3.0.1" />
Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Martinstag, der andere 11 November

Posted on novembre 11th, 2012 by Klapperstein

Unterstehend finden Sie vier Artikel aus der Zeitung L‘Alsace die uns erinnern, dass der 11. November nicht nur die Gelegenheit für die französischen Behörden und ihre Adjudanten auf elsässischem Land ihren unverschämten Hurrapatriotsmus auszudrücken, sondern dass der Tag des Heiligen Martin mit seinen traditionellen Lanternenumzügen ist. UH

Ci-dessous quatre articles tirés de L’Alsace.fr qui nous rappellent que le 11 novembre n’est pas seulement l’occasion pour les autorités françaises et leurs secondant de fêter effrontément leur chauvinisme en terre alsacienne, mais qu’il est aussi le jour de la Saint-Martin et de ses traditionnels défilés aux lanternes. 

—————————————————————————

Màrtini

Le 11 novembre, on célèbre saint Martin, cet officier romain, né en Hongrie, devenu évêque de Tours, « Bìschof », et connu pour le partage de son manteau de soldat avec un pauvre, geste devenu le symbole de l’amour du prochain, « Nachschtaliawa ».

Ce jour est appelé Màrtini en Alsace, comme d’ailleurs en Bavière et en Autriche, et Martinstag en allemand.

En France, Martin est le nom de famille, Fàmìlianàmma, le plus répandu et dans de nombreuses communes, plus de 25 rien que dans le Haut-Rhin, on célèbre à la fois la fête patronale, dr Pàtronstàg, dans les églises et l’armistice, Wàffastìll-stànd, de 1918, devant les monuments aux morts, d Dankmäler, occasion rêvée de chanter successivement, le Grosser Gott wir loben dich et la Marseillaise.

Défilé et lanternes

Les coutumes, liées à cette date, sont encore très vivaces de l’autre côté du Rhin. L’une d’entre elles, dr Martinszug, le défilé de la Saint-Martin, en vogue aussi au Pays des chtis, repointe le bout de son nez en Alsace, sous forme de Làtarnlafascht, fête des lanternes. Les enfants déambulent dans les rues avec des lampions, en chantant des Màrtiniliadle, et en récoltant des friandises, parfois escorté par un cavalier au manteau rouge, monté sur un cheval blanc, a Schìmmel, incarnant dr Màrtiniritt, la chevauchée de notre héros du jour.

Parmi les spécialités gastronomiques, signalons d Màrtinigàns, l’oie de la Saint-Martin et dr Weckmànn, représentant un évêque, sosie du Manala/Männele, alsacien, à l’origine réservé à saint Nicolas, dr Sàntiklàuis.

Et n’oublions pas que ce jour du 11/11 à 11 h 11 précises, démarrent chez nos voisins les festivités de carnaval, Karneval, Fàsnàcht, Fastnacht ou Fasching, certes très timidement en attendant l’épiphanie, Drèikeenigfascht.

________________________________________________________

Réveil carnavalesque le 11/11

« Le 11, rappelle Gérard Leser, est le chiffre de la folie carnavalesque. » Il correspondrait à un commandement secret, le onzième, qui permet, pour un temps limité, « l’inversion des normes sociales ». Aussi, dans certains coins d’Allemagne, le jour de la Saint-Martin, « le 11/11, à 11 h 11, l’esprit du carnaval est réveillé ». En ce début de l’ancien carême de Noël, certains se déguisent l’espace d’une journée, en avant-goût de la véritable folie qui surviendra, elle, au début du carême de Pâques.

________________________________________________________

Saint-Martin Les défilés traditionnels se multiplient, dans le sillage du bilinguisme

Das letzte Jahr in Schlettstat, auf Initiative des Vereines Schlettstadter Sterickle

Alors que toute trace de la Saint-Martin avait été effacée par la commémoration de l’armistice de 1918, des processions aux lampions apparaissent depuis quelques années dans la région.

La commune de Saint-Martin, du côté de Villé, ne fêtera pas son saint patron ce dimanche. « Il y aura les cérémonies du 11 Novembre, avec une messe en l’église Saint-Martin, un dépôt de gerbe au monument aux morts, un pot en l’honneur des anciens combattants, mais pas de fête de la Saint-Martin, explique André Clad, le maire de cette commune bas-rhinoise de 354 habitants. Je n’ai pas le souvenir d’une tradition particulière dans le village, il n’y a rien dans les archives à ce sujet, et pas de demande de la part des habitants. »

Sans doute trop liée à l’héritage germanique pour survivre aux côtés de la commémoration de l’armistice de 1918, la fête de la Saint-Martin connaît néanmoins un regain d’intérêt en Alsace, depuis quelques années, dans le sillage du bilinguisme. On peut y voir un de ces tours ironiques de l’Histoire, l’illustration d’une réconciliation désormais complète, ou simplement le symbole du temps qui passe.

Dans sa dernière lettre d’information, Eltern Alsace, l’association des parents de l’enseignement bilingue, recense ainsi, de manière non exhaustive, des défilés aux lanternes à Rixheim, Riedisheim, Molsheim, Brumath (vendredi 16 dans ces quatre cas) et Huttenheim (samedi 17), organisés par ses soins ou par d’autres associations locales.

Elle cite aussi Village-Neuf, où le défilé avait lieu hier soir, à l’initiative de l’association Graine de Bilingue, pour la dixième année consécutive. « C’est un événement qui a pris une ampleur croissante, témoigne son président, Jérôme Giovannoni. Beaucoup de familles de la commune sont mixtes, allemandes ou suisses, la fête a donc pris facilement. Quelle que soit la météo, nous rassemblons entre 100 et 150 personnes, dont environ un tiers d’enfants, de la maternelle à l’école élémentaire. »

La fabrication des lanternes et l’apprentissage des chants traditionnels (notamment le fameux « Laterne, Laterne ») se font dans le cadre scolaire, en accord avec les enseignants, ou lors d’ateliers bilingues, organisés depuis deux ans par l’association.

Le défilé s’achève par la scène du légionnaire romain (à pied, le cheval ayant été remercié pour raison de sécurité) déchirant sa toge pour la partager avec un mendiant, racontée en allemand et en français, avant une collation.

Originaire du sud de la France, Jérôme Giovannoni a lui-même découvert la fête de la Saint-Martin en arrivant en Alsace il y a cinq ans. « C’est l’occasion de jeter des ponts entre les deux rives du Rhin, de partager une même tradition rhénane, des valeurs, de façon sympathique, estime-t-il. D’autres associations se joignent à nous pour organiser le défilé, et on voit même des gens de Weil am Rhein qui viennent le voir. »

L’an dernier, Schlettstadter Sterickle, l’association des parents d’élèves des sites bilingues de Sélestat, avait également organisé un défilé de la Saint-Martin, le 8.

On notera que la commémoration de l’armistice conserve la préséance à la date du 11 novembre, la Saint-Martin étant célébrée un peu avant ou un peu après.

Nota bene : parallèlement aux manifestations organisées par les associations de promotion du bilinguisme, on peut citer, entre autres, la promenade aux lampions dans la colline du Bollenberg, à Westhalten (prévue hier), celle organisée par le Cercle d’Histoire(s) de Wangen (aujourd’hui à 18 h), le défilé de l’Association Saint Martin en Val d’Argent, à Rombach-le-Franc (mardi 13)…

________________________________________________________

Traditionnellement, le vrai début de l’hiver

Avant d’évoquer la fin de la Première Guerre mondiale, le 11 novembre était une fête populaire majeure. Dans le monde rural, la Saint-Martin marquait un moment charnière : la véritable entrée dans le monde hivernal.

Le 11 novembre, c’est quoi ? Les écoliers comme leurs parents répondent : « La fin de la Première guerre », et ils ont évidemment raison. Avant cette guerre, on répondait de façon tout aussi pertinente : « La Saint-Martin ». Et la Saint-Martin, ce n’était pas rien, en particulier dans l’Est. « L’Armistice a pris le dessus sur la fête traditionnelle, remarque l’historien folkloriste alsacien Gérard Leser. Je me suis d’ailleurs toujours demandé si ça n’avait pas été fait intentionnellement… »

L’esprit de la Saint-Martin a été résumé en quelques vers, au XVI e, par le Strasbourgeois Johann Fischart dans son Die Geschichtsklitterung, adaptation du Gargantua de Rabelais : « O Martin, o Martin, écrit le satiriste, Der Korb musst verbrennt sein, Das Geld aus den Taschen, Den Wein in die Flaschen, Die Gans vom Spiess, Da sauf und friss ! » Ce qui donne, en bon français : « Ô Martin, ô Martin, la corbeille doit être brûlée, l’argent doit sortir des poches, le vin doit entrer dans les bouteilles, l’oie doit être ôtée dans la broche, alors bois et bouffe ! »

La Saint-Martin est une date charnière. Cette fête du saint-soldat, qui divisa son manteau pour vêtir un pauvre, marque, note Gérard Leser, une autre séparation : « Celle entre l’automne et l’hiver, au sens paysan. C’est la fin des récoltes, d’où l’allusion de Fischart à la corbeille brûlée. Les veillées vont débuter, on rentre dans les maisons, l’activité ralentit… »

C’est aussi le moment où il faut régler ses dettes ( « L’argent doit sortir des poches ») : on devait payer ce jour-là les redevances et impôts aux seigneurs et abbayes, et solder son crédit chez les artisans. « On disait ainsi de Martin qu’il était ‘‘ein harter Mann’’, un homme dur. »

Mais puisque c’était une fête, elle avait ses bons côtés. On goûtait au vin en train de se faire et on faisait bombance ( « Alors bois et bouffe ! ») avant de débuter l’autre carême, celui de Noël, aujourd’hui oublié ( « Avec les siècles, il s’est réduit à quatre semaines, donnant naissance au temps de l’Avent »). Entre le 11 novembre et la Saint-Nicolas, on tuait le cochon. On faisait aussi un sort à l’animal symbole de la Saint-Martin : l’oie (Martinsgàns), alors juste grasse. D’elle comme du cochon, on tirait beaucoup d’avantages : de la viande, certes, mais aussi de la graisse pour cuisiner… ou soigner ( « Enfant, on m’a guéri d’une bronchite avec de la graisse d’oie »), du duvet pour dormir ou encore des plumes pour écrire.

« Dans la mythologie germanique, poursuit Gérard Leser, l’oie est l’un des animaux favoris de Frau Holle, patronne du monde d’en dessous. Encore aujourd’hui en Alsace, quand il neige légèrement, on dit : ‘‘Die Frau Holl rupft die Gans’’, dame Holle plume les oies… »

Enfin, selon la tradition, le 11 novembre est la date où l’ours (présent dans la région jusqu’au XVIII e) débute son hibernation, dont il s’extirpera le 2 février, jour de la Chandeleur. Le paysan suivait un peu son exemple, en débutant une période de repos relatif. « Alors qu’aujourd’hui on fait le contraire !, remarque Gérard Leser. On se repose en été, au summum de notre forme, et on travaille durement en hiver, pour arriver épuisés aux mois de janvier et février… »

EN SAVOIR PLUS On peut trouver des précisions sur la Saint-Martin dans les deux ouvrages suivants de Gérard Leser : Noël, Wihnachta en Alsace (éditions du Donon, 2007), et A la quête de l’Alsace profonde (avec Marguerite Doerflinger, Saep éditions, 1986).

Quelle : L’Alsace

Verbundenen Artikel : Les baïonnettes connaissent la vérité

Un 11 Novembre ordinaire en Alsace

Ci-dessous la lettre ouverte qu’Henri Goetschy a adressé au premier ministre Jean-Marc Ayrault, publié sur le site d’information breton 7Seizh. Il s’agit en fait d’un véritable coup de gueule de l’ancien président du Conseil Général du Haut-Rhin contre le gouvernement français et la  vieille République du même nom.

Nous regrettons que Monsieur Goetschy ait malheureusement attendu de ne plus être en fonction pour tenir enfin tête à l’arrogance française et à l’arbitraire républicain (mais peut-être était-il aussi pour cela bien seul ?). Nous notons également qu’Henri Goetschy n’a visiblement pas trouvé de structure alsacienne pour publier son coup de gueule, et qu’aucun site ni média ou parti alsacien ne l’a jusqu’ici relayé (il date du 2 octobre !).

Nous remercions toutefois chaleureusement Henri Goetschy pour ses prises de positions actuelles et avertissons les lecteurs : Hewen’n ejch fescht ! UH

____________________________________________________

Monsieur le Premier Ministre,

Voulez-vous vraiment donner le plein épanouissement à nos enfants ou continuer le linguicide et le génocide culturel par l’assassinat des langues régionales ?

Rappel : Mars 1981, à Lorient, votre maître à tous, François Mitterrand, a déclaré en tant que futur président de la république :

« Il faut que la France cesse d’être le dernier pays d’Europe à refuser à ses composantes les droits les plus élémentaires qu’elle a elle-même signée »

Je vous serais donc très reconnaissant de nous indiquer quelles sont vos projets en matière de linguicide et de génocide culturel autant pour la France que pour ses composantes d’Alsace, de Lorraine (Moselle), du Pays Basque, de Bretagne , de Catalogne , de Corse , de Flandres , d’Occitanie et aussi des îles d’Outre-mer où l’on parle le Créole !

Nous espérions pourtant que vous appliquerez à la France et tout particulièrement à ses provinces notamment à la ville de Strasbourg, capitale de l’Europe unie, ce qu’on appelle les droits fondamentaux. Précisons que la république française les a signé mais ne les a pas ratifiés ! Cette ambiguité n’est pas à son honneur et traduit un non-respect de ses engagements. De surcroît, elle apparaît bien seule dans l’Europe unie à persister dans la voie de l’assassinat des langues régionales.

Vous comprendrez que nous, Alsaciens, en sommes profondément vexés et honteux. De plus , en face de nos voisins Hollandais, Belges, Luxembourgeois, Allemands, Suisses et autres anciens régnants historiques Autrichiens, auquels s’ajoutent ces 200 millions de compatriotes de l’Europe, nous avons honte d’appartenir au dernier pays d’Europe a exercer un linguicide et un génocide culturel.

Mon expérience et ma volonté m’amène a refuser que la France reste le dernier pays d’Europe à pratiquer cet assassinat ! De la même manière, je ne puis accepter que notre Alsace-Lorraine soit traitée comme une proie corvéable et exploitable à merci et maltraitée dans son âme ou, comme l’a dit M. François Mitterrand « assassinée par les siens »

Je suis donc à votre disposition, je viendrai chez vous la corde au cou pour que satisfaire votre plaisir et jouissance d’avoir tué ma langue. Ce sera un bel exemple, et quel exemple ! Vous pourrez vous réjouir doublement d’avoir eu ma langue et la tête d’un Alsacien. Ensuite, vous pourrez poursuivre votre besogne en Bretagne, au Pays Basque, chez les Flamands ou en Occitanie, chez les frères de Mistral, cet Occitan qui fut salué par le monde entier et tellement ignoré en France …

Et L’Europe donc ? Nous sommes quand même 27 pays ! Si respecter nos droits linguistiques n’est pas envisageable par nos présidents et nos ministres, prêtez nous donc à un autre pays ! La Finlande par exemple. Ce pays est délicieux et se préoccupe, lui, de ses enfants. Et puis, vous qui méprisez tant ce pays, sachez que c’est tout de même celui classé le premier d’Europe en matière d’apprentissage des langues ! Là-bas, les enfants parlent facilement quatre langues. Je vous incite à y aller, à voir et à essayer de comprendre et de mettre en place leur système scolaire chez nous.

Enfin, M. le Ministre en tant que président-fondateur et vice-président du Haut-Conseil national des langues régionales de France, ancien président du Conseil Général du Haut-Rhin, sénateur honoraire et en tant qu’Alsacien je m’offusque du sort réservé aux minorités et particulièrement à l’Alsace. Combien de tentatives de linguicide depuis déjà depuis plus de deux siècles et trois guerres ? Ce n’est pas ce que l’Alsace-Lorraine méritait ni ce dont elle rêvait ou était en droit de bénéficier ! Monsieur le ministre si vous connaissiez l’Histoire vous sauriez que nous ne sommes que la victime permanente de vos tempéraments belliqueux et batailleurs. Et nous en sont doublement les victimes car même les « livres d’histoire » de l’Education Nationale ne sont pas conformes à la vérité à notre sujet.

Henri Goetschy

Quelle : 7Seizh

Zweisprachigkeit : der Betrug geht weiter

Posted on septembre 24th, 2012 by Klapperstein

Pressemitteilung Bilinguisme : l’imposture de l’Education Nationale

Le blocage organisé par l’Education Nationale – soutenue par une décision du Tribunal Administratif – face à la demande de création de sites bilingues dans le RPI (Regroupement Pédagogique Intercommunal) de la Vallée de la Thur est inacceptable. Toutes les conditions étaient réunies: les enfants étaient inscrits en nombre suffisant et depuis longtemps, les municipalités mettaient à disposition les locaux et le matériel nécessaires. Ne manquaient, selon l’étonnant argument retenu par le tribunal, que les « moyens » de l’Education Nationale, autrement dit les enseignants…

Incurie, sabordage et sabotage

Il est impératif de tirer les leçons d’une situation qui se reproduit depuis des décennies et qui risque de se reproduire les années prochaines. Soit l’Education Nationale n’est pas en mesure de remplir ses missions de formation et de recrutement des enseignants du service public. Soit elle mène une politique délibérée de démolition de notre langue et culture alsaciennes, ce qui signifie que les vieux démons du jacobinisme sont toujours au pouvoir. De deux choses l’une: ou elle ne peut pas, ou elle ne veut pas. Et si c’était les deux? Dans tous les cas l’Education Nationale ne respecte pas le contrat passé avec nos trois grandes collectivités, Région, Conseils Généraux 67 et 68 et elle perçoit indûment tous les ans 3 millions d’euros.

L’exemple rapporté dans les DNA du 18 septembre 2012 par le Conseiller Général 68 Jean-Jacques Weber d’une candidate parfaitement bilingue refusée sur la base d’une note «éliminatoire» de 0/20 lors de l’épreuve orale d’allemand du concours de recrutement de professeur des écoles « Voie langue régionale » est sidérant. La jeune femme qui a été ELIMINEE par l’Education Nationale est pourtant titulaire de l’Abibac, d’une licence «Sciences de l’Éducation» et d’un master «Enseignement» et du « Zweiter Staatsexamen » obtenu après un an et demi de pratique dans une école allemande à Binzen et après une formation théorique au « Lehrerseminar » de Lörrach, diplôme qui lui permet d’enseigner la langue allemande en Grund- et Realschule… Son cas ne serait pas isolé.

Eliminerait-on les enseignants les plus capables, pour empêcher le progrès pédagogique et éradiquer définitivement l’allemand en Alsace ?

La duplicité de l’Education Nationale est criante : elle ne respecte pas le contrat pourtant lucratif qu’elle a signé avec les principales représentations élues de la population alsacienne. Elle semble saborder délibérément de l’intérieur le projet de politique linguistique qu’elle est chargée de mettre en œuvre. C’est elle qui mérite un zéro éliminatoire!

Il devient impératif et urgent que l’Education devienne l’affaire de la Région, en tout cas dans ce domaine crucial de l’enseignement linguistique, dont dépend directement l’avenir de nos enfants et de notre économie (8% de chômeurs en Alsace, contre 2 à 4% à Bâle et au Bade-Wurtemberg…)

Nécessité d’une Education Régionale

Sans attendre la création du Conseil d’Alsace, nous demandons aux actuels présidents des 3 collectivités cosignataires de la « Convention pour l’enseignement linguistique » qu’ils se saisissent directement de cette compétence. Qu’ils tirent enfin les conclusions qui s’imposent et fassent cesser ce marché de dupes qui n’a que trop duré :

- Qu’ils bloquent immédiatement le versement de leur généreuse contribution, qu’ils convoquent la Rectrice et les inspecteurs locaux et régionaux et qu’ils soutiennent les maires qui subissent, cette année encore, les refus injustifiés d’ouverture de sites bilingues et les associations qui ont défendu les familles.

- Qu’ils consacrent immédiatement l’argent des collectivité alsaciennes (c’est-à-dire le produit de nos impôts !), indûment encaissé par une Education Nationale qui trahit son contrat, à l’ouverture des classes bilingues attendues, au besoin dans le cadre associatif.

Depuis 1990, familles, associations et élus locaux se battent pour assurer l’avenir de leurs enfants et de l’Alsace. Ils trouvent les enseignants et offrent aux enfants l’immersion dans la langue de leur région que leur refusent les institutions nationales et l’administration de l’Académie de Strasbourg. Il faut créer de nouvelles écoles ABCM-ZWEISPRACHIGKEIT et, comme en 1991, l’institution suivra…

Les discours à Ludwigsburg ne suffisent pas. 50 ans après le Traité d’amitié franco-allemand, il faut passer aux actes. Ca commence en Alsace!

Andrée MUNCHENBACH
Présidente d’Unser Land, le parti alsacien

Quelle : Unser Land

Unsere Mundart in Zahlen

Posted on juin 4th, 2012 by Klapperstein

Le dialecte en chiffres, d’Müedersproch ìn d’Zàhl, wàs noch ewrig blibt!

Quelques chiffres-clés sur l’Alsace

- Nombre d’habitants en Alsace : 1 837 087 (source INSEE, recensement 2008)
- Densité : 221,9 hab./km² (source INSEE, recensement 2008)
- Superficie : 8280 km²

Pratique de l’alsacien

- Les locuteurs : quelques chiffres de 1900 à 2012

Se déclarent dialectophones en …2012 (6) 43%, 2001 (1) 61%, 1997 (2) 63%, 1946 (3) 90,8%, 1900 (3) 95%

D’après l’enquête OLCA/EDinstitut de 2012, parmi les habitants de la région Alsace :

43% déclarent bien savoir parler l’alsacien (les dialectophones)
33% déclarent savoir parler un peu l’alsacien ou le comprendre un peu (les initiés)
25% déclarent ne pas comprendre l’alsacien (les non initiés)

Habitudes de pratique (des germanophones)

D’après le sondage DNA/ISERCO de 2001 – cf. source (1) – , les habitudes de pratique apparaissent ainsi :

96 % des personnes interrogées pratiquent le dialecte en famille ;
88 % le pratiquent avec certains amis ;
48 % le pratiquent dans le milieu professionnel.
L’étude OLCA/EDinstitut de 2012 détaille les habitudes de pratique avec les membres de la famille. Par ordre décroissant, on parle donc alsacien « toujours ou presque » :

1 avec ses grands-parents (91%) ;
2 avec son père (81%) ;
3 avec sa mère (79%) ;
4 avec son/sa conjoint(e) (69%) ;
5 avec ses enfants (39%).

Cette dernière enquête fait également apparaître que « parmi les dialectophones, ils ne sont que 34% à déclarer utiliser l’alsacien systématiquement, soit environ 200 000 personnes de plus de 18 ans en Alsace ».

- Moyenne d’âge des locuteurs

La proportion de dialectophones croît régulièrement avec l’âge. Ainsi, d’après l’étude OLCA/EDinstitut de 2012, sont dialectophones :

74% des 60 ans et plus ;
54% des 45-59 ans
24% des 30-44 ans
12% des 18-29 ans
3% des 3-17 ans (issu du déclaratif parent)

Répartition géographique

D’après l’enquête « Etude de l’histoire familiale » réalisée par l’INSEE en 1999 – cf. source (5) – « l’alsacien est nettement moins parlé dans les trois grandes agglomérations (Strasbourg, Colmar et Mulhouse), avec moins d’un tiers des adultes. [...] A l’opposé, la pratique du dialecte reste la plus forte dans le nord du Bas-Rhin, avec plus de la moitié des adultes en moyenne pour l’ensemble des zones d’emploi de Saverne-Sarre-Union, Wissembourg et Haguenau-Niederbronn ».

Perception du dialecte 

Selon l’étude OLCA/EDinstitut de 2012, contrairement à certaines idées reçues, parler alsacien n’est pas perçu comme ringard ; 91% des interviewés réfutent cette affirmation.
Le lien identitaire des Alsaciens avec le dialecte est très fort puisque 90% d’entre eux verraient en la disparition du dialecte une perte de l’identité même de la région.
L’alsacien est perçu comme un atout à la fois pour l’apprentissage d’autres langues (84%) mais également pour la vie professionnelle (79%).

Problèmes de la transmission du dialecte

D’après l’étude OLCA/EDinstitut de 2012, la diminution de l’apprentissage du dialecte est à imputer en premier lieu aux parents. En effet, si près de 9 dialectophones sur 10 ont appris l’alsacien avec leurs parents, ils ne sont que 56% à le transmettre à leur tour à leurs enfants.
L’apprentissage est plus favorable dans les familles où les deux parents sont dialectophones avec taux de transmission près de 3 fois supérieur à celui dans les foyers où un seul parent est dialectophone.
Le fait que « le ou la conjointe ne parle pas l’alsacien » est d’ailleurs le premier frein évoqué pour ne pas avoir transmis le dialecte aux enfants.

Etude sur le dialecte alsacien OLCA / EDinstitut de 2012

De 2001 à 2012, des tendances se sont dessinées mais aucune enquête n’avait été menée afin de disposer d’un état des lieux de la langue régionale. L’OLCA a donc commandé une étude auprès de l’institut d’études marketing EDinstitut pour :

établir une photographie précise de la pénétration de la langue
en comprendre les motivations et les freins
analyser les comportements
recenser les acteurs
identifier les différents leviers
mesurer les évolutions
Voici une synthèse des résultats de cette enquête :
Etude sur le dialecte alsacien OLCA / EDinstitut de 2012 (PDF, 1 Mo)

L’étude complète est disponible en consultation dans notre Centre de Documentation et sur demande écrite motivée auprès de l’OLCA.

Sources : Toutes les sources citées sont disponibles dans notre Centre de Documentation

1. Enquête DNA/ISERCO réalisée auprès de 600 personnes représentatives de la population alsacienne. Résultats parus dans les Dernières Nouvelles d’Alsace du 21 septembre 2001 : article « Erosion naturelle » par Claude Keiflin
2. Etude sur le bilinguisme d’Alsace réalisée par MVS pour l’Office Régional du Bilinguisme (ORBI) auprès de 1840 personnes représentatives de la population alsacienne. Avril 1997
3. Le déclin du dialecte alsacien / Marie-Noële Denis, Calvin VELTMAN, avec la collab. de Monique Wach. – Strasbourg : Presses Universitaires de Strasbourg, 1989. – (Publications de la Maison des Sciences de l’homme de Strasbourg ; 5) p. 16
4. Sondage sur « les problèmes de la langue régionale en Alsace et en Moselle ». Réalisé par ISERCO pour le Cercle Schickele auprès d’un échantillon de 300 personnes représentatives de la population alsacienne et mosellane (partie germanophone). Octobre 1989
5. Enquête Etude de l’histoire familiale réalisée par l’INSEE en 1999, Publiée dans la revue « Chiffres pour l’Alsace » n° 12, décembre 2002
6. Etude réalisée pour l’OLCA par EdInstitut sur la base de 801 personnes résidant en Alsace interrogées par téléphone selon la méthode des quotas entre le 1er et le 9 mars 2012 (cf. supra).

Quelle : OLCA, Office pour la Langue et la Culture d’Alsace – Elsassisches Sprochàmt

Hàsabock un Osterhase

Posted on avril 8th, 2012 by Klapperstein

Grenzgänger : The Ultimate Martin Graff Chronicles, über die Rettung der Regionalsprachen im Nachbarland

Oma Carolines Osterhase

Am vergangenen Sonntag, une semaine vor Ostern, haben die Sprachakrobaten der Republik Demos organisiert.Unter Sprachakrobaten verstehe ich les défenseurs des langues régionales. In Quimper (Bretagne), in Toulouse (Okzitanisch), in Bayonne ( Baskisch), in Ajaccio ( Korsisch), à Perpignan (Katalanisch), à Lille (Flämisch), in der Karibik (Kreolisch) et à Strasbourg (Elsässisch). So unterschiedlich kann auch Frankreich sein. Die Charta des Europarates qui reconnaît les langues et cultures minoritaires hat Frankreich noch nicht unterschrieben. La France befürchtet immer noch die sprachliche Anarchie et n’a pas com-pris la richesse du multilinguisme.

Il est intéressant de connaître die Meinung des candidats à l’élection présidentielle. Fünf Kandidaten sind dagegen: Nicolas Sarkozy (UMP – rechts), Jean-Luc Mélanchon ( Front de gauche – links ) Marine le Pen (Front national – rechts) Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République – rechts) und Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière – links). Quatre candidats sont prêts à signer la charte du Conseil de l’Europe: François Hollande ( Parti socialiste – links) François Baryou (Modem, Zentrum – rechts), Eva Joly ( Les Verts, Europe écologie – links) et Philippe Poutou (NPA, nouveau parti anticapitaliste – links). Wenn man den Prognosen Glauben schenkt ist die Mehrheit der Franzosen dagegen: Sarkozy 30 Prozent. Le Pen 13 Prozent. Mélanchon 15 Prozent. Arthaud 0,50 Prozent – macht 58,5 Prozent. Les candidats pour: Hollande 30 Prozent. Bayrou 13 Prozent. Joly 2 Prozent, Poutou 0,5 Prozent – macht 45,5 Prozent dafür.
La bataille n’est pas gagnée. « Au secours des langues régionales! », titelt Les Dernières Nouvelles d’Alsace. Hört sich positiv an, « Rettet die Regionalsprachen! » In Wirklichkeit eine semantische Luftblase. Im Januar hat die Zeitung die deutsche Ausgabe gekippt. Das Bildungsministerium in Straßburg tente également de réduire l’enseignement de l’allemand dans les écoles bilingues. Acht statt dreizehn Stunden. Die Sprach-Nationalisten haben nicht aufgegeben. Ils ont peur de l’avenir multilingue de la France.

Was schreibt Umberto Eco in « Schüsse mit Empfangsbescheinigungen »? – « Wenn immer mehr zweisprachige Kinder geboren werden, können wir in dreißig Jahren eine europäische Führungsschicht haben. » Ce n’est pas demain la veille, noch ist es nicht so weit. Oma Caroline hat alle acht Kandidaten Ostern nach Soultzeren eingeladen um ihnen Regenbogen, so heißt der König der Hasen auf dem Bauernhof, vorzustellen. Caroline hat es nämlich geschafft, d’élever un lapin multilingue, er spricht nicht nur alle Regionalsprachen Frankreichs, er babbelt auch noch Englisch, Italienisch, Spannisch und sogar Russisch, wenn er genug zu fressen bekommt. Umberto Eco, un ami de longue date de ma grand-mère, wird Regenbogen vorführen. À plus.

Zweisprachigkeit : Sarkozy, Le Pen und Mélenchon sind dagegen

Posted on avril 7th, 2012 by Klapperstein

Presserundschau Frankreich: Kundgebungen zur Verteidigung der Identität der Regionen

o

Am vergangenen Samstag versammelten sich Zehntausende von Menschen in vielen Städten Frankreichs zu Kundgebungen für die Verteidigung der Regionalsprachen und bessere Bedingungen für deren Verwendung im Schulunterricht. Manche Demonstrationen waren so groß, dass das Thema durchaus auch auf die bevorstehenden Präsidentenwahlen Einfluss nehmen könnte.

12.000 Bretonen demonstrierten für größere Anerkennung ihrer Kultur und Sprache durch den französischen Staat.

Foto: Novopress « Hep Brezhoneg Breizh ebet! »(Ohne bretonische Sprache gibt es keine Bretagne). Mit diesem Spruch gingen in Quimper unter einer bereits sengenden Frühjahrssonne fast 12.000 Demonstranten auf die Straße. Die Kundgebung wurde angeführt von 15 « Bagadoù » (Bannerträgern). Unter den Teilnehmern waren zahlreiche Vertreter von bretonischen Kulturorganisationen und politischen Parteien aller Couleurs.

Die größte Kundgebung fand in Toulouse, der Hauptstadt Okzitaniens statt, wo fast 30.000 Menschen in den regionalen Farben Rot und Gold aufmarschierten. In Bayonne waren fast 6.000 Basken dem Aufruf der Verbände zur Verteidigung der baskischen Sprache gefolgt. Und in Perpignan wurde – ein Weltrekord in dieser Disziplin – ein von über 7.000 Teilnehmern besuchtes « Lipdub » (eine Art Playback-Musikvideo) veranstaltet, um für die Verteidigung der katalanischen Sprache einzutreten.

Elsässer, Korsen und Savoyer gingen auf die Straße

« Unsri Sproch ist unser Schatz » hieß es im Elsass, wo fast 1000 Menschen in Straßburg für die Verteidigung des elsässischen Dialekts demonstrierten. Ein etwas gedämpfterer Erfolg war einer Veranstaltung in Korsika beschieden, wo etwa 300 eine « Menschenkette » bildeten, um für die korsischen Sprache den Status einer « gleichberechtigten Amtssprache » einzufordern. An die hundert Demonstranten marschierten in Lille auf, um den Unterricht der flämischen Sprache an den Schulen zu verlangen. Und in Annecy standen Lieder und Gedichte in der Sprache Savoyens auf dem Programm, das von lokalen kulturellen Aktivisten veranstaltet wurde.

Sprachencharta wird nicht ratifiziert

Frankreich hat im Jahr 1999 die Europäische Charta der Regional- und Minderheitensprachen unterzeichnet, doch diese wurde nie ratifiziert, da der Verfassungsrat sie als unvereinbar mit Artikel 2 der französischen Verfassung (« Die Sprache der Republik ist das Französische ») bezeichnet hatte. Die Verfassungsreform im Juli 2008, wodurch die Zugehörigkeit der Regionalsprachen zum « Erbe Frankreichs » anerkannt wurde, kann zwar als ein gewisser Fortschritt angesehen werden, führte aber nicht zur Ratifizierung der Charta. Heute, im französischen Präsidentschaftswahlkampf, sprechen sich François Hollande, François Bayrou und Eva Joly für die Ratifizierung aus; Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen und Jean-Luc Mélenchon sind hingegen dagegen.

Quelle : Unzensuriert.at

Zweisprachigkeit

Posted on janvier 30th, 2012 by Klapperstein

Presserundschau Bilinguisme Les associations crient haro sur la… « rectueuse »

Le projet d’expérimentation rectoral de quelques sites bilingues à huit heures de cours par semaine fait bondir les associations alsaciennes.

« C’est une politique insensée et inadmissible : le recteur piétine la volonté des élus qui ont signé la convention entre la Région Alsace, les Départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, et le rectorat voila quelques années », s’enflamme Claude Froehlicher, président de l’association Eltern (parents d’élèves de l’enseignement bilingue). Il évoque là la volonté affichée par Armande Le Pellec Muller, recteur de l’académie de Strasbourg, d’expérimenter trois à cinq sites en Alsace d’enseignement bilingue à huit heures par semaine. Les associations défendant le bilinguisme à l’école escomptaient un tout autre discours de celle que Gérard Cronenberger, maire d’Ingersheim et président de l’Association des Élus du Haut-Rhin pour la promotion de la langue et de la culture alsaciennes (Aeplal), surnomme la… « rectueuse », dans un néologisme un brin violent.

« Immersion totale »

o« Elle ne comprend rien à l’Alsace », entend-on également parmi les élus et représentants d’associations réunis hier, à Ingersheim. « Notre bassin de vie se situe des deux côtés du Rhin. Il faut en tenir compte », estime Jean-Louis Christ, député de la circonscription de Ribeauvillé. « L’avenir de l’Alsace est aux mains d’une fonctionnaire là depuis un an et demi, et qui prétend tout connaître de l’Alsace », peste encore Gérard Cronenberger.

« Elle s’engageait à développer l’enseignement paritaire [douze heures de cours en allemand par semaine]. Douze heures de cours c’est un minimum : au Pays basque et en Bretagne, certains élèves sont en immersion totale, précise Claude Froehlicher. Mais rassurons toutefois les parents : il n’y aura pas destruction des classes paritaires actuelles. »

En revanche, d’après Odile Uhlich-Mallet, adjointe au maire de Colmar, il n’y aura sans doute pas de création de nouveaux sites bilingues à la rentrée 2012 : « À Colmar j’ai fait la demande pour ouvrir deux nouveaux sites, ils m’ont été refusés. » Et pourtant, « j’ai dans mon village une école qui déborde de demandes pour une école bilingue paritaire », rapporte Max Delmont, conseiller général du canton de Huningue.

L’argument invoqué serait l’absence d’enseignants. Faux, répond-on du côté associatif. Jean-Louis Christ, estime pour sa part qu’il « faut modifier le contenu du concours de recrutement ». Il ajoute qu’« on aurait la possibilité de trouver des enseignants allemands volontaires. Mais le syndicat majoritaire dans l’Éducation nationale freine des quatre fers pour les laisser entrer. »

L’heure est à la colère et à l’action. Un premier courrier est parti vers les candidats à l’élection présidentielle, défendant une « République plurielle et démocratique, respectueuse de ses différentes composantes et de l’égale dignité de ses citoyens, dans le respect de leurs langues et de leurs cultures ». Par ailleurs, une manifestation aura lieu le 31 mars à 15 h, place Kléber à Strasbourg, « pour obtenir un statut légal pour toutes les langues régionales, notamment celle d’Alsace et de Moselle, l’allemand sous ses formes standards et dialectales ».

Quelle : L’Alsace

ELSASSER HEIMATKALENDER 2012

Posted on décembre 17th, 2011 by Unsri Heimet !

Der neue elsässer Heimatkalender für das Jahr 2012 ist jetzt im Lädel erhältlich

Le nouveau calendrier alsacien 2012 est à présent disponible dans la boutique

Der Heimatkalender ist  auch in den folgenden Verkaufsstellen verfügbar :

CAVEAU LEIBER, 5 rue Principale, BURG-HÜSSERA (HUSSEREN-LES-CHATEAUX)
RESTAURANT « AU PIED DE COCHON/ZUM SAUFÜESS », 47 rue Herzog, WETTOLSHEIM
CHOCOLATERIE RITTER, Z.A Wirrenweg, PFAFFENHEIM
SAVEURS ET TERROIRS, 22 rue des Anémones, WESTHALTEN
Boulangerie GWINNER, 2 rue Soultzmatt, OSENBACH
BUHL’S CAFE, 84 rue du Florival, BUHL
Restaurant « SÜR UN SIESS » , 92, route de Guebwiller, SOULTZ
Restaurant « A LA COURONNE », 84 rue Principale, WUENHEIM
Boulangerie KINDLER, 33 rue d’Or, BERRWILLER
Caveau de l’Engelbourg, 10 rue du Général de Gaulle, THANN
ESPACE BURO, 29 rue du Mar. Foch, MASMENSCHTER ( MASEVAUX)
Wistuwa « ZUM SAUWADALA », 13 rue de l’Arsenal, MILHÜSA
Restaurant « LE PIC-VIT », 8 rue des Bons Enfants, MILHÜSA
Brasserie « ZUM KLAPPERSTEIN », 20 rue Engel Dollfus, MILHÜSA

Douceurs des Régions, 6 place de la Concorde, MILHÜSA
Tabac de l’Illberg, 41 rue Illberg, MILHÜSA
Auberge « A LA KESCHTA », 29 rue de Brunstatt, MILHÜSA
Hôtel Restaurant « AU CYGNE », 1 rue de Mulhouse, RIXHEIM
Quincaillerie DURLIAT, 18 rue de Delle, DAMMERKIRCH (DANNEMARIE)
TABAC MULTISERVICE, 62 rue Principale, ROPPENTZWILLER

Merci vielmol ìn àlli Gschàftlitt un Wirte, wu’ni halfa unsra Heimetkalender zum verkàifa.

Brocken für die Zweisprachigkeit

Posted on décembre 16th, 2011 by Klapperstein

« Petit rappel historique, en 1990 par exemple, les deux Conseils généraux alsaciens ont adopté à l’unanimité un texte intitulé « le bilinguisme, grande cause régionale ». Une grande cause régionale qui ne reçoit, en tout et pour tout, qu’un millième de notre budget !! »

David Heckel, conseiller général du Bas-Rhin

Vote du budget du Conseil Général du Bas-Rhin:  interventions de David Heckel

Séance plénière du 12 et 13 décembre 2011 / Conseil Général du Bas-Rhin

Rapport CG/2011/118 : Actions éducatives et de formation en faveur des jeunes

Je souhaiterais intervenir sur la partie « bilinguisme ». Dans cette enveloppe budgétaire, 1 Million d’Euros est versé à l’Education Nationale au titre de la Convention Quadripartite. Cet argent est-il bien employé puisque les objectifs affichés ne sont pas atteints. J’entends avec satisfaction qu’un bilan à mi-parcours va être fait, c’est urgent ! Il me parait souhaitable d’envisager une suspension du paiement, ou à minima de la conditionner à des résultats !

L’Education Nationale n’est peut-être pas le meilleur partenaire en matière de bilinguisme. Raison pour laquelle nous soutenons également la société civile, qui a travers notamment l’Association ABCM, pallie à certains manquements de l’EN. Mais ces associations rencontrent des difficultés et le soutien des pouvoirs publics est insuffisant. Certes l’aide est revalorisée à hauteur de 234 000€ pour les classes ABCM. Cependant l’école de Binderheim par exemple est  menacée car non soutenue par les collectivités qui n’ont pas apporté de garantie bancaire, nécessaire à l’achat d’un terrain.

De plus, comme vous le savez tous, le Rectorat souhaite mettre en place une expérimentation à 8h, une initiative unilatérale qui n’a été ni débattue ni validée par les assemblées alsaciennes. Il serait logique que nous ayons un débat sur ce sujet, et en l’état je ne voterai pas ce rapport.

Vote : Abstention

Rapport CG/2011/120 : Actions culturelles

Ce rapport propose d’attribuer des crédits consacrés au soutien à la pratique du dialecte alsacien et des parlers locaux à hauteur de 108’000€ (dont 70’000€ pour l’OLCA). SI j’approuve bien entendu ces aides, je souhaite également rappeler qu’à de nombreuses reprises, notre assemblée a pris des motions en faveur de la langue régionale. Petit rappel historique, en 1990 par exemple, les deux Conseils généraux alsaciens ont adopté à l’unanimité un texte intitulé « le bilinguisme, grande cause régionale ». Une grande cause régionale qui ne reçoit, en tout et pour tout, qu’un millième de notre budget !! C’est trop peu et ce n’est que de l’accompagnement thérapeutique en ce qui concerne le déclin de l’alsacien.  1,1 Million d’€, cela représente 5 kilomètres de piste cyclables…

Enfin charité bien ordonnée commence par soi-même. Une des rares avancées de ces dernières années a été la mise en place d’un accès à des cours d’alsacien/elsässerditsch pour les agents du Conseil Général intéressés. Notre collectivité avait ainsi décidé de s’auto-appliquer la charte européenne des langues minoritaires, charte que la France refuse toujours de ratifier.

Or ces cours n’ont pas repris à la rentrée en septembre. Apparemment la demande est là, ce n’est pas faute de participants. J’ai déjà posé la question mais je n’ai pas obtenu de réponse à ce jour. S’agit-il d’une volonté d’économie ? Si oui, ce sont des économies bien mal placées à mon avis.

Vote : Abstention

Quelle : Unser Land

Quelle est la valeur de la parole de l’Etat français ?

Posted on octobre 27th, 2011 by Klapperstein

David Heckel interpelle le préfet lors de sa venue au Conseil Général (19.09.2011)
p

Chers collègues, Monsieur le Préfet,

Permettez-moi tout d’abord de vous souhaiter la bienvenue en français mais aussi en alsacien : « Willkumme bi uns im Generalrat », « bienvenue chez nous au conseil général ». Vous avez confié dans un entretien avoir des racines alsaciennes, aussi vous me feriez un grand plaisir si vous répondiez : « ich bin auch ein Elsässer » !

Monsieur le Préfet, je souhaite profiter de votre présence pour vous interpeller sur trois sujets importants.

Le premier, ne vous surprendra guère, il concerne l’enseignement bilingue. J’ai lu avec attention la partie du rapport d’activité consacré à l’enseignement scolaire, et j’avoue avoir été déçu que l’on passe complètement sous silence cet enseignement. Il est vrai que les résultats ne sont guère à la hauteur, nous allons y revenir. Je ne souhaite pas m’étendre sur le projet d’expérimentation  de Madame le Recteur, il serait sage qu’elle le retire. Notre assemblée a voté en réponse une motion à l’unanimité pour rappeler son attachement au développement de l’enseignement bilingue PARITAIRE.

Je ne souhaite pas non plus revenir ici sur les bénéfices du bilinguisme, ou sur la responsabilité historique de l’EN dans l’éradication des langues régionales en France, ou sur la nécessité absolue pour nos jeunes et notre économie de maitriser l’allemand ou sa forme orale, l’alsacien. Je souhaite parler de la convention quadripartite 2007/2013, Etat-Région-Départements. Faut-il rappeler qu’elle prévoit, en échange d’un financement à hauteur d’un million d’euro / an / collectivité, l’ouverture annuelle de 50 classes bilingues pour l’ensemble de l’Alsace. L’objectif de cette convention était de doubler à l’horizon 2013 le nombre des enfants formés à parité dans les deux langues de l’Alsace, le français et l’allemand. Or combien de classes ont été réellement ouvertes ? Cette rentrée, 2 sites seulement ont été ouverts  et deux refusés dans le 67 (Gambsheim 34 inscrits, Ebersheim 25 inscrits). Nous n’arriverons pas à 10 sites sur toute l’Alsace alors qu’il en faudrait 50 ! L’année dernière déjà, il n’y eu qu’une vingtaine de classes ouvertes, autant dire que l’on est très très loin des objectifs prévus dans la Convention.  Et ce n’est pas faute de demande ! Un seul exemple, à Barr, les parents et les professeurs souhaitaient ouvrir une seconde bilingue, REFUS du proviseur, affaire enterrée. Il n’y a pas à l’heure actuelle, un seul lycée en Alsace avec une seconde bilingue.

Ce constat me donne vraiment le sentiment désagréable que l’Eduction Nationale se moque  de la convention, et donc par ricochet des élus alsaciens, ainsi que des parents souhaitant scolariser leurs enfants dans la filière bilingue. Pourquoi le Pays Basque et la Corse arrivent-ils à 50% de classes bilingues,  alors que nous plafonnons péniblement à 10% ? Mr le Préfet, que comptez-vous faire pour que cette convention soit enfin respectée et que l’enseignement bilingue soit proposé là où la demande existe ? Quelle est la valeur de la parole de l’Etat français ? Pourquoi l’Alsace est-elle la seule région à ne pas disposer d’un CAPES bivalent ? Quand va-t-on déléguer la compétence de l’enseignement  bilingue aux collectivités alsaciennes ? Nous sommes de plus en plus nombreux à le souhaiter.

Read the rest of this entry »

MENU

M'R EMPFHELE

Copyright © 2009 Unsri Heimet. Theme par THAT Agency propulsé par WordPress.