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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim !

Du piège de la signalétique dialectale

Posted on août 9th, 2010 par Unsri Heimet !

L’Alsace du 7 août 2010 nous rapporte l’initiative louable engagée par la commune de Kaysersberg. En effet, cette dernière sous la houlette de son maire vert Henry Stoll (1), a réalisé la pose de panneaux d’entrée et sortie d’agglomération uff elsasserditsch. Désormais, personne ne pourra plus ignorer qu’en rentrant dans Kaysersberg, il rentre aussi dans Kaisersbari, ce qui ne manquera pas d’amuser certains touristes (2) et interpeller bon nombre d’Alsaciens sur le sort de notre langue. L’Elsasserditsch s’affiche ou semble s’affirmer petit à petit. Zwar ein bisschen zu spät. Awer besser als nix. Or, si le dialecte s’affiche ici à là, il serait dommage de recourir systématiquement à une signalétique français/alsacien en ignorant soit volontairement ou soit par ignorance la toponymie en allemand écrit (Hochdeutsch). Il convient au passage de rappeler la phrase suivante:

« il n’existe en effet qu’une seule définition scientifiquement correcte de la langue régionale en Alsace, ce sont les dialectes alsaciens dont l’expression écrite est l’allemand ».

Cette définition, émise par l’ancien recteur Pierre Deyon est admise par les linguistes et l’OLCA. Alors pourquoi les élus et association se limitent-ils toujours à l’usage unique du dialecte sur les panneaux ?

Si Kaysersberg est plutôt bien lotie à ce niveau-Kaysersberg ayant conservé sa forme originelle allemande et n’a pas été francisé en Mont-Libre ou Montagne de l’Empereur- nous n’avons aucune objection à ce que la commune puisse se permettre le luxe d’afficher une signalétique en français/allemand/alsacien. Or, il n’en va pas de même pour d’autres communes. Un  premier exemple concret(3), Obernai.  Le nom Obernai est une francisation calqué sur la forme dialectale Owernahn. Or la toponymie historique et  la seule qui donne un sens à la localité est l’allemand Oberehnheim (lieu situé en amont de la rivère Ehn par opp. à Niederehnheim/Niedernai situé en aval). En poussant le vice un peu plus loin, on se demandera pourquoi Schiltigheim ne s’appellerait-elle pas officiellement Chiligue ! Evoquons aussi Mulhouse, qui à l’instar de Kaysersberg avoir apposé un panneau « bilingue ». Mais dans ce cas, il semble que l’association plaques bilingues en charge du projet semble avoir retenu Milhüsa (sous Mulhouse, en petit et en cursif wenn’s belebt). A la trappe donc Mülhausen (i. Elsass) (lit. maisons du moulin cf. légende fondatrice de la ville). Quant à Strasbourg, la très européenne, aussi scandaleux que cela puisse paraître, elle fait aucunement mention du nom historique Strassburg à ses entrées-sorties. Ces exemples illustrent parfaitement le rapport complexe qu’entretiennent les Alsaciens vis-à-vis du Hochdeutsch et cela est fort dommageable pour l’avenir de notre langue séculaire.

Fort dommageable car si nous voulons que la langue alsacienne ait un avenir, autant faut-il comprendre que séparer l’Elsässerditsch de l’allemand standard est un travers mortel dans lequel nous sommes  trop souvent tombés. Ce qu’il faut, c’est impérativement mettre en œuvre  une visibilité générale du Hochdeutsch dans le domaine public; cette visibilité passe, en premier lieu, par la réhabilitation des toponymes historiques en allemand de nos villes et de nos villages. Si cette étape au combien psychologique pour les Alsaciens ne peut être franchie alors il est à craindre que le bilinguisme tant souhaité ne sera jamais effectif. Schluss! Amen! Elsass pourra dire adieu à son destin historique, celui d’un pont entre deux grandes sphères culturelles et linguistiques. Quel gâchis, faute de volonté politique (4). Ne dit-on pas, wo ein Wille ist, ist auch ein Weg ? Ce Weg qu’il reste encore à tracer, ce Weg qu’il ne nous restera plus qu’à suivre…

(1)L’Alsace s’empresse de préciser dans son article qu’ Henry Stoll est « tout sauf un autonomiste » ! Nous voilà rassuré. Mais saluons l’initiative sachant que la DDE à refusé la pose du panneau en elsasserditsch. Elle semble pourtant être plus encline à le faire en Corse, au Pays basque, en Bretagne. Sind wir zu blöd? (2)Paradoxalement lorsque vous pénétrez dans Zurich, aucun panneau ne vous informe qu’ici c’est Züüüüri. Idem pour Munich, qui se dit localement Minga. Il est vrai que le Boiarisch et le Züridütsch ne suivent pas le même déclin que le « dialecte alsacien » et n’ont pas besoin de s’afficher sur les panneaux signalétiques…       (3)Des exemples de déformation de toponymes ne manquent pas en Alsace. Dannemarie/Dammerkirch, Sainte-Marie-aux-Mines/Markirch, Cernay/Sennheim, La Petite-Pierre/Lützelstein, Mulhouse/Mülhausen, Wasselonne/Wasselnheim, Séléstat/Schlettstadt etc (4). Selon H. Stoll «Au conseil général on parle tout le temps d’identité régionale, mais on ne fait pas grand-chose pour»… tout est dit.

Fête Nationale ? Nit fer uns !

Posted on juillet 14th, 2010 par Unsri Heimet !

14. Juli, Trauertag im Elsass

14 juillet, jour de deuil en Alsace

Die Grundlagen der französischen Revolution: Unrecht, Hass und Zwangsassimilation
Les Fondements de la Révolution Française: Injustice, haine et assimilation forcée

« La réaction parle allemand, l’obscurantisme parle bas-breton, l’ignorance parle provençal. »
Die Reaktion spricht Deutsch, der Obskurantismus spricht Niederbretonisch, die Ignoranz spricht Provenzalisch.
Abbé Sièyes (1791)

« Le fédéralisme et la superstition parlent bas-breton; l’émigration et la haine de la République parlent allemand; la contre-révolution parle italien et le fanatisme parle basque. Chez un peuple libre, la langue doit être une et la même pour tous. » (Der Föderalismus und der Aberglaube sprechen Niederbretonisch, die Emigration und der Hass auf die Republik sprechen Deutsch, die Konterrevolution spricht Italienisch und der Fanatismus spricht Baskisch. In einem freien Volk muss die Sprache für alle ein und dieselbe sein.)
Bertrand de Barère de Vieuzac (1794)

14. Juli, NAI märzi, Dolle sìn mìr kenni ! Mìr fiire nìt d’mìt !

Neu ! Tshirt WALDMEISTER

Posted on juin 26th, 2010 par Unsri Heimet !

Etwas neues bei Elsasswear ! Du nouveau chez Elsasswear ! Den Naturfreunden und Förstern gewidmet, dieses neue Tshirt beruft sich an eine bekannte Wildblume unserem Ländel. Dédié aux amoureux de la nature et aux forestiers, ce nouveau tshirt rappelle une plante médicinale bien connue de notre région. Es ist in zwei Farben, Schwarz und Grün, verfügbar. Disponible en deux couleurs, noir et vert.



Blick auf den Hirsch des hlg. Hubertus, den Tannenwald und den grossen Bär
Detail sur le cerf de Saint Hubert, la forêt de sapins et la grande ourse

Bestellung nur auf/Commande exclusivement sur


No Limits Area – D’Schlàbbe Ritter

Posted on juin 20th, 2010 par Klapperstein

Die elsässische Kultur ist zwar übel zugerichtet, aber vielleicht nicht mehr lange. Denn es liegt nur an uns Elsässer, um die Sache zu ändern. Da machen wir ein bißchen Werbung für die Countryband, d’ Schlàbba Ritter. Und noch ein kleines schönes Musikstück : Jeder Wäij, bringt mich Heim. Sozusagen Sweet home Alabama in der Originalfassung ! Viel Spaß beim Hören.

Grenzelos, l’album des Schlabbe Ritter

Sans frontière, le nom de l’album des Schlàbbe Ritter va peut-être surprendre, mais finalement lorsque l’on sait ce que l’on est, ce qu’être Alsacien veut dire, on peut alors se moquer des frontières et être à sa façon « grenzeloos ».

Pour l’Alsace, cela prend aussi une autre signification, car on peut ainsi se sentir alsacien et rhénan, des sources du Rhin, en passant par ses chutes, jusqu’à son delta aux Pays Bas.

Mais le plus important, c’est ici le résultat. L’album du groupe se finit par « Schaffe find ich zue schwer », reprise alsacienne de « travailler, c’est trop dur ». Clin d’œil local sans doute tant on perçoit tout au long du CD un travail d’arrangements qui a du nécessiter des heures de labeurs et peut-être aussi de longues soirées à refaire l’Alsace autour d’une guitare et d’un stam.

D’Schlábbe-Ritter, mémorisez ce nom ! Vous avez là un nouveau groupe dont le talent et les messages plairont aux Alsaciens.

Issus de la Hundsnation, à savoir Schillike-Bische-Hehne qui avait déjà porté les Scheligemer, ils assument une musique faite de ballades, complaintes et rocks piochés dans l’Ouest américain pour mieux entamer ici une salutaire « ruée vers l’Est ». Jean Paul Stephan, Dany Voltz et Christian Wendling font résonner batteries, claviers et guitares pour mieux porter la voix reconnaissable entre toutes de Jean Luc Ulrich.

Des textes d’Henry Mertz comme « Min Elsassland », d’Alfred Schaeffer, appellent à une Alsace rebelle et de caractère. Jean Luc Ulrich complète le message par des paroles dont il a le secret et qui habillent ici chansons traditionnelles et musiques de Johnny Cash, Bob Seger ou du folklore acadien.

Les D’Schlábbe-Ritter ne sont pas dénués d’humour, mais ils sont tout simplement fiers d’être alsaciens et heureux de chanter tout haut ce qu’ils pensent. Leurs paroles sont ainsi claires et précises. Ainsi dans « Indianer », comment ne pas réfléchir : «Indianer sin mir. Dass mir alli lang Elsasser bliiwe, mir lonn uns nit in Reserve Driiwe » ! Si « Jeder Wäj bringt mich heim » ou « Geje de Wind » nous rappellent nos racines et notre anticonformisme, les textes flirtent aussi avec l’actualité et ne pardonnent rien au centralisme parisien, au politiquement correct et à une Alsace qui parfois se laisse trop faire. Un CD heimlich et vivifiant donc pour celles et ceux qui ont l’Alsace au cœur et qui sont fiers d’en être.

Enfin, comme se demande la chanson « D’Müetersprooch », « weer saat denne mir d’Letschte sin » ? Pas nous et pas ceux qui font vivre l’Alsace et agissent pour elle ! Voilà pourquoi cet album mérite sa place dans votre discothèque.

D’ Schlàbbe Ritter

Jeder Wäij, bringt mich Heim

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Jeder Wäij, Bringt mich Heim
In dis Lànd wo ich g’höer
In min Elsàss, Minni Heimet
Jeder Wäij, bringt mich Heim

Immer widder, immer wànder
Durich Ländle, ein’s so schöen wie’ s’ànder
Gibt’s au Sorje, egàl wo isch bin
Denk ich à min Elsàss, de Rescht het doch kenn Sinn

Jeder Wäij……

Ich hàb’ noch so làng ze fàhre
Bis ich endlich, ebbs ànders kànn màche
Kümm isch’s so witt kummt widder ebbs dezue
Doch àm e schöene Daa geht’s endlich heimwärts zue

Jeder Waïj…….

Ich höer e Stimm üss’m Radio so im hintergrund
Errinnert mich dàs ich noch so witt vun d’Heime bin
No fàhr ich àwwer Berri àb so schnell wie’s numme geht
Bis ich de Müensterzippfel sieh !

Jeder Wäij…

Annonce HEB’DI Hebdo

Posted on juin 9th, 2010 par Unsri Heimet !

Parler pour aller mieux, vous aussi vous avez le droit de crier tout fort ce que vous pensez ! Ras le bol du système? Vous vous êtes fait arnaquer par votre banque, un élu ,l’administration, votre voisin ? Ou, tous simplement vous souhaitez donner votre vision du monde ? Écrivez-nous ! Si les faits sont avérés, nous publions votre histoire, même sous anonymat, si vous le souhaitez Heb’di, le seul média alsacien qui ose tout dire (quand c’est juste).

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