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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Brocken für die Zweisprachigkeit

Posted on décembre 16th, 2011 by Klapperstein

« Petit rappel historique, en 1990 par exemple, les deux Conseils généraux alsaciens ont adopté à l’unanimité un texte intitulé « le bilinguisme, grande cause régionale ». Une grande cause régionale qui ne reçoit, en tout et pour tout, qu’un millième de notre budget !! »

David Heckel, conseiller général du Bas-Rhin

Vote du budget du Conseil Général du Bas-Rhin:  interventions de David Heckel

Séance plénière du 12 et 13 décembre 2011 / Conseil Général du Bas-Rhin

Rapport CG/2011/118 : Actions éducatives et de formation en faveur des jeunes

Je souhaiterais intervenir sur la partie « bilinguisme ». Dans cette enveloppe budgétaire, 1 Million d’Euros est versé à l’Education Nationale au titre de la Convention Quadripartite. Cet argent est-il bien employé puisque les objectifs affichés ne sont pas atteints. J’entends avec satisfaction qu’un bilan à mi-parcours va être fait, c’est urgent ! Il me parait souhaitable d’envisager une suspension du paiement, ou à minima de la conditionner à des résultats !

L’Education Nationale n’est peut-être pas le meilleur partenaire en matière de bilinguisme. Raison pour laquelle nous soutenons également la société civile, qui a travers notamment l’Association ABCM, pallie à certains manquements de l’EN. Mais ces associations rencontrent des difficultés et le soutien des pouvoirs publics est insuffisant. Certes l’aide est revalorisée à hauteur de 234 000€ pour les classes ABCM. Cependant l’école de Binderheim par exemple est  menacée car non soutenue par les collectivités qui n’ont pas apporté de garantie bancaire, nécessaire à l’achat d’un terrain.

De plus, comme vous le savez tous, le Rectorat souhaite mettre en place une expérimentation à 8h, une initiative unilatérale qui n’a été ni débattue ni validée par les assemblées alsaciennes. Il serait logique que nous ayons un débat sur ce sujet, et en l’état je ne voterai pas ce rapport.

Vote : Abstention

Rapport CG/2011/120 : Actions culturelles

Ce rapport propose d’attribuer des crédits consacrés au soutien à la pratique du dialecte alsacien et des parlers locaux à hauteur de 108’000€ (dont 70’000€ pour l’OLCA). SI j’approuve bien entendu ces aides, je souhaite également rappeler qu’à de nombreuses reprises, notre assemblée a pris des motions en faveur de la langue régionale. Petit rappel historique, en 1990 par exemple, les deux Conseils généraux alsaciens ont adopté à l’unanimité un texte intitulé « le bilinguisme, grande cause régionale ». Une grande cause régionale qui ne reçoit, en tout et pour tout, qu’un millième de notre budget !! C’est trop peu et ce n’est que de l’accompagnement thérapeutique en ce qui concerne le déclin de l’alsacien.  1,1 Million d’€, cela représente 5 kilomètres de piste cyclables…

Enfin charité bien ordonnée commence par soi-même. Une des rares avancées de ces dernières années a été la mise en place d’un accès à des cours d’alsacien/elsässerditsch pour les agents du Conseil Général intéressés. Notre collectivité avait ainsi décidé de s’auto-appliquer la charte européenne des langues minoritaires, charte que la France refuse toujours de ratifier.

Or ces cours n’ont pas repris à la rentrée en septembre. Apparemment la demande est là, ce n’est pas faute de participants. J’ai déjà posé la question mais je n’ai pas obtenu de réponse à ce jour. S’agit-il d’une volonté d’économie ? Si oui, ce sont des économies bien mal placées à mon avis.

Vote : Abstention

Quelle : Unser Land

Sa 10/12: Alli uf Dàmmerkirch !

Posted on décembre 7th, 2011 by Klapperstein

Communiqué de presse: Réparer les oublis de l’Histoire

2011 a été l’année du centenaire de la Constitution et du Parlement / Landtag d’Alsace Lorraine (31 mai 2011). Certes un colloque, organisé par l’Institut du Droit Local dans l’Hôtel de Région, et un rassemblement place Kléber ont marqué l’événement. Cependant aucune des personnalités politiques qui se sont battues pour l’émancipation de l’Alsace et la préservation de son identité au sein de l’empire allemand n’ont fait l’objet d’un hommage officiel.

Pour réparer cette injustice, les élus organisateurs de l’Alsatian Pride invitent à honorer la mémoire de l’Alsacien qui a occupé le poste le plus important de l’histoire de l’Alsace, le Président du Landtag Elsass-Lothringen, Eugène Ricklin (1862-1935).

Maire, Conseiller Général et Député plusieurs fois réélu, le Docteur Ricklin a durant toute sa vie défendu l’identité et les intérêts de l’Alsace, dans le cadre d’abord de l’empire allemand, puis de la France. Il s’est battu notamment pour les deux langues de l’Alsace, face à l’hégémonisme allemand puis français.

Etrangement cet homme politique compétent, droit et courageux, ce défenseur convaincu du bilinguisme, est ignoré de la majorité des Alsaciens. Aucune rue, aucun monument ne portent son nom.

La fierté d’un peuple se fonde sur la connaissance de son Histoire et sur le respect de ceux qui l’ont faite. C’est pourquoi, au moment où l’on parle d’ une Alsace adulte et unie, une Marche/ Marsch fer de Elsassisch Stolz rendra hommage au Sundgauer Leeb dans sa ville natale, Dammerkirch/Dannemarie.

Rendez-vous ce samedi 10 décembre à 15h devant l’Hôtel de Ville/Rathaus, où le maire, M. Paul MUMBACH nous rejoindra. Nous nous rendrons devant la maison où vécut Eugène Ricklin puis au cimetière où il repose. Nous nous réunirons ensuite autour d’un Stammtisch, ouvert à tous, au Café de la Largue à Wolfersdorf (vers 16h30).

David HECKEL, Conseiller Général de Sarre-Union, Denis LIEB et Andrée MUNCHENBACH, anciens Conseillers Généraux 67.

Quelle : Unser Land

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Verbundenen Artikel : Eugène Ricklin et l’Histoire

Eugène Ricklin, de sundgäuer Löb


« L’Alsace demain » : le temps de l’autonomie est-il arrivé ?

Posted on novembre 26th, 2011 by Klapperstein

Le nouvel ouvrage de Bernard Wittmann, « L’Alsace demain », est depuis peu disponible. Si nous adhérons bien évidemment à sa critique du centralisme français, nous ne partageons pas pour autant sa sympathie vis à vis de l’Union Européenne. Si la vieille France républicaine est bien le problème, l’Europe ultra libérale et antidémocratique qui se construit n’est malheureusement pas pour autant la solution.

Ci-dessous la recension d’Unser Land du dernier opus de Bernard Wittmann.

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« L’Alsace demain : plaidoyer pour un statut d’autonomie »

Tel est le titre du dernier ouvrage de Bernard Wittmann. Il y dresse un constat alarmant du délabrement de la France en rappelant que, dès 2003, dans un ouvrage de référence titré « La France qui tombe », l’économiste Nicolas Baverez avait déjà décortiqué les cercles vicieux de l’incapacité française. Depuis, la dégringolade s’est emballée : structures administratives obsolètes qui font de la France un pays où tout est compliqué et où rien ne marche, corruption, paupérisation des masses, crise de la citoyenneté, du « vivre ensemble », du système éducatif, de la justice, de la recherche, de la morale… Criblé de dettes, avec des déficits commerciaux historiques et tremblant pour son triple A, le pays souffre de mille maux. La France est devenue « un pays délabré, voire périmé », constate Bernard Wittmann.

Le mal français

Pour l’auteur, « les faiblesses de la France sont essentiellement structurelles. Le mal français est ancien et vient de l’intérieur, essentiellement de son système politique inepte et coûteux ». Pour preuve : de part et d’autre du Rhin, en dépit de caractéristiques géographiques, d’une typologie humaine et d’un niveau de formation des populations semblables, seule la rive allemande est prospère et dynamique. Ce qui les différencie, ce sont les institutions politiques : centralisme d’un côté, structures fédérales de l’autre ! « Ce sont les systèmes politiques qui conditionnent les réussites notamment économiques » conclut l’auteur qui en profite pour pointer tous les méfaits du centralisme français, avec ses funestes conséquences pour l’Alsace. En effet, ce système aberrant engendre des rigidités mortifères à tous les niveaux du pays : l’Etat central exerce sa tutelle sur tout, décide de tout, commande tout, ce qui crée évidemment des engorgements au sommet. Quant aux contraintes bureaucratiques propres à la centralisation avec son millefeuille administratif, elles complexifient tout, freinent tout et font de la France l’Etat le plus fonctionnarisé d’Europe. Au final, « ce système rigide bride l’initiative et les réflexes de la compétitivité. Il entrave la créativité, freine le développement en empêchant l’émulation et, pour finir, étouffe les Régions. Pire, en déresponsabilisant la base citoyenne et en confinant les élus au rôle de plaideurs voire de mendiants, il génère des mentalités d’assistés et ravale le citoyen au rang de sujet » constate l’auteur.

Le millefeuille des collectivités locales, une spécialité française, est aussi très coûteux. Dans Le Point du 10 novembre 2011, Gilles Carrez, rapporteur général UMP de la commission des finances, a reconnu que « la fusion des Régions et des départements permettrait d’obtenir 2 à 3 milliards d’économies, soit 10% des dépenses totales des collectivités locales ».

Une idéologie délétère qui conduit le pays au déclin

Aussi, ce qui conduit la France au déclin, c’est moins la « crise » (l’Allemagne se porte bien) qu’une idéologie délétère, dont le pays n’arrive pas à ses défaire. C’est elle qui constitue aujourd’hui le principal frein à son développement : l’idéologie jacobine, héritée des révolutionnaires de la Terreur et qui fonde la tradition centraliste française, a gardé toute sa prégnance. Ses « marques de fabrique » sont la mystique unitariste et égalitariste, la concentration au sommet de tous les pouvoirs, le délire monomaniaque (un peuple, une langue, une histoire, un pays indivisible…), l’instillation des peurs (peur de l’altérité, des immigrés, des Régions, de l’Allemagne…) -, le chauvinisme linguistique (vocation du français à l’universalité), la phobie de la diversité couplée avec la haine des langues régionales (décriées comme autant de menaces pour l’unité), l’intolérance à l’égard des minorités… Dans l’Etat-nation français « un et indivisible » fondé sur l’idéal de « la diversité vaincue », « l’expression citoyenne est invariablement unidimensionnelle », déplore l’auteur. Un chapitre entier du livre est d’ailleurs consacré à l’intolérance linguistique et au refus de la diversité – cauchemar des jacobins – qui caractérisent la France, « mouton noir » en Europe pour son manque de respect des droits, linguistiques notamment, des minorités. Son idéal d’indifférenciation l’amène jusqu’à nier l’existence de minorités sur son sol, « un négationnisme d’Etat ! » s’insurge l’auteur : « Cette politique française est totalement à contre-courant des évolutions qu’ont connu tous les autres pays européens qui, dans leur quasi-totalité, reconnaissent à présent des droits particuliers, notamment linguistiques, à leurs minorités. C’est que « les Jacobins veulent forcer l’avènement d’un Etat monoethnique conçu sur le modèle d’une tribu. Ils ethnicisent le concept de nation ».

Pour l’auteur, Marianne, qui a montré sa totale incapacité à se réformer, à entamer un sursaut fédéral ou à persévérer dans la voie de la régionalisation, est aujourd’hui en situation d’échec total : « Elle n’a plus qu’à nous offrir le large registre de ses échecs et de ses dogmes surannés » ! Mais si demain la France coule, elle entraînera avec elle la laborieuse Alsace, autrefois prospère, mais déjà bien mal-en-point. Aussi serait-il parfaitement inacceptable que les Alsaciens aient à payer l’ardoise de l’entêtement et des errements idéologiques de la classe politique française !

La situation de l’Alsace ne cesse de se dégrader

Depuis les années 90 la situation de l’Alsace n’a cessé de se dégrader. En deux décennies, elle est entrée dans un processus régressif économico-culturel. Son bilinguisme qui faisait jadis sa force se meurt : « Si un effort n’est pas fait en faveur de l’enseignement de l’allemand, 50 000 emplois pourraient être perdus par les frontaliers alsaciens », titrait L’Alsace du 21.10.2011 en se référant à une étude récente. Ponctionnée de partout, parent pauvre des subventions, bridée de toutes parts, l’Alsace a fini par s’essouffler. Résultat : le fossé avec les Régions de France les plus dynamiques n’a cessé de se creuser ! « Aujourd’hui l’Alsace compte parmi les trois Régions les plus endettées et la croissance de son PIB a été en dessous de la moyenne française : entre 2000 et 2007, la croissance du PIB national a été de 13% tandis que celle de l’Alsace atteignait tout juste 5% !! ». Le décrochage alsacien peut aussi se mesurer à la croissance fulgurante du chômage, à la progression constante du nombre des allocataires du RSA et des bénéficiaires de la CMU, à l’endettement exponentiel de la Région, au recul du travail transfrontalier dû à la perte du bilinguisme, au recul constant de l’emploi salarié dû à la désindustrialisation… Et selon une étude du cabinet Astérès (2009), l’Alsace sera la région de France la plus affectée par la crise.

Pour Bernard Wittmann, une chose est sûre, l’Alsace ne pourra jamais se redresser si elle continue à ne compter que sur la France percluse de dettes, plombée par ses crispations dogmatiques et dont les élites sont incapables de changer de cap et de virer de bord pour éviter l’échouage. « Dans ce système verrouillé par le dogme absurde de l’unicité, l’Alsace, qui fut toujours condamnée à suivre le cap tracé par Paris, n’a aucune chance si ses marges de manœuvres ne sont pas considérablement élargies et à tous les niveaux ».

L’autonomie pour s’affranchir des logiques de soumission

Pour s’en sortir et s’extraire du marigot jacobin où elle s’embourbe, pour connaître un autre destin que celui d’un Hexagone en perdition, pour s’affranchir des logiques de soumission qui la condamnent à la léthargie et à la mendicité, « l’Alsace ne pourra compter que sur ses propres capacités à se prendre en main et à trouver la voie libératrice ». Pour l’auteur, cette voie passe par un statut d’autonomie négocié et introduit par paliers, qui donnera à l’Alsace, préalablement unifiée en une collectivité unique, une plus grande prise de responsabilité. Ce statut, qui répond aussi à un impératif démocratique, devra permettre aux Alsaciens, dans le cadre d’une Région Alsace forte d’un Parlement régional doté de moyens législatifs et financiers, d’exercer toutes les compétences politiques et juridiques nécessaires pour assurer leur développement de manière autonome et responsable. « Cap sur l’autonomie » est le titre du dernier chapitre !

En novembre 2011, le ministre des collectivités territoriales et président de la Région Philippe Richert a confirmé le lancement, dès le 1er décembre, par la réunion en « Congrès » des 3 collectivités, du processus de fusion des trois collectivités territoriales alsaciennes en une collectivité unique dotée d’une Assemblée unique, avec la date butoir de 2014 qui deviendra ainsi un carrefour historique pour l’Alsace. Pour peu que les Alsaciens sachent faire preuve de détermination et d’intelligence collective, le « Parlement d’Alsace », notre Landtag, pourrait être au bout ! Encore convient-il de se méfier du machiavélisme des jacobins de Paris qui, via un avis négatif Conseil d’Etat, pourraient tenter un dernier tir de barrage pour empêcher une réforme qui fait pourtant consensus en Alsace.

Dans les débats qui vont s’ouvrir, le livre de Bernard Wittmann ambitionne ainsi d’offrir un argumentaire à ceux qui ont choisi de rompre avec la servilité docile en optant pour la responsabilisation et l’émancipation ! Et de conclure : « Le temps de l’autonomie est arrivé »!

Bernard Wittmann, « L’Alsace demain : plaidoyer pour un statut d’autonomie », aux éditions Yoran Embanner. Préface de Max Siméoni et David Heckel.

Quelle : Unser Land

Quelle est la valeur de la parole de l’Etat français ?

Posted on octobre 27th, 2011 by Klapperstein

David Heckel interpelle le préfet lors de sa venue au Conseil Général (19.09.2011)
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Chers collègues, Monsieur le Préfet,

Permettez-moi tout d’abord de vous souhaiter la bienvenue en français mais aussi en alsacien : « Willkumme bi uns im Generalrat », « bienvenue chez nous au conseil général ». Vous avez confié dans un entretien avoir des racines alsaciennes, aussi vous me feriez un grand plaisir si vous répondiez : « ich bin auch ein Elsässer » !

Monsieur le Préfet, je souhaite profiter de votre présence pour vous interpeller sur trois sujets importants.

Le premier, ne vous surprendra guère, il concerne l’enseignement bilingue. J’ai lu avec attention la partie du rapport d’activité consacré à l’enseignement scolaire, et j’avoue avoir été déçu que l’on passe complètement sous silence cet enseignement. Il est vrai que les résultats ne sont guère à la hauteur, nous allons y revenir. Je ne souhaite pas m’étendre sur le projet d’expérimentation  de Madame le Recteur, il serait sage qu’elle le retire. Notre assemblée a voté en réponse une motion à l’unanimité pour rappeler son attachement au développement de l’enseignement bilingue PARITAIRE.

Je ne souhaite pas non plus revenir ici sur les bénéfices du bilinguisme, ou sur la responsabilité historique de l’EN dans l’éradication des langues régionales en France, ou sur la nécessité absolue pour nos jeunes et notre économie de maitriser l’allemand ou sa forme orale, l’alsacien. Je souhaite parler de la convention quadripartite 2007/2013, Etat-Région-Départements. Faut-il rappeler qu’elle prévoit, en échange d’un financement à hauteur d’un million d’euro / an / collectivité, l’ouverture annuelle de 50 classes bilingues pour l’ensemble de l’Alsace. L’objectif de cette convention était de doubler à l’horizon 2013 le nombre des enfants formés à parité dans les deux langues de l’Alsace, le français et l’allemand. Or combien de classes ont été réellement ouvertes ? Cette rentrée, 2 sites seulement ont été ouverts  et deux refusés dans le 67 (Gambsheim 34 inscrits, Ebersheim 25 inscrits). Nous n’arriverons pas à 10 sites sur toute l’Alsace alors qu’il en faudrait 50 ! L’année dernière déjà, il n’y eu qu’une vingtaine de classes ouvertes, autant dire que l’on est très très loin des objectifs prévus dans la Convention.  Et ce n’est pas faute de demande ! Un seul exemple, à Barr, les parents et les professeurs souhaitaient ouvrir une seconde bilingue, REFUS du proviseur, affaire enterrée. Il n’y a pas à l’heure actuelle, un seul lycée en Alsace avec une seconde bilingue.

Ce constat me donne vraiment le sentiment désagréable que l’Eduction Nationale se moque  de la convention, et donc par ricochet des élus alsaciens, ainsi que des parents souhaitant scolariser leurs enfants dans la filière bilingue. Pourquoi le Pays Basque et la Corse arrivent-ils à 50% de classes bilingues,  alors que nous plafonnons péniblement à 10% ? Mr le Préfet, que comptez-vous faire pour que cette convention soit enfin respectée et que l’enseignement bilingue soit proposé là où la demande existe ? Quelle est la valeur de la parole de l’Etat français ? Pourquoi l’Alsace est-elle la seule région à ne pas disposer d’un CAPES bivalent ? Quand va-t-on déléguer la compétence de l’enseignement  bilingue aux collectivités alsaciennes ? Nous sommes de plus en plus nombreux à le souhaiter.

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Alsatian Pride : Spirit no limits ?

Posted on octobre 6th, 2011 by Klapperstein

La Rectrice de l’académie de Strasbourg annonce de façon unilatérale, sans concertation préalable avec les élus ni les associations l’expérimentation d’un enseignement bilingue au rabais. Au lieu de développer le système paritaire 12h-12h mis en place depuis 1992 dès la première année de maternelle, généralement à la demande des familles, elle propose une formule 16h en français – 8 h en allemand. Il s’agit d’une reculade inacceptable.

Tout enfant qui «tombe dans le bain linguistique précoce » peut acquérir aisément une deuxième, puis d’autres langues, quels que soient par ailleurs son «quotient intellectuel» ou la profession de ses parents. C’est ainsi d’ailleurs que TOUS les petits Alsaciens ont appris le français depuis 100 ans!

Pourtant, malgré les engagements et les contributions financières de la Région et des 2 Départements alsaciens, les ouvertures de classes bilingues paritaires se font au compte-goutte. Le recrutement et la formation d’enseignants qualifiés restent scandaleusement insuffisants.

La maîtrise de l’allemand, langue régionale et langue de nos principaux voisins européens, devrait aller de soi en Alsace. Elle constitue un atout pour l’accès à l’emploi (22 000 emplois proposés dans le Bade-Wurtemberg dans les prochaines années).

Nous demandons une politique linguistique qui donne ses chances à tous les enfants, du bac à sable au baccalauréat.

Nos enfants ont besoin et ont le droit d’être bilingues!

D’autres régions de France avancent vers l’immersion (16h, 18h voire immersion complète dans la langue régionale), l’Alsace ne doit pas reculer! Il faut avancer! Voràn!!!

C’est pourquoi nous invitons les Alsaciens, d’origine ou d’adoption, à une marche pour le bilinguisme et la dignité alsacienne. Fer de Elsässich Stolz.

Comme les Bretons ou les Corses, nous porterons le drapeau de notre région, rot un wiss, pour affirmer notre fierté et revendiquer le respect de notre culture, de notre histoire et de notre langue!

Demandez le PROGRAMME :

Cette marche se fera par étapes du nord au sud de la région.

DIMANCHE 9 OCTOBRE
Départ 14h Sarre-Union, place de la République – Arrivée vers 16h30 Kirchberg (Drulingen) – environ 9km

LUNDI 10 OCTOBRE :
Départ 14h Saverne, mairie– Arrivée vers 17 Lupstein, mairie – 11km

MARDI 11 OCTOBRE :
Départ 8h Scheibenhard, mairie – Arrivée vers 12h Wissembourg , mairie – 16km.

MERCREDI 12 OCTOBRE:
Départ 13h Haguenau, mairie – Arrivée vers 18h Roeschwoog, mairie – 20km.

JEUDI 13 OCTOBRE
Départ 9h30 Kolbsheim, mairie – Arrivée vers 12h Molsheim, mairie – 9 km
Départ 14h Erstein, mairie – Arrivée vers 16h Benfeld, mairie – 8km.

VENDREDI 14 OCTOBRE :
Départ 14h St Hippolyte, mairie – Kintzheim – Arrivée vers 16h Sélestat, mairie – 9km

SAMEDI 15 OCTOBRE :
Départ 9h Strasbourg, Conseil de l’Europe – Hôtel de Région – Landtag (TNS) – FEC (place St Etienne), où nous rejoindrons la réunion de la coordination des associations pour le bilinguisme avec l’OLCA, vers 10h.

DIMANCHE 16 OCTOBRE:
Départ 13h Marckolsheim, mairie – Arrivée Colmar, place Rapp vers 18h – 20km.

Màche mit !

David HECKEL, Denis LIEB, Andrée MUNCHENBACH

Quelle : Alsatian Pride via Unser Land

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Evidemment l’appelation Alsatian Pride nous laisse quelque peu perplexe, comme le grand nombre d’étape de cette « marche pour le bilinguisme et la dignité alsacienne ». Mais l’important n’est pas là. L’important est de participer et de faire participer un maximum d’alsaciens à la revendication de nos droits les plus élémentaires. Fer de Elsässich Stolz, fer de Verteidigung unsere Freiheit un Rechte, Voràn!


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Wiederholung

Um die Petition « Für die Zukunft der Jugend im Elsass» zu unterschreiben, klicken sie hier

Pour signez la pétition « Pour l’avenir des jeunes d’Alsace », cliquez ici

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Zweisprachigkeit im Herbst ?

Posted on octobre 5th, 2011 by Klapperstein

Ci-dessous le point de vue de Jacques Cordonnier sur l’actualité du bilinguisme. Nous partageons  ses analyses sur la pusillanimité proverbiale de nos Schnackapolitiker de service et sur le scandale que représente le co-financement forcé du bilinguisme par la région Alsace, cas unique en France, où ces bons Alsaciens sont les seuls à payer la note (il est vrai aussi que nous avons le détonateur moins facile que nos compagnons d’infortunes Basques ou Corses). Nous n’en souhaitant évidemment  pas moins le succès de cette l’Alsatian Pride  au nom si étrange. UH

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Bilinguisme : l’Alsace n’est pas sortie de l’auberge

Cet été a été ponctué par la polémique de l’enseignement bilingue français-allemand en Alsace, et de l’abandon des engagements de l’État.

En dépit des protestations des associations impliquées dans ce dossier et des réactions d’indignation convenues de la part de quelques élus, l’affaire est aujourd’hui pliée. Mme Armande Le Pellec-Muller, recteur d’Académie et MM. Richert, Kennel et Buttner, présidents du Conseil régional et des Conseils généraux,  sont tombés d’accord : on expérimente l’abandon du cursus bilingue paritaire de 12 heures et on réduit à 8 heures l’enseignement en allemand.

L’État demande, nos élus consentent

Il y a eu beaucoup de déclarations faites ces derniers mois, mais rien n’y a fait, le Recteur a réussi à imposer sa mesure de restriction budgétaire, au détriment des intérêts de l’Alsace. Le plus attristant, c’est que cela a été fait avec le consentement des responsables politiques alsaciens et même avec l’accord des associations – subventionnées – censées défendre et promouvoir l’enseignement bilingue paritaire.

Alsatian pride

Récemment, quelques personnes ont néanmoins entrepris une action de protestation qui ressemble à un combat d’arrière-garde. Une motion diffusée par internet nous apprend que début octobre aura lieu l’Alsatian pride. C’est le titre de la motion. Il faut comprendre : Marche pour la dignité alsacienne. Titrer en anglais un appel pour sauver le bilinguisme français-allemand, ça il fallait oser le faire ! Si c’est de l’humour, il est de très mauvais goût. Mais en fait il s’agit plus sûrement d’un effet de la pensée conforme et de la parole soumise.

Le préfet n’en dort plus

Les organisateurs font certes preuve de bonne volonté, mais aussi de grande naïveté. Vouloir organiser entre le 9 et le 16 octobre des défilés dans une quinzaine de villes différentes sur un thème qui ne touche directement qu’une partie des Alsaciens, c’est s’assurer un échec cuisant dont pourront se prévaloir le recteur et tous les opposants à l’enseignement bilingue paritaire précoce français-allemand. Des manifestations dans toute l’Alsace ? Bigre, le Préfet n’en dort plus la nuit !

Marches pour la dignité ? Vraiment ? La seule attitude digne – et efficace – est de contraindre MM. Richert, Kennel et Buttner à suspendre le versement annuel de 3 millions d’euros par les collectivités alsaciennes à l’État, versement qui correspond à une prise en charge partielle, mais injustifiée, du coût de l’enseignement bilingue. Car évidemment, très peu d’Alsaciens savent que l’Alsace est la seule des régions françaises pratiquant l’enseignement bilingue à devoir co-financer ce qui relève partout ailleurs de la seule compétence de l’État. Et si ça ne suffit pas, il ne faudra pas hésiter à porter le litige devant le Tribunal administratif.

Au Tribunal administratif en cas de rupture de contrat

Il est temps de mettre fin aux petits arrangements entre les présidents de collectivité et les services de l’État sur le dos des contribuables alsaciens et de leurs enfants.

Les randonneurs du bilinguisme se trompent d’adversaire : ils doivent s’en prendre d’abord à MM. Richert, Kennel et Buttner, et non pas au recteur d’académie. Ils se trompent aussi de calendrier : c’est dès l’annonce de la rupture de convention qu’il fallait réagir et non pas attendre que la rentrée scolaire ait eu lieu.

Tout cela n’est pas sans rappeler l’affaire du synchrotron. Défilé inutile ; mais au moins il y a avait du monde dans les rues de Strasbourg.

On en revient toujours à la même question. Tant que l’organisation du système éducatif ne sera pas déléguée à la Région, tant pour l’adaptation de certains programmes que pour la nomination des chefs d’établissements, l’État fera comme il a toujours fait : il imposera les décisions du ministère de l’Éducation nationale.

Quelle : Alsace d’Abord

Man muß die elsässische Zweisprachigkeit retten

Posted on octobre 3rd, 2011 by Klapperstein

La prétendue expérimentation proposée par la nouvelle Rectrice de l’Académie de Strasbourg d’un «bilinguisme progressif» sur la base de 8 heures d’enseignement en allemand à partir du primaire (et après seulement 3 heures dans certaines maternelles) au lieu du système paritaire 12h/12h proposé dans les écoles publiques, privées et ABCM-Zweisprachigkeit depuis 1992 dès la première année de maternelle, est un affront fait à l’Alsace, aux familles, aux élus et au monde économique.

Les spécialistes du monde entier démontrent combien la précocité et la durée de l’exposition à une autre langue sont déterminantes. Ces deux facteurs conditionnent non seulement l’efficacité de l’apprentissage linguistique mais également sa démocratisation. En effet, tout enfant qui «tombe dans le bain linguistique précoce » peut acquérir aisément une deuxième, puis d’autres langues, quels que soient par ailleurs son «quotient intellectuel» ou la profession de ses parents. C’est ainsi d’ailleurs que TOUS les petits Alsaciens ont appris le français depuis 100 ans!

Ainsi il serait impensable au XXIème siècle de remettre en question les classes bilingues paritaires précoces proposées par l’Education Nationale (généralement sous la pression des parents et d’élus locaux clairvoyants!). Elles ne sont pas négociables à la baisse. Elles constituent un seuil, un minimum vital, en-dessous duquel il ne peut être question de revenir sans dégâts pour les enfants, leur épanouissement et leur intégration future dans la vie culturelle et économique.

En réalité ces 12 heures d’école dans la langue régionale–allemand dialectal et/ou standard, elsasserditsch und hochdeutsch–, sont un minimum, et sont même insuffisantes pour que nos enfants soient réellement bilingues comme l’étaient tout naturellement les générations précédentes. En effet 12 heures pèsent peu dans un environnement familial et social où les enfants n’entendent plus que le français.

Si l’on ne réagit pas, le bilinguisme sera l’apanage des seules classes privilégiées qui pourront mettre leur enfant dans des écoles « internationales » ou « européennes »!

Le modèle réduit, que la nouvelle rectrice veut imposer ne rendra aucun enfant bilingue. D’habitude on expérimente pour progresser alors que, dans cette affaire, le rectorat choisit de régresser. Es wird gepfüscht un dess nemme m’r nitt an!

Cette marche arrière est d’autant plus scandaleuse que seule l’Alsace est visée , alors même que d’autres régions françaises développent depuis longtemps l’immersion complète, en cohérence avec les textes européens : Diwan et Dihun en Bretagne, Ikastola en Pays Basque, « La Bressola » et « Calandreta » pour le catalan et l’occitan mettent en oeuvre des stratégies naturelles vers plus d’immersion pour renforcer réellement la langue régionale(16h, 18h voire l’immersion complète, de l’entrée en maternelle jusqu’au CM2). Leurs effectifs progressent, exprimant l’adhésion grandissante des familles et, au baccalauréat, les résultats des élèves sont encore meilleurs, même en français !

Nos enfants alsaciens auraient-ils moins de droits que ceux des autres régions de France ?

Un double enjeu, politique et économique.

Les instances économiques régionales (CCI, MEDEF, etc…), les organismes franco-allemands dénoncent les conséquences négatives qu’a déjà l’ignorance de l’allemand des jeunes Alsaciens sur le dynamisme économique de toute notre Région . La Suisse et le Bade-Würtemberg voisins offrent une perspective de 22.000 emplois, une chance que nos jeunes – pourtant particulièrement frappés par l’augmentation du chômage – ne pourront saisir que s’ils maîtrisent la langue de l’emploi !

L’Education Nationale ne peut ignorer ces réalités. Elle ne peut pas davantage s’exonérer de ses engagements face aux représentations politiques locales. Les Conventions signées par la Région, les 2 Conseils Généraux 67 et 68 et l’Etat envisageaient le développement de l’enseignement bilingue à travers le développement des sites paritaires. 50 ouvertures étaient prévues annuellement jusqu’en 2013. Pourtant cette année seulement 5 sites ont ouvert dans le Haut-Rhin, 2 dans le Bas-Rhin… ! On est très loin du compte, malgré une contribution financière volontaire de 3M€ par an que les 3 collectivités alsaciennes sont seules à payer!

Comment les présidents de ces 3 collectivités peuvent-ils admettre sans honte la rupture unilatérale de ce contrat par l’Education Nationale et valider le principe d’une expérimentation qui n’était à l’ordre du jour d’aucune assemblée élue, ni de la commission académique des langues qui s’est tenue quelques jours avant l’annonce par la presse ?

Une telle capitulation pose la question de la pertinence d’une refonte des instances politiques régionales. Pourquoi un Conseil d’Alsace unique si c’est pour continuer à s’incliner devant les décisions technocratiques parisiennes? Nous voulons un Conseil d’Alsace qui affirme et porte notre identité. Et qui défende les intérêts des Alsaciens, notamment en matière d’éducation et de culture régionale.

Nous posons publiquement avec André WECKMANN la question : Kenne’n ihr nitt, derfa n’ihr nitt, drojja n’ihr nitt odder welle‘n ihr nitt ?

David Heckel, Denis Lieb, Andrée Munchenbach

Quelle : Alsatian Pride

Die rettbare Sprache

Posted on octobre 1st, 2011 by Unsri Heimet !

Denis Lieb, David Heckels Vorgänger im unterelsässischen General Rat (Zwazantzet),  über Elsässerdeutsch, seine heutige Situation und seine Zukunft.

Hinweis: Diese Video wurde nur auf Bretonnisch untertiteln, die einsprachigen Franzosen im Elsass sollen sich selbst anpassen um Elsässerdeutsch besser zu verstehen !

Zweisprachigkeit ?

Posted on septembre 15th, 2011 by Klapperstein

Außer David Heckel, der sich übrigens öfter ausdrücken sollte, was machen eigentlich die elsässischen Volksvertreter für die Zweisprachigkeit ?  Offensichtlich nichts.

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David Heckel, Conseiller Général Unser Land, demande le maintien de l’édition bilingue des Dernières Nouvelles d’Alsace

A l’attention de Monsieur Lucas, Président du Crédit Mutuel,

J’entends depuis plusieurs semaines des rumeurs insistantes relatives à une restructuration voire même à l’abandon prochain de l’édition bilingue des DNA. La mort de l’édition bilingue serait «déjà programmée». Cette dernière information, si elle devait être confirmée, serait évidemment une très mauvaise nouvelle pour notre région et pour tous les défenseurs du bilinguisme. L’image flatteuse de l’Alsace labellisée « Région bilingue », que nos instances régionales se plaisent à véhiculer, s’en trouverait sérieusement ternie.

Le Crédit Mutuel est à présent propriétaire tant de l’Alsace que des DNA et l’hypothèse de la fusion des moyens administratifs et de production est évoquée. Cette opération pourrait être l’occasion de se « débarrasser » de toutes les éditions bilingues dans le cadre d’une restructuration. Or, d’après mes informations, l’édition bilingue représente toujours 40% des ventes dans le secteur de l’Alsace Bossue, y compris au sein des jeunes foyers qui continuent à lui donner la préférence. Aussi, en tant que Conseiller Général de Sarre-Union, je me dois de vous faire part de ma profonde inquiétude, ainsi que de celle de mes concitoyens abonnés à votre journal.

Aujourd’hui nous sommes nombreux en Alsace à nous battre pour permettre à nos enfants de suivre un enseignement bilingue qui est incontestablement la voie de l’avenir. Supprimer un journal local en partie en allemand et le remplacer par une édition monolingue serait un signal catastrophique, à l’heure où la maîtrise de la langue régionale est plus que jamais un véritable enjeu de société, en terme culturel, mais également et surtout en terme de retombées économiques et plus particulièrement d’emplois transfrontaliers. De plus le Crédit Mutuel, né en Rhénanie au 19ième siècle sous l’impulsion de Friedrich Wilhelm Raiffeisen, enraciné en Alsace depuis 1882, met en avant trois valeurs : la proximité, l’égalité et la solidarité. Ces valeurs seraient superbement illustrées par le maintien des éditions bilingues.

Je peux parfaitement comprendre les impératifs économiques et de rentabilité auxquelles la presse écrite doit faire face. Concernant les éditions bilingues, je suis néanmoins persuadé que d’autres solutions sont possibles pour peu qu’on le veuille bien (externaliser les traductions, faire une seule édition, bilingue, pour tous, obtenir un soutien des collectivités, se rapprocher d’un quotidien du Bade-Wurtemberg pour en faire une édition transfrontalière etc).

En attenant de connaître votre position sur ce sujet important, je vous prie de recevoir, Monsieur Lucas, mes salutations les plus sincères.

David Heckel

Quelle : Unser Land

Des Rot un Wiss, pour la Fusion et notre Constitution

Posted on mai 22nd, 2011 by Unsri Heimet !

Rassemblement « Rot un Wiss » place Kleber à l’initiative d’Unser Land, le parti alsacien, pour exiger la tenue d’un référendum sur la fusion des départements/région et commémorer le centenaire de la Constitution du 31 mai 1911.

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