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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Bandelajäger Ùffstànd : besser spät als nie

Posted on septembre 9th, 2014 by Klapperstein

En politique, les rapports de force sont prépondérants. Et Buttner, Bandelajäger émérite, est avant tout un carriériste. Buttner est un surfeur qui a senti le sens du vent, et il agit en conséquence. Tout cela est de bonne augure, le vent tourne, der Wind dreht sich… UH

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Réforme Territoriale Le Haut-Rhin sonne la charge contre la fusion


« Touche pas à mon Alsace » : c’est le mot d’ordre lancé hier par le président UMP du conseil général du Haut-Rhin, Charles Buttner. Profitant de l’inauguration du nouveau contournement routier de Retzwiller, il a appelé solennellement à la mobilisation contre la fusion avec la Lorraine et Champagne-Ardenne.

« Faut-il mettre en désespérance le territoire ? », s’inquiète le patron du Département, qui voit dans le projet de réforme territoriale « un système de stérilisation de l’action publique locale », « la suppression de la proximité et de la capacité pour la population à trouver des personnes qui portent leur besoin ».

Fin août, l’opposition au conseil général du Haut-Rhin s’était ralliée à la majorité pour tenter de relancer le conseil d’Alsace et empêcher une fusion avec la Lorraine et Champagne-Ardenne. « L’heure est grave ! » , tonnait hier Charles Buttner, entouré par plusieurs de ses collègues du conseil général, dont le premier vice-président Rémy With. « Fusion veut dire douleur, dispersion… Fédérer, c’est autre chose. » Et de reconnaître : « Nous n’avons pas su dire assez bien que ce projet de conseil d’Alsace était là pour les Alsaciens et pas pour plaire à Paris. »

Une cigogne rebelle pour emblème

Le conseil régional et les deux conseils généraux d’Alsace sont appelés à se prononcer le même jour, le 22 septembre prochain, sur une motion en faveur de l’union alsacienne autour d’une collectivité unique, et appellent d’ores et déjà à un grand rassemblement à Strasbourg, le 11 octobre ( L’Alsace de dimanche).

Mais dès à présent, pour empêcher la « disparition annoncée » de la Région Alsace, les conseillers généraux haut-rhinois invitent la population à soutenir « activement » l’initiative politique engagée pour cette fameuse « union sacrée ». Une vaste campagne de mobilisation est donc lancée. Quelque 50 000 autocollants détournant l’emblème de la cigogne – version indomptable ! – vont être diffusés dans un premier temps. Mot d’ordre de la campagne : « Touche pas à mon Alsace, avec Schnàbelix, la cigogne rebelle ne se laissera pas clouer le bec ! » Un site internet et une communauté Facebook seront également lancés dans la semaine.

Surfer  www.cigogne-rebelle.fr ; les autocollants sont disponibles sur simple demande à l’adresse courriel : lacigognerebelle@cg68.fr

Quelle : L’Alsace

Samstag, 11. Oktober : eine zweite große Kundgebung

Posted on septembre 7th, 2014 by Klapperstein

Réforme territoriale Pour le Conseil d’Alsace Une grande manifestation se prépare pour le samedi 11 octobre

La décision est prise : samedi 11 octobre, une grande manifestation réunira les partisans du Conseil d’Alsace pour peser sur la réforme territoriale engagée par le gouvernement.

L’un des badges créés par les chambres consulaires

Un collectif appellera à cette manifestation, collectif où se retrouveront les présidents des grandes collectivités (conseils régional et généraux), les parlementaires de la majorité alsacienne (UMP, UDI), les responsables des chambres consulaires notamment.

Le lieu de la manifestation n’est pas encore choisi. Mais la date a été fixée parce qu’elle est celle, probable, où le projet de loi relatif à la délimitation des régions et aux élections régionales et départementales repassera devant le Parlement.

Une grande région « inacceptable »

On sait que pour l’instant, le texte adopté par l’Assemblée prévoit la fusion des trois régions Alsace, Lorraine et Champagne-Ardenne. Cette formule a été déclarée inacceptable par une grande majorité d’élus alsaciens UMP, UDI, écologistes et socialistes.

Les trois premières familles politiques – et quelques socialistes – ont trouvé un consensus sur une autre option : la constitution d’une collectivité territoriale spécifique d’Alsace, proche du Conseil unique proposé l’an dernier, par regroupement des trois grandes collectivités territoriales : région Alsace, départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin. C’est cette solution qu’ils entendent défendre par cette manifestation d’ampleur.

En revanche, une majorité du PS alsacien préfère l’idée d’un regroupement de l’Alsace et de la Lorraine, ce qu’a répété Roland Ries, sénateur et maire (PS) de Strasbourg, à l’inauguration de la Foire européenne de Strasbourg vendredi dernier.

La « voix/voie » de l’Alsace

Les trois présidents (UMP) Philippe Richert (conseil régional), Guy-Dominique Kennel (conseil général du Bas-Rhin) et Charles Buttner (conseil général du Haut-Rhin) doivent se réunir ce lundi pour rédiger un texte commun. Le titre est déjà trouvé : « L’Alsace fait entendre sa voie/voix ».

L’étape suivante sera la réunion simultanée le 22 septembre des trois assemblées des collectivités concernées pour adopter des délibérations dans les mêmes termes. Elles devraient inspirer un amendement au projet de loi visant à y insérer, pour l’Alsace, la formule de la collectivité territoriale unique.

Quelle : DNA

Vers le Conseil d’Alsace

Posted on décembre 1st, 2011 by Klapperstein

Le processus de création du Conseil d’Alsace suit son cours comme prévu. Les questions que nous posons sont toujours les mêmes :

- Les transferts de compétence entre l’Etat français et la nouvelle collectivité alsacienne seront-ils substantiels ou uniquement symboliques ?

- La pseudo décentralisation ayant notamment servit ces dernières années à transférer une partie des déficits de l’état français aux collectivités locales, le nouveau Conseil d’Alsace saura-t-il mettre fin à ces pratiques pour le moins contestables ?

- Comment l’absence de démocratie directe et le scandale du scrutin majoritaire peuvent-ils prendre fin ?

- Quelle est la position la gauche, qui pourrait arriver au pouvoir en 2012, sur le projet de création du Conseil d’Alsace ?

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Alsace : feu vert des conseillers généraux et régionaux à une collectivité unique

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Les conseillers généraux et régionaux alsaciens ont voté jeudi en faveur de la création d’une nouvelle collectivité territoriale unique, le Conseil d’Alsace, une innovation institutionnelle qui devra encore franchir de nombreuses étapes avant de se concrétiser.

Réunis en «congrès» extraordinaire au conseil général du Haut-Rhin à Colmar, les élus se sont prononcés à une très large majorité (101 pour, 1 contre, 19 abstentions, 1 absent) pour la réunion en une seule entité des conseils départementaux et régional, à un horizon fixé à 2014.

Les débats ont pourtant parfois été vifs entre l’opposition socialiste et la majorité de droite, conduite par le président de la région Philippe Richert et ceux des conseils généraux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, Guy-Dominique Kennel et Charles Buttner, tous trois UMP.

Les trois présidents ont élaboré ensemble le projet stratégique joint à la résolution, qui trace à grands traits les contours du futur «Conseil d’Alsace».

Il permettra selon ses promoteurs de gagner en efficacité dans des domaines où les compétences des collectivités actuelles s’entremêlent et d’obtenir de l’Etat de nouveaux transferts de responsabilité, dans l’éducation, les transports ou le développement économique.

«Etre à l’avant-garde de la décentralisation sera une grande avancée pour notre région notamment au regard de sa situation géographique», a plaidé M. Buttner, estimant que l’Alsace, plus petite région de France métropolitaine, «n’était plus aussi dynamique» que dans le passé.

Les socialistes alsaciens, en majorité favorables au principe du Conseil d’Alsace, se sont néanmoins abstenus pour la plupart, contestant un manque de concertation et des «compromis de coins de table» entre les présidents UMP.

«C’est une abstention constructive», a fait valoir Antoine Homé, conseiller régional et porte-parole des socialistes. «C’est un congrès UMP», avaient lancé d’autres représentants PS durant le débat.

Des socialistes sont aussi montés au créneau contre l’organisation «multipolaire» prévue pour le Conseil d’Alsace, avec la répartition envisagée des sièges de l’assemblée et de l’exécutif entre Colmar et Strasbourg.

«Les débats n’ont pas encore commencé qu’ils en sont déjà à livrer la bataille du siège», a rétorqué Philippe Richert, par ailleurs ministre en charge des Collectivités, qui a appelé à dépasser les «contingences politiques».

Parmi les avantages de la collectivité unique, le projet évoque la possibilité qu’aura le Conseil d’Alsace d’obtenir de l’Etat des transferts de compétences sur les programmes scolaires.

La totalité du réseau routier alsacien pourrait entrer dans son giron. Et elle pourrait obtenir des compétences règlementaires dans le droit du travail pour gagner en compétitivité face aux voisins allemands ou suisses.

Les trois collectivités actuelles fusionneraient certaines de leurs agences, comme celle du développement économique ou du tourisme.

Il n’y aurait plus de conseillers généraux et régionaux, mais des conseillers d’Alsace, dont le mode d’élection reste à définir.

De longs travaux de concertation sont désormais prévus, qui impliqueront aussi les communes et la société civile. Un référendum est ensuite envisagé en 2012 tandis que la promulgation d’une loi sera nécessaire pour que le Conseil d’Alsace puisse effectivement voir le jour.

Les élections nationales de 2012 et une éventuelle arrivée au pouvoir de la gauche, très critique vis-à-vis de la réforme territoriale de 2010, pourraient sensiblement changer la donne et le calendrier, ont souligné des élus.

Quelle : L’Alsace

Congrès d’Alsace

Posted on décembre 1st, 2011 by Klapperstein

Le  Congrès d’Alsace à lieu ce matin 1er décembre 2011 à l’Hôtel du Département à Colmar. Il réuni le Conseil Général du Haut-Rhin, le Conseil Régional d’Alsace et le Conseil Général du Bas-Rhin dans le but de créer une nouvelle collectivité : le Conseil d’Alsace

SUIVRE les débats en direct sur internet ICI

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Conseil unique Les enjeux d’un projet pour l’Alsace de demain

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Pour la première fois, les trois assemblées se retrouvent, ce matin à Colmar, pour afficher leur volonté d‘aller vers un conseil d’Alsace.

Un premier accord avait été signé le 22 janvier. Il a été remplacé par un nouveau projet cosigné il y a 15 jours.

Philippe Richert (Région), Guy-Dominique Kennel (Bas-Rhin) et Charles Buttner (Haut-Rhin) présenteront, à leurs collègues réunis à partir de 10 h à Colmar, un texte de 30 pages qui se veut fondateur, sous le titre « Vers une nouvelle collectivité : le conseil d’Alsace ». Cosigné par les trois présidents UMP, après d’âpres négociations, il est assorti d’une « déclaration » (lire ci-contre) qui sera soumise aux 122 élus.

Ce congrès d’Alsace, pour symbolique que soit sa tenue, n’a pas d’existence juridique. Pour valider le point le plus important, c’est-à-dire la demande d’une consultation par référendum sur la fusion du conseil régional et des deux conseils généraux, les assemblées devront chacune voter le texte séparément. Comme l’ont déjà fait le conseil régional, le 7 mai, à la quasi-unanimité des élus, et le conseil général du Bas-Rhin, fin juin, malgré l’opposition de la gauche. Il ne reste que l’assemblée haut-rhinoise, qui n’a jamais été consultée.

Qu’en sera-t-il aujourd’hui ? Opposé à une fusion des assemblées, préconisant une intercollectivité, le président du conseil général du Haut-Rhin, Charles Buttner, se retrouve sur un texte commun, qu’il a en partie inspiré. Cette évolution n’en a pas moins dérouté certains membres de sa garde rapprochée qui seront appelés à voter avec les autres élus de la majorité haut-rhinoise, qui ont toujours soutenu Philippe Richert…

À l’inverse, ce même texte, critiqué par l’opposition de gauche sur la méthode et sur le fond (nos éditions d’hier), « frustre » aussi des élus de la majorité qui regrettent de ne pas avoir été associés à la démarche et trouvent qu’il ne va pas assez loin. Est-ce un projet définitif puisqu’il a été négocié mot à mot et modifié encore la semaine passée ? Ou constitue-t-il une base de discussion à partir de laquelle le fameux « groupe projet » – rassemblant élus de toutes tendances, au-delà des trois assemblées, et société civile – pourra travailler ? Les trois présidents devront s’exprimer clairement sur la latitude laissée à ceux qui voudront s’investir dans le débat.

Sans appuyer là où ça fait mal, on peut rappeler que ce groupe projet devait se réunir au plus tard à la rentrée. Pourquoi n’a-t-il pas été lancé par le président Richert ? Pour ne pas indisposer Charles Buttner qui y était opposé ? Le ministre souhaitait, plus que tout, préserver l’unité de la majorité alsacienne. Certains de ses proches, plus politiques, lui avaient suggéré de lancer le mouvement… Six mois ont été perdus sur le calendrier initial. Le référendum promis pour l’automne aura lieu, si tout va bien, après l’élection présidentielle… Et ce débat est aujourd’hui pollué par des considérations politiciennes. Philippe Richert — et sa casquette de ministre « sarkozyste » ne lui facilite pas la tâche aux yeux des « hollandais » — pourra-t-il retrouver la confiance obtenue début mai ?

Sur le fond, plusieurs propositions ne font pas l’unanimité – et les clivages passent au sein des différents groupes. Il y a la « départementalisation » du conseil unique, avec le maintien de deux conseils territoriaux, alors que de nombreux élus — comme Guy-Dominique Kennel — souhaitaient profiter de cette réforme pour aller vers une territorialisation plus large. À cette première source de divergences, s’ajoute la querelle du siège qui s’annonce aussi épique que celle qui oppose Strasbourg à Bruxelles !

Appuyé par le maire de Colmar, Gilbert Meyer, Charles Buttner revendique l’installation du siège à Colmar, alors que ses collègues avaient signé pour « une organisation multipolaire ». Le sénateur-maire de Strasbourg, Roland Ries, a vivement régi pour défendre la capitale régionale, en rappelant que sa ville est engagée dans un pôle métropolitain avec Mulhouse. On est là encore dans le symbole. Mais est-il raisonnable de se lancer dans des aménagements, alors qu’Adrien Zeller avait fait construire un hémicycle – avec des salles de réunion adéquates — pouvant accueillir confortablement 120 personnes et le public ? N’y a-t-il pas une réflexion à mener sur les grandes directions… sans oublier Mulhouse ?

On peut s’interroger aussi sur la gouvernance. Un président de l’exécutif avec un président de l’assemblée, à l’allemande ? Ou un président, avec un président-délégué qui présiderait l’assemblée ? Cette architecture, qui ne vise pas à garantir des postes aux élus, ni à la majorité en place, concerne l’Alsace de demain et même d’après-demain. Et c’est vrai pour l’ensemble du projet. Il n’est que temps qu’une majorité de « décideurs » alsaciens au sens large se l’approprient. A charge pour eux d’y associer, chacun dans son secteur, ses concitoyens. Notre région le vaut bien.

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La Déclaration

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Le congrès d’Alsace se déclare favorable à la réunion du conseil régional et des deux conseils généraux en une collectivité nouvelle, au sens de l’article L 4 124-1 du Code général des Collectivités locales.

Il demande que de nouvelles compétences soient attribuées au conseil d’Alsace.

Il se déclare favorable à un juste équilibre entre la représentation des territoires au scrutin uninominal départemental et la représentation politique régionale par l’intégration de la proportionnelle au scrutin de liste départementale.

Il mandate un groupe projets pour lui faire des propositions pour un plan stratégique pour l’Alsace.

Il se déclare favorable à la consultation, par voie de référendum, des citoyens alsaciens.

Il demande que le projet de conseil d ‘Alsace soit annexé aux délibérations sollicitant l’organisation du référendum.

Quelle : L’Alsace

Congrès pour le Conseil d’Alsace

Posted on novembre 22nd, 2011 by Klapperstein

Ci-dessous le texte officiel qui sera soumis au vote des conseillers généraux et régionaux d’Alsace réunis en Congrès le 1er décembre 2011. La création du Conseil d’Alsace, qui représente une forme (bien que limité) d’autonomie, est un bouleversement institutionnel tout à fait positif pour l’Alsace. Dans le but de contribuer au débat, nous posons cependant quelques questions :

- Les transferts de compétence entre l’Etat français et la nouvelle collectivité alsacienne seront-ils substantiels ou uniquement symboliques ?

- La pseudo décentralisation ayant notamment servit ces dernières années à transférer une partie des déficits de l’état français aux collectivités locales, le nouveau Conseil d’Alsace saura-t-il mettre fin à ces pratiques pour le moins contestables ?

- Comment l’absence de démocratie directe et le scandale du scrutin majoritaire peuvent-ils prendre fin ?

- Quelle est la position la gauche, qui pourrait arriver au pouvoir en 2012, sur le projet de création du Conseil d’Alsace ?

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Nous voulons créer, pour l’Alsace, une collectivité nouvelle : le Conseil d’Alsace. Elle réunira les deux Conseils généraux et le Conseil régional au sein d’une seule et même institution et elle pourra obtenir de l’Etat des transferts complémentaires de responsabilités. Aujourd’hui, c’est un moment fondateur que nous vivons. Il nous engage pour l’avenir et donne à notre région la capacité de mieux relever les défis qui se présentent à elle.

Le monde a changé. L’organisation territoriale qui, longtemps, a permis aux Alsaciens de construire leur développement et de vivre ensemble, arrive en bout de course. Les lignes ont bougé. Depuis 2008, la crise a accéléré les grandes mutations qui affectent le monde et qui touchent aussi notre région.

Les Départements ont été créés à la fin du XVIIIe siècle par l’inspiration révolutionnaire pour organiser les territoires de la République et tourner le dos aux provinces de l’Ancien Régime. Les Régions ont été portées sur les fonds baptismaux à la fin du XXe siècle, quand la France a éprouvé le besoin de se décentraliser après des siècles de centralisation.

Nos collectivités ont montré leur pertinence et leur efficacité. En Alsace, elles se sont toujours inscrites avec volontarisme dans les réformes et initiatives de décentralisation. Elles ont su agir sur chaque territoire, au plus près de nos concitoyens, tout en conduisant des politiques ambitieuses.

Mais demain, qu’en sera-t-il ? L’Alsace pourra-t-elle, longtemps encore, jouer en ordre dispersé ? Dans un monde qui bouge, face à de grandes régions qui, partout en Europe, s’affirment et se développent, nous avons besoin d’une Alsace encore pus  forte pour mieux protéger les Alsaciens, leur garantir un service public de qualité et accroître la compétitivité de l’économie alsacienne, tout en conservant les effets positifs de la proximité.

Le Conseil d’Alsace est pleinement une collectivité créée pour le XXIe siècle.

Notre époque est saisie de doutes et de craintes. Elle porte aussi en elle de grandes promesses et de grands espoirs. Le Conseil d’Alsace doit être pour tous nos concitoyens une espérance partagée.

La crise que nous traversons est d’une ampleur sans précédent. Les conséquences peuvent être très graves. Nous voulons, à notre niveau, prendre en compte les besoins de simplicité et d’efficacité de l’action territoriale et répondre aux attentes de nos concitoyens et de nos territoires. Ceci nous ouvre des perspectives pour l’avenir.

En enclenchant aujourd’hui le processus qui conduira à création de la collectivité nouvelle dont l’Alsace a besoin et que nos concitoyens appellent de leurs vœux, c’est une ambition à la hauteur des enjeux du temps présent que nous donnons à notre région tout entière.

En réunissant en formation de congrès le Conseil général du Bas-Rhin, le Conseil général du Haut-Rhin et le Conseil régional d’Alsace, nous voulons franchir une étape décisive pour l’Alsace et son avenir, en saluant toutes celles et ceux qui s’engagent à nos côtés pour faire aboutir ce projet novateur.

Une question est posée, solennellement, à l’ensemble des élus départementaux et régionaux : souhaitez-vous que le Conseil d’Alsace, nouvelle collectivité territoriale, voie le jour ?

En répondant « oui » à cette question, les élus manifesteront leur volonté de donner à l’Alsace une nouvelle gouvernance, d’être à l’avant-garde de la décentralisation, de mieux prendre en compte les caractères spécifiques de notre région et de rassembler les conditions qui nous permettront de mieux relever ensemble les grands défis de l’avenir.

En répondant « oui » à cette question, les élus répondront à une aspiration profonde de nos concitoyens d’Alsace, qui expriment, chaque fois qu’ils sont interrogés, le désir d’une action publique plus proche d’eux, plus efficace, plus économe en moyens et plus pertinente.

« De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace ! » Le mot de Danton résonne encore jusqu’à nous, comme un appel lancé à tous les élus de la République à ne jamais vivre sur leurs acquis, pas plus qu’à accepter les situations en renonçant à les changer.

La création du Conseil d’Alsace est, en soi, la révolution par l’audace pour tous les Alsaciens. Elle remet en question notre façon de nous organiser, c’est-à-dire de penser notre développement et d’agir collectivement.

De l’audace, il en faudra à chaque membre du Congrès d’Alsace pour inventer la nouvelle collectivité unique alsacienne.

Il nous faudra, dans les prochains temps, réfléchir aux relations futures du Conseil d’Alsace avec l’Etat et aux transferts de compétences nouvelles que nous devons obtenir de lui. Il va de soi que la nouvelle collectivité bénéficiera au minimum de l’intégralité des dotations attribuées par l’Etat aux trois collectivités actuelles. Nous devrons également conduire nos réflexions sur la manière de jouer la carte des complémentarités territoriales avec les grandes agglomérations et avec les intercommunalités.

Toute l’Alsace et toutes ses forces vives sont appelées aujourd’hui, avec leurs élus, à participer aux travaux que nous ouvrons.

Il faudra à tous les élus départementaux et régionaux de l’audace pour répondre aux aspirations légitimes des Alsaciens. Ils n’en manqueront pas.

Car tous, nous avons conscience du caractère extrêmement novateur de la démarche que nous engageons aujourd’hui.

Nous initions une réforme sans précédent des institutions et des modes de gouvernance en Alsace. Depuis longtemps, les Alsaciens sont attachés à la décentralisation. En instituant cette collectivité nouvelle, nous donnons à nos territoires une longueur d’avance sur le reste du pays. Nous affirmons ainsi le caractère précurseur et pionnier de l’Alsace en matière de décentralisation et d’organisation des pouvoirs locaux.

Nous avons également conscience que cette réforme permettra à notre région tout entière de mieux prendre en main son destin, en s’organisant mieux, en s’ouvrant bien davantage sur nos voisins et en prenant mieux en considération l’identité et la culture régionales. Nous sommes Français, attachés aux valeurs de la République. L’Europe nous appelle. Et c’est pour mieux servir cet attachement et cette vocation que nous voulons doter notre région d’une gouvernance innovante et inédite.

Enfin, si nous désirons instituer une nouvelle collectivité alsacienne, fruit de la réunion du Conseil général du Bas-Rhin, du Conseil général du Haut-Rhin et du Conseil régional d’Alsace, c’est que nous voulons donner à nos concitoyens et à nos territoires toutes leurs chances pour l’avenir.

L’Alsace a connu, par le passé, des réussites éblouissantes et des succès éclatants. Sera-t-elle en mesure d’en connaître d’aussi grands dans les dix ou les quinze ans qui viennent ? Assurément oui ! Oui, si dès aujourd’hui elle ose relever les défis, réinventer l’organisation de son territoire, moderniser et rationnaliser l’intervention publique, être plus près de chaque territoire tout en étant plus forte  en Europe et dans le monde.

Instituer le Conseil d’Alsace, c’est choisir l’action collective, en adaptant notre organisation territoriale aux évolutions actuelles et en anticipant le monde de demain. Instituer le Conseil d’Alsace, c’est accepter de relever ensemble les grands défis qui se présentent à nous. C’est avoir de l’audace pour l’Alsace et pour tous les Alsaciens.  Nous voulons mettre l’Alsace en mouvement et le faire ensemble.

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Conseil d’Alsace: wàrta un lüaga

Posted on novembre 11th, 2011 by Klapperstein

Conseil d’Alsace Le Haut-Rhin a posé ses « piliers »


Charles Buttner revendique le « rôle moteur » du Haut-Rhin dans le projet de Conseil d’Alsace aujourd’hui sur la table.

Les deux présidents, Buttner et Richert, « rabibochés » sur la question du conseil unique ?

« Les propositions du Haut-Rhin ont été entendues », claironne Charles Buttner. Mieux : à l’entendre, elles constituent « les piliers » du futur Conseil d’Alsace esquissé par les présidents des trois grandes collectivités alsaciennes. Pris de vitesse par Philippe Richert, qui a défloré le contenu de l’accord intervenu dimanche soir (notre édition de mardi), le président du conseil général compte les points marqués. Récusant tout « marchandage », il se réjouit d’être arrivé à « un projet partagé par tous, qui respecte l’identité et les intérêts de chacun des territoires ». Et bien sûr ceux du Haut-Rhin.

Au cœur du projet, « une gouvernance partagée à tous les niveaux ». « Le diable est dans le détail », glisse Charles Buttner, reconnaissant que seuls les « grands principes » sont posés. Reste que la gouvernance devrait être partagée entre un président de l’exécutif et un président de l’assemblée, assistés de présidents délégués. La parité territoriale sera la règle. Le maintien de deux conseils territoriaux, « toujours consultés avant une décision du Conseil d’Alsace », va dans le même sens. Sans ce garde-fou contre la tentation du « centralisme strasbourgeois », Charles Buttner ne donne pas cher du projet lors du référendum.

Le siège à Colmar

Dernier gage de reconnaissance d’une « Alsace pluripolaire », le Conseil d’Alsace aura son siège à… Colmar. « Pas un siège de parade, insiste le président, mais le siège de l’essentiel des compétences. » Chantre d’une « collectivité de projet », Charles Buttner se félicite enfin de l’inscription dans l’accord de contenus « capitaux » : la perspective d’obtenir de nouvelles compétences, dans les domaines de la coopération trinationale et de l’enseignement des langues. Et l’identification de projets stratégiques, notamment le raccordement ferré de l’EuroAirport. De quoi rendre le projet « appétissant ». À tel point que Charles Buttner a mis de l’eau dans son vin sur la question de la proportionnelle. Le scrutin uninominal dans les 74 cantons constitue toujours le socle. Reste à trouver une « cote » entre ces 74 sièges et les 122 élus actuels. « Sinon autant prendre les mêmes et recommencer ».

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« Un débat ouvert »
L’opposition haut-rhinoise a demandé hier en commission permanente des « éclaircissements » concernant l’accord intervenu entre les trois présidents de collectivités. Les réponses de Charles Buttner sont jugées « extrêmement floues ». Les élus d’opposition déplorent surtout d’avoir été « complètement exclus, ainsi qu’une grande partie de la majorité », de l’élaboration de l’accord. Ils réclament « une démarche ouverte de débat » qui associerait les socioprofessionnels, pour éviter « le travers d’une collectivité faite par les élus au seul bénéfice des élus ».

Quelle : L’Alsace

Conseil d’Alsace : Vereinbarung in Sicht ?

Posted on novembre 8th, 2011 by Klapperstein

Conseil unique Accord en vue sur « une nouvelle collectivité »

Les présidents Philippe Richert, Jean-Dominique Kennel et Charles Buttner sont parvenus à un accord sur le conseil unique d’Alsace, après une ultime réunion dimanche soir, à Sélestat.

« Nous allons mettre en place la nouvelle collectivité dont notre région a besoin pour répondre aux défis de notre temps et gérer les grands dossiers structurants », a lâché le président du conseil régional, Philippe Richert, avant de remettre, hier soir, les insignes de chevalier de la Légion d’Honneur au président du conseil général du Bas-Rhin, Guy-Dominique Kennel. En le remerciant pour « son engagement » (lire ci-dessous).

Le matin même, Guy-Dominique Kennel, dans le Bas-Rhin, et Charles Buttner, dans le Haut-Rhin, avaient dévoilé à leur majorité les grandes lignes du contrat scellé la veille. Le mot « fusion » ne figurerait pas dans le texte qui avait été « recharpenté », dimanche soir. Mais il s’agit bien de « créer une nouvelle collectivité », ce qui revient à supprimer les deux Départements et la Région.

Maintien de deux conseils territoriaux

Les trois dirigeants, qui se sont entendus sur une gouvernance respectant l’équilibre entre le Haut-Rhin et le Bas-Rhin, ont évoqué aussi « le projet » qui englobe une douzaine de grands dossiers. Par ailleurs, l’accord prévoit le maintien de deux « conseils territoriaux », même si d’aucuns, comme le président Kennel, espèrent faire évoluer ce concept vers plusieurs conseils. Enfin, les trois présidents ont signé pour un scrutin mixte, incluant une dose de proportionnelle.

Le texte sera soumis aux trois assemblées qui se réuniront en congrès le 1 er décembre ( L’Alsace de dimanche) à l’Hôtel du Département à Colmar. Prévu pour les 31 élus haut-rhinois, l’hémicycle devra être aménagé pour recevoir les 122 élus alsaciens. D’ici à cette réunion, il convient de rester prudent. Les trois présidents étaient déjà parvenus à un accord qualifié d’ « historique » le 22 janvier dernier…

De même, il sera difficile d’organiser un référendum avant l’élection présidentielle. « Il faut voir comment on associera la société civile pour finaliser le projet et le porter », a reconnu Philippe Richert. En fin politique, il sait qu’il lui faudra, de plus, l’appui de la gauche pour avancer. Quel que soit le gouvernement au pouvoir en 2012…

Quelle : L’Alsace

Les Alsaciens auront-ils le droit à un référendum ?

Posted on mai 21st, 2011 by Klapperstein

Constitution de 1911 : Libérer le passé pour construire l’avenir

Dans quelques jours, nous fêterons le centenaire de la constitution d’Alsace-Lorraine. En effet, le 31 mai 1911, l’Alsace-Lorraine obtenait de l’Empire allemand un statut d’autonomie avancée. Mais plus qu’une avancée politique, ce statut marque une également véritable prise de conscience.  Les Alsaciens réalisent qu’avant d’être Allemands ou Français, ils sont avant tout… Alsaciens. Grâce au statut de 1911, l’Alsace-Lorraine disposait alors d’un parlement élu au suffrage universel, d’un gouvernement, de ministères et de pouvoirs très étendus, largement supérieurs à ceux dont dispose aujourd’hui le Conseil Régional. Selon les termes de Bernard Vogler, professeur émérite à l’Université de Strasbourg et ancien directeur de l’Institut d’histoire d’Alsace la Constitution de 1911 est le régime le plus libéral obtenu par l’Alsace durant toute son histoire .

Toutes ces avancées démocratiques ont été rayées d’un trait de plume à Paris en 1919 et notre parlement est devenu un… théâtre. Il aura fallu toute la pugnacité des élus autonomistes pour sauver le Droit local, dernier témoin de notre souveraineté, auquel les Alsaciens sont si attachés aujourd’hui.

Cette Constitution d’Alsace-Lorraine fait partie de ce passé, que ni nous, ni nos enfants, n’avons eu le droit d’apprendre à l’école. Car, au nom de « l’égalité républicaine », on apprend aux Antillais que leurs ancêtres sont Gaulois et aux Alsaciens qu’ils n’ont pas d’Histoire qui leur soit propre. En effet, vue de Paris, l’histoire de l’Alsace ne peut se concevoir qu’intégrée au sein du « roman national ».

On pourrait objecter qu’a priori, l’histoire joue un rôle secondaire dans notre vie de tous les jours. Mais, précisément, en Alsace l’histoire est un enjeu politique majeur. C’est en « l’oubliant » ou en déformant volontairement des pans entiers de notre histoire que les Alsaciens ont fini par renier leur propre langue et à avoir honte de leur identité. Voilà les origines du fameux « malaise alsacien » qui ronge notre société depuis plusieurs décennies.

Aussi, on ne peut que se réjouir qu’après des décennies d’omerta, l’occasion soit enfin donnée aux historiens, aux élus et aux citoyens de se pencher sur cet aspect de notre histoire. Car aucune société ne peut se construire durablement sur le mensonge. Un jour ou l’autre, la vérité doit apparaître, n’en déplaise à certains nostalgiques du jacobinisme ou aux tenants d’une Alsace « à la Hansi ».

Ces derniers n’ont d’ailleurs pas tardé à se manifester. Dans un catalogue de contrevérités qu’aucun historien sérieux ne saurait cautionner, M. Grossmann, conseiller municipal, a lancé une charge aussi vaine que violente contre cette commémoration de la Constitution de 1911. D’autres suivront certainement. Mais quel avenir ces personnes proposent-elles à nos enfants ? Celui d’une Alsace toujours morcelée en «baronnies républicaines» et où les seules expressions culturelles autorisées seraient le folklorisme et la haine de nos cousins d’Outre-Rhin ?

Cette politique a déjà pratiquement ruiné notre langue et notre culture, et désormais les conséquences sont d’ordre économique. De plus en plus de voix s’élèvent pour mettre enfin un terme à ce désastre. Car, pour avoir un avenir, l’Alsace doit se réconcilier avec son identité et puiser dans ses atouts culturels, linguistiques, géographiques et économiques.

Notre région a besoin de courage et d’un projet politique ambitieux. C’est dans cette optique que nous commémorerons la conquête démocratique et le chemin vers la liberté que représentait la Constitution de 1911.

Certes, on peut objecter que tout n’était pas parfait dans le statut proposé et que le contexte était évidemment très particulier. Mais au-delà des débats d’experts, cet épisode de notre histoire démontre d’abord que les Alsaciens ont su prendre leur destin en main et saisir la chance qui leur était offerte. Aussi, ce débat sur le centenaire de la Constitution de 1911 nous ramène à la situation politique actuelle, à l’heure où l’ensemble de la société alsacienne réclame la création d’une collectivité territoriale unique.

Face à cette opportunité unique, saurons-nous également saisir notre chance ? Les réticences et égoïsmes locaux ou politiciens s’effaceront-ils devant l’intérêt général et le progrès apporté par cette avancée institutionnelle ?

Mais, avant de pouvoir répondre à ces questions, il faudra en régler une autre : les Alsaciens auront-ils le droit à un référendum ou bien les privera-t-on encore de parole ?

Jean-Georges Trouillet                          David Heckel
Président d’Unser Land                         Conseiller général du Bas-Rhin (Unser Land)

Quelle : Unser Land

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