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Unsri Heimet

Unsri Heimet – -do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Freie Bildungswahl und Zweiprachigkeit

Posted on mars 5th, 2014 by Klapperstein

Webrundschau Bilinguisme : 60 sections paritaires de plus en 2014

Le recteur Jacques-Pierre Gougeon croit à la vertu du bilinguisme paritaire : la rentrée 2014 verra l’ouverture d’une soixantaine de classes ou sections, soit un peu plus que l’an dernier. Désormais, l’académie en comptera plus de 1 000.

– Vous êtes en Alsace depuis un peu plus de six mois. Dans quel état d’esprit êtes-vous ?

– Je suis passionné par la richesse du patrimoine, je sens l’histoire particulière, torturée parfois, de l’Alsace. Je savais qu’il y avait ici un rapport particulier à la langue – je suis germaniste –, mais je découvre sur place le côté émotionnel du débat. En gérant cela, on touche à autre chose qu’une ouverture de classe ou un recrutement d’enseignant, on est dans l’identité profonde. Mais je persiste et signe : je considère qu’une éducation bilingue paritaire est une vraie richesse.

– Vous aviez exprimé cela aux assises du bilinguisme : le constatera-t-on dès la rentrée ?

– Je vais ouvrir à la rentrée 2014 une soixantaine de classes ou de sections d’enseignement bilingue paritaire dans le premier degré. Pour la première fois, on dépassera donc dans l’académie les 1 000 classes ou sections. Cela fera un bond ! Mais c’est parce que je suis convaincu que c’est une force.

Je vais veiller à de vraies filières consolidées. Et je réfléchis aussi à pousser le bilinguisme dans l’enseignement professionnel, avec l’idée d’ouvrir un ou deux Abibac Pro, si possible, à la rentrée 2015. Par ailleurs, là où des promesses ont été faites par l’État puis mises en sommeil, on les réalisera.

Par exemple, à Seppois-le-Bas où il y a débat, si le chiffre d’une dizaine d’élèves se confirme, on ouvrira la classe de 6e bilingue.

– Vous avez cette marge de manœuvre ?

– Je constate qu’avec l’État déconcentré, un recteur a des marges de manœuvre. Ici, l’Éducation, y compris l’enseignement supérieur, c’est 60 % des dépenses de l’État, soit 1,7 milliard. Le recteur d’académie a plusieurs missions. Il est « patron » de 24 500 fonctionnaires. Il doit aussi veiller à être en adéquation avec les territoires et leur histoire, et ici, le fait régional est très affirmé. Je suis très sensible à la double culture d’ici.

– Quels sont vos contacts avec les élus ? Avez-vous été vu comme un envoyé du Premier ministre dont vous avez été conseiller spécial ?

– Personne ne me l’a dit, évidemment. J’imagine très bien que certains l’aient pensé. Mais je pense avoir une approche non partisane de la fonction. Je cherche l’intérêt général.

J’ai reçu tous les grands élus individuellement. C’est aussi mon rôle. Ils ont la légitimité de l’élection, moi celle du Conseil des ministres qui m’a nommé. Ici, le partenariat fonctionne bien entre les collectivités et l’État en matière d’éducation. Les élus sont très attachés à l’investissement dans la formation. C’est aussi lié à la double culture : la reconnaissance de l’État et l’importance du fait régional.

– Autre spécificité : la religion dans l’école. Comment vous situez-vous ?

– Le concordat et le statut scolaire local ont été protégés par le Conseil constitutionnel. C’est la loi, et cela ne me pose pas de problème, puisque c’est compatible avec la République. L’histoire religieuse de l’Alsace est une richesse et fait partie du patrimoine. Peut-être faut-il regarder de près la formulation en matière d’inscription au cours de religion, pour que ceux qui ne souhaitent pas que leur enfant y participe ne soient pas stigmatisés. Mais le cadre est fixé, les Alsaciens y sont attachés, et ce n’est pas incompatible avec l’esprit laïque de l’école.

– Vous parliez des enseignants. Certains s’interrogent, sont inquiets; quelques-uns sont réservés sur le bilinguisme ou la religion…

– Par rapport à d’autres ministères, l’Éducation nationale est choyée : on crée des postes. Mais les métiers d’enseignant ou de chef d’établissement sont devenus très difficiles. Beaucoup se donnent à fond, je l’ai constaté. Sur le bilinguisme, j’ai eu un débat avec des syndicats et des fédérations de parents. Je leur ai dit que c’était une richesse, que de nombreux emplois sont ici liés à la pratique de l’allemand, et que ce n’est pas parce que je favorise le bilinguisme franco-allemand que le reste est délaissé.

Quelle : apepe.fr

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Jacques-Pierre Gougeon, le nouveau recteur de l’Académie vun Strossburi, semble bien plus favorable au bilinguisme scolaire que son prédécesseur, et le bilinguisme paritaire poursuit sa timide progression in unserer Heimet.

Cependant, la liberté étant préférable au despotisme, fut-il pour le coup quelque peu éclairé, nous revendiquons la liberté scolaire à travers le chèque-éducation, c’est à dire l’obligation pour l’État de financer les écoles associatives ou privés de la même manière (à hauteur égale) qu’il finance les écoles publiques. Seul ce système pourrait actuellement généraliser l’enseignement bilingue sur le mode des écoles ABCM, qui inclut également l’enseignement précoce de l’Elsasserditsch.

Pour pouvoir renaître de ses cendres auprès des jeunes générations, unsri Muttersproch a indispensablement besoin de deux choses : d’être reconnu comme langue co-officielle en Alsace avec toutes les conséquences pratiques que cela implique,  et d’un enseignement scolaire précoce et continu. UH

Freie Bildungswahl für alle, nicht nur für Reiche

Posted on janvier 4th, 2014 by Klapperstein

Le système du chèque éducation permet de rendre l’enseignement dit privé gratuit au même titre que l’enseignement public.

Cette gratuité est bien sûr toute relative du point de vue du contribuable puisque dans les deux cas l’argent provient de l’impôt.

Les parents désirant inscrire leurs enfants dans un établissement non public, dépendant d’une entreprise privé ou d’une association, se voient alloué pour chaque enfant sous la forme d’un chèque éducation la somme équivalente à celle que l’État dépenserait pour une même inscription dans un établissement publique.

Le libre choix de l’école n’est plus le privilège des plus riches, mais devient  accessible à tous : Freie Bildungswahl für alle, nicht nur für Reiche.

Ce qui change, avec le chèque éducation, c’est que l’État, sous prétexte de redistribuer généreusement l’argent qu’il a collecter aux plus riches pour le redistribuer aux plus pauvres, ne conditionne plus cette généreuse redistribution à sa tutelle et sa mainmise sur l’éducation des enfants des citoyens et qui sont également de futures citoyens.

Le chèque éducation permet donc de concilier remarquablement le principe d’égalité, qui veut qu’en matière d’éducation les disparités sociales soient fortement atténuées par la redistribution de l’impôt, et le principe de liberté, qui veut que des citoyens sensés être libres puissent librement décider de l’éducation donné à leurs enfants, aussi bien au niveau du contenu que de la forme pédagogique.

Parlons clairement, le libre choix de l’école, c’est à dire le système du chèque éducation, est un droit fondamental que tout citoyen d’un pays qui se dit libre et démocratique est en droit d’exiger. Il s’agit d’une question éminemment politique, avant d’être une question d’efficacité pédagogique.

A l’instar de la démocratie directe, l’école libre est un droit civique fondamental et un des fondements d’une véritable démocratie. Si la souveraineté provient vraiment des citoyens, et non de l’État lui-même, c’est aux citoyens eux-mêmes de contrôler et de choisir librement l’éducation de leurs enfants, et non à l’État , à moins de considérer qu’un despotisme éclairé soit nécessaire au bon fonctionnement de la société.

Et c’est justement la pensée dominante et unique actuelle qui fait continuellement l’apologie d’un despotisme éclairé qui ne dit pas son nom en refusant la démocratie directe, en défendant les médias publiques (qui sont à l’instar de l’école publique de véritables organes de propagandes) et en plébiscitant l’école publique obligatoire sous prétexte de redistribuer équitablement l’impôt. Or il ne s’agit que d’un prétexte, le chèque éducation permettant également une juste redistribution de l’impôt, en plus de permettre une plus grande efficacité pédagogique par rapport au système bureaucratique et complètement sclérosé de l’immense administration qu’est l’Éducation Nationale.

En un mot comme en mille, le chèque éducation a trois caractéristiques principales :

–   il représente un droit civique élémentaire, correspond à une vision véritablement démocratique et à une réalité humaine fondamentale  : l’enfant appartient à ses parents, et non à l’État

–   il permet une redistribution sociale de l’impôt comme le système d’éducation publique obligatoire

–   il permet une meilleure instruction et une meilleure éducation à moindre coût

Pour notre part, nous sommes favorables à ce que le chèque éducation soit attribuer exclusivement à des associations, et non à des entreprises privés, de manière à ce que l’argent des impôts soit utilisé dans les meilleurs conditions possibles, dans le plus grand intérêt des contribuables et des élèves.

L’introduction du chèque éducation en Alsace, outre d’amélioré fortement l’efficacité de l’enseignement, donnerait enfin la possibilité aux Alsaciens de se réapproprier leur langue et leur histoire, et contribuerait également à l’établissement d’un véritable esprit démocratique, les citoyens et leurs enfants n’étant plus considéré comme devant être sous la tutelle de l’État, mais c’est au contraire l’État qui serait à juste titre considéré comme propriété des citoyens, comme le veulent la logique démocratique et le bon sens le plus élémentaire.

Ci-dessous 10 articles traitants de la question du chèque éducation et du libre choix de l’école subventionné par les deniers publics. Les sept premiers y sont clairement favorables, les trois suivants franchement hostiles. Ces trois derniers articles montrent bien que les détracteurs du chèque éducation, sous couvert de lutter contre le libéralisme ou l’argent roi, sont indéfectiblement attaché au principe de despotisme éclairé qu’ils nomment vivre ensemble, citoyenneté solidaire, valeurs républicaines et République Française. U.H.

Pour plus d’information, lire la suite de notre dossier sur le chèque éducation

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