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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

On reparle de la « Fusion »

Posted on janvier 21st, 2011 by Unsri Heimet !

Fusion des départements et de la Région Alsace ? L’idée n’est pas pour nous déplaire, pas plus qu’à une grande majorité des alsaciens. Mais nous y trompons pas, cette réforme territoriale, sous couvert d’efficacité, de proximité et d’économies budgétaires est aussi une manœuvre qui verrouille un peu plus le déjà maigre espace politique alsacien.

La régression démocratique va en s’accélérant et nous en constatons l’inquiétante évolution depuis les deux dernières élections régionales : suppression de la représentation des petits partis  dès 2004 par la mise en place d’un seuil de deuxième tour  à 10%, et pour 2014 avec  l’application de la réforme territoriale, suppression des conseillers régionaux  et donc des listes, introduction du scrutin uninominal calqué sur les cantonales et seuil de 2ème tour à 12,5% des inscrits.

L’absence de proportionnelle dans la nouvelle assemblée  territoriale d’Alsace  va rendre dans la pratique impossible l’émergence de partis alsaciens indépendants de Paris aussi sûrement qu’elle  va condamner à terme l’existence d’une véritable vie démocratique en dehors de l’illusoire alternance UMP-PS. Le conseil d’Alsace uni sera donc un pseudo parlement sans réel pouvoir et sans réelle légitimité démocratique.

Il semble bien qu’en Alsace rien ne change, la République passe et gagne, la démocratie perd et les Alsaciens payent l’addition. Langt’s den no net ?

Majorz vs. Proporz. / Scrutin majoritaire versus scrutin proportionnel

Une imagerie suisse de 1919 qui en dit long sur le futur système majoritaire de la réforme territoriale de 2014…

Le ministre des Collectivités territoriales veut fusionner le conseil régional qu’il préside et les deux conseils généraux d’ici à 2014.

Un serpent de mer s’est glissé dans les eaux du Rhin. Appelez-le union, réunion, fusion ou plus pudiquement «Grenelle de l’Alsace», comme l’a annoncé le ministre des Collectivités territoriales et président UMP du conseil régional Philippe Richert. L’objectif reste le même : doter l’Alsace d’une seule assemblée, d’un seul exécutif, là où aujourd’hui règnent le conseil régional et les conseils généraux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin.

«Mon objectif est de créer un outil plus efficace et de renforcer encore la proximité avec nos concitoyens, explique Richert. Ce projet, qui a été discuté en Alsace à de nombreuses reprises est aujourd’hui rendu possible par les lois Raffarin et la loi sur les collectivités territoriales qui vient d’être adoptée par le Parlement.» Philippe Richert, qui, sur son projet, a reçu le soutien de Nicolas Sarkozy avant d’entrer au gouvernement, veut mettre les bouchées doubles. Car le ministre a en tête un calendrier plutôt serré : mener à bien les débats et les phases expérimentales avant 2012, les référendums locaux, le vote des trois assemblées concernées et celui d’un projet de loi spécifique qui viendrait parachever l’ensemble avant 2014. Pourquoi ? Parce que c’est à cette date que la nouvelle loi territoriale prévoit l’élection des conseillers territoriaux appelés à remplacer les conseillers généraux et régionaux. Un rendez-vous propice pour créer le «conseil d’Alsace uni» qu’il appelle de ses vœux.

Innovations

Le projet n’est pas propre à sa région, souligne Richert. La Corse a déjà mis en place plusieurs innovations institutionnelles qui vont vers un rapprochement de ses différentes collectivités. «Le même processus est enclenché dans les territoires et départements d’outre-mer», souligne-t-il encore. D’autres projets, comme la fusion des deux départements savoyards, celle des deux régions normandes ou le rattachement de la Loire-Atlantique et de Nantes à la Bretagne, pourraient à nouveau être mis sur le devant de la scène.

L’expérience alsacienne est cependant la plus avancée. Au titre des avantages, l’union renforcerait la voix de l’Alsace face à l’État, argue le seul président du conseil régional UMP de métropole, et permettrait une «nouvelle phase de transfert de compétences», en imaginant par exemple que le réseau des routes nationales revienne à la région «au lieu d’être arbitré à Nancy». Quant à la question de la «capitale», Mulhouse et Colmar craignant d’y perdre face à Strasbourg, Richert la contourne en expliquant que la «vision d’une capitale unique n’a plus de sens à l’heure de l’Europe et des nouvelles technologies de communication».

En débat au sein de l’UMP alsacienne – l’ancien président du conseil régional Adrien Zeller n’y était pas favorable -, défendu depuis de nombreuses années par l’extrême droite et les régionalistes, le projet ne convainc pas à gauche où, au mieux, on considère qu’il n’est pas prioritaire. Le voilà cependant inscrit à l’agenda par la force du ministre-président d’Alsace.

Source: Le Figaro

[Neu] HEB’DI

Posted on janvier 19th, 2011 by Unsri Heimet !

Heb’di, l’hebdo alsacien  qui ose, devient menso. 2,50€. Prima !

HEBDI

Manifestation Turckheim 2011

Posted on janvier 11th, 2011 by Unsri Heimet !

L’association Unsri Heimet appelle tout ses membres et sympathisants à manifester ce samedi 15 janvier 2011 à Turckheim (près de Colmar) devant l’obélisque érigé à la gloire du criminel de guerre français Turenne qui mis, voilà presque 4 siècles, l’Alsace à feu et à sang , massacra les Turckheimois et est présenté de nos jours comme un libérateur « pleuré des soldats et des peuples ». Samedi, disons tous non, nein, naï à ce mensonge historique !  Jetzt langt’s ! Elsässer, ce samedi 15 janvier à 16h30, venez nombreux… avec votre Rot un Wiss !

Comme en 2009 et 2010, Jeune Alsace organisera une manifestation à Turckheim, devant l’obélisque dédiée au criminel de guerre Turenne, qui décima la population de la ville en 1675. Au-delà de l’événement historique, ce monument caractérise particulièrement le syndrome et le complexe alsacien, où les fossoyeurs sont mis à l’honneur, tandis que la mémoire et l’identité alsacienne sont galvaudées et en cours d’extinction.

Cette année, nous traverserons la ville aux flambeaux dans la nuit tombante. Rendez-vous à 16h30 à la place de la République.

Source: Jeune Alsace

Bilinguisme: Une petite Victoire…

Posted on janvier 4th, 2011 by Unsri Heimet !

Alors que la langue allemande en Alsace -sa forme orale Elsasserditsch et sa forme écrite Hochdeutsch- est en constante régression dans le paysage actuel, que les IUFM peinent à former des enseignants bilingues locaux (notés sur des critères français, voir article ci-dessous), voilà que le recrutement de professeurs « étrangers » germanophones (1) au sein de l’Education Nationale semblait impossible, faute de reconnaissance de l’équivalence de leursdiplômes et d’obtention du fameux concours. Mais n’y voyons surtout pas là une ènième basse manœuvre pour ralentir le développement de l’enseignement en Alsace. Non, non, non ! Ce n’était qu’un oubli, une simple maladresse ! Paris ne s’était pas mis en conformité avec une directive européenne datant  d’il y a… 20 ans ! Ce verrou administratif à sauté dernièrement. Une petite victoire de la raison et du pragmatisme. L’absurde chape idéologique jacobine, elle, se fissure tout les jours un peu plus et la prise de conscience ainsi que la volonté d’action se font de plus en plus grandes. Pour notre plus grand bonheur et celle des associations qui œuvrent depuis le début pour la préservation de notre langue (2). Und niemals vergessen… wo e Wille isch, isch e Waj !

Le tribunal reconnaît les diplômes allemands

C’est une première : le tribunal administratif de Strasbourg reconnaît la validité des diplômes de deux enseignantes employées par les écoles bilingues associatives ABCM, passés en Allemagne pour l’une, en Autriche pour l’autre.

Mme R., une enseignante d’origine allemande, avait passé tous ses diplômes dans son pays. Elle avait assuré l’enseignement en langue allemande dans les classes bilingues alsaciennes pendant 14 ans, d’abord dans des écoles publiques du Haut-Rhin, puis dans des classes associatives ABCM. Elle était payée comme agent non titulaire. Alors, en 2007, elle a demandé au recteur d’être intégrée comme « maître contractuel de l’enseignement privé pour exercer les fonctions de professeur des écoles ». Le recteur a refusé.

Même démarche de sa collègue Mme S., qui avait passé ses diplômes en Autriche et enseignait l’allemand depuis sept ans dans une école ABCM. Même refus du recteur « au motif que cette intégration est subordonnée à la réussite d’un concours de recrutement ».

Ces deux professeures ont alors saisi le tribunal administratif de Strasbourg, lui demandant d’annuler la décision du recteur. Elles ont obtenu gain de cause. Un jugement du 14 décembre « annule la décision du recteur, enjoint le recteur de réexaminer la demande de ces deux enseignantes dans un délai de trois mois » et condamne l’État à verser 1000 € à chacune.

« Modifier le mode de recrutement »

Le tribunal s’appuie sur la directive européenne qui prévoit la liberté de circulation des travailleurs et la reconnaissance des diplômes universitaires des pays de l’Union européenne.

« Cette décision obligera le rectorat à restatuer pour ces deux enseignantes, si l’État ne fait pas appel. Elle obligera surtout l’État à modifier le mode de recrutement des enseignants bilingues », explique M e Pierre-Étienne Rosenstiehl, qui a plaidé ce dossier.

Pour l’instant, l’Éducation nationale oblige tous les candidats à l’enseignement bilingue en Alsace, quelle que soit leur formation, à passer un concours dont 80 % des épreuves sont en français et 20 % en allemand. Ce qui représente un obstacle important pour des enseignants de langue allemande.

Pourtant, l’Alsace manque d’enseignants qualifiés pour enseigner en langue allemande alors que les régions limitrophes représentent un vivier important de professeurs. « Après vingt ans d’enseignement bilingue en Alsace, on ne compte que 12 % d’élèves dans cette filière alors que la Corse a réussi, en dix ans, à trouver des maîtres assurant l’enseignement en langue régionale suivi par 40 % des élèves », souligne un défenseur de l’enseignement bilingue qui espère que cette décision ouvre de nouvelles perspectives pour toutes les disciplines. La construction européenne passerait aussi, par exemple, par la titularisation d’un professeur espagnol enseignant sa langue dans un lycée français.

E.S.

Source: L’Alsace

(1) En quoi donc un enseignant allemand, autrichien ou suisse alémanique serait plus étranger que l’enseignant de l’Intérieur parachuté en Alsace qui n’a aucune notion d’allemand  ?

(2) Si nous nous réjouissons de la venue d’enseignants germanophones en Alsace, ces derniers enseigneront le plus souvent en Hochdeutsch., ce qui va de soi. Cependant il ne faut pas négliger la pratique simultanée du « dialecte », l’Elsasserditsch et du Hochdeutsch, principalement en maternelle et au primaire comme cela se pratique dans les écoles ABCM mais malheureusement plus bien rarement dans les sections bilingues de l’EN

Le tribunal reconnaît les diplômes allemand

Saint Nicolas marchandisé ?

Posted on décembre 4th, 2010 by Unsri Heimet !

En ces temps de marchandisation totale dans lesquels la tradition séculaire est vidée de tout son substance spirituelle, comment s’étonner de l’initiative de deux villes lorraines romanes qui ont déposé l’année dernière la marque « Saint Nicolas » ? Alors mesure publique réellement protectrice ou bien tentative de monopolisation ? Avouons que tout ceci demeure très flou et nous ne pouvons tirer de conclusions hâtives. Qu’on se le dise et qu’importe la décision des tribunaux français, nos Santi Klaus, Hans Trapp et Christkindel ne sont pas à vendre, ni ici, ni ailleurs ! Niemols !

Nancy et St-Nicolas de Port en Lorraine ont déposé la marque St-Nicolas à l’INPI, Institut national de la propriété industrielle. L’Association départementale du tourisme du Haut-Rhin (ADT68)  va déposer un recours.
Une marque déposée suppose que Nancy et St-Nicolas de Port pourraient empêcher l’utilisation du nom « Saint-Nicolas » à des fins commerciales. Mais « Saint-Nicolas » n’est pas l’unique nom déposé auprès de l’INPI, il y a également eu dépôt pour les marques « La fête de Saint Nicolas », « Les fêtes de Saint Nicolas », « Le marché de Saint Nicolas », et ce pour douze classes de produits, couvrant ainsi quasiment toutes les utilisations possibles de la marque.
Si les collectivités ont déposé cette marque, elles ont laissé libre le nom de domaine pour Internet. Pour information, seules les mairies peuvent réserver ce type de nom de domaine. Il se poserait alors un problème juridique épineux si un dépôt était effectué par une collectivité car Saint-Nicolas est un nom de commune utilisé un peu partout dans l’Hexagone : dans le Nord-Pas-de-Calais, la Somme, en Vendée etc.
L’Association départementale du tourisme du Haut-Rhin réagit un an après ces dépôts. En effet, les marques ont été déposées en juillet 2009.

Source: e-alsace.net

Elsàss, wach uf !

Posted on octobre 20th, 2010 by Klapperstein

Ce court extrait de la lettre ouverte de la conseillère générale Andrée Munchenbach adressée au préfet du Bas-Rhin nécessite malheureusement peu de commentaires.

Au Pays basque et en Corse, ce sont respectivement 40 et 50% des classes publiques qui bénéficient d’un enseignement bilingue – contre 10% en Alsace – alors qu’aucune de ces deux régions n’est mise à contribution financièrement comme l’est l’Alsace. Ceci n’est pas sans rappeler le dossier TGV Est, où notre région a été la première à apporter des financements propres pour être la dernière desservie par une grande vitesse qui pour l’heure s’arrête de l’autre côté des Vosges.

Stammtisch Heb’di

Posted on octobre 18th, 2010 by Unsri Heimet !

Dans le cadre de la célébration du centenaire de la constitution alsacienne, Hebdi propose:

L’ALSACE A-T-ELLE LES MOYENS DE SON AUTONOMIE?

Être autonome, c’est être en mesure de subvenir à ses besoins et prendre tout seul des décisions engageants l’avenir. Depuis plus de 300 ans, l’Alsace est administrée soit par Paris, soit par Berlin. Les Alsaciens ne sont-ils pas capables de décider eux-mêmes de leur avenir, de leurs finances, de leur langue, de leurs façons de fonctionner ? Des pays plus petits, comme le Luxembourg, s’en sortent bien; les Lands allemands qui jouissent d’une grande autonomie peuvent être des exemples.

RdV le 28 octobre à 19 heures à Haguenau au restaurant « La Porte de Bitche » 9 route de Bitche

Formulaire et contact: http://www.thierry-hans.com/?page_id=83

‘s Elsasserditsch im Ràmpaliacht ?

Posted on septembre 23rd, 2010 by Klapperstein

Alors comme ça, ça y est, c’est officiel ! C‘est chic, Elsasserditsch zu sprechen und Standartdeutsch zu schreiben. C’est Haut-Rhin Magazine qui nous le dit. Il nous dit ce qu’on doit  savoir et penser avec l’argent de nos impôts, on peut y voir à juste titre de la propagande, et effectivement, l’état lamentable de la démocratie en Alsace et le fait que le jeu démocratique soit plus organisé  pour donner une fausse légitimité aux carriéristes qui nous gouvernent que pour véritablement représenter la volonté populaire ne sont pas étrangers à la lente agonie de notre langue et de notre culture.

Enfin voilà, le numéro 32 est même une Sonderausgabe Zweisprachigkeit. Charles Buttner, prez’ du CG68, nous y explique dans une envolé quasi mystique, qu’être bilingue, c’est s’ouvrir. Zweisprochig sin, heisst sich äffna.  S’ouvrir sur quoi ? A vrai dire, on ne sait pas vraiment, l’ouverture semble en effet être devenu par les temps qui courent une vertu en soi. Enfin, en tout cas pas sur l’idée de la fusion des départements et de la région en Alsace, fusion qui seule pourrait donner une impulsion décisive aux  actuelles timides velléités de défense de notre Elsasserditsch, auxquelles nous sommes d’ailleurs habitués depuis des décennies.  Et ce ne sont pas  les « près de 2 millions d’euros » qui sont consacrés annuellement par le Conseil Général du Haut-Rhin à l’apprentissage de la langue régionale qui vont faire des miracles. Pas plus qu’une Sonderausgabe Zweisprachgkeit alibi tous les trois ou quatre ans.

Sans volonté politique forte, « unsere regionale Sprache » est condamnée à s’enliser et à disparaître sous le rouleau compresseur français. C’est pourquoi, il est indispensable de fusionner les départements et la région, pour donner un plus grand poids et une véritable légitimité à la volonté populaire alsacienne et à ses représentants. Et cela notamment dans le but de pouvoir donner un statut officiel au Hochdeutsch, forme écrite de l’Essaserditsch. Cela permettrait de généraliser de bilinguisme à l’école et de le réintroduire dans l’administration, de façon à redonner à notre langue la place qu’elle n’aurait jamais du quitter dans son propre pays.

Et c’est aux Alsaciens attachés à leur langue et à leur culture de pousser les politiques alsaciens, par tous les moyens possibles, à transformer les mesurettes actuelles en faveur du bilinguisme en un grand plan d’urgence capable d’inverser le cours des évènements. Ein Wiedergeburt isch noch möglich, un véritable renouveau de notre langue est possible, et cela passe nécessairement par des choix politiques forts, comme nous le montre les exemples du Pays de Galles et du Sud-Tyrol. Sàge mir nit « jeder ist seines Glückes Schmied » ? Also los, Lit, ‘s isch Zit !

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