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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Tausende Demonstranten in Mülhausen

Posted on décembre 8th, 2014 by Klapperstein

Manifestation contre la réforme territoriale Des milliers à Mulhouse

Nous sommes plus nombreux qu’à Colmar dimanche dernier et nous le serons encore plus dans quelques jours à Strasbourg »… Les militants d’« Elsassland » ont pris la tête d’un cortège coloré et bruyant, avançant parfois dans un brouillard de fumigènes rouges.

Un cortège bruyant et déterminé a traversé le centre-ville de Mulhouse.

Le cortège était impressionnant, avec sa forêt de drapeaux rouge et blanc et son escorte de motards. Plusieurs milliers de défenseurs de « Elsass frei » se sont ainsi retrouvés dans les rues de Mulhouse, une ville que l’on croyait pourtant la moins alsacienne des villes d’Alsace.

Bien sûr, le chiffre du nombre de participants diverge selon que le comptage se fait par la police ou par les organisateurs. Mais, après l’avant-garde d’une cinquantaine de motos, il y avait bien 2 500 manifestants massés derrière les banderoles.

La grosse caisse d’Elsassland a pris la tête du défilé sans jamais manquer un coup de tambour. Du bruit à la hauteur des slogans plutôt violents qui étaient repris en chœur par la foule : « Unis contre Paris », « Révolution, debout le peuple d’Alsace ! » ou encore… « La France m’a tué ».

En effet, les militants les plus durs avaient pris la tête des opérations, reléguant quasiment au dernier rang la dizaine d’élus qui avaient fait le déplacement autour de Charles Buttner, président du conseil général du Haut-Rhin. Le maire de Mulhouse Jean Rottner, pourtant ardent défenseur de la cause de l’Alsace unie, s’était fait remarquer par son absence. Le cortège l’a d’ailleurs fait savoir en s’arrêtant pendant quelques minutes, pile sous les fenêtres de son appartement.
« Non, nous ne sommes pas des autonomistes »

D’une manière générale, la charge contre les politiques était violente, si l’on en croit le commentaire de ce manifestant, Jean-Michel Ritter : « Au moins la moitié des politiques qui sont ici, on aurait aimé ne pas les voir du tout. C’est facile de venir maintenant pour chercher de l’image alors que les hommes politiques nous ont négligés, nous ont trahis. Les trois quarts des personnes n’ont plus confiance dans les politiques qui sont encartés. Nous voulons des politiques sans étiquette. »

Dans les rangs, beaucoup de manifestants avaient déjà fait la manif de Colmar et seront de la prochaine. « Et pourtant, nous ne sommes pas des autonomistes, dites-le bien », se défendaient par exemple ces trois jeunes gens, Claire, Michael et Hélène, venus en famille d’Ensisheim. « Nous sommes là, car nous défendons avec conviction l’alsacien, notre langue maternelle, celle que nous parlons depuis l’enfance et ce n’est pas pour cela que nous n’incarnons pas une Alsace moderne », défendent-ils.

À intervalles réguliers, le cortège qui serpente sans heurt dans la ville s’arrête pour que s’élèvent dans les airs les drapeaux rouge et blanc aux cris de : « On va aller jusqu’à Paris ».

Mais c’est en plein cœur de Mulhouse que la manifestation a vraiment fait sensation, passant dans la foule attirée par le marché de Noël et le premier dimanche d’ouverture des magasins. Beaucoup de ces badauds n’avaient jamais vu un tel déploiement de costumes et coiffes alsaciennes. Si bien que les manifestants ont dû faire œuvre didactique. « Nous ne voulons pas de la grande région Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne. Une région est forte par sa cohérence et non par sa superficie. Mulhousiens, venez avec nous ! », ont-ils appelé.

Même les motards ont été obligés d’enlever le casque pour expliquer qu’ils voulaient « un référendum local ». Car comme l’ajoutait Pascal, venu de Colmar, « c’est l’avis du peuple qui est intéressant et pas celui des élus ».

Quelle : DNA

« Elsass Frei » scandé au pied de l’Hôtel de Ville de Strasbourg

Posted on novembre 23rd, 2014 by Klapperstein

Face au déni de démocratie et l’absence de référendum, la mobilisation contre la fusion forcée continue. La renaissance de l’identité alsacienne est en marche. Das ist nur der Anfang… UH

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Presserundschau « Elsass Frei » scandé au pied de l’Hôtel de Ville de Strasbourg

Un millier de personnes environ défilaient à 16h ce dimanche dans les rues de Strasbourg, au départ de la place de la République. Au nombre des slogans : « Elsass Frei » et « Làck mich am Arsch »…

Des femmes et des enfants portant la coiffe alsacienne, des hommes en costume traditionnel rouge blanc et noir, des drapeaux rouge et blanc (rott un wiss) : ce sont un millier de personnes environ qui étaient rassemblées à 16h15 devant l’Hôtel de Ville de Strasbourg.

Dans la foule des manifestants, on dénombrait de nombreux trentenaires, ou plus jeunes encore, loin des clichés d’une Alsace traditionnelle défendue par les aînés.

Quelques personnes portant des drapeaux rouge et blanc se sont rendues sur le perron de l’Hôtel de Ville de Strasbourg, place Broglie. Les drapeaux rouge et blanc et les banderoles aux mêmes couleurs étaient déployés sous les drapeaux bleu-blanc-rouge mis en place dans le cadre de la commémoration du 70e anniversaire de la Libération.

Parmi les slogans scandés par les manifestants, « Elsass Frei » et, aussi, « Làck mich am Arsch » repris par quelques centaines de personnes devant le théâtre municipal, au bas de la place Broglie. Sur le perron de l’Hôtel de Ville, des manifestants ont déployé une banderole sur laquelle était écrit : « 70 ans après et toujours pas libérée ».

Parmi les manifestants, la plupart de ceux interrogés indiquaient qu’ils avaient découvert cette manifestation sur le réseau social Facebook et les nombreuses pages créées ces derniers jours.

Il y a quelques jours, l’Assemblée nationale a adopté en deuxième lecture l’article 1 de la loi portant sur la réforme territoriale et créant 13 régions métropolitaines dont l’Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne.

Quelle : DNA

Sonntag, 23.November : fer’s Elsàss, noch a mol alli ùf Strossburi

Posted on novembre 20th, 2014 by Klapperstein

Les manifestations spontanés de hier après-midi ont mobilisés plus de 200 Alsaciens à Mulhouse, Colmar et Strasbourg. Nous devons être et nous serons beaucoup plus nombreux dimanche à Strasbourg. Face aux évènements actuels, les Alsaciens perçoivent de mieux en mieux le véritable visage de la République Française. Le réveil identitaire alsacien ne fait que commencer. Màche mit ! Et surtout n’oubliez pas de rigoler. Quoi qu’il arrive, on va bien se marrer !

Straßburg: 15.000 Demonstranten gegen Auflösung des Elsaß

Posted on octobre 12th, 2014 by Klapperstein

Um die 15.000 Personen haben gestern nachmittag am Schiltigheimer Platz (place de Bordeaux) in Straßburg gegen die von der französischen Regierung geplante Fusion des Elsaß mit Lothringen und Champagne-Ardennes demonstriert und die Gründung eines einheitlichen Elsässischen Landrats – samt Langtag und Landesregierung – gefordert.

40 000 Unterschriften ! En une semaine, plus de 3% des électeurs alsaciens ont déjà signé la pétition !!! Ne relâchons pas la pression. Continuons à faire signer nos entourages, nos amis et nos familles. Prenons effectivement notre destin en main. Nehmen wir unser Schicksal selbst in die Hand! Ich unterschreibe die Bittschrift Je signe la pétition

Et n’oublions pas que le succès de cette pétition révèle à quel point nos droits civiques sont scandaleusement bafoués par la République Française, grande donneuse de leçon de « démocratie » au monde entier : 26 000 Unterschriften : wenn wir in Demokratie wären…

Quelle : Unsri Heimet Facebook

Über 500 Personen haben sich heute um 15 Uhr am Schloßplatz neben dem Münster in der Straßburger Innenstadt versammelt, um gegen die von der französischen Regierung geplante Fusion der Regionen Elsaß und Lothringen zu demonstrieren. Etwa 200 trafen zu gleichem Zweck am Alten Zoll in Colmar zusammen.

Quelle : Hytt Morje

Autopsie eines verpassten Treffens mit Geschichte

Posted on avril 9th, 2013 by Klapperstein

Autopsie d’un rendez-vous manqué avec l’Histoire

Ce dimanche 7 avril 2013, l’Alsace a raté un rendez-vous avec l’Histoire par la faute d’une trop forte abstention dans toute l’Alsace et du Non du Haut-Rhin.

Le contexte électoral

Les électeurs français ont votés non au référendum de 2005 sur l’Europe, ce qui n’a pas empêché les bandits qui nous gouvernent de ratifié le traité de Lisbonne en 2008, qui est un copié-collé de la dite constitution européenne refusé par les électeurs 3 ans plus tôt. La crise de l’UMP Copé-Fillon, les affaires politiquo-financiaires en général et en particulier la déflagration Cahuzac, en complément du marasme économique qui s’accentue depuis plusieurs années, ont entaché profondément et à juste titre la confiance des électeurs envers la classe politique.

Le type de référendum

Il existe trois types de référendum. Les référendums d’initiatives populaires, initiés directement par les électeurs pour adopter ou refuser une loi, les référendums obligatoires, qui obligent les gouvernements à soumettre au vote populaire des modifications constitutionnels ou des traités internationaux, et enfin les référendums plébiscites, qui sont initiés par les gouvernements alors que rien ne les obligent de par les institutions à faire appel au peuple, ce qui leur donnent, que ce soit le but recherché ou non, une forte connotation plébiscitaire. La Suisse, qui est le pays de la démocratie directe, ne pratique pas le référendum plébiscite, alors que la France, qui est le pays du droit de l’hommisme, ne connait que des référendums de type plébiscite.

Le référendum du 7 avril était non seulement un référendum de type plébiscite, mais en plus le Oui aurait constitué une sorte de chèque en blanc, dans la mesure où les Alsaciens n’ont pu voter que sur un principe, celui de la fusion, et non sur un texte de loi précis, puisque seul l’assemblée nationale est habilité en France à adopter une loi. Les cantons suisses et les Länder allemands, possédant un parlement et une constitution, peuvent eux-mêmes modifier leur lois et leurs constitutions, ce qui n’est bien évidemment pas le cas des régions françaises étouffés par le centralisme républicain.

Les véritables enjeux du référendum

La création d’une Collectivité Territoriale Alsacienne consistait en une modernisation et une simplification des institutions politiques alsaciennes par la fusion des trois collectivités territoriales existante en une. On peut penser elle n’aurait pas changer grand chose au système actuel, et les débats sur les économies réels ou supposées, engendrées par les nouvelles institutions et la querelles sur la siège de l’exécutif (Colmar ou Strasbourg) ont en réalité été essentiellement des faux débats. Pourtant les vrais enjeux étaient ailleurs.

Pour les autonomistes et tous les Alsaciens attachés à leur identité et ayant conscience d’être d’une façon ou d’une autre une minorité nationale malmenée par la République Française, la création du Conseil d’Alsace représentait l’occasion d’être enfin unis et plus fort face à Paris et représentait aussi l’affirmation d’une identité alsacienne forte et fière jusqu’ici niée à travers l’Histoire par la France et la République.

Pour les souverainistes et les nationalistes français, la création du Conseil d’Alsace, de par l’affirmation implicite de la réalité identitaire alsacienne, entrait en contraction avec l’image idyllique et fausse de roman national français qui est la base de leur vision du monde, et leur était donc intolérable. Pour la gauche dite anticapitaliste la création du Conseil d’Alsace représentait, dans leur vision idéologique et religieuse de la République, une entrave intolérable à la sacro-sainte unicité de la République.

Pour un grand nombres élus UMP, par essence carriériste, le oui au référendum était une raison d’inquiétude pour la simple et bonne raison qu’ils risquaient de perdre leurs places dans les chamboulements à venir (qui de plus allaient être arbitrés par les socialistes), d’autant plus qu’il était prévu une réduction de 10 à 20% des élus. Pour les carriéristes du PS, le oui au référendum ayant de fait un caractère plébiscitaire en faveur de l’UMP, le jeu politicien les poussaient à être pour le moins réservés, sans parler du poids de l’idéologie centralisatrice et républicaine de leur parti.

Le double échec du référendum : la trop forte abstention dans toute l’Alsace et le Non du Haut-Rhin

La trop forte abstention dans le Bas-Rhin et dans le Haut-Rhin

L’abstention est énorme, 64,04% pour l’ensemble de l’Alsace (64,89 dans le Haut-Rhin et 62,82 dans le Bas-Rhin). Elle s’explique par la forte défiance (parfaitement justifiée) des électeurs alsaciens envers la classe politique, et est accentuée par le caractère plébiscitaire du référendum qui a eu lieu précisément au moment où éclate une crise politique sans précédant dans la 5ème République (l’emballement de l’affaire Cahuzac). On est là dans le pire des scénarios possible.

Elle s’explique également par le caractère régional du référendum. D’une part les régions ont très peu de pouvoir en France, et la création du Conseil d’Alsace était malheureusement loin de changer fondamentalement la donne, et d’autre part les électeurs alsaciens étant immergés dans une vie médiatique quasi exclusivement française, la visibilité médiatique du référendum était très faible. Même pour les élections municipales, cantonales ou régionales, la visibilité médiatique est en contraste beaucoup plus forte, les Alsaciens, votant en même temps que les autres citoyens français, sont alors connecté au battage médiatique français.

Cette dernière constatation met en lumière la grande difficulté et le piège que représente la nécessité pour le oui de passer la barre de 25% des inscrits pour les référendums (de type plébiscites) régionaux (système mis en place par la réforme constitutionnelle de 2008).

La troisième cause de l’abstention massive du 7 avril est l’attitude souvent ambigu des politiques alsaciens officiellement engagé pour le oui, qui, que se soit au PS ou à l’UMP, avait à peu près tous de bonnes raisons, souvent très différentes selon les intérêts des uns et des autres, de peu s’impliquer dans la campagne. En plus du ras le bol général et du caractère régional et plébiscitaire du référendum, l’attitude réservé et hésitante des partisans du oui a elle aussi eu son rôle dans l’abstention massive de dimanche.

En résumé, le système politique français impose à l’Alsace une vie politique régional dépouillé de pouvoir réel, le caractère centralisé de la société française ne permet mécaniquement qu’une très faible visibilité médiatique à l’actualité politique alsacienne (surtout pour les plus jeunes) et là-dessus, dans un contexte de marasme économique et de forte défiance des électeurs envers la classe politique, le système pseudo démocratique français impose comme condition sine qua non à la validation du référendum que le oui dépasse les 25% des inscrits dans chaque département.  Le degré de démocratie de la République Française doit être jugé à ses fruits.

Le Non du Haut-Rhin

Tout d’abord, précisons que l’Alsace à tout de même voté Oui à 57,65 %. Le Bas-Rhin à 67,53% mais le Haut-Rhin seulement à 44,26%. Le 67% du Bas-Rhin et le 44% du Haut-Rhin ont tout les deux été limité et réduit par les mêmes raisons qui ont créés une très forte abstention. Mais ses raisons n’expliquent pas ou très peu la différence de 23% des oui dans les deux départements. Comment expliquer une telle différence ? Il y a essentiellement deux raisons : la première est que l’Ump a peu fait campagne dans le Haut-Rhin, Buttner, président du Conseil Général et voulant préserver son poste, a toujours été très ambigu et Meyer, le maire de Colmar, a clairement pris position pour le Non. La faible campagne de l’Ump a en fait consisté en un timide oui-mais, ce qui dans le contexte actuel a eu des conséquence dramatique pour le oui.

La deuxième raison est que le chauvinisme et les peurs des haut-rhinois, et particulièrement des colmariens, sont fortement rentré en résonance avec les arguments pour le moins démagogiques des tenants du Non ainsi qu’avec le climat délétère actuel. Mais pourquoi les arguments terre à terre et racoleur du non ont tellement porté dans le Haut-Rhin et si peu dans le Bas-Rhin ? La réponse tient principalement à la nature des arguments nonistes : «  Le Haut-Rhin se ferait manger par le Bas-Rhin et des sous-préfectures ou la préfecture de Colmar seraient peut-être ou probablement fermées. » Difficile en effet d’expliquer à un strasbourgeois que la préfecture de Strasbourg allait fermée et que son département allait se faire absorber par son voisin, nettement plus petit en taille et en habitants.

L’antagonisme Haut-Rhin/Bas-Rhin est certes ancestral, mais il est aussi et surtout  artificiel, artificiellement entretenu et exacerbé par la République dans le but de diviser pour mieux règner. Il est plus le fruit de 95 ans de présence française que de 1500 ans d’Histoire. Les haut-rhinois, minoritaires en Alsace par rapport au bas-rhinois, ont manifestement trouvé là un bien mauvais moyen d’exprimer leur mécontentement, que celui-ci ait été quelque peu fondé ou non.

Conclusion

Cette victoire du non dans le Haut-Rhin et la forte abstention dans toute l’Alsace témoigne in fine du manque d’attachement d’un certain nombre d’Alsaciens à leur Elsässertum et des grandes difficultés qu’ont les Alsaciens à défendre leurs droits, leurs libertés et leur identité commune face au rouleau compresseur du système républicain français. Cet échec du référendum sur le Conseil d’Alsace témoigne également du fatalisme et de la résignation des électeurs, qu’ils soient Alsaciens ou non, face au processus électoral en général.

Il faut pourtant comprendre que ce n’est pas à proprement parler la démocratie qui est responsable des problèmes actuels, mais bien la pseudo démocratie à la sauce républicaine, et que le référendum qui vient de tourner au fiasco devant nos yeux était un référendum plébiscite à la sauce française dans un cadre désespérément français, et s’il faut désespérer de quelque chose, c’est bien de la France et de sa République, et non d’autres choses. Wir haben zwar einen Wahlkampf verloren, aber  der Kampf geht immer weiter. U.H.

Ja zum elsässischen Landrat / Oui au Conseil d’Alsace

Posted on novembre 27th, 2012 by Klapperstein

Le référendum concernant la création du Conseil d’Alsace aura donc lieu dans quelques mois au printemps prochain, le 7 avril 2013. Le Conseil d’Alsace sera donc, si le « oui » l’emporte, la nouvelle collectivité territoriale alsacienne qui résultera de la fusion du conseil régional d’Alsace et des conseils généraux du Haut-Rhin et du Bas-Rhin. Cette fusion garantira une meilleure visibilité à la vie politique alsacienne qui en a le plus grand besoin.

Les élus de ce nouveau Conseil alsacien cesseront ainsi de n’être que de simples élus locaux pour devenir sans conteste les représentants de l’Alsace et du peuple alsacien enfin politiquement réunis. C’est la raison pour laquelle la création du Conseil d’Alsace est d’une importance historique pour l’avenir de l’Alsace, il représente une forme d’autonomie politique que la République Française nous a jusqu’à présent toujours refusé.

Cette relative autonomie institutionnelle, en plus d’améliorer le fonctionnement des structures administratives des assemblées territoriales actuelles, doit surtout permettre aux Alsaciens de tenir enfin tête à Paris, notamment sur le bilinguisme et sur les questions financières.

Nous avons donc lançé en vue du référendum du 7 avril une campagne d’affichage public en faveur de la création du Conseil d’Alsace . Nous avons à cet effet commencé par imprimé 1000 affiches « Ja zum elsässischen Landrat » et 1000 affiches  «Oui au Conseil d’Alsace ».

Malheureusement la création du Conseil d’Alsace ne pâlira pas à elle seule le déficit démocratique français qui se caractérise par l’absence de démocratie directe et par des scrutins majoritaires ou pseudo proportionnels, qui contrairement aux scrutins proportionnels classiques, ne permettent pas aux électeurs d’exprimer convenablement leurs choix et d’élire des élus qui les représentent véritablement.

C’est pourquoi nous avons également imprimé des bandeaux jaunes fluo contenant les inscriptions « Oui à la démocratie directe », « Ja zur direkte Demokratie » et « Oui au scrutin proportionnel », « Ja zur Proporzwahlrecht » que nous collons avec les affiches, de manière à réclamer, parallèlement à la création du Conseil d’Alsace, une transformation profonde du système électoral pseudo démocratique que nous impose la France depuis bien trop longtemps.

Vous pouvez soutenir notre action par un don financier, en participant directement au collage des affiches ou en devenant membre de notre association Unsri Heimet. Pour nous soutenir, contactez-nous ! Màcha mit ! Kontakt  UH

Verbundenen Artikel : Elsässischer Landrat : 108 « Ja », 5 « Wider », 9 Enthaltung

 Elsässischer Landrat : Volksabstimmung am 7. April 2013

 Elsässischer Landrat : endlich auf dem Weg zur Volksabstimmung

Le Conseil d’Alsace, une chance historique pour l’Alsace

E kleini Revolution

79% des Alsaciens favorables à un référendum sur la création d’un Conseil Unique d’Alsace

Elsässischer Landrat : 108 « Ja », 5 « Wider », 9 Enthaltung

Posted on novembre 25th, 2012 by Klapperstein

 Conseil d’Alsace : 108 « oui », 5 « contre », 9 abstentions

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Le congrès réuni ce matin à Strasbourg a approuvé à une très très large majorité la création d’une « collectivité territoriale d’Alsace », également appelée Conseil d’Alsace. Les 122 élus ont été invités à voter sur la résolution à 14h30 : on comptait 108 « oui », 5 « contre » et neuf abstentions. Philippe Richert obtient une majorité plus large qu’en décembre dernier, lors du précédent congrès qui s’était tenu à Colmar. 101 élus avaient alors approuvé la résolution.

Le résultat du vote, première analyse

Sur 122 élus convoqués en congrès ce matin à Strasbourg, siégeant au conseil régional ou dans les deux conseils généraux, 108 ont approuvé et voté « oui »

- à la résolution qui demande la création d’une « collectivité territoriale d’Alsace »

- à la tenue d’un référendum le 7 avril 2013

- à la question du référendum

- au rapport qui l’accompagne

Ils ont également approuvé le principe d’une fusion des agences économiques et des agences touristiques, ainsi que la distribution des rôles entre Strasbourg, siège de la collectivité et siège de l’assemblée, Colmar, siège de l’exécutif, et Mulhouse qui accueillera certaines directions.

Cinq élus ont voté contre cette résolution. Il s’agit des conseillers généraux de l’agglomération de Strasbourg,Eric Elkouby et Raphaël Nisand, qui avaient tous les deux une procuration (pour Henri Dreyfus et  Serge Oehler). De même que la nouvelle conseillère générale de Neudorf, Suzanne Kempf, qui a remplacé Philippe Bies. Ils sont tous socialistes.

Neuf élus se sont abstenus, tous socialistes (Pierre Freyburger (CG68), Alain Fontanel (CR67), Pernelle Richardot (CR67), Antoine Homé (CR68), Victorine Valentin (CR68), Cléo Schweitzer (CR68), Robert Herrmann (CG67),Claude Froehly (CG67) et Olivier Bitz (CG67)).

Les 81 élus de la majorité alsacienne ont approuvé le projet. De même, tous les élus écologistes EELV.

Les socialistes et apparentés, 22 élus au congrès, se sont donc répartis entre pour (8), abstention (9) et contre (5).Le FN, cinq élus au congrès, a voté pour.

La majorité obtenue par le projet est plus large, de quelques voix, qu’à Colmar au précédent congrès.

Les débats auront duré près de 4h30, avant le vote à main levée. L’opposition socialiste avait demandé un vote à bulletin secret.

La majorité alsacienne a été unanime derrière Philippe Richert et les deux présidents des conseils généraux, Charles Buttner et Guy-Dominique Kennel : il ne leur manquait aucune des 81 voix.

Les élus écologistes, EELV, emmenés par Jacques Fernique, ont fait ce qu’ils avaient annoncé : il ont voté « oui », a expliqué leur porte-parole, parce qu’il s’agissait de se prononcer sur l’essentiel. Aucune de leur 10 voix n’a fait défaut au projet.

Les socialistes se sont retrouvés piégés, comme à Colmar en décembre 2011. Ils n’ont pas pu définir une position commune entre élus du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. Chacun était laissé libre de son choix. Les Strasbourgeois ont voté contre ce projet ou se sont abstenus. Ils ont été rejoints dans l’abstention par quelques Haut-Rhinois, des Mulhousiens et la Colmarienne Victorine Valentin.

Mais il est à noter qu’aucun élu du Haut-Rhin n’a voté contre le projet de création d’une collectivité territoriale d’Alsace tel qu’il était exposé dans la résolution de ce matin. Toutes les voix contre sont venues du Bas-Rhin et plus particulièrement de l’agglomération de Strasbourg.

De ce point de vue, Philippe Richert, qui porte le projet de création d’une collectivité unique depuis des années, a encore un problème urbain à régler. Il doit emmener dans l’aventure les élus strasbourgeois qui représentent tout de même une très grande partie des Alsaciens.

Roland Ries avait fait un geste dans le différend qui opposait les socialistes strasbourgeois et les « porteurs » du projet de conseil unique il y a quelques mois. Mais la question du siège a ravivé le différend. Affirmer que le futur Conseil d’Alsace aura son siège à Strasbourg, tout en annonçant que l’assemblée siégera à Strasbourg, mais son conseil exécutif à Colmar, n’est pas passé auprès des socialistes strasbourgeois. Les socialistes du conseil régional ont rallié cette position.

La prochaine étape pour le projet de création d’un Conseil d’Alsace est maintenant le référendum fixé au 7 avril 2013. D’ici là, il faudra mener campagne et convaincre les Alsaciens. Les autres étapes plus institutionnelles sont l’examen de la loi sur l’acte III de la décentralisation à l’Assemblée nationale et les discussions avec le gouvernement pour la préparation du vote du Parlement sur la création du Conseil d’Alsace. C’est le Parlement et lui seul qui pourra créer une Collectivité territoriale d’Alsace.

Car l’Alsace fait partie de la République française. Philippe Richert l’a bien rappelé ce matin.

Ci-dessous le compte-rendu des débats du congrès

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Elsässischer Landrat : Volksabstimmung am 7. April 2013

Posted on novembre 16th, 2012 by Klapperstein

Presserundschau Conseil d’Alsace Les Alsaciens seront consultés par référendum le 7 avril

Les trois présidents, Philippe Richert, Guy-Dominique Kennel et Charles Buttner, présenteront, en fin d’après-midi, le projet qui sera soumis au congrès d’Alsace. En voilà les grandes lignes.

Samedi 24 novembre, les élus des trois assemblées, réunies en congrès à Strasbourg, discuteront du rapport détaillant les grands principes du futur conseil d’Alsace. Ils délibéreront sur la date du référendum. Finalement, c’est la plus proche, le 7 avril, qui a été retenue pour cette consultation historique des Alsaciens. Celle de juin étant trop près des vacances… La question qui sera posée aux électeurs – simple, même si l’application en sera complexe – portera sur la fusion des trois collectivités existantes et la création d’une nouvelle collectivité.

Enfin, c’est le conseil régional – de fait Philippe Richert – qui organisera le référendum. Toutes propositions validées par l’État. Un grand pas si on se reporte à quelques mois en arrière. À propos du chemin parcouru avec les présidents Guy-Dominique Kennel (Bas-Rhin) et Charles Buttner (Haut-Rhin), le président du conseil régional assure : « Avec Guy-Do et Charles, on a grandi ensemble. Ce n’était pas facile. Mais au fur et à mesure, nous avons trouvé des solutions tenant compte des uns et des autres… »

Les trois présidents ont soumis leur projet à leurs groupes majoritaires, cette semaine à Sélestat. Hier, Philippe Richert a rencontré les représentants de son opposition. « Lors de la présentation au groupe majoritaire, tout le monde a applaudi. J’ai eu des mails d’élus qui m’ont dit : ‘‘On y va, on se retrousse les manches !’’ », se félicite Philippe Richert, visiblement confiant. Heureux même, bien que conscient que le plus dur est à venir. Construire la collectivité qui sera élue en 2015. Le rêve qu’il caresse depuis vingt ans, Une vraie révolution copernicienne pour reprendre une expression à la mode…

Les grands principes retenus ? « Il faut faire plus simple, pour que nos concitoyens sachent qui fait quoi », souligne-t-il, en insistant sur le second postulat – qui ne va pas de soi, mais qui s’inscrit dans l’air du temps. « On fera des économies. Nous baisserons le nombre d’élus de 10 à 20 % », annonce l’ancien ministre. Actuellement les trois assemblées comptent 122 élus, soit 49 conseillers régionaux, 44 conseillers généraux du Bas-Rhin et 31 du Haut-Rhin. Le gouvernement Fillon avait proposé de réduire le nombre de conseillers territoriaux à 74. C’est dire qu’il y a de la marge…

Ces conseillers seront désignés, selon la loi électorale en vigueur actuellement, à la fois des conseillers élus dans des cantons et des conseillers élus sur une liste, à la proportionnelle. Mais le mode d’élection est susceptible de changer en cas de modification – plus que probable – de la loi électorale par la gauche. Et les Alsaciens s’y adapteront.

« Nous aurons aussi moins de directeurs, moins de voitures et moins de communication », promet Philippe Richert, le chiffre de 20 % d’économies étant là encore posé comme objectif. En revanche, le personnel chargé de tâches techniques, comme les TOS dans les collèges et les lycées, ne diminuera pas. Après la fusion, l’administration de la nouvelle collectivité comptera entre 8 000 et 9 000 agents, à peine davantage que la Communauté urbaine de Strasbourg.

En plus des compétences actuelles de la Région et des Départements, le conseil unique pourrait obtenir, par un texte de loi spécifique voté par le Parlement, des compétences en matière transfrontalière, de langues régionales, mais aussi la capacité d’avoir l’initiative en matière de lois et d’adaptations des règlements. Dans la foulée, Philippe Richert répète qu’ « il n’y aura pas de nouvel impôt », sauf la fiscalité qui pourrait être transférée par l’État dans le cadre de l’Acte 3 de la décentralisation – et que d’autres Régions réclament.

Autre changement de taille : il y aura bien une séparation du délibératif et de l’exécutif… comme en Corse. Actuellement, la Région Alsace englobe le conseil régional d’Alsace – avec un président qui préside l’assemblée et qui dirige l’exécutif – et le Conseil économique, social et environnemental d’Alsace. Dans la nouvelle configuration, le Céser subsiste.

Mais il y aura une nouvelle collectivité, le « conseil territorial d’Alsace ». Il sera composé d’une assemblée délibérante, avec son président et sa commission permanente élue à la proportionnelle, et d’un exécutif, chargé de mettre en œuvre les différentes politiques. On parlera d’un « conseil exécutif d’Alsace ». Il sera également élu par l’assemblée, mais sur une liste bloquée d’une douzaine de noms, avec un président, deux vice-présidents délégués et des vice-présidents. Pas question de parler de « gouvernement » ou de « ministres » comme dans le Bade-Wurtemberg, Mais cela y ressemble…

Autre question sensible, celle du siège. « Strasbourg est capitale de l’Alsace et le restera. Le siège sera fixé à Strasbourg », assure le président Richert. Mais Colmar ne sera pas oubliée et Mulhouse en sortira renforcée. Concrètement, « l’assemblée d’Alsace siégera à Strasbourg, mais les réunions du conseil exécutif se feront à Colmar ». Il n’est pas tranché si le président de l’exécutif aura son bureau et son cabinet à Colmar. Sans doute aura-t-il deux bureaux… Par ailleurs, les grandes directions seront réparties entre les trois grandes villes où les collectivités disposent d’un certain nombre de bâtiments. Colmar bénéficiera aussi – et ce sera annoncé le 24 novembre – du Pôle attractivité et rayonnement de l’Alsace. Il regroupera l’agence économique, l’agence touristique – toutes deux réorganisées – l’équipe Marque Alsace en liaison avec le Centre d’études japonaises en Alsace et la Maison de l’Alsace à Paris.

Les trois présidents voulaient une nouvelle collectivité, à la fois « stratège et de proximité ». Le second volet se conjugue de deux manières. D’une part deux « conférences départementales » qui permettront aux élus de chaque département de se retrouver. Mais elles seront consultatives… Et d’autre part, des « conseils de territoire de vie », avec les élus d’un même secteur.

Reste le défi à court terme : gagner le référendum, ce qui nécessitera de la pédagogie… Mais aussi mettre en place un projet pour l’Alsace. « On commencera dès après le référendum », promet Philippe Richert qui veut, « à partir de cette innovation institutionnelle, développer et renforcer l’Alsace ». Et de préciser, à propos de son propre avenir : « Je ne serai pas candidat à d’autres échéances. J’ai quitté le Sénat pour me consacrer à l’Alsace. »

Quelle : L’Alsace

La résolution qui sera soumise aux élus à l’occasion du congrès du 24 novembre : Projet-resolution

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