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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Warum, warum, warum, warum ?

Posted on juillet 6th, 2012 by Klapperstein

Pressemitteilung Les parents d’élèves des vallées de la Thur et de la Doller ont décidé d’entrer en résistance!

Pourquoi l’Éducation Nationale refuse-t-elle de reconnaître la demande de près d’une centaine d’enfants inscrits en voie bilingue dans la vallée de Saint Amarin auxquels s’ajoutent plus d’une vingtaine dans la vallée de la Doller ? Le courrier daté du 4 juillet de l’Inspection d’Académie ne répond pas à leurs attentes :
Une seule classe bilingue à Saint Amarin ne suffira jamais à accueillir plus d’une centaine d’enfants déjà inscrits.

Pourquoi faut-il « maintenant que l’école est finie»  et que la plupart des familles sont parties en vacances, reprendre les inscriptions à zéro avec un préavis de moins de 24h ?
Il y a vraiment de quoi s’interroger sur la légitimité des méthodes employées par l’Inspection d’Académie : si on voulait réduire le nombre d’inscrits et empêcher l’ouverture des 5 sites bilingues demandés, on ne s’y prendrait pas autrement.

Les parents d’élèves d’Alsace APEPA, ELTERN ALSACE et UNAAPE-APAHR refusent la décision unilatérale d’un autre âge imposée par le RECTORAT de l’Académie de Strasbourg !
Les parents des vallées sont en colère car cela fait 20 ans qu’ils attendent l’ouverture de ces sites.
Aujourd’hui la confiance est rompue. La limite du tolérable a été dépassée !

Qu’avons-nous constaté durant toute l’année scolaire écoulée ? Rien, aucune étude d’ouverture de nouveaux sites bilingues comme le prévoyait la Convention Quadripartite.
Les parents écrivent et téléphonent mais leurs courriers et leurs appels restent sans réponse de l’administration qui se mure dans un silence et un autisme scandaleux.

Alors qu’il était prévu dans la Convention signée par les plus hautes autorités de l’État et des collectivités alsaciennes, plus de 25 nouveaux sites bilingues par an, l’Éducation Nationale cherche manifestement à étouffer la demande existante.
Pourtant les collectivités injectent chaque année plus d’un million d’euros par département pour développer l’enseignement bilingue. Les moyens financiers sont là !
Par ailleurs, 10 nouveaux enseignants d’allemand « néo-stagiaires»  ont été reçus à l’IUFM de Colmar au concours spécial en ce moins de juin 2012. Les moyens humains sont donc là !

Dans le Bas-Rhin, il y aura 5 ouvertures nouvelles à la rentrée, le Rectorat ne veut ouvrir qu’une seule malheureuse petite classe à la rentrée dans le Haut-Rhin !
C’est inacceptable, tout le monde en conviendra.

Le nombre d’inscrits comptabilisé par l’Éducation Nationale est suffisant pour ouvrir 5 sites :
- à MOOSCH, où il y a plus de 25 enfants inscrits permet enfin l’ouverture de la 3ème classe qui sera bilingue !
- dans le RPI de STORCKENSOHN-URBES-MOLLAU, où il y en a 21 !
- à SAINT AMARIN, il a été comptabilisé 28 enfants !
- à ODEREN, il y en a plus de 20 !
- dans le RPI de KIRCHBERG-WEGSCHEID-SICKERT, il y en a 19 parmi une classe de 32 enfants !

Tous veulent avoir accès à l’enseignement bilingue à parité horaire 12h/12h, dans leur commune de résidence : c’est normal puisqu’ils sont nombreux !
Leur refuser aujourd’hui les 5 ouvertures, c’est bafouer leurs droits les plus élémentaires de l’éducation qu’ils souhaitent pour leurs enfants.

Tout le monde sait que l’on ne peut entrer en classe bilingue qu’à 3, 4 ou 5 ans. Les parents d’élèves dont les enfants sont nés en 2007, savent que c’est leur dernière chance.
Si leurs enfants ne peuvent pas entrer en maternelle bilingue à cette rentrée, ce sera trop tard ensuite.

Les parents d’élèves sont en colère à l’égard des décisions arbitraires prises par le Rectorat : Ils ont décidé de venir demain manifester devant l’école maternelle de Saint-Amarin à 14h00.
Merci de venir nombreux les soutenir !

Thomas GOEPFERT, Vice Président pour le Haut-Rhin (5 juillet 2012)

Quelle : APEPA

Le bon sens alémanique

Posted on février 23rd, 2011 by Klapperstein

Depuis quelque temps, l’Union européenne fait face à de grandes difficultés économiques, à des problèmes financiers et monétaires catastrophiques, à un énorme déficit démocratique et elle tente de dissimuler cette situation par de belles paroles. Pourtant, au lieu de balayer devant sa porte ou de faire son devoir, elle annonce maintenant avec arrogance que la voie bilatérale avec la Suisse a atteint ses limites et qu’il faut la reconsidérer, la redéfinir et l’adapter (…).

Empreinte de la vision d’un Etat européen unique gouverné de manière centraliste et dictatoriale, Bruxelles a, pendant des années, pris des décisions qui, par manque de solidarité entre les membres, ont été interprétées et réalisées à de nombreuses reprises selon le bon vouloir des Etats. La population a été consciemment mise à l’écart. Probablement par mauvaise conscience, on a organisé dans certains Etats des référendums sur la Constitution européenne et ensuite sur le Traité de Lisbonne. Les résultats montrent clairement que la grande majorité des Européens ne sont pas d’accord avec la voie adoptée et veulent plus de participation (…).

Dans le monde entier, on apprécie énormément le système démocratique et les droits populaires de la Suisse. Des Etats progressistes reprennent même notre Constitution et nos lois. Pourtant beaucoup rechignent à faire participer le peuple au processus politique. La «perte de pouvoir» de la «classe politique» est insupportable pour beaucoup de politiciens. Le citoyen doit se contenter d’élire ses représentants et doit ensuite accepter tout ce qui a été décidé. Cependant la Suisse montre de manière impressionnante que la politique n’a pas à redouter le peuple. Sa participation conduit plutôt à des solutions raison­nables et équilibrées, à des situations stables et à une économie digne de confiance (…).

Il est important que ce modèle qui a fait ses preuves demeure au centre de notre action, car nous n’avons aucune raison de nous en écarter.
Une politique extérieure suisse efficace doit consister à tout faire pour convaincre d’autres pays de l’importance de la participation populaire dans la recherche de décisions pour un avenir prospère. C’est notre image de marque et notre force. Nous n’avons pas à nous prosterner devant l’UE.

Ernst Schibli, conseiller national, Otelfingen

Source : Horizons et Débats,  Nous n’avons pas à nous prosterner devant l’Union européenne

Los von Paris

Posted on juillet 17th, 2010 by Klapperstein

Nos amis humanistes rhénans (1) d’Unser Land s’insurgent à juste titre dans le texte ci-dessous de la prochaine loi de finances concocté à Paris avec la complicité désormais proverbiale de nos chers, vraiment trop chers élus du peuple alsacien :

OPINION: L’Alsace sommée de partager ses ressources.

Les centristes de l’UMP se sont réunis il y a quelques jours pour parler, entre autre, de la justice fiscale et à la fiscalité locale. Fabienne Keller, sénatrice de Strasbourg, et Philippe Richert, président de la Région Alsace participaient aux débats.

Au titre de l’équité entre les collectivités locales, les centristes de l’UMP veulent introduire dans la prochaine loi de finances, qui sera votée à l’automne, des transferts de richesse des régions et départements « riches » vers les régions et départements « pauvres ». Ainsi, les collectivités à potentiel fiscal élevé (entendez supérieur à la moyenne…) seraient sommés de transférer une partie de leur richesse vers les collectivités au potentiel fiscal inférieur à la moyenne.

L’Alsace serait l’une des quatre seules régions à devoir reverser une partie de ses richesses outre-Vosges, tandis que Bas-Rhin et Haut-Rhin feraient partis des vingt-cinq départements dans ce cas.

Il est affligeant de constater que l’on continue à considérer l’Alsace comme une vache à lait alors même qu’elle est une des régions où le chômage a le plus augmenté suite à la crise économique. Autant nous ne remettons pas en cause le principe de solidarité entre régions, autant il n’est pas acceptable que ce mécanisme soit mis en œuvre dans les conditions actuelles.

Rappelons aujourd’hui, que la région Alsace ne perçoit elle-même que 10% de ses ressources. Le reste doit être quémandé à l’Etat. De ce fait, ce nouveau prélèvement ponctionnera encore plus les dernières miettes dont disposait la région…

Ce n’est pas en appauvrissant l’Alsace et en freinant son développement dans une phase critique comme nous la vivons que le reste de la France s’en portera mieux.

Évidement, en ce qui nous concerne, nous remettons en cause le principe de solidarité entre les régions, tout comme nous remettons en cause  notre appartenance à la République Française, qui n’a jamais rien apporté de positif à l’Alsace. Surtaxer les Alsaciens (2) est d’autant plus injuste et inacceptable que le coût de la vie en Alsace est plus cher que dans le reste de la France, à commencer par le prix du mètre carré. Le smicard alsacien, qui a déjà plus de mal à se loger et à devenir propriétaire que le smicard français, va ainsi être surtaxé, il l’est déjà mais le sera encore plus, au profit des Français en général, des plus humbles mais aussi des plus riches ! C’est inacceptable et ce n’est malheureusement pas nouveau.

C’est notamment pourquoi les Alsaciens doivent arrêter d’élire des marionnettes aux ordres des partis parisiens qui les représentent  si mal , et réclamer un véritable parlement, qui  lui seul pourra véritablement défendre leurs intérêts. C’est possible et c’est indispensable. Par rapport à nos voisins des cantons de Bâle-Ville (Basel-Stadt) et de Bâle-Campagne (Basel-Landschaft), par rapport à nos voisins du Land Baden-Württemberg nous sommes une région aux institutions ridicules, n’ayant aucun pouvoir décisionnel, un peuple sans droit, ein Volk ohne Zukunft. Combien de temps encore les Alsaciens accepterons d’être les dindons de la grande farce républicaine et de la pseudo démocratie française ?

Les aspirations à une meilleure démocratie, à l’autonomie et à l’indépendance sont légitimes et nécessaire. Also los von Betrügerei und los von Paris ! UH

(1) Le terme humanisme est devenu un incontournable de la langue de bois contemporaine. Dans le dernier numéro du très officiel Haut-Rhin Magazine,  Charles Buttner lui-même déclare être un humaniste rhénan convaincu. Wir gratulieren. (2) La Loi des finances 2011 parle de « quelques dizaines de millions d’euros ». Rien que cela. A quand un fond d’urgence de quelques dizaines de millions d’euros pour l’enseignement de notre Muettersproch en Alsace ?

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