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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Sa 10/12: Alli uf Dàmmerkirch !

Posted on décembre 7th, 2011 by Klapperstein

Communiqué de presse: Réparer les oublis de l’Histoire

2011 a été l’année du centenaire de la Constitution et du Parlement / Landtag d’Alsace Lorraine (31 mai 2011). Certes un colloque, organisé par l’Institut du Droit Local dans l’Hôtel de Région, et un rassemblement place Kléber ont marqué l’événement. Cependant aucune des personnalités politiques qui se sont battues pour l’émancipation de l’Alsace et la préservation de son identité au sein de l’empire allemand n’ont fait l’objet d’un hommage officiel.

Pour réparer cette injustice, les élus organisateurs de l’Alsatian Pride invitent à honorer la mémoire de l’Alsacien qui a occupé le poste le plus important de l’histoire de l’Alsace, le Président du Landtag Elsass-Lothringen, Eugène Ricklin (1862-1935).

Maire, Conseiller Général et Député plusieurs fois réélu, le Docteur Ricklin a durant toute sa vie défendu l’identité et les intérêts de l’Alsace, dans le cadre d’abord de l’empire allemand, puis de la France. Il s’est battu notamment pour les deux langues de l’Alsace, face à l’hégémonisme allemand puis français.

Etrangement cet homme politique compétent, droit et courageux, ce défenseur convaincu du bilinguisme, est ignoré de la majorité des Alsaciens. Aucune rue, aucun monument ne portent son nom.

La fierté d’un peuple se fonde sur la connaissance de son Histoire et sur le respect de ceux qui l’ont faite. C’est pourquoi, au moment où l’on parle d’ une Alsace adulte et unie, une Marche/ Marsch fer de Elsassisch Stolz rendra hommage au Sundgauer Leeb dans sa ville natale, Dammerkirch/Dannemarie.

Rendez-vous ce samedi 10 décembre à 15h devant l’Hôtel de Ville/Rathaus, où le maire, M. Paul MUMBACH nous rejoindra. Nous nous rendrons devant la maison où vécut Eugène Ricklin puis au cimetière où il repose. Nous nous réunirons ensuite autour d’un Stammtisch, ouvert à tous, au Café de la Largue à Wolfersdorf (vers 16h30).

David HECKEL, Conseiller Général de Sarre-Union, Denis LIEB et Andrée MUNCHENBACH, anciens Conseillers Généraux 67.

Quelle : Unser Land

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Verbundenen Artikel : Eugène Ricklin et l’Histoire

Eugène Ricklin, de sundgäuer Löb


Vers le Conseil d’Alsace

Posted on décembre 1st, 2011 by Klapperstein

Le processus de création du Conseil d’Alsace suit son cours comme prévu. Les questions que nous posons sont toujours les mêmes :

- Les transferts de compétence entre l’Etat français et la nouvelle collectivité alsacienne seront-ils substantiels ou uniquement symboliques ?

- La pseudo décentralisation ayant notamment servit ces dernières années à transférer une partie des déficits de l’état français aux collectivités locales, le nouveau Conseil d’Alsace saura-t-il mettre fin à ces pratiques pour le moins contestables ?

- Comment l’absence de démocratie directe et le scandale du scrutin majoritaire peuvent-ils prendre fin ?

- Quelle est la position la gauche, qui pourrait arriver au pouvoir en 2012, sur le projet de création du Conseil d’Alsace ?

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Alsace : feu vert des conseillers généraux et régionaux à une collectivité unique

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Les conseillers généraux et régionaux alsaciens ont voté jeudi en faveur de la création d’une nouvelle collectivité territoriale unique, le Conseil d’Alsace, une innovation institutionnelle qui devra encore franchir de nombreuses étapes avant de se concrétiser.

Réunis en «congrès» extraordinaire au conseil général du Haut-Rhin à Colmar, les élus se sont prononcés à une très large majorité (101 pour, 1 contre, 19 abstentions, 1 absent) pour la réunion en une seule entité des conseils départementaux et régional, à un horizon fixé à 2014.

Les débats ont pourtant parfois été vifs entre l’opposition socialiste et la majorité de droite, conduite par le président de la région Philippe Richert et ceux des conseils généraux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, Guy-Dominique Kennel et Charles Buttner, tous trois UMP.

Les trois présidents ont élaboré ensemble le projet stratégique joint à la résolution, qui trace à grands traits les contours du futur «Conseil d’Alsace».

Il permettra selon ses promoteurs de gagner en efficacité dans des domaines où les compétences des collectivités actuelles s’entremêlent et d’obtenir de l’Etat de nouveaux transferts de responsabilité, dans l’éducation, les transports ou le développement économique.

«Etre à l’avant-garde de la décentralisation sera une grande avancée pour notre région notamment au regard de sa situation géographique», a plaidé M. Buttner, estimant que l’Alsace, plus petite région de France métropolitaine, «n’était plus aussi dynamique» que dans le passé.

Les socialistes alsaciens, en majorité favorables au principe du Conseil d’Alsace, se sont néanmoins abstenus pour la plupart, contestant un manque de concertation et des «compromis de coins de table» entre les présidents UMP.

«C’est une abstention constructive», a fait valoir Antoine Homé, conseiller régional et porte-parole des socialistes. «C’est un congrès UMP», avaient lancé d’autres représentants PS durant le débat.

Des socialistes sont aussi montés au créneau contre l’organisation «multipolaire» prévue pour le Conseil d’Alsace, avec la répartition envisagée des sièges de l’assemblée et de l’exécutif entre Colmar et Strasbourg.

«Les débats n’ont pas encore commencé qu’ils en sont déjà à livrer la bataille du siège», a rétorqué Philippe Richert, par ailleurs ministre en charge des Collectivités, qui a appelé à dépasser les «contingences politiques».

Parmi les avantages de la collectivité unique, le projet évoque la possibilité qu’aura le Conseil d’Alsace d’obtenir de l’Etat des transferts de compétences sur les programmes scolaires.

La totalité du réseau routier alsacien pourrait entrer dans son giron. Et elle pourrait obtenir des compétences règlementaires dans le droit du travail pour gagner en compétitivité face aux voisins allemands ou suisses.

Les trois collectivités actuelles fusionneraient certaines de leurs agences, comme celle du développement économique ou du tourisme.

Il n’y aurait plus de conseillers généraux et régionaux, mais des conseillers d’Alsace, dont le mode d’élection reste à définir.

De longs travaux de concertation sont désormais prévus, qui impliqueront aussi les communes et la société civile. Un référendum est ensuite envisagé en 2012 tandis que la promulgation d’une loi sera nécessaire pour que le Conseil d’Alsace puisse effectivement voir le jour.

Les élections nationales de 2012 et une éventuelle arrivée au pouvoir de la gauche, très critique vis-à-vis de la réforme territoriale de 2010, pourraient sensiblement changer la donne et le calendrier, ont souligné des élus.

Quelle : L’Alsace

Congrès pour le Conseil d’Alsace

Posted on novembre 22nd, 2011 by Klapperstein

Ci-dessous le texte officiel qui sera soumis au vote des conseillers généraux et régionaux d’Alsace réunis en Congrès le 1er décembre 2011. La création du Conseil d’Alsace, qui représente une forme (bien que limité) d’autonomie, est un bouleversement institutionnel tout à fait positif pour l’Alsace. Dans le but de contribuer au débat, nous posons cependant quelques questions :

- Les transferts de compétence entre l’Etat français et la nouvelle collectivité alsacienne seront-ils substantiels ou uniquement symboliques ?

- La pseudo décentralisation ayant notamment servit ces dernières années à transférer une partie des déficits de l’état français aux collectivités locales, le nouveau Conseil d’Alsace saura-t-il mettre fin à ces pratiques pour le moins contestables ?

- Comment l’absence de démocratie directe et le scandale du scrutin majoritaire peuvent-ils prendre fin ?

- Quelle est la position la gauche, qui pourrait arriver au pouvoir en 2012, sur le projet de création du Conseil d’Alsace ?

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Nous voulons créer, pour l’Alsace, une collectivité nouvelle : le Conseil d’Alsace. Elle réunira les deux Conseils généraux et le Conseil régional au sein d’une seule et même institution et elle pourra obtenir de l’Etat des transferts complémentaires de responsabilités. Aujourd’hui, c’est un moment fondateur que nous vivons. Il nous engage pour l’avenir et donne à notre région la capacité de mieux relever les défis qui se présentent à elle.

Le monde a changé. L’organisation territoriale qui, longtemps, a permis aux Alsaciens de construire leur développement et de vivre ensemble, arrive en bout de course. Les lignes ont bougé. Depuis 2008, la crise a accéléré les grandes mutations qui affectent le monde et qui touchent aussi notre région.

Les Départements ont été créés à la fin du XVIIIe siècle par l’inspiration révolutionnaire pour organiser les territoires de la République et tourner le dos aux provinces de l’Ancien Régime. Les Régions ont été portées sur les fonds baptismaux à la fin du XXe siècle, quand la France a éprouvé le besoin de se décentraliser après des siècles de centralisation.

Nos collectivités ont montré leur pertinence et leur efficacité. En Alsace, elles se sont toujours inscrites avec volontarisme dans les réformes et initiatives de décentralisation. Elles ont su agir sur chaque territoire, au plus près de nos concitoyens, tout en conduisant des politiques ambitieuses.

Mais demain, qu’en sera-t-il ? L’Alsace pourra-t-elle, longtemps encore, jouer en ordre dispersé ? Dans un monde qui bouge, face à de grandes régions qui, partout en Europe, s’affirment et se développent, nous avons besoin d’une Alsace encore pus  forte pour mieux protéger les Alsaciens, leur garantir un service public de qualité et accroître la compétitivité de l’économie alsacienne, tout en conservant les effets positifs de la proximité.

Le Conseil d’Alsace est pleinement une collectivité créée pour le XXIe siècle.

Notre époque est saisie de doutes et de craintes. Elle porte aussi en elle de grandes promesses et de grands espoirs. Le Conseil d’Alsace doit être pour tous nos concitoyens une espérance partagée.

La crise que nous traversons est d’une ampleur sans précédent. Les conséquences peuvent être très graves. Nous voulons, à notre niveau, prendre en compte les besoins de simplicité et d’efficacité de l’action territoriale et répondre aux attentes de nos concitoyens et de nos territoires. Ceci nous ouvre des perspectives pour l’avenir.

En enclenchant aujourd’hui le processus qui conduira à création de la collectivité nouvelle dont l’Alsace a besoin et que nos concitoyens appellent de leurs vœux, c’est une ambition à la hauteur des enjeux du temps présent que nous donnons à notre région tout entière.

En réunissant en formation de congrès le Conseil général du Bas-Rhin, le Conseil général du Haut-Rhin et le Conseil régional d’Alsace, nous voulons franchir une étape décisive pour l’Alsace et son avenir, en saluant toutes celles et ceux qui s’engagent à nos côtés pour faire aboutir ce projet novateur.

Une question est posée, solennellement, à l’ensemble des élus départementaux et régionaux : souhaitez-vous que le Conseil d’Alsace, nouvelle collectivité territoriale, voie le jour ?

En répondant « oui » à cette question, les élus manifesteront leur volonté de donner à l’Alsace une nouvelle gouvernance, d’être à l’avant-garde de la décentralisation, de mieux prendre en compte les caractères spécifiques de notre région et de rassembler les conditions qui nous permettront de mieux relever ensemble les grands défis de l’avenir.

En répondant « oui » à cette question, les élus répondront à une aspiration profonde de nos concitoyens d’Alsace, qui expriment, chaque fois qu’ils sont interrogés, le désir d’une action publique plus proche d’eux, plus efficace, plus économe en moyens et plus pertinente.

« De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace ! » Le mot de Danton résonne encore jusqu’à nous, comme un appel lancé à tous les élus de la République à ne jamais vivre sur leurs acquis, pas plus qu’à accepter les situations en renonçant à les changer.

La création du Conseil d’Alsace est, en soi, la révolution par l’audace pour tous les Alsaciens. Elle remet en question notre façon de nous organiser, c’est-à-dire de penser notre développement et d’agir collectivement.

De l’audace, il en faudra à chaque membre du Congrès d’Alsace pour inventer la nouvelle collectivité unique alsacienne.

Il nous faudra, dans les prochains temps, réfléchir aux relations futures du Conseil d’Alsace avec l’Etat et aux transferts de compétences nouvelles que nous devons obtenir de lui. Il va de soi que la nouvelle collectivité bénéficiera au minimum de l’intégralité des dotations attribuées par l’Etat aux trois collectivités actuelles. Nous devrons également conduire nos réflexions sur la manière de jouer la carte des complémentarités territoriales avec les grandes agglomérations et avec les intercommunalités.

Toute l’Alsace et toutes ses forces vives sont appelées aujourd’hui, avec leurs élus, à participer aux travaux que nous ouvrons.

Il faudra à tous les élus départementaux et régionaux de l’audace pour répondre aux aspirations légitimes des Alsaciens. Ils n’en manqueront pas.

Car tous, nous avons conscience du caractère extrêmement novateur de la démarche que nous engageons aujourd’hui.

Nous initions une réforme sans précédent des institutions et des modes de gouvernance en Alsace. Depuis longtemps, les Alsaciens sont attachés à la décentralisation. En instituant cette collectivité nouvelle, nous donnons à nos territoires une longueur d’avance sur le reste du pays. Nous affirmons ainsi le caractère précurseur et pionnier de l’Alsace en matière de décentralisation et d’organisation des pouvoirs locaux.

Nous avons également conscience que cette réforme permettra à notre région tout entière de mieux prendre en main son destin, en s’organisant mieux, en s’ouvrant bien davantage sur nos voisins et en prenant mieux en considération l’identité et la culture régionales. Nous sommes Français, attachés aux valeurs de la République. L’Europe nous appelle. Et c’est pour mieux servir cet attachement et cette vocation que nous voulons doter notre région d’une gouvernance innovante et inédite.

Enfin, si nous désirons instituer une nouvelle collectivité alsacienne, fruit de la réunion du Conseil général du Bas-Rhin, du Conseil général du Haut-Rhin et du Conseil régional d’Alsace, c’est que nous voulons donner à nos concitoyens et à nos territoires toutes leurs chances pour l’avenir.

L’Alsace a connu, par le passé, des réussites éblouissantes et des succès éclatants. Sera-t-elle en mesure d’en connaître d’aussi grands dans les dix ou les quinze ans qui viennent ? Assurément oui ! Oui, si dès aujourd’hui elle ose relever les défis, réinventer l’organisation de son territoire, moderniser et rationnaliser l’intervention publique, être plus près de chaque territoire tout en étant plus forte  en Europe et dans le monde.

Instituer le Conseil d’Alsace, c’est choisir l’action collective, en adaptant notre organisation territoriale aux évolutions actuelles et en anticipant le monde de demain. Instituer le Conseil d’Alsace, c’est accepter de relever ensemble les grands défis qui se présentent à nous. C’est avoir de l’audace pour l’Alsace et pour tous les Alsaciens.  Nous voulons mettre l’Alsace en mouvement et le faire ensemble.

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E kleini Revolution

Posted on novembre 14th, 2011 by Klapperstein

Samedi 12 novembre. La création du Conseil d’Alsace semble enfin être sur de bonnes voies. Buttner a manifestement cessé d’être un frein à l’aboutissement du projet. C’est ce qu’indique les déclarations et le calendrier dévoilé ce samedi par Richert, Kennel et Buttner. La réunion d’un congrès réunissant les trois assemblées territoriales alsaciennes est prévue à Colmar le 1er décembre 2011 et un référendum au second semestre 2012. Étant donné l’écho donné au projet de création du Conseil d’Alsace par les médias parisiens dis Wochenand (articles du Monde et du Figaro, reportage à TF1), cette petite révolution (pour reprendre l’expression du Figaro) a visiblement toutes ses chances d’aboutir en 2014.

Le journal de TF1 s’étonne d’ailleurs de la pusillanimité de la presse alsacienne sur l’annonce d’un accord pour la création du Conseil d’Alsace, alors qu’il s’agit visiblement d’un évènement d’une importance historique. En témoigne l’article de L’Alsace que nous publions ci-dessous, qui du reste  envisage la création du Conseil d’Alsace d’un point de vue français (nouveaux équilibres entre Paris et les territoires) et non d’un point de vue alsacien ( union politique de l’Alsace, création d’un parlement au pouvoir réduit). Il est vrai que L’Alsace et les DNA devraient plutôt s’appeler, par honnêteté intellectuelle, le Rhin Républicain ou L’Alsace Française, leur tropisme parisien allant même jusqu’à désappointer ces bons journalistes de TF1 !

Les transferts de compétence entre l’État français et de la nouvelle Assemblée alsacienne reste bien sûr encore à déterminer, comme il reste à déterminer les  arbitrages financiers entre Paris et l’Alsace qui n’ont cessé de faire par le passé de notre Heimet la vache à lait privilégié de l’État français. Die elsässische Milchkuh hat schon zu viel ausgegeben und hat die Nase voll ! (Pàris düet uns üssüga !)

En plus de ces questions majeurs demeure un problème fondamental pour le futur Conseil d’Alsace : le mode de scrutin. L’imposture démocratique à la française est généralement fondée sur le scrutin majoritaire. Les scrutins (pseudo) proportionnels étant quant à eux biaisés par une barre d’éligibilité beaucoup trop haute (10%) et une prime majoritaire qui marginalise fortement, c’est son but, les élus n’appartenant pas à la majorité. Le Conseil d’Alsace devrait pour sa part expérimenter un système mixte, principalement majoritaire avec une dose de proportionnel, apparemment à peu près trois quart majoritaire, un quart proportionnel.

Hors l’intérêt et la vertu du scrutin proportionnel est de permettre aux petits partis d’être représenté (et à travers eux leurs électeurs) et donc de participer activement aux décisions en fonction de leur poids respectif. En divisant leur représentation par quatre (un quart de proportionnel), là où le scrutin majoritaire la supprime quasiment de fait, le système mixte fausse également fortement l’expression démocratique et donne aux représentants des partis qui ne dominent pas le jeu démocratique un rôle quasi symbolique. On est là dans une logique de démocratie alibi plutôt que dans une logique de démocratie représentative.

Et puisque à l’occasion de cette « petite révolution » institutionnelle, le wind of change, ce vent de l’histoire et du changement semble souffler uf unser Làndel, provoquons une révolution démocratique, proposons à nos braves élus d’introduire la démocratie directe en Alsace à l’occasion de cette modification institutionnelle, contraignions nos braves élus à nous laisser choisir nous-même les modes de scrutin par lesquels nous souhaitons, ou pas, les élire, comme si nous étions le peuple souverain, comme si étions vraiment en démocratie.  Cette révolution, en l’absence de possibilité d’initiative populaire, pouvons-nous seulement la proposer, la quémander, ou avons-nous les moyens de contraindre les décideurs à la réaliser ? En d’autres termes, sommes-nous vraiment en démocratie ?

Politique L’Alsace, laboratoire de nouveaux équilibres entre Paris et les territoires

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Guy-Dominique Kennel, président du conseil général du Bas-Rhin, Charles Buttner, président du conseil général du Haut-Rhin, et Philippe Richert, président du conseil régional, ont dévoilé hier les grandes lignes du projet de création d’un conseil unique d’Alsace.

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Les présidents des trois assemblées territoriales alsaciennes ont dévoilé hier les grandes lignes et le calendrier du projet politique qui sous-tend la création d’un conseil unique d’Alsace, après plusieurs mois de négociation et de discussions parfois vives.

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« On vit un moment particulier, car ce n’était pas gagné d’avance ! », a déclaré hier Philippe Richert, président du conseil régional d’Alsace et ministre en charge des Collectivités territoriales. Avec Guy-Dominique Kennel et Charles Buttner, les deux présidents respectifs des conseils généraux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, il a dévoilé le calendrier devant conduire, d’ici 2014, à la création d’un conseil unique d’Alsace. L’accord enfin trouvé par les trois présidents, à l’issue de plusieurs mois de travail, « est la condition sine qua non de la réussite du projet », a-t-il encore ajouté.

La création de la nouvelle collectivité devra répondre aux attentes des Alsaciens confrontés au chômage, aux problèmes de logement et à l’incertitude générée par la crise financière actuelle. « Cette nouvelle collectivité est portée par un projet politique, a relevé Guy-Dominique Kennel, et intégrera les compétences des conseils généraux et du conseil régional. Mais s’ajouteront de nouvelles compétences issues du transfert de l’État vers la nouvelle collectivité. »

L’ambition du projet est d’arriver à approcher l’organisation des Länder allemands. « On pourrait avoir la responsabilité de l’organisation de l’Éducation nationale, des routes nationales — comme par exemple le contournement de Sélestat, qui se fait aujourd’hui à partir de Nancy — ou encore du logement, à condition que l’État nous en donne les moyens financiers, reprend Philippe Richert. L’application normative des textes réglementaires nous permet de trouver des solutions un peu différentes de celles au niveau national. Cela va renforcer l’Alsace en terme de droit local par rapport au droit national. »

Charles Buttner estime ainsi que dans le cas de la plate-forme de l’EuroAirport, dont les problèmes viennent en partie de droits du travail différents entre la Suisse et la France, « il faudra trouver une réglementation locale qui s’adapte aux conditions spécifiques de cette zone frontalière ». Le Haut-Rhinois voudrait voir l’Alsace s’associer aux régions voisines d’Allemagne et de Suisse, « pour former une région métropolitaine transfrontalière », au sens européen, qui serait tiré vers le haut « par le canton de Bâle Ville, dont le PIB par habitant est le plus fort au monde après le Qatar »…

La prochaine étape du projet va être la réunion à Colmar, le 1 er décembre, du congrès réunissant les trois assemblées territoriales alsaciennes. Elles débattront et amenderont au besoin les orientations-cadre du projet. Puis le projet devra être soumis à l’approbation de chaque assemblée qui, chacune, pourra apporter des modifications. Un dernier retour sera fait devant le congrès pour entériner le texte final.

« Ensuite, précise Guy-Dominique Kennel, les citoyens seront consultés par référendum. » Compte tenu des délais pour légiférer et obtenir l’aval du Conseil d’État sur la tenue de ce référendum, ce dernier devrait se tenir au cours du second semestre 2012, soit après les échéances électorales présidentielles.

Quid du projet si la gauche vient au pouvoir ? Pour Philippe Richert, le projet de conseil unique dépasse les clivages politiques. « Je n’imagine pas que les transferts de compétence demandés ne puissent pas être accordés. Nous sommes prêts à expérimenter ces transferts pour d’autres régions de France. » L’Alsace deviendrait ainsi un laboratoire des nouveaux équilibres entre Paris et les territoires.

Le fonctionnement de la future assemblée unique est encore en débat. « Il y a deux modèles possibles, souligne le président du conseil régional, le modèle français, avec un président de l’exécutif, et le modèle allemand, avec une tête pour l’exécutif et une pour le législatif. »

Pour siéger, 74 conseillers alsaciens seront élus au scrutin uninominal. S’ajouteront des élus à la proportionnelle, pour arriver à une fourchette de 96 à 110 conseillers au total pour l’assemblée. Le siège de ce conseil unique se partagera entre Strasbourg et Colmar.

Le siège législatif, c’est-à-dire le pouvoir de type réglementaire, se tiendrait dans l’une des deux villes et le pouvoir exécutif dans l’autre. Mulhouse ne serait pas oubliée, ceci pour ménager les susceptibilités des uns et des autres — la Ville de Mulhouse et celle de Strasbourg ayant déjà fait entendre leurs voix ces derniers jours —, et garder un équilibre entre Haut-Rhin et Bas-Rhin. Pour Charles Buttner, qui a bataillé ferme pour que la nouvelle collectivité siège à Colmar, « après tout, la région du Rhin supérieur est aussi polycentrique. C’est peut-être une tradition rhénane ! »

« En tout cas, affirme Guy-Dominique Kennel, quelle que soit la solution retenue, il n’y aura pas de nouveau siège à construire, Colmar comme Strasbourg étant en capacité d’accueillir tous les futurs conseillers d’Alsace. »

Quelle : L’Alsace 13/11/2011

Conseil d’Alsace : Vereinbarung in Sicht ?

Posted on novembre 8th, 2011 by Klapperstein

Conseil unique Accord en vue sur « une nouvelle collectivité »

Les présidents Philippe Richert, Jean-Dominique Kennel et Charles Buttner sont parvenus à un accord sur le conseil unique d’Alsace, après une ultime réunion dimanche soir, à Sélestat.

« Nous allons mettre en place la nouvelle collectivité dont notre région a besoin pour répondre aux défis de notre temps et gérer les grands dossiers structurants », a lâché le président du conseil régional, Philippe Richert, avant de remettre, hier soir, les insignes de chevalier de la Légion d’Honneur au président du conseil général du Bas-Rhin, Guy-Dominique Kennel. En le remerciant pour « son engagement » (lire ci-dessous).

Le matin même, Guy-Dominique Kennel, dans le Bas-Rhin, et Charles Buttner, dans le Haut-Rhin, avaient dévoilé à leur majorité les grandes lignes du contrat scellé la veille. Le mot « fusion » ne figurerait pas dans le texte qui avait été « recharpenté », dimanche soir. Mais il s’agit bien de « créer une nouvelle collectivité », ce qui revient à supprimer les deux Départements et la Région.

Maintien de deux conseils territoriaux

Les trois dirigeants, qui se sont entendus sur une gouvernance respectant l’équilibre entre le Haut-Rhin et le Bas-Rhin, ont évoqué aussi « le projet » qui englobe une douzaine de grands dossiers. Par ailleurs, l’accord prévoit le maintien de deux « conseils territoriaux », même si d’aucuns, comme le président Kennel, espèrent faire évoluer ce concept vers plusieurs conseils. Enfin, les trois présidents ont signé pour un scrutin mixte, incluant une dose de proportionnelle.

Le texte sera soumis aux trois assemblées qui se réuniront en congrès le 1 er décembre ( L’Alsace de dimanche) à l’Hôtel du Département à Colmar. Prévu pour les 31 élus haut-rhinois, l’hémicycle devra être aménagé pour recevoir les 122 élus alsaciens. D’ici à cette réunion, il convient de rester prudent. Les trois présidents étaient déjà parvenus à un accord qualifié d’ « historique » le 22 janvier dernier…

De même, il sera difficile d’organiser un référendum avant l’élection présidentielle. « Il faut voir comment on associera la société civile pour finaliser le projet et le porter », a reconnu Philippe Richert. En fin politique, il sait qu’il lui faudra, de plus, l’appui de la gauche pour avancer. Quel que soit le gouvernement au pouvoir en 2012…

Quelle : L’Alsace

Conseil d’Alsace

Posted on novembre 8th, 2011 by Klapperstein

Ci-dessous, tiré de l’Express, le calendrier prévisionnel pour la création du Conseil d’Alsace. Wait and see. Warten und schauen…

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Décembre 2011 Réunion solennelle d’un congrès d’Alsace qui réunira les élus des trois assemblées (conseil régional et conseils généraux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin).

D’ici à la mi-2012 (avant les 2 tours des 22 avril et 6 mai de l’élection présidentielle) Elaboration d’un texte de loi spécifique.

D’ici la mi-2013 Référendum régional sur le projet de rapprochement des trois grandes collectivités locales alsaciennes. Le « oui » doit recueillir la majorité absolue des suffrages et représenter plus de 25% des inscrits dans les deux départements.

Courant 2013 Vote de la loi spécifique sur l’expérimentation alsacienne (en cas d’issue favorable du référendum).

Mars 2014 Election des conseillers territoriaux et entrée en vigueur du système spécifique alsacien.

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Verbundenen Artikel : Un Conseil Unique d’Alsace, ou pas !

Conseil d’Alsace : tout reste à faire

Làchsch net ?

79% des Alsaciens favorables à un référendum sur la création d’un Conseil Unique d’Alsace

Un Conseil d’Alsace pour 2014 ?

Politik Kategorie : Alle Artikel

Wo ist eigentlich die Demokratie im Elsass ?

Posted on juillet 13th, 2011 by Klapperstein

En l’absence de démocratie directe in unsra Heimet, nous sommes, nous autres Alsaciens, condamnés à regarder la suite du feuilleton concernant la création (ou pas !) d’un Conseil d’Alsace unique en simples spectateurs.

Pourtant, début mai, plus de 79% des alsaciens se sont déclarés favorables lors d‘un sondage à la mise en place d’un référendum sur cette question, et toujours selon le même sondage, 60% des Alsaciens (23% contre, 17% sans opinion) voteraient « oui » à la création d’un Conseil d’Alsace, ce qui équivaudrait à 72% de « oui » contre 28% de « non » à la sortie des urnes. C’est à dire une majorité plus que conséquente en faveur du projet de fusion.

Nous posons donc la question à la République Française, toujours si fières de ses forfaits en tout genre, présents comme passés, et notamment de ses graves manquements à la démocratie, nous posons la question aux Alsaciens eux-mêmes : où est la démocratie en Alsace ? Wo ist eigentlich die Demokratie im Elsass ? Langt’s denn verklammi immer noh nit !

Conseil d’Alsace Une tentative pour renouer le dialogue

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Pas sûr que la rencontre entre Philippe Richert et les conseillers généraux haut-rhinois, lundi à Colmar, suffise à relancer un dialogue au point mort sur le Conseil d’Alsace.

La réunion, à huis clos, a duré plus de trois heures. Alors que le président Buttner s’oppose à la fusion des trois collectivités, le débat était attendu, y compris dans les rangs de sa majorité. puisque 23 élus haut-rhinois étaient présents, malgré la période estivale et des changements de dernière minute.

Le président de la Région Alsace et ministre des Collectivités se félicite en tout cas d’avoir pu entretenir pour la première fois « un dialogue direct et un vrai débat » avec l’assemblée haut-rhinoise, « toutes sensibilités cofondues ». Suffisant pour débloquer la situation, alors que le Haut-Rhin refuse de suivre la marche vers la fusion engagée par la Région et le Bas-Rhin ? Pas sûr. Les nombreuses interventions montrent que chacun campe sur ses positions. « On a bien ressenti dans le propos de Philippe Richert qu’il n’y a pas d’alternative à la fusion », commente un des participants.

Le ministre le reconnaît : la rencontre n’a pas permis de « gommer les divergences ». Mais au moins de « clarifier certains points, quand les gens sont mal informés, voire intoxiqués ». Concernant le mode de scrutin notamment, il pense avoir calmé les inquiétudes : « La proportionnelle s’ajouterait, mais il n’est pas question de supprimer les conseillers généraux ».

Pour Philippe Richert, la recontre a tout de même permis de dégager quelques — maigres — points de consensus. Unanimité autour d’un « Conseil d’Alsace le plus fort possible, avec le plus de souveraineté possible », et pour une rencontre des trois collectivités sur le sujet, qu’il espère pour « cette année encore ».

Un « groupe projet » à l’automne ?

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En attendant, un « groupe de travail » issu des trois collectivités devra travailler sur le fameux « document unique ». La constitution d’un « groupe projet », élargi notamment au Céser, est en revanche reportée à la rentrée. « Le groupe de travail permettra déjà de voir sur quoi on peut avancer », se réjouit Brigitte Klinkert, pour qui la réunion a permis de « débloquer les choses ».

« Aucune avancée, aucun calendrier », regrettent au contraire les déçus, à l’image de Jo Spiegel, ardent partisan de la fusion mais « très pessimiste » sur la suite des événements. Le socialiste reproche à Philippe Richert un « déficit de méthode ». Et appelle à « s’adresser directement à population » plutôt que de « travailler entre soi sur un petit document unique ».

« Chacun a réussi à écouter l’autre et tout monde est d’accord pour une entité unifiée. C’est déjà pas si mal », tempère l’écologiste Henri Stoll, qui s’interroge sur la composition du groupe de travail : « La représentation de chaque sensibilité dans chaque assemblée me semble le minimum syndical. » Charles Buttner, lui, s’est engagé à la discrétion envers son assemblée et n’a pas souhaité commenter la rencontre.

Quelle : L’Alsace

La petite récitation républicaine de monsieur Bischoff

Posted on juin 15th, 2011 by Klapperstein

Les DNA ont publié le 31 mai un article de l’historien Georges Bischoff sur les cent ans de la constitution d’Alsace-Lorraine. On y voit ce dernier en photo, le regard fixant l’horizon, calme et solennel. Le lecteur des DNA, qui a peut-être la naïveté de croire que son journal l’éclaire et l’informe plus qu’il ne le trompe et le désinforme, peut lire le titre « Se garder de tout anachronisme ». Le décors est planté, l’historien parle au béotien, la France parle à l’Alsace et le professeur, le scientifique rémunéré par l’argent de nos impôts, armé de son érudition, de sa rigueur et son objectivité, va donner son point de vue sur le centenaire de la constitution.

Après quelques lignes de mise en garde et de mise en place de son autorité (mettre en perspective / faire œuvre de pédagogie / connaître les circonstances / se garder de tout anachronisme), monsieur Bischoff entre dans le vif du sujet : « Elle (la constitution) est tout sauf démocratique ». Elle aurait pu être peu démocratique, avoir des faiblesses, être moyennement démocratique, et bien non, pas du tout, elle est simplement tout sauf démocratique ! Suite à cette affirmation pour le moins péremptoire, l’historien nous énumère bien les inconvénients de la constitution, mais n’y trouve manifestement aucun point positif. Il laisse également entendre que la chambre haute du Landtag est entièrement nommé par l’Empereur, une contre-vérité parmi d’autres.

Il omet de préciser l’existence de la chambre basse du Landtag, élu au suffrage universel et clé de voute de la nouvelle architecture démocratique du Reichsland. Il feint d’ignorer qu’au sein d’un État fédéral, les parlements des États fédérés ont par définition un pouvoir limité par le pouvoir de l’État fédéral, comme c’est le cas aujourd’hui aux États-Unis, en Allemagne ou en Suisse, sans quoi les États en questions seraient tout simplement non pas fédérés, mais indépendants. Cet historien, qui met en garde ces lecteurs du risque d’anachronisme, reproche en fait à la constitution de 1911 de ne pas être plus démocratique que ne le sont les constitutions actuelles de l’État de Californie ou du canton de Berne !

De toute évidence le regard que porte monsieur Bischoff sur cette période de l’histoire est entièrement conditionné par une grille idéologique pour laquelle tout ce qui est français et républicain est forcément positif et démocratique, alors que ce qui est allemand ou germanique est forcément négatif et antidémocratique. Une telle attitude ne laisse évidemment aucune place à la nuance, à la complexité, à honnêteté ou à l’objectivité. Le ton sarcastique et hargneux (une principauté d’opérette / constitution postiche / fossile sans grand intérêt / folklore dérisoire / la soupe tiède d’une commémoration sans esprit) trahit par ailleurs un état d’esprit aussi peu courtois que scientifique.

Mais notre historien ne s’arrête pas là. Il affirme encore dans une bouffée d’irrationalité que la constitution de 1911 (qui donnait sans conteste au Reichsland Elsass-Lothringen une plus grande autonomie par rapport au Deutsche Reich ) représentait la fin de l’Alsace alsacienne ! D’un point de vue logique, c’est une phrase qui n’a simplement aucun sens. On peut néanmoins la comprendre en considérant que pour notre monsieur Bischoff, Alsace alsacienne ne peut signifier rien d’autre qu’Alsace française. La phrase redevient alors tout à fait pertinente et pleine de sens. Et il est vrai qu’une plus grande autonomie et qu’une meilleur démocratie en Alsace-Lorraine ne faisait pas les affaires des va-en-guerre germanophobes et républicains de l’époque. Pas plus que de ceux qui semblent bien s’y identifier encore aujourd’hui.

Mais le meilleur, c’est à dire le pire, arrive finalement à la conclusion du texte. Il y est question d’un folklore dérisoire d’une poignée de nostalgiques qui renvoie à d’autres frustrations et qui camoufle un révisionnisme rampant. Il y est question d’ être immunisé contre le poison que représenterait toute forme d’intérêt pour la constitution de 1911. Il ne s’agit plus ici d’un débat ou d’une querelle entre partisans du fédéralisme ou du centralisme, il ne s’agit plus ici d’apprécier positivement ou non la constitution de 1911. L’historien qu’est Georges Bischoff connait le poids des mots et le sens hautement péjoratif que peu avoir le terme révisionniste, surtout associé à des mots comme poison, folklore et nostalgique. L’historien qu’est Georges Bischoff n’a de toute évidence pas d’argument valable pour critiquer la constitution de 1911 et l’intérêt que de nombreux alsaciens lui porte aujourd’hui. Il essaie donc de mystifier ses lecteurs par des procédés rhétoriques indignes et de les intimider par les amalgames les plus douteux.

Ce qui n’est malheureusement pas une surprise, ni de sa part, ni de la part du journal dans lequel il a publié son petit rappel à l’ordre. Un rappel à l’ordre où la hargne et la mauvaise fois ne laisse aucune place à l’objectivité et à la plus élémentaire honnêteté intellectuelle. Un rappel à l’ordre qui ressemble étrangement à une petite récitation républicaine, méchante et naïve, comme peuvent l’être parfois ces enfants frustrés et contrariés par une réalité hostile qu’ils ne veulent accepter, comme le sont trop souvent les idéologies et leurs partisans.

Pour lire l’article des DNA, cliquez ci-dessous.

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Colloque 1911 – 2011, vendredi 10 juin

Posted on juin 8th, 2011 by Klapperstein

-   Vendredi 10 juin 2011, au Palais du Rhin, Place de la République in Strossburi. 

Colloque du centenaire de la constitution de 1911 du Reichsland Elsass-Lothringen, organisé par l’ICA, Initiative Citoyenne Alsacienne

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