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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Zweisprachigkeit : der Betrug geht weiter

Posted on septembre 24th, 2012 by Klapperstein

Pressemitteilung Bilinguisme : l’imposture de l’Education Nationale

Le blocage organisé par l’Education Nationale – soutenue par une décision du Tribunal Administratif – face à la demande de création de sites bilingues dans le RPI (Regroupement Pédagogique Intercommunal) de la Vallée de la Thur est inacceptable. Toutes les conditions étaient réunies: les enfants étaient inscrits en nombre suffisant et depuis longtemps, les municipalités mettaient à disposition les locaux et le matériel nécessaires. Ne manquaient, selon l’étonnant argument retenu par le tribunal, que les « moyens » de l’Education Nationale, autrement dit les enseignants…

Incurie, sabordage et sabotage

Il est impératif de tirer les leçons d’une situation qui se reproduit depuis des décennies et qui risque de se reproduire les années prochaines. Soit l’Education Nationale n’est pas en mesure de remplir ses missions de formation et de recrutement des enseignants du service public. Soit elle mène une politique délibérée de démolition de notre langue et culture alsaciennes, ce qui signifie que les vieux démons du jacobinisme sont toujours au pouvoir. De deux choses l’une: ou elle ne peut pas, ou elle ne veut pas. Et si c’était les deux? Dans tous les cas l’Education Nationale ne respecte pas le contrat passé avec nos trois grandes collectivités, Région, Conseils Généraux 67 et 68 et elle perçoit indûment tous les ans 3 millions d’euros.

L’exemple rapporté dans les DNA du 18 septembre 2012 par le Conseiller Général 68 Jean-Jacques Weber d’une candidate parfaitement bilingue refusée sur la base d’une note «éliminatoire» de 0/20 lors de l’épreuve orale d’allemand du concours de recrutement de professeur des écoles « Voie langue régionale » est sidérant. La jeune femme qui a été ELIMINEE par l’Education Nationale est pourtant titulaire de l’Abibac, d’une licence «Sciences de l’Éducation» et d’un master «Enseignement» et du « Zweiter Staatsexamen » obtenu après un an et demi de pratique dans une école allemande à Binzen et après une formation théorique au « Lehrerseminar » de Lörrach, diplôme qui lui permet d’enseigner la langue allemande en Grund- et Realschule… Son cas ne serait pas isolé.

Eliminerait-on les enseignants les plus capables, pour empêcher le progrès pédagogique et éradiquer définitivement l’allemand en Alsace ?

La duplicité de l’Education Nationale est criante : elle ne respecte pas le contrat pourtant lucratif qu’elle a signé avec les principales représentations élues de la population alsacienne. Elle semble saborder délibérément de l’intérieur le projet de politique linguistique qu’elle est chargée de mettre en œuvre. C’est elle qui mérite un zéro éliminatoire!

Il devient impératif et urgent que l’Education devienne l’affaire de la Région, en tout cas dans ce domaine crucial de l’enseignement linguistique, dont dépend directement l’avenir de nos enfants et de notre économie (8% de chômeurs en Alsace, contre 2 à 4% à Bâle et au Bade-Wurtemberg…)

Nécessité d’une Education Régionale

Sans attendre la création du Conseil d’Alsace, nous demandons aux actuels présidents des 3 collectivités cosignataires de la « Convention pour l’enseignement linguistique » qu’ils se saisissent directement de cette compétence. Qu’ils tirent enfin les conclusions qui s’imposent et fassent cesser ce marché de dupes qui n’a que trop duré :

- Qu’ils bloquent immédiatement le versement de leur généreuse contribution, qu’ils convoquent la Rectrice et les inspecteurs locaux et régionaux et qu’ils soutiennent les maires qui subissent, cette année encore, les refus injustifiés d’ouverture de sites bilingues et les associations qui ont défendu les familles.

- Qu’ils consacrent immédiatement l’argent des collectivité alsaciennes (c’est-à-dire le produit de nos impôts !), indûment encaissé par une Education Nationale qui trahit son contrat, à l’ouverture des classes bilingues attendues, au besoin dans le cadre associatif.

Depuis 1990, familles, associations et élus locaux se battent pour assurer l’avenir de leurs enfants et de l’Alsace. Ils trouvent les enseignants et offrent aux enfants l’immersion dans la langue de leur région que leur refusent les institutions nationales et l’administration de l’Académie de Strasbourg. Il faut créer de nouvelles écoles ABCM-ZWEISPRACHIGKEIT et, comme en 1991, l’institution suivra…

Les discours à Ludwigsburg ne suffisent pas. 50 ans après le Traité d’amitié franco-allemand, il faut passer aux actes. Ca commence en Alsace!

Andrée MUNCHENBACH
Présidente d’Unser Land, le parti alsacien

Quelle : Unser Land

Henri Scherb: « Le mépris jacobin, ça suffit ! »

Posted on juin 21st, 2011 by Unsri Heimet !

Même le très modéré et très poli Henri Scherb, président d’Heimetsproch un Tradition, s’insurge devant le mépris de l’Etat français vis à vis de notre culture et  de notre langue. Entre nous, qu’est-ce que le peuple alsacien peut attendre de l’Etat français et de son (ré)Education Nationale, si ce n’est à peu près rien.

C’est pourquoi c’est à nous, Alsaciens, d’exiger un parlement et d’apporter nous-même les réponses aux problèmes créés par Paris. Jedes Volk ist seines eigenen Glückes Schmied ! Nehmen wir also unsere Zunkunft selbst in die Hand ! UH

Le mépris jacobin, ça suffit !

Depuis 1945, il y a eu assez de preuves en Alsace, de la volonté de l’Education Nationale et de l’appareil d’Etat, d’éradiquer notre Langue, notre Histoire et notre Culture Régionales.

Nos élus et responsables devraient enfin le reconnaître et se battre pour notre défense. Tout cela conduit les Alsaciens à la perte de leurs racines et à une totale acculturation.

Il est urgent de demander que les programmes scolaires soient gérés par la Région Alsace pour enfin être à l’abri du centralisme jacobin qui nous étouffe !

Ce qui est de droit et constitutionnel dans les T.O.M. et le Territoire Autonome de Polynésie Française doit aussi l’être en Alsace, au nom de l’Egalité républicaine et du respect de nos Droits élémentaires.

Les Corses et les Basques ont 50% de classes bilingues ! Aucun recteur ne s’aviserait à leur démontrer qu’avec deux tiers (8 heures) de langue on obtient de meilleurs résultats qu’avec trois tiers (12 heures) ! Que nos hauts-fonctionnaires appliquent d’abord cette trouvaille si géniale à leurs propres salaires !

Nos élus et responsables seraient donc si naïfs et si peu pugnaces qu’ils goberaient de telles fadaises! C’est déjà leur faire injure que de leur en parler!

En plus on nous inflige des comptes d’apothicaires pour nos dépenses d’éducation, alors que l’Alsace est la seule région de France à y contribuer par trois millions d’Euros par an ! Quelle injure d’avoir deux langues dans un pays si fier…de n’en posséder qu’une !

NON les Alsaciens ne veulent pas vivre en marge, sur la frontière Est ! Nous ne voulons pas dépendre d’une Education Nationale qui veut nous réduire au plus petit dénominateur commun et qui prétend ainsi …« favoriser la diversité sociale »… et le chômage aussi!

Nous voulons développer nos atouts linguistiques, humains, économiques, géographiques, dignes de l’Humanisme Rhénan de notre Histoire, pour devenir les acteurs actifs de notre avenir au cœur de l’Europe.

Henri Scherb

Vers la catastrophe économique et linguistique ?

Posted on février 19th, 2011 by Unsri Heimet !

Convention linguistique au rabais non respectée, promesses  politiciennes non tenues, baisse du nombre d’ouvertures de classes bilingues. Une fois de plus LA question se pose: au vu des résultats catastrophiques de la politique linguistique en Alsace, devons-nous, Alsaciens, remettre notre destin aux mains de l’Etat français, l’Education Nationale et de ses valets locaux ? Non, bien évidement ! Il ne faut rien attendre de Paris. C’est à NOUS de prendre les problèmes à bras le corps. Notre avenir et la sauvegarde de notre héritage historique, culturel et linguistique ne passera que par le réveil de notre conscience alsacienne. La médiocrité (la vacuité même) politique actuelle en Alsace nous suggère que ce réveil est tout à fait possible… Elsasser,  stehn uf ! UH

1.- Des engagements non tenus.

Les engagements (écrits) du candidat Nicolas Sarkozy en 2007 de mettre dans une loi toutes les 39 dispositions que la France avait acceptées lors de sa signature de la Charte Européenne des langues régionales ou minoritaires n’ont pas été tenus. Un article de principe a été introduit dans la Constitution, mais ces engagements présidentiels n’ont pas été suivis d’effets.
Une majorité d’Alsaciens ont fait confiance au Président Nicolas Sarkozy. En tout cas, c’est une immense déception…
Nous lançons un appel au nouveau ministre alsacien chargé des collectivités territoriales afin qu’il mette en œuvre les engagements du Président Nicolas Sarkozy : en effet l’article 75-1 de la Constitution est dans la partie concernant ces collectivités et personne en Alsace ne comprendrait que Philippe Richert à la fois Président Régional et Ministre des collectivités ne prenne pas en charge à bras le corps et ne mène pas à bon port ce dossier si important de la langue régionale. C’est aux actes que nos dirigeants seront jugés, non aux paroles !

2.- La Convention 2007-2013. Bilan désolant à mi-chemin.

La convention 2007-2013 portant sur les langues vivantes prenant appui sur l’apprentissage de la langue régionale (dans ses deux dimensions) a prévu le doublement des effectifs bilingues dans chaque département en priorité dans le 1er degré.
Ceci aurait supposé depuis 2007, chaque année, l’accueil d’environ 2500 enfants de plus, soit la création d’une centaine de classes de 25 élèves environ. C’est-à-dire 50 classes bilingues par an et par département. Or le rythme d’ouverture annuel des deux dernières années n’est que de 37 classes par département.
En deux mots, cette convention déjà jugée « au rabais » et très minimaliste par une grande partie des responsables politiques, des parents, et les associations n’est réalisée au mieux qu’aux 2/3. Nous constatons de plus en plus que le rythme va encore baisser sans que nos grands élus ne veuillent protester : croient-ils que seules des déclarations suffiront alors que 25 % de nos jeunes sont au chômage contre 2 % dans les pays voisins !
Il est facile de constater une baisse de régime des créations dans le Bas-Rhin qui passe de 8 sites ouverts en 2009 à 3 en 2010 et une dans le Haut-Rhin qui passe de 12 sites ouverts en 2009 à 10 en 2010. Qu’en sera t-il en 2011 et 2012 ?
Si l’Alsace disposait du même rythme de développement que le Pays Basque (Pyrénées Atlantiques) ou la Corse, la situation se présenterait de manière bien plus positive : la Corse est à 40% des élèves bilingues au primaire et le Pays Basque à plus de 50%. Ce rythme de croisière insuffisant dans notre Région amène des questionnements sur la volonté de nos élus face à l’administration scolaire de favoriser un retour au bilinguisme en Alsace : peut-être que pour nos élus la langue régionale n’est toujours pas une véritable priorité ?
Il est difficile d’admettre que l’on trouve assez d’enseignants de Corse, alors que l’on avance depuis plus de 35 ans le manque d’enseignants maîtrisant l’allemand en Alsace. Le quotient de 40% d’enseignants bilingues/an prévu en Corse est strictement respecté dans cette région y compris pour 2011.

La convention alsacienne, bien moins ambitieuse, n’est pas respectée pour 2011 :

- L’absence de CAPES-bivalents en Alsace représente un véritable goulot d’étranglement pour l’enseignement bilingue au secondaire. Les autres régions en disposent !
- Le concours de recrutement spécial de professeurs des écoles (voie langue régionale), à 70% en français, ferme la porte à la plupart des candidats germanophones natifs. Le sommet a été atteint en 2010, 15 postes sur 50 n’ont pas été attribués et ont été transférés sur le concours monolingue. L’Alsace est la Région où ce glissement a été le plus important ces dernières années. Il semble que l’allemand parlé par 100 millions d’Européens soit devenu une langue rare !

La Convention 2007-2013 fortement minimaliste n’est pas respectée. En contrepartie de 3 millions € payés par la Région et les deux Départements, l’Etat s’était engagé à recruter annuellement au moins 50 postes, il n’en a prévu que 25 pour 2011.
Au lieu de protester, nos élus justifient la pénurie !
Depuis 1982, l’Académie de Strasbourg se présente abusivement comme une « académie-pilote » pour l’enseignement de l’allemand.
C’est en Alsace que l’administration tient le moins ses engagements, pourtant c’est ici qu’on a le plus besoin de l’enseignement bilingue français/langue régionale. Les demandes des associations restent sans réponse véritable. Nous pensons que la disparition des dialectes et de l’allemand depuis 65 ans est totalement voulue.
Nous pensons que la politique archaïque issue de l’idéologie totalitaire et centralisatrice n’est pas encore abandonnée dans les rouages de l’état. C’est ce qui contribue au  » mal être  » des régions de France et à leur appauvrissement culturel et économique.

Signé par les 3 Présidents des Associations le jeudi 9 décembre 2010 :

François Schaffner, Culture et Bilinguisme
Gérard Cronenberger, président de l’Aéplal
Henri Scherb, Heimetsproch un Tràdition

Quelle :  Unser Land

Land un Sproch Nr. 175

Posted on août 31st, 2010 by Unsri Heimet !

Au sommaire de ce 175ème Land un Sproch (August – September 2010)

Interview: L’Ecomusée se dévoile

Valeurs du bilinguisme

La Toponymie, noyau dur d’une langue/Zu den zweisprachigen Namen der Strassen und Ortschaften

Ein Gespräch mit Philipp Beyer

Le Komplott-Prozess de Colmar (1929)

Leo Schnug, Hebel und das Elsass, das Summerlied in Ohlungen

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