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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Les Alsaciens haben eine Ersatzsprache: Französisch

Posté le avril 4th, 2012 by Klapperstein

Grenzgänger : The Ultimate Martin Graff Chronicles, über eine Kopfmassage bei Oma Caroline

Die Rettung aus der Aphasie

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Der Schweizer Patrick Tschan a écrit un roman extraordinaire : « Keller fehlt ein Wort. » Je note dans mon Tagebuch: « Den Elsässern fehlt nicht nur ein Wort, mais un dictionnaire, puisqu’ils ont perdu les mots de leur langue maternelle, nachdem sie nach 1945 in einer französischen Wortlawine verschüttet wurden. »

Die Aphasie ist laut Duden « der Verlust des Sprechvermögens infolge einer Erkrankung des Sprechzentrums im Gehirn ». L’aphasie de Ralph Keller hat mit der Tasse begonnen, soudain il ne trouva plus le mot Tasse: « Aber ich habe die Sprache nicht verloren, dachte er. Ich kann in Sprache denken. Ich habe die Fähigkeit zu sprechen verloren. » Wie die Elsässer, die ihre Muttersprache verloren haben.

Bon, il y a une différence avec la situation der Elsässer et celle de Keller. Les Alsaciens haben eine Ersatzsprache: Französisch. Deshalb ist die Aphasie der Elsässer, qui ont perdu leur Muttersprache, nur halb so tragisch. Es fehlt nicht an Sprachtherapeuten im Elsass pour réapprendre aux Alsaciens la langue maternelle. Les plaques de rues bilingues proposent une thérapie assez simple: zweisprachige Straßenschilder. Eguisheim – Partnerstadt von Hinterzarten – vient de les installer: « Dreischlesserstros – Rue des trois Châteaux. » L’opération nennt sich « travail de mémoire ».

L’office pour la langue et la culture d’Alsace, l’OLCA (Elsässisches Sprochàmt) ist sozusagen der offizielle Therapeut pour lutter gegen die Aphasie im Elsass. L’institution startet eine überraschende Operation: « Fer e scheener Hoorschnitt – Autour de la coiffure. »

Unsere Wörter zirkulieren bekanntlich im Gehirn. Notre cerveau est recouvert de cheveux. Nicht ausgeschlossen, dass le coiffeur bei der Kopfmassage schlafende Wortneurone aktiviert. Sind die Figaros vielleicht die Retter der Elsass-Aphasie?

Ma grand-mère a ouvert un salon de coiffure dans la capitale du fromage: Haar-Massage-Salon-Caroline. Der Zulauf ist immens. Les Eroscenter sont interdits en France. Die Männer stehen Schlange bis Colmar. Léon behauptet, er spreche wieder Elsässisch « sidder ass Caroline em di Hoor gschnetta het » – seit Oma ihm die Haare geschnitten hat. « Ihre Kopfmassage ist glatt erotisch », erklärt er dans le micro de Klaus, vom SWR. « Ich fühle mich wie neu geboren. » Les coiffeurs et coiffeuses rebellieren et parlent de concurrence déloyale. Die Reifen des Rolls Royce wurden gestern aufgeschlitzt. Wenn Sie als Deutscher oder Deutsche die französischen Wortfetzen der Schulzeit aktivieren möchten, fahren Sie schnell über den Rhein.Angela Merkel, die Nicolas Sarkozy beim Wahlkampf unterstützen will, hat sich bei Oma angemeldet: « Ich muss meine französischen Wortneurone aktivieren ! » À plus.

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Certes, les Alsaciens haben eine Ersatzsprache, Französisch, aber die Elsässer, d’echta Elsasser, haben auch eine Doppelsprache : eine geschriebene Sprache, das Hochdeutsch, und eine gesprochene Sprache, s’ Elsasserditsch, l’allemand d’Alsace, que l’on appelle systematisch par pure commodité citoyenne et républicaine, l’alsacien oder s’ elsässische. Mann müßte wirklich paranoisch sein, um zu denken, que l’on dit toujours « alsacien » et jamais « allemand d’Alsace » unter dem Vorwand que les termes « allemand » oder « Ditsch » poserait un quelconque problème…

Straßburg, Wiege der deutschsprachigen Presse

Posté le février 20th, 2012 by Klapperstein

Webrundschau

Die « Elsässische Neueste Nachrichten » musste ihren Betrieb einstellen (16.02.2012)

Französische Sprachpolitik tötet deutschsprachige Zeitung

Wer denkt, dass es allein in asiatischen, lateinamerikanischen oder afrikanischen Staaten mangelnde Pressefreiheit gibt, irrt. Auch in Frankreich existieren deutliche Defizite.

Die Minderheitenmedien der Elsässer, Bretonen oder Korsen werden systematisch benachteiligt. Ihnen werden Fördergelder vorenthalten, die in anderen EU-Ländern üblich sind. In Ostfrankreich versuchen
staatliche Stellen auch mit verschiedensten Mitteln zu verhindern, dass die über 1 Mio. deutschsprachigen Elsässer rein muttersprachliche Medien publizieren. Bis vor kurzem war dies sogar noch bei Strafe verboten. Insbesondere Sport- und Jugendnachrichten sollen nicht auf Deutsch erscheinen. Das Ziel der Maßnahmen ist klar.

Frankreich erkennt offiziell nicht an, dass es in seinen Grenzen Minderheiten gibt. Deshalb hat die Pariser Zentralregierung auch bis heute nicht die Europäische Minderheitencharta sowie die Europäische Charta der Regionalsprachen ratifiziert. Die Situation der Elsässer ist damit erheblich schlechter als die von deutschsprachigen Minderheiten in Rumänien oder Ungarn.

Am Jahresanfang hat die repressive französische Sprachpolitik ein weiteres Opfer gefordert: Die letzte weitgehend deutschsprachige Zeitung im Elsass musste ihr Erscheinen einstellen. Ihre Auflage ging immer weiter zurück. Kein Wunder! Sie konnte nicht komplett in der Muttersprache der Leser erscheinen. Die Redaktion hatte sich bis zuletzt nicht getraut, auch Sportnachrichten, Jugendseiten oder Familienanzeigen auf Deutsch zu veröffentlichen. So verprellte man gezwungenermaßen neue junge Leser, anstatt sie langsam heranziehen zu können.

Die eingegangene Tageszeitung wurde 1877 unter dem Titel « Straßburger Neueste Nachrichten » gegründet und hieß zuletzt « DNA-Dernieres Nouvelles d’Alsace » (Elsässische Neueste Nachrichten). Ihr Tod ist eine kulturelle Tragödie. Die Tragweite dieses Ereignisses wird in Anbetracht der Tatsache deutlich, dass Straßburg die Wiege der deutschsprachigen Presse war.

1605 gründete der Drucker Johann Karolus in der elsässischen Hauptstadt die « Relation ». Es war die erste Zeitung in deutscher Sprache und zugleich die erste Zeitung der Welt.

Quelle : INTERNATIONALE MEDIENHILFE (IMH)

Schnackapolitik ?

Posté le février 12th, 2012 by Klapperstein

Presserundschau

Ça se raconte Deux votes décisifs pour le conseil d’Alsace

Le conseil régional se réunira demain pour voter la résolution qui avait déjà été adoptée à une large majorité lors du congrès des trois assemblées, le 1 er décembre à Colmar. Le même texte, avec l’article L4 124-1 qui prévoit « la réunion du conseil régional et des conseils généraux en une collectivité nouvelle », sera soumis aux élus régionaux. Il sera aussi question du futur référendum… Mais c’est surtout le deuxième rapport, sur la convention du Grand contournement Ouest, mis à l’ordre du jour de la session plénière par le président Philippe Richert, à la demande du PS Antoine Homé, qui devrait susciter des discussions !

RÉSERVES COLMARIENNES — La même résolution — déjà validée par le conseil général du Bas-Rhin — sera présentée vendredi aux élus haut-rhinois. Même s’il a voté le texte en l’état lors du congrès, le président Charles Buttner — soutenu par une partie de sa majorité — veut le modifier. Ce ne sont pas tant les demandes de transferts de compétences, intégrés dans le rapport, qui posent problème que ces trois petits mots « sous réserves de ». Ajoutés après l’article L4 124-1, ils pourraient fragiliser la résolution du point de vue juridique. Que dit le ministre ?

FESSENHEIM : LES SOCIALISTES PERSISTENT — Au lendemain de la venue de Nicolas Sarkozy à Fessenheim, les grands élus socialistes alsaciens, les sénateurs Roland Ries et Patricia Schillinger, et le député Armand Jung en tête, continuent de militer pour « la fermeture de Fessenheim, centrale la plus vieille et la moins sûre de France ». Rappelant qu’il s’agit d’un des 60 engagements de François Hollande, ils répètent que « les emplois seront maintenus », à travers « un vrai site expérimental sur la fin de vie du nucléaire ». Comme le Ciden, à Villeurbanne, qui occupe 550 salariés, spécialisés dans la déconstruction des neuf centrales à l’arrêt ? À EDF, on s’interroge.

(…)

Quelle : L’Alsace

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En attendant le référendum sur la création du Conseil d’Alsace, qui n’a franchement pas l’air d’enflammer nos Schnackapolitiker et nos journaleux plus que ça,  nous posons toujours les mêmes questions à propos du Conseil d’Alsace :

- Les transferts de compétences entre l’État français et la nouvelle collectivité alsacienne seront-ils substantiels ou uniquement symboliques ?
- La pseudo décentralisation ayant notamment servit ces dernières années à transférer une partie des déficits de l’état français aux collectivités locales, le nouveau Conseil d’Alsace saura-t-il mettre fin à ces pratiques pour le moins contestables ?
- Quelle est la position la gauche, qui pourrait arriver au pouvoir en 2012, sur le projet de création du Conseil d’Alsace ?
- En l’absence de démocratie directe et de scrutins proportionnels, comment l’absence de démocratie directe et le scandale du scrutin majoritaire peuvent-ils prendre fin ?
- Wie sieht eine echte Demokratie aus ? Une vraie démocratie, ça ressemble à quoi ?

Zweisprachigkeit

Posté le janvier 30th, 2012 by Klapperstein

Presserundschau

Bilinguisme Les associations crient haro sur la… « rectueuse »

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Le projet d’expérimentation rectoral de quelques sites bilingues à huit heures de cours par semaine fait bondir les associations alsaciennes.

« C’est une politique insensée et inadmissible : le recteur piétine la volonté des élus qui ont signé la convention entre la Région Alsace, les Départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, et le rectorat voila quelques années », s’enflamme Claude Froehlicher, président de l’association Eltern (parents d’élèves de l’enseignement bilingue). Il évoque là la volonté affichée par Armande Le Pellec Muller, recteur de l’académie de Strasbourg, d’expérimenter trois à cinq sites en Alsace d’enseignement bilingue à huit heures par semaine. Les associations défendant le bilinguisme à l’école escomptaient un tout autre discours de celle que Gérard Cronenberger, maire d’Ingersheim et président de l’Association des Élus du Haut-Rhin pour la promotion de la langue et de la culture alsaciennes (Aeplal), surnomme la… « rectueuse », dans un néologisme un brin violent.

« Immersion totale »

o« Elle ne comprend rien à l’Alsace », entend-on également parmi les élus et représentants d’associations réunis hier, à Ingersheim. « Notre bassin de vie se situe des deux côtés du Rhin. Il faut en tenir compte », estime Jean-Louis Christ, député de la circonscription de Ribeauvillé. « L’avenir de l’Alsace est aux mains d’une fonctionnaire là depuis un an et demi, et qui prétend tout connaître de l’Alsace », peste encore Gérard Cronenberger.

« Elle s’engageait à développer l’enseignement paritaire [douze heures de cours en allemand par semaine]. Douze heures de cours c’est un minimum : au Pays basque et en Bretagne, certains élèves sont en immersion totale, précise Claude Froehlicher. Mais rassurons toutefois les parents : il n’y aura pas destruction des classes paritaires actuelles. »

En revanche, d’après Odile Uhlich-Mallet, adjointe au maire de Colmar, il n’y aura sans doute pas de création de nouveaux sites bilingues à la rentrée 2012 : « À Colmar j’ai fait la demande pour ouvrir deux nouveaux sites, ils m’ont été refusés. » Et pourtant, « j’ai dans mon village une école qui déborde de demandes pour une école bilingue paritaire », rapporte Max Delmont, conseiller général du canton de Huningue.

L’argument invoqué serait l’absence d’enseignants. Faux, répond-on du côté associatif. Jean-Louis Christ, estime pour sa part qu’il « faut modifier le contenu du concours de recrutement ». Il ajoute qu’« on aurait la possibilité de trouver des enseignants allemands volontaires. Mais le syndicat majoritaire dans l’Éducation nationale freine des quatre fers pour les laisser entrer. »

L’heure est à la colère et à l’action. Un premier courrier est parti vers les candidats à l’élection présidentielle, défendant une « République plurielle et démocratique, respectueuse de ses différentes composantes et de l’égale dignité de ses citoyens, dans le respect de leurs langues et de leurs cultures ». Par ailleurs, une manifestation aura lieu le 31 mars à 15 h, place Kléber à Strasbourg, « pour obtenir un statut légal pour toutes les langues régionales, notamment celle d’Alsace et de Moselle, l’allemand sous ses formes standards et dialectales ».

Quelle : L’Alsace

Conseil d’Alsace

Posté le janvier 29th, 2012 by Klapperstein

Presserundschau

Conseil unique Référendum : « La question devra être courte »

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Le juriste Robert Herzog — qui réfléchit depuis les années 90 à la réforme territoriale — insiste sur quelques points qui font débat.

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« C’est une réforme colossale qui nécessitera une très forte volonté politique », met en garde l’universitaire Robert Herzog, premier invité de l’Association de prospective rhénane (lire l’encadré). Et d’observer : « Historiquement, c’est la première fois qu’on demandera aux Alsaciens de se prononcer sur un mode d’organisation politico-administrative par référendum. »

Professeur de droit public, spécialiste des finances locales, ancien adjoint au maire de Hoenheim, Robert Herzog a participé à la Prospective Alsace 2005, pilotée alors par Hubert Haenel à la demande de Marcel Rudloff. « À la même époque, en 1993, Daniel Hoeffel, qui était ministre, avait essayé d’inscrire l’expérimentation dans une loi d’aménagement du territoire. Mais le Conseil d’État avait jugé cette disposition anticonstitutionnelle. Cela a changé avec la réforme de 2004 », rappelle le juriste, en relevant qu’il avait été question, pour la première fois d’ « une région alsacienne »… en 1934 !

Inutile de rappeler ici les différentes étapes qui ont conduit à la « Déclaration de Colmar », adoptée à la quasi-unanimité le 1 er décembre dernier. Pour le juriste, « on se trouve devant une fusion à double détente, d’abord les deux Départements entre eux et ensuite, le Département créé avec la Région ». « Le congrès de Colmar a aussi parlé d’expérimentation, mais ce sont deux procédures radicalement différentes, d’autant que cette dernière a un caractère provisoire », précise-t-il, en mettant en parallèle les budgets : 800 M€ pour la Région, 1 156 M€ pour le Bas-Rhin et 800 M€ pour le Haut-Rhin, soit un total de 2 750 M€, dont 35 % pour la Région. D’où cette question rarement évoquée : « Veut-on régionaliser le Département ou départementaliser la Région ? » On objectera que le mode de scrutin — et notamment la part réservée à la proportionnelle — qui sera retenu n’est pas anodin.

L’universitaire — qui défend un système électoral mixte, préservant la parité — ne cache pas sa préférence « pour une Région forte, stratège », mieux à même d’affronter la crise des finances publiques. « Les dotations sont à peu près gelées et il y a peu d’espoir qu’il en aille autrement », assure-t-il, persuadé aussi qu’ « il conviendra d’ajuster le système par les dépenses et les synergies entre collectivités ». S’il regrette que le social n’ait pas été plus délégué aux agglomérations et aux intercommunalités, il n’en pense pas moins qu’ « une Région en charge du social aura davantage de légitimité à obtenir de l’État de nouvelles ressources, et notamment une part de la CSG », que les actuels Départements.

« Méfions-nous des soi-disant bonnes idées », conseille Robert Her-zog, qui rappelle volontiers qu’il est d’origine colmarienne. Au rang desquels « les deux conseils de territoire, avec un président ». « Nous pensions à une structuration par ‘‘pays’’, avec la possibilité de réunir les élus, mais pas de créer une ossaturepolitique pour éviter les guérillas avec l’assemblée », prévient-il, tout en suggérant que cette réforme permette de « revivifier les territoires » par des transferts vers les agglomérations.

Au rang des « mauvaises bonnes idées », la référence à l’ « identité », ou au droit local alsacien-mosellan — « rien à voir ! », selon lui. Ou la proposition de transférer le siège à Colmar. « Une région existe par sa capitale. Elle doit être le lieu de la vie économique et culturelle, surtout dans une petite région métropolitaine », tranche-t-il, certain que cette nouvelle organisation aura « un effet d’entraînement sur les grandes intercollectivités ».

Robert Herzog évoque aussi la question des compétences, « redoutablement complexe, non pas à cause des compétences que la loi leur attribue, mais parce qu’au fil du temps, les élus se sont mêlés d’affaires multiples ». Et celle des administrations : « On sera dans la construction d’une administration locale inédite. Mais pour la plupart des fonctionnaires, et notamment les personnels des collèges et des lycées ou de la voirie, il y aura peu de différence », assure-t-il, en annonçant « un grand chambardement dans le management ». « Là, il y aura la perte de postes, mais surtout le besoind’une structuration très forte… »

Enfin, pour prévenir de nouvelles polémiques, il juge indispensable que « le référendum porte sur une question courte, sans nuance et sans condition : Êtes-vous pour ou contre la fusion ? » « Tout document mis en annexe n’aura aucune valeur juridique en soi et risque de générer plus de problèmes que d’avantages », affirme le juriste pour qui « il appartient aux partis politiques d’expliquer les enjeux ».

Quelle : L’Alsace

Verbundenen Artikel : Le Conseil d’Alsace, une chance historique pour l’Alsace

Congrès pour le Conseil d’Alsace

E kleini Revolution

79% des Alsaciens favorables à un référendum sur la création d’un Conseil Unique d’Alsace

28/01/12 Türkheim

Posté le janvier 22nd, 2012 by Unsri Heimet !

Unsri Heimet invite tous ses membres, sympathisants, habitants de Turckheim et d’ailleurs, Heimatrechtler, patriotes et compatriotes alsaciens à se joindre à la manifestation contre le monument  à la gloire du criminel de guerre français Turenne à

TURCKHEIM

SAMEDI 28 JANVIER 2012 à 16h00

Rdv parking place de la République (!)

Passage de l’Untertor, traversée de la ville et discours devant l’obélisque de la honte


Le 5 janvier 1675, le maréchal Turenne rencontre les Impériaux aux abords de la cité. Jean Reyer, curé, a pour habitude de porter dans les registres paroissiaux des notes qui sont des sources précieuses pour l’histoire locale. Dans le registre des mariages, il raconte de façon concise et complète ce qu’est cet engagement bref, sanglant et décisif. Il conclut en disant: « In dieser Stadt ging es als dann grausam zu » (« Ce qui se passa alors dans cette ville fut épouvantable »). Effectivement, durant plus de quinze jours la troupe française vole, tue, n’épargnant ni les enfants, ni les femmes, ni même l’église….

Pour nos ancêtres victimes du boucher Turenne et de la soldatesque française, contre le mensonge historique, pour le respect de notre mémoire, pour l’avenir de notre Alsace, pour NOUS, tous à Türkheim sous la bannière Rot un Wiss ! Treue Heimat, Elsass.

Elsass-Lothringen : une nation interdite

Posté le janvier 8th, 2012 by Klapperstein

Ci-dessous en libre accès le livre  numérisé de Pierri Zind « Elsass-Lothringen, Alsace-Lorraine – Une Nation Interdite, 1870-1940 »

Mai 1871 : le traité de Francfort met fin à une guerre désastreuse pour la France. L’Allemagne de Bismarck annexe l’Alsace moins le Territoire de Belfort ainsi qu’une partie de la Lorraine.
Elsass-Lothringen : une terre d’Empire au cœur de l’Europe. Un Reichsland que les Prussiens veulent transformer en un glacis militaire. Dès lors commence pour cette région unique en Europe une longue lutte pour la reconnaissance de son identité et de sa personnalité.
Pour la première fois, tant en France qu’en Allemagne, cet ouvrage, qui utilise un nombre impressionnant de sources et de témoignages totalement inédits, nous retrace le destin tourmenté de l’Alsace-Lorraine (Elsass-Lothringen), dans son intégralité, de 1870 à 1940.
Pour la première fois, avec un luxe inégalé de détails et de précisions, nous sont présentés tous les mouvements autonomistes d’Alsace-Lorraine : après l’autonomisme anti-clérical et fédéraliste de Schneegans et l’autonomisme clérical financé par la France de Mac-Mahon, c’est le drame de l’Alsace-Lorraine prise en sandwich au cours de la Première Guerre Mondiale, l’éphémère République neutre des soviets de Strasbourg et le retour à la France. Le combat autonomiste continue et l’on voit apparaître un puissant courant auquel se rallient tant laïcs que cléricaux et même les communistes, alors ouvertement séparatistes. L’aventure hitlérienne mettra fin à ces espoirs d’une fédération d’Etats neutres dans le cadre de la France.

Alsace-Lorraine. Elsass-Lothringen. Une nation interdite est le fruit de longues années de recherches et d’études. Une contribution magistrale à l’histoire de l’Alsace-Lorraine mais aussi de toute l’Europe.

Pierri Zind est issu d’une vieille famille alémanique dont l’histoire est étroitement mêlée aux heurs et malheurs de l’Alsace. Docteur ès Lettres et Sciences Humaines, il est l’auteur de plusieurs ouvrages importants, notamment «Nouvelles congrégations des Frères enseignants en France de 1800 à 1873» (3 vol. 1969), «L’Enseignement religieux dans l’Instruction Primaire publique en France de 1850 à 1873» (1971) et une «Brève Histoire de l’Alsace» (Albatros, Paris 1977). Historien non conformiste mais d’une rigueur absolue, Pierri Zind bouscule beaucoup d’idées admises ou imposées et déchire bien des mythes véhiculés par l’enseignement officiel.

AVERTISSEMENT

KAPITEL I : DES DEPARTEMENTS AU REICHSLAND

KAPITEL II : DU REICHSLAND AU BUNDESSTAAT

KAPITEL III : L’ALSACE-LORRAINE ET LA GUERRE DE 1914-1918

KAPITEL IV : LE DÉSARROI D’ELSASS-LOTHRINGEN EN 1918

KAPITEL V : ENTRE L’ARMISTICE ET LE TRAITÉ DE PAIX

KAPITEL VI : LE TRAITÉ DE VERSAILLES ET SES CONSÉQUENCES

KAPITEL VII : PRODROMES D’UN NOUVEL AUTONOMISME

KAPITEL VIII : LE «MALAISE» DES OUVRIERS ET DES FONCTIONNAIRES

KAPITEL IX :  L’ALSACE-LORRAINE CHRETIENNE CONTRE LE LAÏCISME

KAPITEL X : LE MOUVEMENT DE LA ZUKUNFT

KAPITEL XI : DER HEIMATBUND

KAPITEL XII : DANS LES REMOUS DU HEIMATBUND

KAPITEL XIII : DU HEIMATBUND A LA LANDESPARTEI

KAPITEL XIV : L’ÈRE DES PROCÈS

KAPITEL XV : EINHEITSFRONT, LE FRONT UNIQUE ALSACIEN

KAPITEL XVI : SOUS L’EGIDE DE LA VOLKSFRONT OU DU FRONT POPULAIRE ALSACIEN (1930 – 1932)

KAPITEL XVII : LES MOUVEMENTS DE JEUNESSE

KAPITEL XVIII :  DE LA HEIMATFRONT A LA MORT

KAPITEL XIX : EPILOGUE

TABLE DES MATIERES


Le Conseil d’Alsace, une chance historique pour l’Alsace

Posté le décembre 31st, 2011 by Klapperstein

OPINION: Le Conseil d’Alsace, une chance historique pour l’Alsace, par Bernard Wittmann

22 janvier 2011 : coup de tonnerre en Alsace !

Ce jour, le ministre et président de Région Philippe Richert annonçait un « accord historique » entre les 3 présidents des collectivités alsaciennes pour l’organisation, en 2012, d’un « Congrès d’Alsace » en vue de leur fusion en une collectivité unique, le « Conseil d’Alsace ». Ce dernier serait doté de compétences élargies et jouirait de plus d’autonomie fiscale ! Un référendum, que permet la loi (1), devra donner une pleine légitimité au « Congrès fondateur » réunissant tous les élus des Conseils généraux et régionaux.

Enfin une voie, certes étroite, s’ouvrait pour en finir avec un système territorial et administratif français, antidémocratique, coûteux (2) et marqué par l’obsolescence caractérisée par le calamiteux « millefeuille administratif » si largement décrié. « Il faut décoloniser la République » disait déjà l’écrivain et poète Aimé Césaire.

Pour la première fois depuis le Reichsland, l’Alsace allait donc pouvoir retrouver le chemin de l’unité et d’une certaine responsabilisation. Un vieux rêve alsacien allait enfin pouvoir devenir réalité ! L’Alsace pourrait enfin commencer à décider elle-même de ce qui est bon pour elle en choisissant ses propres politiques, l’Etat se concentrant dès lors sur ses tâches régaliennes. Cerise sur le gâteau, le gouvernement semble prêt à soutenir le projet !

Les Alsaciens doivent donc absolument se saisir d’une telle opportunité.

Toutefois, pour les partisans de l’autonomie alsacienne, la fusion des 3 collectivités ne saurait être une fin en soi. Elle devra impérativement être corrélée à un projet démocratique et politique émancipateur plus vaste qui conduira progressivement à l’instauration d’un statut d’autonomie et d’un authentique Parlement régional.

Accompagnant cette annonce du président du Conseil régional, divers sondages montraient la très forte adhésion de la population alsacienne au projet (entre 60 et 70%) (3). Il en sera de même des socio-professionnels qui, le 30 mars et par la voix du CESER-Alsace, se prononcèrent eux aussi avec force en faveur de la fusion et du Conseil unique : 53 voix pour, 2 contre et 8 abstentions.

Ce consensus se manifestera encore le 7 mai au Conseil Régional qui, en séance plénière, adoptera à l’unanimité, à l’exclusion des élus du Front national qui s’abstiendront, une résolution favorable au Conseil d’Alsace. Une première voie était ainsi ouverte pour engager la réforme !

Les grandes orientations du projet

Le rapport (4) présenté le 7 mai par Philippe Richert devant l’Assemblée plénière du Conseil Régional précise les grandes orientations de la réforme préconisée (on parle d’expérimentation). L’accent est mis sur la nécessité d’une action publique « plus efficace et plus lisible (« face à la multiplication des structures et des institutions locales, le citoyen ne sait plus qui fait quoi ») », « de capacités nouvelles pour l’Alsace », « d’une expression plus affirmée de la singularité et de l’identité alsaciennes »… Dans son projet « pour construire l’Alsace du XXIe siècle », le rapporteur tient à souligner le caractère singulier de l’Alsace – notamment par la pratique de la langue régionale qui « contribue à forger un vivre-ensemble alsacien » – car « il conditionne les modalités d’exercice de la démocratie locale, c’est-à-dire la façon dont les Alsaciennes et les Alsaciens pourront choisir de la manière la plus efficiente les grandes options pour la région où ils vivent et travaillent ». Pour Philippe Richert, cette réforme vise à obtenir pour l’Alsace « plus de poids politique par rapport à Paris et aux régions voisines de Suisse et d’Allemagne » par le « transfert de nouvelles compétences et de nouveaux moyens à la Région » dans un cadre contractuel (5). L’accent est mis sur la nécessité de la délégation par l’Etat d’une « compétence législative » au futur Conseil d’Alsace : « l’Alsace, qui dispose déjà d’un droit local propre, aurait toute légitimité pour exercer un pouvoir normatif régional » est-il souligné.

Au rang des nouveaux transferts de compétences vers le Conseil d’Alsace que les Alsaciens pourraient exercer plus efficacement et plus rationnellement que l’Etat, le rapport cite par exemple :

- la langue régionale ;
- l’orientation professionnelle ;
- les routes nationales, « le futur Conseil d’Alsace pourrait se voir confier la gestion de la totalité des routes alsaciennes, ce qui permettrait de gagner en cohérence et en efficacité »…

Et de conclure : « Le projet du Conseil d’Alsace permettrait de créer une organisation sur mesure pour l’Alsace qui garantirait au mieux ses intérêts et répondrait aux besoins des Alsaciens. C’est là toute notre ambition : prendre notre destin en main, dès maintenant (…) il faut oser pour l’Alsace » !

Un « Groupe Projet », composé de conseillers généraux et régionaux, de parlementaires issus des deux départements, de représentants des associations des maires et des trois agglomérations de Mulhouse, Colmar et Strasbourg ainsi que de membres du CESER-Alsace, sera chargé de lister les futures propositions de réformes et de transferts de compétences.

1er décembre 2011 : réunion du « Congrès d’Alsace » à Colmar

Aussi, après la forte adhésion au projet manifestée par la population et diverses instances représentatives alsaciennes, le vote unanime (6) du « Congrès » (7), réuni le 1er décembre à Colmar, en faveur de la création à l’horizon 2014 d’un Conseil d’Alsace, s’est-il inscrit dans une certaine logique. Une première étape historique était franchie !

À remarquer toutefois, l’attitude de certains élus socialistes qui, incapables de dépasser les mesquineries des clivages idéologiques périmés comme de rompre avec le jacobinisme de l’ancienne SFIO en Alsace, se sont retrouvés sur la même ligne de l’abstention que les élus du FN (après des explications alambiquées, pour motiver leur vote, ils arguèrent finalement d’un « manque de concertation ») !

Quelques jours plus tard, au Conseil général du Bas-Rhin, on retrouvera d’ailleurs ce jacobinisme rampant chez 4 élus socialistes (Eric Elkouby, Raphaël Nisand (8), Serge Oehler et Henri Dreyfus) qui revinrent sur leur vote du 1er décembre à Colmar : seuls contre tous, ils votèrent contre la motion qui devait entériner juridiquement le vote du « Congrès » (une assemblée qui n’est pas prévue dans les textes régissant les collectivités et qui, de ce fait, n’a pas de capacité délibérative (9)). Les quatre autres élus socialistes (Claude Froehly, Robert Herrmann, Philippe Bies, Olivier Bitz) se sont abstenus, montrant ainsi la division régnant sur cette question au sein du PS 67. Quant à leurs alliés EELV, ils se sont tous prononcés pour le Conseil unique, leur chef de file Jacques Fernique s’étant même déclaré pour une « décentralisation différenciée », une contorsion sémantique pour éviter de prononcer le mot encore tabou « autonomie » !

Quant à Charles Buttner qui, pour arracher quelques sinécures, s’est distingué par ses atermoiements et ses constants revirements, il traîne régulièrement les pieds avec le pitoyable résultat de ralentir le processus engagé : « Ce qui lui manque, c’est une boussole, il ne sait pas où il va » s’est exclamé un élu PS au Congrès ; « Il est de notre devoir de ne pas céder à la buttnerisation… » s’est agacé le Conseiller général de Bouxwiller Pierre Marmillod. Nouvelle volte-face, à présent Charles Buttner refuse de convoquer une Assemblée du Conseil général du Haut-Rhin pour entériner le vote du Congrès.

Ailleurs, l’Alsace fait des envieux

Il n’empêche, depuis janvier 2011 l’Alsace fait des envieux. Dans d’autres Régions, des déclarations enthousiastes, à gauche comme à droite, – preuve que les lignes bougent et qu’elles traversent les partis – se multiplièrent pour suivre l’exemple alsacien. Ainsi, lors de la session de décembre de l’Assemblée de Corse – où 1/3 des élus sont autonomistes -, le président de l’Exécutif, le radical-socialiste Paul Giaccobi, intéressé par la démarche alsacienne, s’est déclaré favorable à ce que l’Assemblée délibère sur « des évolutions institutionnelles », ajoutant : « Je n’exclus pas que l’Assemblée soit conduite à formuler des propositions dont l’application exige une révision de la Constitution ». En Bretagne, le président de la Région, le socialiste Jean-Yves Le Drian, plaidant pour « une collectivité unique de Bretagne » et une décentralisation à la carte permettant aux Régions de faire « une application différenciée de la loi » et d’élaborer des décrets régionaux, a tenu à souligner que la décentralisation est « un élément de réponse à la crise » (au Conseil régional de Bretagne certains groupes revendiquent « l’autonomie » (UDB), d’autres le « parlementarisme régional » (EELV)).

Ainsi, au fil des mois, Philippe Richert, déjà conforté par le soutien présidentiel (10) et dont le projet était plébiscité à plusieurs reprises par des instances représentatives alsaciennes, voyait sa position se renforcer ! Aussi, si le référendum vient en confirmation appuyée du consensus alsacien sur ce projet, l’optimisme pourra raisonnablement être permis.

Des obstacles sérieux restent

Première épreuve, le référendum, qui devra réunir au moins 25% des électeurs inscrits et dont l’organisation est prévue au 2e trimestre 2012, donc après les présidentielles. Il revêt une importance capitale car, si le vote en faveur du Conseil unique est massif, le résultat des élections de 2012 ne pourra que très difficilement remettre en cause le processus engagé ! En effet, on voit mal comment, après l’adhésion massive des élus alsaciens au projet et un fort soutien populaire exprimé par voie de référendum, un gouvernement, quel qu’il soit, pourrait oser s’opposer au Conseil d’Alsace. Le référendum sera ainsi un moment fort de la mobilisation en faveur de la réforme. Néanmoins, il restera encore plusieurs obstacles à franchir.

Il y a d’abord les rivalités habituelles des partis qui peuvent à tout moment se lancer dans des querelles partisanes de nature à rompre le consensus et faire capoter ainsi le projet, comme ce fut le cas en Corse en juillet 2003 où les déchirements politiques des partis stato-nationaux, conduisirent à l’enterrement (à 1000 voix près) du statut d’autonomie qui, au départ, avait pourtant obtenu l’adhésion populaire. Nos politiques seront-ils capables de dépasser leur propre appartenance, de mettre de côté les oppositions de principe et de penser collectif (l’intelligence collective est là !) ? Sauront-ils faire primer l’intérêt général, celui du peuple alsacien dans son ensemble, sur les intérêts partisans ? Il faut l’espérer !

La termitière jacobine s’agite

Déjà la termitière jacobine commence à s’agiter. Le député PS Armand Jung (11), dont le suppléant n’est autre que Eric Elkouby (un des Conseillers généraux PS opposé au Conseil unique), le premier a ouvert le feu dans sa « Lettre d’information n°14 » (12) du 29.11.2011 curieusement titrée « L’Alsace est unique ». Il se dit « député à l’Assemblée nationale et non au Landtag » et, pour lui, fusion signifie « démantèlement » (?). À défaut d’arguments, selon la plus pure tradition jacobine, il a choisi d’agiter les peurs et de crier au loup ! Lui voit dans le Conseil unique « des réminiscences du passé revenant sur la scène de manière insidieuse (…) une région autonome, car c’est bien de cela qu’il s’agit, insiste-t-il, ne permettra pas de répondre aux problèmes sociaux, économiques et identitaires de l’Alsace (…) L’Alsace n’est pas le Tyrol (13)». Pour Armand Jung, qui voit dans l’autonomisme « une voie régressive », « notre avenir est au sein de la France et de la République » (comme s’il s’agissait de quitter la France). Philippe Richert ne serait donc qu’un autonomiste camouflé voire un séparatiste ? Pourtant, dans la même phrase, il lance avec un certain lyrisme : « Notre avenir est en nous-mêmes » ! …reprenant ainsi la pensée maîtresse des autonomistes ! De toute façon, notre député est catégorique et prévient : « Si la gauche vient au pouvoir en mai-juin, elle abrogera la loi sur le conseiller territorial » (sous-entendu, le projet du Conseil unique sera balayé).

Armand Jung est rejoint dans son analyse par le « Front de Gauche Alsace » qui, dans un communiqué publié par l’Humanité.fr, considère que « le Conseil d’Alsace est révélateur du démantèlement programmé de la République et annonce la rupture des solidarités nationales » (14).

Mais ces positionnements outranciers du front jacobin sont néanmoins assez marginaux et n’ont eu guère d’impact politique jusque-là. Certains voient même dans cette rhétorique surannée le chant du cygne d’une idéologie totalisante en conflit permanent avec l’altérité et en passe de disparaître devant les coups de boutoirs de la modernité, de l’intégration européenne en marche et de la mondialisation. Dans les faits, l’Etat-nation unitaire à la française tant rêvé par nos Jacobins a dores et déjà vécu !

Là où tout se jouera en définitive

Et pour finir, il restera encore deux obstacles majeurs à franchir avant 2014 :

- l’avis du Conseil d’Etat (saisi par le gouvernement) sur le projet de référendum ;
- la promulgation d’une loi adoptée par l’Assemblée précisant l’organisation du Conseil d’Alsace, l’élection de ses membres et les transferts de compétences.

Or, il est connu que c’est dans ces deux instances que sont embusqués les Jacobins les plus teigneux. Le Conseil d’Etat, véritable sanctuaire de l’idéologie jacobine, a toujours eu pour mission de verrouiller, autant que faire se peut, toutes les avancées régionalistes, les Corses en ont fait l’expérience !

L’issue des élections présidentielles et la majorité qui sortira des urnes aux législatives après 2012 sera déterminante, car le soutien gouvernemental sera indispensable. C’est pourquoi, il est important que les candidats soient tous questionnés sur leur positionnement par rapport au Conseil d’Alsace. On peut penser que si c’est Sarkozy qui l’emporte, la discipline majoritaire devrait permettre le vote de la loi. Par contre, ce que fera la gauche si elle gagne reste encore une inconnue. Le poids électoral de EELV, qui fait alliance avec les autonomistes de R&PS (15) représenté en Alsace par Unser Land, sera alors vraisemblablement déterminant pour la poursuite de la réforme.

Toutefois, dans les deux cas, on peut néanmoins espérer que cette réforme trouvera un appui dans les rangs des progressistes de l’Assemblée en rupture avec l’idéologie jacobine et qu’on retrouve heureusement tant à gauche qu’à droite. Il reste donc simplement à espérer que, sur ce dossier du Conseil d’Alsace, ils soient en capacité de transcender les clivages politiciens et d’opter pour la raison, la rationalité et la modernité en unissant leurs voix pour placer l’Alsace à la pointe de la décentralisation! On connaît mieux en Alsace, placée en voisinage direct avec les Länder et les Cantons, les atouts du fédéralisme et le dynamisme qu’il induit ! « Le tout-Etat » à la mode jacobine a heureusement fait son temps » constate André Klein pourtant ancien sous-préfet et ancien directeur du Cahr et des services de la Région Alsace (16). L’Alsace pourrait devenir un symbole de cette rupture !

C’est donc là, en fin de parcours, que la bataille à mener contre les tenants de l’unitarisme jacobin sera la plus rude car, comme le disent les Corses : le scorpion ne pique qu’à la fin !

Bernard Wittmann – 26.12.2011

Notes:

(1) La loi du 16.12.2010, qui porte sur les réformes des collectivités territoriales, prévoit la possibilité d’organiser un référendum dans le cadre d’une fusion de collectivités.

(2) Dans Le Point du 10 novembre 2011, Gilles Carrez, rapporteur général UMP de la commission des finances, a reconnu que « la fusion des Régions et des départements permettrait d’obtenir 2 à 3 milliards d’économies, soit 10% des dépenses totales des collectivités locales ».

(3) En janvier 2011, un sondage des DNA auprès de leurs lecteurs faisait apparaître que 67% d’entre eux réclamaient un Conseil unique d’Alsace. Un sondage CSA (réalisé les 19/20.4.2011) montra que 79% des Alsaciens étaient favorables à un référendum sur un Conseil unique d’Alsace.

(4) Rapport du 7 mai 2011 titré « le Conseil d’Alsace : construire l’Alsace au 21e siècle »

(5) Dans le texte à « travers la contractualisation », c’est-à-dire par un contrat négocié Etat-Région.

(6) Plus de 83% des voix : 101 voix pour, 1 contre (UMP) et 19 abstentions.

(7) Le « Congrès d’Alsace » réuni tous les Conseillers régionaux et généraux alsaciens.

(8) Totalement à court d’arguments, ce jacobin flamboyant en arrivera à railler les fautes d’orthographe contenues dans le rapport.

(9) Cette motion du Conseil Général 67 fut adoptée à une écrasante majorité : 35 voix pour, 5 abstentions et 4 contre (les socialistes Elkouby, Nisand, Oehler et Dreyfus).

(10) In Corse-Matin 29.11.2011

(11) Un élu socialiste atypique qui compte parmi les plus ardents défenseurs de la langue régionale.

(12) Reprise dans son Bloc-note N°21 de novembre 2011 titré « Entre nous… »

(13) Il voulait sans doute parler du « Südtirol »

(14) In Humanité.fr – décembre 2011 – communication du Front de Gauche Alsace

(15) Le député autonomiste corse et membre de R&PS, François Alfonsi, fait partie de l’équipe de campagne de la candidate EELV Eva Joly.

(16) In DNA du 15.12.2011

Quelle : Unser Land

E scheeni Wihnàchta !

Posté le décembre 24th, 2011 by Unsri Heimet !


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Unsri Heimet wünscht euch frohe Weihnachten !


CD: Kinder, ‘s isch bàld Wihnachte !

Posté le décembre 19th, 2011 by Unsri Heimet !

„Kinder, es isch bald Wihnachte“ , nouveau CD de Jean-Luc Ulrich

Noël a un pays : l’Alsace, dit le slogan. Mais quand il s’agit de chanter Noël, l’Alsacien le fait en français, en allemand ou en anglais. La chanson alsacienne pour la période de Noël existe et est de bonne facture (voir René Egles, Roland Engel ou JP.Albrecht sur www.liederbrunne.com) mais elle est peu accessible au grand public car ses musiques originales, donc non intégrées par le grand public.

Il devrait en aller autrement pour le nouvel opus « Es isch bald Wihnachte, Kinder » que vient de réaliser Jean-Luc Ulrich. Ce strasbourgeois vieux routard de la chanson country a choisi de mettre en parole alsacienne les grands standards de la chanson de Noël telle que nous pouvons l’entendre sur nos marchés de Noël ou dans nos centres commerciaux. Ces standards sont essentiellement américains (Jingle Bells, Rudolph the red nose reindeer, White Christmas, Winter Wonderland, …) mais aussi allemand (Oh Tannenbaum) ou français (Petit papa Noël).

En dépit de son titre, ce CD ne s’adresse pas seulement aux enfants mais à tous ceux qui veulent créer une ambiance de Noël vraiment populaire et … pourquoi pas … chanter Noël en alsacien !

Pour obtenir votre exemplaire de courtoisie appelez le 03.88.90.46.95 ou écrivez à contact@liederbrunne.com
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CD de 16 titres, 52 minutes

Producteur – Editeur : Association Liederbrunne – 23,rue des bains 67700 Saverne

Vente (au prix de 12 €) :
- par internet : www.liederbrunne.com
- par correspondance : Liederbrunne 54a, route de Neubourg 67580 Mertzwiller

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