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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Élection de David Heckel

Posted on mars 28th, 2011 by Klapperstein

Nous notons avec satisfaction la victoire imprévue du jeune candidat régionaliste David Heckel dans le canton de Sarre-Union. Nous n’en oublions pas pour autant le caractère parfaitement scandaleux et antidémocratique du mode de scrutin majoritaire, qui est le fer de lance de l’imposture démocratique à la sauce républicaine et française. Imposture qui a notamment eu jusqu’à présent comme effet d’étouffer les aspirations régionalistes et autonomistes du peuple alsacien.


Communiqué de presse: Cantonales – David Heckel bat « Goliath » Schmidt :
Victoire historique pour le mouvement alsacien !

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Ce dimanche 27 mars 2011 restera gravé dans l’histoire politique du mouvement alsacien. L’élection de David Heckel, candidat Unser Land dans le canton de Sarre-Union, est une victoire pour toute l’Alsace. En effet, outre les thèmes spécifiques à l’Alsace bossue, David Heckel a mené une campagne en faveur d’un statut d’autonomie régionale et d’une généralisation du bilinguisme.

Les électeurs du canton de Sarre-Union ne se sont laissé intimider ni par le candidat UMP, ni par les interventions du ministre ou du député. Par leur vote, ils ont décidé d’apporter leur confiance à David Heckel et de soutenir le projet politique d’Unser Land, le parti alsacien.

Face à la crise identitaire, économique et environnementale que subit l’Alsace, il est temps d’apporter des réponses efficaces qui ont fait leurs preuves partout en Europe. En effet, c’est grâce à un statut d’autonomie régionale que des régions comme la Catalogne ou le Tyrol du Sud, ont réussi à conjuguer identité régionale, réussite économique et rayonnement européen.

Seul un statut d’autonomie régionale peut garantir la pérennisation des spécificités alsaciennes (langue, culture, Droit Local, Concordat…), tout en apportant plus démocratie, plus de transparence, plus de cohésion sociale, ainsi qu’une meilleure efficacité des services publics. Enfin, seul un statut d’autonomie régionale permettra de réinscrire l’Alsace dans l’espace rhénan et ainsi de renforcer la vocation européenne de sa capitale, Strasbourg.

En première étape, Unser Land demande la fusion des départements et de la région afin de créer une collectivité territoriale unique, ainsi que la renégociation de la convention passée avec l’Etat au sujet de l’enseignement bilingue.

Grâce à la victoire de David Heckel, ainsi qu’aux scores de ses autres candidats, Unser Land a redonné au mouvement alsacien sa légitimité, sa crédibilité mais également ses valeurs humanistes et démocratiques.

FER’S ELSASS, UNSER LAND !

Source : Unser Land

Réflexions sur la démocratie directe

Posted on mars 25th, 2011 by Klapperstein

La démocratie directe existe en Suisse au niveau fédéral, cantonal et communal. Elle favorise une prospérité économique et garantie des droits civiques aux citoyens suisses que les habitants du monde entier sont en droit de jalouser. Elle se trouve être en fait le socle de la souveraineté populaire et le garant d’un fonctionnement véritablement démocratique de la confédération helvétique.

La démocratie directe existe également aux États-Unis et en Allemagne, mais de façon beaucoup plus limité, puisqu’elle est absente dans ces deux pays du niveau fédérale, qui est par définition le niveau institutionnel le plus important. Et ce n’est un hasard si la démocratie directe est absente (1) en France et en Alsace, puisque celle-ci est fortement liée au fédéralisme, aussi bien d’un point de vue théorique que dans la pratique. C’est entre autre ce qui ressort du débat entre Yvon Blot et Alain Cotta que nous vous proposons ci-dessous.

Et si les Alsaciens désirent se défendre et s’émanciper de ce qu’il faut bien appeler les bandits, les bien-pensants et les carriéristes qui prétendent les représenter et qui les gouvernent effrontément , c’est à eux d’exiger par tous les moyens possible la démocratie directe, les scrutins proportionnelles et le fédéralisme, qui sont indissociables des véritables pratiques démocratiques, c’est à dire du gouvernement du peuple par le peuple.

(1) En fait pas complètement, puisque les citoyens français ont pu voté par référendum en 2005 sur la Constitution européenne. Mais le vote n’a pas été conforme aux aspirations et aux attentes des « élites » françaises, qui sont du reste autant républicaines qu’européistes, l’un ne semblant pas empêcher l’autre, bien au contraire. Et c’est en toute décontraction que les escrocs qui nous gouvernent ont donc adopté le traité constitutionnel européen qui avait été clairement refusé par les électeurs en en changeant le nom et deux ou trois détails. C’est ce que signifie le mot démocratie pour ces gens là.

Yvon Blot, ancien député, haut fonctionnaire, et Alain Cotta, économiste, auteur du Règnes des oligarchies, débattent sur la démocratie directe et sont amené presque mécaniquement à décrire avec beaucoup de perspicacité le système oligarchique français.

Source de la vidéo : Enquête et débat

Richert et la Constitution Alsacienne

Posted on février 4th, 2011 by Unsri Heimet !

Nous le savons, l’homo politicus alsaticus est capable de tout, du médiocre comme du pire, toujours à l’affût de Plätzle, de Bändele et de coups médiatiques. Aucun n’échappe à cette règle. A commencer par Philippe Richert, notre futur président du conseil uni d’Alsace. Et c’est avec une certaine émotion que nous avons appris, dans le magazine d’Heimet (1), que le nouveau ministre de la vieille République s’intéressait à la Constitution d’Alsace-Lorraine de 1911, dont nous fêtetons le Jubilé ce 31 mai 2011.  Au delà de l’effet d’annonce, nous espérons, même si c’est sans trop y croire, que Richert saura s’inspirer pleinement de cette Constitution afin de ne pas doter l’Alsace d’un Conseil croupion à la botte de Paris, mais d’un véritable Parlement (2). On vous le dit, Richert brandissant un Rot un Wiss (3) devant l’ancien Landtag et s’affirmant autonomiste depuis le premier jour, c’est pour bientôt ! Mit dana Politiker isch alles meglig !

« J’ai décidé que la Région s’impliquera dans la commémoration du centenaire de la Constitution de 1911. A cet effet, j’ai chargé l’Institut du Droit Local de constituer un comité de pilotage pour faire des propositions mettant en lumière le contexte d’élaboration de ce texte mais aussi la portée de ce moment fort de notre histoire trop méconnu de nos concitoyens. Cette réflexion qui s’appuiera sur les analyses croisées d’historiens et de juristes des deux univers culturels français et allemand pourra alimenter le débat sur l’évolution institutionnelle de l’Alsace d’aujourd’hui. C’est plus qu’un geste, c’est une volonté pédagogique nous amenant à nous interroger sur le meilleur cadre institutionnel permettant à l’Alsace de se projeter vers l’avenir en affirmant son identité.
Plaider pour un Conseil uni d’Alsace, c’est plaider pour une Alsace qui affirme sa personnalité, qui prouve son unité dans la diversité de ses territoires et de ses hommes. »

(1) Journal d’Heimetsproch un Tradition, à ne pas confondre avec Unsri Heimet, selbstverständlich.

(2) La définition est claire. Le Parlement d’Alsace représente le peuple alsacien, fait et défait les lois alsaciennes et contrôle l’action du gouvernement alsacien.

(3) Feu Adrien Zeller avait osé commettre cet acte plus que subversif, à la limite de la légalité ! Pas de chance pour lui, il y avait un photographe dans le coin…

Stammtische vom René Schickele Kreis

Posted on janvier 31st, 2011 by Unsri Heimet !

Neu! Zweiter Stammtisch in Colmar!
Nouveau! Deuxième Stammtisch à Colmar !
Culture et Bilinguisme d’Alsace et de Moselle vous invite
Die René-Schickele-Gesellschaft lädt ein
Diesen Mittwoch, 2. Februar, von 18.30 bis 20 Uhr
Ce mercredi, 2 février, de 18h30 à 20h

_____________________________________

à Strasbourg / in Strassburg
L’Alsace de 1871 à 1911
Das Elsass zwischen 1871 und 1911

animé par / moderiert von

Ernest Winstein
Pasteur en retraite, théologicien
Pastor im Ruhestand, Theologe

in ihren Räumen 5 Boulevard de la Victoire in Strassburg
(gegenüber Stadtbad)
dans ses locaux, 5 Boulevard de la Victoire à Strasbourg
( en face des Bains Municipaux ).

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à Colmar / in Colmar
Lokalrecht im Elsass und im Moseldepartement
Droit local en Alsace et Moselle

animé par / moderiert von

Jean-Marie Woehrling

Juriste, Président de l’Institut du Droit Local
Jurist, Präsident des Instituts für Lokalrecht

dans les locaux du Comité Fédéral, 29 rue de la Corneille à Colmar
( près de la Synagoge ).

in den Räumen des Comité Fédéral, 29 rue de la Corneille in Colmar
(Nähe Synagoge).

Bier, Wein und spannende Diskussionen über Kultur, Wirtschaft, Institutionen, Literatur, Neuigkeiten, Oberrhein usw. / Bière, vin, jus et discussions assurés : culture, histoire, économie, institutions, littérature, actualités, Rhin supérieur, etc.

Diskussionssprachen sind ganz nach Belieben Elsässerdeutsch, Hochdeutsch und/oder Französisch / Langues de discussion : allemand dialectal, allemand standard et/ou français au choix de chaque participant

Jeder kann sini Sproch redda !

Venez nombreux ; il y a de la place ; et de plus c’est gratuit – awer net umasunscht.

Stammtisch Heb’di

Posted on octobre 18th, 2010 by Unsri Heimet !

Dans le cadre de la célébration du centenaire de la constitution alsacienne, Hebdi propose:

L’ALSACE A-T-ELLE LES MOYENS DE SON AUTONOMIE?

Être autonome, c’est être en mesure de subvenir à ses besoins et prendre tout seul des décisions engageants l’avenir. Depuis plus de 300 ans, l’Alsace est administrée soit par Paris, soit par Berlin. Les Alsaciens ne sont-ils pas capables de décider eux-mêmes de leur avenir, de leurs finances, de leur langue, de leurs façons de fonctionner ? Des pays plus petits, comme le Luxembourg, s’en sortent bien; les Lands allemands qui jouissent d’une grande autonomie peuvent être des exemples.

RdV le 28 octobre à 19 heures à Haguenau au restaurant « La Porte de Bitche » 9 route de Bitche

Formulaire et contact: http://www.thierry-hans.com/?page_id=83

Ein Volksabstimmung fer’s Elsass

Posted on septembre 26th, 2010 by Klapperstein

Dans la rubrique « tribunes d’expressions des groupes politiques du Conseil Général du Bas-Rhin » du magazine officiel Tout le Bas-Rhin, le groupe des centristes écologistes démocrates régionalistes européens, ouf, avance l’idée, défendu depuis vingt ans par Alsace d’Abord, de la fusion des deux Conseils Généraux et du Conseil Régional en une seule Assemblée, ce qui s’apparenterait à la création d’un Parlement en Alsace. Cette tribune signée par les conseillers généraux Andrée Munchenbach, Thierry Carbiener, Denis Lieb et Alice Morel mérite d’autant plus d’être signalé qu’elle propose de valider la réforme institutionnelle  par un référendum populaire, ce qui permettrait à la nouvelle Assemblée et aux Alsaciens de prendre la bonne habitude de la démocratie directe.

Direkte Demokratie qui réussie si bien  à nos voisins Helvètes et dont l’absence en Alsace et en France est un des signes de l’usurpartion de l’idéal démocratique par les élites politiques et journalistiques. Ces derniers sont les serviteurs et le bénéficiaires de l’idéologie social-démocrate, droit-de-l’hommiste et libérale (la pensée unique actuelle) et de la démocratie au rabais qu’elle véhicule. Et ils louent d’autant plus les carrences démocratiques  que ce sont ces dernières qui leur assurent leur postes et leurs prébendes. Prenons juste les exemples de la prime majoritaire au Conseil Régional et du rehausement de la barre l’éligibilité de 5 à 10% dans ce même Conseil. Ces mesures, en réduisant fortement le nombre d’élus des petites listes, augmentent mécaniquement le nombre de places des carriéristes du PS et de l’UMP.

D’où l’intérêt encore une fois de la démocratie direct, qui avec l’initiative populaire permet au peuple de reprendre la main lorsque ses élus s’accaparent le pouvoir à leur profit, au détriment du sien. Peuple qui, en démocratie, est sensé être souverain.

Ci-dessous la tribune parut dans Tout le Bas-Rhin de septembre 2010 co-signée par Andrée Munchenbach, Thierry Carbiener, Denis Lieb et Alice Morel :

UN REFERENDUM POUR L’ALSACE

Plus petite région de France métropolitaine, l’Alsace est à la bonne échelle pour oser la fusion de ses 2 départements.

Une assemblée unique au lieu des 2 Conseils Généraux et du Conseil Régional apportera plus d’efficacité. Moins d’élus, mais réunion et convergence des ressources humaines et des moyens pour améliorer l’action publique.

La gestion cloisonnée (lycées et transport ferroviaire à la Région; collèges et routes aux Départements, etc.) est contre-productive et absurde. Le développement durable commande une approche globale, privilégiant notamment le renforcement des infrastructures ferroviaires.

L’Alsace est forte d’atouts spécifiques qui seront mieux valorisés par un pouvoir local renforcé, doté d’une plus grande autonomie décisionnelle, budgétaire et fiscale.

Un Parlement d’Alsace devrait ainsi avoir les moyens d’une vraie politique régionale de l’enseignement linguistique. Lié à notre histoire et notre géographie, notre bilinguisme naturel est facteur de dynamisme économique et culturel. Il mérite un Plan Région spécifique et ambitieux.

Un referendum populaire permettra de vérifier la pertinence d’une telle réforme et de lever les obstacles institutionnels.

31. Mai, Verfàssungsdaj

Posted on mai 31st, 2010 by Unsri Heimet !

Plus de quatre décennies après la guerre de Trente Ans, les villes libres de la Décapole et Strasbourg sont contraintes par la force des armes à reconnaître l’autorité de roi de France. Le Traité de Nimègue du 5 février 1679 (1) et la capitulation de Strasbourg (2) du 30 septembre 1681 mettent fin à l’appartenance de l’Alsace au Saint Empire, ainsi qu’aux libertés politiques qui y étaient liées.

Près de deux siècles plus tard, à la veille de la guerre franco-prussienne de 1870, l’Alsace est méconnaissable, appauvri aussi bien économiquement et culturellement, et aux mains d’une haute bourgeoisie francophile qui doit tout à la France et qui le lui rend bien (3).

L’appartenance des Alsaciens au nouvel Empire allemand va donner à l’Alsace une prospérité économique, des lois sociales et un épanouissement culturel que la domination française rendaient impossible. Pourtant un problème important demeure, le Reichsland, à la différence des autres Etats fédérés allemands, est directement administré par l’Empereur et son représentant à Strasbourg, le Stattshalter. Le Landesausschuss, mis en place en 1874, est dans un premier temps une commission à la fonction consultative, qui bénéficiera en 1877 du droit à l’initiative législative. Malgré ses pouvoirs trop limités, il représente pourtant une avancé démocratique par rapport au système électoral vicié du Second Empire de Napoléon III.

Et ce n’est que le 31 mai 1911 que les Alsaciens-Lorrains vont  obtenir un véritable parlement, le Landtag, voter une constitution, pour ensuite se doter d’un drapeau, le Rot un Wiss, et d’un hymne officiel, das elsässische Fahnenlied. Trop influencé par la propagande et la désinformation française de l’existence d’une volonté séparatiste qui n’existait pas en Alsace, le Kaiser Wilhelm n’offrira pas à l’Alsace-Lorraine l’autonomie intégrale tant désirée et si proche. L’entrée en guerre de l’Empire allemand et de la France mis une fois pour toute fin au processus engagé pendant des décennies. L’arrivée des troupes françaises victorieuses de 1918 supprima de facto le Landtag et la Constitution. L’heure était venue de remettre les Alsaciens au pas républicain. Par la suite les Français transformeront le Landtag, le parlement alsacien, en théâtre (4). Cela symbolise du reste très bien les rapports de la France à la démocratie.

Le Rot un Wiss et le Fahnenlied symbolisent à nos yeux non seulement l’attachement légitime à notre histoire et à notre identité, mais également notre aspiration à une véritable démocratie , basé sur le fédéralisme et la démocratie directe, propre au modèle suisse.

Nous croyons en l’avenir des Etats de taille modeste et des Régions autonomes, à l’image de la Suisse et de la Norvège, de la Flandre, de la Catalogne et du Pays de Galles. C’est aussi pour cela que nous entendons rester fidèle à l’Alsace, mr welle em Elsàss treu bliwe.

Das Elsässische Fahnenlied

Sei gegrüßt, du unsres Landes Zeichen
Elsass’ Fahne flatternd froh im Wind
Deine Farben, lieblich ohne Gleichen
Leuchten stets, wo wir versammelt sind

Refrain: Weiß und rot,
Die Fahne sehen wir schweben
Bis zum Tod,
Sind treu wir ihr ergeben

Echt und recht, wie unsre Väter waren
Wollen wir in Tat und Worten sein
Unsre Art, wir wollen sie bewahren
Auch in Zukunft makellos und rein

Und ob Glück, ob Leid das Zeitgetriebe
Jemals bringe unserm Elsassland
Immer stehn wir in unentwegter Liebe
Freudig wir zu ihm mit Herz und Hand

Lasst uns drum auf unsre Fahne schwören
Brüder ihr vom Wasgau bis zum Rhein
Niemals soll uns im fremder Hand betören
Treu dem Elsass wollen stets wir sein.

(1) Le traité de Westphalie de 1648 laisse une grande partie de l’Alsace dans un flou juridique. Les possessions de Habsbourg passent au roi de France, mais les villes de la Décapole, vers lesquelles lorgne Louis XIV étant donné l’ambivalence du traité, continu à revendiquer leur appartenance au Saint Empire et à envoyer leurs représentants, aux cotés de ceux de Strasbourg, à la Diète d’Empire. Ce n’est que à la fin des années 1670, alors que plusieurs villes de la Décapole vont être saccagées et brûlées par les troupes françaises, que les villes libres seront contraintes, sous la menace de nouvelles exactions, à se soumettre au roi de France.

(2)Le 28 septembre 1681, une troupe de 35000 hommes assiège la ville sous le commandement de Louis XIV. Les Strasbourgeois ont peur de subir le même sort que Türckheim et Hagenau. Les français menacent notamment de raser la cathédrale, ce qui en dit long sur le sort qui attendait les Strasbourgeois en cas de résistance. L’ultimatum français n’a aucune justification, si ce n’est la force brut. Le 30 septembre, Strasbourg capitule, le cœur dans l’âme.

(3) Les fameux quinze députés alsaciens qui protestèrent à Bordeaux le 8 février 1871 ne représentaient aucunement le peuple alsacien, certains d’ailleurs n’en parlait pas même la langue, mais simplement leurs propres intérêts, liés à ceux de la grande bourgeoisie française.

(4) Le TNS, Le Théâtre National de Strasbourg, place de la République.

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