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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Unsere Sprache, unser Recht

Posted on mars 5th, 2014 by Klapperstein

Presserundschau Municipales « Promouvoir la langue régionale maintenant »

Les défenseurs de la Charte européenne des langues régionales veulent inciter les candidats à s’engager à mettre en œuvre les mesures de leur ressort.

La « charte régionalisée » , proposée par ICA 2010, l’association présidée par Pierre Klein qui milite pour la ratification de la Charte européenne des langues régionales, n’a été approuvée que par deux conseils municipaux : ceux de Saverne et de Mulhouse, dont les maires ont été salués comme « des précurseurs ». Celui de Saverne, Stéphane Leyenberger, était présent, vendredi soir, lors du débat organisé par ICA et Culture et Bilinguisme, à Strasbourg. Mais Jean Rottner aurait pu signer les propos de son collègue UMP…

Évoquant le débat au sein de son assemblée, Stéphane Leyenberger a balayé les objections relevant du jeu politique. « Il y a eu ensuite un vrai débat qualitatif sur les mesures à mettre en œuvre, avec un budget réaliste. Mais il nous faut rassurer aussi une frange de la population, en rappelant que la pratique de l’alsacien et de l’allemand n’est pas obligatoire » , a-t-il expliqué. Son challenger, le conseiller général Thierry Carbiener, a souligné l’action du Département en faveur des classes bilingues. Sans dire qu’il n’a pas voté la charte…

« Cela demande un effort »

« Il n’y a aucune mise en cause du français, de la langue officielle. Nous ne voulons pas non plus qu’une partie de la population se sente exclue » , a répété Jean-Marie Woehrling, juriste et président de Culture et Bilinguisme, qui veut défendre « la possibilité pour ceux qui le souhaitent d’utiliser la langue régionale ». Simplement, inlassable-ment, lui et Pierre Klein rappel-lent que les élus peuvent mettre en œuvre une partie de la charte européenne, avant sa ratification par la France. « Il faut du courage et sortir des mesures alibi… »

Et quid des autres candidats ? L’UDI François Loos n’a pas eu de difficulté à retenir 30 mesures de la charte régionalisée. « Pour arriver à 35, cela demande un effort » , a-t-il reconnu, voulant privilégier les mesures qui ont « un effet réel ». Son concurrent écologiste Alain Jund – originaire du Sundgau – estime qu’il faut miser sur le transfrontalier « pour retrouver le sens de la langue ». L’adjoint de Strasbourg Michael Schmitt a évoqué la promesse de Roland Ries d’une « Maison des langues et cultures ». Un projet qui « ne date pas d’hier », a soufflé un des présents.

Une « Bubeleschuel »

Militante depuis toujours en faveur du bilinguisme, Andrée Buchmann, candidate écologiste à Schiltigheim, a évoqué la place de la langue régionale dans les médiathèques et le théâtre, en appelant, pour les médias, à « une approche transfrontalière ».

Sa concurrente, Andrée Munchenbach, présidente du parti régionaliste Unser Land, se fait fort, si la liste Kutner était élue, de « rendre accessible l’enseignement bilingue à tous les enfants ». Mais elle a aussi parlé de « Bubeleschuel » pour les plus petits et d’une « académie de théâtre ».

« Dans les écoles, tout est indiqué en français » , a observé Jean-Marie Woehrling, partisan d’une signalétique bilingue, « pour que les enfants apprennent à vivre avec cette langue ».

Puis le débat sur l’alsacien s’est poursuivi… en alsacien ! « Quand on me demande si je comprends, je réplique : ‘‘Et vous, vous parlez catalan ?’’ » , a raconté Richard Sancho, tête de liste de gauche à Bischheim. Pour lui, « la langue est aussi une résistance… »

Quelle : L’Alsace (02/03/2014)

Unsere Mundart in Zahlen

Posted on juin 4th, 2012 by Klapperstein

Le dialecte en chiffres, d’Müedersproch ìn d’Zàhl, wàs noch ewrig blibt!

Quelques chiffres-clés sur l’Alsace

- Nombre d’habitants en Alsace : 1 837 087 (source INSEE, recensement 2008)
- Densité : 221,9 hab./km² (source INSEE, recensement 2008)
- Superficie : 8280 km²

Pratique de l’alsacien

- Les locuteurs : quelques chiffres de 1900 à 2012

Se déclarent dialectophones en …2012 (6) 43%, 2001 (1) 61%, 1997 (2) 63%, 1946 (3) 90,8%, 1900 (3) 95%

D’après l’enquête OLCA/EDinstitut de 2012, parmi les habitants de la région Alsace :

43% déclarent bien savoir parler l’alsacien (les dialectophones)
33% déclarent savoir parler un peu l’alsacien ou le comprendre un peu (les initiés)
25% déclarent ne pas comprendre l’alsacien (les non initiés)

Habitudes de pratique (des germanophones)

D’après le sondage DNA/ISERCO de 2001 – cf. source (1) – , les habitudes de pratique apparaissent ainsi :

96 % des personnes interrogées pratiquent le dialecte en famille ;
88 % le pratiquent avec certains amis ;
48 % le pratiquent dans le milieu professionnel.
L’étude OLCA/EDinstitut de 2012 détaille les habitudes de pratique avec les membres de la famille. Par ordre décroissant, on parle donc alsacien « toujours ou presque » :

1 avec ses grands-parents (91%) ;
2 avec son père (81%) ;
3 avec sa mère (79%) ;
4 avec son/sa conjoint(e) (69%) ;
5 avec ses enfants (39%).

Cette dernière enquête fait également apparaître que « parmi les dialectophones, ils ne sont que 34% à déclarer utiliser l’alsacien systématiquement, soit environ 200 000 personnes de plus de 18 ans en Alsace ».

- Moyenne d’âge des locuteurs

La proportion de dialectophones croît régulièrement avec l’âge. Ainsi, d’après l’étude OLCA/EDinstitut de 2012, sont dialectophones :

74% des 60 ans et plus ;
54% des 45-59 ans
24% des 30-44 ans
12% des 18-29 ans
3% des 3-17 ans (issu du déclaratif parent)

Répartition géographique

D’après l’enquête « Etude de l’histoire familiale » réalisée par l’INSEE en 1999 – cf. source (5) – « l’alsacien est nettement moins parlé dans les trois grandes agglomérations (Strasbourg, Colmar et Mulhouse), avec moins d’un tiers des adultes. [...] A l’opposé, la pratique du dialecte reste la plus forte dans le nord du Bas-Rhin, avec plus de la moitié des adultes en moyenne pour l’ensemble des zones d’emploi de Saverne-Sarre-Union, Wissembourg et Haguenau-Niederbronn ».

Perception du dialecte 

Selon l’étude OLCA/EDinstitut de 2012, contrairement à certaines idées reçues, parler alsacien n’est pas perçu comme ringard ; 91% des interviewés réfutent cette affirmation.
Le lien identitaire des Alsaciens avec le dialecte est très fort puisque 90% d’entre eux verraient en la disparition du dialecte une perte de l’identité même de la région.
L’alsacien est perçu comme un atout à la fois pour l’apprentissage d’autres langues (84%) mais également pour la vie professionnelle (79%).

Problèmes de la transmission du dialecte

D’après l’étude OLCA/EDinstitut de 2012, la diminution de l’apprentissage du dialecte est à imputer en premier lieu aux parents. En effet, si près de 9 dialectophones sur 10 ont appris l’alsacien avec leurs parents, ils ne sont que 56% à le transmettre à leur tour à leurs enfants.
L’apprentissage est plus favorable dans les familles où les deux parents sont dialectophones avec taux de transmission près de 3 fois supérieur à celui dans les foyers où un seul parent est dialectophone.
Le fait que « le ou la conjointe ne parle pas l’alsacien » est d’ailleurs le premier frein évoqué pour ne pas avoir transmis le dialecte aux enfants.

Etude sur le dialecte alsacien OLCA / EDinstitut de 2012

De 2001 à 2012, des tendances se sont dessinées mais aucune enquête n’avait été menée afin de disposer d’un état des lieux de la langue régionale. L’OLCA a donc commandé une étude auprès de l’institut d’études marketing EDinstitut pour :

établir une photographie précise de la pénétration de la langue
en comprendre les motivations et les freins
analyser les comportements
recenser les acteurs
identifier les différents leviers
mesurer les évolutions
Voici une synthèse des résultats de cette enquête :
Etude sur le dialecte alsacien OLCA / EDinstitut de 2012 (PDF, 1 Mo)

L’étude complète est disponible en consultation dans notre Centre de Documentation et sur demande écrite motivée auprès de l’OLCA.

Sources : Toutes les sources citées sont disponibles dans notre Centre de Documentation

1. Enquête DNA/ISERCO réalisée auprès de 600 personnes représentatives de la population alsacienne. Résultats parus dans les Dernières Nouvelles d’Alsace du 21 septembre 2001 : article « Erosion naturelle » par Claude Keiflin
2. Etude sur le bilinguisme d’Alsace réalisée par MVS pour l’Office Régional du Bilinguisme (ORBI) auprès de 1840 personnes représentatives de la population alsacienne. Avril 1997
3. Le déclin du dialecte alsacien / Marie-Noële Denis, Calvin VELTMAN, avec la collab. de Monique Wach. – Strasbourg : Presses Universitaires de Strasbourg, 1989. – (Publications de la Maison des Sciences de l’homme de Strasbourg ; 5) p. 16
4. Sondage sur « les problèmes de la langue régionale en Alsace et en Moselle ». Réalisé par ISERCO pour le Cercle Schickele auprès d’un échantillon de 300 personnes représentatives de la population alsacienne et mosellane (partie germanophone). Octobre 1989
5. Enquête Etude de l’histoire familiale réalisée par l’INSEE en 1999, Publiée dans la revue « Chiffres pour l’Alsace » n° 12, décembre 2002
6. Etude réalisée pour l’OLCA par EdInstitut sur la base de 801 personnes résidant en Alsace interrogées par téléphone selon la méthode des quotas entre le 1er et le 9 mars 2012 (cf. supra).

Quelle : OLCA, Office pour la Langue et la Culture d’Alsace – Elsassisches Sprochàmt

Warten auf Godot !

Posted on juillet 26th, 2011 by Klapperstein

Warten auf Godot, die direkte Demokratie und die sittliche Besserung des Kapitalismus! Langt’s den no net ?

Bilinguisme Élus et associations prévoient des assises en 2012

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« Nous avons constaté que l’enseignement paritaire est une réussite. Il convient d’aller vers ce qui est une réussite », a confirmé le président et ministre Philippe Richert qui « ne rejette pas, a priori, les expérimentations, à condition d’en fixer le périmètre et d’avoir voix au chapitre ». Pour autant, le principal problème, celui du recrutement des enseignants, n’est pas réglé. Même si Jean-Marie Woehrling déplore que le recours à des enseignants germanophones ou à des gens compétents n’ait pas été suffisamment pris en compte. Pour échanger sur ces questions, un groupe de travail, associant également l’État, pour « un partage d’informations », va être mis en place. Ses réflexions devraient déboucher en 2012 sur des assises du bilinguisme.

La rencontre, hier matin à la Région Alsace, entre le président Philippe Richert, son homologue bas-rhinois Guy-Dominique Kennel, et les responsables de sept associations impliquées dans la défense du bilinguisme, a abouti à « un large consensus ».

« Il y a des inflexions différentes, mais pour l’essentiel, nous sommes sur la même longueur d’ondes avec les élus. Philippe Richert a affirmé l’importance de la question linguistique dans son projet pour l’Alsace », s’est félicité Jean-Marie Woehrling, président de Culture et Bilinguisme, à l’issue de la réunion de plus de deux heures avec Philippe Richert, Guy-Dominique Kennel et la vice-présidente du conseil régional, la Haut-Rhinoise Pascale Schmidiger. Un constat d’autant plus positif que certains responsables associatifs, qui sont montés au créneau contre les propositions du recteur, d’expérimenter une formule autre que l’enseignement paritaire français-allemand, ne cachaient pas leurs craintes.

Quelle : L’Alsace 23/07/2011

Henri Scherb: « Le mépris jacobin, ça suffit ! »

Posted on juin 21st, 2011 by Unsri Heimet !

Même le très modéré et très poli Henri Scherb, président d’Heimetsproch un Tradition, s’insurge devant le mépris de l’Etat français vis à vis de notre culture et  de notre langue. Entre nous, qu’est-ce que le peuple alsacien peut attendre de l’Etat français et de son (ré)Education Nationale, si ce n’est à peu près rien.

C’est pourquoi c’est à nous, Alsaciens, d’exiger un parlement et d’apporter nous-même les réponses aux problèmes créés par Paris. Jedes Volk ist seines eigenen Glückes Schmied ! Nehmen wir also unsere Zunkunft selbst in die Hand ! UH

Le mépris jacobin, ça suffit !

Depuis 1945, il y a eu assez de preuves en Alsace, de la volonté de l’Education Nationale et de l’appareil d’Etat, d’éradiquer notre Langue, notre Histoire et notre Culture Régionales.

Nos élus et responsables devraient enfin le reconnaître et se battre pour notre défense. Tout cela conduit les Alsaciens à la perte de leurs racines et à une totale acculturation.

Il est urgent de demander que les programmes scolaires soient gérés par la Région Alsace pour enfin être à l’abri du centralisme jacobin qui nous étouffe !

Ce qui est de droit et constitutionnel dans les T.O.M. et le Territoire Autonome de Polynésie Française doit aussi l’être en Alsace, au nom de l’Egalité républicaine et du respect de nos Droits élémentaires.

Les Corses et les Basques ont 50% de classes bilingues ! Aucun recteur ne s’aviserait à leur démontrer qu’avec deux tiers (8 heures) de langue on obtient de meilleurs résultats qu’avec trois tiers (12 heures) ! Que nos hauts-fonctionnaires appliquent d’abord cette trouvaille si géniale à leurs propres salaires !

Nos élus et responsables seraient donc si naïfs et si peu pugnaces qu’ils goberaient de telles fadaises! C’est déjà leur faire injure que de leur en parler!

En plus on nous inflige des comptes d’apothicaires pour nos dépenses d’éducation, alors que l’Alsace est la seule région de France à y contribuer par trois millions d’Euros par an ! Quelle injure d’avoir deux langues dans un pays si fier…de n’en posséder qu’une !

NON les Alsaciens ne veulent pas vivre en marge, sur la frontière Est ! Nous ne voulons pas dépendre d’une Education Nationale qui veut nous réduire au plus petit dénominateur commun et qui prétend ainsi …« favoriser la diversité sociale »… et le chômage aussi!

Nous voulons développer nos atouts linguistiques, humains, économiques, géographiques, dignes de l’Humanisme Rhénan de notre Histoire, pour devenir les acteurs actifs de notre avenir au cœur de l’Europe.

Henri Scherb

Halte au démantèlement des filières bilingues !

Posted on juin 21st, 2011 by Klapperstein

L’association Culture et Bilinguisme d’Alsace et de Moselle (René Schickele-Gesellschaft) a mis en ligne un dossier bien fourni sur la polémique actuelle :

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Coup de canif dans le paritarisme… Les associations réagissent et demandent l’arrêt du démantèlement des classes bilingues par l’Education nationale
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Ci-dessous la lettre ouverte de Culture et Bilinguisme aux élus alsaciens.

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Courrier aux élus d’Alsace,

Notre association estime nécessaire d’appeler votre attention sur les nouvelles menaces qui pèsent sur l’enseignement de la langue régionale en Alsace.

Le développement de cet enseignement a toujours été difficile, de nombreuses familles intéressées ne pouvant accéder à des classes paritaires et l’Education nationale n’ayant pas pris les mesures nécessaires pour former les enseignants en nombre suffisant, en particulier au niveau secondaire.

Aujourd’hui c’est un risque de démantèlement que la nouvelle politique rectorale fait peser sur l’enseignement de la langue régionale. Non seulement un certain nombre de classes bilingues risquent purement et simplement la fermeture, mais le rectorat veut de surcroît abandonner la pédagogie paritaire. Certes, cette nouvelle politique est présentée comme expérimentale, mais il s’agit bien d’une remise en cause d’ensemble.

Le rectorat ne semble pas comprendre la logique de la pédagogie paritaire qui ne réside pas dans un enseignement frontal de l’allemand mais dans l’utilisation de cette langue dès la maternelle comme langue des activités scolaires et d’enseignement. Tous les exemples internationaux montrent l’efficacité de cette méthode si elle est mise en œuvre correctement, ce qui suppose en particulier une intensité suffisante du bain linguistique, la parité représentant un minimum, et des enseignants capables de combiner la compétence linguistique avec la maîtrise des matières d’enseignement.

C’est avec beaucoup de réticence que l’Education nationale s’est engagée partiellement dans cette voie à partir de 1992 quand elle a été confrontée au succès des classes paritaires associatives. Elle n’a jamais mis en œuvre le paritarisme au niveau secondaire de manière effective. Aujourd’hui l’administration scolaire veut, contre toute logique, développer un modèle consistant à ne maintenir dans les classes bilingues qu’un tiers du temps en allemand et deux tiers du temps en français au lieu de conserver le système paritaire.

Les arguments invoqués pour justifier ces modalités nouvelles sont marqués du sceau de l’incohérence :

- « Diminuer le nombre d’heures en allemand » permettrait d’améliorer l’efficacité de cet enseignement ! Il est évident qu’une réduction supplémentaire de l’exposition à la deuxième langue va encore affaiblir la connaissance de celle-ci alors que beaucoup d’élèves ne la pratiquent que dans le cadre scolaire. En réalité la réforme vise à rétablir l’enseignement frontal de la langue à la place du bain linguistique. On se rapproche de la formule des anciens « sites à 6h d’allemand » qui ont montré leur inefficacité.

« Un enseignement de la langue régionale réduit à un tiers du temps scolaire permettrait d’attirer plus d’enfants dans cette filière ». Mais la réalité est que pour le moment beaucoup de demandes de familles voulant accéder à l’enseignement paritaire ne sont pas satisfaites. Les filières paritaires ne souffrent pas d’une insuffisance de demandes mais, dans certains cas, d’une désaffection due à la médiocrité de la mise en œuvre de cette pédagogie par l’Education nationale et au manque d’offre bilingue dans les collèges de rattachement.

« L’enseignement de la langue régionale coûte trop cher ». En vérité, si l’Education nationale mettait en œuvre correctement cet enseignement, une heure en allemand ne coûterait pas significativement plus cher qu’une heure en français. Ce qui coûte cher, c’est le refus de développer l’enseignement paritaire de manière systématique qui empêche d’optimiser l’organisation de cet enseignement. Dès lors que l’enseignement en allemand est confié à des maîtres spécialisés, il est plus efficace et moins coûteux d’organiser leurs interventions sous forme de mi-temps plutôt que des tiers-temps. Enfin, si l’on parle de coût, il faut aussi évoquer le coût pour la région de la perte des compétences bilingues de bon niveau.

« Il n’y aurait pas assez d’enseignants capables d’enseigner en allemand ». L’Education nationale invoque ainsi sa propre turpitude : elle a disposé de 20 ans pour mettre en place un système de formation et de recrutement d’enseignants germanophones ; or elle est toujours encore dans l’improvisation et le bricolage pour trouver de tels enseignants. Pire : elle refuse d’appliquer les décisions de justice qui lui font obligation de reconnaître les diplômes d’enseignants germanophones étrangers désireux d’être titularisés dans les écoles d’Alsace.

« Réduire le nombre d’heures en allemand permettrait d’augmenter la mixité sociale ». L’Education nationale reprend ainsi à son compte les ragots selon lesquels les classes bilingues paritaires regrouperaient principalement les enfants de catégories privilégiées. Toutes les études montrent que rien n’est plus faux. Par ailleurs, le système du bain linguistique permet l’accès au bilinguisme même à des enfants qui n’ont pas de facilité d’apprentissage. Il est vrai que ces classes étant volontaires, s’y inscrivent les familles qui réfléchissent à l’éducation de leurs enfants. Réduire le nombre d’heures en allemand n’y changera rien.

- « Les élus alsaciens auraient donné leur accord à cette nouvelle politique ». En réalité, si la Commission quadripartite où siègent des élus a été consultée, il n’y a pas eu de véritable information ni de véritable délibération parmi les élus de notre région. Ce que propose le rectorat constitue une nouvelle atteinte à la Convention quadripartitesignée en 2007 qui prévoyait l’extension de l’enseignement paritaire.

Au moment où des responsables économiques multiplient les signaux d’alarme devant le constat que de nombreux emplois sont perdus en raison du manque de compétence en allemand des jeunes générations qui arrivent sur le marché du travail, alors que les filières de formation transfrontalières ne peuvent se développer en raison de l’insuffisante préparation linguistique des étudiants de notre région, le rectorat ne trouve rien de mieux que de baisser davantage la garde avec l’argument dérisoire qu’il faut « sortir de la logique quantitative ».

Tandis que nos parlementaires s’engagent pour une proposition de loi sur les langues régionales désormais reconnues par la Constitution, afin de garantir la transmission effective de ces langues, le rectorat d’Alsace veut revenir à des formes d’enseignement qui ont démontré leur inefficacité.

Notre région aspire à disposer d’un système d’enseignement qui offre à tous les enfants dont les familles le souhaitent un vrai accès au bilinguisme au même titre que de nombreuses autres régions européennes frontalières ou disposant d’une langue régionale. Le rectorat veut nous faire croire que nous serions les seuls à ne pas disposer de moyens suffisants pour cela. C’est tout simplement inacceptable !

Nous demandons à nos élus de réagir avec la plus grande fermeté pour sauvegarder un enseignement efficace de notre langue régionale et donner à nos enfants les mêmes chances que dans d’autres régions bilingues. Nous voulons un enseignement bilingue de qualité et efficace. Ce que propose le rectorat est une régression dramatique.

Nous sommes à votre disposition pour vous apporter des éléments complémentaires d’information et, si vous le souhaitez, vous rencontrer à ce sujet.

Veuillez agréer, Monsieur le Conseiller régional,  l’expression de notre haute considération.

CULTURE et BILINGUISME d’Alsace et de Moselle
René Schickele-Gesellschaft,
le 16 juin 2011

Quelle : Culture et Bilinguisme

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Lire la suite du dossier :

Coup de canif dans le paritarisme… Les associations réagissent et demandent l’arrêt du démantèlement des classes bilingues par l’Education nationale


Le rectorat enfonce un coin dans le bilinguisme

Posted on juin 20th, 2011 by Klapperstein

Les trois articles ci-dessous, tirés du site du journal L’Alsace, fond écho à la polémique née de la volonté du rectorat de Strasbourg de mettre fin à la parité (12h de français / 12h d’allemand) dans les classes bilingues en diminuant significativement de nombres d’heures d’allemand par semaine. Ce qui démontre une fois de plus que l’Education Nationale, premier budget de l’Etat et fer de lance de la grande machinerie étatique française, à une dent particulièrement dure envers le bilinguisme en Alsace. UH

Bilinguisme : Le rectorat enfonce un coin dans le paritarisme

Le recteur a annoncé, pour 2012, le projet expérimental d’un enseignement bilingue avec moins d’allemand que de français.

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Apparemment, tout est parti d’une fuite à l’issue de la dernière réunion du comité quadripartite, qui gère la politique d’enseignement bilingue en Alsace : lors de cette réunion, à laquelle participent notamment des représentants des collectivités territoriales (lesquelles cofinancent, avec l’Éducation nationale, l’enseignement bilingue), le recteur Armande Le Pellec Muller a présenté un projet, dont de nombreux observateurs retiendront surtout qu’il reviendrait sur la sacro-sainte règle de la parité 12 heures en français-12 heures en allemand, dans le premier degré, pour ne plus garder que 8 heures d’allemand.

La part de l’enseignement en allemand au collège serait également réduite, tandis que l’on envisagerait désormais de faire enseigner, par un seul enseignant de primaire, les cours en français et les cours en allemand. Bien sûr, tout ceci ne serait amorcé qu’à petites doses, expérimentales, et à compter de la rentrée 2012 seulement.

Pourtant, l’information a fait l’effet d’une « bombe », tant, jusqu’ici, les partisans du bilinguisme — depuis les associations de parents jusqu’aux responsables de chambres consulaires — étaient bien davantage sur une ligne de « plus d’allemand », pour une meilleure efficacité quand là, on leur demande de croire qu’on pourra faire mieux avec moins.

Mme Le Pellec Muller appuie certes sa démonstration sur quelques constats. Elle rappelle ainsi les déperditions d’effectifs entre la maternelle et le collège, sans parler du lycée où une infime partie de ceux qui ont débuté en maternelle poursuivent jusqu’à l’Abibac ou en section européenne allemand.

Elle réaffirme aussi qu’il est difficile de recruter des professeurs d’allemand, surtout ceux qui sont susceptibles d’enseigner une discipline non linguistique en allemand.

Le recteur estime également (contrairement à tous ses prédécesseurs qui n’ont jamais voulu le reconnaître) que cet enseignement « recrute parmi les classes sociales moyennes et favorisées ». Enfin, et on n’empêchera pas d’aucuns de penser que c’est là le socle fondateur de cette innovation, le recteur rappelle que le bilinguisme coûte cher en termes de postes, dans une période où l’administration est sur le pied de guerre budgétaire.

Lorsque l’on quitte le terrain du constat pour entrer, avec elle, dans celui des propositions, elle suggère que les réformes annoncées contribueraient à augmenter la « diversité sociale » des apprenants et surtout à rendre plus attractive, dans la durée, une filière qui s’épuise au-delà du primaire…

Malgré quelques considérations sur la priorité donnée à l’oral et à la communication pour étayer cette thèse d’un bilinguisme plus « vendeur », au regard de ce qui a été investi depuis la naissance de l’idée même du bilinguisme dans les années 90, il n’est pas sûr que l’argumentaire fasse le poids. Il n’est que de voir les premières réactions (lire ci-contre) pour en juger. Il est vrai que l’expérimentation n’étant programmée que pour 2012, les positions des uns et des autres, et surtout du rectorat (qui aurait toutefois reçu l’aval des politiques du comité quadritpartite), auront bénéficié du temps de l’explication et d’un débat nourri.

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Réactions : Culture et bilinguisme : « La parité est un minimum ! »

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Depuis que la nouvelle de l’expérimentation souhaitée par le rectorat est connue, de nombreuses réactions sont intervenues, le plus souvent pour dénoncer l’initiative.

L’association Culture et bilinguisme d’Alsace et de Moselle, par la voix de son président Jean-Marie Woehrling, évoque le « risque de démantèlement que la nouvelle politique rectorale fait peser sur l’enseignement de la langue régionale ».

Dans une lettre à tous les conseillers généraux et régionaux, l’association déclare : « Le rectorat ne semble pas comprendre la logique de la pédagogie paritaire qui ne réside pas dans un enseignement frontal de l’allemand, mais dans l’utilisation de cette langue dès la maternelle, comme langue des activités scolaires et d’enseignement ».

Pour l’association : « La parité (représente) un minimum ». Culture et bilinguisme réfute par ailleurs tous les arguments avancés par le recteur. Elle reprend notamment celui qui voudrait que « diminuer le nombre d’heures en allemandpermettrait d’améliorer l’efficacité de cet enseignement ! »« Il est évident, estime l’association, qu’une réduction supplémentaire de l’exposition à la deuxième langue va encore affaiblir la connaissance de celle-ci alors que beaucoup d’élèves ne la pratiquent que dans le cadre scolaire ».

L’association constate encore qu’ « au moment où des responsables économiques multiplient les signaux d’alarme devant le constat que de nombreux emplois sont perdus en raison du manque de compétence en allemand des jeunes générations qui arrivent sur le marché du travail, alors que les filières de formation transfrontalières ne peuvent se développer en raison de l’insuffisante préparation linguistique des étudiants de notre région, le rectorat ne trouve rien de mieux que de baisser davantage la garde ».

Les élus écologistes…

De leur côté, les élus écologistes demandent une réaction forte du conseil régional, estimant que « la démarche du rectorat est exécrable : c’est le retour de l’unilatéralisme rectoral, la négation du partenariat avec les collectivités territoriales qui sont uniquement avisées en dernière instance ».

… et Philippe Richert

Philippe Richert leur « répond » dans un communiqué, où il insiste sur le caractère expérimental des mesures envisagées et estime que « si des améliorations sont souhaitables et possibles, il ne faut pas que de nouvelles orientations conduisent à remettre en cause les résultats acquis depuis 2007, dans le cadre de l’application de la Convention quadripartite portant sur la politique régionale des langues vivantes. Elles ne doivent pas non plus affecter l’important et indispensable travail de terrain mené au quotidien par les associations ».

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Eltern dénonce : « Une volonté de remise en cause »

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Claude Froehlicher, président d’Eltern Alsace (qui tient son assemblée générale aujourd’hui), relève, dans le projet du recteur, « une volonté de remise en cause avec des arguments qui se contredisent ». « Le plus frappant, selon lui, est celui des éléments budgétaires » : « Il faudrait comparer les dépenses engendrées par le bilinguisme et le fait d’avoir des milliers de chômeurs en Alsace, au lieu de personnes qui pourraient trouver un emploi outre-Rhin, grâce à leurs compétences en allemand ».

Autre contradiction, selon M.Froehlicher : « On nous dit qu’il faut trouver de nouvelles formes d’organisation, car on a trop de mal à trouver des professeurs germanophones. Or, dans la foulée, le test envisagé consistera à faire enseigner les 8 heures d’allemand et le reste en français, par le même enseignant. Donc, cela veut dire que pour 100 classes, là où on avait, avant, 50 enseignants germanophones, il en faudra 100 : on doublera donc le besoin d’enseignants germanophones… ».

S’agissant de « l’élitisme et du manque de mixité sociale », il prédit que le résultat de la « réforme » sera que « les plus motivés iront vers le privé, où ça coûtera plus cher, tandis que les autres, plus défavorisés, n’auront pas accès au bilinguisme paritaire ».

Quelle : L’Alsace

Vers la catastrophe économique et linguistique ?

Posted on février 19th, 2011 by Unsri Heimet !

Convention linguistique au rabais non respectée, promesses  politiciennes non tenues, baisse du nombre d’ouvertures de classes bilingues. Une fois de plus LA question se pose: au vu des résultats catastrophiques de la politique linguistique en Alsace, devons-nous, Alsaciens, remettre notre destin aux mains de l’Etat français, l’Education Nationale et de ses valets locaux ? Non, bien évidement ! Il ne faut rien attendre de Paris. C’est à NOUS de prendre les problèmes à bras le corps. Notre avenir et la sauvegarde de notre héritage historique, culturel et linguistique ne passera que par le réveil de notre conscience alsacienne. La médiocrité (la vacuité même) politique actuelle en Alsace nous suggère que ce réveil est tout à fait possible… Elsasser,  stehn uf ! UH

1.- Des engagements non tenus.

Les engagements (écrits) du candidat Nicolas Sarkozy en 2007 de mettre dans une loi toutes les 39 dispositions que la France avait acceptées lors de sa signature de la Charte Européenne des langues régionales ou minoritaires n’ont pas été tenus. Un article de principe a été introduit dans la Constitution, mais ces engagements présidentiels n’ont pas été suivis d’effets.
Une majorité d’Alsaciens ont fait confiance au Président Nicolas Sarkozy. En tout cas, c’est une immense déception…
Nous lançons un appel au nouveau ministre alsacien chargé des collectivités territoriales afin qu’il mette en œuvre les engagements du Président Nicolas Sarkozy : en effet l’article 75-1 de la Constitution est dans la partie concernant ces collectivités et personne en Alsace ne comprendrait que Philippe Richert à la fois Président Régional et Ministre des collectivités ne prenne pas en charge à bras le corps et ne mène pas à bon port ce dossier si important de la langue régionale. C’est aux actes que nos dirigeants seront jugés, non aux paroles !

2.- La Convention 2007-2013. Bilan désolant à mi-chemin.

La convention 2007-2013 portant sur les langues vivantes prenant appui sur l’apprentissage de la langue régionale (dans ses deux dimensions) a prévu le doublement des effectifs bilingues dans chaque département en priorité dans le 1er degré.
Ceci aurait supposé depuis 2007, chaque année, l’accueil d’environ 2500 enfants de plus, soit la création d’une centaine de classes de 25 élèves environ. C’est-à-dire 50 classes bilingues par an et par département. Or le rythme d’ouverture annuel des deux dernières années n’est que de 37 classes par département.
En deux mots, cette convention déjà jugée « au rabais » et très minimaliste par une grande partie des responsables politiques, des parents, et les associations n’est réalisée au mieux qu’aux 2/3. Nous constatons de plus en plus que le rythme va encore baisser sans que nos grands élus ne veuillent protester : croient-ils que seules des déclarations suffiront alors que 25 % de nos jeunes sont au chômage contre 2 % dans les pays voisins !
Il est facile de constater une baisse de régime des créations dans le Bas-Rhin qui passe de 8 sites ouverts en 2009 à 3 en 2010 et une dans le Haut-Rhin qui passe de 12 sites ouverts en 2009 à 10 en 2010. Qu’en sera t-il en 2011 et 2012 ?
Si l’Alsace disposait du même rythme de développement que le Pays Basque (Pyrénées Atlantiques) ou la Corse, la situation se présenterait de manière bien plus positive : la Corse est à 40% des élèves bilingues au primaire et le Pays Basque à plus de 50%. Ce rythme de croisière insuffisant dans notre Région amène des questionnements sur la volonté de nos élus face à l’administration scolaire de favoriser un retour au bilinguisme en Alsace : peut-être que pour nos élus la langue régionale n’est toujours pas une véritable priorité ?
Il est difficile d’admettre que l’on trouve assez d’enseignants de Corse, alors que l’on avance depuis plus de 35 ans le manque d’enseignants maîtrisant l’allemand en Alsace. Le quotient de 40% d’enseignants bilingues/an prévu en Corse est strictement respecté dans cette région y compris pour 2011.

La convention alsacienne, bien moins ambitieuse, n’est pas respectée pour 2011 :

- L’absence de CAPES-bivalents en Alsace représente un véritable goulot d’étranglement pour l’enseignement bilingue au secondaire. Les autres régions en disposent !
- Le concours de recrutement spécial de professeurs des écoles (voie langue régionale), à 70% en français, ferme la porte à la plupart des candidats germanophones natifs. Le sommet a été atteint en 2010, 15 postes sur 50 n’ont pas été attribués et ont été transférés sur le concours monolingue. L’Alsace est la Région où ce glissement a été le plus important ces dernières années. Il semble que l’allemand parlé par 100 millions d’Européens soit devenu une langue rare !

La Convention 2007-2013 fortement minimaliste n’est pas respectée. En contrepartie de 3 millions € payés par la Région et les deux Départements, l’Etat s’était engagé à recruter annuellement au moins 50 postes, il n’en a prévu que 25 pour 2011.
Au lieu de protester, nos élus justifient la pénurie !
Depuis 1982, l’Académie de Strasbourg se présente abusivement comme une « académie-pilote » pour l’enseignement de l’allemand.
C’est en Alsace que l’administration tient le moins ses engagements, pourtant c’est ici qu’on a le plus besoin de l’enseignement bilingue français/langue régionale. Les demandes des associations restent sans réponse véritable. Nous pensons que la disparition des dialectes et de l’allemand depuis 65 ans est totalement voulue.
Nous pensons que la politique archaïque issue de l’idéologie totalitaire et centralisatrice n’est pas encore abandonnée dans les rouages de l’état. C’est ce qui contribue au  » mal être  » des régions de France et à leur appauvrissement culturel et économique.

Signé par les 3 Présidents des Associations le jeudi 9 décembre 2010 :

François Schaffner, Culture et Bilinguisme
Gérard Cronenberger, président de l’Aéplal
Henri Scherb, Heimetsproch un Tràdition

Quelle :  Unser Land

Wird zuviel fürs Elsässerdeutsch unternommen ?

Posted on novembre 22nd, 2010 by Klapperstein

Immer wieder wird behauptet, die Elsässer selbst seien gegen den Gebrauch ihres Dialektes und des Hochdeutschen.

On entend toujours des gens affirmer que les Alsaciens seraient opposés à l’emploi du dialecte alsacien et de l’allemand standard.

Wir erinnern an zwei Umfragen, die in den letzten eineinhalb Jahren von den wahrlich nicht als regionalistisch verdächtigen Dernières Nouvelles d’Alsace durchgeführt worden sind, und deren Ergebnisse wir einem von Heimatsproch und Tradition an den Präsidenten des Regionalrates, Philippe Richert, am 9. Juni 2010 adressierten Brief entnommen haben.

Les résultats de deux sondages récents effectués par un journal qu’on ne peut pas soupçonner de  » tendances régionalistes « , à savoir les D.N.A., ont été adressés par la revue Heimetsproch un Tradition dans son numéro du 9 juin 2010 à M. Philippe Richert, président du Conseil Régional.

1. Am 15. April 2010 (d.h. vor vier Monaten) wurde die Frage « Sind Sie der Meinung, daß ZU VIEL für die Renaissance des Dialekts getan wird? » wie folgt beantwortet:

- Es wird nicht genug unternommen: 57%

- Genau richtig: 25%

- Es wird zuviel unternommen: 15%

- Keine Meinung: 2%

Le 15 avril 2010 ( il y a quatre mois ), à la question : « N’est-on pas en train d’en faire TROP pour la revitalisation du dialecte ? » ont répondu

- on n’en fait pas assez : 57%

- pensent qu’on fait ce qu’il faut : 25%

- on en fait trop : 15%

- sans opinion : 2%.

2. Am 2. März 2009 (d.h. vor 18 Monaten) wurde folgende Frage gestellt: « Handelt es sich um Diskriminierung, wenn man von einem Stellenbewerber verlangt, Elsässisch zu sprechen? ». Antwort:

- NEIN, ich denke nicht: 61%

- JA, ich bin dieser Meinung: 36%

- Keine Meinung: 1%

Die große Mehrheit war also gegen die HALDE, die verbieten lassen wollte, daß Dialektkenntnisse als Einstellungsvoraussetzung gelten können.

Le 2 mars 2009 ( il y a 18 mois ), à la question : « Pensez-vous que demander à un candidat à l’embauche de parler l’alsacien est discriminatoire ? » ont répondu

- NON, je ne le pense pas : 61%

- OUI, je le pense : 36%

- Sans opinion : 1%

La grande majorité donc désapprouvait l’opinion de la HALDE qui prétendait interdire que la  condition préalable à l’obtention d’un emploi soit la connaissance du dialecte alsacien.

Sie, lieber Leser, liebe Leserin sind also nicht allein: Die große Mehrheit der Elsässer (über 80%) ist  der Meinung, es würde nicht genug oder gerade genug für die Wiederbelebung des Dialekts unternommen, und über 60% der Elsässer sind der Meinung, daß es zulässig ist, von einem Stellenbewerber Elsässischkenntnisse zu verlangen.

Vous qui lisez ces informations et qui vous sentez Alsaciens, vous n’êtes donc pas tout seuls : la grande majorité des Alsaciens ( plus de 80% ! ) pense qu’on ne fait pas assez – ou  tout juste assez – pour  soutenir un retour du dialecte, et 60% pensent qu’il est normal d’exiger d’un candidat à un emploi en Alsace qu’il ait des connaissances en dialecte alsacien.

Quelle : Newsletter Zweisprachigkeit n°2

Làchsch net ?

Posted on novembre 18th, 2010 by Klapperstein

A Witz üs dr Schüel

Dr Georgele last in sim Maarlebuech wu’nr uf Wiehnachte bikumma het: »… die Königin gebar dem König einen Sohn … »

« Màmme, frogt’r, « was heisst denn das ‘gebar’? »

Sinne Mamma erklärt’m: « Das heißt soviel wie ‘schanke’, also, d’Kenigin hat em Kenig a Suhn gschankt. »

Dr Georgele bemerkt sich dr Begreff un in dr Schüel, in sim ditsche Ufsatz ewer si Geburtstag schriebt’r: « Am Nachmittag kam Tante Maria und gebar mir einen Kanarienvogel. »

Quelle : Newsletter Zweisprachigkeit

Keine Verelsässerung für die Südtiroler

Posted on novembre 7th, 2010 by Klapperstein

Die Südtiroler haben ihr Schicksal selbst in die Hand genommen – eine elsässische Studienreise über die Alpen


Warum fahren die Elsässer so gern nach Tirol, und besonders nach… Südtirol? Weil es in Italien liegt? Weil es billiger ist? Oder ganz einfach, weil sie dort in ihrer Sprache begrüßt, empfangen und bedient werden? Weil sie dort reden können « wie ihne d’r Schnààwel gwàchsa isch »? Sicher auch, weil sie dort eine Region vorfinden, die mit Erfolg selbst über ihr Schicksal entscheidet.

Im vergangenen Juni hat eine kleine Delegation von Elsässern unter Leitung der Generalrätin Andrée Munchenbach aus Schiltigheim und dem Roeschwooger Bürgermeister Michel Lorentz eine Studienreise nach Bozen, der Hauptstadt der Autonomen Provinz Südtirol unternommen. Man wollte dort in Erfahrung bringen, was man von diesen 500 000 deutschsprachigen Italienern lernen und auf elsässische Verhältnisse übertragen kann.

Die Autonome Provinz Südtirol verfügt über ein besonderes Statut, das der römischen Zentralregierung in einem langen und zähen Ringen abgetrotzt worden ist. In diesem ist festgelegt, dass die Provinz über einen eigenen Landtag (ein Regionalparlament) verfügt, welcher gesetzgebende Kompetenz hat.

Die Provinz ist finanziell hervorragend ausgestattet: 90 Prozent der im Land vereinnahmten Steuern werden von Rom an die Provinz zurücküberwiesen. Zum Vergleich: bei einer Einwohnerzahl von 500 000 verfügt das Land über einen Haushalt in Höhe von 5,3 Milliarden Euro – insgesamt also doppelt soviel wie die Budgets der beiden Generalräte und des Regionalrates zusammen. Pro Einwohner kann Südtirol also fast zehnmal soviel Geld ausgeben wie die elsässischen General- und Regionalräte zusammen! Ausschließlich die Landesregierung entscheidet über die Verwendung dieser Gelder.

Das komplette Bildungswesen ist in der Zuständigkeit der Landesregierung. Für jede Sprachgruppe gibt es eigene Schulen, in denen zunächst die Muttersprache und dann die Sprache der anderen Bevölkerungsgruppe unterrichtet wird. Demzufolge sind alle Menschen zwei- oder dreisprachig.

Die Arbeitslosenquote liegt bei nur 2% und liegt damit deutlich niedriger als im Rest Italiens oder im Elsass (über 8%) .

Die Delegation wurde auch von Landeshauptmann (le Premier Ministre de la Région) Luis Durnwalder im Landtag empfangen. Gespräche wurden mit einigen Volksvertretern (élus) sowie mit dem Leiter des deutschen Schulamtes geführt. In der Europäischen Akademie für Mehrsprachigkeit und Minderheiten EURAC, die im Rahmen von Interreg für die Région Alsace eine Studie über “Die Sprachen im Elsass” herausgegeben hat, informierte man sich über die Lage sprachlicher Minderheiten in anderen europäischen Ländern.

Wir hoffen, daß bald eine offizielle Delegation der drei elsässischen Gebietskörperschaften (mit Vertretern aller Parteien, Elternvereinigungen und Gewerkschaften) dieses erste Kennenlernen vor Ort vertieft, damit das Elsass endlich auch auf den Weg zur “geistigen Autonomie” gelangt.

Die Studienreise kam mit Unterstützung des Straßburger Historikers Bernard Wittmann zustande, der ein persönlicher Freund von Landesobmann Luis Durnwalder ist. Wer sich ausführlicher über die Situation und die Errungenschaften in Südtirol informieren möchte, dem sei das in diesem Jahr erschienene Buch Bernard Wittmanns ”De 1919 à nos jours : Südtirol/Elsass: histoires croisées et destins opposés“ wärmstens empfohlen.

Quelle : Newsletter Zweisprachigkeit n° 1

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Verelsässerung n.f. – 1961 Terme d’origine sudtirolienne.  Action  pour un peuple, par la contrainte d’un Etat centralisé et/ou fasciste, de perdre tout ou une partie de son identité  culturelle, de sa mémoire  et de sa langue, ainsi que les droits et libertés politiques  qui y sont liés. syn. aliénation collective; déculturation; linguicide; ethnocide // verelsässern v.. Transformer un peuple  en en altérant profondément ses mœurs, sa langue, son histoire et son organisation politique //Sich verelsässern se méprendre, s’obstiner dans l’erreur Fig. et Fam se détériorer fortement; partir en vrille

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