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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Dialecte et allemand standard: complémentarité ou concurrence ?

Posted on août 17th, 2016 by Klapperstein

Dialecte et allemand standard: complémentarité ou concurrence ?

par André Weckmann

Il est surprenant, voire inquiétant qu’après vingt années de réflexions, de discussions, d’écrits sur ce thème, par des pédagogues, par des linguistes, par nous-même, les valeurs du dialecte, l’intercompréhension dialectale, les interrogations quant à sa survie, les rapports des dialectes avec la langue standard posent toujours des problèmes en Alsace.

Essayons, pour commencer, de clarifier les choses:

Tout d’abord, un dialecte, notre dialecte, n’est pas un patois. Le patois est en effet la survivance d’un ancien dialecte relégué à un état proche de l’extinction définitive. Il est pratiqué dans des aires très restreintes par des locuteurs situés au bas de l’échelle sociale. Il ne véhicule plus la culture populaire et ne connaît pas de production littéraire. Ce qui n’est pas le cas de notre dialecte alsacien. Nous le verrons plus loin.

Le dialecte, les dialectes? Il s’agit chez nous en effet de deux dialectes, le francique et l’alémanique dans leurs différentes variantes, leurs différents mélanges aussi dans les zones de contact. Nous appelons cet ensemble dialectal: Elsasserditsch, allemand alsacien ou encore, en simplifiant: l’alsacien.

Ces variantes dialectales sont chacune un code d’identification local. C’est ainsi que, dans la plupart des cas, on reconnaît l’origine géographique du locuteur à son parler: wissembourgeoise, d’Alsace Bossue, du Kochersberg, strasbourgeoise, colmarienne, mulhousienne, sundgovienne, etc..

Unter dem Terminus Elsässische Mundart versteht man eigentlich zwei Dialekte: Alemannisch und Fränkisch in verschiedenen Varianten und Mischformen, pfälzisches Rheinfränkisch im äußersten Norden, lothringisches Rheinfränkisch im Krummen Elsaß, Alemannisch, von Nieder- bis Hochalemannisch, im übrigen Elsaß. Es gibt also keine einheitliche elsässische Mundart, deshalb benennen wir das im Elsaß gesprochene dialektale Deutsch: Elsässerdeutsch (Elsässerditsch), das heißt: Deutsch so wie es im Elsaß gesprochen wird.

Ces variantes vivent côte à côte depuis des siècles. Ce sont soeurs et cousines, la parenté est indiscutable. Nous nous comprenons sans problèmes les uns les autres, les inévitables différences ne font pas obstacle. L’intercompréhension alsacienne est une réalité. Les émissions dialectales de France 3 Alsace en font la démonstration: le sundgovien de Guschti Vonville et le strasbourgeois de Christian Hahn sont bien la même langue, même si le vocalisme diffère.

Evidemment, pour qui ne pratique le dialecte qu’épisodiquement et imparfaitement, le francique de Lauterbourg et le haut-alémannique de Ferrette peuvent apparaître comme des idiomes exotiques. Malheureusement, ce sont souvent ces personnes-là qui excellent à semer la confusion dans les esprits. Il est vrai qu’en Alsace, dans ce domaine, n’importe qui dit n’importe quoi.

L’expérience de René Egles, la mienne propre et celle de mes collègues qui ont pratiqué la méthode Im Zwurwelland de restructuration du dialecte avec passage naturel vers le Hochdeutsch a prouvé qu’on peut très bien s’adresser à des enfants parlant un dialecte différent de celui de l’enseignant sans que cela pose des problèmes de compréhension.

Dieses Elsässerditsch wird, trotz der vielen lokalen Verschiedenheiten, von dialektsprachigen Elsässern von Lauterburg bis Basel verstanden. Wer das Gegenteil behauptet, zeugt von einer krassen Unkenntnis unserer Sprachsituation. Wer dann – wie noch kürzlich von sogenannten Intellektuellen zu hören war – die enge Verwandtschaft zwischen Elsässerdeutsch und der Dachsprache Hochdeutsch verneint, der streut wissentlich, gelinde gesagt, eine Unwahrheit aus.

Le dialecte et l’allemand standard: ce sont deux expressions d’une même langue. La première, expression régionale, est plutôt orale et non codifiée, la deuxième est langue officielle de référence à l’intérieur du domaine germanophone, Dachsprache des différents dialectes et langue de grande communication.

On a pensé longtemps que le dialecte pouvait se maintenir plus authentique et plus pur s’il était coupé de l’allemand standard.

C’était une grave erreur, car c’était le confiner dans un passé rural avec un vocabulaire basé sur des techniques devenues obsolètes. En outre, ce code oral confronté à la pression monopolistique de la langue française ne peut résister à cette emprise sémantique et même sa structure grammaticale – qui est en gros identique à la langue standard – s’en trouve attaquée, minée, et finalement détruite. Coupé de la Dachsprache, de son enseignement, de sa pratique, ne fut-ce que par la lecture, le dialecte n’a aucune chance de survie. Car sa sève nourricière, il la tire de l’allemand standard, littéraire, et c’est grâce à lui qu’il a la possibilité de s’adapter à la vie moderne sans se dévoyer dans un code-switching francalsaco, un pidgin-elsässisch qui est l’avant-dernier stade avant sa disparition définitive.

Il ne peut donc y avoir de dialecte vivant sans un Hochdeutsch vivant.

Der Dialekt ist von seiner Dachsprache, Standarddeutsch, abhängig. Beide Ausformungen haben dieselbe grammatische Struktur. Die Unterschiede liegen in der Lautung, teilweise auch im Wortschatz, sie sind aber nicht gravierend. Die Schriftsprache stützt die nicht normierte dialektale Umgangssprache lexikalisch und strukturell ab, die sonst nicht dem Druck der Nationalsprache widerstehen könnte. Man merkt dies am besten bei Dialektsprechern der jüngeren und mittleren Generation, für die Hochdeutsch quasi zu einer Fremdsprache geworden ist: Ihre Ausdrucksfähigkeit in der Mundart ist stark reduziert. Es kann also keine lebendige Mundart ohne die Abstützung durch die Standardsprache geben. Fehlt diese Abstützung, verarmt die Mundart, verkümmert und stirbt schließlich ab.

Il ne peut pas non plus y avoir en Alsace de Hochdeutsch vivant sans un dialecte vivant. Il ne peut pas y avoir de bilinguisme franco-allemand effectif et performant sans la présence d’un dialecte vivant.

Le bilinguisme alsacien n’est possible – Eugène Philipps le dit depuis vingt ans – que si les deux langues ont une existence sociale en Alsace. L’existence sociale de la langue allemande est assurée chez nous par la pratique du dialecte. Même si celui-ci a reculé de façon inquiétante, il marque toujours de sa forte empreinte le paysage linguistique alsacien. Il s’agit donc d’assurer la pérennité de cette présence dialectale. Car si elle disparaissait, l’allemand n’aurait plus aucun ancrage en Alsace.

Im Gegenzug kann es aber auch bei uns keine echte, gelebte deutsch-französische Zweisprachigkeit geben ohne die Mitwirkung des Dialekts. Der Weg vom dialektalen Deutsch zu Standarddeutsch ist doch viel kürzer und einfacher als von Französisch zu Deutsch, das wird ein jeder einsehen. Und eine gelebte Zweisprachigkeit kann es nur dort geben, wo beide Sprachen einen sozialen und kulturellen Status haben. Dies ist immer noch der Fall im Elsaß, trotz des starken sprachlichen Abwanderungstrends. Wenn Elsässerditsch aus unserer Sprachlandschaft verschwinden würde, wäre Deutsch entgültig weg vom Fenster, um das kraß zu formulieren. Und das würde nicht nur die Auslöschung unseres kulturellen Erinnerungsvermögens bedeuten, sondern auch und besonders den Zusammenbruch eines der beiden Stützpfeiler der elsässischen Zweisprachigkeit und somit unserer Fähigkeit, uns im europäischen Raum zurechtzufinden.

Le recul de la pratique dialectale est dû en grande partie à l’influence de l’école sur les réflexes linguistiques familiaux.

En effet, des enfants dialectophones entrant en maternelle – d’où la langue maternelle est exclue – apprennent rapidement le français et désapprennent aussi rapidement leur langue d’origine.

Je cite en exemple trois cas que j’ai eu l’occasion d’observer:

1) La petite A, âgée de 3 ans 1/2, vivant dans un milieu ouvrier dialectophone, commençait à s’exprimer couramment dans sa langue maternelle. Depuis sa scolarisation, ses connaissances en dialecte régressent de jour en jour. Les parents font tout leur possible pour maintenir la pratique dialectale, l’enfant fuit cependant les personnes étrangères au cercle familial s’adressant à elle en dialecte, ce qu’elle ne faisait pas précédemment.

2) La petite B, du même âge que la fillette précédente, semble être perdue pour l’expression dialectale. Cette enfant étant devenue muette à la maison, ses parents ont dû abandonner la pratique du dialecte pour renouer le dialogue avec l’enfant.

3) La petite C, elle aussi fille de parents ouvriers, que j’ai connue dialectophone à l’entrée en classe de maternelle – elle est maintenant en CE – est aujourd’hui entièrement monolingue, ses parents ayant capitulé devant la pression sociologique et pédagogique de l’école.

Im Elsaß dient die Ecole maternelle seit jeher dem Erlernen der französischen Sprache. Der Dialekt wurde konsequent verdrängt. Vom traumatischen Erlebnis, die diese Verdrängung nach sich zog, abgesehen, wurde nun dem Kind offenbar, daß der Schlüssel zur Welt, die es zu entdecken gilt, nur ein frankophoner Schlüssel sein kann, und so wurde der Dialekt in seinem Unterbewußtsein zu einer minderwertigen Sprache degradiert, « e Sproch fer nix ». Das Kleinkind war von da an auf ein Gleis gestellt, das es nicht mehr wird verlassen können: das Gleis der sprachlichen Assimilation. Und die Sprechgewohnheiten, die die Kinder sich in der Schule aneignen, werden erfahrungsgemäß zu Hause nur wenig abgebaut, so daß Kommunikationsschwierigkeiten entstehen und den Eltern keine andere Wahl mehr übrigbleibt, als auch in die Schulsprache umzusteigen. Eltern sind nämlich keine Sprachwissenschaftler, sie wissen nicht, wie eine Sprache lebt und wie sie sterben kann. Ihnen geht es auch nicht primär um Sprache, sondern um Kommunikaton mit den Kindern und gute Zensuren.

Ich habe in der Vergangenheitsform gesprochen, da in den meisten Fällen diese Assimilation bereits vollzogen ist. Sie vollzieht sich aber weiter in ländlichen Gegenden, wo der Dialekt sich noch einigermaßen widerstandsfähig zeigt. Dieser Sprachzerstörung muß nun Einhalt geboten werden, damit unsere zweisprachige Potentialität noch quasi in letzter Minute gerettet werden kann.

On entend souvent dire que la responsabilité de cette déperdition incombe aux parents. C’est une argumentation fallacieuse qui dispense ceux qui l’avancent d’une sérieuse remise en question. On ne peut pas exiger des parents de s’opposer de façon conséquente à la politique linguistique de l’école. L’essentiel pour eux est de maintenir le dialogue avec leurs enfants, ceci dans la langue qui est devenue celle des enfants. Nous l’avons vu dans les exemples cités. Et il n’y aura plus de retour possible, les quelques exceptions confirmant cette règle.

Ceci dit, je n’incrimine pas la bonne foi du personnel enseignant, mais le système qui n’a pas rendu ces personnels conscients du fait qu’en pratiquant un exclusivisme linguistique, la langue d’origine est reléguée aux oubliettes, que les enfants la perçoivent comme une langue inutile, alors que la langue officielle est parée du prestige de langue dominante du groupe et langue exclusive de la socialisation. Des circulaires rectorales ont certes conseillé une « ritualisation de la pratique dialectale », des conseils didactiques et des fiches pédagogiques ont été élaborés à cet effet, mais il ne semble pas que l’information soit toujours arrivée à destination.

Il est urgent de redonner à la langue orale régionale, le dialecte, l’image de marque qui lui revient de droit, pour que l’enfant perçoive intuitivement que cette expression est, elle aussi, une clé permettant la découverte du monde extérieur. Et faut-il le rappeler une fois de plus: la pratique du dialecte est une des deux bases indispensables d’un bilinguisme populaire naturel.

Je sais, les dialectes sont perçus négativement par l’école et la société, pas seulement en Alsace d’ailleurs. On ignore – on veut ignorer – que les linguistes et les ethnologues ont redécouvert les valeurs culturelles des petites entités linguistiques qui fondent la richesse intérieure de l’individu, sa personnalité propre dans cette civilisation du nivellement et de l’uniformisation.

On ignore aussi que, du moins dans l’espace culturel germanophone, des poètes se sont emparés de ces idiomes et en ont fait un outil poétique très performant. La littérature dialectale alsacienne contemporaine a elle aussi conquis ses lettres de noblesse, reconnues surtout à l’étranger. Mais il est vrai que le snobisme ambiant soit l’ignore, soit se plaît à la disqualifier « a priori ».

Nicht nur im Elsaß, auch in Deutschland und sogar in Österreich werden die Dialekte seit Jahrzehnten aus der Schule verbannt: es sei schlechtes Deutsch. Wie viele Dialektbiotope wurden so zerstört. Und dabei ist die Aussagekraft der Mundarten der der Standardsprachen ebenbürtig. Sie sind sogar zu einem modernen lyrischen Medium geworden: Man denke an die Meister der konkreten Poesie, H.C. Artmann, Gerhard Rühm und Ernst Jandl, dann an die Schweizer Dichter Kurt Marti und Eugen Gommringer, die alle, neben ihren hochdeutschen Werken, auch, meist experimentelle, Dialektgedichte verfaßt haben. Und auch das Elsaß hat auf diesem lyrischen Gebiet Bahnbrechendes vorzuweisen.

J’ai demandé, voici une dizaine d’années, que l’alsacien, langue maternelle, devrait être pratiqué à l’école dès la petite maternelle, non pas en tant que langue à apprendre, mais langue à sauvegarder et à structurer grâce à des activités ludiques journalières, ceci partout où le dialecte est encore langue de l’environnement familial, la langue à apprendre étant le français. A l’école élémentaire, on serait passé progressivement du dialecte au hochdeutsch. C’eût été là une démarche naturelle, raisonnable.

En dix ans, la situation a changé complètement. Il n’y a plus de zones exclusivement dialectales. Et nous avons maintenant un petit nombre de maternelles bilingues français-allemand qui sont appelées à se multiplier. Comment faire face à cette situation nouvelle pour maintenir la pratique dialectale là où elle n’a pas complètement disparu, comment y organiser le côte à côte dialecte/allemand standard, comment opérer dans les classes bilingues avec des enfants non-dialectophones?

Dans les zones, surtout rurales, où le dialecte est langue de l’environnement social, même si les petits enfants ne le parlent guère, il faut commencer par une éducation bilingue français/alsacien. Mais, il est absolument indispensable d’associer la famille à cette pédagogie. L’alsacien est, en effet, langue de l’affectif, il faut éviter d’en faire une langue « scolaire ». Je proposerai une démarche possible dans la deuxième partie de mon exposé.

Dans les classes bilingues paritaires (français/allemand standard) avec des enfants non-dialectophones on introduira des éléments littéraires dialectaux dans le cursus allemand: comptines, petites poésies, chants, danses, etc. Il est important que ces enfants soient mis au contact de l’expression alsacienne qu’ils entendent – encore – dans la rue, pour qu’ils ne la perçoivent pas comme un idiome étranger mais qu’ils se rendent compte, intuitivement, qu’il s’agit d’une variante alsacienne orale de la langue qu’ils apprennent – qui, de ce fait aussi, ne sera plus perçue comme une langue totalement étrangère. Les socio-linguistes ne me contrediront pas, au contraire. Ces interventions dialectales pourraient être faites par des intervenants extérieurs, si l’enseignante n’est pas dialectophone.

En conclusion:

- Le dialecte alsacien n’est pas un idiome barbare. Il est l’expression millénaire de notre culture populaire, il véhicule tout un ensemble de connotations et de réflexes transmis par les générations.

- Il a ses lettres de noblesse littéraires.

- Il est la base de notre spécificité alsacienne.

- Il est surtout la voie royale qui conduit à un bilinguisme effectif et performant.

- Ce serait pour notre région une perte considérable s’il venait à disparaître par la faute d’une méconnaissance des fonctionnements et dysfonctionnements linguistiques, de réticences et blocages psychologiques, d’un snobisme bourgeois et petit-bourgeois.

- Il est de notre devoir, à nous autres enseignants tout d’abord, qui maîtrisons l’appareil pédagogique, de tout mettre en oeuvre pour sauver ce patrimoine qui représente pour notre région à la fois un enracinement et une ouverture.

Quelle : Facebook Alsace bilingue

Elsasserditsch und Hochdeutsch sind gleich

Posted on janvier 31st, 2014 by Klapperstein

Les dialectes allemands ont précédé la langue commune littéraire, standard « Hochdeutsch » qui s’est formée sur des bases dialectales préexistantes. On constate ainsi que dans nos variantes dialectales et dans l’expression standard l’essentiel des structures syntaxiques et une bonne partie du vocabulaire de base sont identiques. Les divergences sont avant tout d’ordre phonétique; par ailleurs, des particularismes régionaux originels ont été conservés dans le lexique dialectal, d’autres, de formation plus récente, ainsi qu’un certain nombre d’emprunts au français y ont été intégrés. Ich geh in de Wald se dit en allemand : Ich gehe in den Wald. Ich lauf im Wald erum se dit: Ich lauf im Wald umher. Hesch Hunger? se dit: Hast du Hunger? Wursch sahn: Du wirst sehen. Do bin i dheim: Hier bin ich daheim/zu Hause. Ich bin hingefallen. Uf de Mür sitzt e Düb. Auf der Mauer sitzt eine Taube. Nejer Win: Neuer Wein.

L’alsacien et l’allemand standard sont donc indéniablement deux expressions d’une même langue. La première, expression régionale, est plutôt orale et non uniformisée, la deuxième est langue officielle de référence à l’intérieur du domaine germanophone. Dachsprache, langue-toit des différents dialectes et langue de grande communication. Ces deux expressions vivent en osmose, l’une soutenant l’autre. »

André Weckmann, Langues d’Alsace

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L’allemand standard est la forme écrite de l’alsacien, une réalité que tant d’Alsaciens refusent encore de comprendre. La séparation systématique de l’Elsasserditsch et du Hochdeutsch, stratégie savamment entretenue par des décennies de désinformation française, est encore aujourd’hui défendue par les ayatollahs du elsässisches Sprochamt (OLCA) qui dédaignent l’emploi du Hochdeutsch. Ohne das Hochdeutsch gibt es keine Rettung für unsere Muttersprache. Le grand Weckmann, lui, l’avait bien compris. UH

André Weckmann (1924-2012)

Posted on août 1st, 2012 by Unsri Heimet !

D’Werfle sin gràd gfàlle un jetzt schynt d’Sunne e bessl weniger. Adje !

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redd wiss
neger
wiss esch scheen
wiss esch nowel
wiss esch gschit
wiss esch franzeesch
franzeesch esch wiss
wiss un chic
elsasser
elsassisch degaje
net
zall esch brimitiv
vülger
pfui!
drum redd wiss
neger
illneger brischneger moderneger
drum redd wiss
wiss wi z bariss
un dunk dini negersproch
en formol
un schank se em müseum
drum redd wiss
neger
dass d wiss wursch
andli
wiss un gschit
wiss un chic
wiss wi z bariss

(aus de Schrej)

André Weckmann (1924-2012)

Posted on août 1st, 2012 by Klapperstein

Am 30. Juli hat das Elsaß mit André Weckmann einen großen Schriftsteller und Mundartdichter verloren.

Geboren am 30. November 1924 im unterelsässischen Steinburg (Kreis Zabern) als Sohn eines Dorfwirts, wurde er 1943 mit 19 Jahren wie die meisten seiner Genera-tion in die Tragödie des II. Weltkrieges gezogen. Als Soldat der Wehrmacht diente er an der Ostfront und wurde in der Ukraine verwundet.
Nach dem Krieg studierte er Germanistik, wurde Deutschlehrer und arbeitete bis 1989 als Studienrat in einem Straßburger Gymnasium.

Seine über 30 Werke, die er sowohl in französischer wie in deutscher Sprache verfaßte, beschäftigen sich u.a. mit der elsässischen Grenzlandproblematik. Darüber hinaus ist er der Autor mehrerer Lehrbücher für die elsässische Mundart.

Er engagierte sich seit den 70er Jahren öffentlich für den Erhalt der Landessprache bzw. für den Umweltschutz: er war u.a. mit der späteren grünen Regionalrätin Andrée Buchmann eines der Gründungsmitglieder der linksorientierten grün-regio-nalistischen Elsassischi Kültürelli Frunt (1974-1980). 1999 unterschrieb er mit über 400 elsässischen Künstlern, Intellektuellen und Politikern einen Aufruf an die damaligen französischen Staatspräsidenten Chirac und Premierminister Jospin zugunsten der Ratifizierung der Europäischen Charta für die Minderheitensprachen, der allerdings wie üblich unbeachtet blieb.

„Er ist der größte elsässische Dichter seit dem Mittelalter“, resümierte der Verleger Armand Peter gegenüber der Tageszeitung L‘Alsace.

Karl Goschescheck

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Werke André Weckmanns

Gedichte
1975 – Schang d’sunn schint schun lang
1976 – Haxschissdrumerum
1980 – Fremdi Getter
1983 – Bluddi hand
1983 – Landluft
1986 – Apfel am Winterbaum
1989 – elsassischi grammatik oder ein Versuch die Sprache auszuloten

Prosa
1968 – Les Nuits de Fastov
1969 – Sechs Briefe aus Berlin
1973 – Geschichten aus Soranien, ein elsässisches Anti-Epos
1975 – Fonse ou l’éducation alsacienne
1977 – Die Fahrt nach Wyhl, eine elsässische Irrfahrt
1981 – Wie die Würfel fallen
1986 – Odile oder das magische Dreieck
1988 – La Roue du paon, französische Version des Romans Odile oder das magische Dreieck
1992 – Simon Herzog, fragments de substance
2001 – Elsass, ein literarischer Reisebegleiter, herausgegeben zusammen mit Emma Guntz, Insel-Verlag
2003 – Tamie Heimat : Roman
2005 – Schwarze Hornissen. Erzählungen aus dem sonderbaren Land, das Elsass heißt
2008 – Hör der Wind bricht alte Reiser : Weihnachtserzählungen

Quelle : Neues Elsaß-Lothringen 

Alsatian Pride : Eine Etappen-Demo für die Zweisprachigkeit

Posted on octobre 6th, 2011 by Klapperstein

Eine Etappen-Demo für die Zweisprachigkeit im Elsass

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Seit Jahren kämpfen im Elsass sehr seriöse Vereine, Verbände und sogar eine Handvoll Politiker für die Zweisprachigkeit der Region. Erst vor wenigen Wochen eröffnete der Verein ABCM Zweisprachigkeit eine Grundschule, an der nicht nur in beiden Sprachen unterrichtet wird, sondern sogar Kinder von beiden Seiten des Rheins aufgenommen werden. Das macht natürlich Sinn, wenn man bedenkt, dass nach ernst zu nehmenden Schätzungen in den nächsten Jahren in Baden und der Schweiz 22.000 Arbeitsplätze entstehen werden, die von Elsässern ausgefüllt werden können, vorausgesetzt, sie sprechen die deutsche Sprache.

Mitten in die Entwicklung hin zu einer wirklich zweisprachigen Region hat nun die Rektorin der Akademie Strasbourg (was der Leiterin des Oberschulamts entspricht) beschlossen, den paritätischen Unterricht in der Grundschule (12 Stunden auf Französisch, 12 Stunden auf Deutsch) abzuschaffen und durch eine Regelung zu ersetzen, nach der 16 Stunden auf Französisch und nur noch 8 auf Deutsch gegeben werden. Für diese Entscheidung wurden die Vereine und Verbände, die sich seit Jahren mit diesem Thema beschäftigen, nicht einmal angehört. Dabei sollte man unterstreichen, dass diese Vereine wie ABCM, die ICA oder Culture & Bilinguisme nicht etwa elsässische Separatisten sind, sondern sich für eine Zukunft in einer zweisprachigen Region stark machen.

Ab Sonntag organisieren verschiedene Vereine eine „Etappen-Demo“ durch das ganze Elsass, um für die Zweisprachigkeit vom Sandkasten bis zum Abitur zu demonstrieren. Ziel ist es natürlich, die unverständliche Entscheidung des Schulamts zu revidieren, da diese die Bemühungen um die Zweisprachigkeit im Elsass weit zurück wirft. Im Europa der Regionen ist diese Unterwanderung der Zweisprachigkeit ein Skandal und von einer unglaublichen Kurzsichtigkeit.

Alle Fachleute sind sich ohne Ausnahme einig: Wenn kleine Kinder schon sehr früh mit einer oder mehreren Fremdsprachen konfrontiert werden, erlernen sie diese ohne jede Schwierigkeit, praktisch im „Vorbeigehen“ – die Kinder im Elsass dieser Möglichkeit zu berauben ist ungefähr die pädagogisch unsinnigste Entscheidung, die man treffen konnte.

Ein weiterer Nebeneffekt dieser Entscheidung gegen die Regionalsprache ist das mögliche Aufflammen nationalistischer Strömungen im Elsass. So kündigen die Organisatoren dieser „Etappen-Demo“ trotzig an, man würde „wie die Bretonen und Korsen unter der Regionalfahne“ marschieren, „für den elsässischen Stolz“. Denn es macht sich das Gefühl breit, als würden Kultur, Geschichte und Sprache des Elsass einmal mehr unterlaufen, wobei man sich immer noch fragt, wie es bei all den Anstrengungen dieser Region für die Zweisprachigkeit zu einer solchen Entscheidung kommen konnte. Der elsässische Dichter André Weckmann hat diese Frage so formuliert: „Kenne’n ihr nitt, derfa n’ihr nitt, drojja n’ihr nitt odder welle‘n ihr nitt ?“

Sie finden die Etappen dieser „Etappen-Demo“ für die Zweisprachigkeit des Elsass, wenn Sie HIER KLICKEN. Warum dieser Blog unter dem englischen Titel „Alsatian Pride“ firmiert, bleibt allerdings das Geheimnis der Organisatoren.

Pierre Max – Zeichnung Organisation

Quelle : 3 Ufer

Man muß die elsässische Zweisprachigkeit retten

Posted on octobre 3rd, 2011 by Klapperstein

La prétendue expérimentation proposée par la nouvelle Rectrice de l’Académie de Strasbourg d’un «bilinguisme progressif» sur la base de 8 heures d’enseignement en allemand à partir du primaire (et après seulement 3 heures dans certaines maternelles) au lieu du système paritaire 12h/12h proposé dans les écoles publiques, privées et ABCM-Zweisprachigkeit depuis 1992 dès la première année de maternelle, est un affront fait à l’Alsace, aux familles, aux élus et au monde économique.

Les spécialistes du monde entier démontrent combien la précocité et la durée de l’exposition à une autre langue sont déterminantes. Ces deux facteurs conditionnent non seulement l’efficacité de l’apprentissage linguistique mais également sa démocratisation. En effet, tout enfant qui «tombe dans le bain linguistique précoce » peut acquérir aisément une deuxième, puis d’autres langues, quels que soient par ailleurs son «quotient intellectuel» ou la profession de ses parents. C’est ainsi d’ailleurs que TOUS les petits Alsaciens ont appris le français depuis 100 ans!

Ainsi il serait impensable au XXIème siècle de remettre en question les classes bilingues paritaires précoces proposées par l’Education Nationale (généralement sous la pression des parents et d’élus locaux clairvoyants!). Elles ne sont pas négociables à la baisse. Elles constituent un seuil, un minimum vital, en-dessous duquel il ne peut être question de revenir sans dégâts pour les enfants, leur épanouissement et leur intégration future dans la vie culturelle et économique.

En réalité ces 12 heures d’école dans la langue régionale–allemand dialectal et/ou standard, elsasserditsch und hochdeutsch–, sont un minimum, et sont même insuffisantes pour que nos enfants soient réellement bilingues comme l’étaient tout naturellement les générations précédentes. En effet 12 heures pèsent peu dans un environnement familial et social où les enfants n’entendent plus que le français.

Si l’on ne réagit pas, le bilinguisme sera l’apanage des seules classes privilégiées qui pourront mettre leur enfant dans des écoles « internationales » ou « européennes »!

Le modèle réduit, que la nouvelle rectrice veut imposer ne rendra aucun enfant bilingue. D’habitude on expérimente pour progresser alors que, dans cette affaire, le rectorat choisit de régresser. Es wird gepfüscht un dess nemme m’r nitt an!

Cette marche arrière est d’autant plus scandaleuse que seule l’Alsace est visée , alors même que d’autres régions françaises développent depuis longtemps l’immersion complète, en cohérence avec les textes européens : Diwan et Dihun en Bretagne, Ikastola en Pays Basque, « La Bressola » et « Calandreta » pour le catalan et l’occitan mettent en oeuvre des stratégies naturelles vers plus d’immersion pour renforcer réellement la langue régionale(16h, 18h voire l’immersion complète, de l’entrée en maternelle jusqu’au CM2). Leurs effectifs progressent, exprimant l’adhésion grandissante des familles et, au baccalauréat, les résultats des élèves sont encore meilleurs, même en français !

Nos enfants alsaciens auraient-ils moins de droits que ceux des autres régions de France ?

Un double enjeu, politique et économique.

Les instances économiques régionales (CCI, MEDEF, etc…), les organismes franco-allemands dénoncent les conséquences négatives qu’a déjà l’ignorance de l’allemand des jeunes Alsaciens sur le dynamisme économique de toute notre Région . La Suisse et le Bade-Würtemberg voisins offrent une perspective de 22.000 emplois, une chance que nos jeunes – pourtant particulièrement frappés par l’augmentation du chômage – ne pourront saisir que s’ils maîtrisent la langue de l’emploi !

L’Education Nationale ne peut ignorer ces réalités. Elle ne peut pas davantage s’exonérer de ses engagements face aux représentations politiques locales. Les Conventions signées par la Région, les 2 Conseils Généraux 67 et 68 et l’Etat envisageaient le développement de l’enseignement bilingue à travers le développement des sites paritaires. 50 ouvertures étaient prévues annuellement jusqu’en 2013. Pourtant cette année seulement 5 sites ont ouvert dans le Haut-Rhin, 2 dans le Bas-Rhin… ! On est très loin du compte, malgré une contribution financière volontaire de 3M€ par an que les 3 collectivités alsaciennes sont seules à payer!

Comment les présidents de ces 3 collectivités peuvent-ils admettre sans honte la rupture unilatérale de ce contrat par l’Education Nationale et valider le principe d’une expérimentation qui n’était à l’ordre du jour d’aucune assemblée élue, ni de la commission académique des langues qui s’est tenue quelques jours avant l’annonce par la presse ?

Une telle capitulation pose la question de la pertinence d’une refonte des instances politiques régionales. Pourquoi un Conseil d’Alsace unique si c’est pour continuer à s’incliner devant les décisions technocratiques parisiennes? Nous voulons un Conseil d’Alsace qui affirme et porte notre identité. Et qui défende les intérêts des Alsaciens, notamment en matière d’éducation et de culture régionale.

Nous posons publiquement avec André WECKMANN la question : Kenne’n ihr nitt, derfa n’ihr nitt, drojja n’ihr nitt odder welle‘n ihr nitt ?

David Heckel, Denis Lieb, Andrée Munchenbach

Quelle : Alsatian Pride

Zwei Woertle

Posted on juin 6th, 2011 by Klapperstein

Fer Amateure von Folk isch « Zwei Woertle » e gar interessanti Platt, hauptsächlich wäje de traditionelle Instrümente, wo benutzt ware. Was die Texte anbelangt het’s Daniel Dollinger Trio drei von de bekannschte zitgenossische elsässische Dichter vertont: André Weckmann, Henri Mertz un Adrien Fink.

Die CD beinhaltet e Biechel mit alle Texte, d’Ewersetzunge uff franzoesch un Erklärunge ewer d’Instrumente.

Für Kenner der « Folk Musik » (traditionelle Tanzmusik) ist « Zwei Woertle » eine gar interessante CD. Hauptsächlich wegen der traditionellen Instrumente, die hier benutzt werden. Was die Texte anbelangt hat das Daniel Dollinger Trio drei der bekanntesten zeitgenossischen elsässischen Dichter vertont: André Weckmann, Henri Mertz un Adrien Fink.

Die CD beinhaltet ein Büchlein mit allen Texte, den Übersetzungen auf französischen und mit Erklärungen über die Instrumente.

Quelle : Liederbrunne

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Ich mol zwei Woertle in de Sand
Zwei Schicksalswoertle : dü un ich
Sie mache mich so froh un rich,
Sie heisse ich un heisse dü
De Amor lüejt ironisch zü !
lllll
Ich mol zwei Woertle in de Sand
Mit nette Initiale drin,
Un eins isch min un´s ander din,
Un mins isch din un dins isch min,
Wil sie so fescht verschlunge sin !
lllllllllllll
Ich mol e Villa in de Sand,
Drin wohnt e Pärel, frisch un jung,
Zwei Litle mit Begeischterung,
Mit Sunn im Herze, Freid im Sinn,
Zwei Litle, wo so glicklich sinn !
lllllllllllllll
Ich mol drei Männle in de Sand,
Sie spiele, lache, mache Plän
Un krähje froh, wie jungi Hähn !
M´r sieht´s : sie sinn mit uns verwandt !
Was fer e liewi Rasselband !
mmmmmmmmmmm
Ich mol zwei Alti in de Sand,
Sie gehn am Stock, e bissel krumm
un humple numme noch so rum !
Sie trinke Herz-un-Lewertee,
Un ihri Hoor sinn wiss wie Schnee.
mmmmmm
De Wind peitscht Wasser uf de Sand
Un´s Wasser rennt un rollt un rinnt,
Es knabbert Mann un Frau un Kind,
Es leckt un fresst un schmatzt un zischt,
Un schun isch jedi Spuer verwischt !
lllllllllll
ddddddddddddddddddddddddddddHenri Mertz

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