment y organiser le côte à côte dialecte/allemand standard, comment opérer dans les classes bilingues avec des enfants non-dialectophones?

Dans les zones, surtout rurales, où le dialecte est langue de l’environnement social, même si les petits enfants ne le parlent guère, il faut commencer par une éducation bilingue français/alsacien. Mais, il est absolument indispensable d’associer la famille à cette pédagogie. L’alsacien est, en effet, langue de l’affectif, il faut éviter d’en faire une langue « scolaire ». Je proposerai une démarche possible dans la deuxième partie de mon exposé.

Dans les classes bilingues paritaires (français/allemand standard) avec des enfants non-dialectophones on introduira des éléments littéraires dialectaux dans le cursus allemand: comptines, petites poésies, chants, danses, etc. Il est important que ces enfants soient mis au contact de l’expression alsacienne qu’ils entendent – encore – dans la rue, pour qu’ils ne la perçoivent pas comme un idiome étranger mais qu’ils se rendent compte, intuitivement, qu’il s’agit d’une variante alsacienne orale de la langue qu’ils apprennent – qui, de ce fait aussi, ne sera plus perçue comme une langue totalement étrangère. Les socio-linguistes ne me contrediront pas, au contraire. Ces interventions dialectales pourraient être faites par des intervenants extérieurs, si l’enseignante n’est pas dialectophone.

En conclusion:

- Le dialecte alsacien n’est pas un idiome barbare. Il est l’expression millénaire de notre culture populaire, il véhicule tout un ensemble de connotations et de réflexes transmis par les générations.

- Il a ses lettres de noblesse littéraires.

- Il est la base de notre spécificité alsacienne.

- Il est surtout la voie royale qui conduit à un bilinguisme effectif et performant.

- Ce serait pour notre région une perte considérable s’il venait à disparaître par la faute d’une méconnaissance des fonctionnements et dysfonctionnements linguistiques, de réticences et blocages psychologiques, d’un snobisme bourgeois et petit-bourgeois.

- Il est de notre devoir, à nous autres enseignants tout d’abord, qui maîtrisons l’appareil pédagogique, de tout mettre en oeuvre pour sauver ce patrimoine qui représente pour notre région à la fois un enracinement et une ouverture.

Quelle : Facebook Alsace bilingue

Die Freimaurerei und die Republik

Posted on novembre 9th, 2014 by Klapperstein

La franc-maçonnerie a toujours été l’avant-garde de la République Française et de ses valeurs mensongères et antidémocratiques. Au nom de la sacro-sainte laïcité, qui est censée représenter la neutralité de l’état républicain mais qui en est en fait l’antithèse , les franc-maçons, en tant qu’élites éclairés de la République, œuvrent à imposer au bas peuple un véritable catéchisme républicain, les fameuses valeurs républicaines.

Et tout ce qui fait de l’ombre à la République Française, à la « tradition républicaine »  et aux « valeurs républicaines » est jugé comme étant totalement illégitime, puisque les franc-maçons, qui sacralisent la République, considèrent cette dernière non pas comme un moyen mais comme une fin en soi. Les croyances religieuses autres que les leurs, les identités dites régionales et le fédéralisme, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, la véritable démocratie à travers la démocratie directe, tout cela est considéré comme étant illégitime puisque contraire aux dogmes républicains autoproclamés par eux-mêmes.

Or la démocratie et la liberté des individus et des peuples ne consistent pas a accepter docilement des valeurs imposer par d’autre, mais précisément à choisir et à créer librement ses propres valeurs.

Pour parler simplement, entre le despotisme éclairé des droits de l’homme et des valeurs républicaines au service de l’oligarchie française et une démocratie réelle au service des citoyens français, les franc-maçons ont toujours agit contre le peuple. Ce qui est dans l’ordre des choses, puisque les franc-maçons ne sont rien d’autres que des grands bourgeois qui ont inventé la République et les droits de l’homme pour se protéger du peuple. Ils ont détourné et perverti les idées démocratiques dont l’ascension était irrésistible pour assouvir les intérêts de la classe sociale qui est la leur. UH

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Franc-maçonnerie Laïcité Patrick Kessel : « Sortir du concordat en dix ans, tranquillement »

Ancien Grand Maître du Grand Orient de France (1994-1995), président du comité Laïcité & République, Patrick Kessel est venu cette semaine en Alsace insister sur la laïcité – notamment face au statut particulier de l’Alsace-Moselle.

- A vos yeux, la laïcité ne serait pas respectée dans la France contemporaine ?

- Certains pensent que c’est une question passée, réglée. En fait, elle est d’une extrême actualité. Le FN est devenu le premier parti de France. Cette menace d’extrême-droite se développe, avec ses aspects xénophobes et parfois racistes. Or elle se nourrit du communautarisme. Quand on pense qu’on est blanc, rouge, jaune, alsacien, breton, corse, avant d’être français, on remet en cause l’unité républicaine et même l’égalité. C’est donc à un jeu macabre que nous assistons. Pour le combattre, la laïcité doit être revendicative, car elle est indispensable à la paix sociale.

- Quelles sont les urgences alors ?

- Il nous faut étendre vraiment la laïcité dans les services publics : les écoles, les hôpitaux, la magistrature, etc. Elle n’y est pas suffisamment respectée. Et puis il y a deux secteurs qui chauffent. C’est l’entreprise privée. Nous venons de remettre un prix de la laïcité à Jean-Luc Petithuguenin, président de Paprec Group, entreprise de 4 500 personnes qui a mis en place une charte de la laïcité dans l’entreprise. Et c’est l’enseignement supérieur : nous proposons que le voile soit permis sur les campus, mais pas dans les amphis et les salles de TD, lieu de transmission de la connaissance.

- Vous êtes venu à Strasbourg parler aussi du concordat ?

- Franchement, comment peut-on demander à des gosses de nos cités, qui sont français mais ne le savent pas très bien et se définissent autrement, qui sont dans la colère sociale, de rentrer dans l’universalité républicaine quand elle n’est pas appliquée sur l’ensemble du territoire national ? Nous n’abandonnons pas. Nous proposons qu’en dix ans, progressivement, tranquillement, sans provocation, nous sortions de ce concordat. Et nous suggérons deux gestes rapides : la fin de l’obligation d’assister, sauf dispense, à l’enseignement religieux d’Alsace-Moselle, et l’abrogation du délit de blasphème.

- Que vous inspire la réforme territoriale, avec ses projets de grandes régions ?

- Je réponds à titre personnel. Pour moi, je suis attaché au département, qui est un outil d’égalité. Si l’on veut aller vers des formes d’autonomie régionale, c’est un danger. C’est pour cela, par exemple, que je suis opposé à la ratification de la Charte des langues régionales et minoritaires : je n’interdis aucune langue, mais ne veux pas de dérogations à la loi commune.

- Vous êtes membre de l’Observatoire de la laïcité. Où en sont vos travaux ?

- Je reste discret, c’est la règle. Nous auditionnons des ministres et ouvrirons bientôt le dossier de l’Alsace-Moselle, en recevant notamment les associations laïques de la région.

Quelle : DNA

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Monsieur Kessel se moque du monde, il ne veux interdire aucune langue, il veux juste que la langue alsacienne sous ses deux formes, l’Elsasserditsch et le Hochdeutsch, meurt « tranquillement ». Parce qu’il sait très bien qu’au XXIème  siècle, la langue d’un peuple minoritaire, sans statut officiel, étouffée par une république monolithique, jalouse et intransigeante, est condamnée à mourir « tranquillement ». On voit là toute la duplicité et escroquerie des « valeurs républicaines ». C’est bien là le vrai visage de la fausse liberté à la sauce française et républicaine.

Cela dit, Patrick Kessel et ses frères devraient s’exprimer publiquement plus souvent, mais il le dit lui-même : « Je reste discret, c’est la règle ». Il dit aussi : « je n’interdis aucune langue », mais pour qui se prend-il, ce brave homme ? Dans un régime censé être démocratique, ce sont les instances judiciaires, législatives et exécutives qui autorisent ou interdisent. Est-il juge, député ou ministre ? Ou alors la formule « je n’interdis aucune langue » est-t-elle révélatrice de l’arrogance et du mépris à peine voilé d’une certaine élite envers le bon peuple ? UH

Freie Bildungswahl und Zweiprachigkeit

Posted on mars 5th, 2014 by Klapperstein

Webrundschau Bilinguisme : 60 sections paritaires de plus en 2014

Le recteur Jacques-Pierre Gougeon croit à la vertu du bilinguisme paritaire : la rentrée 2014 verra l’ouverture d’une soixantaine de classes ou sections, soit un peu plus que l’an dernier. Désormais, l’académie en comptera plus de 1 000.

– Vous êtes en Alsace depuis un peu plus de six mois. Dans quel état d’esprit êtes-vous ?

– Je suis passionné par la richesse du patrimoine, je sens l’histoire particulière, torturée parfois, de l’Alsace. Je savais qu’il y avait ici un rapport particulier à la langue – je suis germaniste –, mais je découvre sur place le côté émotionnel du débat. En gérant cela, on touche à autre chose qu’une ouverture de classe ou un recrutement d’enseignant, on est dans l’identité profonde. Mais je persiste et signe : je considère qu’une éducation bilingue paritaire est une vraie richesse.

– Vous aviez exprimé cela aux assises du bilinguisme : le constatera-t-on dès la rentrée ?

– Je vais ouvrir à la rentrée 2014 une soixantaine de classes ou de sections d’enseignement bilingue paritaire dans le premier degré. Pour la première fois, on dépassera donc dans l’académie les 1 000 classes ou sections. Cela fera un bond ! Mais c’est parce que je suis convaincu que c’est une force.

Je vais veiller à de vraies filières consolidées. Et je réfléchis aussi à pousser le bilinguisme dans l’enseignement professionnel, avec l’idée d’ouvrir un ou deux Abibac Pro, si possible, à la rentrée 2015. Par ailleurs, là où des promesses ont été faites par l’État puis mises en sommeil, on les réalisera.

Par exemple, à Seppois-le-Bas où il y a débat, si le chiffre d’une dizaine d’élèves se confirme, on ouvrira la classe de 6e bilingue.

– Vous avez cette marge de manœuvre ?

– Je constate qu’avec l’État déconcentré, un recteur a des marges de manœuvre. Ici, l’Éducation, y compris l’enseignement supérieur, c’est 60 % des dépenses de l’État, soit 1,7 milliard. Le recteur d’académie a plusieurs missions. Il est « patron » de 24 500 fonctionnaires. Il doit aussi veiller à être en adéquation avec les territoires et leur histoire, et ici, le fait régional est très affirmé. Je suis très sensible à la double culture d’ici.

– Quels sont vos contacts avec les élus ? Avez-vous été vu comme un envoyé du Premier ministre dont vous avez été conseiller spécial ?

– Personne ne me l’a dit, évidemment. J’imagine très bien que certains l’aient pensé. Mais je pense avoir une approche non partisane de la fonction. Je cherche l’intérêt général.

J’ai reçu tous les grands élus individuellement. C’est aussi mon rôle. Ils ont la légitimité de l’élection, moi celle du Conseil des ministres qui m’a nommé. Ici, le partenariat fonctionne bien entre les collectivités et l’État en matière d’éducation. Les élus sont très attachés à l’investissement dans la formation. C’est aussi lié à la double culture : la reconnaissance de l’État et l’importance du fait régional.

– Autre spécificité : la religion dans l’école. Comment vous situez-vous ?

– Le concordat et le statut scolaire local ont été protégés par le Conseil constitutionnel. C’est la loi, et cela ne me pose pas de problème, puisque c’est compatible avec la République. L’histoire religieuse de l’Alsace est une richesse et fait partie du patrimoine. Peut-être faut-il regarder de près la formulation en matière d’inscription au cours de religion, pour que ceux qui ne souhaitent pas que leur enfant y participe ne soient pas stigmatisés. Mais le cadre est fixé, les Alsaciens y sont attachés, et ce n’est pas incompatible avec l’esprit laïque de l’école.

– Vous parliez des enseignants. Certains s’interrogent, sont inquiets; quelques-uns sont réservés sur le bilinguisme ou la religion…

– Par rapport à d’autres ministères, l’Éducation nationale est choyée : on crée des postes. Mais les métiers d’enseignant ou de chef d’établissement sont devenus très difficiles. Beaucoup se donnent à fond, je l’ai constaté. Sur le bilinguisme, j’ai eu un débat avec des syndicats et des fédérations de parents. Je leur ai dit que c’était une richesse, que de nombreux emplois sont ici liés à la pratique de l’allemand, et que ce n’est pas parce que je favorise le bilinguisme franco-allemand que le reste est délaissé.

Quelle : apepe.fr

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Jacques-Pierre Gougeon, le nouveau recteur de l’Académie vun Strossburi, semble bien plus favorable au bilinguisme scolaire que son prédécesseur, et le bilinguisme paritaire poursuit sa timide progression in unserer Heimet.

Cependant, la liberté étant préférable au despotisme, fut-il pour le coup quelque peu éclairé, nous revendiquons la liberté scolaire à travers le chèque-éducation, c’est à dire l’obligation pour l’État de financer les écoles associatives ou privés de la même manière (à hauteur égale) qu’il finance les écoles publiques. Seul ce système pourrait actuellement généraliser l’enseignement bilingue sur le mode des écoles ABCM, qui inclut également l’enseignement précoce de l’Elsasserditsch.

Pour pouvoir renaître de ses cendres auprès des jeunes générations, unsri Muttersproch a indispensablement besoin de deux choses : d’être reconnu comme langue co-officielle en Alsace avec toutes les conséquences pratiques que cela implique,  et d’un enseignement scolaire précoce et continu. UH

«Ùn so wittersch», e nej’s Programm uf Alsace20

Posted on janvier 18th, 2014 by Klapperstein

Presserundschau «Ùn so wittersch», e nej’s Programm uf Alsace20

Dr priváte elsassische Fernsehsender Alsace20 hett e neji Sendung uf Elsasserditsch ingfüehrt: «Ùn so wittersch», wo em Züelüejer u.a. Wortschátz bibringe, üewer kulturelle un ándere Veranstaltunge bzw. Nochrichte im Elsass informiere tüet.

Mit ungfähr 155 Minute pro Wuch, wo sich züe de 18 Zeichetrickfilme vum Stumpele (90 Minute pro Wuch) addiere, tüet Alsace20 in Züekunft fascht 4 Prozant vu siner Sendezitt der ditsche Lándessproch widme. ‘S tät freili e bissele weni erschiene awer im Verglich mit de 3 Minute «Rund um», wo ‘s emol uf France 3 hett gän, isch diss alliwäj e großer Fortschritt.

Quelle : Hytt morje

Kleine Lügen über die elsässische Sprache

Posted on janvier 15th, 2014 by Klapperstein

Créé en 1994 à l’initiative de la Région Alsace et essentiellement financé par elle, mais aussi par les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, l’Office pour la Langue et la Culture d’Alsace (OLCA – Elsassisches Sprochàmt), « a pour objet de promouvoir la vitalité de l’identité régionale de l’Alsace, par la mise en valeur de ses patrimoines et spécificités linguistiques et culturels.  » L’OLCA est en fait une  sorte d’administration régionale qui a pour but  principal de promouvoir l’alsacien.

Il a publié à cet effet une petite brochure intitulé   »Petite histoire linguistique de l’Alsace » qui  falsifie l’histoire linguistique de l’Alsace, dans la grande tradition française et républicaine. Nous sommes bien sûr au XXIème siècles et il ne s’agit plus de marteler les fantasmes du grand romancier Michelet ou de l’hystérique oncle Hansi. Les dialectes alsaciens sont bien des parlers germaniques à part entière, et ne sont plus à moitié celtes ou romans. L’angle d’attaque est différent et  un peu plus subtile. Il consiste à expliquer plus ou moins doctement, dans un floue artistique propre à la propagande historique républicaine, que l’alsacien, en fait, n’a pas grand chose à voir avec l’allemand, ce qui est depuis 1945 l’angle d’attaque favori de la propagande française en Alsace. Pas plus, en tous cas, qu’avec le néerlandais ou le suédois ! La petite histoire commence donc ainsi :

’s Elsassische : wàs ìsch dann dìss? L’alsacien : qu’est-ce donc ? L’alsacien est un dialecte germanique, ce qui signifie que parmi les langues indo-européennes, il fait partie du groupe linguistique des langues germaniques, auquel appartient bien sûr l’allemand, mais aussi l’anglais, le néerlandais, les langues scandinaves comme le danois, le suédois, le norvégien.

Le texte poursuit immédiatement sur la présence de mots français dans la langue alsacienne (ouf !) et laisse ainsi le lecteur avec l’étrange impression que l’alsacien de s’apparente pas plus à l’allemand qu’à l’anglais ou au norvégien. Fin de l’introduction. C’est certainement ce que nos journaleux et nos politiciens de service appellent de la pédagogie.

Récapitulons. Introduction de notre  klëni Gschicht : 6 lignes (c’est écrit en gros, pour que les enfants de six ans puissent eux aussi s’instruire) pour sous-entendre que l’alsacien ne s’apparente pas plus à l’allemand qu’à l’anglais ou au danois , 10 lignes pour dire que les Alsaciens disent Bùschùr pour dire bonjour, et pas un mot pour dire que la langue allemande standard contemporaine, le Hochdeusch  est  la forme écrite de l’alsacien, mais toute la construction du texte est là pour sous-entendre le contraire.

On peut se dire que ce n’est là que l’introduction de la petite histoire, un oubli à peine regrettable que la suite du texte comblera aisément, et qu’il faut passer ses nuits à rêver de missiles sol-sol de troisième génération fracassant  dans un élan wagnérien   le socle de la croix de Lorraine du Stauffen  pour s’enflammer pour si peu.

Pourtant la poursuite de la lecture ne fait de confirmer notre première impression. La large place consacrée à une description tendancieuse de la naissance de la langue allemande standard se conclue ainsi: « L’Alsace n’est cependant pas témoin de ce processus de standardisation et n’y participe pas, car le rattachement de la région à la Couronne de France par Louis XIV commence en 1648. L’Alsace se voit alors progressivement séparée du Saint-Empire Romain Germanique et les parlers alsaciens vont connaître une évolution différente de celle des autres parlers germaniques. Ainsi, les dialectes alsaciens parlés actuellement en Alsace ont une histoire singulière par rapport à ceux de l’Allemagne actuelle. »

Or il est complètement faux d’affirmer que l’Alsace ne participe pas au processus de standardisation de la langue allemande. Non seulement elle  y participe  plus qu’un grand nombre de régions  de langue allemande, mais elle y a même un rôle de première importance. En témoigne l’œuvre d’Otfrid von Weißenburg, die Evangeliendichtung (le Livre des Évangiles), poème de quelque 16 000 vers du IXème siècle. Ce livre est écrit en vieux haut allemand et est la première œuvre littéraire dans ce qui deviendra la langue allemande. En témoigne le fait que la première messe donnée en Hochdeutsch a eu lieu à Strasbourg et que la première bible imprimé en Hochdeutsch l’a été à Strasbourg (en 1466, tout comme sa deuxième édition en 1470). En témoigne également « Daß Narrenschyff » du strasbourgeois Sebastian Brant, publié en 1494,  qui a été la plus importante œuvre littéraire de langue allemande jusqu’à la Réforme. Et le premier périodique au monde, « Die Relation », également en Hochdeutsch, a été publié in Strossburi à partir de 1605.

Il s’agit là d’une question symboliquement importante, mais plus important encore est de remarquer que les Alsaciens n’ont cessé de lire et d’écrire exclusivement ou majoritairement en allemand standard jusque dans les années 1945/1970, où le français a progressivement pris la place de l’allemand. Le rapport de « l’allemand des Alsaciens » (Elsasserditsch, Elsässerdeutsch) au Standartdeutsch est donc sensiblement le même (en tout cas jusque dans les années 1945/1970) que celui de « l’allemand des Suisses » ou des dialectes parlés en Allemagne (les parler bas-allemand du nord de l’Allemagne sont d’ailleurs bien plus distant de la langue standard que l’alsacien), même si un petit nombre  d’Alsaciens ont plus ou moins bien maitrisé le français à partir de 1648. Or notre petite brochure conclue précisément le contraire. Comme si l’invasion d’une partie de l’Alsace en 1648 avait coupé les liens naturels entre la langue alsacienne et sa forme écrite. Cette coupure n’aura vraiment lieu qu’autour des années 1970, fruit de la francisation à marche forcée imposée par la République Française au peuple alsacien à partir de 1945, où d’une part la pratique de l’alsacien est petit à petit devenu minoritaire dans la vie sociale, et qu’à peu près simultanément les Alsaciens germanophones, et parmi eux de frénétiques locuteurs, ont adopté le français comme langue de l’écrit, de la culture et du savoir, au détriment de l’allemand standard.

Ce n’est donc pas l’histoire des dialectes alsaciens depuis 1648 qui est singulière du point de vue linguistique comme l’affirme mensongèrement l’OLCA, mais belle et bien l’histoire linguistique et politique de l’Alsace des dernières décennies. UH

Téléchargez la Petite histoire linguistique de l’Alsace (PDF, 945 Ko)

André Nisslé – d’ Lehrstuwa Auflage 2012

Posted on octobre 30th, 2012 by Unsri Heimet !

Das Wörterbuch der elsässischen Mundart von André Nisslé mit 127430 Stichwörtern und Ausdrücken auf 970 Seiten ist erscheinen. Es lohnt sich wirklich ! Schade dass, die Übersetzung von Elsässerdeutsch nach Hochdeutsch komplet weggelassen wurde… UH

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D’r Verlàg 2012 vum « Wärterbüach » esch ärscheena. Dàs « Wärterbüach » bschteet üss ungfohr hundert un sewanazwàntzigtoisigviarhundert Wärter uff ninhundertsewazig Sitta. Vum Frànzescha zum Elsassischa un vum Elsassischa zum Frànzescha, àwer oi d’Schtätt un d’Därfla vum Owerlànd un vum Unterlànd d’Vornamma ewersätzt. Dàss Büach esch em südliga Neederàlamànischa uffgsätzt. As esch ni vorgschlàga fer 25 euros + 10 euros Mettailung àm Porto.

L’édition 2012 du « dictionnaire français alsacien » est parue. Ce livre de mots est composé d’environ 127430 mots sur 970 pages. Du français vers l’alsacien , de l’alsacien vers le français, mais aussi les villes et les villages du Haut-rhin et du Bas-rhin ainsi que les prénoms traduits. Il est écrit en bas alémanique du sud. Il est proposé au prix de 25 euros + 10 euros de participation aux frais d’expédition (le cas échéant).

Er känna s’ni àschàffa àn da folgenda Àdrassa / Vous pouvez vous le procurer des façons suivantes : par téléphone au : 09 75 26 07 13, par e-mail :  j.acpa@wanadoo.fr, par courrier postal : ACPA André Nisslé 1 rue du Saule 68260 Kingersheim, et dans toutes les bonnes librairies de toute l’Alsace

Quelle :  Association Culture et Patrimoine d’Alsace

La République est une putain

Posted on juin 5th, 2012 by Klapperstein

Die Republik ist eine Hure, oder warum verdient die französische Republik nichts anders als unsere Mißachtung.

Les chiffres de l’étude divulgué le 22 mai par l’OLCA sur l’état de la langue alsacienne sont sans appel. Avec 12% de germanophones chez les 18-29 ans et 3% chez les 3-17 ans notre langue est agonisante, quasiment morte. Et c’est Marianne qui l’a tuée. Marianne, cette grande pourvoyeuse de leçon de morale devant l’Éternel. Marianne, cette putain parée de vertu universelle, qui s’est prostituée et se prostitue sans cesse avec les puissants sur le dos des peuples, qu’ils aient été ou soient vietnamiens, algériens, bretons, alsaciens, corses ou afghans, et même français.

Faut-il rappeler que la République Française est le seul pays d’Europe occidentale, oui le seul pays d’Europe occidentale à n’accorder aucun droits spécifiques aux peuples minoritaires qui sont enfermés et étouffés en son sein ? Faut-il rappeler que les Alsaciens n’ont jamais choisi de devenir citoyens français, mais qu’ils ont bon gré mal gré accepté de l’être dans la mesure où ils n’avaient pas d’autres choix ? Faut-il rappeler que le Hochdeutsch, la forme écrite de notre langue, a été interdite après la deuxième guerre mondiale et était encore partiellement interdite pendant des décennies après la guerre, de manière à faire des Alsaciens des illettrés de leur propre culture ? Faut-il rappeler que toute une génération d’Alsaciennes et d’Alsaciens a été traumatisé et culpabilisé à l’école républicaine par le dénigrement et la répression froide et déterminée de leur langue maternelle ? Rappeler que le français est la seule langue officielle dans un pays où le peuple, jusqu’à une date très récente, n’a jamais eu d’autres langues maternelles que l’Elsasserditsch, c’est à dire l’allemand des Alsaciens ?  Faut-il rappeler qu’aujourd’hui encore la connaissance de l’alsacien ne peut être demandé ni même souhaité par un employeur ? Sous le prétexte que cela serait discriminant(1) ? Alors oui, en 2012, au cœur de l’Europe, la langue alsacienne est interdite dans la sphère publique de son propre pays , unsri Müedersproch esch immer wieder verbota. Alors oui, la République est une putain.

Et les larmes de crocodiles de l’OLCA n’y change rien. L’OLCA, dont le budget est par ailleurs dérisoire(2), die sogennante Elsassisches Sprochàmt, en aillant fortement tendance à oublier que l’allemand est la forme écrite de l’alsacien, œuvre et contribue à faire des Alsaciens germanophones des illettrés de leur propre culture et des ignorants de leur propre passé. Ce qui a pour effet de ringardiser la langue et la culture alsacienne, et de les mettre dans un état d’infériorité par rapport à la langue et la culture française. C’est là la stratégie de la République française depuis 1919 ( et qui a pu prendre toute son ampleur à partir 1945), séparer l’alsacien de l’allemand pour mettre les Alsaciens en position d’infériorité et de dépendance par rapport à la langue française… et à l’État français. La stratégie a si bien fonctionné ( grâce à la contrainte de la loi et au matraquage permanent de l’école et des médias) que de nombreux Alsaciens, et parmi eux des défenseurs zélés de l’Elsasserditsch, ont une réticence plus ou moins forte par rapport au Hochdeutsch, alors qu’historiquement et linguistiquement celui-ci n’appartient pas moins aux Alsaciens qu’aux Suisses ou aux Allemands, bien au contraire(3).

Je parlerai français Je parlerai français Je parlerai français

Marianne à donc presque accompli son œuvre, non seulement les pratiques de l’Elsasserditsch (à l’oral) et du Hochdeutsch (à l’écrit) sont en voie d’extinction, mais en plus un nombre important d’Alsaciens croit que le Hochdeutsch est et a toujours été la langue du voisin, comme un nombre trop important d’Alsaciens croit ,comme le suggère bien perfidement l’OLCA dans les commentaires de son étude, que la déperdition de l’alsacien est du avant tout au manque de volonté des parents à transmettre leur langue à leurs enfants, plutôt qu’à la politique de francisation à marche forcée qu’a imposé et qu’impose encore aujourd’hui le carcan républicain à l’Alsace et aux Alsaciens. Marianne ringardise et culpabilise les Alsaciens pour mieux les soumettre. Marianne ment, trompe et manipule le bon peuple au profit de la classe dirigeante, l’hyperclasse mondialiste française pour qui elle travaille avec tant d’ardeur. Marianne, la République Une et Indivisible , le pays des Droits de l’Homme, l’éthique républicaine, la tradition républicaine , le pacte républicain, und so weiter bis zum Ekel. Also ja, wir haben die Nase voll, et de là à penser que la vertu de Marianne, si elle en avait une, serait inversement proportionnel à la fréquence des différentes activités de son orifice buccal, il n’y a évidemment qu’un petit pas, qu’il appartient à chacun de franchir.

Aber abgesehen davon, nichts ewig ist, vor allem nicht die Lügen einer alten Dirne oder die Missetaten des letzten monolithischen Staats  Europas, sogar nicht die Geduld und die Fügsamkeit des elsässischen Volkes. UH

(1) Sur ce sujet : Sprachverbot / Interdiction de l’alsacien

(2) « Petit rappel historique, en 1990 par exemple, les deux Conseils généraux alsaciens ont adopté à l’unanimité un texte intitulé « le bilinguisme, grande cause régionale ». Une grande cause régionale qui ne reçoit, en tout et pour tout, qu’un millième de notre budget !! » David Heckel, conseiller général du Bas-Rhin.

(3) Lire à ce sujet le premier article de nos archives : Das Elsass, wie es einmal war

Zweisprachigkeit

Posted on janvier 30th, 2012 by Klapperstein

Presserundschau Bilinguisme Les associations crient haro sur la… « rectueuse »

Le projet d’expérimentation rectoral de quelques sites bilingues à huit heures de cours par semaine fait bondir les associations alsaciennes.

« C’est une politique insensée et inadmissible : le recteur piétine la volonté des élus qui ont signé la convention entre la Région Alsace, les Départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, et le rectorat voila quelques années », s’enflamme Claude Froehlicher, président de l’association Eltern (parents d’élèves de l’enseignement bilingue). Il évoque là la volonté affichée par Armande Le Pellec Muller, recteur de l’académie de Strasbourg, d’expérimenter trois à cinq sites en Alsace d’enseignement bilingue à huit heures par semaine. Les associations défendant le bilinguisme à l’école escomptaient un tout autre discours de celle que Gérard Cronenberger, maire d’Ingersheim et président de l’Association des Élus du Haut-Rhin pour la promotion de la langue et de la culture alsaciennes (Aeplal), surnomme la… « rectueuse », dans un néologisme un brin violent.

« Immersion totale »

o« Elle ne comprend rien à l’Alsace », entend-on également parmi les élus et représentants d’associations réunis hier, à Ingersheim. « Notre bassin de vie se situe des deux côtés du Rhin. Il faut en tenir compte », estime Jean-Louis Christ, député de la circonscription de Ribeauvillé. « L’avenir de l’Alsace est aux mains d’une fonctionnaire là depuis un an et demi, et qui prétend tout connaître de l’Alsace », peste encore Gérard Cronenberger.

« Elle s’engageait à développer l’enseignement paritaire [douze heures de cours en allemand par semaine]. Douze heures de cours c’est un minimum : au Pays basque et en Bretagne, certains élèves sont en immersion totale, précise Claude Froehlicher. Mais rassurons toutefois les parents : il n’y aura pas destruction des classes paritaires actuelles. »

En revanche, d’après Odile Uhlich-Mallet, adjointe au maire de Colmar, il n’y aura sans doute pas de création de nouveaux sites bilingues à la rentrée 2012 : « À Colmar j’ai fait la demande pour ouvrir deux nouveaux sites, ils m’ont été refusés. » Et pourtant, « j’ai dans mon village une école qui déborde de demandes pour une école bilingue paritaire », rapporte Max Delmont, conseiller général du canton de Huningue.

L’argument invoqué serait l’absence d’enseignants. Faux, répond-on du côté associatif. Jean-Louis Christ, estime pour sa part qu’il « faut modifier le contenu du concours de recrutement ». Il ajoute qu’« on aurait la possibilité de trouver des enseignants allemands volontaires. Mais le syndicat majoritaire dans l’Éducation nationale freine des quatre fers pour les laisser entrer. »

L’heure est à la colère et à l’action. Un premier courrier est parti vers les candidats à l’élection présidentielle, défendant une « République plurielle et démocratique, respectueuse de ses différentes composantes et de l’égale dignité de ses citoyens, dans le respect de leurs langues et de leurs cultures ». Par ailleurs, une manifestation aura lieu le 31 mars à 15 h, place Kléber à Strasbourg, « pour obtenir un statut légal pour toutes les langues régionales, notamment celle d’Alsace et de Moselle, l’allemand sous ses formes standards et dialectales ».

Quelle : L’Alsace

CD: Kinder, ‘s isch bàld Wihnachte !

Posted on décembre 19th, 2011 by Unsri Heimet !

„Kinder, es isch bald Wihnachte“ , nouveau CD de Jean-Luc Ulrich

Noël a un pays : l’Alsace, dit le slogan. Mais quand il s’agit de chanter Noël, l’Alsacien le fait en français, en allemand ou en anglais. La chanson alsacienne pour la période de Noël existe et est de bonne facture (voir René Egles, Roland Engel ou JP.Albrecht sur www.liederbrunne.com) mais elle est peu accessible au grand public car ses musiques originales, donc non intégrées par le grand public.

Il devrait en aller autrement pour le nouvel opus « Es isch bald Wihnachte, Kinder » que vient de réaliser Jean-Luc Ulrich. Ce strasbourgeois vieux routard de la chanson country a choisi de mettre en parole alsacienne les grands standards de la chanson de Noël telle que nous pouvons l’entendre sur nos marchés de Noël ou dans nos centres commerciaux. Ces standards sont essentiellement américains (Jingle Bells, Rudolph the red nose reindeer, White Christmas, Winter Wonderland, …) mais aussi allemand (Oh Tannenbaum) ou français (Petit papa Noël).

En dépit de son titre, ce CD ne s’adresse pas seulement aux enfants mais à tous ceux qui veulent créer une ambiance de Noël vraiment populaire et … pourquoi pas … chanter Noël en alsacien !

Pour obtenir votre exemplaire de courtoisie appelez le 03.88.90.46.95 ou écrivez à contact@liederbrunne.com
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CD de 16 titres, 52 minutes

Producteur – Editeur : Association Liederbrunne – 23,rue des bains 67700 Saverne

Vente (au prix de 12 €) :
- par internet : www.liederbrunne.com
- par correspondance : Liederbrunne 54a, route de Neubourg 67580 Mertzwiller

ELSASSER HEIMATKALENDER 2012

Posted on décembre 17th, 2011 by Unsri Heimet !

Der neue elsässer Heimatkalender für das Jahr 2012 ist jetzt im Lädel erhältlich

Le nouveau calendrier alsacien 2012 est à présent disponible dans la boutique

Der Heimatkalender ist  auch in den folgenden Verkaufsstellen verfügbar :

CAVEAU LEIBER, 5 rue Principale, BURG-HÜSSERA (HUSSEREN-LES-CHATEAUX)
RESTAURANT « AU PIED DE COCHON/ZUM SAUFÜESS », 47 rue Herzog, WETTOLSHEIM
CHOCOLATERIE RITTER, Z.A Wirrenweg, PFAFFENHEIM
SAVEURS ET TERROIRS, 22 rue des Anémones, WESTHALTEN
Boulangerie GWINNER, 2 rue Soultzmatt, OSENBACH
BUHL’S CAFE, 84 rue du Florival, BUHL
Restaurant « SÜR UN SIESS » , 92, route de Guebwiller, SOULTZ
Restaurant « A LA COURONNE », 84 rue Principale, WUENHEIM
Boulangerie KINDLER, 33 rue d’Or, BERRWILLER
Caveau de l’Engelbourg, 10 rue du Général de Gaulle, THANN
ESPACE BURO, 29 rue du Mar. Foch, MASMENSCHTER ( MASEVAUX)
Wistuwa « ZUM SAUWADALA », 13 rue de l’Arsenal, MILHÜSA
Restaurant « LE PIC-VIT », 8 rue des Bons Enfants, MILHÜSA
Brasserie « ZUM KLAPPERSTEIN », 20 rue Engel Dollfus, MILHÜSA

Douceurs des Régions, 6 place de la Concorde, MILHÜSA
Tabac de l’Illberg, 41 rue Illberg, MILHÜSA
Auberge « A LA KESCHTA », 29 rue de Brunstatt, MILHÜSA
Hôtel Restaurant « AU CYGNE », 1 rue de Mulhouse, RIXHEIM
Quincaillerie DURLIAT, 18 rue de Delle, DAMMERKIRCH (DANNEMARIE)
TABAC MULTISERVICE, 62 rue Principale, ROPPENTZWILLER

Merci vielmol ìn àlli Gschàftlitt un Wirte, wu’ni halfa unsra Heimetkalender zum verkàifa.

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