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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Presserundschau – Zweisprachigkeit

Posted on janvier 30th, 2012 by Klapperstein

Bilinguisme Les associations crient haro sur la… « rectueuse »

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Le projet d’expérimentation rectoral de quelques sites bilingues à huit heures de cours par semaine fait bondir les associations alsaciennes.

« C’est une politique insensée et inadmissible : le recteur piétine la volonté des élus qui ont signé la convention entre la Région Alsace, les Départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, et le rectorat voila quelques années », s’enflamme Claude Froehlicher, président de l’association Eltern (parents d’élèves de l’enseignement bilingue). Il évoque là la volonté affichée par Armande Le Pellec Muller, recteur de l’académie de Strasbourg, d’expérimenter trois à cinq sites en Alsace d’enseignement bilingue à huit heures par semaine. Les associations défendant le bilinguisme à l’école escomptaient un tout autre discours de celle que Gérard Cronenberger, maire d’Ingersheim et président de l’Association des Élus du Haut-Rhin pour la promotion de la langue et de la culture alsaciennes (Aeplal), surnomme la… « rectueuse », dans un néologisme un brin violent.

« Immersion totale »

o« Elle ne comprend rien à l’Alsace », entend-on également parmi les élus et représentants d’associations réunis hier, à Ingersheim. « Notre bassin de vie se situe des deux côtés du Rhin. Il faut en tenir compte », estime Jean-Louis Christ, député de la circonscription de Ribeauvillé. « L’avenir de l’Alsace est aux mains d’une fonctionnaire là depuis un an et demi, et qui prétend tout connaître de l’Alsace », peste encore Gérard Cronenberger.

« Elle s’engageait à développer l’enseignement paritaire [douze heures de cours en allemand par semaine]. Douze heures de cours c’est un minimum : au Pays basque et en Bretagne, certains élèves sont en immersion totale, précise Claude Froehlicher. Mais rassurons toutefois les parents : il n’y aura pas destruction des classes paritaires actuelles. »

En revanche, d’après Odile Uhlich-Mallet, adjointe au maire de Colmar, il n’y aura sans doute pas de création de nouveaux sites bilingues à la rentrée 2012 : « À Colmar j’ai fait la demande pour ouvrir deux nouveaux sites, ils m’ont été refusés. » Et pourtant, « j’ai dans mon village une école qui déborde de demandes pour une école bilingue paritaire », rapporte Max Delmont, conseiller général du canton de Huningue.

L’argument invoqué serait l’absence d’enseignants. Faux, répond-on du côté associatif. Jean-Louis Christ, estime pour sa part qu’il « faut modifier le contenu du concours de recrutement ». Il ajoute qu’« on aurait la possibilité de trouver des enseignants allemands volontaires. Mais le syndicat majoritaire dans l’Éducation nationale freine des quatre fers pour les laisser entrer. »

L’heure est à la colère et à l’action. Un premier courrier est parti vers les candidats à l’élection présidentielle, défendant une « République plurielle et démocratique, respectueuse de ses différentes composantes et de l’égale dignité de ses citoyens, dans le respect de leurs langues et de leurs cultures ». Par ailleurs, une manifestation aura lieu le 31 mars à 15 h, place Kléber à Strasbourg, « pour obtenir un statut légal pour toutes les langues régionales, notamment celle d’Alsace et de Moselle, l’allemand sous ses formes standards et dialectales ».

Quelle : L’Alsace

ELSASSER HEIMATKALENDER 2012

Posted on décembre 17th, 2011 by Unsri Heimet !

Der neue elsässer Heimatkalender für das Jahr 2012 ist jetzt im Lädel erhältlich

Le nouveau calendrier alsacien 2012 est à présent disponible dans la boutique

Der Heimatkalender ist  auch in den folgenden Verkaufsstellen verfügbar :

CAVEAU LEIBER, 5 rue Principale, BURG-HÜSSERA (HUSSEREN-LES-CHATEAUX)
RESTAURANT « AU PIED DE COCHON/ZUM SAUFÜESS », 47 rue Herzog, WETTOLSHEIM
CHOCOLATERIE RITTER, Z.A Wirrenweg, PFAFFENHEIM
SAVEURS ET TERROIRS, 22 rue des Anémones, WESTHALTEN
Boulangerie GWINNER, 2 rue Soultzmatt, OSENBACH
BUHL’S CAFE, 84 rue du Florival, BUHL
Restaurant « SÜR UN SIESS » , 92, route de Guebwiller, SOULTZ
Restaurant « A LA COURONNE », 84 rue Principale, WUENHEIM
Boulangerie KINDLER, 33 rue d’Or, BERRWILLER
Caveau de l’Engelbourg, 10 rue du Général de Gaulle, THANN
ESPACE BURO, 29 rue du Mar. Foch, MASMENSCHTER ( MASEVAUX)
Wistuwa « ZUM SAUWADALA », 13 rue de l’Arsenal, MILHÜSA
Restaurant « LE PIC-VIT », 8 rue des Bons Enfants, MILHÜSA
Brasserie « ZUM KLAPPERSTEIN », 20 rue Engel Dollfus, MILHÜSA

Douceurs des Régions, 6 place de la Concorde, MILHÜSA
Tabac de l’Illberg, 41 rue Illberg, MILHÜSA
Auberge « A LA KESCHTA », 29 rue de Brunstatt, MILHÜSA
Hôtel Restaurant « AU CYGNE », 1 rue de Mulhouse, RIXHEIM
Quincaillerie DURLIAT, 18 rue de Delle, DAMMERKIRCH (DANNEMARIE)
TABAC MULTISERVICE, 62 rue Principale, ROPPENTZWILLER

Merci vielmol ìn àlli Gschàftlitt un Wirte, wu’ni halfa unsra Heimetkalender zum verkàifa.

Brocken für die Zweisprachigkeit

Posted on décembre 16th, 2011 by Klapperstein

« Petit rappel historique, en 1990 par exemple, les deux Conseils généraux alsaciens ont adopté à l’unanimité un texte intitulé « le bilinguisme, grande cause régionale ». Une grande cause régionale qui ne reçoit, en tout et pour tout, qu’un millième de notre budget !! »

David Heckel, conseiller général du Bas-Rhin

Vote du budget du Conseil Général du Bas-Rhin:  interventions de David Heckel

Séance plénière du 12 et 13 décembre 2011 / Conseil Général du Bas-Rhin

Rapport CG/2011/118 : Actions éducatives et de formation en faveur des jeunes

Je souhaiterais intervenir sur la partie « bilinguisme ». Dans cette enveloppe budgétaire, 1 Million d’Euros est versé à l’Education Nationale au titre de la Convention Quadripartite. Cet argent est-il bien employé puisque les objectifs affichés ne sont pas atteints. J’entends avec satisfaction qu’un bilan à mi-parcours va être fait, c’est urgent ! Il me parait souhaitable d’envisager une suspension du paiement, ou à minima de la conditionner à des résultats !

L’Education Nationale n’est peut-être pas le meilleur partenaire en matière de bilinguisme. Raison pour laquelle nous soutenons également la société civile, qui a travers notamment l’Association ABCM, pallie à certains manquements de l’EN. Mais ces associations rencontrent des difficultés et le soutien des pouvoirs publics est insuffisant. Certes l’aide est revalorisée à hauteur de 234 000€ pour les classes ABCM. Cependant l’école de Binderheim par exemple est  menacée car non soutenue par les collectivités qui n’ont pas apporté de garantie bancaire, nécessaire à l’achat d’un terrain.

De plus, comme vous le savez tous, le Rectorat souhaite mettre en place une expérimentation à 8h, une initiative unilatérale qui n’a été ni débattue ni validée par les assemblées alsaciennes. Il serait logique que nous ayons un débat sur ce sujet, et en l’état je ne voterai pas ce rapport.

Vote : Abstention

Rapport CG/2011/120 : Actions culturelles

Ce rapport propose d’attribuer des crédits consacrés au soutien à la pratique du dialecte alsacien et des parlers locaux à hauteur de 108’000€ (dont 70’000€ pour l’OLCA). SI j’approuve bien entendu ces aides, je souhaite également rappeler qu’à de nombreuses reprises, notre assemblée a pris des motions en faveur de la langue régionale. Petit rappel historique, en 1990 par exemple, les deux Conseils généraux alsaciens ont adopté à l’unanimité un texte intitulé « le bilinguisme, grande cause régionale ». Une grande cause régionale qui ne reçoit, en tout et pour tout, qu’un millième de notre budget !! C’est trop peu et ce n’est que de l’accompagnement thérapeutique en ce qui concerne le déclin de l’alsacien.  1,1 Million d’€, cela représente 5 kilomètres de piste cyclables…

Enfin charité bien ordonnée commence par soi-même. Une des rares avancées de ces dernières années a été la mise en place d’un accès à des cours d’alsacien/elsässerditsch pour les agents du Conseil Général intéressés. Notre collectivité avait ainsi décidé de s’auto-appliquer la charte européenne des langues minoritaires, charte que la France refuse toujours de ratifier.

Or ces cours n’ont pas repris à la rentrée en septembre. Apparemment la demande est là, ce n’est pas faute de participants. J’ai déjà posé la question mais je n’ai pas obtenu de réponse à ce jour. S’agit-il d’une volonté d’économie ? Si oui, ce sont des économies bien mal placées à mon avis.

Vote : Abstention

Quelle : Unser Land

Quelle est la valeur de la parole de l’Etat français ?

Posted on octobre 27th, 2011 by Klapperstein

David Heckel interpelle le préfet lors de sa venue au Conseil Général (19.09.2011)
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Chers collègues, Monsieur le Préfet,

Permettez-moi tout d’abord de vous souhaiter la bienvenue en français mais aussi en alsacien : « Willkumme bi uns im Generalrat », « bienvenue chez nous au conseil général ». Vous avez confié dans un entretien avoir des racines alsaciennes, aussi vous me feriez un grand plaisir si vous répondiez : « ich bin auch ein Elsässer » !

Monsieur le Préfet, je souhaite profiter de votre présence pour vous interpeller sur trois sujets importants.

Le premier, ne vous surprendra guère, il concerne l’enseignement bilingue. J’ai lu avec attention la partie du rapport d’activité consacré à l’enseignement scolaire, et j’avoue avoir été déçu que l’on passe complètement sous silence cet enseignement. Il est vrai que les résultats ne sont guère à la hauteur, nous allons y revenir. Je ne souhaite pas m’étendre sur le projet d’expérimentation  de Madame le Recteur, il serait sage qu’elle le retire. Notre assemblée a voté en réponse une motion à l’unanimité pour rappeler son attachement au développement de l’enseignement bilingue PARITAIRE.

Je ne souhaite pas non plus revenir ici sur les bénéfices du bilinguisme, ou sur la responsabilité historique de l’EN dans l’éradication des langues régionales en France, ou sur la nécessité absolue pour nos jeunes et notre économie de maitriser l’allemand ou sa forme orale, l’alsacien. Je souhaite parler de la convention quadripartite 2007/2013, Etat-Région-Départements. Faut-il rappeler qu’elle prévoit, en échange d’un financement à hauteur d’un million d’euro / an / collectivité, l’ouverture annuelle de 50 classes bilingues pour l’ensemble de l’Alsace. L’objectif de cette convention était de doubler à l’horizon 2013 le nombre des enfants formés à parité dans les deux langues de l’Alsace, le français et l’allemand. Or combien de classes ont été réellement ouvertes ? Cette rentrée, 2 sites seulement ont été ouverts  et deux refusés dans le 67 (Gambsheim 34 inscrits, Ebersheim 25 inscrits). Nous n’arriverons pas à 10 sites sur toute l’Alsace alors qu’il en faudrait 50 ! L’année dernière déjà, il n’y eu qu’une vingtaine de classes ouvertes, autant dire que l’on est très très loin des objectifs prévus dans la Convention.  Et ce n’est pas faute de demande ! Un seul exemple, à Barr, les parents et les professeurs souhaitaient ouvrir une seconde bilingue, REFUS du proviseur, affaire enterrée. Il n’y a pas à l’heure actuelle, un seul lycée en Alsace avec une seconde bilingue.

Ce constat me donne vraiment le sentiment désagréable que l’Eduction Nationale se moque  de la convention, et donc par ricochet des élus alsaciens, ainsi que des parents souhaitant scolariser leurs enfants dans la filière bilingue. Pourquoi le Pays Basque et la Corse arrivent-ils à 50% de classes bilingues,  alors que nous plafonnons péniblement à 10% ? Mr le Préfet, que comptez-vous faire pour que cette convention soit enfin respectée et que l’enseignement bilingue soit proposé là où la demande existe ? Quelle est la valeur de la parole de l’Etat français ? Pourquoi l’Alsace est-elle la seule région à ne pas disposer d’un CAPES bivalent ? Quand va-t-on déléguer la compétence de l’enseignement  bilingue aux collectivités alsaciennes ? Nous sommes de plus en plus nombreux à le souhaiter.

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Frìnd

Posted on octobre 19th, 2011 by Klapperstein

« Ich wìnsch dìr a Frìnd » est un souhait qu’on peut exprimer à tout un chacun. L’amitié, « d’Frìndschàft », donne à notre vie sociale sa dimension humaine, « gìtt ìn unserem Lawa ìn dr Gsellschàft sini manschlig Dimension ».

Cet ami peut être un ami d’enfance, a Jugendfrìnd, camarade de classe, Schüalkàmeràd, un compagnon de route, a Wagbegleiter, un associé, a Gschaftspàrtner, un ami politique, a Pàrtèifrìnd, et sans rapport avec ce qui précède, quelqu’un qui nous a sauvé la vie, a Lawensretter. L’ami est un confident, a Vertrauiter, est cordial, ìsch harzlig, amical, frìndlig, fiable, züaverlässig, et fidèle, trèi.

Parfois il est notre ange gardien, Schutzangel. Mais attention au faux ami, fàlscher Frìnd ! Le dicton dit bien : A fàlscher Frìnd ìsch schlìmmer às hundert Fìnd, Dieu me protège de mes amis, mes ennemis je m’en charge. Et attention aussi aux petites trahisons, car Gflìckti Frìndschàft wurd salta wìeder gànz, amitié rapiécée ne vaut plus grand-chose.

Et prudence face aux expressions ambiguës : mìr sìn dìcki Frìnd signifie que nous sommes des amis très proches, mais pas nécessairement bedonnants. De vrais amis se sentent liés, verbunda, sont inséparables, unzertrennlig, peuvent compter l’un sur l’autre, känna uffanànder zähla.

Camarades et amis

La camaraderie, d’Kàmeràdschàft, se situe un cran en dessous. Un camarade de classe, a Klàssakàmeràd, est souvent une simple connaissance, nur a Bekànnter. Et par les temps qui courent, les camarades de travail, d’Kumpel, ou les collègues de travail, d’Àrweitskollega, sont volontiers des rivaux, Rivàla, ou des adversaires, Gegner, en concurrence pour d’éventuelles promotions, Beförderunga, ou pire… quand plane la menace de suppressions d’emplois, Stella-Àbbaui, et de licenciements, Entlàssunga.

Mais c’est dans ce genre de circonstances que je reconnais mes vrais amis, min achti Frìnd.

par Edgar Zeidler

Quelle : L’Alsace

Zweisprachigkeit ?

Posted on septembre 15th, 2011 by Klapperstein

Außer David Heckel, der sich übrigens öfter ausdrücken sollte, was machen eigentlich die elsässischen Volksvertreter für die Zweisprachigkeit ?  Offensichtlich nichts.

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David Heckel, Conseiller Général Unser Land, demande le maintien de l’édition bilingue des Dernières Nouvelles d’Alsace

A l’attention de Monsieur Lucas, Président du Crédit Mutuel,

J’entends depuis plusieurs semaines des rumeurs insistantes relatives à une restructuration voire même à l’abandon prochain de l’édition bilingue des DNA. La mort de l’édition bilingue serait «déjà programmée». Cette dernière information, si elle devait être confirmée, serait évidemment une très mauvaise nouvelle pour notre région et pour tous les défenseurs du bilinguisme. L’image flatteuse de l’Alsace labellisée « Région bilingue », que nos instances régionales se plaisent à véhiculer, s’en trouverait sérieusement ternie.

Le Crédit Mutuel est à présent propriétaire tant de l’Alsace que des DNA et l’hypothèse de la fusion des moyens administratifs et de production est évoquée. Cette opération pourrait être l’occasion de se « débarrasser » de toutes les éditions bilingues dans le cadre d’une restructuration. Or, d’après mes informations, l’édition bilingue représente toujours 40% des ventes dans le secteur de l’Alsace Bossue, y compris au sein des jeunes foyers qui continuent à lui donner la préférence. Aussi, en tant que Conseiller Général de Sarre-Union, je me dois de vous faire part de ma profonde inquiétude, ainsi que de celle de mes concitoyens abonnés à votre journal.

Aujourd’hui nous sommes nombreux en Alsace à nous battre pour permettre à nos enfants de suivre un enseignement bilingue qui est incontestablement la voie de l’avenir. Supprimer un journal local en partie en allemand et le remplacer par une édition monolingue serait un signal catastrophique, à l’heure où la maîtrise de la langue régionale est plus que jamais un véritable enjeu de société, en terme culturel, mais également et surtout en terme de retombées économiques et plus particulièrement d’emplois transfrontaliers. De plus le Crédit Mutuel, né en Rhénanie au 19ième siècle sous l’impulsion de Friedrich Wilhelm Raiffeisen, enraciné en Alsace depuis 1882, met en avant trois valeurs : la proximité, l’égalité et la solidarité. Ces valeurs seraient superbement illustrées par le maintien des éditions bilingues.

Je peux parfaitement comprendre les impératifs économiques et de rentabilité auxquelles la presse écrite doit faire face. Concernant les éditions bilingues, je suis néanmoins persuadé que d’autres solutions sont possibles pour peu qu’on le veuille bien (externaliser les traductions, faire une seule édition, bilingue, pour tous, obtenir un soutien des collectivités, se rapprocher d’un quotidien du Bade-Wurtemberg pour en faire une édition transfrontalière etc).

En attenant de connaître votre position sur ce sujet important, je vous prie de recevoir, Monsieur Lucas, mes salutations les plus sincères.

David Heckel

Quelle : Unser Land

Warten auf Godot !

Posted on juillet 26th, 2011 by Klapperstein

Warten auf Godot, die direkte Demokratie und die sittliche Besserung des Kapitalismus! Langt’s den no net ?

Bilinguisme Élus et associations prévoient des assises en 2012

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« Nous avons constaté que l’enseignement paritaire est une réussite. Il convient d’aller vers ce qui est une réussite », a confirmé le président et ministre Philippe Richert qui « ne rejette pas, a priori, les expérimentations, à condition d’en fixer le périmètre et d’avoir voix au chapitre ». Pour autant, le principal problème, celui du recrutement des enseignants, n’est pas réglé. Même si Jean-Marie Woehrling déplore que le recours à des enseignants germanophones ou à des gens compétents n’ait pas été suffisamment pris en compte. Pour échanger sur ces questions, un groupe de travail, associant également l’État, pour « un partage d’informations », va être mis en place. Ses réflexions devraient déboucher en 2012 sur des assises du bilinguisme.

La rencontre, hier matin à la Région Alsace, entre le président Philippe Richert, son homologue bas-rhinois Guy-Dominique Kennel, et les responsables de sept associations impliquées dans la défense du bilinguisme, a abouti à « un large consensus ».

« Il y a des inflexions différentes, mais pour l’essentiel, nous sommes sur la même longueur d’ondes avec les élus. Philippe Richert a affirmé l’importance de la question linguistique dans son projet pour l’Alsace », s’est félicité Jean-Marie Woehrling, président de Culture et Bilinguisme, à l’issue de la réunion de plus de deux heures avec Philippe Richert, Guy-Dominique Kennel et la vice-présidente du conseil régional, la Haut-Rhinoise Pascale Schmidiger. Un constat d’autant plus positif que certains responsables associatifs, qui sont montés au créneau contre les propositions du recteur, d’expérimenter une formule autre que l’enseignement paritaire français-allemand, ne cachaient pas leurs craintes.

Quelle : L’Alsace 23/07/2011

Die demokratische Frage

Posted on juillet 17th, 2011 by Klapperstein

Nous avons posé la question à propos de la création du Conseil d’Alsace et nous la reposons encore au sujet du bilinguisme, fatigués de n’être que des citoyens spectateurs de notre propre destin collectif.

Ja, wo ist sie denn doch, die Demokratie im Elsass ? Où se trouve-t-elle donc, cette démocratie ? Au palais de l’Elysée, uff Pàris ? Dans les labyrinthes de la construction européenne, à Bruxelles ? Dans la salle des Pas Perdus de l’Assemblée Nationale ? Dans le bureau de Christine Lagarde, in New York ? Dans les modes de scrutins majoritaires, qui condamnent les électeurs à choisir une des deux faces d’une même pensée unique ?

Mais peut-être est-elle dans le réacteur n°1 de la centrale de Fessenheim ? Dans le défilé militaire et républicain du 14 juillet ? Sur les drapeaux tricolores ? Dans les frappes chirurgicales de la liberté, en Afghanistan et en Libye ?  Sur le yacht de monsieur Bolloré ? Dans la Rolex du roi du Fouquet’s ? Au Crédit Mutuel, via L’Alsace, les DNA et la Nuée Bleue ? Dans les quelques lignes données à l’opposition de Bas-Rhin Magazine ? Sur le sourire de monsieur Buttner ? Dans un tiroir du bureau de madame le recteur Le Pellec-Müller, uff Strossburi ?

En Suisse, en 1919, suite à une crise politique, nos cousins alamans ont pu obtenir une avancé démocratique importante, à savoir le scrutin proportionnel pour l’élection des députés, grâce à la démocratie directe. En Alsace, en 2011, nous n’avons pas plus de démocratie directe que de scrutin proportionnel, pas plus de presse indépendante que de parlement régional. Langt ‘s ìhr oder langt ‘s ìhr nìt ?

Ci-dessous un article de L’Alsace sur le bilinguisme. Les Alsaciens peuvent bien s’informer, mais en tant que citoyens français, ils n’ont que peu de poids sur le cours des évènements qui les concernent. Sur ce sujet et sur tant d’autres. La France et sa République, une démocratie minimaliste, une démocratie en panne contrôlée et des droits civiques au rabais. (En témoigne le refus scandaleux du Pôle Emploi de Guebwiller en  fin 2008  de publier une annonce d’emploi souhaitant la connaissance de l’alsacien, suite aux recommandations insistantes de la HALDE.)

Bilinguisme Un « mémorandum » contre le projet du recteur

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Dénonçant les « méthodes discrétionnaires et unilatérales » de l’Académie de Strasbourg, les opposants au projet du recteur concernant le bilinguisme paritaire ne désarment pas.

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Le Comité fédéral des associations pour la valorisation de la langue régionale et des enseignements bilingues et immersifs en Alsace vient de publier un « mémorandum » dans lequel il maintient fermement son opposition, malgré les explications que celle-ci vient récemment d’apporter, au projet du recteur d’introduire un nouveau modèle, expérimental, d’enseignement de l’allemand en Alsace. Il s’étonne à ce propos « que des élus et des membres du Céser semblent favorables au projet rectoral », dans la mesure où « les arguments développés pour critiquer l’enseignement bilingue à parité horaire » seraient « fallacieux ». Seule explication pour le comité : « Ces personnes [sont] peu au courant des réalités de cet enseignement. »

De fait, pour le comité, le système préconisé par Armande Le Pellec Muller — « un enseignement traditionnel, ‘‘frontal’’ de la langue à raison de huit heures d’allemand par semaine » — « débouchera sur les piètres résultats observés en Moselle ». À terme, craint le comité, il « sonnerait définitivement le glas de l’enseignement bilingue paritaire ainsi que de la véritable maîtrise de l’allemand et des dialectes en Alsace ».

Nul doute, en effet, pour le comité qu’ « il s’agirait d’une première étape en vue de substituer cet enseignement traditionnel et ‘‘frontal’’, non comme il est prétendu au dispositif à trois heures théoriques, mais assez rapidement à l’enseignement bilingue à parité horaire ». En conséquence, le comité demande « le retrait immédiat et total du dispositif rectoral prévu pour la rentrée 2012 » qui ne respecterait pas les dispositions de plusieurs textes et codes, parmi lesquels la convention Etat-Région-Départements 2007-2013.

Le comité rappelle notamment que le projet du recteur « n’a pas été préparé en respectant les règles de procédure légales, réglementaires et conventionnelles », et que « la Commission quadripartite n’a pas qualité pour décider en petit comité d’un dispositif, même prétendument expérimental, non inclus dans la convention : seul un avenant approuvé dans les mêmes termes par les trois assemblées en séances publiques aurait pu en décider ». « Les méthodes employées par l’Académie de Strasbourg à cette occasion ne respectent ni l’Alsace, ni les familles, ni sa langue, ni sa culture, ni ses entreprises, ni ses habitants, estime encore le comité : elles relèvent largement d’une administration usant de méthodes discrétionnaires et unilatérales. »

Dans une deuxième partie, le mémorandum réclame à l’inverse une réactivation des moyens mis à disposition de l’enseignement bilingue paritaire, notamment en collège, parmi lesquels les moyens humains en enseignants germanophones.

Quelle : L’Alsace (17/07/2011)

Um die Petition « Für die Zukunft der Jugend im Elsass» zu unterschreiben, klicken sie hier

Petite leçon sur le bilinguisme

Posted on juin 30th, 2011 by Klapperstein

Karine Sarbacher, présidente de l’association ABCM Zweisprachigkeit, explique de façon très claire dans le communiqué de presse que nous publions ci-dessous, pourquoi le parité horaire, en l’occurrence 12h d’allemand/12h de français par semaine, est une condition minimum et  indispensable à l’enseignement bilingue.

Du coté du rectorat, Armande Le Pellec Muller s’obstine quant à elle à affirmer dans L’Alsace « On ne touche pas au bilinguisme paritaire » qu’il se serait pas question, avec le projet en cours, de toucher au bilinguisme paritaire! Une logique, un aplomb et une négation de la réalité désespérément française et républicaine. Ja, typisch französisch. Langt’s den immer no net ?

Communiqué de presse

L’association A.B.C.M. Zweisprachigkeit dit « NON » à la réduction de 12h à 8h des heures d’enseignement en langue allemande dans les classes bilingues pour toutes les raisons déjà évoquées par les associations de parents d’élèves et les associations qui défendent l’enseignement de la langue régionale en Alsace-Moselle.

Rappelons la définition de la langue régionale formulée officiellement en 1985 par le Recteur Deyon dans sa double dimension : allemand dialectal et allemand standard.

« Il n’existe en effet qu’une seule définition scientifiquement correcte de la langue régionale en Alsace, ce sont les dialectes alsaciens dont l’expression écrite est l’allemand ».

S’appuyant sur les préceptes pédagogique du Professeur Jean PETIT, psycholinguiste reconnu, les écoles A.B.C.M. Zweisprachigkeit scolarisent des enfants allant de la petite section maternelle au CM2 et peuvent donc se prévaloir d’une véritable expérience dans le domaine de la pédagogie bilingue.

Depuis 20 ans, A.B.C.M. Zweisprachigkeit a su faire évoluer sa pédagogie pour s’adapter aux réalités linguistiques. Vu le déclin dramatique de la langue régionale dialectale (à peine 2 % d’enfants de moins de 5 ans la parlent ou la comprennent actuellement), seul l’enseignement immersif comme le pratiquent les Bretons, les Basques, les Occitans et les Catalans peut sauver la pratique de la langue régionale dans ses deux expressions, l’allemand standard et l’allemand dialectal.

On entend par immersion un enseignement augmentant au maximum la part de la langue faible, c‘est-à-dire l‘allemand, langue régionale, notamment dans les classes maternelles et en début d‘élémentaire. Seule cette immersion en allemand permettra d‘atteindre une parité de compétences ou une égale maîtrise dans les deux langues en fin de CM2 et permettra aux enfants d‘être convenablement armés pour passer sans appréhension au collège, ce qui garantira la continuité de leur cursus bilingue. Les écoles A.B.C.M. Zweisprachigkeit ont évolué vers un enseignement immersif en maternelle en complétant l‘enseignement de l‘allemand par un enseignement en alsacien.

Un maître de référence pour la langue faible est une règle simple et efficace qui officialise la langue. Elle apporte à l’enfant un soutien psychologique indispensable pour démarrer le plus rapidement possible le langage en allemand dans un monde devenu presque exclusivement francophone.

La présence de deux maîtres permet de construire parallèlement deux langues et garantir ainsi un véritable bain linguistique. Un seul maître pour les deux langues signifie que la part de la langue faible, l’allemand, diminuera forcément du seul fait qu’il n’y aura plus de référent dans cette langue. L’enfant ne fera plus l’effort de s’adresser à l’enseignant dans la langue faible et passera de plus en plus souvent au français par facilité et par commodité. Il risquera de se contenter de traduire alors que l’enseignement bilingue construit une deuxième langue sans jamais traduire.

L’association A.B.C.M. Zweisprachigkeit a ouvert les premières classes bilingues en Alsace en 1991 et milite depuis toujours pour l’ouverture des classes dans l’enseignement public. Actuellement, demander l’ouverture d’une classe bilingue à l’Education Nationale relève de la seule volonté des parents et constitue à chaque fois un véritable parcours du combattant. Généraliser l’enseignement bilingue permettrait à tous les enfants un réel apprentissage d’une deuxième langue, quelque soit son origine sociale, sans discriminiation et donc, sans élitisme.

Karine SARBACHER

Quelle : A.B.C.M. Zweisprachigkeit


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Double langage de nos élus sur le bilinguisme ?

Posted on juin 29th, 2011 by Klapperstein

Ci-dessous le point de vue de Jacques Cordonnier sur la polémique actuelle. Il met en avant la responsabilité de messieurs Richert, Kennel et Buttner qui ne se sont pas opposés à la réforme proposé par la rectrice, alors qu’en tant que représentants des collectivités locales en partenariat avec l’Education Nationale sur le bilinguisme, ils auraient pu et du s’y opposer.

Le relatif changement de ton de nos Schnackapolitiker de service n’étant très probablement du qu’à l’ampleur (bien que relative) de la polémique actuelle, nous ne pouvons que réitérer notre demande de signer et de faire signer la pétition en cours contre le projet de suppression de la parité horaire dans les classes bilingues.

Pour signez la pétition « Pour l’avenir des jeunes d’Alsace », cliquez ici

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Um die Petition « Für die Zukunft der Jugend im Elsass» zu unterschreiben, klicken sie hier

Polémique sur le bilinguisme : double langage et double jeu ?

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La polémique sur l’enseignement bilingue, commencée le 16 juin dernier par un article publié dans les DNA, n’est pas près de s’éteindre. Armande Le Pellec Muller, recteur de l’académie de Strasbourg, est l’objet d’un flot de critiques convergentes depuis qu’elle a rendu publiques les changements des modalités de l’enseignement bilingue français-allemand en Alsace. Or la rectrice n’est responsable de rien, ou presque. Madame le Pellec Muller est une fonctionnaire, certainement de bon niveau, qui exécute des décisions prises dans les bureaux du ministère à Paris. Il lui a été demandé de tailler dans les budgets, elle taille donc dans les budgets. Et notamment dans celui consacré à l’enseignement bilingue à parité horaire. Mais il y a un hic ! L’enseignement bilingue est organisé dans le cadre d’une convention passée en 2007 entre l’État, le Conseil régional d’Alsace, les deux Conseils généraux.

La rectrice, mauvaise cible pour ceux qui ont mauvaise conscience

Si les mots ont encore un sens, une convention est un document contractuel qui engage toutes les parties prenantes, et ceci d’autant plus que la convention de 2007 a prévu le versement annuel de 3 millions d’euros par les collectivités alsaciennes, c’est-à-dire par les contribuables alsaciens. Mme le Pellec Muller n’a pas décidé toute seule de casser l’accord de 2007. Elle a pu revenir sur les termes de la convention parce qu’elle avait l’accord des présidents des collectivités. Ceci est très clairement rapporté dans l’article du 16 juin.

Il est stupide de reprocher à Mme le Pellec Muller d’être jacobine, car si elle ne l’était pas, elle ne serait pas rectrice, au service de la plus grande administration de l’État.

Ne pas hésiter à saisir le Tribunal administratif s’il le faut

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Ceux qui dans cette affaire n’ont pas rempli leur mission, ce sont les présidents des collectivités :Philippe Richert, Charles Buttner et Guy-Dominique Kennel. Leur mandat était de défendre l’enseignement bilingue paritaire, de s’opposer aux options du rectorat et de poursuivre l’État au Tribunal administratif en cas de besoin.

Pourquoi donc toutes les associations pour le bilinguisme, la presse, les experts  et les commentateurs s’acharnent-ils sur la rectrice ? Pourquoi veulent-ils à tout prix épargner les vrais responsables que sont MM. Richert, Buttner et Kennel ?

Certainement touche-t-on là au coeur des scléroses psychologiques structurelles de l’Alsace. Il faut relire Psychanalyse de l’Alsace, de Frédéric Hoffet.

On frise ici le double jeu

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Mais les trois présidents n’avaient pas prévu un telle mobilisation en faveur de l’enseignement bilingue paritaire. On assiste donc aujourd’hui à un splendide retournement de veste. Il est consternant de voirMM. Richert, Buttner et Kennel rejoindre la cohorte des détracteurs de Mme Le Pellec Muller, eux qui lui avaient donné leur accord il y a quelques jours à peine.

Charles Buttner, président du Conseil général du Haut-Rhin, Guy-Dominique Kennel, président du Conseil général du Bas-Rhin, Philippe Richert, président du Conseil régional d'Alsace. Il semble que les trois présidents n'aient pas consulté les élus de leurs assemblées pour approuver les initiatives du rectorat.

Quelle : Alsace d’Abord

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