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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Fusion: ce n’est jamais le moment !

Posted on avril 10th, 2011 by Unsri Heimet !

‘s isch noch nit d’Zit ! Pas encore de référendum sur la Fusion (ou encore Union, intercollectivité, on ne sait plus trop !) nous dit-on. Les Alsaciens, majoritairement favorable à la fusion région/départements, apprécieront la détermination et la rapidité de leur ô combien douée classe politique. Rappelons que l’idée de fusion, qui n’a rien de très révolutionnaire, a été suggérée par l’ancien sénateur Henry Goetschy dès 1985… 25 ans plus tard, l’eau de l’Ill ayant coulée sous les ponts, l’Alsace traine toujours des pieds sur ce dossier. Pathétiques élus alsaciens frappés de nanisme et d’escargotisme ! Enfin, on a les élus que l’on mérite…

Sans doute pas de référendum cette année

Philippe Richert, président du Conseil régional d’Alsace, Charles Buttner, président du conseil général du Haut-Rhin et Guy-Dominique Kennel, son homologue du Bas-Rhin s’étaient entendus, le 22 janvier 2011, pour expérimenter une intercollectivité, correspondant à l’union des 2 conseils généraux et du conseil régional.

Un communiqué commun détaillait la méthode de travail ainsi qu’un calendrier : dans un premier temps, après les cantonales, la création d’un groupe de travail avec les 3 collectivités et les 3 grandes villes d’Alsace, Strasbourg, Colmar et Mulhouse. Ce groupe de travail est en train de préparer un référendum consultatif qui doit d’abord être validé par le Conseil d’Etat et qui devait avoir lieu à l’automne 2011. Ce référendum n’aura sans doute pas lieu cette année, trop compliqué à organiser selon le président Richert, alors que se profilent les élections présidentielles. Il sera sûrement reporté après ces élections.

Le conseil régional débattra en séance plénière, le 7 mai prochain, sur le principe d’un conseil unique d’Alsace.

Source/Quelle: FR3

Ci-dessous, en photo, nos 3 Super-Fleischschnacka se serrant la pince. A gauche Charles B., à droite Philippe R. et au centre Guy-Dominique K. A déguster sans modération !


L’idéologie des droits de l’homme

Posted on février 28th, 2011 by Klapperstein

Les élections cantonales approchent à grand pas et pourtant personne ne les entend venir. Le débat politique et la démocratie sont en Alsace proche du niveau zéro. Rien d’étonnant à cela. Les cantonales sont certainement l’expression la plus aboutie de la grande tartuferie démocratique française. Le pays des droits de l’homme offre aux Alsaciens la liberté factice d’une élection alibi aux enjeux très limités, les conseillés cantonaux n’ayant qu’un pouvoir très limité.

Une élection confuse dont à peu près personne ne comprend même les maigres enjeux, une élection tronquée par un scrutin majoritaire qui rend quasiment impossible l’élection de candidats opposés au système UMPS en place, une élection qui ne permet pas aux électeurs alsaciens de faire entendre leur voix, une élection digne de l’époque du Second Empire et de Napoléon III dont elle provient certainement.

Alors si les lecteurs de ces quelques mots pensent pouvoir voter pour un candidat qui représente un tant soit peu l’Alsace ou leurs idées politiques, nous nous en réjouissons et les encourageons à user intelligemment du peu des droits civiques dont ils disposent.

Mais que les Alsaciens comprennent aussi qu’il est parfois plus pertinent de voter avec ses pieds en allant à la pêche que d’aller au bureau de vote pour y voter comme un pied. Par esprit civique nous recommandons évidement vivement aux personnes qui n’auraient pas compris cette dernière phrase de rester à distance respectueuse de tout bureau de vote dans les jours qui viennent.

Par contre, il est vivement recommandé à tous et à chacun de lire l’extrait de texte ci-dessous qui donne un éclairage aussi intéressant qu’érudit sur le fait qu’en Alsace la démocratie soit si malmenée par la patrie des droits de l’homme, tout comme elle est fragilisée et dévoyée dans le monde entier par l’idéologie du même nom.

hhhhhhhhhhhhhh

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Extrait de  Au-delà des droits de l’homme : politique, liberté, démocratie d’Alain de Benoist :

Dans l’opinion commune, la lutte en faveur des droits de l’homme est fréquemment présentée comme un aspect de la lutte en faveur de la démocratie. « La démocratisation complète de l’Europe, déclarait en 1990 Javier Perez de Cuellar, alors secrétaire général des Nations-Unies, sera une réaffirmation du caractère universel de la Déclaration des droits de l’homme ». La même opinion a été émise depuis par Francis Fukuyama, et par bien d’autres auteurs. Dans cette optique, démocratie et droits de l’homme sont censées progresser du même pas. Les deux expressions ne sauraient se contredire. Elles deviennent même presque synonymes.

Cette opinion n’en a pas moins été maintes fois contestée. S’interrogeant sur la relation entre la démocratie et les droits de l’homme, Julien Freund disait qu’elle« n’est pas évidente ». Leur mise en équivalence, écrit Jean-François Kervégan, est pour le moins « problématique ». Myriam Revault d’Allonnes ajoute qu’elle « ne va pas de soi ». Il y a à cela plusieurs raisons.

Une première raison est que la démocratie est une doctrine politique, les droits de l’homme une doctrine juridique et morale, et que ces deux types de doctrine ne s’accordent pas spontanément. En tant que régime politique, la démocratie tend tout naturellement à restreindre ce qui n’est pas démocratique et, plus largement, ce qui n’est pas politique. La théorie des droits, au contraire, tend à restreindre les prérogatives du politique. Mais surtout, ainsi qu’on l’a vu à propos des droits de l’homme et des droits du citoyen, l’une et l’autre n’ont pas le même sujet. L’idéologie des droits de l’homme ne veut connaître que des individus abstraits, la démocratie ne connaît que des citoyens. Or, même s’ils font usage de la même rhétorique juridique, les droits du citoyen (égalité devant la loi, liberté de pétition, droit égal de suffrage et de vote, accès égal aux emplois publics dans la mesure des capacités, etc.) sont fondamentalement différents des droits de l’homme. Ils ne sont pas des attributs de l’homme en tant qu’homme, mais des capacités liées, non seulement à un régime politique particulier (la démocratie), mais aussi, et surtout, à une appartenance spécifique (une communauté politique donnée). La théorie des droits de l’homme donne indistinctement le droit de vote à tous les hommes en tant qu’ils sont des hommes (« un homme, une voix »). La démocratie donne le droit de vote à tous les citoyens, mais le refuse aux non-citoyens. « Les droits démocratiques du citoyen, écrit Carl Schmitt, ne présupposent pas l’individu humain libre dans l’état extra-étatique de “liberté”, mais le citoyen vivant dans l’Etat […] Ils ont de ce fait un caractère essentiellement politique ».

Un régime démocratique tient d’autre part sa légitimité du consentement du peuple, celui-ci étant généralement exprimé par le vote. En dernière analyse, la démocratie est le régime qui consacre la souveraineté du peuple. A l’inverse, le discours des droits de l’homme se donne d’emblée comme certitude morale, comme vérité universelle, censée s’imposer partout du seul fait de son universalité. Sa valeur ne dépend donc pas d’une ratification démocratique. Mieux encore, il peut s’y opposer.

« La problématique des droits de l’homme, observe Revault d’Allonnes, relève d’une fondation individuelle — la problématique des droits naturels de l’individu —qui entre inévitablement en tension avec les requisits de la souveraineté ». Cette tension peut revêtir deux aspects. D’une part, dans la mesure où le droit international inspiré de la théorie des droits de l’homme — le droit d’ingérence — implique une limitation de la souveraineté des Etats et des peuples, il implique par là même, au sein de tout Etat démocratique, une limitation de la souveraineté populaire. D’autre part, les conditions dans lesquelles a été énoncée la théorie des droits de l’homme font que le suffrage lui-même ne peut plus être reconnu comme souverain que pour autant qu’il ne contredit pas aux postulats de cette théorie. Dans la perspective des droits de l’homme, explique Guy Haarscher, « le principe démocratique ne peut valoir que dans de strictes limites, qui sont précisément celles de la philosophie des droits de l’homme : à supposer qu’un seul individu défende ces derniers contre une opinion majoritaire décidée à les violer, c’est ce solitaire qui, du point de vue de la philosophie contractualiste, [aura] adopté la seule attitude légitime ».

Les votes démocratiques n’allant pas dans le sens des droits de l’homme sont donc immédiatement rejetés comme « irrationnels » et illégitimes. La même idéologie s’oppose à ce que le peuple soit consulté, par exemple par voie de référendum, sur des sujets considérés comme trop « sensibles ». Une certaine dénonciation du « populisme » entre de toute évidence dans ce cadre : quand on aborde la question des « droits de l’homme », le peuple est suspecté de trop souvent penser mal.

« La reconnaissance et la proclamation des droits de l’homme, écrit encore Jean-François Kervégan, impliquent que des limites infranchissables soient posées à la souveraineté, qu’elle soit monarchique ou populaire ». Or, toute limitation de la souveraineté populaire représente une attaque contre le fondement même de la démocratie. Elle équivaut à une obligation faite aux citoyens de renoncer à n’être gouvernés que par les dirigeants qu’ils ont élus. Elle implique que l’autorité ultime à laquelle les citoyens doivent obéissance n’est plus celle de ces dirigeants élus, mais celle d’instances ou de juridictions internationales dont les membres, parlant en quelque sorte au nom d’une vérité révélée, n’ont pas la moindre légitimité démocratique. La souveraineté populaire étant placée sous conditions, c’est un clair retour à l’hétéronomie politique et sociale.

Significatif est le fait qu’aujourd’hui, on reproche beaucoup moins auxgouvernements autoritaires de manquer aux règles de la démocratie que de ne pas« respecter les droits de l’homme ». Pour pallier à l’instabilité politique qui entrave l’expansion planétaire des marchés, la Commission Trilatérale, mise en place en1973 et dont les deux principaux théoriciens étaient Samuel Huntington et Zbigniew Brzezinski, avait déjà exprimé le souhait de restreindre le champ des pratiques démocratiques dans les pays du Tiers-monde. « Pour répondre à ces deux exigences — démocratie restreinte et survie du capitalisme —, écrit Edmond Jouve, un ingrédient a été trouvé : l’idéologie des droits de l’homme ».

La redéfinition de la démocratie comme le « régime qui respecte les droits de l’homme », c’est-à-dire finalement sa réduction à la démocratie libérale, est donc intellectuellement insoutenable, mais elle est politiquement très rentable, puisqu’elle permet de récuser comme contradictoire toute décision démocratique allant à l’encontre de l’idéologie des droits de l’homme. Jean-Fabien Spitz constate cependant qu’une telle démarche est elle-même contradictoire, car « dire que les droits des individus dépendent de la raison et de la nature, mais prétendre les soustraire à la discussion par l’ensemble des êtres doués de raison, c’est détruire leur fondement rationnel ».

Au-delà des droits de l’homme : politique, liberté, démocratie

Vers la catastrophe économique et linguistique ?

Posted on février 19th, 2011 by Unsri Heimet !

Convention linguistique au rabais non respectée, promesses  politiciennes non tenues, baisse du nombre d’ouvertures de classes bilingues. Une fois de plus LA question se pose: au vu des résultats catastrophiques de la politique linguistique en Alsace, devons-nous, Alsaciens, remettre notre destin aux mains de l’Etat français, l’Education Nationale et de ses valets locaux ? Non, bien évidement ! Il ne faut rien attendre de Paris. C’est à NOUS de prendre les problèmes à bras le corps. Notre avenir et la sauvegarde de notre héritage historique, culturel et linguistique ne passera que par le réveil de notre conscience alsacienne. La médiocrité (la vacuité même) politique actuelle en Alsace nous suggère que ce réveil est tout à fait possible… Elsasser,  stehn uf !

1.- Des engagements non tenus.

Les engagements (écrits) du candidat Nicolas Sarkozy en 2007 de mettre dans une loi toutes les 39 dispositions que la France avait acceptées lors de sa signature de la Charte Européenne des langues régionales ou minoritaires n’ont pas été tenus. Un article de principe a été introduit dans la Constitution, mais ces engagements présidentiels n’ont pas été suivis d’effets.
Une majorité d’Alsaciens ont fait confiance au Président Nicolas Sarkozy. En tout cas, c’est une immense déception…
Nous lançons un appel au nouveau ministre alsacien chargé des collectivités territoriales afin qu’il mette en œuvre les engagements du Président Nicolas Sarkozy : en effet l’article 75-1 de la Constitution est dans la partie concernant ces collectivités et personne en Alsace ne comprendrait que Philippe Richert à la fois Président Régional et Ministre des collectivités ne prenne pas en charge à bras le corps et ne mène pas à bon port ce dossier si important de la langue régionale. C’est aux actes que nos dirigeants seront jugés, non aux paroles !

2.- La Convention 2007-2013. Bilan désolant à mi-chemin.

La convention 2007-2013 portant sur les langues vivantes prenant appui sur l’apprentissage de la langue régionale (dans ses deux dimensions) a prévu le doublement des effectifs bilingues dans chaque département en priorité dans le 1er degré.
Ceci aurait supposé depuis 2007, chaque année, l’accueil d’environ 2500 enfants de plus, soit la création d’une centaine de classes de 25 élèves environ. C’est-à-dire 50 classes bilingues par an et par département. Or le rythme d’ouverture annuel des deux dernières années n’est que de 37 classes par département.
En deux mots, cette convention déjà jugée « au rabais » et très minimaliste par une grande partie des responsables politiques, des parents, et les associations n’est réalisée au mieux qu’aux 2/3. Nous constatons de plus en plus que le rythme va encore baisser sans que nos grands élus ne veuillent protester : croient-ils que seules des déclarations suffiront alors que 25 % de nos jeunes sont au chômage contre 2 % dans les pays voisins !
Il est facile de constater une baisse de régime des créations dans le Bas-Rhin qui passe de 8 sites ouverts en 2009 à 3 en 2010 et une dans le Haut-Rhin qui passe de 12 sites ouverts en 2009 à 10 en 2010. Qu’en sera t-il en 2011 et 2012 ?
Si l’Alsace disposait du même rythme de développement que le Pays Basque (Pyrénées Atlantiques) ou la Corse, la situation se présenterait de manière bien plus positive : la Corse est à 40% des élèves bilingues au primaire et le Pays Basque à plus de 50%. Ce rythme de croisière insuffisant dans notre Région amène des questionnements sur la volonté de nos élus face à l’administration scolaire de favoriser un retour au bilinguisme en Alsace : peut-être que pour nos élus la langue régionale n’est toujours pas une véritable priorité ?
Il est difficile d’admettre que l’on trouve assez d’enseignants de Corse, alors que l’on avance depuis plus de 35 ans le manque d’enseignants maîtrisant l’allemand en Alsace. Le quotient de 40% d’enseignants bilingues/an prévu en Corse est strictement respecté dans cette région y compris pour 2011.

La convention alsacienne, bien moins ambitieuse, n’est pas respectée pour 2011 :

- L’absence de CAPES-bivalents en Alsace représente un véritable goulot d’étranglement pour l’enseignement bilingue au secondaire. Les autres régions en disposent !
- Le concours de recrutement spécial de professeurs des écoles (voie langue régionale), à 70% en français, ferme la porte à la plupart des candidats germanophones natifs. Le sommet a été atteint en 2010, 15 postes sur 50 n’ont pas été attribués et ont été transférés sur le concours monolingue. L’Alsace est la Région où ce glissement a été le plus important ces dernières années. Il semble que l’allemand parlé par 100 millions d’Européens soit devenu une langue rare !

La Convention 2007-2013 fortement minimaliste n’est pas respectée. En contrepartie de 3 millions € payés par la Région et les deux Départements, l’Etat s’était engagé à recruter annuellement au moins 50 postes, il n’en a prévu que 25 pour 2011.
Au lieu de protester, nos élus justifient la pénurie !
Depuis 1982, l’Académie de Strasbourg se présente abusivement comme une « académie-pilote » pour l’enseignement de l’allemand.
C’est en Alsace que l’administration tient le moins ses engagements, pourtant c’est ici qu’on a le plus besoin de l’enseignement bilingue français/langue régionale. Les demandes des associations restent sans réponse véritable. Nous pensons que la disparition des dialectes et de l’allemand depuis 65 ans est totalement voulue.
Nous pensons que la politique archaïque issue de l’idéologie totalitaire et centralisatrice n’est pas encore abandonnée dans les rouages de l’état. C’est ce qui contribue au  » mal être  » des régions de France et à leur appauvrissement culturel et économique.

Signé par les 3 Présidents des Associations le jeudi 9 décembre 2010 :

François Schaffner, Culture et Bilinguisme
Gérard Cronenberger, président de l’Aéplal
Henri Scherb, Heimetsproch un Tràdition

Quelle :  Unser Land

Manifestation Turckheim 2011

Posted on janvier 11th, 2011 by Unsri Heimet !

L’association Unsri Heimet appelle tout ses membres et sympathisants à manifester ce samedi 15 janvier 2011 à Turckheim (près de Colmar) devant l’obélisque érigé à la gloire du criminel de guerre français Turenne qui mis, voilà presque 4 siècles, l’Alsace à feu et à sang , massacra les Turckheimois et est présenté de nos jours comme un libérateur « pleuré des soldats et des peuples ». Samedi, disons tous non, nein, naï à ce mensonge historique !  Jetzt langt’s ! Elsässer, ce samedi 15 janvier à 16h30, venez nombreux… avec votre Rot un Wiss !

Comme en 2009 et 2010, Jeune Alsace organisera une manifestation à Turckheim, devant l’obélisque dédiée au criminel de guerre Turenne, qui décima la population de la ville en 1675. Au-delà de l’événement historique, ce monument caractérise particulièrement le syndrome et le complexe alsacien, où les fossoyeurs sont mis à l’honneur, tandis que la mémoire et l’identité alsacienne sont galvaudées et en cours d’extinction.

Cette année, nous traverserons la ville aux flambeaux dans la nuit tombante. Rendez-vous à 16h30 à la place de la République.

Source: Jeune Alsace

Bilinguisme: Une petite Victoire…

Posted on janvier 4th, 2011 by Unsri Heimet !

Alors que la langue allemande en Alsace -sa forme orale Elsasserditsch et sa forme écrite Hochdeutsch- est en constante régression dans le paysage actuel, que les IUFM peinent à former des enseignants bilingues locaux (notés sur des critères français, voir article ci-dessous), voilà que le recrutement de professeurs « étrangers » germanophones (1) au sein de l’Education Nationale semblait impossible, faute de reconnaissance de l’équivalence de leursdiplômes et d’obtention du fameux concours. Mais n’y voyons surtout pas là une ènième basse manœuvre pour ralentir le développement de l’enseignement en Alsace. Non, non, non ! Ce n’était qu’un oubli, une simple maladresse ! Paris ne s’était pas mis en conformité avec une directive européenne datant  d’il y a… 20 ans ! Ce verrou administratif à sauté dernièrement. Une petite victoire de la raison et du pragmatisme. L’absurde chape idéologique jacobine, elle, se fissure tout les jours un peu plus et la prise de conscience ainsi que la volonté d’action se font de plus en plus grandes. Pour notre plus grand bonheur et celle des associations qui œuvrent depuis le début pour la préservation de notre langue (2). Und niemals vergessen… wo e Wille isch, isch e Waj !

Le tribunal reconnaît les diplômes allemands

C’est une première : le tribunal administratif de Strasbourg reconnaît la validité des diplômes de deux enseignantes employées par les écoles bilingues associatives ABCM, passés en Allemagne pour l’une, en Autriche pour l’autre.

Mme R., une enseignante d’origine allemande, avait passé tous ses diplômes dans son pays. Elle avait assuré l’enseignement en langue allemande dans les classes bilingues alsaciennes pendant 14 ans, d’abord dans des écoles publiques du Haut-Rhin, puis dans des classes associatives ABCM. Elle était payée comme agent non titulaire. Alors, en 2007, elle a demandé au recteur d’être intégrée comme « maître contractuel de l’enseignement privé pour exercer les fonctions de professeur des écoles ». Le recteur a refusé.

Même démarche de sa collègue Mme S., qui avait passé ses diplômes en Autriche et enseignait l’allemand depuis sept ans dans une école ABCM. Même refus du recteur « au motif que cette intégration est subordonnée à la réussite d’un concours de recrutement ».

Ces deux professeures ont alors saisi le tribunal administratif de Strasbourg, lui demandant d’annuler la décision du recteur. Elles ont obtenu gain de cause. Un jugement du 14 décembre « annule la décision du recteur, enjoint le recteur de réexaminer la demande de ces deux enseignantes dans un délai de trois mois » et condamne l’État à verser 1000 € à chacune.

« Modifier le mode de recrutement »

Le tribunal s’appuie sur la directive européenne qui prévoit la liberté de circulation des travailleurs et la reconnaissance des diplômes universitaires des pays de l’Union européenne.

« Cette décision obligera le rectorat à restatuer pour ces deux enseignantes, si l’État ne fait pas appel. Elle obligera surtout l’État à modifier le mode de recrutement des enseignants bilingues », explique M e Pierre-Étienne Rosenstiehl, qui a plaidé ce dossier.

Pour l’instant, l’Éducation nationale oblige tous les candidats à l’enseignement bilingue en Alsace, quelle que soit leur formation, à passer un concours dont 80 % des épreuves sont en français et 20 % en allemand. Ce qui représente un obstacle important pour des enseignants de langue allemande.

Pourtant, l’Alsace manque d’enseignants qualifiés pour enseigner en langue allemande alors que les régions limitrophes représentent un vivier important de professeurs. « Après vingt ans d’enseignement bilingue en Alsace, on ne compte que 12 % d’élèves dans cette filière alors que la Corse a réussi, en dix ans, à trouver des maîtres assurant l’enseignement en langue régionale suivi par 40 % des élèves », souligne un défenseur de l’enseignement bilingue qui espère que cette décision ouvre de nouvelles perspectives pour toutes les disciplines. La construction européenne passerait aussi, par exemple, par la titularisation d’un professeur espagnol enseignant sa langue dans un lycée français.

E.S.

Source: L’Alsace

(1) En quoi donc un enseignant allemand, autrichien ou suisse alémanique serait plus étranger que l’enseignant de l’Intérieur parachuté en Alsace qui n’a aucune notion d’allemand  ?

(2) Si nous nous réjouissons de la venue d’enseignants germanophones en Alsace, ces derniers enseigneront le plus souvent en Hochdeutsch., ce qui va de soi. Cependant il ne faut pas négliger la pratique simultanée du « dialecte », l’Elsasserditsch et du Hochdeutsch, principalement en maternelle et au primaire comme cela se pratique dans les écoles ABCM mais malheureusement plus bien rarement dans les sections bilingues de l’EN

Le tribunal reconnaît les diplômes allemand

Odilia, Schutzpatronin des Elsass

Posted on décembre 13th, 2010 by Unsri Heimet !

Odilia, Tochter Attichs’ (Athalrich, Ethilro) Herzogs im Elsaß und dessen Gattin Bereswinde, Tante des Bischofs zu Autun Leodegarius, wurde blind geboren, der rauhe rücksichtslose Vater hatte einen erstgeborenen Sohn und Erben erwartet. Im wilden Zorn verstieß er die Tochter, denn er meinte sich entehrt. Odilia wurde zuerst einer Amme anvertraut, sodann ward sie in das Kloster Palma (Beaume-les-Dames bei Besançon) zur Erziehung gethan. Hier erlangte sie ihr Gesicht wieder und gewann den Sinn für klösterliches Leben. Odilia wuchs heran, da wurde sie von einem ihrer Brüder, Hugo, ohne des Vaters Wissen, bewogen zurückzukehren in das väterliche Haus. Von der Höhe des Berges (Hohenburg), wo Mich zu Zeiten seinen Aufenthalt hatte, sah der Herzog eine Menschengruppe den Berg herankommen. Auf die an den Sohn gerichtete Frage, wer die Nahenden seien, gestand Hugo, daß es die Schwester sei, die nach so langer Verbannung in das väterliche Haus zurückkehre und zwar durch seine Mitwirkung. Da entbrannte Herzog Attich in grimmigem Zorn über das was er Hugos Ungehorsam nannte und der wilde Mann schlug den Sohn so, daß er kurze Zeit darauf starb.

Durch diesen furchtbaren Ausbruch aber ward Herzog Attichs stolzer Sinn gebrochen, sein hartes Herz ward plötzlich erweicht, Reue und Schmerz über den verübten Frevel öffneten von jetzt an sein Vaterherz sanfteren Gefühlen. Von jetzt an nahm Attich seine Tochter Odilia mit Wohlwollen auf und ihren klösterlich frommen Sinn anerkennend, willigte er nicht blos ein, daß sie sich nicht verheirathe, sondern er räumte ihr auch den obern Theil des Berges, wo sein Schloß Hohenburg gelegen und der von Riesenmauern aus uralter keltischer Vorzeit umgeben ist, willig ein, um daselbst eine Andachtsstätte, ein Kloster zu errichten. Dieses geschah (nach Grandidier) um das Jahr 680.

Allen Glanz des väterlichen Fürstenhofes, alle Vortheile und Genüsse, die ihr vornehmer Stand gewähren konnten, verschmähend, brachte Odilia ihr Leben in dieser Wald- und Bergeinöde zu, fern von dem Getümmel der Welt, denn Kriege waren damals noch die Hauptbeschäftigung der halbwilden Bewohner unseres Landes. Sie sammelte um sich her eine Anzahl, es waren 130, gleichgesinnter Frauen aus adeligen Familien, welche dem Beispiel der Fürstentochter folgend und nach der Weise der Zeit ein gottgeweihtes Leben führen wollten. Odilia ward die erste Aebtissin dieser einsamen Klostergemeinde. Herzog Attich hatte durch Abtretung eines bedeutenden Theils seines reichen Besitztums für den Unterhalt dieses Klosters gesorgt.

Odilia beschäftigte sich indessen nicht blos mit klösterlichen Betrachtungen, sondern die unermüdete Frau wurde durch ihre Wohlthätigkeit ein Segen für die ganze Umgegend; bald waren es Kranke oder Arme in den nahgelegenen Dorfschaften, bald fremde Pilger, die ihre helfende Liebe in Anspruch nahmen. Der Ruf ihrer Wohlthätigkeit verbreitete sich bald weit umher. Da die mühsame Ersteigung des hohen Klosterberges ein nicht geringes Hinderniß für die Hülfesuchenden war, so ließ Odilia, um das Jahr 700, am Fuß des Berges in einem freundlichen Wiesenthale, zuerst ein Hospital mit einer kleinen Kirche, dann ein Kloster erbauen, das seiner Lage wegen, in Beziehung auf Hohenburg, den Namen Niedermünster erhielt. Odilia besuchte täglich bis in ihr hohes Alter diese neue Anstalt und übergab ihr genau die Hälfte der zu Hohenburg gehörigen Güter, um jeden Anlaß zur Eifersucht zwischen beiden Klöstern zu vermeiden.

Während 40 Jahren wirkte Odilia auf Hohenburg in Glauben und unermüdeter Liebe. Der 13. December 720 wird als ihr Todestag angegeben.

Aus dem evangelischen Kalender

Saint Nicolas marchandisé ?

Posted on décembre 4th, 2010 by Unsri Heimet !

En ces temps de marchandisation totale dans lesquels la tradition séculaire est vidée de tout son substance spirituelle, comment s’étonner de l’initiative de deux villes lorraines romanes qui ont déposé l’année dernière la marque « Saint Nicolas » ? Alors mesure publique réellement protectrice ou bien tentative de monopolisation ? Avouons que tout ceci demeure très flou et nous ne pouvons tirer de conclusions hâtives. Qu’on se le dise et qu’importe la décision des tribunaux français, nos Santi Klaus, Hans Trapp et Christkindel ne sont pas à vendre, ni ici, ni ailleurs ! Niemols !

Nancy et St-Nicolas de Port en Lorraine ont déposé la marque St-Nicolas à l’INPI, Institut national de la propriété industrielle. L’Association départementale du tourisme du Haut-Rhin (ADT68)  va déposer un recours.
Une marque déposée suppose que Nancy et St-Nicolas de Port pourraient empêcher l’utilisation du nom « Saint-Nicolas » à des fins commerciales. Mais « Saint-Nicolas » n’est pas l’unique nom déposé auprès de l’INPI, il y a également eu dépôt pour les marques « La fête de Saint Nicolas », « Les fêtes de Saint Nicolas », « Le marché de Saint Nicolas », et ce pour douze classes de produits, couvrant ainsi quasiment toutes les utilisations possibles de la marque.
Si les collectivités ont déposé cette marque, elles ont laissé libre le nom de domaine pour Internet. Pour information, seules les mairies peuvent réserver ce type de nom de domaine. Il se poserait alors un problème juridique épineux si un dépôt était effectué par une collectivité car Saint-Nicolas est un nom de commune utilisé un peu partout dans l’Hexagone : dans le Nord-Pas-de-Calais, la Somme, en Vendée etc.
L’Association départementale du tourisme du Haut-Rhin réagit un an après ces dépôts. En effet, les marques ont été déposées en juillet 2009.

Source: e-alsace.net

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