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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Le bon sens alémanique

Posted on février 23rd, 2011 by Klapperstein

Depuis quelque temps, l’Union européenne fait face à de grandes difficultés économiques, à des problèmes financiers et monétaires catastrophiques, à un énorme déficit démocratique et elle tente de dissimuler cette situation par de belles paroles. Pourtant, au lieu de balayer devant sa porte ou de faire son devoir, elle annonce maintenant avec arrogance que la voie bilatérale avec la Suisse a atteint ses limites et qu’il faut la reconsidérer, la redéfinir et l’adapter (…).

Empreinte de la vision d’un Etat européen unique gouverné de manière centraliste et dictatoriale, Bruxelles a, pendant des années, pris des décisions qui, par manque de solidarité entre les membres, ont été interprétées et réalisées à de nombreuses reprises selon le bon vouloir des Etats. La population a été consciemment mise à l’écart. Probablement par mauvaise conscience, on a organisé dans certains Etats des référendums sur la Constitution européenne et ensuite sur le Traité de Lisbonne. Les résultats montrent clairement que la grande majorité des Européens ne sont pas d’accord avec la voie adoptée et veulent plus de participation (…).

Dans le monde entier, on apprécie énormément le système démocratique et les droits populaires de la Suisse. Des Etats progressistes reprennent même notre Constitution et nos lois. Pourtant beaucoup rechignent à faire participer le peuple au processus politique. La «perte de pouvoir» de la «classe politique» est insupportable pour beaucoup de politiciens. Le citoyen doit se contenter d’élire ses représentants et doit ensuite accepter tout ce qui a été décidé. Cependant la Suisse montre de manière impressionnante que la politique n’a pas à redouter le peuple. Sa participation conduit plutôt à des solutions raison­nables et équilibrées, à des situations stables et à une économie digne de confiance (…).

Il est important que ce modèle qui a fait ses preuves demeure au centre de notre action, car nous n’avons aucune raison de nous en écarter.
Une politique extérieure suisse efficace doit consister à tout faire pour convaincre d’autres pays de l’importance de la participation populaire dans la recherche de décisions pour un avenir prospère. C’est notre image de marque et notre force. Nous n’avons pas à nous prosterner devant l’UE.

Ernst Schibli, conseiller national, Otelfingen

Source : Horizons et Débats,  Nous n’avons pas à nous prosterner devant l’Union européenne

Los von Paris

Posted on juillet 17th, 2010 by Klapperstein

Nos amis humanistes rhénans (1) d’Unser Land s’insurgent à juste titre dans le texte ci-dessous de la prochaine loi de finances concocté à Paris avec la complicité désormais proverbiale de nos chers, vraiment trop chers élus du peuple alsacien :

OPINION: L’Alsace sommée de partager ses ressources.

Les centristes de l’UMP se sont réunis il y a quelques jours pour parler, entre autre, de la justice fiscale et à la fiscalité locale. Fabienne Keller, sénatrice de Strasbourg, et Philippe Richert, président de la Région Alsace participaient aux débats.

Au titre de l’équité entre les collectivités locales, les centristes de l’UMP veulent introduire dans la prochaine loi de finances, qui sera votée à l’automne, des transferts de richesse des régions et départements « riches » vers les régions et départements « pauvres ». Ainsi, les collectivités à potentiel fiscal élevé (entendez supérieur à la moyenne…) seraient sommés de transférer une partie de leur richesse vers les collectivités au potentiel fiscal inférieur à la moyenne.

L’Alsace serait l’une des quatre seules régions à devoir reverser une partie de ses richesses outre-Vosges, tandis que Bas-Rhin et Haut-Rhin feraient partis des vingt-cinq départements dans ce cas.

Il est affligeant de constater que l’on continue à considérer l’Alsace comme une vache à lait alors même qu’elle est une des régions où le chômage a le plus augmenté suite à la crise économique. Autant nous ne remettons pas en cause le principe de solidarité entre régions, autant il n’est pas acceptable que ce mécanisme soit mis en œuvre dans les conditions actuelles.

Rappelons aujourd’hui, que la région Alsace ne perçoit elle-même que 10% de ses ressources. Le reste doit être quémandé à l’Etat. De ce fait, ce nouveau prélèvement ponctionnera encore plus les dernières miettes dont disposait la région…

Ce n’est pas en appauvrissant l’Alsace et en freinant son développement dans une phase critique comme nous la vivons que le reste de la France s’en portera mieux.

Évidement, en ce qui nous concerne, nous remettons en cause le principe de solidarité entre les régions, tout comme nous remettons en cause  notre appartenance à la République Française, qui n’a jamais rien apporté de positif à l’Alsace. Surtaxer les Alsaciens (2) est d’autant plus injuste et inacceptable que le coût de la vie en Alsace est plus cher que dans le reste de la France, à commencer par le prix du mètre carré. Le smicard alsacien, qui a déjà plus de mal à se loger et à devenir propriétaire que le smicard français, va ainsi être surtaxé, il l’est déjà mais le sera encore plus, au profit des Français en général, des plus humbles mais aussi des plus riches ! C’est inacceptable et ce n’est malheureusement pas nouveau.

C’est notamment pourquoi les Alsaciens doivent arrêter d’élire des marionnettes aux ordres des partis parisiens qui les représentent  si mal , et réclamer un véritable parlement, qui  lui seul pourra véritablement défendre leurs intérêts. C’est possible et c’est indispensable. Par rapport à nos voisins des cantons de Bâle-Ville (Basel-Stadt) et de Bâle-Campagne (Basel-Landschaft), par rapport à nos voisins du Land Baden-Württemberg nous sommes une région aux institutions ridicules, n’ayant aucun pouvoir décisionnel, un peuple sans droit, ein Volk ohne Zukunft. Combien de temps encore les Alsaciens accepterons d’être les dindons de la grande farce républicaine et de la pseudo démocratie française ?

Les aspirations à une meilleure démocratie, à l’autonomie et à l’indépendance sont légitimes et nécessaire. Also los von Betrügerei und los von Paris !

(1) Le terme humanisme est devenu un incontournable de la langue de bois contemporaine. Dans le dernier numéro du très officiel Haut-Rhin Magazine,  Charles Buttner lui-même déclare être un humaniste rhénan convaincu. Wir gratulieren. (2) La Loi des finances 2011 parle de « quelques dizaines de millions d’euros ». Rien que cela. A quand un fond d’urgence de quelques dizaines de millions d’euros pour l’enseignement de notre Muettersproch en Alsace ?

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