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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

E kleini Revolution

Posted on novembre 14th, 2011 by Klapperstein

Samedi 12 novembre. La création du Conseil d’Alsace semble enfin être sur de bonnes voies. Buttner a manifestement cessé d’être un frein à l’aboutissement du projet. C’est ce qu’indique les déclarations et le calendrier dévoilé ce samedi par Richert, Kennel et Buttner. La réunion d’un congrès réunissant les trois assemblées territoriales alsaciennes est prévue à Colmar le 1er décembre 2011 et un référendum au second semestre 2012. Étant donné l’écho donné au projet de création du Conseil d’Alsace par les médias parisiens dis Wochenand (articles du Monde et du Figaro, reportage à TF1), cette petite révolution (pour reprendre l’expression du Figaro) a visiblement toutes ses chances d’aboutir en 2014.

Le journal de TF1 s’étonne d’ailleurs de la pusillanimité de la presse alsacienne sur l’annonce d’un accord pour la création du Conseil d’Alsace, alors qu’il s’agit visiblement d’un évènement d’une importance historique. En témoigne l’article de L’Alsace que nous publions ci-dessous, qui du reste  envisage la création du Conseil d’Alsace d’un point de vue français (nouveaux équilibres entre Paris et les territoires) et non d’un point de vue alsacien ( union politique de l’Alsace, création d’un parlement au pouvoir réduit). Il est vrai que L’Alsace et les DNA devraient plutôt s’appeler, par honnêteté intellectuelle, le Rhin Républicain ou L’Alsace Française, leur tropisme parisien allant même jusqu’à désappointer ces bons journalistes de TF1 !

Les transferts de compétence entre l’État français et de la nouvelle Assemblée alsacienne reste bien sûr encore à déterminer, comme il reste à déterminer les  arbitrages financiers entre Paris et l’Alsace qui n’ont cessé de faire par le passé de notre Heimet la vache à lait privilégié de l’État français. Die elsässische Milchkuh hat schon zu viel ausgegeben und hat die Nase voll ! (Pàris düet uns üssüga !)

En plus de ces questions majeurs demeure un problème fondamental pour le futur Conseil d’Alsace : le mode de scrutin. L’imposture démocratique à la française est généralement fondée sur le scrutin majoritaire. Les scrutins (pseudo) proportionnels étant quant à eux biaisés par une barre d’éligibilité beaucoup trop haute (10%) et une prime majoritaire qui marginalise fortement, c’est son but, les élus n’appartenant pas à la majorité. Le Conseil d’Alsace devrait pour sa part expérimenter un système mixte, principalement majoritaire avec une dose de proportionnel, apparemment à peu près trois quart majoritaire, un quart proportionnel.

Hors l’intérêt et la vertu du scrutin proportionnel est de permettre aux petits partis d’être représenté (et à travers eux leurs électeurs) et donc de participer activement aux décisions en fonction de leur poids respectif. En divisant leur représentation par quatre (un quart de proportionnel), là où le scrutin majoritaire la supprime quasiment de fait, le système mixte fausse également fortement l’expression démocratique et donne aux représentants des partis qui ne dominent pas le jeu démocratique un rôle quasi symbolique. On est là dans une logique de démocratie alibi plutôt que dans une logique de démocratie  véritablement représentative.

Et puisque à l’occasion de cette « petite révolution » institutionnelle, le wind of change, ce vent de l’histoire et du changement semble souffler uf unser Làndel, provoquons une révolution démocratique, proposons à nos braves élus d’introduire la démocratie directe en Alsace à l’occasion de cette modification institutionnelle, contraignions nos braves élus à nous laisser choisir nous-même les modes de scrutin par lesquels nous souhaitons, ou pas, les élire, comme si nous étions le peuple souverain, comme si étions vraiment en démocratie.  Cette révolution, en l’absence de possibilité d’initiative populaire, pouvons-nous seulement la proposer, la quémander, ou avons-nous les moyens de contraindre les décideurs à la réaliser ? En d’autres termes, sommes-nous vraiment en démocratie ? UH

Politique L’Alsace, laboratoire de nouveaux équilibres entre Paris et les territoires

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Guy-Dominique Kennel, président du conseil général du Bas-Rhin, Charles Buttner, président du conseil général du Haut-Rhin, et Philippe Richert, président du conseil régional, ont dévoilé hier les grandes lignes du projet de création d’un conseil unique d’Alsace.

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Les présidents des trois assemblées territoriales alsaciennes ont dévoilé hier les grandes lignes et le calendrier du projet politique qui sous-tend la création d’un conseil unique d’Alsace, après plusieurs mois de négociation et de discussions parfois vives.

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« On vit un moment particulier, car ce n’était pas gagné d’avance ! », a déclaré hier Philippe Richert, président du conseil régional d’Alsace et ministre en charge des Collectivités territoriales. Avec Guy-Dominique Kennel et Charles Buttner, les deux présidents respectifs des conseils généraux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, il a dévoilé le calendrier devant conduire, d’ici 2014, à la création d’un conseil unique d’Alsace. L’accord enfin trouvé par les trois présidents, à l’issue de plusieurs mois de travail, « est la condition sine qua non de la réussite du projet », a-t-il encore ajouté.

La création de la nouvelle collectivité devra répondre aux attentes des Alsaciens confrontés au chômage, aux problèmes de logement et à l’incertitude générée par la crise financière actuelle. « Cette nouvelle collectivité est portée par un projet politique, a relevé Guy-Dominique Kennel, et intégrera les compétences des conseils généraux et du conseil régional. Mais s’ajouteront de nouvelles compétences issues du transfert de l’État vers la nouvelle collectivité. »

L’ambition du projet est d’arriver à approcher l’organisation des Länder allemands. « On pourrait avoir la responsabilité de l’organisation de l’Éducation nationale, des routes nationales — comme par exemple le contournement de Sélestat, qui se fait aujourd’hui à partir de Nancy — ou encore du logement, à condition que l’État nous en donne les moyens financiers, reprend Philippe Richert. L’application normative des textes réglementaires nous permet de trouver des solutions un peu différentes de celles au niveau national. Cela va renforcer l’Alsace en terme de droit local par rapport au droit national. »

Charles Buttner estime ainsi que dans le cas de la plate-forme de l’EuroAirport, dont les problèmes viennent en partie de droits du travail différents entre la Suisse et la France, « il faudra trouver une réglementation locale qui s’adapte aux conditions spécifiques de cette zone frontalière ». Le Haut-Rhinois voudrait voir l’Alsace s’associer aux régions voisines d’Allemagne et de Suisse, « pour former une région métropolitaine transfrontalière », au sens européen, qui serait tiré vers le haut « par le canton de Bâle Ville, dont le PIB par habitant est le plus fort au monde après le Qatar »…

La prochaine étape du projet va être la réunion à Colmar, le 1 er décembre, du congrès réunissant les trois assemblées territoriales alsaciennes. Elles débattront et amenderont au besoin les orientations-cadre du projet. Puis le projet devra être soumis à l’approbation de chaque assemblée qui, chacune, pourra apporter des modifications. Un dernier retour sera fait devant le congrès pour entériner le texte final.

« Ensuite, précise Guy-Dominique Kennel, les citoyens seront consultés par référendum. » Compte tenu des délais pour légiférer et obtenir l’aval du Conseil d’État sur la tenue de ce référendum, ce dernier devrait se tenir au cours du second semestre 2012, soit après les échéances électorales présidentielles.

Quid du projet si la gauche vient au pouvoir ? Pour Philippe Richert, le projet de conseil unique dépasse les clivages politiques. « Je n’imagine pas que les transferts de compétence demandés ne puissent pas être accordés. Nous sommes prêts à expérimenter ces transferts pour d’autres régions de France. » L’Alsace deviendrait ainsi un laboratoire des nouveaux équilibres entre Paris et les territoires.

Le fonctionnement de la future assemblée unique est encore en débat. « Il y a deux modèles possibles, souligne le président du conseil régional, le modèle français, avec un président de l’exécutif, et le modèle allemand, avec une tête pour l’exécutif et une pour le législatif. »

Pour siéger, 74 conseillers alsaciens seront élus au scrutin uninominal. S’ajouteront des élus à la proportionnelle, pour arriver à une fourchette de 96 à 110 conseillers au total pour l’assemblée. Le siège de ce conseil unique se partagera entre Strasbourg et Colmar.

Le siège législatif, c’est-à-dire le pouvoir de type réglementaire, se tiendrait dans l’une des deux villes et le pouvoir exécutif dans l’autre. Mulhouse ne serait pas oubliée, ceci pour ménager les susceptibilités des uns et des autres — la Ville de Mulhouse et celle de Strasbourg ayant déjà fait entendre leurs voix ces derniers jours —, et garder un équilibre entre Haut-Rhin et Bas-Rhin. Pour Charles Buttner, qui a bataillé ferme pour que la nouvelle collectivité siège à Colmar, « après tout, la région du Rhin supérieur est aussi polycentrique. C’est peut-être une tradition rhénane ! »

« En tout cas, affirme Guy-Dominique Kennel, quelle que soit la solution retenue, il n’y aura pas de nouveau siège à construire, Colmar comme Strasbourg étant en capacité d’accueillir tous les futurs conseillers d’Alsace. »

Quelle : L’Alsace 13/11/2011

Zweisprachigkeit ?

Posted on septembre 15th, 2011 by Klapperstein

Außer David Heckel, der sich übrigens öfter ausdrücken sollte, was machen eigentlich die elsässischen Volksvertreter für die Zweisprachigkeit ?  Offensichtlich nichts.

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David Heckel, Conseiller Général Unser Land, demande le maintien de l’édition bilingue des Dernières Nouvelles d’Alsace

A l’attention de Monsieur Lucas, Président du Crédit Mutuel,

J’entends depuis plusieurs semaines des rumeurs insistantes relatives à une restructuration voire même à l’abandon prochain de l’édition bilingue des DNA. La mort de l’édition bilingue serait «déjà programmée». Cette dernière information, si elle devait être confirmée, serait évidemment une très mauvaise nouvelle pour notre région et pour tous les défenseurs du bilinguisme. L’image flatteuse de l’Alsace labellisée « Région bilingue », que nos instances régionales se plaisent à véhiculer, s’en trouverait sérieusement ternie.

Le Crédit Mutuel est à présent propriétaire tant de l’Alsace que des DNA et l’hypothèse de la fusion des moyens administratifs et de production est évoquée. Cette opération pourrait être l’occasion de se « débarrasser » de toutes les éditions bilingues dans le cadre d’une restructuration. Or, d’après mes informations, l’édition bilingue représente toujours 40% des ventes dans le secteur de l’Alsace Bossue, y compris au sein des jeunes foyers qui continuent à lui donner la préférence. Aussi, en tant que Conseiller Général de Sarre-Union, je me dois de vous faire part de ma profonde inquiétude, ainsi que de celle de mes concitoyens abonnés à votre journal.

Aujourd’hui nous sommes nombreux en Alsace à nous battre pour permettre à nos enfants de suivre un enseignement bilingue qui est incontestablement la voie de l’avenir. Supprimer un journal local en partie en allemand et le remplacer par une édition monolingue serait un signal catastrophique, à l’heure où la maîtrise de la langue régionale est plus que jamais un véritable enjeu de société, en terme culturel, mais également et surtout en terme de retombées économiques et plus particulièrement d’emplois transfrontaliers. De plus le Crédit Mutuel, né en Rhénanie au 19ième siècle sous l’impulsion de Friedrich Wilhelm Raiffeisen, enraciné en Alsace depuis 1882, met en avant trois valeurs : la proximité, l’égalité et la solidarité. Ces valeurs seraient superbement illustrées par le maintien des éditions bilingues.

Je peux parfaitement comprendre les impératifs économiques et de rentabilité auxquelles la presse écrite doit faire face. Concernant les éditions bilingues, je suis néanmoins persuadé que d’autres solutions sont possibles pour peu qu’on le veuille bien (externaliser les traductions, faire une seule édition, bilingue, pour tous, obtenir un soutien des collectivités, se rapprocher d’un quotidien du Bade-Wurtemberg pour en faire une édition transfrontalière etc).

En attenant de connaître votre position sur ce sujet important, je vous prie de recevoir, Monsieur Lucas, mes salutations les plus sincères.

David Heckel

Quelle : Unser Land

La petite récitation républicaine de monsieur Bischoff

Posted on juin 15th, 2011 by Klapperstein

Les DNA ont publié le 31 mai un article de l’historien Georges Bischoff sur les cent ans de la constitution d’Alsace-Lorraine. On y voit ce dernier en photo, le regard fixant l’horizon, calme et solennel. Le lecteur des DNA, qui a peut-être la naïveté de croire que son journal l’éclaire et l’informe plus qu’il ne le trompe et le désinforme, peut lire le titre « Se garder de tout anachronisme ». Le décors est planté, l’historien parle au béotien, la France parle à l’Alsace et le professeur, le scientifique rémunéré par l’argent de nos impôts, armé de son érudition, de sa rigueur et son objectivité, va donner son point de vue sur le centenaire de la constitution.

Après quelques lignes de mise en garde et de mise en place de son autorité (mettre en perspective / faire œuvre de pédagogie / connaître les circonstances / se garder de tout anachronisme), monsieur Bischoff entre dans le vif du sujet : « Elle (la constitution) est tout sauf démocratique ». Elle aurait pu être peu démocratique, avoir des faiblesses, être moyennement démocratique, et bien non, pas du tout, elle est simplement tout sauf démocratique ! Suite à cette affirmation pour le moins péremptoire, l’historien nous énumère bien les inconvénients de la constitution, mais n’y trouve manifestement aucun point positif. Il laisse également entendre que la chambre haute du Landtag est entièrement nommé par l’Empereur, une contre-vérité parmi d’autres.

Il omet de préciser l’existence de la chambre basse du Landtag, élu au suffrage universel et clé de voute de la nouvelle architecture démocratique du Reichsland. Il feint d’ignorer qu’au sein d’un État fédéral, les parlements des États fédérés ont par définition un pouvoir limité par le pouvoir de l’État fédéral, comme c’est le cas aujourd’hui aux États-Unis, en Allemagne ou en Suisse, sans quoi les États en questions seraient tout simplement non pas fédérés, mais indépendants. Cet historien, qui met en garde ces lecteurs du risque d’anachronisme, reproche en fait à la constitution de 1911 de ne pas être plus démocratique que ne le sont les constitutions actuelles de l’État de Californie ou du canton de Berne !

De toute évidence le regard que porte monsieur Bischoff sur cette période de l’histoire est entièrement conditionné par une grille idéologique pour laquelle tout ce qui est français et républicain est forcément positif et démocratique, alors que ce qui est allemand ou germanique est forcément négatif et antidémocratique. Une telle attitude ne laisse évidemment aucune place à la nuance, à la complexité, à honnêteté ou à l’objectivité. Le ton sarcastique et hargneux (une principauté d’opérette / constitution postiche / fossile sans grand intérêt / folklore dérisoire / la soupe tiède d’une commémoration sans esprit) trahit par ailleurs un état d’esprit aussi peu courtois que scientifique.

Mais notre historien ne s’arrête pas là. Il affirme encore dans une bouffée d’irrationalité que la constitution de 1911 (qui donnait sans conteste au Reichsland Elsass-Lothringen une plus grande autonomie par rapport au Deutsche Reich ) représentait la fin de l’Alsace alsacienne ! D’un point de vue logique, c’est une phrase qui n’a simplement aucun sens. On peut néanmoins la comprendre en considérant que pour notre monsieur Bischoff, Alsace alsacienne ne peut signifier rien d’autre qu’Alsace française. La phrase redevient alors tout à fait pertinente et pleine de sens. Et il est vrai qu’une plus grande autonomie et qu’une meilleur démocratie en Alsace-Lorraine ne faisait pas les affaires des va-en-guerre germanophobes et républicains de l’époque. Pas plus que de ceux qui semblent bien s’y identifier encore aujourd’hui.

Mais le meilleur, c’est à dire le pire, arrive finalement à la conclusion du texte. Il y est question d’un folklore dérisoire d’une poignée de nostalgiques qui renvoie à d’autres frustrations et qui camoufle un révisionnisme rampant. Il y est question d’ être immunisé contre le poison que représenterait toute forme d’intérêt pour la constitution de 1911. Il ne s’agit plus ici d’un débat ou d’une querelle entre partisans du fédéralisme ou du centralisme, il ne s’agit plus ici d’apprécier positivement ou non la constitution de 1911. L’historien qu’est Georges Bischoff connait le poids des mots et le sens hautement péjoratif que peu avoir le terme révisionniste, surtout associé à des mots comme poison, folklore et nostalgique. L’historien qu’est Georges Bischoff n’a de toute évidence pas d’argument valable pour critiquer la constitution de 1911 et l’intérêt que de nombreux alsaciens lui porte aujourd’hui. Il essaie donc de mystifier ses lecteurs par des procédés rhétoriques indignes et de les intimider par les amalgames les plus douteux.

Ce qui n’est malheureusement pas une surprise, ni de sa part, ni de la part du journal dans lequel il a publié son petit rappel à l’ordre. Un rappel à l’ordre où la hargne et la mauvaise fois ne laisse aucune place à l’objectivité et à la plus élémentaire honnêteté intellectuelle. Un rappel à l’ordre qui ressemble étrangement à une petite récitation républicaine, méchante et naïve, comme peuvent l’être parfois ces enfants frustrés et contrariés par une réalité hostile qu’ils ne veulent accepter, comme le sont trop souvent les idéologies et leurs partisans. UH

Pour lire l’article des DNA, cliquez ci-dessous.

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