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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Zweisprachigkeit ?

Posted on septembre 15th, 2011 by Klapperstein

Außer David Heckel, der sich übrigens öfter ausdrücken sollte, was machen eigentlich die elsässischen Volksvertreter für die Zweisprachigkeit ?  Offensichtlich nichts.

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David Heckel, Conseiller Général Unser Land, demande le maintien de l’édition bilingue des Dernières Nouvelles d’Alsace

A l’attention de Monsieur Lucas, Président du Crédit Mutuel,

J’entends depuis plusieurs semaines des rumeurs insistantes relatives à une restructuration voire même à l’abandon prochain de l’édition bilingue des DNA. La mort de l’édition bilingue serait «déjà programmée». Cette dernière information, si elle devait être confirmée, serait évidemment une très mauvaise nouvelle pour notre région et pour tous les défenseurs du bilinguisme. L’image flatteuse de l’Alsace labellisée « Région bilingue », que nos instances régionales se plaisent à véhiculer, s’en trouverait sérieusement ternie.

Le Crédit Mutuel est à présent propriétaire tant de l’Alsace que des DNA et l’hypothèse de la fusion des moyens administratifs et de production est évoquée. Cette opération pourrait être l’occasion de se « débarrasser » de toutes les éditions bilingues dans le cadre d’une restructuration. Or, d’après mes informations, l’édition bilingue représente toujours 40% des ventes dans le secteur de l’Alsace Bossue, y compris au sein des jeunes foyers qui continuent à lui donner la préférence. Aussi, en tant que Conseiller Général de Sarre-Union, je me dois de vous faire part de ma profonde inquiétude, ainsi que de celle de mes concitoyens abonnés à votre journal.

Aujourd’hui nous sommes nombreux en Alsace à nous battre pour permettre à nos enfants de suivre un enseignement bilingue qui est incontestablement la voie de l’avenir. Supprimer un journal local en partie en allemand et le remplacer par une édition monolingue serait un signal catastrophique, à l’heure où la maîtrise de la langue régionale est plus que jamais un véritable enjeu de société, en terme culturel, mais également et surtout en terme de retombées économiques et plus particulièrement d’emplois transfrontaliers. De plus le Crédit Mutuel, né en Rhénanie au 19ième siècle sous l’impulsion de Friedrich Wilhelm Raiffeisen, enraciné en Alsace depuis 1882, met en avant trois valeurs : la proximité, l’égalité et la solidarité. Ces valeurs seraient superbement illustrées par le maintien des éditions bilingues.

Je peux parfaitement comprendre les impératifs économiques et de rentabilité auxquelles la presse écrite doit faire face. Concernant les éditions bilingues, je suis néanmoins persuadé que d’autres solutions sont possibles pour peu qu’on le veuille bien (externaliser les traductions, faire une seule édition, bilingue, pour tous, obtenir un soutien des collectivités, se rapprocher d’un quotidien du Bade-Wurtemberg pour en faire une édition transfrontalière etc).

En attenant de connaître votre position sur ce sujet important, je vous prie de recevoir, Monsieur Lucas, mes salutations les plus sincères.

David Heckel

Quelle : Unser Land

Les Alsaciens auront-ils le droit à un référendum ?

Posted on mai 21st, 2011 by Klapperstein

Constitution de 1911 : Libérer le passé pour construire l’avenir

Dans quelques jours, nous fêterons le centenaire de la constitution d’Alsace-Lorraine. En effet, le 31 mai 1911, l’Alsace-Lorraine obtenait de l’Empire allemand un statut d’autonomie avancée. Mais plus qu’une avancée politique, ce statut marque une également véritable prise de conscience.  Les Alsaciens réalisent qu’avant d’être Allemands ou Français, ils sont avant tout… Alsaciens. Grâce au statut de 1911, l’Alsace-Lorraine disposait alors d’un parlement élu au suffrage universel, d’un gouvernement, de ministères et de pouvoirs très étendus, largement supérieurs à ceux dont dispose aujourd’hui le Conseil Régional. Selon les termes de Bernard Vogler, professeur émérite à l’Université de Strasbourg et ancien directeur de l’Institut d’histoire d’Alsace la Constitution de 1911 est le régime le plus libéral obtenu par l’Alsace durant toute son histoire .

Toutes ces avancées démocratiques ont été rayées d’un trait de plume à Paris en 1919 et notre parlement est devenu un… théâtre. Il aura fallu toute la pugnacité des élus autonomistes pour sauver le Droit local, dernier témoin de notre souveraineté, auquel les Alsaciens sont si attachés aujourd’hui.

Cette Constitution d’Alsace-Lorraine fait partie de ce passé, que ni nous, ni nos enfants, n’avons eu le droit d’apprendre à l’école. Car, au nom de « l’égalité républicaine », on apprend aux Antillais que leurs ancêtres sont Gaulois et aux Alsaciens qu’ils n’ont pas d’Histoire qui leur soit propre. En effet, vue de Paris, l’histoire de l’Alsace ne peut se concevoir qu’intégrée au sein du « roman national ».

On pourrait objecter qu’a priori, l’histoire joue un rôle secondaire dans notre vie de tous les jours. Mais, précisément, en Alsace l’histoire est un enjeu politique majeur. C’est en « l’oubliant » ou en déformant volontairement des pans entiers de notre histoire que les Alsaciens ont fini par renier leur propre langue et à avoir honte de leur identité. Voilà les origines du fameux « malaise alsacien » qui ronge notre société depuis plusieurs décennies.

Aussi, on ne peut que se réjouir qu’après des décennies d’omerta, l’occasion soit enfin donnée aux historiens, aux élus et aux citoyens de se pencher sur cet aspect de notre histoire. Car aucune société ne peut se construire durablement sur le mensonge. Un jour ou l’autre, la vérité doit apparaître, n’en déplaise à certains nostalgiques du jacobinisme ou aux tenants d’une Alsace « à la Hansi ».

Ces derniers n’ont d’ailleurs pas tardé à se manifester. Dans un catalogue de contrevérités qu’aucun historien sérieux ne saurait cautionner, M. Grossmann, conseiller municipal, a lancé une charge aussi vaine que violente contre cette commémoration de la Constitution de 1911. D’autres suivront certainement. Mais quel avenir ces personnes proposent-elles à nos enfants ? Celui d’une Alsace toujours morcelée en «baronnies républicaines» et où les seules expressions culturelles autorisées seraient le folklorisme et la haine de nos cousins d’Outre-Rhin ?

Cette politique a déjà pratiquement ruiné notre langue et notre culture, et désormais les conséquences sont d’ordre économique. De plus en plus de voix s’élèvent pour mettre enfin un terme à ce désastre. Car, pour avoir un avenir, l’Alsace doit se réconcilier avec son identité et puiser dans ses atouts culturels, linguistiques, géographiques et économiques.

Notre région a besoin de courage et d’un projet politique ambitieux. C’est dans cette optique que nous commémorerons la conquête démocratique et le chemin vers la liberté que représentait la Constitution de 1911.

Certes, on peut objecter que tout n’était pas parfait dans le statut proposé et que le contexte était évidemment très particulier. Mais au-delà des débats d’experts, cet épisode de notre histoire démontre d’abord que les Alsaciens ont su prendre leur destin en main et saisir la chance qui leur était offerte. Aussi, ce débat sur le centenaire de la Constitution de 1911 nous ramène à la situation politique actuelle, à l’heure où l’ensemble de la société alsacienne réclame la création d’une collectivité territoriale unique.

Face à cette opportunité unique, saurons-nous également saisir notre chance ? Les réticences et égoïsmes locaux ou politiciens s’effaceront-ils devant l’intérêt général et le progrès apporté par cette avancée institutionnelle ?

Mais, avant de pouvoir répondre à ces questions, il faudra en régler une autre : les Alsaciens auront-ils le droit à un référendum ou bien les privera-t-on encore de parole ?

Jean-Georges Trouillet                          David Heckel
Président d’Unser Land                         Conseiller général du Bas-Rhin (Unser Land)

Quelle : Unser Land

Conseil d’Alsace : Manifestation pour le Référendum

Un Conseil d’Alsace pour 2014 ?

79% des Alsaciens favorables à un référendum sur la création d’un Conseil Unique d’Alsace

On reparle de la « Fusion »

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