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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Presserundschau – Zweisprachigkeit

Posted on janvier 30th, 2012 by Klapperstein

Bilinguisme Les associations crient haro sur la… « rectueuse »

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Le projet d’expérimentation rectoral de quelques sites bilingues à huit heures de cours par semaine fait bondir les associations alsaciennes.

« C’est une politique insensée et inadmissible : le recteur piétine la volonté des élus qui ont signé la convention entre la Région Alsace, les Départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, et le rectorat voila quelques années », s’enflamme Claude Froehlicher, président de l’association Eltern (parents d’élèves de l’enseignement bilingue). Il évoque là la volonté affichée par Armande Le Pellec Muller, recteur de l’académie de Strasbourg, d’expérimenter trois à cinq sites en Alsace d’enseignement bilingue à huit heures par semaine. Les associations défendant le bilinguisme à l’école escomptaient un tout autre discours de celle que Gérard Cronenberger, maire d’Ingersheim et président de l’Association des Élus du Haut-Rhin pour la promotion de la langue et de la culture alsaciennes (Aeplal), surnomme la… « rectueuse », dans un néologisme un brin violent.

« Immersion totale »

o« Elle ne comprend rien à l’Alsace », entend-on également parmi les élus et représentants d’associations réunis hier, à Ingersheim. « Notre bassin de vie se situe des deux côtés du Rhin. Il faut en tenir compte », estime Jean-Louis Christ, député de la circonscription de Ribeauvillé. « L’avenir de l’Alsace est aux mains d’une fonctionnaire là depuis un an et demi, et qui prétend tout connaître de l’Alsace », peste encore Gérard Cronenberger.

« Elle s’engageait à développer l’enseignement paritaire [douze heures de cours en allemand par semaine]. Douze heures de cours c’est un minimum : au Pays basque et en Bretagne, certains élèves sont en immersion totale, précise Claude Froehlicher. Mais rassurons toutefois les parents : il n’y aura pas destruction des classes paritaires actuelles. »

En revanche, d’après Odile Uhlich-Mallet, adjointe au maire de Colmar, il n’y aura sans doute pas de création de nouveaux sites bilingues à la rentrée 2012 : « À Colmar j’ai fait la demande pour ouvrir deux nouveaux sites, ils m’ont été refusés. » Et pourtant, « j’ai dans mon village une école qui déborde de demandes pour une école bilingue paritaire », rapporte Max Delmont, conseiller général du canton de Huningue.

L’argument invoqué serait l’absence d’enseignants. Faux, répond-on du côté associatif. Jean-Louis Christ, estime pour sa part qu’il « faut modifier le contenu du concours de recrutement ». Il ajoute qu’« on aurait la possibilité de trouver des enseignants allemands volontaires. Mais le syndicat majoritaire dans l’Éducation nationale freine des quatre fers pour les laisser entrer. »

L’heure est à la colère et à l’action. Un premier courrier est parti vers les candidats à l’élection présidentielle, défendant une « République plurielle et démocratique, respectueuse de ses différentes composantes et de l’égale dignité de ses citoyens, dans le respect de leurs langues et de leurs cultures ». Par ailleurs, une manifestation aura lieu le 31 mars à 15 h, place Kléber à Strasbourg, « pour obtenir un statut légal pour toutes les langues régionales, notamment celle d’Alsace et de Moselle, l’allemand sous ses formes standards et dialectales ».

Quelle : L’Alsace

CD: Kinder, ‘s isch bàld Wihnachte !

Posted on décembre 19th, 2011 by Unsri Heimet !

„Kinder, es isch bald Wihnachte“ , nouveau CD de Jean-Luc Ulrich

Noël a un pays : l’Alsace, dit le slogan. Mais quand il s’agit de chanter Noël, l’Alsacien le fait en français, en allemand ou en anglais. La chanson alsacienne pour la période de Noël existe et est de bonne facture (voir René Egles, Roland Engel ou JP.Albrecht sur www.liederbrunne.com) mais elle est peu accessible au grand public car ses musiques originales, donc non intégrées par le grand public.

Il devrait en aller autrement pour le nouvel opus « Es isch bald Wihnachte, Kinder » que vient de réaliser Jean-Luc Ulrich. Ce strasbourgeois vieux routard de la chanson country a choisi de mettre en parole alsacienne les grands standards de la chanson de Noël telle que nous pouvons l’entendre sur nos marchés de Noël ou dans nos centres commerciaux. Ces standards sont essentiellement américains (Jingle Bells, Rudolph the red nose reindeer, White Christmas, Winter Wonderland, …) mais aussi allemand (Oh Tannenbaum) ou français (Petit papa Noël).

En dépit de son titre, ce CD ne s’adresse pas seulement aux enfants mais à tous ceux qui veulent créer une ambiance de Noël vraiment populaire et … pourquoi pas … chanter Noël en alsacien !

Pour obtenir votre exemplaire de courtoisie appelez le 03.88.90.46.95 ou écrivez à contact@liederbrunne.com
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CD de 16 titres, 52 minutes

Producteur – Editeur : Association Liederbrunne – 23,rue des bains 67700 Saverne

Vente (au prix de 12 €) :
- par internet : www.liederbrunne.com
- par correspondance : Liederbrunne 54a, route de Neubourg 67580 Mertzwiller

ELSASSER HEIMATKALENDER 2012

Posted on décembre 17th, 2011 by Unsri Heimet !

Der neue elsässer Heimatkalender für das Jahr 2012 ist jetzt im Lädel erhältlich

Le nouveau calendrier alsacien 2012 est à présent disponible dans la boutique

Der Heimatkalender ist  auch in den folgenden Verkaufsstellen verfügbar :

CAVEAU LEIBER, 5 rue Principale, BURG-HÜSSERA (HUSSEREN-LES-CHATEAUX)
RESTAURANT « AU PIED DE COCHON/ZUM SAUFÜESS », 47 rue Herzog, WETTOLSHEIM
CHOCOLATERIE RITTER, Z.A Wirrenweg, PFAFFENHEIM
SAVEURS ET TERROIRS, 22 rue des Anémones, WESTHALTEN
Boulangerie GWINNER, 2 rue Soultzmatt, OSENBACH
BUHL’S CAFE, 84 rue du Florival, BUHL
Restaurant « SÜR UN SIESS » , 92, route de Guebwiller, SOULTZ
Restaurant « A LA COURONNE », 84 rue Principale, WUENHEIM
Boulangerie KINDLER, 33 rue d’Or, BERRWILLER
Caveau de l’Engelbourg, 10 rue du Général de Gaulle, THANN
ESPACE BURO, 29 rue du Mar. Foch, MASMENSCHTER ( MASEVAUX)
Wistuwa « ZUM SAUWADALA », 13 rue de l’Arsenal, MILHÜSA
Restaurant « LE PIC-VIT », 8 rue des Bons Enfants, MILHÜSA
Brasserie « ZUM KLAPPERSTEIN », 20 rue Engel Dollfus, MILHÜSA

Douceurs des Régions, 6 place de la Concorde, MILHÜSA
Tabac de l’Illberg, 41 rue Illberg, MILHÜSA
Auberge « A LA KESCHTA », 29 rue de Brunstatt, MILHÜSA
Hôtel Restaurant « AU CYGNE », 1 rue de Mulhouse, RIXHEIM
Quincaillerie DURLIAT, 18 rue de Delle, DAMMERKIRCH (DANNEMARIE)
TABAC MULTISERVICE, 62 rue Principale, ROPPENTZWILLER

Merci vielmol ìn àlli Gschàftlitt un Wirte, wu’ni halfa unsra Heimetkalender zum verkàifa.

Brocken für die Zweisprachigkeit

Posted on décembre 16th, 2011 by Klapperstein

« Petit rappel historique, en 1990 par exemple, les deux Conseils généraux alsaciens ont adopté à l’unanimité un texte intitulé « le bilinguisme, grande cause régionale ». Une grande cause régionale qui ne reçoit, en tout et pour tout, qu’un millième de notre budget !! »

David Heckel, conseiller général du Bas-Rhin

Vote du budget du Conseil Général du Bas-Rhin:  interventions de David Heckel

Séance plénière du 12 et 13 décembre 2011 / Conseil Général du Bas-Rhin

Rapport CG/2011/118 : Actions éducatives et de formation en faveur des jeunes

Je souhaiterais intervenir sur la partie « bilinguisme ». Dans cette enveloppe budgétaire, 1 Million d’Euros est versé à l’Education Nationale au titre de la Convention Quadripartite. Cet argent est-il bien employé puisque les objectifs affichés ne sont pas atteints. J’entends avec satisfaction qu’un bilan à mi-parcours va être fait, c’est urgent ! Il me parait souhaitable d’envisager une suspension du paiement, ou à minima de la conditionner à des résultats !

L’Education Nationale n’est peut-être pas le meilleur partenaire en matière de bilinguisme. Raison pour laquelle nous soutenons également la société civile, qui a travers notamment l’Association ABCM, pallie à certains manquements de l’EN. Mais ces associations rencontrent des difficultés et le soutien des pouvoirs publics est insuffisant. Certes l’aide est revalorisée à hauteur de 234 000€ pour les classes ABCM. Cependant l’école de Binderheim par exemple est  menacée car non soutenue par les collectivités qui n’ont pas apporté de garantie bancaire, nécessaire à l’achat d’un terrain.

De plus, comme vous le savez tous, le Rectorat souhaite mettre en place une expérimentation à 8h, une initiative unilatérale qui n’a été ni débattue ni validée par les assemblées alsaciennes. Il serait logique que nous ayons un débat sur ce sujet, et en l’état je ne voterai pas ce rapport.

Vote : Abstention

Rapport CG/2011/120 : Actions culturelles

Ce rapport propose d’attribuer des crédits consacrés au soutien à la pratique du dialecte alsacien et des parlers locaux à hauteur de 108’000€ (dont 70’000€ pour l’OLCA). SI j’approuve bien entendu ces aides, je souhaite également rappeler qu’à de nombreuses reprises, notre assemblée a pris des motions en faveur de la langue régionale. Petit rappel historique, en 1990 par exemple, les deux Conseils généraux alsaciens ont adopté à l’unanimité un texte intitulé « le bilinguisme, grande cause régionale ». Une grande cause régionale qui ne reçoit, en tout et pour tout, qu’un millième de notre budget !! C’est trop peu et ce n’est que de l’accompagnement thérapeutique en ce qui concerne le déclin de l’alsacien.  1,1 Million d’€, cela représente 5 kilomètres de piste cyclables…

Enfin charité bien ordonnée commence par soi-même. Une des rares avancées de ces dernières années a été la mise en place d’un accès à des cours d’alsacien/elsässerditsch pour les agents du Conseil Général intéressés. Notre collectivité avait ainsi décidé de s’auto-appliquer la charte européenne des langues minoritaires, charte que la France refuse toujours de ratifier.

Or ces cours n’ont pas repris à la rentrée en septembre. Apparemment la demande est là, ce n’est pas faute de participants. J’ai déjà posé la question mais je n’ai pas obtenu de réponse à ce jour. S’agit-il d’une volonté d’économie ? Si oui, ce sont des économies bien mal placées à mon avis.

Vote : Abstention

Quelle : Unser Land

Die rettbare Sprache

Posted on octobre 1st, 2011 by Unsri Heimet !

Denis Lieb, David Heckels Vorgänger im unterelsässischen General Rat (Zwazantzet),  über Elsässerdeutsch, seine heutige Situation und seine Zukunft.

Hinweis: Diese Video wurde nur auf Bretonnisch untertiteln, die einsprachigen Franzosen im Elsass sollen sich selbst anpassen um Elsässerdeutsch besser zu verstehen !

Leb wohl, Elsaß, mein geliebtes Land

Posted on août 26th, 2011 by Klapperstein

Ein Abschied

So muss ich nun denn von dir Abschied nehmen! Abschied von dir, meinem liebsten, meinem so heißumkämpften Elsaßland! Nicht etwa weil ich dich verlassen will, nicht weil ich den letzten Weg gehe, noch nicht gehe, sondern weil du gehst, mein Heimatland. Gewiss du gehst mit kleinen Schritten, man merkt es‚   langsam entfernst du dich von uns‚ von mir, von Tag zu Tag ein bißchen mehr. Mit diesen kurzen Schritten, denen man wohl anmerkt, wie ungern du eigentlich gehst. Manchmal mein ich sogar, es sind zögernde Schritte, als ob du darauf wartetest, daß man dich zurückruft. Aber es ruft dich niemand zurück, es wird dich niemand aufhalten. Am allerwenigsten die, die so tun, als wollten sie dich aufhalten.

So gehst du nun, in dein Schicksal ergeben, lösest dich auf in diesem fremden Land, das sich dir rücksichtslos aufgedrängt hat, das dich in dieser doch liebevoll sein wollenden Umarmung erstickt.

Wenn ich durch die alten, klangvollen Gassen gehe, durch die Gassen unserer Städte oder Dörfer, wenn ich durch den herrlichen Rebengarten unserer Vorvogesenhügel oder durch die dunklen Vogesenwälder streife, wenn ich durch das sonnige Ried spaziere, da hör ich immer oder fast immer nur diese fremden Laute, die nicht die Laute meiner Heimat sind, nicht die Laute meiner Muttersprache sind. Wohl verstehe ich sie, wohl sind sie mir vertraut, wohl hör ich sie nicht ungern, aber es sind nun einmal doch fremde Laute.

Wo ist meine Sprache geblieben?

Die Sprache meines Landes, die Sprache meines Elsaßlandes, die Sprache des Herzens, die Sprache meines Herzens. Sie ist noch nicht ganz verschwunden, aber sie haben es schon geschafft aus ihr die Sprache des “Nachbarn“ zu machen, bald wird sie im eigenen Land eine Fremdsprache sein!

Sie sprudelt noch manchmal über verwelkte Lippen, wie ein nie versiegender‚ erfrischender Quell. Wenn alte Leute beisammen sitzen, wenn sie den Abendsonnenschein genießen und von vergangenen Zeiten reden, die nie mehr kommen werden. Ja, dann tritt sie plötzlich hervor, wie von einem Zauberwort herbeigelockt. Ja, dann ist sie da, meine Sprache, als ob sie nie verschwunden wäre.

Das sind aber leider nur diese zögernden Schritte der abziehenden elsässischen Sprache, die Schritte, von denen man meint sie würden den Abzug aufhalten. Wenn dann die Nacht über dem Land liegt, wenn alles schweigt, ja, dann keimt die Hoffnung wieder auf. Aber am nächsten Morgen, wenn die Sonne aufzieht, dann hat mein Land wieder einige Schritte mehr in die falsche Richtung gemacht.

Jahrelang hab ich gehofft, es wird einmal einer aufstehen und dir in die Quere treten, dich zum Bleiben auffordern, was sag ich, dazu zwingen. Viele hätten es tun können! Die hatten wahrscheinlich Wichtigeres zu tun. Als ob nicht gerade dies das Wichtigste wär. Ich hab es auch versucht, bin verlacht worden.

« Wo denkst du hin? », hat man mir gesagt, “die Sprache des Elsasses ist gesund und munter wie am ersten Tag! »

Als ob sie wüssten, wie sie war am ersten Tag!

Mag sein, daß sie gesund und munter ist, meine Sprache, aber es spricht sie niemand mehr. Geschrieben wird sie noch, gelegentlich. Von einigen literarischen Spracharchäologen. Denn sie ist ein Altertum geworden, meine Sprache, leider steht sie sogar unter Denkmalsschutz. Und bald werden die Sprachhüter den letzten Bauern, die diese meine Sprache als ihr tägliches Brot betrachten, verbieten sie so zu reden, wie ihnen der Schnabel gewachsen ist, wie sie gesprochen werden soll.

Denn diese Sprachhüter haben dir nicht etwa gesagt: bleib doch hier, wo du hingehörst, bleib hier, du gehörst zu diesen Menschen am Rhein, zu den Menschen im Land! Nein, das haben sie nicht gesagt, sie haben gesagt: jetzt wollen wir mal festhalten, wie diese Sprache überhaupt geschrieben und geredet sein soll. Es muß doch endlich mal Ordnung geschaffen werden in diesem Wirrwarr der elsässischen Mundarten!

Das war dann der Gnadenstoß, von dem du dich wohl nicht erholen wirst, mein liebes, vertrautes Elsässerditsch.

So bin ich denn hoffnungslos geworden. Vielleicht auch, weil ich älter geworden bin.

Man spürt es eigentlich nicht, aber die Zeit nagt an einem, lautlos, pausenlos, geduldig und erbarmungslos, genau wie sie an der Sprache nagt. Als wär man nur ein Knochen, ein alter Knochen, den man den Hunden vorgeworfen hat, die einem den Garaus machen, wie es in Paris seit nahezu dreihundert Jahren vorgemerkt ist.

Aber ich gebe es zu, dein Platz ist nicht mehr hier, unter den Lebendigen.

Jetzt gehörst du nicht mehr ins Reich der Lebendigen, jetzt gehörst du bereits ins Reich der Toten, der toten Sprachen. Sie haben es geschafft, die welschen Gockel, dich aus deinem eigenen Land hinaus zu ekeln. Es wird wohl noch ein Weilchen dauern, bis du ganz verschwunden bist. Aber, so denken unsere edlen Archäologen, so schlimm ist das nicht. Man hat ja heute Kassetten und CDs, also kann dieses Kuriosum aus einer anderen Zeit, aus einer anderen Welt festgehalten werden. Für künftige Generationen, die sich lächelnd ironisch an diese weit zurückliegenden Zeiten erinnern werden.

Was haben sie mit unseren Dörfern gemacht, die sich wohl alle glichen in ihrer Heimeligkeit, aber doch alle verschieden waren? Sie haben sie mit Neusiedlungen umstellt, in denen alle Stile und Geschmacksverirrungen, die man sich nur vorstellen kann, vertreten sind. Sie haben sie mit diesen Siedlungen umstellt, wie man eine feste Stadt mit Truppen umstellt, bevor man sie zur Übergabe zwingt, wie sie es mit Straßburg und Mülhausen gemacht und somit diese endlich zur Strecke gebracht haben. Und die Dorfkinder mussten wohl oder übel mit den Siedlungskindern die fremde Sprache reden.

Es ist ja gut, wenn man verschiedene Sprachen beherrscht, je mehr desto besser. Aber doch, verdammt noch mal, nur unter der Bedingung, daß man dabei die eigene Sprache nicht vergißt, geschweige denn sie verleugnet!

Das haben sie bei dir geschafft. Deine Kinder haben dich verleugnet! Dagegen kann niemand mehr was tun. Gegen diese gottvergessene Schurkerei ist kein Kraut gewachsen. So leb denn wohl, mein lieb Elsaßland!

oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooGabriel Andres

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Rührend und überwältigend  ist dieser Text. Wie traurig, hoffnungslos  können Gedichte sein. Seine Schönheit soll uns daran errinern, dass Hochdeutsch als Schriftform unseres Elsässerdeutschen war und  bleiben muss. Denn wir haben weder auf den Franzosen noch auf den Preussen gewartet, um Hochdeutsch zu lesen und zu schreiben. Heute, im 21. Jahrhundert noch mehr als zuvor, darf das Elsasserditsch für sein Fortleben seine Bindung zum Standarddeutschen auf keinen Fall verlieren. Das Hochdeutsche ist heute nicht nur eine Schriftsprache, sondern auch die Sprache der Medien, insbesondere des Fernsehens.

So wunderschön und aussichtslos dieser Text sei, möchte Schönheit jedoch auch in Hoffnung, Großmut und Ausgeglichenheit erscheinen. Die Zukunft ist für Einen voller Überraschungen, sogar auch für den tapfersten und traurigsten Krieger.

Der Ruf, der das Elsässerdeutsch zurückruft, der will, daß das Elsasserditsch das Reich der Lebenden nicht verläßt. Dieser Ruf ist noch klangvoll, vielstimmig und wirklich; es liegt nur an uns Elsässern, und an uns allein, diesen Ruf immer lauter erklingen zu lassen.

Sprachverbot

Posted on août 21st, 2011 by Klapperstein

En fin 2008, le Pôle Emploi de Guebwiller, suite aux recommandations insistantes de la HALDE*, refuse de publier une annonce d’emploi dans laquelle l’employeur signale souhaiter la connaissance de l’alsacien. Cette énième gifle que porte la République Française au visage de l’Alsace est justifié par la sacré-sainte lutte contre les discriminations, fer de lance du droit de l’hommisme et de l’antiracisme triomphant, qui sont le nouveau catéchisme de la vieille République et de la nouvelle Europe. Ils sont la nouvelle idéologie française et européenne, successeur du poussiéreux jacobinisme de la IIIème République.

Après la première guerre mondiale, les Alsaciens étaient sommés de renoncer à leur langue parce qu’elle était celle de l’ennemi allemand, parce qu’ils se devaient d’abandonner sans conditions leur identité au nom des valeurs du « pays de la liberté », au nom de l’universalisme français, au nom de la France et de son roman national. Aujourd’hui on les force et on leur demande encore abandonner leur langue (oder wàs noch devun ewerig bliibt) au nom des valeurs d’un humanisme dévoyé, au nom d’un universalisme égalitaire devenu enfin mondial.

En Alsace rien n’a changé, les Alsaciens sont toujours coupables d’être eux-mêmes et de vouloir faire vivre leur langue et leur culture, hier stigmatisés comme ennemis du peuple et traitres à la « Grande Nation », aujourd’hui puisque toute forme d’attachement réel à sa nation, sa région ou à sa culture est rendu fortement suspect par l’idéologie prétendument  humaniste qui règne aujourd’hui en France et en Europe.

Et c’est toujours la même logique manichéenne qui est à l’œuvre de la part de la religion d’État du moment, qu’elle soit d’obédience nationaliste, chauvine et raciste comme hier ou internationaliste et antiraciste comme aujourd’hui, pour culpabiliser et combattre des aspirations et des comportements des plus légitimes, comme en l’occurrence parler sa propre langue dans son propre pays !

La (sainte) lutte citoyenne contre les « discriminations » est devenu une des armes rhétorique et judiciaire favorite des États occidentaux pour lutter contre les droits des citoyens et des peuples. Et c’est cette lutte qui est trop souvent illégitime, de par ses objectifs et ses modalités, et non les aspirations et les comportements qui en sont les cibles.

Demander ou souhaiter qu’un candidat à un emploi maîtrise l’Elsasserditsch consiste peut-être à « discriminer » selon le dictionnaire, pour reprendre le vocabulaire idéologique de rigueur, et pourtant cette « discrimination » est l’acte le plus légitime qui soit : Seine eigene Spache in seinem eigenen Land zu sprechen. Affirmer que le fait de « discriminer » serait en soit un délit et une faute morale (pour ne pas dire un péché) est une absurdité, puisque tout choix quel qu’il soit est une discrimination en bonne et du forme. La « lutte contre les discriminations » est donc le plus souvent une imposture rhétorique et une forme aigu de terrorisme intellectuel qui permet de stigmatiser tout et n’importe quoi de façon purement arbitraire. Accepter cette logique aberrante et ce nouvel ordre moral est une défaite à la fois du courage et de la raison.

Et les Alsaciens ont dans cette affaire malheureusement une nouvelle fois, sous le poids de ce nouvel ordre moral arrogant et grotesque, accepté de laisser bafouer leurs droits les plus élémentaires. Par Paris, mais aussi par Bruxelles **.

* La HALDE peut paraître être de premier abord une création typiquement française, dans la droite lignée de l’égalitarisme révolutionnaire. Une création des ayatollahs de la République Une et Indivisible. Pourtant la vieille république française, en créant la HALDE, n’a fait qu’appliquer, certes très certainement de bon cœur, la directive européenne 2000/43 du 29 Juin 2000, qui en application de l’article 13 du Traité d’Amsterdam, prescrivait « la transposition dans la législation de chaque État européen de la mise en œuvre du principe d’égalité de traitement entre les personnes ». Ce qui permet, en toute logique, à ce que les bons citoyens français ne soient pas honteusement discriminés en Alsace par ces maudits Alsaciens qui parlent dans leur propre pays une langue…euh…discriminante! C’est merveilleux, non ?
** Constater, pour nous autonomistes alsaciens, que Bruxelles surpasse Paris dans la surenchère égalitaire nous laisse froid dans le dos. Aujourd’hui la HALDE s’appelle Le Défenseur des droits (von d’ Hàsabockàrscha!). En attendant de s’intituler peut-être un jour Les Gardiens du Dogme Universel et de la Vérité. Orwell, relève-toi, ils sont devenus fous !

Pour accéder aux quelques-uns des rares échos de cette affaire, cliquez le lien de notre dossier Sprachverbot Interdiction de l’alsacien

Scheenschter Oberstàrn

Posted on juillet 4th, 2011 by Klapperstein

Scheenschter Oberstàrn

Scheenschter Oberstàrn
O Wie sih-n-ï so gàrn
Wenn î dî vowitem seh
Mecht î doch nur eis mit dir geh
Scheenschtî hîl nitt so sehr
Ich bi verliebt mitt dir
lll
Scheenschtes Reesele rot
Will dî liebe bis in d’r Tod
Will dî liebe üs Hàrzensgrund
Will dî liebe Tag un Stund
Scheenschtî…
lll
Scheenschtes Veyele dî Duft
Stigt in Chopf so starch zieht’r dur d’ Luft
‘S Maiegleckle d’r Zittelbascht
Hai vertribe vom Winter d’ Lascht
Scheenschtî…
lll
Liebschter dir gheert mî Hàrz
D’ Zitt isch do wo Leid un Schmàrz
Wie Aprile Schnee tien vergoh
D’ Frielig Sunne isch widder do
Liebschter ha dî so gàrn
Nimm mî in d’ Arm mi Aügestàrn.

Die CDs von Pierre Specker Band sind auf der Website Liederbrunne verfügbar.

Warum, warum, warum, warum… Sin ihr nit stolz uf des Richtum ?

Posted on juin 10th, 2011 by Klapperstein

Warum – Isabelle

Mir han schun manchi gsait : warum ?
O Maidel sej doch nit so dumm !
Warum singsch dü in dere Sproch ?
So redt m’r nit mit 19 Johr !

Warum, warum, warum…
Sin ihr nit stolz uf des Richtum ?
lllllll
Elsassisch, des isch mini Muedersproch,
An ihre henk ich ganz Hüt un Hoor,
Franzöesch un Englisch singe alli Lit,
Ohne ze wisse was es als beditt !
lllllll
Un ich hab sie dann g’fröjt : warum ?
Sin ihr nit stolz uf des Richtum ?
Des isch doch uns’re Dialekt,
mir müen ‘ne ehre mit Reschpekt !
llllllll
Sie saawe mini Sproch wär gar nit gfitzt,
Grad guet füer flueche un füer blöedi Witz,
Doch hôer mol richtig zue, wie schöen se klingt,
Wenn dini Mueder dir e Liedel singt.
lll
Warum, warum, warum…
Sin ihr nit stolz uf des Richtum ?
l
Wie meh awer dass m’r mich fröje duet,
Wie kräftiger un gröesser, miner Muet,
Mit dere Flamm wo in m’r brennt
Zind i Sternle an noch vor’m End,
Des Fier wo still glunzt in de Nacht
Un mit Schmerze uf…e Funke wart !

www.isabellegrussenmeyer.net
kkkk
Die CDs der Liedermacherin Isabelle Grussenmeyer sind auf der Website Liederbrunne verfügbar.
llll


Die fünf Pfeiler der Zweisprachigkeit

Posted on mai 24th, 2011 by Klapperstein

Le Bilinguisme : Un Atout Éducatif

Par François Weiss

Ah ! si les parents savaient et si les autorités éducatives et politiques voulaient … le bilinguisme précoce ou tardif aurait sa place dans tous les systèmes éducatifs à travers le vaste monde !  Pour s’en convaincre une fois de plus, il suffit de lire l’excellent ouvrage, bien référencé et bien documenté de madame Anémone Geiger-Jallet (1) qui établit  un état des lieux de l’enseignement bilingue dans différents pays et dans différents systèmes d’éducation.

J’aimerais, pour ma part, apporter une contribution à la réflexion et à l’avancement de l’enseignement bilingue pour en présenter les atouts en particulier  aux parents qui hésitent ou qui doutent de l’efficacité de cet enseignement.

J’aimerais leur présenter ce qui peut constituer, à mon avis,  « les cinq piliers » du bilinguisme, à savoir : la précocité, l’intensivité, la continuité, la valorisation et l’interculturalité.

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