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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Vers la catastrophe économique et linguistique ?

Posted on février 19th, 2011 by Unsri Heimet !

Convention linguistique au rabais non respectée, promesses  politiciennes non tenues, baisse du nombre d’ouvertures de classes bilingues. Une fois de plus LA question se pose: au vu des résultats catastrophiques de la politique linguistique en Alsace, devons-nous, Alsaciens, remettre notre destin aux mains de l’Etat français, l’Education Nationale et de ses valets locaux ? Non, bien évidement ! Il ne faut rien attendre de Paris. C’est à NOUS de prendre les problèmes à bras le corps. Notre avenir et la sauvegarde de notre héritage historique, culturel et linguistique ne passera que par le réveil de notre conscience alsacienne. La médiocrité (la vacuité même) politique actuelle en Alsace nous suggère que ce réveil est tout à fait possible… Elsasser,  stehn uf ! UH

1.- Des engagements non tenus.

Les engagements (écrits) du candidat Nicolas Sarkozy en 2007 de mettre dans une loi toutes les 39 dispositions que la France avait acceptées lors de sa signature de la Charte Européenne des langues régionales ou minoritaires n’ont pas été tenus. Un article de principe a été introduit dans la Constitution, mais ces engagements présidentiels n’ont pas été suivis d’effets.
Une majorité d’Alsaciens ont fait confiance au Président Nicolas Sarkozy. En tout cas, c’est une immense déception…
Nous lançons un appel au nouveau ministre alsacien chargé des collectivités territoriales afin qu’il mette en œuvre les engagements du Président Nicolas Sarkozy : en effet l’article 75-1 de la Constitution est dans la partie concernant ces collectivités et personne en Alsace ne comprendrait que Philippe Richert à la fois Président Régional et Ministre des collectivités ne prenne pas en charge à bras le corps et ne mène pas à bon port ce dossier si important de la langue régionale. C’est aux actes que nos dirigeants seront jugés, non aux paroles !

2.- La Convention 2007-2013. Bilan désolant à mi-chemin.

La convention 2007-2013 portant sur les langues vivantes prenant appui sur l’apprentissage de la langue régionale (dans ses deux dimensions) a prévu le doublement des effectifs bilingues dans chaque département en priorité dans le 1er degré.
Ceci aurait supposé depuis 2007, chaque année, l’accueil d’environ 2500 enfants de plus, soit la création d’une centaine de classes de 25 élèves environ. C’est-à-dire 50 classes bilingues par an et par département. Or le rythme d’ouverture annuel des deux dernières années n’est que de 37 classes par département.
En deux mots, cette convention déjà jugée « au rabais » et très minimaliste par une grande partie des responsables politiques, des parents, et les associations n’est réalisée au mieux qu’aux 2/3. Nous constatons de plus en plus que le rythme va encore baisser sans que nos grands élus ne veuillent protester : croient-ils que seules des déclarations suffiront alors que 25 % de nos jeunes sont au chômage contre 2 % dans les pays voisins !
Il est facile de constater une baisse de régime des créations dans le Bas-Rhin qui passe de 8 sites ouverts en 2009 à 3 en 2010 et une dans le Haut-Rhin qui passe de 12 sites ouverts en 2009 à 10 en 2010. Qu’en sera t-il en 2011 et 2012 ?
Si l’Alsace disposait du même rythme de développement que le Pays Basque (Pyrénées Atlantiques) ou la Corse, la situation se présenterait de manière bien plus positive : la Corse est à 40% des élèves bilingues au primaire et le Pays Basque à plus de 50%. Ce rythme de croisière insuffisant dans notre Région amène des questionnements sur la volonté de nos élus face à l’administration scolaire de favoriser un retour au bilinguisme en Alsace : peut-être que pour nos élus la langue régionale n’est toujours pas une véritable priorité ?
Il est difficile d’admettre que l’on trouve assez d’enseignants de Corse, alors que l’on avance depuis plus de 35 ans le manque d’enseignants maîtrisant l’allemand en Alsace. Le quotient de 40% d’enseignants bilingues/an prévu en Corse est strictement respecté dans cette région y compris pour 2011.

La convention alsacienne, bien moins ambitieuse, n’est pas respectée pour 2011 :

- L’absence de CAPES-bivalents en Alsace représente un véritable goulot d’étranglement pour l’enseignement bilingue au secondaire. Les autres régions en disposent !
- Le concours de recrutement spécial de professeurs des écoles (voie langue régionale), à 70% en français, ferme la porte à la plupart des candidats germanophones natifs. Le sommet a été atteint en 2010, 15 postes sur 50 n’ont pas été attribués et ont été transférés sur le concours monolingue. L’Alsace est la Région où ce glissement a été le plus important ces dernières années. Il semble que l’allemand parlé par 100 millions d’Européens soit devenu une langue rare !

La Convention 2007-2013 fortement minimaliste n’est pas respectée. En contrepartie de 3 millions € payés par la Région et les deux Départements, l’Etat s’était engagé à recruter annuellement au moins 50 postes, il n’en a prévu que 25 pour 2011.
Au lieu de protester, nos élus justifient la pénurie !
Depuis 1982, l’Académie de Strasbourg se présente abusivement comme une « académie-pilote » pour l’enseignement de l’allemand.
C’est en Alsace que l’administration tient le moins ses engagements, pourtant c’est ici qu’on a le plus besoin de l’enseignement bilingue français/langue régionale. Les demandes des associations restent sans réponse véritable. Nous pensons que la disparition des dialectes et de l’allemand depuis 65 ans est totalement voulue.
Nous pensons que la politique archaïque issue de l’idéologie totalitaire et centralisatrice n’est pas encore abandonnée dans les rouages de l’état. C’est ce qui contribue au  » mal être  » des régions de France et à leur appauvrissement culturel et économique.

Signé par les 3 Présidents des Associations le jeudi 9 décembre 2010 :

François Schaffner, Culture et Bilinguisme
Gérard Cronenberger, président de l’Aéplal
Henri Scherb, Heimetsproch un Tràdition

Quelle :  Unser Land

Nur noch jeder dritte Elsässer spricht Dialekt

Posted on novembre 18th, 2010 by Unsri Heimet !

Un petit point de vue badois – peut être trop centré sur la question économique et pas assez sur le fait culturel – sur la situation actuelle du bilinguisme en Alsace. Avec un tiers de « dialectophones » plus passivement actifs que totalement actifs, une pratique qui décroît d’années en années, entrepreneurs, associations bilingues continuent de tirer la sonnette d’alarme (déjà enclenchée depuis les années 70). Nous  persistons à penser que seuls nous Alsaciens (mir selbst) sommes capables de sauver notre langue de sa lente agonie. Par conséquent, nous ne devons pas nous bercer d’illusions, l’Etat français, malgré l’inscription des langues dites régionales dans la Constitution et une proposition de loi blablabla, ne sauvera jamais et n’a aucune intention de sauver l’Elsässerditsch. Il n’y a pas de réforme possible ou de renouveau de la pseudo démocratie française. Il s’agit d’une lutte idéologique, une lutte à mort contre notre langue que l’Etat français à engagé depuis maintenant un siècle avec la complicité tacite des barons politiques en place qui tentent aujourd’hui désespérément de réparer le peu qu’il reste à coup de communication. Genug ! Elsässer, réveillez-vous. Wachen ihr gottverdammi uf  ! UH

Verfechter der Zweisprachigkeit sehen große wirtschaftliche Nachteile – auf Hilfe vom Staat können sie dennoch kaum hoffen.

Die Verfechter der Zweisprachigkeit im Elsass lassen nicht locker, auch wenn der Kampf gegen französischen Zentralismus mühsam ist. Die Binsenweisheit, dass deutsche Sprachkenntnisse Jobchancen erhöhen, hat sich in der Grenzregion aber noch längst nicht überall durchgesetzt, wie bei einer dreitägigen Konferenz zur Zweisprachigkeit an diesem Wochenende im elsässischen Schweighouse-sur-Moder deutlich wurde. Rund 60 Experten, Regionalpolitikern und Pädagogen nahmen daran teil.

Im Elsass geht es beim Thema Zweisprachigkeit um mehr als nur die Pflege des alten Dialekts. Es geht auch darum, wie wirtschaftlich interessant die Region bleibt. Die Zweisprachigkeit ist im Elsass eindeutig ein positiver Standortfaktor. Sie erleichtert elsässischen Unternehmen den Zugang zum lukrativen deutschen Markt. « Die Unternehmen kommen zu uns und sagen: Tut etwas für die Zweisprachigkeit », berichtet Patrick Hell von der Innungs- und Handelskammer in Mulhouse. Von 1,8 Millionen Elsässern sprechen nur noch etwa 600 000 Dialekt. Je jünger die Altersgruppe, desto geringer der Anteil der Dialekt-Sprecher.

« Was wir brauchen, ist ein Marshallplan für Deutsch im Elsass », sagt Jean-Claude Hager von der Agentur für Wirtschaftsentwicklung aus Colmar. Denn die Zweisprachigkeit bringt den Elsässern einen weiteren Vorteil: Sie finden leichter im benachbarten Deutschland Arbeit. So sind im Mercedes-Benz-Werk in Wörth am Rhein 2000 der 11 000 Angestellten aus dem Elsass. Doch zunehmend suchten deutsche Unternehmen in Osteuropa oder in der Schweiz nach Handwerkern, bei denen es weniger Sprachbarrieren gibt, sagt der Präsident des Generalrates in Straßburg, Guy-Dominique Kennel.

Woran liegt es, dass in der Region die Regionalsprache vernachlässigt und Deutsch, die Schriftsprache des Elsässischen, an den Schulen mit Englisch nicht Schritt halten kann? « Was uns sehr schadet ist die Einstellung ,Mr kenne Ditsch’ (Wir können Deutsch) », urteilt der emeritierte Germanist der Straßburger Universität, Frédéric Hartweg. « Elsässer glauben, sie hätten es nicht nötig, Deutsch zu lernen. Dabei reicht Elsässerditsch schon für die Lektüre der Bild-Zeitung nicht mehr aus. »

Weil die deutsche Sprache so wichtig auch fürs Wirtschaftsleben ist, hofft der elsässische Verein ABCM-Zweisprachigkeit zusammen mit anderen Schulvereinen auf eine stärkere Unterstützung durch die französische Regierung. Es gibt bereits Fortschritte: Seit Sommer 2008 erkennt die Verfassung die Existenz der Regionalsprachen zumindest an. Aber erst ein Gesetz, das derzeit von einer überparteilichen Arbeitsgruppe vorbereitet wird, würde es den Gebietskörperschaften ermöglichen, Unterrichtsprojekte wie ABCM-Zweisprachigkeit nachhaltig finanziell zu unterstützen.

Quelle: Badische Zeitung

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