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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Aliénation des élus et instinct de survie du peuple

Posted on avril 24th, 2015 by Klapperstein

La loi est-elle l’expression de la volonté générale lorsque le plus grand nombre de ceux pour qui elle est faite ne peuvent concourir, en aucune manière, à sa formation ? Non. Maximilien de Robespierre dans : « Discours sur le suffrage universel » du 25 janvier 1790 (bien avant la Terreur).

L’intelligence collective

Quelles que soient les latitudes, certains peuples font preuve de plus de réussite que d’autres. Or, ce qui détermine généralement les performances d’une communauté, c’est l’intelligence collective. Celle-ci résulte de la faculté d’une communauté à valoriser les créativités individuelles, à mobiliser et rassembler les intelligences au service d’objectifs communs. La capacité de mettre en synergie les intelligences individuelles pour créer, innover et inventer, celle de défendre la cohésion et d’ordonner les solidarités au sein de la communauté, le sens du bien commun… sont ainsi autant de marqueurs de l’intelligence collective d’un peuple.

Mais suivant l’angle sous lequel on regarde, l’intelligence collective d’un peuple peut également se juger à la vitalité de son instinct de survie qui lui commande de protéger son originalité et les biens communs qui concourent à forger son identité.

Nos élus en rupture avec l’instinct de survie du peuple

Or la classe politique alsacienne, en renonçant à la lutte contre la dilution du peuple alsacien dans l’ALCA et en capitulant devant les diktats parisiens, semble en rupture avec l’instinct de survie de ses mandants alsaciens quasi unanimement opposés à la fusion. Elle a choisi de faire allégeance à Paris et prône ainsi une politique de collaboration avec les forces politiques exogènes généralement gangrénées par l’idéologie jacobine, une servitude volontaire : « Avec les partis politiques traditionnels, c’est foutu, ils jouent tous dans la même cour : celle du pouvoir, la plus jacobine (…) Les outils les plus pervers du jacobinisme, ce sont les partis politiques », se désole Charles Buttner[1] qui sait de quoi il parle.

Ainsi, citons en exemple Philippe Richert, devenu le chantre de l’ALCA dont il rêve à présent de faire « le cœur de l’Europe (sic) »[2], le sénateur Guy-Dominique Kennel ou le député Antoine Herth qui, tous trois, ne cessent de stigmatiser les opposants à la fusion et les défenseurs de la pétition « Alsace retrouve ta voix ». La virulence de leurs attaques s’accroît d’ailleurs à mesure qu’explose le chiffre des signataires : déjà 115 000 !!! Ces derniers, qui demandent simplement que la population soit consultée sur son sort, n’ont pourtant formulé qu’une revendication élémentaire dans toute démocratie.

Un référendum « est impossible et illusoire. Le processus (de fusion) est en marche et ne peut être stoppé », s’est emporté Philippe Richert[3]… tout en évitant de prendre position sur le fond. Et pour cause : le référendum, il n’en veut pas ! Tenant bien en main ses troupes et vraisemblablement pas avare de promesses, il a su mobiliser ses affidés de l’UMP pour qu’ils serrent les rangs, lui apportent leur soutien et agissent de concert pour barrer le chemin aux opposants à la fusion. L’ancien président du Conseil général du Haut-Rhin, Charles Buttner, qui le dit rompu à « la danse florentine », n’hésite pas à l’accuser « de poursuivre une stratégie de pouvoir, de brillance personnelle »[4].

Quant au sénateur Guy-Dominique Kennel, qui vient de quitter le Conseil général du Bas-Rhin, s’en prenant lui aussi aux opposants à la fusion, il demeure invariablement dans le sillage de son mentor et protecteur Philippe Richert : « À cause de ces manifestations, nous sommes perçus à Paris comme des autonomistes. Pour certains, on est même des Allemands », s’était-il indigné dans L’Alsace[5] soucieux avant tout du jugement de Paris. Pensez donc, des autonomistes ! voire pire encore… des Allemands, une abomination, l’horreur absolue ! Cinglant, Charles Buttner dit de lui qu’ « il a vendu l’Alsace et le Bas-Rhin. Ce n’est pas pour rien que Richert l’a choisi comme son successeur. Kennel allait suivre la marche sans moufter »[6].

De même, avec des arguties juridiques contestables, Antoine Herth est allé jusqu’à traiter de menteurs les promoteurs de la pétition : « Il n’y a qu’un mot pour désigner une telle attitude : le mensonge ! », a-t-il fulminé, ajoutant que c’était de « l’intérêt de l’Alsace (sic) » d’envoyer des élus dans le nouvel exécutif régional de l’ALCA[7]. Comment peut-on affirmer que l’intérêt de l’Alsace réside dans son enterrement ??? Le 11 avril à Sélestat[8], maniant l’ironie, le même a feint de confondre le drapeau historique alsacien rot un wiss avec celui des « Pollacks »(sic).

Le peuple alsacien doit maintenant se battre sur deux fronts

En refusant de se faire l’écho des plaintes des Alsaciens et de relayer leurs demandes, la plupart de nos élus[9], qui se caractérisent généralement par un sentiment d’appartenance évanescent, se font ainsi les complices implicites des fossoyeurs de l’Alsace, de ceux qui veulent sa désintégration. Ils ne sont plus à côté du peuple qui les a élu pour les défendre, mais contre lui. Au lieu de protéger les intérêts vitaux et existentiels des Alsaciens en prenant la tête du combat, ils les trahissent. Ce faisant, ils sont ainsi sortis du champ de l’intelligence collective du peuple qui, depuis les manifestations de 2014 et dans un sursaut salvateur, a renoué avec l’instinct de survie et entrepris de lutter contre l’effacement de l’Alsace.

A l’avenir, pour survivre, il est clair que le peuple alsacien devra se battre sur 2 fronts : contre les jacobins de Paris qui nous gouvernent, mais aussi contre ses propres élus qui, non content de capituler pour assurer leur carrière, se sont en plus retournés contre lui en prêtant main forte au dominant. Face à cette coalition contre nature, le combat s’annonce d’autant plus rude !

Bernard Wittmann – 23.4.2015

[1] Heb’di – mars 2015

[2] Rue89 – Strasbourg 7.2.2015

[3] Site FR3 Alsace – 10.4.2015

[4] Heb’di – mars 2015. Dans l’interview, Ch. Buttner dit espérer « que cette tentative de demander un nouveau référendum aboutisse ».

[5] L’Alsace 5.12.2014

[6] Heb’di – mars 2015

[7] DNA 15.4.2015

[8] Lors de l’AG de l’assoc. Heimetsproch un Tradition.

[9] Parmi les centristes, et même à l’UMP, quelques élus refusent de capituler et continuent de dénoncer la fusion. Ils s’opposent ainsi à la ligne « collaborationniste » de Ph. Richert envers lequel ils se montrent souvent très critiques. C’est d’ailleurs ce qui a valu à Charles Buttner d’avoir été privé du soutien de l’UMP.

Quelle : hewwemi.net

Trotz allem großartig !

Posted on décembre 4th, 2014 by Klapperstein

La majorité du Conseil Général du Haut-Rhin s’est baillonnée durant plusieurs minutes avec des bandeaux rot un wiss, pour protester contre la fusion Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne.

Durant ces dernières années, Charles Buttner (président du Conseil Général du Haut-Rhin) a beaucoup fait en coulisses pour faire capoter le projet de fusion des 3 collectivités alsaciennes en un Conseil Unique d’Alsace. Et pourtant, aujourd’hui, il est à la pointe de la contestation contre la fusion ALCA, qui a pour cause indirecte l’échec du référendum de 2013 sur le Conseil Unique.

Les hommes politiques sont ainsi faits qu’ils surfent sur les vagues de l’opinion publique. Les hommes politiques ne sont souvent humainement ni bons ni mauvais, et ils ont parfois quelques convictions, qu’ils défendent ou abandonnent au gré des circonstances.

Une chose est toutefois certaine : ce revirement d’un responsable politique comme Charles Buttner (jusqu’à pavoiser le Conseil Général en Rot un Wiss, à se bâillonner comme l’est l’alsacienne bâillonnée des affiches d’Alsace d’abord, à se ranger derrière une banderole du parti autonomiste Unser Land dimanche dernier à Colmar) est la conséquence de la pression populaire et citoyenne alsacienne.

Pour ceux qui défendent l’Alsace, il faut accueillir cette évolution de façon positive, comme une victoire de la pression populaire et de la stratégie d’influence menée par les contestataires.

Quelle : Alsace Actu Facebook

La mobilisation de la population alsacienne ( pétition Rottner Prenons notre destin en main, pétition Oui au référendum sur la réforme territoriale, succession de manifestations etc…) porte ses fruits, non seulement les politiciens alsaciens commencent à se révolter, mais en plus ils le font en Rot un Wiss ! Début d’une vrai rébellion des élus alsaciens face au pouvoir parisien ou simple coup de com’ ? L’avenir nous de dira. Et l’avenir, c’est pour commencer Sunntig in Milhùsa ! UH

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Haut-Rhin Les conseillers généraux se bâillonnent pour protester contre la grande région

Près d’une vingtaine de conseillers généraux haut-rhinois se sont symboliquement bâillonnés avec un bandeau « rot un wiss », ce matin, en ouverture de la séance publique du Conseil général qui se tient actuellement à Colmar, pour protester contre l’intégration de l’Alsace dans la future grande région ALCA (Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) .

La scène a duré plusieurs minutes, « le temps qu’il a fallu à la commission mixte paritaire pour sceller le sort de notre région », a expliqué le président Charles Buttner avant ce happening. Au-delà des 16 élus de la majorité – tous ceux qui étaient présents – qui y ont participé, quelques indépendants se sont montrés solidaires, à l’image de Max Delmond (Huningue) et Odile Boquet-Hunold (Soultz), qui ont porté le bâillon, ou de Pierre Vogt (Cernay), qui s’est contenté de le porter autour du cou. Les écologistes, n’ont pas suivi. Quant aux élus socialistes, qui ont dénoncé « une mascarade ridicule », ils ont quitté la salle, à l’image d’un Pierre Freyburger qui a claqué la porte.

« Contre le mépris de l’Etat jacobin « 

A la mi-journée, le service de presse du Conseil général a diffusé un communiqué expliquant cette action symbolique en ces termes :

« Par un silence assourdissant de quelques minutes, les Conseillers Généraux Haut-Rhinois, réunis ce matin en Séance Publique, ont fait entendre leur colère face à la réforme territoriale qui s’est faite sans les élus locaux, sans écouter l’avis des Sénateurs et sans consulter le peuple. Ils se sont baillonnés avec un tissu rouge et blanc aux couleurs de l’Alsace.

Les élus départementaux entendaient ainsi, avec ce geste symbolique, s’insurger contre le mépris de l’Etat jacobin qui refuse d’écouter les voix et les cris du cœur d’une très grande majorité d’Alsaciennes et d’Alsaciens opposés à la Méga Région et qui ne demandent que le respect de ce qu’ils sont.
HAUT-RHIN Les conseillers généraux se bâillonnent pour protester contre la grande région
Près d’une vingtaine de conseillers généraux haut-rhinois se sont symboliquement bâillonnés avec un bandeau « rot un wiss », ce matin, en ouverture de la séance publique du Conseil général qui se tient actuellement à Colmar, pour protester contre l’intégration de l’Alsace dans la future grande région ALCA (Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) .
Nous avons expliqué, proposé, revendiqué, réclamé, protesté mais tout cela est resté vain, a expliqué solennellement Charles Buttner dans son allocution d’ouverture de la Séance Publique. Les mots ont démontré leurs limites. Il ne reste plus aucun terme qui pourrait exprimer notre déception, notre tristesse, notre colère, a-t-il ajouté.

Et de conclure son propos par ces mots : Une assemblée silencieuse, c’est aussi l’image d’une méga région hypothétique et improbable où ne résonneraient plus les voix des territoires et de leurs élus de proximité. Nous ne pouvons pas l’accepter. »

Quelle : L’Alsace

Offener Brief an die Präsidenten!

Posted on octobre 31st, 2014 by Klapperstein

Interessenvertretung deutschsprachiger Esässer  IDEAG

Offener Brief an die Herren Präsidenten : Charles Buttner, Guy-Dominique Kennel, Phillipe Richert

Sehr geehrte Herren,

in seiner Reaktion auf die Aussage von Premierminister Valls vor dem französischen Senat, der die Schaffung eines vereinigten Elsass ablehnt und unsere Region in einem geographischen Konglomerat namens ALCA ertränken will, appelliert Präsident Buttner an die Einigkeit der elsässischen Gewählten und an die Mobilisierung aller Elsässer gegen das zentralistische Projekt, das das Ende der elsässischen Kultur bedeuten würde.

So lobenswert Ihre Absichten auch sein mögen, möchten wir Sie hiermit in aller Freundschaft vor einer Wiederholung der Irrtümer des 11. Oktober warnen. Das elsässische Volk wird Ihnen nur dann folgen, wenn es in Ihnen entschlossene und zuverlässisge Verteidiger der elsässischen Werte und Bedürfnisse sieht.

Das Elsass kämpft nun ums Überleben, und das Symbol für die Bestimmtheit, mit der wir unsere Werte verteidigen werden, ist unsere historische Fahne „Rot un Wiss“. Solange die Todesgefahr besteht, ist jedes Loyalitätsbekenntnis Paris gegenüber völlig unangebracht und kontraproduktiv, da es von der Pariser Politik als ein Zeichen der Schwäche interpretiert und sofort ausgenutzt wird, wie Manuel Valls es mit seiner Aussage bewiesen hat.

Mit anderen Worten: Eine Demonstration zugunsten des Elsass werden wir nur noch dann unterstützen, wenn die Teilnehmer nicht zum Kniefall vor den Insignien der Republik –Singen der Marseillaise, Beklatschen blau-weiß-roter Luftballons – genötigt werden.

Hören Sie endlich auf, bei jedem Ausdruck elsässischen Stolzes die Tricolore zu hissen, als müssten wir uns für das entschuldigen, was wir sind: Elsässer!

Wir sind Ihre Verbündeten im Kampf gegen die Zwangsfusion – aber nur, wenn Sie diese Aufgabe mit Würde und Stolz übernehmen.

Mit freundlichen Grüßen,

Dirk Meenenga, Präsident

Joseph Schmittbiel, Gründungsmitglied

Kontakt: Meenenga@IDEAG.fr

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Ligue de défense des droits des Alsaciens germanophones  IDEAG

Lettre ouverte à Messieurs les Présidents Charles Buttner, Guy-Dominique Kennel, Philippe Richert

Messieurs,

réagissant à la déclaration du premier ministre Valls au Sénat, qui rejette la création d’une Alsace unifiée et exprime sa volonté de noyer notre région dans un conglomérat nommé ALCA, le président Buttner appelle à « l’union sacrée de tous les élus ainsi qu’à la mobilisation de tous les Alsaciens » contre ce projet centralisateur qui signifierait la fin de la culture alsacienne.

Vos intentions sont certes louables, mais par la présente, nous aimerions en toute amitié vous mettre en garde contre une répétition des erreurs du 11 octobre. Le peuple alsacien ne vous suivra que s’il peut compter sur vous en tant que défenseurs résolus de l’identité alsacienne !

L’Alsace se bat désormais pour sa survie, et le symbole de notre détermination à défendre nos valeurs est notre drapeau historique « Rot un Wiss » (rouge et blanc) ! Tant que la menace de mort plane sur l’Alsace, toute déclaration de loyauté envers Paris est totalement déplacée et contre-productive puisqu’elle est immédiatement interprétée comme un signe de faiblesse et exploitée comme telle, ainsi que Manuel Valls l’a prouvé avec sa déclaration.

En d’autres termes, nous ne participerons plus à une manifestation où les participants se verraient contraints à la génuflexion devant les symboles de la république (chant de la Marseillaise et lâcher de ballons bleu, blanc, rouge).

Cessez enfin de sortir le drapeau tricolore à chaque fois que s’exprime la fierté alsacienne, comme si nous devions nous excuser d’être ce que nous sommes : des Alsaciens !

Nous restons vos alliés dans le combat contre la fusion, mais uniquement si vous assumez vos rôles dans la dignité et la fierté !

Veuillez agréer, Messieurs les Présidents, nos salutations alsaciennes

Dirk Meenenga, Président
Joseph Schmittbiel, Membre fondateur

Contact : Meenenga@IDEAG.fr

Quelle : hewwemi.net

Bezirkstage und Regionalrat fordern Elsässischen Landrat

Posted on septembre 23rd, 2014 by Klapperstein

Die beiden elsässischen Bezirkstage (Unterelsaß und Oberelsaß) und der Regionalrat haben gestern einen gemeinsamen Antrag mit der Unterstützung von Mandataren der Opposition angenommen, der von der französischen Regierung den Verzicht auf die geplante Fusion des Elsaß mit Lothringen und Champagne-Ardenne sowie die Gründung des an den Auflagen des Referendums 2013 gescheiterten einheitlichen Elsässischen Landrats fordert, der dem Elsaß einen Landtag, eines Landesregierung bzw. einen ähnlichen Autonomiestatus wie Korsika geben würde. 57% der elsässischen Wähler hatten vor anderthalb Jahr dafür gestimmt.

Im unterelsässischen Bezirkstag stimmten 36 Abgeordneten dafür – die acht SP-Mandataren enthielten sich. Im oberelsässischen Bezirkstag stimmten 27 Abgeordneten dafür, einer (SP) dagegen und drei enthielten sich. Im Regionalrat stimmten 38 Abgeordnete dafür, drei dagegen und sechs (SP) enthielten sich. Von insgesamt 122 Mandataren votierten 101 (82%) – vor allem UMP- aber auch grüne, SP- und FN-Abgeordnete dafür.

Darüber hinaus trafen sich die Präsidenten der Bezirkstage und des Regionalrats, Guy-Dominique Kennel, Charles Buttner und Philippe Richert, demonstrativ im oberelsässischen St. Pilt, das sich unweit des beide Bezirke trennenden Landgrabens.

Quelle : Hytt Morje

Bandelajäger Ùffstànd : besser spät als nie

Posted on septembre 9th, 2014 by Klapperstein

En politique, les rapports de force sont prépondérants. Et Buttner, Bandelajäger émérite, est avant tout un carriériste. Buttner est un surfeur qui a senti le sens du vent, et il agit en conséquence. Tout cela est de bonne augure, le vent tourne, der Wind dreht sich… UH

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Réforme Territoriale Le Haut-Rhin sonne la charge contre la fusion


« Touche pas à mon Alsace » : c’est le mot d’ordre lancé hier par le président UMP du conseil général du Haut-Rhin, Charles Buttner. Profitant de l’inauguration du nouveau contournement routier de Retzwiller, il a appelé solennellement à la mobilisation contre la fusion avec la Lorraine et Champagne-Ardenne.

« Faut-il mettre en désespérance le territoire ? », s’inquiète le patron du Département, qui voit dans le projet de réforme territoriale « un système de stérilisation de l’action publique locale », « la suppression de la proximité et de la capacité pour la population à trouver des personnes qui portent leur besoin ».

Fin août, l’opposition au conseil général du Haut-Rhin s’était ralliée à la majorité pour tenter de relancer le conseil d’Alsace et empêcher une fusion avec la Lorraine et Champagne-Ardenne. « L’heure est grave ! » , tonnait hier Charles Buttner, entouré par plusieurs de ses collègues du conseil général, dont le premier vice-président Rémy With. « Fusion veut dire douleur, dispersion… Fédérer, c’est autre chose. » Et de reconnaître : « Nous n’avons pas su dire assez bien que ce projet de conseil d’Alsace était là pour les Alsaciens et pas pour plaire à Paris. »

Une cigogne rebelle pour emblème

Le conseil régional et les deux conseils généraux d’Alsace sont appelés à se prononcer le même jour, le 22 septembre prochain, sur une motion en faveur de l’union alsacienne autour d’une collectivité unique, et appellent d’ores et déjà à un grand rassemblement à Strasbourg, le 11 octobre ( L’Alsace de dimanche).

Mais dès à présent, pour empêcher la « disparition annoncée » de la Région Alsace, les conseillers généraux haut-rhinois invitent la population à soutenir « activement » l’initiative politique engagée pour cette fameuse « union sacrée ». Une vaste campagne de mobilisation est donc lancée. Quelque 50 000 autocollants détournant l’emblème de la cigogne – version indomptable ! – vont être diffusés dans un premier temps. Mot d’ordre de la campagne : « Touche pas à mon Alsace, avec Schnàbelix, la cigogne rebelle ne se laissera pas clouer le bec ! » Un site internet et une communauté Facebook seront également lancés dans la semaine.

Surfer  www.cigogne-rebelle.fr ; les autocollants sont disponibles sur simple demande à l’adresse courriel : lacigognerebelle@cg68.fr

Quelle : L’Alsace

Jetzt ist der Landrat wieder zurück !

Posted on août 26th, 2014 by Klapperstein

Charles Buttner a enfin cédé à la pression de l’opinion publique alsacienne et de ses compères carriéristes de l’UMP. Il se rallie à la fronde des élus UMP qui revendiquent le retour du Conseil d’Alsace. La majorité des élus alsaciens et la majorité du peuple alsacien sont maintenant unies face à Paris. Jetzt get’s los, gemeinsam wird alles möglich.

Et en attendant la manifestation du 20 septembre à  Strasbourg, n’oubliez pas que tout le monde peut afficher des Rot un Wiss « a la moda catalana » (à la mode catalane), participer à l’opération  Trauerflor gegen Zwangsfusion et continuer de faire signer  à son entourage la pétition de Jean Rottner :  Je signe la pétitionIch unterschreibe die Bittschrift.

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Presserundschau Réforme territoriale La droite haut-rhinoise se rassemble pour relancer le conseil unique

Le groupe majoritaire du conseil général du Haut-Rhin et les parlementaires de la majorité alsacienne se sont mis d’accord pour tenter de relancer le conseil d’Alsace et contrer la fusion avec la Lorraine et Champagne-Ardenne.

Le projet de résolution dévoilé hier a été élaboré le matin même lors d’une réunion du groupe majoritaire du conseil général du Haut-Rhin. Il sera présenté jeudi en commissions réunies, en attendant un vote en séance publique. Charles Buttner l’a transmis à ses homologues de la Région et du Bas-Rhin, Philippe Richert et Guy-Dominique Kennel. L’objectif est d’arriver à un vote concordant des trois assemblées pour relancer le projet de conseil d’Alsace, comme le réclamaient le maire de Mulhouse, Jean Rottner (lire ci-contre), et les parlementaires haut-rhinois emmenés par Eric Straumann.

Si le consensus n’a pas dû être facile à trouver au conseil général du Haut-Rhin, « le contexte a évolué » depuis l’échec du référendum d’avril 2013, reconnaît Charles Buttner.

Éviter un « alsaticide »

Le président haut-rhinois veut à tout prix éviter un « alsaticide ». Le spectre d’une grande région Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne, dont le « centre de gravité se déplacerait inévitablement vers l’ouest » , observe Eric Straumann, a joué le rôle d’épouvantail. Le calendrier de la réforme, qui arrivera au Sénat mi-octobre, a accéléré le rapprochement. Il fallait aussi que les grands élus alsaciens « parlent d’une seule voix » quand ils verront le président de la République, début septembre.

Le texte présenté hier réclame que l’Alsace soit logée à la même enseigne que la Bretagne ou la Corse, laissées intactes par le redécoupage, souligne la sénatrice Catherine Troendlé. Il se veut une « contre-proposition » constructive dans le débat institutionnel, avec une « valeur ajoutée » , insiste Charles Buttner. De fait, il reprend les grandes lignes de la résolution adoptée par le congrès des trois assemblées alsaciennes en décembre 2012, ainsi que le projet annexé de 26 pages.

Il s’agit toujours de demander de nouvelles compétences, notamment en matière de coopération transfrontalière et d’enseignement des langues. On retrouve aussi le mode de scrutin mixte, uninominal et départemental, avec une dose de proportionnelle. La résolution comporte enfin une précaution : elle ne vaudra que si la Région Alsace est maintenue dans ses frontières actuelles.

Un « coup de poker »

Eric Straumann et Charles Buttner reconnaissent qu’il s’agit « davantage d’un geste politique que juridique ». On ne sait, en effet, si le gouvernement se sentira obligé d’y donner suite, après le premier échec du projet. Si ce n’était pas le cas, les parlementaires alsaciens promettent déjà de « prendre des initiatives fortes ». Reste que pour Charles Buttner, ce « coup de poker » aura au moins le mérite de « retarder le processus et peut-être de sortir l’Alsace de la Région Grand Est ».

À l’annonce de la relance du projet de conseil d’Alsace, Philippe Richert s’est dit « très heureux du dénouement d’un débat qui a mobilisé depuis des semaines les élus haut-rhinois ». « Il est important que l’Alsace puisse apporter une réponse unie, face à la création inacceptable d’une Région englobant l’Alsace, la Lorraine et Champagne-Ardenne » , commente le président du conseil régional.

Quelle : L’Alsace

Büttner und Giacobbi unterzeichnen Sprachencharta

Posted on juin 30th, 2014 by Klapperstein

Presserundschau Büttner und Giacobbi unterzeichnen Sprachencharta

Der Präsident des oberelsässischen Bezirkstags Charles Büttner und der korsische Ministerpräsident Paul Giacobbi haben am 26. Juni in Aiacciu einen Vertrag für die Förderung der Zweisprachigkeit – deutsch/französisch im Elsaß bzw. korsisch/französisch auf Korsika – unterzeichnet. Der Vertrag setzt sich u.a. zum Ziel, den Status als 2. Amtssprache [für das Deutsche bzw. das Korsische], die Verallgemeinerung des zweisprachigen Unterrichts bzw. den Gebrauch der Landessprache in den Medien anzustreben.

Quelle : Hytt Morje

Zabern verpflichtet sich zur Zweisprachigkeit

Posted on février 14th, 2014 by Klapperstein

Presserundschau Záwere verpflichtet sich züer Zweisprochigkeit

D’r Záwerer G’meinderát hett mit großer Mehrheit e Antraa verábschiedt, durich den d’ unterelsassischi Kreisstadt sich dezüe verpflichtet, d’ Europäischi Charta fer Regional- un Minderheitesproche uf lokaler Ewene durichzüefüehre. Konkret heißt diß u.a., aß d’ Záwerer Büerjer sich in Züekunft in ihre Beziehunge züer Stadtverwaltung äu vun d’r ditsche Landessproch bzw. vun d’r elsassische Mundart tüen bediene köenne.

«Langi Zitt hett d’r [franzöesche] Staat in d’r Sách nix gmácht, daher han m’r uns gedenkt, aß m’r uf lokaler Ewene mit güetem Beispiel vorángehn solle», so Büerjermeischter Stephane Leyenberger (UMP). Bis Johresend solle alli Formuláre in ditscher Sproch (Hochditsch) verfüegbar syn un d’ G’meinderäte düerfe nun äu uf Deutsch by de G’meinderátssitzunge redde. Ditschkurse wäre de Stadtbeámte, die ‘s wüensche, ángebote.

Quelle : Hytt morje

Elsässischer Landrat : 108 « Ja », 5 « Wider », 9 Enthaltung

Posted on novembre 25th, 2012 by Klapperstein

 Conseil d’Alsace : 108 « oui », 5 « contre », 9 abstentions

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Le congrès réuni ce matin à Strasbourg a approuvé à une très très large majorité la création d’une « collectivité territoriale d’Alsace », également appelée Conseil d’Alsace. Les 122 élus ont été invités à voter sur la résolution à 14h30 : on comptait 108 « oui », 5 « contre » et neuf abstentions. Philippe Richert obtient une majorité plus large qu’en décembre dernier, lors du précédent congrès qui s’était tenu à Colmar. 101 élus avaient alors approuvé la résolution.

Le résultat du vote, première analyse

Sur 122 élus convoqués en congrès ce matin à Strasbourg, siégeant au conseil régional ou dans les deux conseils généraux, 108 ont approuvé et voté « oui »

- à la résolution qui demande la création d’une « collectivité territoriale d’Alsace »

- à la tenue d’un référendum le 7 avril 2013

- à la question du référendum

- au rapport qui l’accompagne

Ils ont également approuvé le principe d’une fusion des agences économiques et des agences touristiques, ainsi que la distribution des rôles entre Strasbourg, siège de la collectivité et siège de l’assemblée, Colmar, siège de l’exécutif, et Mulhouse qui accueillera certaines directions.

Cinq élus ont voté contre cette résolution. Il s’agit des conseillers généraux de l’agglomération de Strasbourg,Eric Elkouby et Raphaël Nisand, qui avaient tous les deux une procuration (pour Henri Dreyfus et  Serge Oehler). De même que la nouvelle conseillère générale de Neudorf, Suzanne Kempf, qui a remplacé Philippe Bies. Ils sont tous socialistes.

Neuf élus se sont abstenus, tous socialistes (Pierre Freyburger (CG68), Alain Fontanel (CR67), Pernelle Richardot (CR67), Antoine Homé (CR68), Victorine Valentin (CR68), Cléo Schweitzer (CR68), Robert Herrmann (CG67),Claude Froehly (CG67) et Olivier Bitz (CG67)).

Les 81 élus de la majorité alsacienne ont approuvé le projet. De même, tous les élus écologistes EELV.

Les socialistes et apparentés, 22 élus au congrès, se sont donc répartis entre pour (8), abstention (9) et contre (5).Le FN, cinq élus au congrès, a voté pour.

La majorité obtenue par le projet est plus large, de quelques voix, qu’à Colmar au précédent congrès.

Les débats auront duré près de 4h30, avant le vote à main levée. L’opposition socialiste avait demandé un vote à bulletin secret.

La majorité alsacienne a été unanime derrière Philippe Richert et les deux présidents des conseils généraux, Charles Buttner et Guy-Dominique Kennel : il ne leur manquait aucune des 81 voix.

Les élus écologistes, EELV, emmenés par Jacques Fernique, ont fait ce qu’ils avaient annoncé : il ont voté « oui », a expliqué leur porte-parole, parce qu’il s’agissait de se prononcer sur l’essentiel. Aucune de leur 10 voix n’a fait défaut au projet.

Les socialistes se sont retrouvés piégés, comme à Colmar en décembre 2011. Ils n’ont pas pu définir une position commune entre élus du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. Chacun était laissé libre de son choix. Les Strasbourgeois ont voté contre ce projet ou se sont abstenus. Ils ont été rejoints dans l’abstention par quelques Haut-Rhinois, des Mulhousiens et la Colmarienne Victorine Valentin.

Mais il est à noter qu’aucun élu du Haut-Rhin n’a voté contre le projet de création d’une collectivité territoriale d’Alsace tel qu’il était exposé dans la résolution de ce matin. Toutes les voix contre sont venues du Bas-Rhin et plus particulièrement de l’agglomération de Strasbourg.

De ce point de vue, Philippe Richert, qui porte le projet de création d’une collectivité unique depuis des années, a encore un problème urbain à régler. Il doit emmener dans l’aventure les élus strasbourgeois qui représentent tout de même une très grande partie des Alsaciens.

Roland Ries avait fait un geste dans le différend qui opposait les socialistes strasbourgeois et les « porteurs » du projet de conseil unique il y a quelques mois. Mais la question du siège a ravivé le différend. Affirmer que le futur Conseil d’Alsace aura son siège à Strasbourg, tout en annonçant que l’assemblée siégera à Strasbourg, mais son conseil exécutif à Colmar, n’est pas passé auprès des socialistes strasbourgeois. Les socialistes du conseil régional ont rallié cette position.

La prochaine étape pour le projet de création d’un Conseil d’Alsace est maintenant le référendum fixé au 7 avril 2013. D’ici là, il faudra mener campagne et convaincre les Alsaciens. Les autres étapes plus institutionnelles sont l’examen de la loi sur l’acte III de la décentralisation à l’Assemblée nationale et les discussions avec le gouvernement pour la préparation du vote du Parlement sur la création du Conseil d’Alsace. C’est le Parlement et lui seul qui pourra créer une Collectivité territoriale d’Alsace.

Car l’Alsace fait partie de la République française. Philippe Richert l’a bien rappelé ce matin.

Ci-dessous le compte-rendu des débats du congrès

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